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Nigéria

Nigeria : la raffinerie de Dangote dépasse sa capacité et vise une expansion historique.

Une montée en puissance au-delà des prévisions initiales Les derniers tests de performance de la raffinerie Dangote Petroleum, au Nigeria, indiquent que l’installation a dépassé sa capacité nominale initiale de 650 000 barils par jour. Lors d’un essai technique conduit par les organismes de certification et de licence, le complexe industriel a atteint un niveau de traitement de 700 000 barils par jour. Cette performance confirme la montée en puissance progressive de ce projet industriel stratégique, présenté comme l’un des plus ambitieux du secteur pétrolier mondial. Un projet appelé à devenir l’une des plus grandes raffineries au monde Selon Devakumar Edwin, vice-président en charge du pétrole et du gaz chez Dangote Industries, cette augmentation de capacité s’inscrit dans une trajectoire d’expansion plus large. Le groupe vise en effet une montée en puissance jusqu’à 1,4 million de barils par jour dans un délai d’environ 30 mois. Si cet objectif est atteint, la raffinerie nigériane pourrait devenir l’une des plus importantes installations de transformation pétrolière au monde, renforçant significativement le positionnement du Nigeria dans l’industrie énergétique globale. Une production déjà orientée vers les marchés locaux et internationaux Entrée progressivement en production en 2024, la raffinerie Dangote a déjà augmenté ses volumes de production de carburants, notamment l’essence, le diesel et le kérosène. Elle joue désormais un rôle croissant dans l’approvisionnement du marché intérieur nigérian, historiquement dépendant des importations de produits raffinés. Au-delà du marché national, l’installation a également commencé à exporter vers plusieurs destinations internationales. Les cargaisons de produits pétroliers sont notamment acheminées vers des pays africains ainsi que vers l’Europe, dont le Royaume-Uni, la France et les Pays-Bas. Des expéditions vers les États-Unis et l’Arabie saoudite ont également été signalées. Un acteur clé dans un marché mondial sous tension La montée en puissance de la raffinerie intervient dans un contexte marqué par des perturbations de l’approvisionnement mondial en produits pétroliers, liées notamment aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Cette situation a poussé de nombreux acheteurs, en particulier en Afrique, à diversifier leurs sources d’approvisionnement. Dans ce contexte, la raffinerie Dangote s’impose progressivement comme un acteur stratégique, capable de répondre à une partie de la demande régionale et internationale en produits raffinés, tout en contribuant à réduire la dépendance du continent africain aux importations énergétiques. Un projet industriel structurant pour l’Afrique Porté par le milliardaire Aliko Dangote, ce complexe industriel représente l’un des investissements privés les plus importants du continent. Au-delà de sa dimension énergétique, il est également perçu comme un levier potentiel de transformation économique pour le Nigeria, avec des effets attendus sur l’emploi, la balance commerciale et la souveraineté … Read More

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Afrique

Kamel Koné : « Le contenu local doit devenir un véritable levier de création de valeur pour les entreprises africaines ».

