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Mauritanie : les exportations de GNL bondissent de 16 % au troisième trimestre 2026.

Les exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) de la Mauritanie ont progressé de 16 % au troisième trimestre 2026, atteignant environ 603 000 tonnes, contre 521 000 tonnes à la même période en 2025. Ces chiffres, rapportés par la plateforme spécialisée Attaqa, traduisent la montée en puissance du pays sur le marché international du gaz.

Sur les neuf premiers mois de 2026, les volumes exportés ont atteint près de 1,97 million de tonnes, contre 823 000 tonnes durant la même période de l’année précédente, soit une hausse de plus de 139 %.

La Chine et le Bangladesh en tête des clients

La répartition des exportations a également évolué au troisième trimestre. La Chine et le Bangladesh se sont imposés comme les principales destinations du GNL mauritanien, absorbant à eux deux 48 % des volumes exportés.

Toutefois, les données font état d’un léger ralentissement en septembre 2026. Pour la première fois depuis le début des expéditions commerciales vers les marchés internationaux, début 2025, les exportations ont enregistré un recul de 0,5 % sur un an.

Le projet GTA, moteur des exportations gazières

Cette progression s’appuie notamment sur le développement du projet gazier offshore Grand Tortue Ahmeyim (GTA), exploité conjointement par la Mauritanie et le Sénégal. La production commerciale a débuté en 2025, ouvrant la voie à la liquéfaction et à l’exportation du gaz vers les marchés internationaux.

Le gaz est traité à bord d’une unité flottante de liquéfaction dont la capacité opérationnelle atteint 2,5 millions de tonnes par an.

Avec la hausse des volumes exportés, la Mauritanie renforce progressivement sa présence sur le marché mondial du GNL. L’évolution des expéditions au cours des prochains mois permettra de mesurer la capacité du projet GTA à soutenir durablement cette dynamique.

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Mauritanie : Aïssata Lam nommée ministre de la Pêche et des Infrastructures maritimes et portuaires

Aïssata Lam fait son entrée au gouvernement mauritanien en prenant les rênes du ministère de la Pêche et des Infrastructures maritimes et portuaires. Sa nomination intervient dans le cadre de la formation du gouvernement dirigé par le Premier ministre Mokhtar Ould Djay, marquant un changement à la tête d’un secteur stratégique pour l’économie nationale.

Elle succède à Mokhtar Ould Ahmed Bouceif, appelé à diriger le ministère de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local.

Ancienne directrice générale de l’Agence de promotion des investissements en Mauritanie (APIM), Aïssata Lam apporte à ses nouvelles fonctions une expérience acquise dans le domaine de la promotion des investissements. Son arrivée intervient alors que les enjeux liés à la valorisation des ressources halieutiques, au développement des infrastructures portuaires et à l’attractivité du secteur maritime occupent une place importante dans les perspectives économiques du pays.

Avec cette nomination, la nouvelle ministre prend la responsabilité d’un portefeuille aux implications économiques majeures, notamment en matière d’exploitation durable des ressources marines, de développement des activités portuaires et de création de valeur dans la filière de la pêche.

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Diplomatie : Romuald Wadagni en visite d’État en Mauritanie pour renforcer le partenariat entre Cotonou et Nouakchott.

Le président béninois, Romuald Wadagni, effectue ce lundi 6 juillet une visite d’État en Mauritanie à l’invitation de son homologue mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. Ce déplacement officiel à Nouakchott s’inscrit dans une dynamique de consolidation des relations bilatérales et de renforcement du dialogue politique entre les deux pays, dans un contexte régional marqué par d’importants défis sécuritaires et économiques.

Selon un communiqué publié dimanche par la présidence béninoise, le chef de l’État béninois sera reçu au palais présidentiel de Nouakchott pour un entretien en tête-à-tête avec le président mauritanien. Cette rencontre de haut niveau sera suivie d’échanges élargis entre les délégations des deux pays, avec pour objectif d’identifier de nouvelles perspectives de coopération.

Les discussions porteront principalement sur le renforcement des liens d’amitié et de coopération entre le Bénin et la Mauritanie, ainsi que sur les différents axes du partenariat bilatéral. Les deux chefs d’État devraient notamment examiner les opportunités de collaboration dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment le commerce, les investissements, les infrastructures, l’énergie et les échanges institutionnels.

