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Niger : le retrait de la Cour pénale internationale acté.

Le Niger a officiellement engagé son retrait de la Cour pénale internationale (CPI), marquant une nouvelle étape dans la redéfinition de sa politique extérieure et de ses relations avec les institutions internationales. Les autorités nigériennes reprochent à la juridiction basée à La Haye de s’être éloignée de sa mission initiale et de pratiquer une justice jugée inéquitable à l’égard de certains États.

Une rupture officialisée auprès des Nations unies

Lundi, le gouvernement nigérien a transmis aux Nations unies une notification formelle de retrait du Statut de Rome, le traité fondateur de la CPI. Cette démarche enclenche la procédure prévue par les textes et ouvre un délai de douze mois avant que la décision ne devienne pleinement effective.

Dans sa correspondance, Niamey estime que la Cour n’a pas répondu aux attentes placées en elle lors de sa création. Les autorités considèrent que l’institution, censée lutter contre l’impunité des crimes les plus graves, aurait progressivement perdu sa neutralité au profit d’une application sélective de la justice internationale.

Une position partagée au sein de l’Alliance des États du Sahel

Cette décision s’inscrit dans une dynamique déjà amorcée par les autres membres de la Confédération des États du Sahel (AES). Le Mali et le Burkina Faso avaient en effet annoncé, dès l’année précédente, leur intention de quitter également la juridiction internationale.

Depuis le changement de régime intervenu au Niger en juillet 2023, les autorités militaires ont multiplié les prises de distance avec plusieurs partenaires occidentaux et engagé un repositionnement stratégique de leurs alliances diplomatiques et sécuritaires. Cette réorientation s’est traduite par un rapprochement avec de nouveaux partenaires internationaux, notamment la Russie, dans un contexte de recomposition géopolitique au Sahel.

La CPI regrette une décision contraire à la lutte contre l’impunité

La Cour pénale internationale a rapidement réagi à l’annonce nigérienne en exprimant son regret. Dans un communiqué, l’institution a rappelé que son mandat repose sur la coopération des États afin de poursuivre les auteurs de génocides, crimes contre l’humanité, crimes de guerre et crimes d’agression.

La CPI estime que les retraits successifs d’États parties risquent d’affaiblir les mécanismes internationaux destinés à lutter contre l’impunité et à garantir la justice pour les victimes des crimes les plus graves.

Malgré la notification de retrait, la juridiction conserve sa compétence sur les crimes éventuellement commis sur le territoire nigérien avant la date effective de sortie du Statut de Rome.

Un contexte sécuritaire toujours préoccupant

L’annonce intervient alors que le Niger demeure confronté à une dégradation persistante de la situation sécuritaire. Début juin, une attaque armée contre l’aéroport international de Niamey a causé la mort de plus d’une trentaine de personnes. Il s’agissait de la deuxième offensive visant cette infrastructure stratégique depuis le début de l’année.

Considéré comme un centre névralgique pour les opérations militaires et la coordination régionale de l’AES, l’aéroport de Niamey symbolise l’extension des violences vers les centres urbains, une évolution qui inquiète de plus en plus les observateurs de la crise sahélienne.

Un mouvement encore limité à l’échelle mondiale

Avec cette décision, le Niger devient le troisième État à engager son retrait effectif de la CPI après le Burundi et les Philippines. Malgré les critiques récurrentes adressées à la Cour par plusieurs gouvernements, la majorité des États parties continue toutefois de soutenir le système judiciaire international mis en place par le Statut de Rome.

Cette nouvelle étape illustre les tensions croissantes entre certaines capitales africaines et les institutions internationales, dans un contexte où les questions de souveraineté, de sécurité et de gouvernance occupent une place centrale dans les débats politiques du continent.

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Diplomatie : Le Niger et le Bénin scellent un accord de principe pour rouvrir leur frontière

Après près de trois ans d’impasse et de tensions diplomatiques, le Niger et le Bénin viennent de franchir une étape historique vers la normalisation de leurs relations. Au terme de 48 heures de négociations intensives à Cotonou, les deux pays voisins sont parvenus à un accord de principe majeur, ouvrant concrètement la voie à la réouverture de leur frontière commune.
Cette avancée décisive est le fruit d’une mission de haut niveau entamée dans la capitale économique béninoise par une importante délégation nigérienne. À sa tête, le général de division Mohamed Toumba, ministre d’État nigérien chargé de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire, est venu concrétiser la volonté de rapprochement affichée par les deux États depuis le début du mois.