Dans un contexte de redynamisation du secteur pétrolier en Côte d’Ivoire, comment évaluez-vous aujourd’hui le positionnement des acteurs locaux dans la chaîne de valeur, et quelles sont, selon vous, les principales marges de progression ? Il est important de rappeler que la Côte d’Ivoire attire aujourd’hui de nombreux investisseurs grâce aux importantes découvertes pétrolières réalisées ces dernières années. Le pays bénéficie également d’un environnement économique et politique relativement stable, favorable aux affaires. Toutefois, notre industrie pétrolière est encore en phase de construction. Historiquement, le secteur a été dominé par des acteurs internationaux, en raison des besoins considérables en capitaux, en technologies et en expertise. La Côte d’Ivoire a néanmoins pris les devants en adoptant très tôt une loi sur le contenu local. Cette réglementation vise à permettre aux entreprises ivoiriennes de bénéficier des retombées économiques générées par l’exploitation des ressources pétrolières. L’un des aspects les plus intéressants de cette démarche est qu’elle a été élaborée en concertation avec les acteurs privés. Les entreprises locales ont pu identifier les activités qu’elles étaient capables d’exécuter et contribuer ainsi à la définition des différentes catégories d’activités. Aujourd’hui, certaines activités sont exclusivement réservées aux entreprises nationales, tandis que d’autres nécessitent encore des partenariats avec des sociétés internationales. À mesure que les entreprises ivoiriennes gagneront en expérience et en compétences, de nouvelles activités pourront progressivement leur être confiées. C’est dans cette logique qu’a été créé le GESPETROGAZ-CI, le Groupement des entreprises de services pétroliers et gaziers de Côte d’Ivoire, qui joue un rôle d’interface entre les entreprises locales et les autorités publiques. La marge de progression reste considérable, d’autant plus que la Côte d’Ivoire a eu l’avantage d’anticiper ces enjeux avant même l’accélération des découvertes majeures. À l’échelle africaine, le développement de l’industrie pétrolière reste fortement dépendant des acteurs internationaux. Comment les pays africains peuvent-ils mieux capter la valeur issue de leurs ressources pétrolières ? Le secteur pétrolier est, par nature, extrêmement capitalistique. Or, l’un des principaux défis de l’Afrique demeure l’accès au financement. Certains pays ont réussi à développer de véritables champions nationaux, notamment le Nigeria, l’Angola ou encore l’Algérie. Nous devons nous inspirer de ces expériences et favoriser davantage la coopération entre pays africains. Lorsque nous parlons de coopération, il ne s’agit pas uniquement des États. Les acteurs privés doivent également intensifier leurs échanges afin de partager les bonnes pratiques, les technologies et les opportunités d’affaires. C’est dans cet esprit que nous avons lancé une plateforme panafricaine permettant d’interconnecter les entreprises de services pétroliers du continent. Cette initiative facilite le partage d’informations sur les appels d’offres, les innovations et les opportunités de partenariat. Nous avons été agréablement surpris par le niveau de compétence de nombreux acteurs africains rencontrés, du Mozambique à l’Algérie. Il existe déjà de véritables champions africains qu’il faut davantage valoriser. L’autre enjeu majeur concerne le financement. Nous attendons beaucoup de la future Banque africaine de l’énergie, ainsi que de la capacité des institutions financières africaines à développer des solutions adaptées aux besoins du secteur. Dans un contexte où les financements internationaux se raréfient pour les projets liés aux hydrocarbures, les banques africaines doivent innover afin de soutenir une industrie qui demeure essentielle au développement économique du continent. En tant que président du GESPETROGAZ-CI, quels sont les principaux obstacles que rencontrent les entreprises ivoiriennes du secteur pétrolier ? Le premier défi reste incontestablement l’accès au capital. Il ne s’agit pas seulement de l’accès au crédit, mais également du coût du financement. Les entreprises africaines sont souvent en concurrence avec des groupes internationaux qui bénéficient de conditions de financement beaucoup plus avantageuses. Lorsque deux entreprises achètent les mêmes équipements auprès des mêmes fournisseurs, mais que l’une emprunte à 15 % et l’autre à 4 %, l’écart de compétitivité est considérable dès le départ. Les entreprises locales sont également confrontées à des avances de démarrage insuffisantes, à des délais de paiement particulièrement longs et à des appels d’offres souvent trop vastes pour être accessibles à des PME nationales. À cela s’ajoute la question du capital humain. Même si la Côte d’Ivoire dispose de nombreux talents, le secteur souffre encore d’un déficit de compétences spécialisées. Les besoins en formation restent importants pour accompagner la croissance rapide de l’industrie. Enfin, la structuration des entreprises constitue un enjeu essentiel. Le GESPETROGAZ-CI accompagne ses membres dans l’amélioration de leur gouvernance, de leur organisation et de leurs pratiques contractuelles. Nous constatons régulièrement que certaines entreprises perdent de la valeur faute d’une bonne négociation de leurs contrats. Le renforcement des capacités managériales et juridiques est donc un facteur clé de compétitivité. Vous êtes engagé sur les questions de contenu local en Côte d’Ivoire. Quelle est votre vision pour le développement du contenu local en Afrique ? Notre vision repose avant tout sur une meilleure coopération entre les acteurs privés africains. Les États dialoguent déjà entre eux, ce qui est positif. Mais le secteur privé doit également se connecter davantage afin de créer des synergies concrètes. C’est dans cette perspective que nous avons lancé l’initiative Rising African Content, qui rassemble des entrepreneurs issus de plusieurs pays producteurs de pétrole. Cette plateforme permet aux entreprises africaines de partager leurs expériences, leurs opportunités d’affaires et leurs compétences. L’objectif est simple : lorsqu’un opérateur recherche une expertise, son premier réflexe devrait être de vérifier si cette compétence existe déjà en Afrique avant de se tourner vers l’extérieur. Nous plaidons également pour l’introduction d’un principe de « préférence africaine » dans les législations sur le contenu local. Concrètement, lorsqu’aucune entreprise nationale n’est en mesure de répondre à un besoin donné, la priorité devrait être accordée à une entreprise africaine avant d’envisager le recours à un prestataire hors du continent. Cette approche permettrait d’accélérer l’intégration économique africaine et de renforcer la capacité des entreprises du continent à capter une part plus importante de la valeur créée par l’exploitation de leurs ressources naturelles. Propos recueillis par Daniel DJAGOUE Source : … Read More

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Culture

Conakry se prépare à accueillir la finale régionale de « Questions pour un Champion ».

