Team 5

Rédactrice

CAN 1
CAF

CAN : Patrice Motsepe annonce un nouvel élargissement à 28 équipes.

La Coupe d’Afrique des nations (CAN) s’apprête à connaître une nouvelle évolution majeure. Le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe, a annoncé un projet visant à porter de 24 à 28 le nombre de sélections participantes à la compétition continentale. Cette réforme s’inscrit dans la volonté affichée par l’instance dirigeante du football africain d’élargir la participation à la CAN et de favoriser le développement du sport sur l’ensemble du continent. « Nous avons augmenté le nombre de participants à la prochaine édition de la CAN, on passera à 28 équipes », a déclaré le dirigeant sud-africain lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi 22 juillet 2026. Cette annonce confirme une orientation déjà évoquée par Patrice Motsepe ces derniers mois et marque une nouvelle étape dans la transformation du format de la compétition. La CAN était passée de 16 à 24 équipes en 2019, lors de l’édition organisée en Égypte. Un passage à 28 sélections constituerait donc un nouvel élargissement significatif du tournoi phare du football africain. Une Ligue des nations par zones régionales à l’étude Au-delà de la CAN, la CAF envisage également la création d’une Ligue des nations organisée par zones régionales. Cette nouvelle compétition aurait pour objectif de multiplier les confrontations entre sélections, d’améliorer leur niveau de compétitivité et de renforcer le développement du football dans les différentes régions du continent. Pour la CAF, cette approche doit permettre de mieux structurer les compétitions internationales africaines et d’offrir davantage d’opportunités aux sélections nationales, notamment celles qui peinent à accéder régulièrement à la phase finale de la CAN. Un projet qui pourrait susciter des débats L’élargissement de la CAN à 28 équipes devrait toutefois alimenter les discussions sur le niveau sportif de la compétition et sur la densité du calendrier international. Alors que la CAF a déjà annoncé une évolution du rythme d’organisation de la CAN, avec une compétition appelée à se tenir tous les quatre ans plutôt que tous les deux ans, cette nouvelle réforme pourrait relancer le débat sur l’équilibre entre élargissement, compétitivité et prestige du tournoi. La question sera désormais de savoir comment ce nouveau format sera accueilli par les supporters, les fédérations et les acteurs du football africain. Pour Patrice Motsepe et la CAF, le pari est clair : élargir la vitrine du football continental tout en renforçant son développement à long … Read More

752674393 1369693165171535 4360590415008267646 n
AES

CAN 2032 : la CAF valide l’intérêt de l’AES

La Confédération africaine de football (CAF) a validé la déclaration d’intérêt du Burkina Faso, du Mali et du Niger pour l’organisation conjointe de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2032. Cette étape permet aux trois pays de poursuivre le processus officiel de candidature, selon un communiqué de la Fédération nigérienne de football (FENIFOOT). La Confédération africaine de football (CAF) a confirmé que la déclaration d’intérêt du Burkina Faso, du Mali et du Niger pour l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2032 est officiellement acquise, a annoncé la Fédération nigérienne de football (FENIFOOT). Selon la FENIFOOT, cette validation est conforme à l’article 7.3 du règlement des candidatures de la CAF. Les fédérations des trois pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) sont ainsi réputées avoir satisfait à l’exigence de dépôt d’une déclaration d’intérêt. Cette reconnaissance ouvre la voie à la poursuite du processus officiel d’attribution des droits d’organisation de la CAN 2032. La décision a été entérinée lors d’une réunion de travail tenue le 18 juillet à New York. Elle a réuni le président de la CAF, Patrice Motsepe, et les présidents des fédérations de football du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Au cours des échanges, le président de la CAF a pris acte de l’ambition commune des trois États de l’AES d’organiser conjointement la compétition. Il les a encouragés à poursuivre leurs efforts dans le respect des procédures établies. La FENIFOOT s’est félicitée de cette avancée. Elle estime qu’elle traduit la volonté des trois pays de mettre en commun leurs capacités pour accueillir une CAN répondant aux standards internationaux. La fédération nigérienne affirme enfin qu’elle poursuivra son travail avec les fédérations du Burkina Faso et du Mali afin de préparer le dossier de candidature, selon le communiqué. Source : … Read More

Gouv1 BCEAO
BCEAO

Microfinance et fintechs : la BCEAO durcit les règles pour renforcer la confiance et accélérer l’inclusion financière.