Un compromis global : Sécurité, économie et justice

Les discussions, qualifiées de franches et constructives, ont permis de débloquer plusieurs dossiers sensibles qui empoisonnaient les relations bilatérales. Les deux parties se sont accordées sur des principes clés articulés autour de trois grands piliers :

  1. Le verrou sécuritaire : Priorité absolue des deux nations, un cadre de coopération renforcé a été défini pour sécuriser les zones frontalières et coordonner la lutte contre le terrorisme et le grand banditisme.
  2. La normalisation économique : Les délégations se sont entendues sur des mesures de facilitation du commerce, incluant l’exonération de certaines taxes sur le transit, la révision de diverses charges douanières et logistiques, ainsi que l’interdiction de mise en consommation de catégories spécifiques de marchandises.
  3. Le volet juridique : Un terrain d’entente a été trouvé pour solder les contentieux en suspens qui freinaient la reprise économique.

« Nous avons verrouillé la priorité sécuritaire. Nous avons également jeté les bases d’une normalisation économique et juridique », s’est félicité le général Mohamed Toumba, insistant sur le fait que le choix du dialogue était le seul moyen de créer « de la valeur pour nos économies, de la sécurité pour nos populations et de l’espoir pour notre jeunesse ».

Le retour de la confiance mutuelle

Du côté béninois, l’heure est également au soulagement et à l’optimisme. Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Oleshegun Adjadi Bakari, a salué le rétablissement d’un climat de confiance mutuelle indispensable. « Après 48 heures passées ensemble, nous formons une seule délégation avec un seul objectif : refaire naître cet amour et ce lien séculaire entre nos deux peuples », a-t-il déclaré avec émotion.
Ces conclusions encourageantes doivent désormais être soumises à la validation formelle des plus hautes autorités de Niamey et de Cotonou avant leur mise en œuvre effective sur le terrain.

L’aboutissement d’un processus progressif

Ce dénouement n’est pas le fruit du hasard. Il s’inscrit dans la continuité d’un dégel amorcé le 2 juin dernier à Niamey lors d’un tête-à-tête crucial entre le président béninois Romuald Wadagni et le chef de l’État nigérien, le général Abdourahamane Tiani. Les travaux récents d’un comité d’experts bilatéraux avaient déjà balisé le terrain en annonçant des résultats jugés « fructueux ».
Au-delà de la réouverture prochaine des barrières frontalières, les deux voisins prévoient déjà de relancer la grande commission mixte de coopération Niger-Bénin. Preuve que le rapprochement est pris très au sérieux, les canaux diplomatiques étudient d’ores et déjà les modalités d’une future visite officielle de réciprocité du général Tiani sur le sol béninois.
Après des mois d’asphyxie économique pour les commerçants et les transporteurs des deux bords, le corridor Niger-Bénin s’apprête enfin à revivre.

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Niger : une attaque contre l’aéroport international de Niamey rapidement neutralisée.

L’aéroport international Diori Hamani de Niamey a été la cible d’une attaque armée dans les premières heures de la journée du jeudi 18 juin 2026. L’assaut, attribué par les autorités nigériennes à des éléments qualifiés de terroristes, a brièvement perturbé les activités de cette infrastructure essentielle avant d’être rapidement maîtrisé par les forces de défense et de sécurité.

Selon plusieurs sources locales, les assaillants auraient tenté de pénétrer dans l’enceinte aéroportuaire en s’approchant notamment à bord de véhicules civils, dont certains taxis. Leur objectif présumé était de franchir le dispositif de sécurité déployé à l’entrée principale de l’aéroport, principal point d’accès aérien du pays et site stratégique pour les activités civiles et sécuritaires du Niger.

Une intervention rapide des forces nigériennes

Face à cette menace, les forces de défense et de sécurité ont été immédiatement mobilisées. Leur intervention a permis de repousser les assaillants et de reprendre rapidement le contrôle de la zone concernée.