Le ministre Mourana Soumah reçoit les organisateurs de Nimba Cultura et l’animateur Julien Lepers Le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Mourana Soumah, a accordé une audience aux promoteurs de Nimba Cultura, accompagnés de l’animateur français Julien Lepers, figure emblématique de l’émission « Questions pour un Champion », actuellement en séjour à Conakry dans le cadre de la grande finale régionale de cette compétition de culture générale. Cette rencontre a permis aux organisateurs de présenter les grandes lignes de l’événement prévu le 7 juin prochain dans la capitale guinéenne et d’inviter officiellement le ministre à prendre part à cette célébration du savoir et de l’excellence intellectuelle. Une compétition sous-régionale dédiée à l’excellence La finale régionale réunira des candidats venus de six pays d’Afrique de l’Ouest : la Guinée, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Sénégal, le Togo et le Bénin. L’événement ambitionne de mettre en lumière les talents intellectuels de la sous-région tout en favorisant les échanges culturels entre les jeunes participants. À travers cette initiative, les organisateurs souhaitent promouvoir la culture générale, encourager l’apprentissage et valoriser le mérite comme levier de réussite individuelle et collective. La présence de Julien Lepers, personnalité incontournable du paysage audiovisuel francophone, confère une dimension particulière à cette édition, appelée à rassembler de nombreux passionnés de connaissances et de compétition intellectuelle. La Guinée comme carrefour du savoir et de la culture Au cours des échanges, le ministre Mourana Soumah a salué une initiative qu’il considère comme un outil de promotion de l’excellence et du rayonnement culturel. Il a souligné l’importance de multiplier les espaces dédiés à la connaissance, à l’émulation intellectuelle et à la valorisation des compétences des jeunes générations. Pour les autorités, l’organisation d’un tel rendez-vous à Conakry contribue également à renforcer l’image de la Guinée comme terre d’accueil des grands événements culturels et éducatifs de la sous-région. Un rendez-vous attendu par les passionnés de culture générale Au-delà de la compétition, cette finale régionale se veut un moment de partage, de découverte et de célébration du savoir. Elle offre aux participants l’opportunité de démontrer leurs connaissances tout en favorisant le dialogue entre les différentes cultures représentées. À quelques jours de l’événement, les organisateurs espèrent faire de cette édition une vitrine de l’excellence académique et intellectuelle ouest-africaine, tout en renforçant l’intérêt des jeunes pour la culture générale et … Read More

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Elections

Législatives en Guinée : Elhadj Amadou Diarouga Diallo élu député de la diaspora Afrique.

La diaspora guinéenne établie en Afrique a désormais son représentant à l’Assemblée nationale. À l’issue des élections législatives, Elhadj Amadou Diarouga Diallo a été élu député de la circonscription de la diaspora Afrique, consacrant ainsi un parcours marqué par l’engagement communautaire et la proximité avec les Guinéens vivant hors du territoire national. Cette victoire intervient dans un contexte où la participation de la diaspora aux grandes décisions nationales occupe une place croissante dans le débat public. Acteurs économiques majeurs, contributeurs au développement local et ambassadeurs de la Guinée à travers le continent, les Guinéens de l’extérieur voient leur rôle politique se renforcer à travers cette représentation parlementaire. Une confiance accordée par les Guinéens de l’extérieur L’élection d’Elhadj Amadou Diarouga Diallo traduit la confiance que lui ont accordée les électeurs de la diaspora africaine. Tout au long de la campagne, le nouveau député a multiplié les échanges avec les communautés guinéennes installées dans plusieurs pays du continent, portant un message centré sur la représentation, l’écoute et la défense des intérêts des citoyens vivant à l’étranger. Son élection est perçue par de nombreux observateurs comme le reflet d’une volonté des électeurs de voir leurs préoccupations mieux prises en compte au sein des institutions nationales. Porter la voix de la diaspora au Parlement En accédant à l’Assemblée nationale, Elhadj Amadou Diarouga Diallo aura pour mission de porter les attentes des Guinéens établis en Afrique sur des questions aussi diverses que la protection consulaire, l’investissement de la diaspora, la mobilité, l’accès aux services administratifs ou encore la participation au développement économique du pays. La diaspora guinéenne représente en effet un levier stratégique pour la Guinée, tant par ses transferts financiers que par son apport en compétences, en expertise et en réseaux économiques. Un mandat placé sous le signe du rapprochement Au-delà de la représentation institutionnelle, cette élection ouvre une nouvelle étape dans les relations entre la Guinée et sa diaspora. Les attentes sont importantes concernant le renforcement des mécanismes de dialogue entre les autorités nationales et les communautés guinéennes établies à travers le continent africain. Pour de nombreux électeurs, le mandat d’Elhadj Amadou Diarouga Diallo devra contribuer à rapprocher davantage la diaspora des centres de décision et à faire entendre sa voix dans les politiques publiques nationales. Avec cette victoire, le nouveau député devient l’un des visages de la représentation des Guinéens de l’extérieur et hérite de la responsabilité de transformer les aspirations de la diaspora africaine en propositions concrètes au service du développement de la … Read More