La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) poursuit son opération d’assainissement du secteur de la microfinance dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Face aux insuffisances constatées dans la gestion de plusieurs établissements, l’institution monétaire régionale a engagé une réduction significative du nombre d’institutions autorisées à exercer, avec pour priorité la protection de l’épargne des populations et le renforcement de la stabilité du secteur financier. Selon Assa Sangaré Sèye, adjointe au directeur de la Microfinance et de l’Inclusion financière de la BCEAO, le nombre d’institutions de microfinance dans l’Union est ainsi passé d’environ 1 000 à près de 500. Elle s’exprimait mardi 21 juillet, à l’occasion d’un séminaire de formation destiné aux journalistes économiques de l’UEMOA et organisé par la Banque centrale. Une opération d’assainissement destinée à protéger les épargnants Pour la responsable de la BCEAO, le retrait des agréments répond à une exigence fondamentale : garantir la sécurité des fonds confiés par les populations aux institutions financières. « Lorsqu’on collecte l’argent des populations, il est indispensable que cette activité soit rigoureusement encadrée », a-t-elle expliqué, évoquant des pratiques qui ne respectaient pas toujours les dispositions réglementaires en vigueur. Les institutions ne répondant pas aux exigences prudentielles, aux règles de gouvernance ou aux normes de gestion ont ainsi fait l’objet de mesures pouvant aller jusqu’au retrait de leur agrément. Cette politique vise à renforcer la confiance des usagers et à assainir durablement un secteur qui joue un rôle majeur dans l’accès aux services financiers, notamment pour les populations à faibles revenus, les petites entreprises et les acteurs économiques éloignés du système bancaire traditionnel. La BCEAO entend toutefois accompagner les institutions demeurées conformes aux exigences réglementaires afin qu’elles puissent continuer à contribuer au financement de l’économie et au développement de l’inclusion financière dans la région. Les fintechs soumises à un contrôle renforcé L’essor rapide des technologies financières constitue désormais un autre chantier prioritaire pour les autorités monétaires de l’UEMOA. Face à la multiplication des fintechs et à la diversification des services financiers numériques, la BCEAO entend favoriser l’innovation tout en veillant à la protection des utilisateurs et à la stabilité du système financier. Les demandes d’autorisation font ainsi l’objet d’un examen approfondi portant notamment sur la gouvernance des entreprises, leur solidité financière, leur niveau de capitalisation, leurs dispositifs de cybersécurité et leurs mécanismes internes de gestion des risques. L’objectif est de créer un environnement propice à l’innovation sans compromettre la sécurité des transactions ni les intérêts des utilisateurs. La monnaie électronique, moteur de l’inclusion financière Cette politique de régulation intervient dans un contexte de profonde transformation du paysage financier ouest-africain. En une décennie, l’UEMOA a enregistré une progression spectaculaire de l’accès aux services financiers, largement portée par le développement de la monnaie électronique. D’après les données présentées par la BCEAO, le taux d’inclusion financière est passé de 41,7 % en 2015 à 76,1 % en 2025. Cette progression s’est accompagnée d’une forte expansion des réseaux de distribution. Le nombre de points de services pour 10 000 habitants est passé de 31 à 224 en dix ans. Sur le plan géographique, la densité des points de services a également progressé, passant de 54 à 563 points pour 1 000 km², permettant ainsi de rapprocher les services financiers des populations, y compris dans les zones rurales. Selon Assa Sangaré Sèye, la monnaie électronique représente désormais plus de 60 % du taux d’inclusion financière enregistré dans l’Union. Objectif : 90 % d’inclusion financière d’ici 2030 La BCEAO ambitionne désormais de porter le taux d’inclusion financière à 90 % de la population adulte à l’horizon 2030. Cette ambition ne repose toutefois pas uniquement sur l’augmentation du nombre de personnes ayant accès à un compte ou à un service financier. Elle vise également à garantir des services réellement adaptés aux besoins des populations, accessibles, sécurisés et proposés à des coûts abordables. Entre l’assainissement du secteur de la microfinance, le renforcement de la supervision des fintechs et l’essor de la monnaie électronique, la BCEAO cherche ainsi à construire un écosystème financier régional plus solide et plus inclusif. Un équilibre qui apparaît désormais essentiel pour soutenir l’activité économique tout en renforçant la confiance des populations dans les services financiers de … Read More

HNxb2hkXcAEmzDR
Santé

Souveraineté pharmaceutique : Duopharm accélère la transformation de l’industrie du médicament au Sénégal.