À l’issue de l’opération, le périmètre de l’aéroport a été entièrement sécurisé afin de garantir la reprise normale des activités. Aucun bilan officiel détaillé n’avait encore été communiqué au moment de la rédaction de cet article. Toutefois, plusieurs sources évoquent la neutralisation de plusieurs assaillants lors de l’intervention.

Les autorités poursuivent leurs investigations afin de déterminer les circonstances exactes de l’attaque, l’identité des auteurs et leurs éventuels réseaux de soutien.

L’Union africaine condamne fermement l’attaque

La réaction de l’Union africaine n’a pas tardé. Dans un communiqué officiel publié à la suite des événements, le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a condamné avec fermeté cette attaque visant une infrastructure civile stratégique.

Le responsable continental a exprimé sa solidarité envers les autorités nigériennes ainsi qu’envers les populations affectées par cet acte de violence. Il a également adressé ses condoléances aux familles des victimes et formulé ses vœux de prompt rétablissement aux personnes blessées.

Le président de la Commission a par ailleurs salué la réactivité des forces de sécurité nigériennes, soulignant que leur intervention rapide a permis de contenir l’attaque et d’éviter des conséquences potentiellement plus graves.

Un contexte sécuritaire toujours préoccupant

Cette nouvelle attaque intervient dans un contexte de forte pression sécuritaire au Niger, confronté depuis plusieurs années à l’activisme de groupes armés opérant dans différentes régions du pays, notamment dans les zones frontalières du Sahel.

Les infrastructures stratégiques figurent régulièrement parmi les cibles potentielles de ces groupes, qui cherchent à déstabiliser les institutions et à perturber les activités économiques et administratives.

En janvier 2026, la base aérienne 101 de Niamey, située à proximité immédiate de l’aéroport international Diori Hamani, avait déjà fait l’objet d’une attaque. Cet épisode avait alimenté les tensions diplomatiques régionales après des déclarations du président nigérien, le général Abdourahamane Tiani, mettant en cause certains acteurs étrangers dans les tentatives de déstabilisation du pays.

La lutte contre le terrorisme au cœur des priorités régionales

Au-delà de l’incident de Niamey, cette attaque rappelle la persistance des défis sécuritaires auxquels sont confrontés plusieurs États du Sahel. Face à l’évolution des menaces terroristes et à leur capacité d’adaptation, les organisations régionales et les gouvernements africains multiplient les initiatives visant à renforcer la coopération sécuritaire, le partage du renseignement et la protection des infrastructures critiques.

L’Union africaine a réaffirmé, à cette occasion, son engagement à soutenir les efforts des États membres dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, considérés comme des obstacles majeurs à la stabilité, au développement économique et à la paix durable sur le continent.

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Bénin–Niger : vers une réouverture de la frontière et une relance durable de la coopération bilatérale.

Le Bénin et le Niger poursuivent leur processus de normalisation diplomatique. Les deux pays ont officialisé, le 16 juin 2026, les conclusions d’un premier cycle de concertations techniques à travers un communiqué conjoint marquant une avancée significative vers la réouverture de leur frontière commune et la relance de leur coopération bilatérale.

Cette démarche s’inscrit dans le prolongement de la visite effectuée à Niamey, le 2 juin dernier, par le président béninois Romuald Wadagni, quelques jours seulement après son investiture. Cette rencontre avec le président nigérien, le général Abdourahamane Tiani, avait ouvert une nouvelle séquence diplomatique entre les deux pays, après plusieurs mois de tensions liées à la fermeture de la frontière consécutive aux événements politiques survenus au Niger en juillet 2023.

Des travaux techniques jugés encourageants

Selon le communiqué conjoint, les experts béninois et nigériens ont achevé une première phase de consultations consacrée à l’examen des différents dossiers liés à la normalisation des relations entre les deux États.

Les autorités des deux pays saluent des résultats qualifiés de « fructueux », fruits de quinze jours d’échanges techniques approfondis. Les conclusions de ces travaux ont été transmises aux gouvernements respectifs et serviront de base aux prochaines décisions politiques.

Les délégations ont également convenu de poursuivre leurs discussions dans les prochains jours afin de finaliser un rapport commun destiné aux chefs d’État des deux pays. Cette étape est considérée comme essentielle pour concrétiser les engagements pris au plus haut niveau.

