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Eric Gilles

Mamadi doumbouya tenu tradi
Guinée

Guinée : Mamadi Doumbouya officialise sa candidature à la présidentielle du 28 décembre

Le Président de la transition, le général Mamadi Doumbouya, a officiellement déposé sa candidature pour la présidentielle du 28 décembre 2025, levant le voile sur une attente nationale et offrant un cap clair pour la suite de la transition. Cette annonce, effectuée au dernier jour de dépôt des dossiers, confirme la volonté du chef de l’État de soumettre son bilan et sa vision au verdict des urnes.  Un choix de responsabilité Dans un contexte régional complexe, la déclaration de candidature s’inscrit dans une démarche de responsabilité institutionnelle : achever la transition, consolider les réformes et ancrer la stabilité par le vote. En se présentant, le Président Doumbouya assume un contrat démocratique explicite avec les Guinéens : poursuivre le redressement entamé depuis 2021 et accélérer la normalisation par des institutions légitimées par le suffrage.  Un cadre constitutionnel modernisé Le scrutin s’appuiera sur la nouvelle Constitution approuvée en septembre, qui clarifie l’architecture institutionnelle, allonge la durée du mandat présidentiel à sept ans renouvelable une fois et ouvre la compétition à tous les candidats répondant aux critères fixés par la loi fondamentale. Cette refonte vise la stabilité de l’exécutif et la continuité des politiques publiques, condition clé pour les investissements et la planification de long terme.  Gouvernance et réformes : accélérer ce qui fonctionne Sous l’impulsion du Président Doumbouya, la transition a privilégié des chantiers structurants : restauration de l’ordre institutionnel, assainissement de cadres juridiques et mise à niveau des processus publics. La campagne qui s’ouvre sera l’occasion de rendre lisible cette trajectoire, avec un accent attendu sur : la sécurisation du climat des affaires et la digitalisation des services, la déconcentration des décisions au bénéfice des collectivités, la discipline budgétaire et l’efficacité de la dépense publique. Ces priorités répondent aux exigences des partenaires et aux attentes des acteurs économiques. (Analyse appuyée sur les réformes annoncées et le calendrier institutionnel validé en 2025.)  Économie réelle : transformer les atouts en croissance inclusive La Guinée dispose d’atouts miniers de rang mondial — bauxite et projet de fer Simandou en tête. L’objectif affiché est de convertir ces ressources en emplois, en infrastructures et en chaînes de valeur locales (transports, énergie, matériaux, services). La visibilité électorale donnée par le 28 décembre réduit l’incertitude et facilite la mobilisation d’investissements, condition pour accélérer la mise en production et les connexions logistiques.  Diplomatie et positionnement régional En mettant l’accent sur une transition apaisée et des institutions durables, Conakry envoie un signal de prévisibilité à ses partenaires africains et internationaux. La tenue du scrutin à la date annoncée est un indicateur de crédibilité qui consolide la place de la Guinée dans les grands dossiers régionaux — énergie, corridors commerciaux, sécurité des routes et des espaces frontaliers.  Ce que change la candidature pour le pays Horizon clarifié : calendrier électoral confirmé, campagne encadrée par la nouvelle loi fondamentale.  Stabilité renforcée : un mandat de sept ans (renouvelable une fois) offre le temps nécessaire pour exécuter des projets lourds (infrastructures, énergie, mines).  Attractivité : sécurité juridique accrue pour les investisseurs et meilleure lisibilité des politiques publiques.  Et maintenant ? La Cour suprême finalisera la liste des candidatures recevables avant l’ouverture officielle de la campagne. Pour le Président Doumbouya, l’enjeu est de convertir la dynamique de transition en majorité d’adhésion, en partageant un programme précis : emplois jeunes, infrastructures territoriales, industrialisation minière et gouvernance performante. Le 28 décembre, les Guinéens arbitreront — un moment de légitimation attendu, gage de stabilité et de projection à long … Read More

Minifoot
Guinée

CAN Mini-Foot 2027 : La Guinée désignée pays hôte après une performance remarquée en Libye