Un nouveau siège et une future usine pour renforcer la production locale Le Sénégal franchit une nouvelle étape dans sa quête de souveraineté pharmaceutique. Le groupe Duopharm a marqué, mardi 21 juillet, une double avancée stratégique avec l’inauguration de son nouveau siège à Rufisque Est et la pose de la première pierre de l’usine Défi Pharma. Deux projets qui ambitionnent de renforcer à la fois la distribution et la production locale de médicaments. Présidées par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, les cérémonies ont réuni des représentants de l’Ordre des pharmaciens, des organisations syndicales et professionnelles du secteur, ainsi que des autorités publiques et des partenaires techniques et financiers. Pour le ministre, ces réalisations constituent une véritable « révolution silencieuse » dans le secteur pharmaceutique. Elles pourraient contribuer à positionner progressivement le Sénégal comme un pôle régional de référence, à la faveur d’une industrie davantage intégrée et moins dépendante des importations. Duopharm, quinze ans après : le pari de l’industrie pharmaceutique nationale Le nouveau siège du groupe, réalisé grâce à un investissement de 7 milliards de FCFA, vient couronner quinze années de développement et de structuration de l’entreprise. Pour la présidente du Conseil d’administration de Duopharm, Dr Sokhna Diagne Ndiaye, cette infrastructure représente l’aboutissement d’un pari porté depuis plusieurs années par les pharmaciens sénégalais : celui de construire collectivement un outil national de distribution pharmaceutique. Le groupe revendique aujourd’hui une position importante sur le marché national. Avec 555 pharmaciens actionnaires, Duopharm détient environ 19 % de parts de marché, dessert plus de 1 200 officines et emploie 250 collaborateurs, dont 35 % de femmes. Au-delà de son activité économique, l’entreprise met également en avant sa contribution aux finances publiques. Selon sa présidente, le groupe a versé 23 milliards de FCFA à l’État au cours des quinze dernières années. Duopharm revendique par ailleurs un engagement dans le domaine social, avec plus de 150 millions de FCFA consacrés à des actions de lutte contre le cancer et au soutien à l’hôpital Dalal Jamm, notamment dans le domaine du diagnostic de l’infertilité. Défi Pharma, un projet industriel de 23,3 milliards de FCFA La deuxième étape de cette dynamique est incarnée par le projet Défi Pharma, dont la première pierre a été posée mardi. Cette future unité industrielle, qui nécessitera un investissement de 23,3 milliards de FCFA, sera implantée sur un site de 2,5 hectares. Sa vocation sera de produire localement plusieurs catégories de médicaments afin de contribuer à réduire la dépendance du Sénégal aux importations. À terme, l’usine devrait afficher une capacité annuelle de 450 millions de comprimés, 50 millions de gélules, 20 millions de flacons de sirop et 10 millions de tubes de pommade. L’ambition affichée est de permettre au pays de couvrir 50 % de ses besoins en médicaments à l’horizon 2035, grâce au développement d’une production pharmaceutique nationale compétitive. L’État vise jusqu’à 70 % de production locale Pour le ministre de l’Industrie et du Commerce, cette initiative s’inscrit dans une ambition plus large de transformation de l’industrie pharmaceutique sénégalaise. Serigne Guèye Diop souhaite voir la part de la production locale atteindre progressivement 60 à 70 % des besoins nationaux au cours des dix prochaines années. L’État entend accompagner cette transition, notamment à travers la mise en place d’un cadre réglementaire favorable et le soutien aux investissements industriels. La recherche et l’innovation occuperont également une place centrale dans le dispositif. Selon Dr Sokhna Diagne Ndiaye, un laboratoire-école devrait être mis en place afin de favoriser la valorisation des ressources naturelles du pays et de rapprocher davantage l’industrie du monde universitaire. « Il n’y a pas d’industrie durable sans recherche », a-t-elle souligné, plaidant ainsi pour une meilleure articulation entre la recherche scientifique, la formation et les besoins du secteur pharmaceutique. Un projet créateur d’emplois et soutenu par des partenaires internationaux Le projet Défi Pharma bénéficie également de l’appui de plusieurs partenaires techniques et financiers, parmi lesquels la Société financière internationale (SFI) et l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI). Au-delà de la production de médicaments, le projet devrait générer 130 emplois directs qualifiés et environ 400 emplois indirects, contribuant ainsi au développement des compétences et à la création d’opportunités dans le secteur industriel. Selon le calendrier annoncé, une première phase de conditionnement devrait démarrer à partir de juillet 2027, avant le lancement de la production industrielle prévu en mai 2028. Avec ces deux investissements majeurs, Duopharm entend ainsi participer à une transformation structurelle du secteur pharmaceutique sénégalais. Pour les autorités comme pour les acteurs de l’industrie, l’enjeu dépasse désormais la seule réduction des importations : il s’agit de bâtir une véritable filière pharmaceutique nationale, capable de produire, d’innover et de répondre durablement aux besoins de santé des … Read More

1299 n 1200x799 1
Sécurité alimentaire

À Dakar, l’ANSTS place la sécurité alimentaire et nutritionnelle au cœur des priorités nationales.

