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Armée

La Guinée se dote d’un Commandement des opérations spéciales pour renforcer ses capacités militaires.

Par un décret lu à la télévision nationale le mercredi 22 avril 2026, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a officialisé la création du Commandement des opérations spéciales (COS), une nouvelle structure stratégique au sein des forces armées guinéennes. Cette initiative s’inscrit dans une volonté de modernisation de l’appareil sécuritaire et de renforcement de la capacité opérationnelle face aux menaces contemporaines. Une structure interarmées sous autorité militaire centrale Selon les dispositions du décret, le COS est institué comme un commandement opérationnel interarmées et interservices. Dépourvu de personnalité juridique propre, il est placé sous l’autorité du chef d’état-major général des armées et agit conformément aux orientations stratégiques définies par le chef de l’État. Cette organisation traduit une approche intégrée de la gestion des opérations spéciales, visant à améliorer la coordination entre les différentes composantes des forces de défense et de sécurité. Des missions axées sur les opérations d’élite et la lutte contre les menaces asymétriques Le Commandement des opérations spéciales a pour vocation principale de coordonner et d’employer les unités d’élite placées sous son autorité. À ce titre, il est chargé de planifier, préparer et conduire des opérations spéciales, notamment celles présentant un enjeu stratégique élevé. Le décret précise également que le COS contribuera au renforcement des capacités d’anticipation et de réaction des forces armées, en particulier dans la lutte contre le terrorisme et les menaces asymétriques. Il devra, en outre, travailler en étroite collaboration avec les services compétents en matière de renseignement opérationnel. Une composition élargie aux principales forces de sécurité Le COS repose sur une architecture interarmées et interservices, intégrant des éléments issus de l’armée de terre, de l’armée de l’air, de la marine, ainsi que de la gendarmerie et de la police nationale. Parmi les unités concernées figurent notamment le Groupement des forces spéciales, le Bataillon des troupes aéroportées, le Groupement des forces d’intervention rapide, le Groupement d’intervention de la gendarmerie nationale, les fusiliers commandos de l’air et de la marine, ainsi que le Groupement d’intervention de la police nationale. Cette diversité reflète la volonté des autorités de mutualiser les compétences et les expertises au sein d’un dispositif unifié. Une organisation structurée et encadrée Le Commandement des opérations spéciales est organisé autour d’un commandant, assisté d’un commandant adjoint, d’un état-major opérationnel, d’unités spéciales intégrées et de structures de soutien. Le commandant, nommé par décret, doit être un officier général ou un officier supérieur du grade de colonel, titulaire du brevet de l’École de guerre et justifiant d’une expérience significative dans le domaine des opérations spéciales. L’état-major opérationnel est chargé de la planification et de la conduite des missions, tandis que les unités intégrées assurent leur exécution sur le terrain. Les structures de soutien garantissent, pour leur part, l’appui logistique, technique et administratif. Le Commandement des opérations spéciales est constitué d’éléments issus de l’armée de terre, de l’armée de l’air, de la marine, ainsi que de la gendarmerie et de la police nationale. Parmi les unités concernées figurent notamment : le groupement des forces spéciales (GFS), le bataillon des troupes aéroportées (BATA), le groupement des forces d’intervention rapide (GFIR), le groupement d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), les fusiliers commandos de l’air, les fusiliers marins commandos, ainsi que le groupement d’intervention de la police nationale (GIPPN). Un outil de coordination sans remise en cause des structures existantes Le décret insiste sur le principe de non-substitution : le COS n’a pas vocation à se substituer aux forces existantes, mais à en optimiser l’emploi. Il s’agit d’un mécanisme de coordination destiné à renforcer l’efficacité globale des unités d’élite, sans altérer leurs prérogatives respectives. Modalités de mise en œuvre Le personnel du COS sera mis à disposition par les ministères en charge de la Défense nationale et de la Sécurité et de la Protection civile. Le commandement aura la responsabilité de leur sélection, de leur formation, de leur entraînement et de leur engagement opérationnel. Des arrêtés du ministre de la Défense viendront préciser les modalités pratiques d’organisation et de fonctionnement de cette nouvelle structure, tandis que les départements concernés sont chargés de l’application du décret. Avec la création du COS, la Guinée franchit ainsi une nouvelle étape dans la structuration de … Read More

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Guinée 2026

Olympiades des Métiers 2026 : au-delà de la compétition, une plateforme d’apprentissage et d’opportunités.