La Guinée vient de franchir une nouvelle étape dans sa montée en puissance sur la scène sportive africaine. À l’issue de la Coupe d’Afrique des Nations de Mini-Football 2025, organisée en Libye, la Guinée a été officiellement choisie pour accueillir la prochaine édition en 2027. Une décision saluée par les autorités sportives et les passionnés de cette discipline en pleine expansion. Un parcours remarquable Durant l’édition 2025, l’équipe nationale guinéenne s’est illustrée par un jeu discipliné, offensif et audacieux, atteignant les demi-finales avec brio. Malgré une élimination en fin de tournoi, les prestations des joueurs ont suscité admiration et respect, plaçant la Guinée parmi les nations montantes du mini-football africain. Une reconnaissance continentale La désignation de la Guinée comme pays hôte pour 2027 marque une reconnaissance du dynamisme de sa fédération et de son engagement dans le développement de cette discipline. Elle reflète aussi la confiance des instances africaines en la capacité du pays à organiser un événement d’envergure continentale. Un levier pour le sport et le tourisme Au-delà de l’impact purement sportif, cette annonce constitue une opportunité stratégique pour la Guinée. Elle permettra : de stimuler les investissements dans les infrastructures sportives locales, de renforcer la diplomatie sportive du pays, de dynamiser le tourisme et l’économie locale, notamment à travers l’accueil des délégations et supporters. Une mobilisation à venir Le ministère des Sports, en collaboration avec la Fédération Guinéenne de Mini-Football, devrait dévoiler dans les prochains mois un comité d’organisation, un calendrier préparatoire, ainsi que les villes susceptibles d’abriter les matchs. La Guinée s’apprête ainsi à écrire une nouvelle page de son histoire sportive, avec comme horizon 2027, une vitrine continentale qu’elle entend transformer en réussite populaire et … Read More

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Énergie

Transition énergétique : Le Sénégal investit 13 millions USD dans un ambitieux projet solaire rural

Dans une dynamique résolument tournée vers la durabilité et l’inclusion, le Sénégal a officiellement lancé un projet solaire d’un montant de 13 millions de dollars américains (environ 8 milliards FCFA), en partenariat avec l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) et le Fonds d’Abou Dhabi pour le développement (ADFD). Ce projet vise à électrifier des zones rurales isolées et à offrir un accès fiable à l’électricité à plus de 30 000 personnes, marquant une avancée significative dans le cadre de la transition énergétique nationale. Un levier pour l’équité énergétique En misant sur l’énergie solaire, le Sénégal entend réduire les inégalités d’accès à l’énergie, tout en respectant ses engagements climatiques. Les zones ciblées sont principalement des localités enclavées où les réseaux traditionnels ne sont pas viables à court terme. Ce programme entend : Déployer des mini-réseaux solaires intelligents Stimuler l’activité économique rurale grâce à l’énergie Réduire la dépendance aux énergies fossiles Soutenir les politiques de décentralisation énergétique Un partenariat stratégique international L’initiative s’inscrit dans le cadre de la Plateforme de financement de l’énergie renouvelable en Afrique (AREI), soutenue par IRENA, et bénéficie d’un financement concessionnel du Fonds d’Abou Dhabi. Ce type de coopération Sud-Sud et multilatérale reflète la nouvelle approche sénégalaise en matière de développement : axée sur la souveraineté, la durabilité et la transformation structurelle. Une ambition alignée sur la Vision 2035 Ce projet est en cohérence avec la stratégie énergétique nationale, qui vise à porter la part des énergies renouvelables à 30 % du mix électrique d’ici 2030. Il s’intègre également dans le Plan Sénégal Émergent (PSE), version … Read More

