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Assemblée nationale : les 13 commissions permanentes installées, la 10ᵉ législature entre dans sa phase active.

Au lendemain de l’élection de son président, l’Assemblée nationale a franchi une nouvelle étape majeure dans l’installation de ses organes de fonctionnement. Les députés de la 10ᵉ législature ont procédé, ce mercredi, à la mise en place officielle des treize commissions permanentes de l’institution ainsi qu’à l’élection de leurs présidents respectifs.

La séance plénière, tenue dans l’hémicycle du Palais du Peuple, a réuni 124 députés sur les 147 que compte l’Assemblée nationale. Les travaux ont été dirigés par le président de l’institution, Dr Dansa Kourouma, qui a rappelé aux parlementaires les principales missions qui leur incombent au cours de cette nouvelle législature.

Dans son intervention, il a insisté sur la responsabilité des élus dans l’élaboration des lois, le contrôle de l’action gouvernementale, ainsi que le suivi de l’exécution du budget de l’État.

Véritables piliers du travail parlementaire, les commissions permanentes jouent un rôle central dans l’examen des projets et propositions de loi. Elles permettent aux députés d’étudier les textes en profondeur, de formuler des amendements et d’apporter des recommandations avant leur adoption en séance plénière. Elles assurent également le suivi des politiques publiques dans leurs domaines de compétence.

À l’issue de la séance, les députés ont été répartis entre les différentes commissions selon leurs choix et les nécessités de fonctionnement de l’institution. Chaque structure aura désormais la charge d’examiner les dossiers relevant de son champ d’intervention et de contribuer à l’amélioration des textes soumis à l’Assemblée.

Les treize commissions permanentes installées sont les suivantes :

Commission des Lois, de l’Administration générale, de la Justice et des Droits humains, présidée par l’Honorable Jean Paul Kotembédouno ;
Commission des Affaires économiques et financières, du Plan et de la Coopération, présidée par l’Honorable Hamidou Camara ;
Commission des Affaires étrangères et des Guinéens de l’extérieur, présidée par l’Honorable Fatoumata Binta Diallo ;
Commission de la Défense et de la Sécurité, présidée par l’Honorable Charlotte Daffé ;
Commission de l’Environnement, de la Pêche et du Développement rural, présidée par l’Honorable Sékou Samoura ;
Commission des Mines et de l’Industrie, présidée par l’Honorable Mohamed Nabé ;
Commission de l’Aménagement du territoire, des Transports, de l’Énergie et de l’Hydraulique, présidée par l’Honorable Mamadi Kemo Condé ;
Commission de la Fonction publique, de l’Emploi, des Affaires sociales et des Affaires religieuses, présidée par l’Honorable Louopou Lamah ;
Commission de l’Éducation et de la Formation professionnelle, présidée par l’Honorable Jean Paul Cédy ;
Commission de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information, présidée par l’Honorable Ousmane Dady Camara ;
Commission du Commerce, de l’Hôtellerie, du Tourisme et de l’Artisanat, présidée par l’Honorable Fanta Conté ;
Commission de la Santé, de la Jeunesse, des Sports, des Arts et de la Culture, présidée par l’Honorable Dr Alpha Abdoulaye Diallo ;
Commission spéciale de contrôle de la comptabilité, présidée par l’Honorable Fouloumatou Fofana.

L’installation de ces commissions marque une nouvelle phase dans la vie de la 10ᵉ législature. Désormais opérationnelle, l’Assemblée nationale pourra engager l’examen des premiers textes législatifs et assurer pleinement ses missions constitutionnelles : légiférer, contrôler l’action publique et évaluer les politiques gouvernementales.

Source : Guinée360.

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Mobilité urbaine : Ousmane Gaoual Diallo annonce le déploiement de 300 taxis et l’acquisition prochaine de 200 bus.

Le gouvernement guinéen entend accélérer la modernisation du transport urbain à Conakry. Le ministre des Transports, Ousmane Gaoual Diallo, a annoncé le lancement du programme « Un taxi, un emploi », qui prévoit la mise à disposition de 300 taxis au profit de jeunes entrepreneurs. Il a également confirmé l’acquisition prochaine de 200 nouveaux bus destinés à renforcer le transport collectif dans la capitale.

Invité de l’émission Guinée Today, diffusée ce lundi 20 juillet sur Télé 24, le ministre est revenu sur les différents projets engagés par son département pour améliorer la mobilité urbaine.

S’agissant des bus urbains, Ousmane Gaoual Diallo a indiqué que le processus d’acquisition suit son cours. Selon lui, une procédure d’appel d’offres est en cours afin de sélectionner l’opérateur qui assurera leur exploitation.

« Les bus sont déjà là. Nous avons lancé un appel d’offres et l’ouverture des plis est prévue à la fin de ce mois de juillet. Ensuite, ces bus seront attribués à une société qui en assurera l’exploitation », a-t-il déclaré.

Le ministre a également annoncé la création d’une ligne de financement pour l’acquisition de 200 bus supplémentaires, destinés à renforcer l’offre de transport public à Conakry.
« Nous venons de créer la ligne financière pour l’acquisition de 200 bus qui devraient arriver rapidement », a-t-il précisé.
300 taxis pour favoriser l’emploi des jeunes

Au-delà du transport collectif, le ministère des Transports mise sur le renouvellement du parc de taxis. Le lancement officiel du programme « Un taxi, un emploi » est annoncé pour ce mercredi, avec une première phase portant sur 300 véhicules.
« Nous lançons l’opération Un taxi, un emploi. Trois cents taxis seront mis à la disposition des jeunes afin qu’ils puissent les rembourser à travers de petites mensualités », a expliqué le ministre.