Au-delà des questions bilatérales, Romuald Wadagni et Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani feront également le point sur les principaux dossiers régionaux. Les échanges devraient aborder les défis liés à la sécurité, à la lutte contre le terrorisme, au développement économique, ainsi qu’aux efforts d’intégration en Afrique de l’Ouest et dans l’espace sahélo-saharien, où les enjeux de stabilité demeurent au cœur des préoccupations des États de la région.

Cette visite intervient dans le prolongement de la politique diplomatique impulsée par Romuald Wadagni depuis son accession à la magistrature suprême. Le président béninois multiplie les initiatives visant à renforcer la coopération avec les pays africains et à rétablir un dialogue constructif avec l’ensemble des partenaires de la sous-région.

Au cours des dernières semaines, le chef de l’État s’est notamment rendu dans plusieurs capitales ouest-africaines, y compris dans des pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES). Ces déplacements ont contribué à relancer les échanges avec le Mali, le Burkina Faso et le Niger, alors que les relations entre Cotonou et ces trois États avaient connu une période de fortes tensions avant son arrivée au pouvoir.

À travers cette visite officielle en Mauritanie, les autorités béninoises entendent poursuivre leur stratégie d’ouverture diplomatique et consolider les partenariats africains autour d’une vision commune fondée sur la coopération, le développement durable, la sécurité collective et l’intégration régionale.

Un communiqué conjoint devrait être publié à l’issue des entretiens afin de rendre compte des principales décisions et orientations arrêtées par les deux chefs d’État pour approfondir les relations entre le Bénin et la Mauritanie.

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Mali–Mauritanie : Bamako et Nouakchott maintiennent le dialogue sur fond d’enjeux sécuritaires et frontaliers.

Un message du président mauritanien remis à Assimi Goïta

Le président de la Transition malienne, le général d’armée Assimi Goïta, a reçu lundi à Koulouba le ministre mauritanien de la Défense, Hanana Ould Sidi, porteur d’un message écrit du président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

Cette audience, qui s’est tenue en présence du ministre malien délégué à la Défense et aux Anciens Combattants, le général Oumar Diarra, s’inscrit dans le cadre des consultations régulières entre les deux pays voisins, confrontés à des défis sécuritaires communs dans l’espace sahélien.

À l’issue de la rencontre, l’émissaire mauritanien a indiqué avoir transmis au chef de l’État malien les salutations fraternelles du président Ghazouani ainsi qu’un message officiel dont le contenu n’a pas été rendu public. Il a également souligné la solidité des liens historiques unissant le Mali et la Mauritanie, fondés sur la proximité géographique, les échanges humains et une coopération ancienne.

Des relations marquées par des intérêts stratégiques communs

Partageant plusieurs centaines de kilomètres de frontière, le Mali et la Mauritanie entretiennent des relations étroites, nourries par d’importants mouvements de populations, des échanges commerciaux permanents et des liens culturels profondément enracinés.

Cette frontière constitue un espace stratégique où circulent quotidiennement éleveurs, commerçants et familles vivant de part et d’autre des deux pays. Elle demeure également au cœur des préoccupations sécuritaires des autorités des deux États, confrontées aux défis liés à l’instabilité persistante dans certaines zones sahéliennes.

Dans ce contexte, la coopération bilatérale apparaît comme un levier essentiel pour la gestion des questions de sécurité, de mobilité transfrontalière et de développement local.

Une coopération confrontée à des tensions récurrentes

Malgré la volonté affichée de préserver des relations constructives, plusieurs épisodes ont récemment mis à l’épreuve les rapports entre Bamako et Nouakchott.

Au cours des dernières années, des incidents impliquant des ressortissants mauritaniens en territoire malien ont suscité des préoccupations du côté mauritanien, notamment dans les régions frontalières. Les autorités de Nouakchott ont à plusieurs reprises exprimé leur vigilance concernant la sécurité de leurs citoyens, tandis que Bamako souligne les contraintes liées à la lutte contre les groupes armés opérant dans ces zones sensibles.

Les tensions ont connu un nouvel épisode en mars 2026, lorsque des accusations ont émergé au sujet de la présence présumée de militaires maliens évadés d’un camp situé en Mauritanie. Les autorités mauritaniennes avaient alors rejeté ces allégations et proposé des mécanismes de vérification afin d’apaiser les incompréhensions.