Avion
Économie

Relance d’Air Guinée : un nouveau souffle pour l’aviation nationale

Après plusieurs décennies d’absence, la compagnie nationale Air Guinée pourrait prochainement reprendre ses activités. Un mémorandum d’entente a été signé ce mardi entre l’Autorité Guinéenne de l’Aviation Civile (AGAC) et le groupe Gewan Africa, marquant une étape décisive vers la renaissance du pavillon national. Un symbole de souveraineté et de développement Le ministère des Transports, par le biais de son Service Communication et Relations Publiques, a précisé que cette relance vise à réhabiliter une compagnie nationale de transport aérien. Au-delà de l’enjeu symbolique lié à la souveraineté, le projet est perçu comme un levier stratégique pour le développement économique, le désenclavement du pays et l’amélioration de la connectivité régionale et internationale. Une coopération à plusieurs volets Le partenariat entre l’AGAC et Gewan Africa ne se limite pas à l’exploitation de lignes aériennes. Il inclut également : La création de services aériens modernes en Guinée ; Le renforcement des compétences locales dans le domaine de l’aviation civile ; L’échange de bonnes pratiques pour accompagner la modernisation du secteur. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique globale de transformation du transport aérien guinéen, déjà illustrée par : L’extension en cours de l’aéroport international Ahmed Sékou Touré à Conakry ; La reconstruction des quatre aérodromes régionaux, destinée à améliorer la desserte intérieure. Un retour attendu Fondée en 1960, Air Guinée avait cessé ses opérations au début des années 2000. Sa relance représente un enjeu fort d’identité nationale et de fierté pour les Guinéens, tout en répondant à des besoins économiques et logistiques concrets. Si les engagements pris dans le mémorandum sont tenus, la Guinée pourrait voir renaître une compagnie aérienne nationale robuste, adaptée aux standards internationaux, et capable de rivaliser sur le marché … Read More

Ciara
Bénin

Citoyenneté accordée à Ciara : un symbole fort de reconnexion entre l’Afrique et sa diaspora

Le Bénin vient de franchir un cap historique en accordant la citoyenneté à la star internationale Ciara, icône de la musique R&B américaine. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la loi “My Afro Origins”, adoptée en septembre 2024, qui permet aux descendants d’Africains réduits en esclavage de retrouver officiellement leurs racines en accédant à la nationalité béninoise. Une réparation symbolique et identitaire Par cette loi inédite, le Bénin assume son histoire, notamment son rôle dans la traite négrière, et ouvre une nouvelle page tournée vers la réconciliation historique et la reconnexion culturelle. Les bénéficiaires doivent fournir des éléments de filiation – tests ADN, documents historiques, témoignages – et effectuer une visite sur le territoire dans un délai de trois ans pour finaliser la procédure. Ciara, ambassadrice du retour aux racines L’artiste américaine s’est rendue au Bénin pour recevoir officiellement son certificat de citoyenneté au cours d’une cérémonie solennelle en présence du président de la République et de plusieurs membres du gouvernement. Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, Ciara a exprimé son émotion : « Retrouver mes racines ici au Bénin est une expérience puissante. Je me sens honorée et profondément connectée à cette terre. » Elle devient ainsi l’une des premières personnalités publiques à bénéficier de cette mesure, incarnant un message fort à destination de la diaspora africaine dans le monde entier. Une politique d’ouverture et d’attractivité Au-delà de la symbolique, cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large du Bénin visant à attirer les talents, les investisseurs et les leaders d’opinion issus de la diaspora afro-descendante. Le gouvernement espère que ce pont avec les afro-américains, caribéens et autres communautés issues de la traite pourra encourager des retours, des partenariats et des projets de développement mutuellement bénéfiques. Un précédent qui fera date La citoyenneté accordée à Ciara pourrait marquer un tournant diplomatique et culturel majeur pour l’Afrique de l’Ouest. Elle rappelle des initiatives similaires menées par le Ghana (“Year of Return”) ou la Sierra Leone, tout en affichant une vision résolument moderne, inclusive et réconciliatrice. Avec ce geste fort, le Bénin se positionne comme un leader panafricain du dialogue entre l’Afrique et sa diaspora, transformant une mémoire douloureuse en levier de fierté, de renaissance et de … Read More

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Football

Babacar Ndiaye à la tête de la LSFP : « Consolider les acquis » dans un esprit d’unité