En Guinée, les Olympiades des Métiers 2026 ne se limitent pas à une confrontation de talents entre apprenants issus des écoles professionnelles. L’événement s’impose désormais comme un espace structurant d’apprentissage, de partage d’expériences et de création d’opportunités pour la jeunesse en formation. Panels thématiques, masterclass animées par des experts, sessions d’entretiens et espaces de réseautage viennent enrichir cette initiative, en la positionnant comme un véritable carrefour de développement des compétences. À travers ces activités, les organisateurs entendent offrir aux participants une immersion concrète dans les réalités du monde professionnel, tout en favorisant les échanges entre formateurs, apprenants et acteurs économiques. Une immersion ministérielle au cœur des activités Dans cette dynamique, le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Alpha Bacar Barry, s’est rendu au Palais du Peuple pour s’imprégner du déroulement des activités. Au cours de sa visite, il est allé à la rencontre des apprenants engagés dans une masterclass, prenant le temps d’échanger avec eux sur leurs parcours, leurs ambitions et les compétences acquises dans le cadre de cette initiative. Cette immersion témoigne de l’attention particulière accordée par les autorités au développement du capital humain et à la valorisation de la formation technique et professionnelle. Valoriser les talents et rapprocher formation et emploi Au-delà de la compétition, les Olympiades des Métiers traduisent une ambition plus large : faire de cet événement un levier stratégique de professionnalisation des jeunes et d’adéquation entre formation et besoins du marché du travail. En mettant en relation directe les apprenants avec des experts et des recruteurs potentiels, cette plateforme contribue à réduire le fossé entre les compétences acquises en formation et les exigences du monde de l’emploi. Elle participe ainsi à la promotion d’une main-d’œuvre qualifiée, capable de répondre aux défis du développement économique du pays. À travers cette approche intégrée, les Olympiades des Métiers confirment leur rôle de catalyseur dans la transformation du système de formation professionnelle en … Read More

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Guinée 2025

Lancement de Simandou TV et d’un pôle médiatique intégré : une nouvelle étape pour le secteur de l’information en Guinée.

Le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Mourana Soumah, a procédé, mercredi 22 avril 2026, à la pose de la première pierre de Simandou TV ainsi que du futur siège combiné regroupant le FADEM, la Radiodiffusion rurale de Guinée (RRG), l’Agence guinéenne de presse (AGP) et le quotidien national Horoya. Cette initiative marque un tournant important dans la modernisation du paysage médiatique guinéen, avec pour objectif de doter les médias publics d’infrastructures modernes, capables de répondre aux exigences actuelles en matière de production, de traitement et de diffusion de l’information. Une cérémonie à forte portée institutionnelle L’événement s’est déroulé en présence de plusieurs personnalités de premier plan, illustrant l’importance stratégique du projet. Parmi elles figuraient la première vice-présidente du Conseil national de la transition, Maïmouna Yombouno, la gouverneure de la ville de Conakry, la générale M’mahawa Sylla, ainsi que le président de la Haute Autorité de la communication, Boubacar Yacine Diallo. Cette mobilisation institutionnelle témoigne de la volonté des autorités de faire du secteur des médias un levier structurant du développement national et de la gouvernance publique. Des médias publics au cœur des enjeux de transformation Dans son allocution, le ministre Mourana Soumah a salué la vision du président de la République, le général Mamadi Doumbouya, et l’engagement du gouvernement en faveur de la réforme du secteur de la communication. Il a insisté sur la nécessité de renforcer le rôle des médias publics en tant qu’outils de diffusion d’une information fiable, de consolidation de la cohésion sociale et d’accompagnement des politiques publiques. Le projet de Simandou TV et du siège combiné vise ainsi à créer un écosystème médiatique intégré, favorisant les synergies entre les différentes entités publiques de presse et améliorant leur efficacité opérationnelle. Un projet inscrit dans la dynamique du programme Simandou 2040 Au-delà de sa dimension infrastructurelle, cette initiative s’inscrit dans la vision stratégique du programme Simandou 2040, qui ambitionne de transformer en profondeur l’économie guinéenne. Dans ce cadre, la communication et le numérique sont considérés comme des piliers essentiels de la souveraineté nationale et du développement durable. La mise en place de ce nouveau pôle médiatique traduit ainsi la volonté des autorités de repositionner l’information et l’innovation technologique au cœur du processus de transformation du … Read More