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Santé

Zimbabwe : une première historique en neurochirurgie ouvre la voie à des traitements de pointe.

Le Zimbabwe vient de franchir un cap majeur dans le développement de sa médecine spécialisée avec la réalisation réussie de ses premières interventions de stimulation cérébrale profonde (Deep Brain Stimulation – DBS) et de stimulation de la moelle épinière (Spinal Cord Stimulation – SCS). Cette avancée médicale marque l’entrée du pays dans le cercle restreint des nations africaines capables de proposer des thérapies avancées de neuromodulation pour le traitement de pathologies neurologiques complexes. Les deux opérations ont été réalisées les 28 et 29 mai derniers sous la direction du neurochirurgien zimbabwéen Nathaniel Zimani, avec l’appui technique d’une équipe médicale chinoise déployée dans le cadre d’un partenariat de coopération sanitaire. Une avancée majeure pour la médecine spécialisée Selon les autorités sanitaires, les patients ayant bénéficié de ces interventions présentent une évolution favorable et poursuivent actuellement leur suivi post-opératoire. Ces procédures figurent parmi les techniques les plus sophistiquées utilisées en neurochirurgie moderne. Elles permettent de traiter certaines maladies neurologiques et troubles chroniques dont la prise en charge demeure difficile avec les traitements conventionnels. La stimulation cérébrale profonde consiste à implanter des électrodes dans des zones précises du cerveau afin de réguler l’activité neuronale responsable de certains symptômes. Cette technologie est notamment utilisée dans le traitement de la maladie de Parkinson, de la dystonie, de certaines formes d’épilepsie résistantes aux médicaments et de plusieurs troubles neurologiques sévères. La stimulation de la moelle épinière repose quant à elle sur l’envoi d’impulsions électriques contrôlées visant à réduire des douleurs chroniques persistantes, souvent invalidantes, et à améliorer la qualité de vie des patients. Mettre fin à l’exil médical des patients Jusqu’à présent, les Zimbabwéens nécessitant ce type de traitement devaient se rendre à l’étranger pour accéder à ces interventions hautement spécialisées, avec des coûts souvent inaccessibles pour la majorité des patients. La réalisation de ces opérations sur le territoire national représente donc un tournant important pour le système de santé du pays. Elle ouvre la voie à une prise en charge locale de pathologies complexes tout en réduisant les dépenses liées aux évacuations médicales internationales. Pour le neurochirurgien chinois Chen Yanliang, membre de l’équipe ayant participé aux interventions, cette réussite permet de combler un déficit technologique important et constitue une étape décisive dans le développement des capacités neurochirurgicales du Zimbabwe. Une technologie innovante déployée pour la première fois en Afrique Ces opérations marquent également le premier déploiement officiel sur le continent africain d’une technologie de neuromodulation développée par l’Université Tsinghua et commercialisée par l’entreprise chinoise Beijing PINS Medical Co. Selon les responsables du programme, ces équipements répondent aux standards internationaux tout en proposant des coûts plus compétitifs que ceux de nombreux dispositifs occidentaux. Cette accessibilité pourrait favoriser une démocratisation progressive des traitements neurologiques de pointe dans plusieurs pays africains confrontés à des contraintes budgétaires importantes. Un signal fort pour l’innovation médicale en Afrique Au-delà de leur portée nationale, ces premières interventions témoignent des progrès réalisés par plusieurs systèmes de santé africains dans les domaines de la chirurgie spécialisée et des technologies médicales avancées. En rejoignant le groupe des pays capables de pratiquer la stimulation cérébrale profonde et la stimulation médullaire, le Zimbabwe renforce son positionnement dans le domaine des neurosciences et ouvre de nouvelles perspectives pour la prise en charge de milliers de patients souffrant de maladies neurologiques complexes à travers la … Read More