Le football professionnel sénégalais ouvre un nouveau chapitre. Élu président de la Ligue Sénégalaise de Football Professionnel (LSFP) pour un mandat de quatre ans, Babacar Ndiaye, actuel président du Teungueth FC, succède à Djibril Wade, qui s’est retiré in extremis de la course. Une victoire serrée mais décisive Le scrutin, organisé au stade Léopold Sédar Senghor, a réuni les représentants de 80 clubs professionnels. Babacar Ndiaye l’a emporté avec 43 voix, contre 37 pour Abdoulaye Saydou Sow, président de l’AS Kaffrine et ancien ministre des Sports. Cette élection met fin à une campagne électorale intense, marquée par de nombreuses prises de position et rebondissements. Mais pour Babacar Ndiaye, l’heure est désormais à l’apaisement. Un appel à l’unité et à la continuité Dès sa première déclaration, le nouveau président de la LSFP a insisté sur la nécessité de travailler ensemble pour faire progresser le football professionnel sénégalais : « Le football est une famille. Nous allons travailler avec les gens qui étaient là. On oublie tout ce qu’on a dit pendant la campagne, place maintenant au travail. » Refusant toute logique de rupture, Babacar Ndiaye prône une approche évolutive plutôt que révolutionnaire : « Ce n’est pas une révolution, c’est une évolution. Nous allons consolider les acquis et respecter nos engagements. » Des enjeux majeurs pour son mandat Babacar Ndiaye hérite d’un football professionnel sénégalais confronté à de nombreux défis, parmi lesquels : La restructuration des compétitions La professionnalisation des clubs L’attractivité du championnat local La viabilité financière des clubs Une meilleure gouvernance des instances Son discours de victoire, teinté de pragmatisme, trace les grandes lignes d’un mandat axé sur la stabilité, la concertation et l’efficacité. Avec l’élection de Babacar Ndiaye, la LSFP se dote d’un dirigeant expérimenté, ancré dans les réalités du terrain. Son positionnement conciliateur et son engagement à bâtir sur les acquis laissent entrevoir un mandat tourné vers la consolidation, le dialogue et la … Read More

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Économie

Énergie : Une centrale électrique de 24 MW inaugurée à Coyah pour soutenir l’industrialisation locale

La Guinée franchit un nouveau cap dans sa quête d’autonomie énergétique avec l’inauguration officielle d’une centrale électrique d’une capacité de 24 mégawatts (MW) dans la localité de Kouria, préfecture de Coyah. Cette infrastructure stratégique, développée par le groupe espagnol Himoinsa, vise à soutenir directement les besoins énergétiques d’une usine métallurgique locale, tout en participant à la dynamisation économique de la région. Un projet structurant au service du développement industriel La mise en service de cette centrale marque un tournant pour l’approvisionnement énergétique de Coyah et ses environs. En fournissant une source stable et autonome d’électricité, elle répond à un double enjeu : garantir la continuité des activités industrielles et réduire la dépendance au réseau national, encore fragile dans certaines zones. L’usine métallurgique bénéficiaire, pilier de l’activité économique locale, pourra désormais fonctionner à plein régime, avec des retombées positives attendues en matière de création d’emplois, accroissement de la production et amélioration de la compétitivité. Partenariat international et expertise technologique Fruit d’une coopération entre la Guinée et Himoinsa, spécialiste mondial des solutions de production d’énergie, ce projet illustre la volonté des autorités guinéennes de s’appuyer sur des partenaires technologiques de référence pour accélérer l’électrification du pays et renforcer son attractivité pour les investisseurs. La centrale est conçue pour fonctionner de manière flexible, avec des dispositifs de monitoring avancés, assurant une efficacité énergétique optimale et une maintenance préventive. Une contribution à l’objectif d’autonomie énergétique Cette nouvelle infrastructure s’inscrit pleinement dans la stratégie nationale d’électrification du gouvernement, qui entend renforcer la couverture électrique des zones industrielles et rurales. Elle vient compléter les efforts en cours pour diversifier les sources d’énergie, intégrer davantage de solutions hybrides (solaire thermique et thermique classique), et appuyer la relance du tissu industriel … Read More