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Guinée 2026

Conakry et Bissau resserrent leurs liens autour d’une mémoire partagée et d’ambitions communes.

En visite de travail et d’amitié à Conakry, le Premier ministre de la Guinée-Bissau, Ilídio Té Vieira, a été reçu en audience ce mercredi 22 avril 2026 au Palais Mohammed V par le Président de la République de Guinée, le Général Mamadi Doumbouya. Cette rencontre de haut niveau s’inscrit dans une dynamique de relance et de consolidation des relations bilatérales entre les deux pays, unies par une histoire commune et des enjeux de développement convergents. Une reconnaissance appuyée du rôle historique de la Guinée Au cœur des échanges, la mémoire de la lutte pour l’indépendance de la Guinée-Bissau a occupé une place centrale. Porteur d’un message du Président bissau-guinéen, Ilídio Té Vieira a tenu à exprimer la profonde gratitude de son pays envers la Guinée, dont l’engagement a été déterminant dans le processus de libération. « La Guinée a joué un rôle très important pour la libération de notre pays. C’est une contribution que nous ne pouvons pas oublier. Le peuple guinéen a consenti d’importants sacrifices, allant jusqu’au don de son sang », a-t-il déclaré, réaffirmant ainsi un devoir de mémoire et de reconnaissance au nom de la nation bissau-guinéenne. Le chef du gouvernement a également salué le leadership du Président Mamadi Doumbouya, tout en lui adressant ses félicitations pour son accession à la magistrature suprême. Une coopération bilatérale appelée à se densifier Conduisant une importante délégation gouvernementale, Ilídio Té Vieira a été introduit auprès du Chef de l’État guinéen par le Premier ministre Amadou Oury Bah. Les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération entre Conakry et Bissau, avec une volonté affirmée de structurer davantage les partenariats dans plusieurs secteurs clés. Parmi les domaines identifiés figurent notamment les ressources naturelles, l’énergie, l’éducation, la culture et le sport. La Guinée-Bissau manifeste un intérêt particulier pour l გამოცდილ de la Guinée dans la valorisation de ses richesses minières, en particulier autour du projet stratégique de Simandou, considéré comme l’un des plus grands gisements de fer au monde. « Nous sommes venus avec une forte délégation pour travailler avec nos homologues guinéens sur des secteurs prioritaires. L’objectif est de partager les expériences et de renforcer notre coopération dans une logique gagnant-gagnant », a précisé le Premier ministre bissau-guinéen. Vers une coopération Sud-Sud renforcée Au-delà des échanges sectoriels, les deux parties ont insisté sur la nécessité de bâtir une coopération Sud-Sud plus structurée, capable de soutenir durablement le développement économique et la stabilité régionale. Cette approche repose sur une meilleure coordination des politiques publiques et un partage accru d’expertises entre États voisins. De son côté, le Président Mamadi Doumbouya a mis en avant les liens historiques et fraternels qui unissent les deux nations. Il a réaffirmé l’engagement de la Guinée en faveur du renforcement de l’intégration sous-régionale et a instruit le Premier ministre Amadou Oury Bah de travailler en étroite collaboration avec son homologue bissau-guinéen afin de traduire ces orientations en actions concrètes. Cette visite officielle marque ainsi une nouvelle étape dans la consolidation des relations entre Conakry et Bissau, fondées à la fois sur une histoire partagée et une ambition commune de … Read More

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Finance

Sénégal : lancement du Fonds de développement de la microfinance islamique, un nouvel outil pour l’inclusion financière.