La réouverture de la frontière au cœur des priorités

Parmi les principaux objectifs poursuivis figure la réouverture de la frontière entre le Bénin et le Niger, un enjeu majeur pour les populations, les opérateurs économiques et les échanges commerciaux régionaux.

La fermeture de cet axe stratégique a eu des répercussions importantes sur les activités économiques des deux pays, notamment sur le transit des marchandises et les flux commerciaux dans le corridor reliant le port de Cotonou au Niger.

À travers ce dialogue renouvelé, Niamey et Cotonou affichent leur volonté commune de lever progressivement les obstacles qui entravent leurs relations et de restaurer un climat de confiance propice à une coopération renforcée.

Sécurité et lutte contre le terrorisme : une préoccupation partagée

Au-delà des questions économiques, les discussions ont également porté sur les défis sécuritaires auxquels sont confrontés les deux pays.

Le communiqué souligne la détermination des gouvernements béninois et nigérien à renforcer leur coordination dans la lutte contre le terrorisme, le banditisme transfrontalier et les différentes formes de criminalité qui affectent la sous-région.

Cette orientation reflète une prise de conscience commune face à l’expansion des menaces sécuritaires dans l’espace sahélien et ouest-africain, où la coopération entre États apparaît de plus en plus indispensable pour préserver la stabilité régionale.

Une volonté de relancer les mécanismes de coopération

Les deux pays ont également convenu de redynamiser la commission mixte de coopération nigéro-béninoise, principal cadre institutionnel chargé de piloter les projets communs et de favoriser le dialogue entre les administrations des deux États.

Cette relance devrait permettre d’aborder de manière structurée les questions économiques, commerciales, sécuritaires et sociales qui lient les deux voisins.

Un signal positif pour la stabilité régionale

La dynamique engagée entre le Bénin et le Niger intervient dans un contexte régional marqué par de profondes recompositions politiques et sécuritaires. En privilégiant le dialogue et la concertation, les deux capitales affichent leur volonté de reconstruire une relation fondée sur la confiance mutuelle et les intérêts partagés.

Les autorités ont par ailleurs confirmé le principe d’une future visite du président Abdourahamane Tiani au Bénin, dont les modalités restent à définir. Cette perspective constitue un nouveau signal de rapprochement et pourrait contribuer à consolider davantage le processus de normalisation engagé entre les deux pays.

À travers cette démarche, Cotonou et Niamey cherchent à ouvrir une nouvelle page de leurs relations bilatérales, avec l’ambition de renforcer la coopération, de faciliter les échanges et de répondre ensemble aux défis communs qui se posent à la sous-région.

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Niger : le nouveau Code pénal criminalise explicitement les relations entre personnes de même sexe.

Des peines de prison prévues par la nouvelle législation

Au Niger, le nouveau Code pénal promulgué par les autorités de transition introduit des dispositions répressives visant les relations entre personnes de même sexe. Le texte prévoit des peines d’emprisonnement allant de cinq à dix ans ainsi que des sanctions financières à l’encontre des personnes reconnues coupables de tels actes.

Selon les dispositions adoptées, les poursuites concernent également toute personne qui commet, tente de commettre ou participe à des actes qualifiés par la loi d’« indécents » ou « contre nature ». Le texte fait notamment référence aux pratiques impliquant des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres ou appartenant à d’autres minorités sexuelles.

Les associations et organisations également concernées

Au-delà des individus, la nouvelle législation cible également les structures associatives ou les organisations liées aux communautés LGBTQIA+.

Le Code pénal prévoit ainsi des sanctions contre toute personne impliquée dans l’exploitation, la gestion ou l’animation de clubs, associations, sociétés ou organisations considérés comme promouvant l’homosexualité ou les droits des personnes LGBTQIA+.

Cette disposition élargit considérablement le champ d’application de la loi en intégrant non seulement les comportements individuels, mais également les activités collectives liées à ces communautés.

Une mesure justifiée par les autorités au nom des valeurs nationales

Les autorités nigériennes présentent cette réforme comme une mesure destinée à préserver les valeurs sociales, culturelles et morales du pays. Elles estiment que l’homosexualité est incompatible avec les normes traditionnellement défendues au sein de la société nigérienne.