« Construire une souveraineté alimentaire durable pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle, au nom de la dignité ». C’est autour de cette thématique que l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (ANSTS) a consacré sa séance académique solennelle, tenue mardi 21 juillet à Dakar, sous la présidence effective du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye. À travers cette rencontre, l’institution scientifique entend replacer la question alimentaire au cœur des enjeux de souveraineté nationale et de développement. Pour l’ANSTS, la souveraineté alimentaire ne saurait en effet se limiter à la capacité d’un pays à accroître sa production agricole. Elle renvoie également à la possibilité pour chaque nation de définir et de maîtriser son propre système alimentaire, de réduire sa dépendance extérieure et de garantir à ses populations une alimentation suffisante, saine et accessible. Un enjeu de souveraineté et de sécurité nationale Présentant le contexte et les fondements de cette séance académique, le professeur Bhen Sikina Toguebaye, secrétaire adjoint du Secrétariat perpétuel de l’ANSTS, a souligné l’importance croissante de la souveraineté alimentaire dans l’élaboration des politiques publiques. Selon lui, pour les pays en développement, cette ambition doit se traduire par la construction d’un système alimentaire durable, capable de renforcer l’autonomie nationale tout en s’appuyant sur les potentialités propres à chaque pays. Cette problématique revêt une importance particulière dans un environnement international marqué par les crises géopolitiques, les effets du changement climatique et les perturbations récurrentes des chaînes d’approvisionnement. Ces facteurs ont rappelé la vulnérabilité des pays dépendants des importations alimentaires et renforcé la nécessité de développer des systèmes de production plus résilients. Le Sénégal se trouve ainsi face à un paradoxe : malgré ses ressources agricoles, pastorales, halieutiques et forestières, le pays demeure fortement dépendant des importations pour couvrir une partie de ses besoins alimentaires. Dans le même temps, différentes formes de malnutrition persistent, faisant de la sécurité alimentaire et nutritionnelle un défi à la fois économique, social et sanitaire. La recherche scientifique au cœur de la stratégie nationale Face à ces défis, le gouvernement a fait de la souveraineté alimentaire l’une de ses priorités stratégiques, notamment à travers la Stratégie nationale de souveraineté alimentaire 2025-2034. Cette orientation vise à engager une transformation structurelle du secteur agro-sylvo-pastoral et halieutique. Elle repose notamment sur la valorisation des productions locales, le développement de la recherche scientifique et de l’innovation, ainsi que sur une meilleure coordination des politiques publiques. Pour l’ANSTS, la réussite de cette ambition passe nécessairement par une mobilisation accrue de l’expertise scientifique nationale. La recherche doit ainsi contribuer à améliorer la productivité, renforcer la résilience des systèmes agricoles face au changement climatique et favoriser l’émergence de chaînes de valeur capables de créer davantage de richesses et d’emplois au niveau local. Tirer les leçons des expériences passées Au-delà des orientations actuelles, le professeur Toguebaye a également appelé à tirer les enseignements des politiques menées depuis l’indépendance. Les différentes initiatives en faveur de l’autosuffisance alimentaire ont, selon lui, été confrontées à des difficultés liées notamment à la fragmentation des politiques publiques et aux ruptures dans la continuité des programmes. Ces expériences constituent toutefois un acquis sur lequel il est désormais possible de bâtir une nouvelle dynamique. Celle-ci devrait reposer sur davantage de cohérence, de continuité et d’efficacité dans la mise en œuvre des politiques publiques. L’objectif est de dépasser les réponses ponctuelles pour inscrire la souveraineté alimentaire dans une stratégie de long terme, intégrant l’ensemble des dimensions de la chaîne alimentaire, de la production à la consommation, en passant par la transformation, le stockage et la distribution. L’ANSTS veut contribuer à éclairer la décision publique En consacrant sa séance académique solennelle à cette question, l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal entend mettre son expertise au service des politiques publiques. Les réflexions engagées à Dakar doivent ainsi permettre de formuler des recommandations susceptibles d’accompagner les autorités dans la construction d’un système alimentaire plus résilient, inclusif et durable. À travers cette démarche, l’ANSTS rappelle que la souveraineté alimentaire constitue désormais un enjeu multidimensionnel, à la croisée de la sécurité nationale, de la stabilité économique, de la santé publique et de la dignité humaine. Dans cette perspective, la science, la recherche et l’innovation apparaissent comme des leviers essentiels pour permettre au Sénégal de renforcer durablement son autonomie alimentaire et de mieux répondre aux besoins de ses … Read More

WhatsApp Image 2026 07 17 at 10 04 06 AM 1
Assemblée Nationale

Assemblée nationale : les 13 commissions permanentes installées, la 10ᵉ législature entre dans sa phase active.