Djidji Ayokwe
Culture

France : un nouveau projet de loi pour faciliter la restitution des biens culturels issus de la colonisation

Le gouvernement français a présenté, ce mardi 30 juillet 2025, un nouveau projet de loi visant à simplifier et accélérer la restitution des biens culturels spoliés ou transférés pendant la période coloniale. Ce texte marque une étape importante dans la reconnaissance des responsabilités historiques de la France et dans le dialogue culturel avec les pays africains, asiatiques et océaniens concernés. Une approche cadre, après des restitutions ponctuelles Depuis la restitution en 2021 de 26 œuvres au Bénin et du sabre d’El Hadj Omar Tall au Sénégal, la France s’est engagée dans une dynamique de restitution plus large. Toutefois, ces décisions reposaient jusqu’ici sur des lois ad hoc, votées au cas par cas par le Parlement. Le nouveau projet de loi entend sortir de cette logique ponctuelle en instaurant un cadre juridique général, permettant au gouvernement de restituer des biens culturels relevant des collections nationales, sans devoir passer par une nouvelle loi à chaque fois. Un outil au service d’une coopération culturelle renouvelée Selon le ministère français de la Culture, cette réforme permettra de répondre de manière plus souple aux demandes légitimes exprimées par plusieurs États africains et institutions culturelles, en lien avec les conclusions du rapport Sarr-Savoy (2018), qui avait recommandé la restitution systématique des objets acquis de manière illégitime pendant la colonisation. Le texte prévoit la création d’une commission indépendante composée d’historiens, d’experts en droit du patrimoine et de représentants des pays demandeurs. Celle-ci sera chargée d’évaluer les demandes de restitution, en s’appuyant sur des recherches scientifiques rigoureuses et des critères transparents. Réactions contrastées Le projet de loi est salué par de nombreuses voix en Afrique et dans les milieux culturels français, qui y voient une avancée décisive vers une justice historique. Cependant, certains conservateurs de musées et acteurs politiques en France expriment des inquiétudes sur la “fragilisation” des collections nationales et sur les risques de demandes en cascade. Du côté africain, plusieurs capitales, dont Dakar, Cotonou, Bamako et Ouagadougou, se disent prêtes à coopérer étroitement avec les autorités françaises pour mettre en œuvre cette nouvelle politique et renforcer les capacités de conservation et de valorisation sur le continent. Un tournant dans la politique patrimoniale Ce projet de loi s’inscrit dans un mouvement international plus large, visant à rééquilibrer les relations culturelles entre le Nord et le Sud, et à reconnaître les traumatismes historiques liés à la colonisation. Il confirme aussi la volonté de la France de construire une nouvelle relation de partenariat avec l’Afrique, fondée sur le respect, la confiance et la coopération. S’il est adopté, ce texte pourrait faire date et inspirer d’autres pays européens confrontés à des revendications similaires. Il ouvre également la voie à une réflexion plus large sur la circulation des œuvres d’art, la mémoire des peuples, et la place des objets culturels dans les récits … Read More

Alassane Ouattara
Côte d’Ivoire

Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara officialise sa candidature pour un quatrième mandat présidentiel