Cette orientation s’inscrit dans une dynamique plus large observée ces dernières années. En 2024, certaines séquences liées à l’éducation sexuelle avaient déjà été retirées ou révisées dans les programmes scolaires, les autorités invoquant la nécessité d’adapter les contenus éducatifs aux réalités socioculturelles nationales.

Une adoption restée relativement discrète

Bien que ces nouvelles dispositions soient en vigueur depuis leur adoption en février dernier, elles n’ont pas fait l’objet d’une communication publique d’envergure. Leur contenu n’a été que progressivement porté à la connaissance du grand public, suscitant depuis plusieurs réactions et débats dans les milieux juridiques, associatifs et de défense des droits humains.

Cette réforme place désormais le Niger parmi les pays africains ayant adopté ou renforcé des législations pénalisant les relations entre personnes de même sexe, dans un contexte continental marqué par des approches très diverses sur les questions liées à l’orientation sexuelle et aux droits des minorités.

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BOA Niger : une envolée boursière malgré une forte dégradation des résultats.

Alors que son bénéfice a fortement chuté en 2025, la banque nigérienne BOA Niger continue de séduire les investisseurs. Cotée à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), l’action de l’établissement figure parmi les meilleures performances du secteur bancaire au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), avec une progression de près de 40 % au cours des six derniers mois.

Cette dynamique boursière contraste pourtant avec les difficultés opérationnelles auxquelles la banque a été confrontée au cours du dernier exercice.

Un résultat net lourdement affecté par le coût du risque

Le 20 février 2026, le Conseil d’administration de BOA Niger avait alerté le marché à travers un « profit warning », annonçant une baisse prévisionnelle de 92 % du résultat net pour l’exercice 2025 par rapport à l’année précédente.

Selon la banque, cette contre-performance s’explique principalement par une forte augmentation du coût du risque, conséquence d’importantes dotations exceptionnelles constituées pour couvrir les risques de crédit et renforcer les provisions face à la détérioration du portefeuille.

Cette situation reflète les tensions qui affectent l’ensemble du secteur bancaire nigérien dans un contexte économique marqué par des incertitudes sécuritaires, une activité économique ralentie et une contraction du financement de l’économie.

Un environnement bancaire sous pression

Les données du secteur montrent en effet une dégradation progressive des indicateurs bancaires au Niger. En 2025, les encours de crédit du système bancaire ont reculé de 4,1 %, tandis que les dépôts n’ont progressé que de 1 %.

BOA Niger a enregistré une évolution encore plus marquée. Son portefeuille de crédits s’est contracté de 21 %, signe d’un ralentissement important de son activité de financement, malgré une hausse de 4 % des dépôts collectés auprès de sa clientèle.

Parallèlement, la qualité des actifs s’est détériorée. Le taux de créances en souffrance du secteur bancaire nigérien est passé de 24,4 % à 28,6 % entre novembre 2024 et novembre 2025, obligeant les établissements financiers à renforcer leurs mécanismes de couverture des risques.

Pourquoi les investisseurs continuent-ils d’acheter le titre ?

Malgré ces résultats préoccupants, les marchés financiers semblent adopter une lecture davantage tournée vers l’avenir. Les investisseurs considèrent majoritairement que les difficultés enregistrées en 2025 relèvent d’un contexte exceptionnel plutôt que d’une fragilité structurelle du modèle économique de BOA Niger.

Cette confiance repose notamment sur la solidité financière de l’établissement, dont les ratios prudentiels demeurent conformes aux exigences réglementaires de l’UEMOA. Elle s’appuie également sur le soutien du groupe panafricain Bank Of Africa, présent dans plusieurs pays du continent et reconnu pour sa capacité de résilience face aux cycles économiques difficiles.

La Bourse anticipe déjà l’après-crise

L’évolution récente du titre illustre un mécanisme bien connu des marchés financiers : les investisseurs valorisent davantage les perspectives futures que les performances passées.

Dans le cas de BOA Niger, la progression spectaculaire de l’action traduit l’anticipation d’un redressement progressif de l’activité et d’une amélioration des résultats au cours des prochaines années. Une confiance qui contraste avec les défis encore nombreux auxquels reste confronté le secteur bancaire nigérien, mais qui témoigne de la capacité des marchés à se projeter au-delà des difficultés conjoncturelles.