Au lendemain de l’élection de son président, l’Assemblée nationale a franchi une nouvelle étape majeure dans l’installation de ses organes de fonctionnement. Les députés de la 10ᵉ législature ont procédé, ce mercredi, à la mise en place officielle des treize commissions permanentes de l’institution ainsi qu’à l’élection de leurs présidents respectifs. La séance plénière, tenue dans l’hémicycle du Palais du Peuple, a réuni 124 députés sur les 147 que compte l’Assemblée nationale. Les travaux ont été dirigés par le président de l’institution, Dr Dansa Kourouma, qui a rappelé aux parlementaires les principales missions qui leur incombent au cours de cette nouvelle législature. Dans son intervention, il a insisté sur la responsabilité des élus dans l’élaboration des lois, le contrôle de l’action gouvernementale, ainsi que le suivi de l’exécution du budget de l’État. Véritables piliers du travail parlementaire, les commissions permanentes jouent un rôle central dans l’examen des projets et propositions de loi. Elles permettent aux députés d’étudier les textes en profondeur, de formuler des amendements et d’apporter des recommandations avant leur adoption en séance plénière. Elles assurent également le suivi des politiques publiques dans leurs domaines de compétence. À l’issue de la séance, les députés ont été répartis entre les différentes commissions selon leurs choix et les nécessités de fonctionnement de l’institution. Chaque structure aura désormais la charge d’examiner les dossiers relevant de son champ d’intervention et de contribuer à l’amélioration des textes soumis à l’Assemblée. Les treize commissions permanentes installées sont les suivantes : Commission des Lois, de l’Administration générale, de la Justice et des Droits humains, présidée par l’Honorable Jean Paul Kotembédouno ; Commission des Affaires économiques et financières, du Plan et de la Coopération, présidée par l’Honorable Hamidou Camara ; Commission des Affaires étrangères et des Guinéens de l’extérieur, présidée par l’Honorable Fatoumata Binta Diallo ; Commission de la Défense et de la Sécurité, présidée par l’Honorable Charlotte Daffé ; Commission de l’Environnement, de la Pêche et du Développement rural, présidée par l’Honorable Sékou Samoura ; Commission des Mines et de l’Industrie, présidée par l’Honorable Mohamed Nabé ; Commission de l’Aménagement du territoire, des Transports, de l’Énergie et de l’Hydraulique, présidée par l’Honorable Mamadi Kemo Condé ; Commission de la Fonction publique, de l’Emploi, des Affaires sociales et des Affaires religieuses, présidée par l’Honorable Louopou Lamah ; Commission de l’Éducation et de la Formation professionnelle, présidée par l’Honorable Jean Paul Cédy ; Commission de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information, présidée par l’Honorable Ousmane Dady Camara ; Commission du Commerce, de l’Hôtellerie, du Tourisme et de l’Artisanat, présidée par l’Honorable Fanta Conté ; Commission de la Santé, de la Jeunesse, des Sports, des Arts et de la Culture, présidée par l’Honorable Dr Alpha Abdoulaye Diallo ; Commission spéciale de contrôle de la comptabilité, présidée par l’Honorable Fouloumatou Fofana. L’installation de ces commissions marque une nouvelle phase dans la vie de la 10ᵉ législature. Désormais opérationnelle, l’Assemblée nationale pourra engager l’examen des premiers textes législatifs et assurer pleinement ses missions constitutionnelles : légiférer, contrôler l’action publique et évaluer les politiques gouvernementales. Source : … Read More

Images 20
Politique

Sénégal : le camp de Bassirou Diomaye Faye s’apprête à transformer la coalition « Diomaye Président » en parti politique.