La cérémonie officielle de lancement du Fonds de développement de la microfinance islamique (FDMI) s’est tenue mardi 21 avril 2026 à Dakar. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie du ministère de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire visant à renforcer la place de la finance islamique dans l’architecture financière nationale et à accroître son rayonnement international. Un instrument stratégique pour la période 2026-2030 Le FDMI entend déployer son action sur la période 2026-2030, conformément à son plan stratégique de développement. Selon son administrateur général, Abdou Diaw, sa mise en place constitue une étape structurante dans l’évolution de la microfinance islamique au Sénégal. Doté désormais d’une personnalité juridique et d’une autonomie de gestion, le Fonds bénéficie d’une plus grande flexibilité opérationnelle. Cette configuration doit lui permettre de mobiliser, structurer et orienter des ressources conformes aux principes de la finance islamique vers les institutions de microfinance partenaires, chargées de les redistribuer aux bénéficiaires finaux, notamment les petites et moyennes entreprises, les micro-entrepreneurs et les acteurs de l’économie sociale et solidaire. Un levier d’innovation financière et d’inclusion Le FDMI se veut également un cadre de développement de produits financiers innovants adaptés aux besoins des populations exclues du système bancaire classique. L’approche repose sur une coopération renforcée avec les institutions financières islamiques, afin de promouvoir des mécanismes de financement conformes aux principes de partage des risques et d’ancrage dans l’économie réelle. Cette orientation est présentée comme une réponse aux limites du système financier traditionnel, qui exclut encore une partie importante des populations rurales, périurbaines et urbaines. Une vision politique axée sur une croissance inclusive Prenant la parole lors de la cérémonie, le ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, Alioune Dione, a inscrit ce lancement dans une vision politique plus large de transformation économique. Il a rappelé l’ambition du Sénégal d’atteindre une croissance comprise entre 6 et 7 % du PIB à l’horizon 2050 et de tripler le revenu par habitant. Selon lui, cette dynamique ne peut être durable que si elle est inclusive et repose sur des mécanismes permettant une meilleure redistribution des richesses. Dans cette perspective, la microfinance islamique est appelée à jouer un rôle de catalyseur, en complément des dispositifs classiques de financement. Une architecture institutionnelle renforcée Le ministre a également souligné la transformation du FDMI, issu du Programme de microfinance islamique (PROMISE), désormais restructuré et doté d’une gouvernance renforcée. L’objectif est de garantir davantage de transparence, d’efficacité et de crédibilité dans la gestion des ressources. Il a insisté sur la nécessité d’une synergie entre les acteurs publics et les institutions de microfinance afin de maximiser l’impact des financements sur l’économie réelle, notamment dans les secteurs agricoles et industriels. Un instrument contre l’exclusion financière Au-delà de l’aspect économique, la finance islamique est présentée comme un levier d’inclusion sociale. En excluant les mécanismes d’intérêt et de spéculation, elle repose sur une logique de partage des risques et de financement adossé à des actifs réels, ce qui la rend accessible à une partie de la population souvent exclue des circuits bancaires traditionnels. Une ambition de transformation économique et sociale En conclusion, le ministre a appelé les institutions de microfinance à saisir les opportunités offertes par ce nouveau cadre juridique afin de diversifier leurs offres et de répondre à une demande sociale croissante. Il a également souligné que cette dynamique vise à créer de la valeur ajoutée locale, à soutenir l’industrialisation des chaînes de valeur agricoles et à contribuer à la réduction de l’exode rural et de l’émigration irrégulière. Le lancement du FDMI est ainsi présenté comme un instrument au service d’une transformation économique fondée sur l’éthique, la solidarité et la … Read More

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Agro

Sénégal : une campagne agricole 2026-2027 anticipée et sécurisée.