Alors que les comptes de 2025 mettent en lumière l’ampleur des tensions économiques et financières actuelles, la BRVM semble déjà miser sur une phase de reprise pour l’une des principales banques du Niger.

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Niger : de nouvelles déchéances de nationalité au nom de la sécurité intérieure.

Les autorités nigériennes poursuivent leur politique de fermeté en matière de sécurité. Le général Abdourahamane Tiani a signé, mercredi 1er avril 2026, un décret ordonnant le retrait provisoire de la nationalité nigérienne à deux nouvelles personnes, portant à une vingtaine le nombre de cas enregistrés depuis octobre 2024.

Deux nouveaux noms inscrits sur la liste

Selon l’Agence nigérienne de presse, les personnes concernées sont Aminata Takoubakoye Boureima et Djibo Yaya. Les autorités leur reprochent des activités jugées de nature à « perturber la paix et la sécurité publiques », ainsi que la diffusion de contenus susceptibles de troubler l’ordre public.

Le communiqué officiel évoque également des faits de diffamation et d’injures via des moyens de communication électronique, ainsi que des accusations d’apologie du terrorisme.

Un dispositif juridique renforcé depuis 2024

Cette décision s’inscrit dans le cadre de l’ordonnance du 27 août 2024, révisée le 7 octobre de la même année. Ce texte prévoit notamment la création d’un fichier national recensant les personnes impliquées dans des activités terroristes ou portant atteinte aux intérêts fondamentaux de l’État.

Depuis son entrée en vigueur, ce mécanisme a conduit à des mesures similaires visant plusieurs figures publiques, parmi lesquelles Rhissa Ag Boulla, Hassoumi Massoudou et Abou Mahamadou Tarka.

Une stratégie sécuritaire assumée

À travers ces décisions, le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie entend consolider son dispositif de lutte contre les menaces sécuritaires, dans un contexte marqué par des défis persistants en matière de stabilité et de lutte contre le terrorisme.

Les personnes visées sont désormais inscrites dans un registre officiel, dont les modalités d’inscription, de radiation ainsi que les conséquences juridiques sont encadrées par les textes en vigueur.

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Bassin du Niger : la Guinée renforce sa coopération régionale pour une gestion durable de l’eau.

Une rencontre stratégique autour des enjeux hydriques et agricoles
La ministre de l’Agriculture, Aminata Kaba, a reçu, le 25 mars 2026, une mission de l’Autorité du Bassin du Niger (ABN), conduite par son secrétaire exécutif, Kocou Armand Houanye. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de concertation régionale visant à renforcer la coopération autour de la gestion des ressources en eau.

Accélérer les investissements pour un développement intégré
Au cœur des échanges : la nécessité de consolider les partenariats entre l’ABN, les autorités nationales et les bailleurs de fonds, afin d’accélérer la mise en œuvre de projets structurants liés à l’eau. L’objectif est de promouvoir un développement intégré, durable et résilient dans l’ensemble du Bassin du Niger, un espace stratégique pour l’agriculture et la sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest et centrale.

Une tournée régionale pour mobiliser les États membres
Le secrétaire exécutif de l’ABN a rappelé que cette mission s’inscrit dans une tournée couvrant les neuf pays membres de l’organisation : la Guinée, le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Nigeria, la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Cameroun et le Tchad. Il a, à cette occasion, plaidé pour un engagement politique renforcé en faveur de projets structurants, notamment le Programme intégré de développement et d’adaptation au changement climatique dans le Bassin du Niger (PIDACC).

Des priorités axées sur la sécurité alimentaire et la résilience climatique
Les discussions ont également porté sur les défis liés à la gestion durable des ressources hydriques, dans un contexte marqué par les effets du changement climatique. Les initiatives visant à renforcer la sécurité alimentaire et à améliorer la résilience des systèmes agricoles ont été au centre des préoccupations exprimées par les différentes parties.