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Côte d'Ivoire

La Côte d’Ivoire s’offre une victoire de prestige contre la France à une semaine du Mondial.

En attendant de se mettre à l’heure américaine, c’est la Côte d’Ivoire qui a donné le ton du show. La Beaujoire de Nantes avait beau être annoncée comme le théâtre de la grande répétition des Bleus avant le départ pour Boston, le décor s’est très vite teinté d’orange. La diaspora ivoirienne transformant ce match de gala français en rendez-vous de prestige pour les Eléphants. Sur la pelouse, les hommes d’Emerse Faé ont d’abord accepté le scénario attendu : celui d’une équipe de France venue se rôder avant son entrée en lice au Mondial, le 16 juin, face au Sénégal. Et si la France a pris le commandement du ballon, elle est très vite tombée sur un mur : Yahya Fofana. Le portier ivoirien s’offre un premier arrêt dès la 7e minute sur une tentative de Kylian Mbappé, parfaitement servi par Michael Olise. Puis il enchaîne sur une frappe d’Olise (21e), avant de s’interposer encore sur une tentative de Rayan Cherki (32e). La Côte d’Ivoire plie sans rompre. Cherki plus adroit qu’Adingra Il faudra un exploit individuel pour débloquer le coffre-fort ivoirien. Juste avant la pause, Cherki se faufile dans la surface et ouvre le score (45e). Un but qui fait exploser de colère les Éléphants : sur l’action, ils réclament une faute non sifflée sur Konan. Franck Kessié prend un carton jaune dans la foulée, et l’on jurerait alors que le capitaine ivoirien n’a pas vraiment cherché à éviter l’arbitre autrichien Sebastian Gishamer lorsque les deux se télescopent quelques instants plus tard. La frustration est là, mais pas la résignation. Car la Côte d’Ivoire avait déjà envoyé un avertissement sérieux avant ce but français. À la 42e minute, Adingra chipe le ballon à Tchouaméni et file défier Mike Maignan. Il faut un grand réflexe du gardien de l’AC Milan pour empêcher l’attaquant monégasque d’ouvrir le score. Au retour des vestiaires, la rencontre s’emballe enfin. Difficile de dire si c’est la sortie conjuguée de Mbappé, Tchouaméni et Olise, ou l’entrée de joueurs comme Nicolas Pépé et Diallo côté ivoirien, qui fait basculer l’atmosphère. Toujours est-il qu’un vent de fraîcheur souffle soudain sur la pelouse de La Beaujoire. La Côte d’Ivoire se libère. Pepe décisif Le premier coup de tonnerre vient sur le côté droit: Une ouverture lumineuse de Pépé, une projection de Guéla Doué, et l’arrière droit ivoirien égalise (53e). Sur le banc français, Désiré Doué assiste, impuissant, au but de son frère sous un autre maillot. Les Bleus accusent le coup, la Côte d’Ivoire en profite. Plus agressifs dans les duels, plus tranchants en transition, les hommes de Faé jouent désormais avec la confiance de ceux qui sentent l’exploit à portée de main. La punition finit par tomber sous l’impulsion encore de Pepe qui décale Doué (encore) dont le centre en retrait trouvé Amad Diallo qui crucifie les Bleus (83e). Avant leur rencontre face au Sénégal le 16 juin, cette défaite est un petit avertissement pour les hommes de Didier Deschamps, « une piqûre de rappel si on en avait besoin », dixit le sélectionneur des Bleus.  A l’inverse, la Côte d’Ivoire peut quitter Nantes avec le plein de confiance avant le match face à l’Allemagne, le 20 juin à Toronto. Source : … Read More

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Burkina Faso

Burkina Faso : près de 25 milliards FCFA mobilisés pour moderniser les infrastructures de santé.