Le Sénégal aborde la campagne agricole 2026-2027 avec une avance stratégique, dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques et la volatilité des prix des intrants agricoles. Les autorités mettent en avant une politique d’anticipation visant à garantir la disponibilité des engrais et à sécuriser la production nationale. Une stratégie fondée sur la souveraineté et l’anticipation En visite sur le site des Industries Chimiques du Sénégal (ICS) à Mbao, le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Mabouba Diagne, a mis en avant une approche proactive. Le responsable gouvernemental a insisté sur la nécessité de réduire la dépendance extérieure en sécurisant en amont les intrants essentiels à la campagne. Des stocks d’engrais déjà constitués Selon les données communiquées, le pays dispose actuellement de 125 000 tonnes d’engrais NPK et DAP. À ces volumes s’ajoutent 18 000 tonnes d’urée déjà disponibles, ainsi que plus de 30 000 tonnes supplémentaires en cours d’acheminement. Ces niveaux de stock visent à garantir un approvisionnement régulier des producteurs, dès le lancement de la campagne. Une attention accrue à la fertilité des sols Au-delà des engrais conventionnels, les autorités intègrent une dimension durable dans leur stratégie agricole. Sont ainsi prévues 30 000 tonnes d’engrais organiques, 30 000 tonnes de chaux agricole et 30 000 tonnes de phosphate, destinées à améliorer la fertilité des sols et à soutenir la productivité à long terme. Innovation et partenariats industriels Dans une logique de modernisation, un partenariat a été conclu avec le groupe Indorama afin d’enrichir les formulations d’engrais en oligo-éléments et macro-éléments, essentiels au développement des cultures et à l’amélioration des rendements. Un investissement structurant pour l’agriculture Cette stratégie repose sur un investissement global estimé à 126 milliards de francs CFA. L’objectif est de porter la capacité de production nationale à 400 000 tonnes par an, tout en positionnant le Sénégal comme un hub industriel régional dans le domaine des intrants agricoles. Un message de confiance aux producteurs Les autorités entendent rassurer les agriculteurs quant aux conditions de la prochaine campagne. Des instructions ont été données pour un démarrage anticipé de la distribution des intrants dès le mois de mai. À travers cette approche, le gouvernement affiche une ligne directrice claire : anticiper, produire et sécuriser, afin de construire une agriculture plus souveraine, résiliente et … Read More

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Infrastructure

Sénégal : le port de Bargny-Sendou se profile comme un futur hub logistique stratégique.

En chantier depuis plusieurs années, le port minéralier et vraquier de Bargny-Sendou devrait être livré d’ici la fin de l’année 2026. Présenté comme une infrastructure structurante pour l’économie nationale, il ambitionne de transformer en profondeur le paysage logistique du pays, avec une capacité cible de 20 millions de tonnes de marchandises traitées par an et la création attendue d’environ 2 600 emplois. Une montée en puissance progressive des capacités Selon les responsables du projet, le port entamera ses activités avec une capacité initiale de 7 millions de tonnes de produits vraquiers dès sa première année d’exploitation. Cette capacité devrait ensuite évoluer progressivement pour atteindre 12 millions, avant de culminer à 20 millions de tonnes par an, positionnant ainsi le site comme l’un des principaux pôles logistiques de la sous-région. Un levier pour la compétitivité économique Située à une quarantaine de kilomètres de Dakar, cette infrastructure vise à désengorger le port autonome de la capitale et à fluidifier les chaînes d’approvisionnement. En visite sur le site, le sous-secrétaire d’État adjoint américain aux Affaires africaines, Richard Michaels, a mis en avant le potentiel du projet pour renforcer la compétitivité de l’économie sénégalaise. Il a notamment évoqué les importantes capacités de stockage prévues pour les céréales, les hydrocarbures et d’autres types de marchandises. Un projet encore dépendant de financements complémentaires Malgré ses ambitions, la concrétisation complète du projet reste conditionnée à la mobilisation de financements additionnels estimés à 400 millions de dollars. Des discussions sont actuellement en cours entre les autorités sénégalaises et des partenaires américains afin de sécuriser ces ressources. La visite du chantier a réuni plusieurs personnalités, dont l’ambassadrice des États-Unis au Sénégal, Jennifer Davis Paguada, ainsi que le directeur général de Senegal Minergy Port, Dame Diané. Un projet au cœur des attentes économiques À terme, le port de Bargny-Sendou est appelé à devenir un hub logistique majeur, capable de soutenir la croissance des échanges commerciaux et d’accompagner le développement industriel du Sénégal. Son aboutissement constitue ainsi un enjeu stratégique pour les autorités, dans un contexte de forte demande en infrastructures modernes et … Read More