Après la conquête du pouvoir, le camp de Bassirou Diomaye Faye s’apprête à franchir une nouvelle étape dans sa structuration politique. La coalition « Diomaye Président » doit officiellement donner naissance à une nouvelle formation politique lors d’une Assemblée générale constitutive prévue samedi prochain à Dakar. La rencontre se tiendra au King Fahd Palace, où les responsables et représentants des différentes composantes de la coalition sont attendus pour poser les fondations de ce qui doit devenir une organisation politique durable. L’initiative marque une transition importante pour le camp présidentiel, dont la dynamique électorale doit désormais se transformer en une structure politique organisée, capable d’accompagner l’action gouvernementale et de s’inscrire dans la durée. Un nouveau parti pour prolonger la dynamique électorale Au cours de cette assemblée constitutive, plusieurs décisions majeures sont attendues. Le nom officiel de la nouvelle formation politique sera notamment dévoilé à cette occasion. Les participants devront également examiner et adopter les textes fondateurs du parti, avant de procéder à la mise en place de ses principales instances dirigeantes. Cette étape doit permettre de définir l’organisation interne de la nouvelle structure, ses orientations politiques et les mécanismes de coordination entre ses différentes composantes. La transformation d’une coalition électorale en parti politique constitue ainsi un enjeu stratégique pour le camp présidentiel, qui entend désormais disposer d’un cadre institutionnel et militant capable de structurer durablement son implantation sur le terrain. Un enjeu de rassemblement pour le camp présidentiel La création de cette nouvelle formation intervient dans un contexte de consolidation du pouvoir et de recomposition du paysage politique sénégalais. Après avoir contribué à porter Bassirou Diomaye Faye à la présidence de la République, les différentes sensibilités réunies au sein de la coalition « Diomaye Président » sont désormais confrontées à un nouveau défi : maintenir leur cohésion au-delà de la dynamique électorale. La question de la gouvernance interne et de la représentation des différentes composantes devrait donc occuper une place centrale dans la mise en place de la nouvelle organisation. L’enjeu sera notamment de parvenir à fédérer les militants et responsables issus de différents courants autour d’une même ligne politique, tout en préservant les équilibres qui ont permis la victoire du camp présidentiel. Vers une nouvelle étape dans la recomposition politique Au-delà de la création d’un nouveau parti, cette initiative pourrait contribuer à redessiner durablement les rapports de force politiques au Sénégal. La structuration du camp présidentiel intervient alors que les prochaines échéances électorales se profilent à l’horizon et que le pouvoir cherche à consolider son ancrage politique à travers une organisation mieux structurée. L’Assemblée générale constitutive de samedi devrait ainsi permettre de lever les premières interrogations sur l’identité, les orientations et la gouvernance de cette nouvelle formation. Le rendez-vous du King Fahd Palace sera donc particulièrement scruté. Il devra notamment révéler si la coalition qui a porté Bassirou Diomaye Faye au pouvoir est en mesure de se transformer en une force politique unifiée et durable, capable de s’inscrire dans le temps et d’accompagner le projet politique du nouveau … Read More

69e sommet cedeao
CEDEAO

Monnaie unique : la CEDEAO maintient le cap sur l’ECO en 2027, avec une mise en œuvre progressive.