Le gouvernement burkinabè a franchi une nouvelle étape dans le renforcement de son système de santé en autorisant, lors du Conseil des ministres du 4 juin 2026, la passation et l’exécution de marchés publics d’un montant global de 24,67 milliards FCFA TTC. Cette enveloppe est destinée à la construction de nouvelles infrastructures sanitaires ainsi qu’à l’acquisition d’équipements médicotechniques dans plusieurs régions du pays. Entièrement financés par le budget national au titre de l’exercice 2026, ces investissements s’inscrivent dans la stratégie des autorités visant à améliorer l’accès aux soins et à renforcer les capacités des établissements de santé face à une demande croissante de services médicaux. Un investissement majeur pour améliorer l’offre de soins Selon le rapport adopté par le Conseil des ministres, le montant mobilisé, précisément évalué à 24 671 907 314 FCFA TTC, permettra d’accélérer la réalisation de projets prioritaires dans le secteur sanitaire. L’objectif est de doter les structures de santé d’infrastructures adaptées et d’équipements modernes capables d’améliorer la qualité de la prise en charge des patients. Les projets concernent notamment la construction de nouveaux bâtiments sanitaires dans plusieurs localités du pays ainsi que le renforcement des capacités techniques des formations sanitaires grâce à l’acquisition de matériels médicotechniques de dernière génération. Répondre aux besoins croissants du secteur sanitaire Le gouvernement justifie le recours à une procédure spécifique par l’urgence de répondre aux besoins du système de santé et par la nécessité de réduire les délais de mise en œuvre des projets. Cette décision intervient dans un contexte où les infrastructures sanitaires sont fortement sollicitées, notamment en raison de la croissance démographique, des défis liés à la couverture sanitaire et de la nécessité d’améliorer l’accès aux soins dans les zones éloignées. Les autorités estiment que ces investissements contribueront à renforcer la résilience du système de santé tout en améliorant les conditions de travail des professionnels du secteur. Une ambition de modernisation à l’échelle nationale À travers ce programme d’investissement, le Burkina Faso entend accroître les capacités d’accueil de ses structures sanitaires, améliorer leur niveau d’équipement et rapprocher davantage les services de santé des populations. L’initiative s’inscrit dans une politique plus large de modernisation des services publics et de renforcement du capital humain, considérée comme un levier essentiel pour le développement du pays. En mobilisant près de 25 milliards FCFA pour le secteur sanitaire, les autorités burkinabè affichent leur volonté de faire de l’amélioration de l’offre de soins une priorité, dans un contexte où l’accès à des services de santé de qualité demeure un enjeu majeur pour de nombreuses communautés à travers le territoire … Read More

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Bénin

Bénin-Togo : Romuald Wadagni et Faure Gnassingbé renforcent leur partenariat stratégique.

Le président béninois Romuald Wadagni a effectué mercredi une visite d’amitié et de travail à Lomé, où il a rencontré le président du Conseil de la République togolaise, Faure Essozimna Gnassingbé. Cette rencontre a permis aux deux dirigeants de réaffirmer leur engagement en faveur du renforcement de la coopération bilatérale, de l’intégration régionale et de la coordination sécuritaire dans un contexte sous-régional marqué par d’importants défis économiques et sécuritaires. Cette étape togolaise s’inscrit dans la dynamique diplomatique engagée par le nouveau chef de l’État béninois depuis son investiture. Après des visites officielles au Nigéria, au Niger et au Burkina Faso, Romuald Wadagni poursuit ainsi sa tournée auprès des pays voisins, illustrant sa volonté de faire de la coopération régionale un pilier de son action diplomatique. Des relations historiques appelées à se renforcer Au cours de leurs échanges, les deux dirigeants ont passé en revue les principaux axes de coopération entre le Bénin et le Togo. Selon le communiqué conjoint publié à l’issue de la rencontre, ils ont réaffirmé leur attachement aux liens historiques de fraternité, de solidarité et de bon voisinage qui unissent les deux pays. Romuald Wadagni et Faure Gnassingbé ont également souligné l’importance d’un dialogue politique régulier pour préserver un climat de confiance mutuelle et contribuer à la stabilité de l’espace ouest-africain. Les deux responsables ont convenu de poursuivre les consultations sur les questions d’intérêt commun afin de consolider davantage leur partenariat stratégique. Une ambition commune pour l’intégration économique Les discussions ont accordé une place importante aux enjeux économiques. Les deux parties se sont félicitées de la progression des échanges commerciaux entre leurs pays et ont exprimé leur volonté d’accélérer les projets destinés à améliorer la connectivité régionale. Les infrastructures de transport, la facilitation des échanges transfrontaliers, le développement du commerce ainsi que la promotion des investissements privés figurent parmi les priorités identifiées. Pour les deux gouvernements, le renforcement de ces secteurs est essentiel pour stimuler la croissance économique et favoriser une meilleure intégration des marchés nationaux. Cette orientation s’inscrit dans la dynamique plus large de l’intégration économique ouest-africaine, considérée comme un levier majeur de développement et de compétitivité pour les États de la région. Une coopération sécuritaire face aux défis régionaux Les questions de sécurité ont également occupé une place centrale dans les échanges. Face à l’expansion de la menace terroriste dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et à la recrudescence de la criminalité transfrontalière, les deux dirigeants ont réaffirmé leur volonté de renforcer la coopération entre leurs services de défense et de sécurité. Ils ont souligné la nécessité d’une réponse concertée aux défis sécuritaires qui affectent la sous-région et menacent les efforts de développement économique. Dans cette perspective, le Bénin et le Togo entendent intensifier les mécanismes de coordination et d’échange d’informations afin de mieux prévenir les risques liés à l’insécurité. Les deux responsables ont par ailleurs réitéré leur attachement aux principes de libre circulation des personnes, des biens et des services, qu’ils considèrent comme des fondements essentiels de l’intégration régionale. Une relation appelée à se densifier Au terme de la visite, le président béninois a invité Faure Essozimna Gnassingbé à effectuer une visite officielle au Bénin. Le président du Conseil togolais a accepté cette invitation, dont les modalités seront définies ultérieurement par les voies diplomatiques. Cette rencontre confirme la volonté de Cotonou et de Lomé de renforcer leur partenariat dans des domaines stratégiques, tout en contribuant à la … Read More