La question des populations frontalières au cœur des préoccupations

Au-delà des enjeux strictement sécuritaires, plusieurs dossiers continuent d’alimenter les discussions entre les deux pays.

Les restrictions de déplacement imposées à certains éleveurs transhumants, les difficultés rencontrées par des opérateurs économiques mauritaniens exerçant au Mali ainsi que les mouvements de populations dans les zones frontalières figurent parmi les sujets régulièrement abordés lors des échanges bilatéraux.

Ces questions revêtent une importance particulière dans une région où les activités économiques et sociales reposent largement sur la libre circulation des personnes et des biens.

Le défi humanitaire des réfugiés maliens

La Mauritanie demeure également l’un des principaux pays d’accueil des réfugiés maliens ayant fui l’insécurité dans leur pays. Le camp de Mbera, situé dans le sud-est mauritanien, accueille depuis plusieurs années des dizaines de milliers de réfugiés.

Cette situation place naturellement la crise malienne au centre des préoccupations humanitaires et sécuritaires de Nouakchott, qui suit avec attention l’évolution de la situation dans les régions voisines du Mali.

Un dialogue préservé malgré les divergences

La visite de Hanana Ould Sidi à Bamako témoigne de la volonté des deux capitales de maintenir des canaux de communication ouverts malgré les sujets de friction qui subsistent.

Alors que les défis sécuritaires, migratoires et économiques continuent de peser sur l’ensemble de la bande sahélienne, le maintien d’un dialogue politique régulier apparaît comme un élément essentiel pour préserver la stabilité régionale et renforcer la coopération entre deux pays dont les destins demeurent étroitement liés.

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Retour des Guinéens de Mauritanie : un pont aérien pour un retour attendu.

Près d’un millier de ressortissants de la Guinée vivent aujourd’hui en Mauritanie, parfois depuis plusieurs décennies. Mais pour beaucoup, l’heure est désormais au retour, portée par l’espoir d’un nouveau départ et les perspectives offertes par le programme Simandou 2040.

Une mission diplomatique au plus près des compatriotes

En déplacement en Mauritanie, le ministre des Affaires étrangères, Morissanda Kouyaté, est allé à la rencontre de ses compatriotes afin d’évaluer leur situation et de leur transmettre un message de soutien des autorités.

Face à une communauté attentive, le chef de la diplomatie a insisté sur l’implication directe du président de la République, Mamadi Doumbouya, dans ce processus de retour. Il a assuré que des dispositions concrètes étaient en cours pour faciliter leur rapatriement dans des conditions dignes.

Un pont aérien pour organiser le retour

Conformément aux instructions présidentielles, un pont aérien doit être mis en place dès ce mardi afin d’assurer le retour progressif des Guinéens volontaires. Un premier groupe d’environ 60 personnes est attendu, marquant le lancement opérationnel de cette initiative.

Cette opération vise à répondre à une situation marquée, pour certains, par la précarité et l’isolement, notamment dans des zones comme Zouérat.

Des liens historiques rappelés

Au-delà de l’urgence sociale, Morissanda Kouyaté a tenu à rappeler la profondeur des relations entre les deux pays, évoquant les contributions historiques de la Guinée à la formation de cadres mauritaniens dans plusieurs secteurs, dont la santé et la culture.

Entre émotion et espoir d’un nouveau départ

Parmi les ressortissants concernés, les témoignages traduisent une forte émotion et une attente longtemps nourrie. Beaucoup voient dans ce rapatriement une opportunité de reconstruire leur vie en Guinée, dans un contexte de relance économique.

Après des années passées à l’étranger, ce retour s’inscrit pour eux comme une transition vers une nouvelle étape, marquée par la volonté de participer au développement national.

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Dakar–Nouakchott : le Sénégal et la Mauritanie consolident leur partenariat par de nouveaux accords sectoriels.

Le Sénégal et la Mauritanie ont franchi, ce jeudi à Dakar, une nouvelle étape dans le renforcement de leur coopération bilatérale, avec la signature de plusieurs accords couvrant les secteurs scientifique, industriel et minier. Cette dynamique s’inscrit dans le prolongement du partenariat stratégique historique qui unit les deux pays.