Un engagement réaffirmé des autorités guinéennes
La ministre de l’Agriculture a salué cette démarche et réaffirmé l’engagement des autorités guinéennes, sous le leadership du président Mamadi Doumbouya et du Premier ministre Amadou Oury Bah, en faveur de l’intégration régionale.

Elle a notamment insisté sur la nécessité d’accélérer l’exécution des projets structurants, tout en alertant sur les risques liés à la prolifération non encadrée des forages, susceptibles de fragiliser les ressources en eau. Elle a également plaidé pour le développement d’infrastructures rurales durables, indispensables au désenclavement des zones agricoles.

Vers une meilleure articulation avec les priorités nationales
Enfin, la ministre a souligné l’importance d’un alignement des initiatives régionales avec les grandes orientations nationales, notamment le programme Simandou 2040, qui place l’agriculture au cœur de la stratégie de développement du pays.

À travers cette dynamique de coopération, les acteurs régionaux entendent renforcer les bases d’une sécurité alimentaire durable et d’une meilleure résilience climatique à l’échelle du Bassin du Niger.

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Niamey, carrefour stratégique du numérique ouest-africain.

Niamey a accueilli, le 27 janvier 2026, la première session ordinaire de l’année du Réseau Ouest Africain des Backbones Nationaux (ROA-BN). Cette rencontre de haut niveau s’inscrit dans une dynamique régionale visant à accélérer le développement des infrastructures numériques et à renforcer l’interconnexion des réseaux nationaux en Afrique de l’Ouest.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par Madame la Ministre de la Fonction publique et du Travail, assurant l’intérim du Ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information. Elle s’est déroulée en présence du représentant du Président de la République, du Vice-président du réseau, du Secrétaire exécutif, du commissaire aux comptes, des membres statutaires du ROA-BN ainsi que de plusieurs invités institutionnels et partenaires techniques.

Cette session a réuni les délégations des pays membres, notamment le Niger, le Burkina Faso, le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Sénégal, la Guinée et la Sierra Leone. Les travaux ont porté sur des enjeux stratégiques majeurs, parmi lesquels le développement des backbones nationaux, leur interconnexion transfrontalière, la sécurité et la résilience des réseaux, ainsi que les mécanismes de gouvernance et de financement des infrastructures numériques.

Les participants ont également échangé sur les actions prioritaires à mener pour améliorer la connectivité, réduire les coûts d’accès à Internet et renforcer l’accessibilité des services numériques, considérés comme des leviers essentiels du développement économique, social et de l’inclusion numérique dans la sous-région.

La tenue de cette rencontre à Niamey, avec l’appui de Niger Télécoms, témoigne de la volonté commune des acteurs du secteur de consolider l’intégration régionale et de promouvoir des infrastructures numériques performantes, fiables et inclusives. À cette occasion, Niger Télécoms a exprimé sa satisfaction d’avoir accueilli cette session stratégique et a réaffirmé son engagement en faveur du développement du numérique et du renforcement de la coopération régionale en Afrique de l’Ouest.

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Le Niger renforce le contrôle de son uranium stratégique.

Le Niger poursuit sa stratégie de souveraineté sur l’uranium, ressource clé pour son économie, en mettant en place un comité d’experts chargé de réviser les mécanismes de fixation des prix. Selon le ministre de la Justice, Alio Daouda, cette initiative vise à garantir une valorisation juste, transparente et scientifiquement fondée, alignée sur les standards internationaux.

Un contexte de tensions et de nationalisation

Cette démarche intervient dans un contexte sensible :

  • Les relations avec le groupe français Orano sont tendues, après des accusations de vol d’uranium ;

  • Quelques mois seulement après la nationalisation de la Société des mines de l’Aïr (SOMAÏR) à Agadez.

L’objectif est multiple : sécuriser l’exploitation, protéger l’emploi local et assurer la préservation de l’intérêt général, tout en affirmant auprès des partenaires internationaux le rôle actif et légitime du Niger dans la gestion de ses ressources naturelles.

Un secteur stratégique à défendre

L’initiative illustre la volonté du Niger de défendre ses intérêts économiques et stratégiques dans un secteur longtemps considéré comme un pilier de son économie. Elle souligne également la capacité du pays à naviguer dans un environnement de pressions juridiques et diplomatiques internationales, tout en réaffirmant sa souveraineté sur ses ressources.