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Financement

Mali : prolongation de sept ans des fonds de garantie pour soutenir le financement du secteur privé.

Le gouvernement malien a décidé de maintenir pour une durée de sept ans les ressources logées au Fonds de garantie pour le secteur privé (FGSP), un dispositif clé destiné à faciliter l’accès au crédit des entreprises. L’enveloppe concernée dépasse 28 milliards de FCFA et vise à renforcer les mécanismes de soutien au financement dans un contexte économique marqué par plusieurs contraintes structurelles. La décision a été actée lors du Conseil des ministres du 3 juin 2026, tenu à Bamako sous la présidence du général d’armée Assimi Goïta. Elle porte sur la signature d’un avenant à la convention de gestion conclue en juin 2023 entre l’État et le FGSP. Une enveloppe issue des dispositifs post-COVID et des fonds affectés Le prolongement concerne deux principales lignes de financement : les « Fonds COVID-19 », évalués à 20 milliards de FCFA, et les « Fonds affectés », d’un montant de 8,482 milliards de FCFA, soit un total global de 28,482 milliards de FCFA. Selon les autorités, ces ressources ont déjà permis de soutenir le système de financement de l’économie en sécurisant les risques bancaires liés aux prêts accordés aux entreprises. À l’approche de l’échéance initiale des fonds COVID-19, le FGSP a sollicité leur alignement sur la durée des fonds affectés afin d’assurer la continuité des interventions. Un levier pour l’accès au crédit des entreprises Le Fonds de garantie pour le secteur privé est un établissement financier public chargé de faciliter l’accès au crédit en partageant le risque avec les banques et les institutions financières décentralisées. Il intervient principalement en faveur des petites et moyennes entreprises, souvent confrontées à des difficultés d’accès au financement en raison du manque de garanties ou du niveau de risque perçu. L’extension décidée par les autorités vise à renforcer la capacité du dispositif à encourager les établissements financiers à accroître leurs prêts au secteur productif, en réduisant une partie du risque supporté. Des résultats déjà significatifs dans le financement de l’économie Selon les données du ministère de l’Économie et des Finances, le FGSP a enregistré près de 500 milliards de FCFA d’engagements de garantie entre 2015, date du démarrage effectif de ses activités, et la fin de l’année 2023. Ces interventions ont permis de mobiliser environ 1 200 milliards de FCFA de financements bancaires au profit d’environ 20 000 entreprises, contribuant à la création ou à la préservation d’environ 205 000 emplois. Le Fonds dispose par ailleurs d’un capital social supérieur à 12 milliards de FCFA et intervient sans se substituer aux banques, mais en partageant le risque afin de faciliter la prise de décision en matière de crédit. Un contexte économique encore contraint Cette prolongation intervient dans un environnement économique marqué par des défis persistants, notamment les contraintes sécuritaires, les tensions énergétiques, les pressions sur les finances publiques et les difficultés d’accès au financement pour les entreprises. Dans ce contexte, l’accès au crédit demeure un enjeu central pour le tissu productif, en particulier pour les investissements, le fonds de roulement et la modernisation des équipements. Le Fonds monétaire international prévoit une croissance réelle de 5,5 % pour le Mali en 2026, mais les autorités reconnaissent que cette dynamique reste exposée à plusieurs risques, notamment les chocs climatiques et les incertitudes sécuritaires. Des modalités encore à préciser Le communiqué du Conseil des ministres ne précise pas les secteurs prioritaires, les plafonds de garantie, les critères d’éligibilité ni la répartition des ressources entre les différentes catégories d’entreprises. Ces éléments devront être définis ultérieurement par les autorités financières en concertation avec le FGSP et les partenaires du système bancaire. La prolongation des « Fonds de résilience » vise ainsi à assurer la continuité d’un dispositif jugé stratégique pour le financement de l’économie malienne et le soutien au secteur privé au cours des prochaines … Read More