Le président ivoirien Alassane Ouattara a surpris la scène politique nationale et internationale en annonçant, ce 29 juillet 2025, sa candidature pour un quatrième mandat à la tête de la République de Côte d’Ivoire. Cette décision marque un revirement significatif par rapport à ses engagements antérieurs de céder le pouvoir à une nouvelle génération de leaders. Un choix justifié par la conjoncture régionale Dans un discours solennel diffusé depuis le palais présidentiel, Alassane Ouattara a affirmé que sa candidature s’imposait « par nécessité nationale », invoquant un contexte sécuritaire fragile en Afrique de l’Ouest, marqué par la montée du terrorisme au Sahel, la recrudescence des coups d’État dans la sous-région, ainsi que les incertitudes liées à la stabilité institutionnelle. « Je ne peux rester indifférent face aux défis qui menacent la paix et la stabilité de notre nation », a-t-il déclaré, avant de souligner que son expérience et sa stature internationale représentent, selon lui, des atouts indispensables pour traverser cette période de turbulences. Une décision qui suscite la controverse Cette annonce intervient malgré une promesse ferme, plusieurs fois réitérée depuis 2020, de ne pas briguer un nouveau mandat. En 2021, Alassane Ouattara avait même désigné un successeur au sein de son parti, le RHDP, affirmant vouloir passer le témoin à une nouvelle génération politique. Sa volte-face relance le débat sur la limitation des mandats présidentiels, sujet sensible dans plusieurs pays africains. Si la Constitution ivoirienne, révisée en 2016, permet techniquement cette nouvelle candidature, de nombreux observateurs y voient un risque de fragilisation démocratique, dans un pays encore marqué par les souvenirs douloureux de la crise post-électorale de 2010-2011. L’opposition en alerte Les principaux partis d’opposition, notamment le PPA-CI de Laurent Gbagbo et le PDCI-RDA, ont rapidement réagi, dénonçant une « confiscation du pouvoir » et appelant à une mobilisation citoyenne pour défendre la démocratie. Des discussions sont en cours pour la constitution d’une plateforme unifiée en vue de l’échéance électorale du 25 octobre. Une présidentielle sous tension Avec cette annonce, la campagne présidentielle s’annonce houleuse. Alassane Ouattara, figure incontournable de la politique ivoirienne depuis plus d’une décennie, devra désormais affronter non seulement ses adversaires politiques, mais aussi les critiques sur la cohérence de son discours et la légitimité morale de sa démarche. La décision d’Alassane Ouattara de briguer un quatrième mandat ouvre un nouveau chapitre dans l’histoire politique ivoirienne. Elle ravive les tensions sur la durée du pouvoir, tout en plaçant la présidentielle de 2025 au cœur d’enjeux cruciaux pour l’avenir démocratique de la Côte d’Ivoire et la stabilité de la … Read More

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Politique

Sénégal : Lancement d’une enquête officielle sur les violences politiques de 2021 à 2024

Dans un contexte d’apaisement institutionnel et de restauration de l’État de droit, le gouvernement sénégalais a officiellement lancé une enquête publique sur les violences politiques survenues entre 2021 et 2024. Cette initiative vise à faire la lumière sur une période marquée par de graves atteintes aux droits humains, notamment lors des manifestations, arrestations massives et répressions qui ont émaillé la vie politique du pays. Un devoir de vérité pour les victimes et la mémoire nationale Le ministère de la Justice, en partenariat avec des organisations de la société civile, a entamé un processus d’auditions publiques et de collecte de témoignages. Plusieurs familles de victimes, avocats et survivants ont été formellement convoqués pour livrer leurs récits devant une commission ad hoc. Selon les premières déclarations du garde des Sceaux, cette enquête ne se limitera pas aux faits visibles. Elle devra également « identifier les responsabilités, y compris au sein des appareils de sécurité, de renseignement et de commandement politique ». Une amnistie partielle qui ne couvre pas les crimes graves Alors que la loi d’amnistie votée fin 2024 visait à tourner la page de la crise préélectorale, cette dernière exclut explicitement les actes relevant de la torture, des exécutions extrajudiciaires et des violences contre les civils non armés. La mise en œuvre de l’enquête est donc perçue comme une volonté politique forte du régime actuel de rompre avec l’impunité, d’établir la vérité et, potentiellement, de permettre des procédures judiciaires nationales ou internationales. Vers un modèle sénégalais de justice transitionnelle ? Plusieurs observateurs estiment que cette initiative pourrait ouvrir la voie à une forme de justice transitionnelle, inspirée des modèles sud-africains ou rwandais, où la vérité, la réparation et la réconciliation occupent une place centrale. Le président Bassirou Diomaye Faye, dans une allocution récente, a souligné que « nul ne sera au-dessus de la loi, et aucune blessure nationale ne sera ignorée … Read More

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