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Guinée 2026

Guinée – CPI : Conakry réaffirme son engagement dans le procès du 28 septembre 2009.

Le Premier ministre guinéen Amadou Oury Bah a reçu, mardi 21 avril 2026 à Conakry, une délégation de la Cour pénale internationale (CPI), conduite par son procureur général adjoint, Mame Mandiaye Niang. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du suivi du procès relatif au Massacre du 28 septembre 2009, actuellement en cours devant la justice guinéenne. Le principe de complémentarité au cœur des échanges Au cours des discussions, le représentant de la CPI a rappelé la centralité du principe de complémentarité, fondement des relations entre la Cour et les juridictions nationales. Depuis l’ouverture d’un examen préliminaire en 2009, la CPI a privilégié une approche consistant à laisser à la Guinée la responsabilité première de juger les faits, tout en assurant un suivi étroit du processus. Ce mécanisme implique que les autorités judiciaires nationales restent en première ligne dans la conduite des poursuites, la CPI n’intervenant qu’en cas de défaillance ou d’insuffisance des procédures engagées au niveau interne. Un test pour la crédibilité de la justice guinéenne La rencontre intervient dans un contexte où les autorités guinéennes poursuivent les audiences liées à ce dossier emblématique, considéré comme l’un des épisodes les plus marquants de l’histoire contemporaine du pays. Au-delà de l’enjeu judiciaire, ce procès constitue un test majeur pour la crédibilité du système judiciaire guinéen et pour sa capacité à répondre aux attentes des victimes, en matière de vérité, de justice et de réparation. Une coopération internationale sous surveillance En réaffirmant son attachement à la dynamique judiciaire en cours, la Cour pénale internationale souligne l’importance d’une coopération efficace avec les autorités nationales. Cette collaboration vise à garantir que les procédures respectent les standards internationaux, tout en consolidant l’ancrage de la justice au niveau national. À travers ce dialogue, Conakry et la CPI entendent maintenir une trajectoire commune vers l’aboutissement d’un procès équitable, dans un dossier à forte portée historique et symbolique pour la … Read More

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ONU

ONU : Macky Sall attendu pour son audition décisive.

Au siège des Nations unies à New York, le processus de désignation du prochain secrétaire général s’accélère avec la tenue des auditions publiques des candidats, une étape clé dans la course à la succession de António Guterres. Macky Sall attendu devant les États membres Parmi les personnalités en lice, l’ancien président sénégalais Macky Sall doit être auditionné ce mercredi à 15 heures (heure de New York), soit 19 heures en temps universel. Cet exercice, très attendu, le placera face aux représentants des États membres ainsi qu’à des acteurs de la société civile. Un exercice de transparence et d’évaluation Organisées sous l’autorité de la présidente de l’Assemblée générale, Annalena Baerbock, ces auditions publiques visent à renforcer la transparence du processus de sélection. Chaque candidat est invité à présenter une déclaration liminaire, avant de répondre pendant plusieurs heures à des questions portant sur son expérience, ses priorités et sa vision pour l’organisation. Quatre candidats pour un poste stratégique Selon la liste publiée par l’ONU, quatre personnalités sont actuellement en compétition : Michelle Bachelet, Rafael Grossi, Rebeca Grynspan et Macky Sall. Le poste de secrétaire général revêt une importance stratégique dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques, des défis sécuritaires persistants et des enjeux croissants en matière de développement et de droits humains. Une vision axée sur la réforme du multilatéralisme Dans son document de vision intitulé « Refonder le multilatéralisme pour un monde meilleur », Macky Sall dresse le constat d’une « crise profonde et systémique » du système international. Il y plaide pour une réforme de l’ONU autour de trois axes principaux : une approche intégrée reliant paix, sécurité et développement, la relance du multilatéralisme et le renforcement de la gouvernance de l’institution. Une audition déterminante dans un contexte incertain L’audition de Macky Sall est perçue comme un moment clé dans l’évaluation de sa candidature. À l’heure où le système multilatéral fait face à des remises en question profondes, le choix du prochain secrétaire général apparaît déterminant pour l’avenir et l’efficacité de l’action des Nations … Read More