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) maintient son ambition de lancer la monnaie unique ECO à partir de 2027, tout en adoptant une approche progressive face aux difficultés persistantes liées à la convergence macroéconomique entre ses États membres. Réunis dimanche 19 juillet à Lungi, en Sierra Leone, dans le cadre de la 69ᵉ session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement, les dirigeants ouest-africains ont réaffirmé leur volonté de faire de l’ECO un instrument majeur de l’intégration économique régionale. Le projet devrait toutefois être déployé par étapes. Dans un premier temps, seuls les pays qui auront satisfait aux critères de convergence macroéconomique pourraient rejoindre le dispositif, tandis que les autres États bénéficieraient d’un accompagnement destiné à leur permettre d’intégrer progressivement la monnaie commune. Une stratégie progressive face aux retards de convergence Cette nouvelle orientation intervient quelques mois après les inquiétudes exprimées par les chefs d’État concernant les progrès jugés insuffisants dans la convergence des économies de la région. Lors du sommet d’Abuja, en décembre 2025, les dirigeants de la CEDEAO avaient déjà appelé les États membres à accélérer la mise en œuvre de politiques économiques compatibles avec les critères de convergence et à renforcer les efforts nécessaires à la concrétisation de la monnaie unique. À Lungi, les chefs d’État ont ainsi privilégié une approche pragmatique, destinée à éviter que les écarts persistants entre les économies de la région ne compromettent davantage le calendrier du projet. L’objectif affiché demeure de favoriser une intégration économique plus étroite, tout en garantissant la stabilité et la crédibilité de la future monnaie commune. Des avancées techniques et institutionnelles saluées Les dirigeants ouest-africains se sont également félicités des consultations engagées entre la Commission de la CEDEAO et les gouverneurs des banques centrales de la région. Ces échanges de haut niveau doivent permettre de rapprocher les positions sur les questions techniques encore en suspens et de dégager un consensus sur les conditions de mise en œuvre de l’ECO. Autre avancée mise en avant : l’enregistrement de la marque « ECO » auprès de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI). Cette démarche est considérée comme une étape importante dans la préparation institutionnelle du futur projet monétaire. La Conférence a par ailleurs approuvé la demande de la Guinée de rejoindre la Task Force présidentielle chargée du programme de la monnaie unique. La Commission de la CEDEAO devra convoquer une réunion de cette instance avant le sommet ordinaire prévu en décembre 2026, en collaboration avec le président de la Côte d’Ivoire, présenté comme le seul membre encore en fonction du groupe de travail. Les banques centrales au cœur des prochaines étapes Les chefs d’État ont également chargé la Commission de la CEDEAO et l’Agence monétaire de l’Afrique de l’Ouest (AMAO) d’intensifier leurs consultations avec les banques centrales. L’objectif est de parvenir à des propositions consensuelles sur les questions techniques qui restent à régler avant le lancement de la monnaie commune. Les institutions régionales devront également poursuivre les démarches visant à assurer la protection et l’enregistrement international de la marque « ECO » auprès des organismes compétents. Ces travaux devraient constituer l’une des principales étapes préparatoires avant les prochaines échéances politiques fixées par la CEDEAO. Un projet monétaire confronté à la diversité des régimes existants La création de l’ECO représente un chantier particulièrement complexe en raison de la diversité des systèmes monétaires actuellement en vigueur en Afrique de l’Ouest. Dans l’espace communautaire, plusieurs pays utilisent le franc CFA, émis par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) dans le cadre de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). D’autres États disposent de leurs propres monnaies nationales, notamment le naira nigérian, le cedi ghanéen, le dalasi gambien, le dollar libérien, le franc guinéen, le leone sierra-léonais et l’escudo cap-verdien. La mise en place d’une monnaie commune nécessitera donc une harmonisation importante des politiques économiques, budgétaires et monétaires, ainsi qu’une coordination étroite entre les différentes banques centrales. Le départ de l’AES, une nouvelle équation pour l’ECO Le projet devra également tenir compte de la nouvelle configuration politique de la région. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger, qui ont officiellement quitté la CEDEAO, restent membres de l’UEMOA et continuent d’utiliser le franc CFA. Cette situation crée une équation particulière pour l’avenir du projet de monnaie unique. Le communiqué final du sommet de Lungi ne précise pas le rôle que pourraient jouer ces trois pays dans le futur dispositif monétaire régional. Leur situation pourrait pourtant constituer un enjeu majeur, compte tenu de leurs liens monétaires persistants avec l’UEMOA et de leur appartenance passée à la CEDEAO. Cette question pourrait ainsi alimenter les discussions sur la configuration future de l’espace monétaire ouest-africain. 2027, une échéance désormais soumise à une logique de « plusieurs vitesses » En maintenant l’objectif de 2027 tout en privilégiant une mise en œuvre progressive, la CEDEAO semble vouloir concilier ambition politique et réalisme économique. Le défi sera désormais de déterminer quels pays seront en mesure de satisfaire aux critères de convergence au moment du lancement et de définir les mécanismes permettant aux autres de rejoindre ultérieurement le dispositif. Le projet de l’ECO entre ainsi dans une nouvelle phase, où la volonté politique devra désormais être accompagnée d’avancées concrètes sur les plans économique, institutionnel et technique. L’enjeu dépasse la création d’une simple monnaie commune : il s’agit de construire un espace monétaire capable de soutenir durablement l’intégration économique et la stabilité de l’Afrique de … Read More

IMG 20251126 WA0025
Guinée

Mobilité urbaine : Ousmane Gaoual Diallo annonce le déploiement de 300 taxis et l’acquisition prochaine de 200 bus.