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Finance

Sénégal : paiement d’eurobonds, la confiance des marchés au cœur d’un mois de juin décisif.

Le Sénégal aborde un mois de juin crucial pour sa crédibilité financière internationale. Derrière plusieurs échéances obligataires relativement limitées en volume se joue une question plus profonde : la capacité du pays à restaurer durablement la confiance des investisseurs après une période marquée par des tensions budgétaires et une forte dégradation de sa perception sur les marchés financiers. Des spreads qui traduisent une montée du risque Selon une note d’analyse publiée début juin par Oxford Economics, les écarts de rendement exigés sur les obligations sénégalaises se situent désormais à des niveaux généralement observés pour des pays confrontés à de graves difficultés de financement. Cette situation reflète les préoccupations persistantes des investisseurs concernant la soutenabilité de la dette publique, les besoins de financement élevés de l’État et l’incertitude entourant la reprise du programme avec le Fonds monétaire international (FMI). Pour les marchés, les spreads souverains constituent un indicateur clé de la perception du risque. Plus ils augmentent, plus le coût de financement du pays devient élevé et plus l’accès aux capitaux internationaux se complique. Une pression financière malgré le respect des échéances Malgré les inquiétudes exprimées par certains observateurs ces derniers mois, le Sénégal a jusqu’à présent honoré ses engagements financiers. Le pays est notamment parvenu à mobiliser d’importantes ressources sur le marché régional de l’UEMOA, ce qui lui a permis de faire face à plusieurs échéances de dette et de maintenir sa liquidité. Toutefois, cette stratégie repose en grande partie sur un recours accru au marché régional, dans un contexte où les financements internationaux restent coûteux et où les agences de notation ont revu à la baisse leur appréciation du risque souverain sénégalais. Le défi de la crédibilité budgétaire Au-delà des échéances immédiates, les analystes estiment que l’enjeu principal réside dans la capacité du gouvernement à présenter une trajectoire budgétaire crédible. Les investisseurs attendent notamment des mesures permettant de réduire progressivement les déficits, de maîtriser l’endettement et de renforcer la transparence des finances publiques. La publication du rapport de la Cour des comptes sur la dette publique et les discussions en cours avec les partenaires financiers internationaux ont profondément modifié l’évaluation du risque sénégalais. Depuis lors, les marchés scrutent avec attention chaque décision budgétaire et chaque signal envoyé par les autorités. Entre ressources énergétiques et contraintes financières Les perspectives économiques du Sénégal demeurent néanmoins soutenues par le développement de la production pétrolière et gazière, qui pourrait contribuer à améliorer les recettes publiques et les équilibres extérieurs à moyen terme. Mais pour les analystes, ces perspectives ne suffisent pas à elles seules à dissiper les inquiétudes actuelles. Le pays doit encore convaincre qu’il est capable de transformer ces nouvelles ressources en un levier durable de redressement financier, tout en poursuivant les réformes attendues par les bailleurs et les investisseurs. Un test pour la réputation financière du Sénégal Dans ce contexte, le mois de juin apparaît comme un moment charnière. Plus que le remboursement de quelques obligations, c’est la réputation financière du Sénégal qui est observée par les marchés. La capacité des autorités à rassurer sur la gestion de la dette, à relancer le dialogue avec les institutions financières internationales et à maintenir l’accès aux financements déterminera en grande partie l’évolution du risque souverain du pays dans les prochains … Read More

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