La séance de travail conjointe a été conduite par le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, et son homologue mauritanien, El Moctar Ould Djay, au Building administratif Président Mamadou Dia. Elle a été suivie d’un point de presse conjoint marquant la portée politique et stratégique des engagements conclus.

Les discussions ont abouti à la signature de plusieurs instruments clés, notamment un accord de coopération scientifique portant sur l’échange de publications, de recherches et d’études, un protocole d’accord sur la coopération industrielle destiné à renforcer les échanges technologiques et le développement du secteur manufacturier, ainsi qu’un protocole d’entente dans le domaine des minéraux, axé sur une exploitation concertée et durable des ressources naturelles. Un mémorandum d’accord relatif au Cadre régional de coordination des activités du Projet régional de développement local du fleuve Sénégal a également été paraphé, avec pour objectif de promouvoir l’intégration régionale et le développement des territoires riverains.

À l’issue de la rencontre, les deux chefs de gouvernement ont salué la solidité des relations entre Dakar et Nouakchott et souligné l’importance de ces accords pour approfondir la coopération économique, scientifique et régionale. Selon les autorités, ces nouveaux engagements traduisent une volonté commune de bâtir un partenariat durable, au service du développement et du bien-être des populations des deux pays.

Par ces initiatives, le Sénégal et la Mauritanie réaffirment leur ambition de consolider un axe stratégique régional, où la science, l’industrie et les ressources naturelles constituent des leviers essentiels de croissance et d’intégration.

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Coopération bilatérale : le Premier ministre mauritanien Moctar Ould Djay en visite officielle à Dakar.

Le Premier ministre de la République islamique de Mauritanie, Moctar Ould Djay, effectue une visite officielle au Sénégal du 8 au 9 janvier 2026. Il s’agit de son premier déplacement à Dakar depuis sa nomination en août 2024.

Cette visite s’inscrit dans la continuité du déplacement du Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, à Nouakchott du 12 au 14 janvier 2025, et revêt une importance stratégique. Elle offre aux deux chefs de gouvernement l’occasion de renforcer le partenariat entre le Sénégal et la Mauritanie, fondé sur un dialogue politique constant et une coopération soutenue.

Des projets structurants au cœur de la coopération

Les relations bilatérales se traduisent par des projets d’envergure, tels que le développement conjoint du projet gazier transfrontalier Grand Tortue Ahmeyim (GTA) sur la frontière maritime, ainsi que la construction du pont de Rosso, destiné à faciliter la libre circulation des biens et des personnes. Ces initiatives illustrent la volonté partagée de renforcer l’intégration économique, la stabilité régionale et la prospérité mutuelle.

Un rapprochement politique constant

Le dialogue entre Dakar et Nouakchott s’est intensifié ces dernières années, comme le montrent les multiples rencontres entre les chefs d’État. Depuis avril 2024, les dirigeants des deux pays se sont rencontrés à au moins cinq reprises, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye ayant choisi de faire de la Mauritanie sa première visite officielle de mandat, soulignant ainsi l’importance stratégique de cette relation.

Relance de la coopération institutionnelle

La coopération bilatérale a également été réactivée à travers la 13ᵉ session de la Grande Commission sénégalo-mauritanienne, tenue en février puis en novembre 2024 à Nouakchott, après près de neuf années d’interruption. Cette relance témoigne de la volonté commune de consolider les liens institutionnels et de renforcer le partenariat entre les deux nations.

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Mauritanie : une avancée médicale majeure avec la 3e mission nationale de transplantation rénale.

La Mauritanie vient de franchir une nouvelle étape dans le domaine de la santé avec la réussite de deux nouvelles greffes de rein dans le cadre de la 3e mission nationale de transplantation rénale. Parmi elles, une intervention inédite a marqué les esprits : la transplantation réalisée sur un enfant âgé de seulement 7 ans, une première dans le pays.

Cette prouesse chirurgicale témoigne non seulement de la montée en compétences des équipes médicales mauritaniennes, mais aussi de l’engagement des autorités sanitaires à renforcer l’accès aux soins spécialisés.