Le gouvernement guinéen entend accélérer la modernisation du transport urbain à Conakry. Le ministre des Transports, Ousmane Gaoual Diallo, a annoncé le lancement du programme « Un taxi, un emploi », qui prévoit la mise à disposition de 300 taxis au profit de jeunes entrepreneurs. Il a également confirmé l’acquisition prochaine de 200 nouveaux bus destinés à renforcer le transport collectif dans la capitale. Invité de l’émission Guinée Today, diffusée ce lundi 20 juillet sur Télé 24, le ministre est revenu sur les différents projets engagés par son département pour améliorer la mobilité urbaine. S’agissant des bus urbains, Ousmane Gaoual Diallo a indiqué que le processus d’acquisition suit son cours. Selon lui, une procédure d’appel d’offres est en cours afin de sélectionner l’opérateur qui assurera leur exploitation. « Les bus sont déjà là. Nous avons lancé un appel d’offres et l’ouverture des plis est prévue à la fin de ce mois de juillet. Ensuite, ces bus seront attribués à une société qui en assurera l’exploitation », a-t-il déclaré. Le ministre a également annoncé la création d’une ligne de financement pour l’acquisition de 200 bus supplémentaires, destinés à renforcer l’offre de transport public à Conakry. « Nous venons de créer la ligne financière pour l’acquisition de 200 bus qui devraient arriver rapidement », a-t-il précisé. 300 taxis pour favoriser l’emploi des jeunes Au-delà du transport collectif, le ministère des Transports mise sur le renouvellement du parc de taxis. Le lancement officiel du programme « Un taxi, un emploi » est annoncé pour ce mercredi, avec une première phase portant sur 300 véhicules. « Nous lançons l’opération Un taxi, un emploi. Trois cents taxis seront mis à la disposition des jeunes afin qu’ils puissent les rembourser à travers de petites mensualités », a expliqué le ministre. Selon lui, les bénéficiaires devront verser un apport initial d’environ 20 millions de francs guinéens, avant de rembourser progressivement le coût du véhicule. « Vous versez ce montant et vous repartez avec un véhicule neuf, sorti d’usine, pour exercer l’activité de taxi. Ensuite, vous remboursez par petites mensualités », a-t-il indiqué. Le coût réel d’un véhicule est estimé à 154 millions de francs guinéens. Toutefois, l’État prévoit une importante subvention afin de rendre le dispositif accessible aux jeunes conducteurs et de favoriser le renouvellement du parc automobile. Un objectif de 2 500 taxis À terme, le gouvernement ambitionne d’importer 2 500 taxis dans le cadre de ce programme. « L’objectif est d’importer 2 500 véhicules taxis afin de contribuer au renouvellement du parc automobile et d’offrir une alternative aux motos-taxis, tout en améliorant les solutions de mobilité pour nos concitoyens », a souligné Ousmane Gaoual Diallo. Le ministre a, par ailleurs, réaffirmé la volonté de son département de soutenir les initiatives privées dans le secteur des transports, notamment les plateformes numériques de réservation de taxis. « Nous encourageons également les initiatives privées, avec des taxis fonctionnant à travers des applications mobiles. Nous avons agréé plusieurs opérateurs depuis le début de l’année et nous poursuivrons cet accompagnement », a-t-il ajouté. Ces annonces s’inscrivent dans le cadre des réformes engagées par le gouvernement pour moderniser les transports urbains, en lien avec les ambitions du programme Simandou 2040, qui prévoit d’importants investissements dans les infrastructures et les services publics. Source : … Read More

Croissance financiere pieces analyse donnees 1308740 15424
Économie

Sénégal : les recettes de l’État rebondissent à 394,4 milliards de FCFA en avril 2026.

Les recettes totales de l’État sénégalais ont enregistré une nette progression en avril 2026, atteignant 394,4 milliards de FCFA, contre 318,7 milliards de FCFA le mois précédent. Cette évolution représente une hausse de 23,8 % en variation mensuelle, selon les données publiées lundi par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) dans son rapport Repères statistiques. Cette performance traduit un rebond significatif des ressources mobilisées par l’État au cours du mois d’avril, après le ralentissement observé en mars. Une progression soutenue par les recettes fiscales et non fiscales Selon l’ANSD, cette amélioration repose sur la progression simultanée des différentes composantes des recettes publiques. Le rapport fait état de 39,9 milliards de FCFA de recettes fiscales et de 35,9 milliards de FCFA de recettes non fiscales. Ces performances ont contribué à renforcer les ressources disponibles pour le financement des dépenses publiques et la mise en œuvre des politiques économiques et sociales. L’évolution des recettes publiques constitue un indicateur important de la capacité de l’État à mobiliser des ressources internes et à soutenir ses engagements budgétaires dans un contexte marqué par des besoins croissants en matière d’investissements publics et de développement. Une hausse de 16,1 % sur un an La dynamique est également positive sur une base annuelle. En comparaison avec avril 2025, les recettes totales de l’État affichent une progression de 16,1 %. Cette amélioration s’explique notamment par la hausse des recettes fiscales, qui ont progressé de 44 milliards de FCFA, ainsi que par l’augmentation des recettes non fiscales, en hausse de 10,8 milliards de FCFA sur la même période. « En glissement annuel, les recettes totales affichent une amélioration de 16,1 % comparativement au mois d’avril 2025 », souligne l’ANSD. Un indicateur à surveiller dans le suivi des finances publiques Cette progression des recettes intervient alors que le Sénégal poursuit ses efforts de mobilisation des ressources intérieures et de consolidation de ses finances publiques. La capacité à accroître les recettes fiscales et non fiscales demeure un enjeu majeur pour les autorités, notamment pour financer les priorités nationales tout en maîtrisant les équilibres budgétaires. Le rebond enregistré en avril constitue ainsi un signal favorable, même si son évolution au cours des prochains mois permettra de déterminer s’il s’agit d’une tendance durable ou d’une performance ponctuelle. Pour les autorités économiques, l’enjeu reste désormais de maintenir cette dynamique de mobilisation des recettes afin de renforcer les marges de manœuvre budgétaires de l’État et de soutenir les investissements nécessaires au développement du … Read More

Latest Post