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Guinée 2026

Guinée : la Cour suprême se prépare aux enjeux du contentieux électoral.

À l’approche des élections législatives et communales prévues le 31 mai 2026, la Cour suprême de Guinée a lancé, lundi 20 avril, un atelier stratégique de renforcement des capacités à l’intention de ses magistrats et greffiers. L’objectif affiché est de mieux anticiper et gérer les contentieux électoraux, dans un souci de transparence et de crédibilité du processus électoral. Un rôle central dans la consolidation de l’État de droit Prenant la parole à l’ouverture des travaux, le premier président de la Cour suprême, Fodé Bangoura, a insisté sur la responsabilité majeure de l’institution en période électorale. Il a souligné la nécessité d’harmoniser les pratiques et d’anticiper les litiges, afin de garantir des décisions rendues avec rigueur, impartialité et célérité. En tant que juridiction de dernier ressort, la Cour suprême joue un rôle déterminant dans la préservation de la confiance des citoyens et la stabilité institutionnelle. Une initiative saluée par le ministère de la Justice Présidant la cérémonie d’ouverture, le Garde des Sceaux, Ibrahima Sory II Tounkara, a qualifié l’initiative de démarche « anticipatrice », rappelant que la gestion efficace du contentieux électoral constitue un pilier fondamental de la légitimité démocratique. Il a réaffirmé l’engagement des autorités, sous la conduite du président Mamadi Doumbouya et du Premier ministre Amadou Oury Bah, à organiser des élections apaisées, transparentes et crédibles. Des défis techniques et opérationnels à relever Les échanges ont mis en évidence la complexité croissante du contentieux électoral, marqué par l’évolution des modes de preuve, la multiplication des contestations et la circulation rapide d’informations, parfois erronées. Dans ce contexte, magistrats et greffiers ont été appelés à renforcer leur maîtrise des normes électorales, à garantir la fiabilité des procédures et à assurer une traçabilité rigoureuse des dossiers, malgré des délais souvent contraints. Un atelier soutenu par des partenaires techniques Cet atelier, prévu sur deux jours, bénéficie de l’appui du cabinet Global Expertise Guinée, en partenariat avec International Partnership for Integrity. Au nom des formateurs, Mountaga Sylla a rappelé que le contentieux électoral constitue un élément central de la souveraineté de l’État, soulignant l’importance de décisions juridictionnelles cohérentes et motivées. Une préparation globale du processus électoral Les travaux couvrent l’ensemble des étapes du processus électoral, du pré-scrutin à la proclamation des résultats, en passant par la validation des candidatures et la campagne électorale. Ils s’appuient sur le nouveau code électoral adopté en septembre 2025, avec des études de cas pratiques destinées à renforcer l’efficacité opérationnelle des participants. Consolider la confiance et prévenir les crises Au terme des échanges, un consensus s’est dégagé sur l’importance de la crédibilité du juge électoral, fondée à la fois sur sa compétence technique et sur la confiance qu’il inspire. À travers cette initiative, la Cour suprême de Guinée entend affirmer son rôle de régulateur démocratique, en contribuant à prévenir les crises électorales et à consolider la paix sociale dans le … Read More

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