Le Pr Abdellatif Sidy Aly, néphrologue et président du Conseil national du don et de la transplantation en Mauritanie, salue cette avancée :

« Cette mission est une confirmation que la transplantation rénale est désormais une réalité en Mauritanie. La réussite de la greffe pédiatrique est un signal fort qui ouvre des perspectives immenses pour de nombreux patients en attente d’une solution thérapeutique durable. »

Ces opérations s’inscrivent dans une dynamique plus large visant à développer les infrastructures médicales locales, réduire la dépendance aux soins à l’étranger et améliorer la qualité de vie des patients souffrant d’insuffisance rénale chronique.

Avec cette réussite, la Mauritanie se positionne progressivement comme un pays capable de relever les défis complexes liés à la transplantation d’organes, tout en encourageant une culture du don et de la solidarité médicale.

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Partenariat Sénégal–Mauritanie : un nouvel élan depuis Tokyo.

En marge d’une rencontre internationale à Tokyo, le Sénégal et la Mauritanie ont réaffirmé leur volonté de consolider leur coopération bilatérale. Les deux pays voisins, liés par une histoire commune et des intérêts stratégiques, ont profité de ce cadre pour approfondir leur partenariat dans plusieurs domaines clés.

Une coopération économique et énergétique

Au centre des discussions figurait le projet gazier transfrontalier Grand Tortue Ahmeyim (GTA), situé à la frontière maritime entre les deux pays. Ce projet, développé en partenariat avec des compagnies internationales, représente une opportunité majeure pour renforcer la sécurité énergétique et stimuler la croissance économique des deux nations.

Diplomatie et intégration régionale

Au-delà de l’énergie, Dakar et Nouakchott ont insisté sur l’importance d’accroître leurs échanges commerciaux, de développer les infrastructures transfrontalières et de renforcer la sécurité commune. Les deux pays souhaitent également jouer un rôle moteur dans l’intégration de la sous-région ouest-africaine.

Un signal fort depuis Tokyo

Cette rencontre au Japon illustre la volonté du Sénégal et de la Mauritanie de donner une dimension internationale à leur coopération. En mettant en avant leurs priorités communes, ils cherchent aussi à attirer de nouveaux investisseurs et partenaires techniques dans des secteurs stratégiques comme l’agriculture, la pêche, les transports et l’innovation.

Vers une alliance durable

Le partenariat sénégalo-mauritanien, déjà solide, entre ainsi dans une nouvelle phase. Porté par une vision partagée de développement et par des projets structurants, il s’impose comme un levier essentiel de stabilité et de prospérité pour toute la région.

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Mauritanie : le paiement électronique devient obligatoire pour les amendes de circulation

Le gouvernement mauritanien franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de digitalisation des services publics. À compter de ce mois de juillet 2025, le paiement des amendes de circulation ne pourra plus se faire en espèces. Cette mesure rend désormais obligatoire le recours aux moyens de paiement électronique pour régler toute infraction routière.

Une réforme dans la continuité de la modernisation administrative

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme national de modernisation de l’administration et de lutte contre la corruption. L’objectif affiché est double : renforcer la transparence dans la gestion des amendes routières, tout en facilitant les démarches pour les citoyens et les résidents. Les autorités espèrent ainsi réduire les interactions physiques entre usagers et agents de la circulation, une source potentielle de pratiques frauduleuses.

Des moyens de paiement diversifiés

Le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation a précisé que plusieurs canaux de paiement seront disponibles :

  • Portefeuilles mobiles (tels que Masravi Pay ou MauriCash),

  • Cartes bancaires via les terminaux de paiement électronique installés dans les commissariats,

  • Plateformes en ligne sécurisées accessibles via smartphone ou ordinateur.

Un reçu électronique est automatiquement généré après chaque transaction, offrant une traçabilité complète.

Une sensibilisation en cours

Pour accompagner cette transition, les autorités ont lancé une campagne nationale d’information, incluant des spots radio, des publications sur les réseaux sociaux et des affiches dans les grands axes urbains. Les conducteurs sont ainsi invités à se familiariser avec les outils numériques et à créer un compte sur les plateformes officielles dédiées.

Vers une administration 100 % numérique ?

Cette réforme pourrait ouvrir la voie à d’autres initiatives similaires, comme le paiement électronique des impôts, des frais de scolarité ou des services consulaires. Elle confirme également l’ambition de la Mauritanie de rattraper son retard en matière de gouvernance numérique, à l’image d’autres pays africains comme le Rwanda, le Maroc ou le Bénin.