Selon lui, les bénéficiaires devront verser un apport initial d’environ 20 millions de francs guinéens, avant de rembourser progressivement le coût du véhicule.
« Vous versez ce montant et vous repartez avec un véhicule neuf, sorti d’usine, pour exercer l’activité de taxi. Ensuite, vous remboursez par petites mensualités », a-t-il indiqué.

Le coût réel d’un véhicule est estimé à 154 millions de francs guinéens. Toutefois, l’État prévoit une importante subvention afin de rendre le dispositif accessible aux jeunes conducteurs et de favoriser le renouvellement du parc automobile.

Un objectif de 2 500 taxis

À terme, le gouvernement ambitionne d’importer 2 500 taxis dans le cadre de ce programme.
« L’objectif est d’importer 2 500 véhicules taxis afin de contribuer au renouvellement du parc automobile et d’offrir une alternative aux motos-taxis, tout en améliorant les solutions de mobilité pour nos concitoyens », a souligné Ousmane Gaoual Diallo.

Le ministre a, par ailleurs, réaffirmé la volonté de son département de soutenir les initiatives privées dans le secteur des transports, notamment les plateformes numériques de réservation de taxis.
« Nous encourageons également les initiatives privées, avec des taxis fonctionnant à travers des applications mobiles. Nous avons agréé plusieurs opérateurs depuis le début de l’année et nous poursuivrons cet accompagnement », a-t-il ajouté.

Ces annonces s’inscrivent dans le cadre des réformes engagées par le gouvernement pour moderniser les transports urbains, en lien avec les ambitions du programme Simandou 2040, qui prévoit d’importants investissements dans les infrastructures et les services publics.

Source : Guinée360.

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Port autonome de Conakry : Le ministre des Transports mise sur les ports périphériques pour désengorger la principale plateforme portuaire du pays.

Le ministre des Transports et porte-parole du Gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a reconnu les difficultés persistantes auxquelles est confronté le Port autonome de Conakry, après son classement parmi les plateformes portuaires les moins performantes au niveau international.

Invité à réagir à cette situation ce lundi 20 juillet 2026 sur les antennes de Télé 24, le ministre n’a pas éludé les critiques. Il a reconnu l’existence de dysfonctionnements structurels, tout en affirmant que des mesures sont progressivement mises en œuvre pour améliorer la fluidité du trafic maritime et réduire les délais d’attente des navires.

« C’est une accumulation de mauvaises pratiques, d’une faiblesse dans les investissements et d’un manque d’anticipation dans la politique publique du secteur », a déclaré Ousmane Gaoual Diallo.

Cette reconnaissance intervient alors que les performances du port constituent un enjeu majeur pour l’économie guinéenne. Principal point d’entrée et de sortie des marchandises du pays, le Port autonome de Conakry joue un rôle central dans l’approvisionnement du marché national et dans les échanges commerciaux.

Des délais d’attente en baisse, selon le Gouvernement

Malgré les difficultés persistantes, le ministre assure qu’une amélioration est déjà perceptible sur le terrain.

Selon lui, le temps d’attente des navires en rade, qui pouvait auparavant atteindre un mois, voire un mois et demi, aurait été ramené à environ cinq à six jours.

Cette évolution, si elle se confirme dans la durée, constituerait un premier signal positif pour les opérateurs économiques, confrontés depuis plusieurs mois aux conséquences de la congestion portuaire et à l’augmentation des coûts logistiques.

Le défi reste toutefois de parvenir à fluidifier durablement les opérations, alors que la croissance du trafic continue de mettre à rude épreuve les capacités actuelles de la plateforme portuaire.

Le Gouvernement veut s’appuyer sur les ports périphériques

Pour réduire la pression exercée sur le Port autonome de Conakry, l’exécutif entend désormais miser davantage sur les infrastructures portuaires situées en périphérie de la capitale.

Le plan envisagé repose notamment sur le développement des plateformes de Dubréka, Moribaya et Kamsar, qui pourraient progressivement accueillir une partie des opérations de traitement et de distribution des marchandises.

L’objectif est de favoriser le transbordement en amont et de limiter l’afflux de conteneurs vers le port de Conakry.

« Ça va réduire le coût du transfert des conteneurs en utilisant de petites barges pouvant transporter de 40 à 200 conteneurs pour les acheminer d’ici vers Dubréka, Moribaya et Kamsar, afin que ces endroits soient les lieux où l’on va dépoter, dédouaner et disperser la marchandise », a expliqué le ministre.

Cette stratégie de déconcentration logistique vise également à rapprocher les activités de stockage et de distribution des zones périphériques, afin de réduire la pression sur la capitale et d’améliorer la circulation des marchandises.

Une congestion liée aussi à la croissance économique

Pour Ousmane Gaoual Diallo, les difficultés actuelles du Port autonome de Conakry ne peuvent toutefois pas être dissociées de l’évolution de l’économie guinéenne.

Le ministre estime que l’augmentation de la demande et le développement de plusieurs secteurs industriels ont contribué à une hausse importante du trafic portuaire.

Il cite notamment la progression de la consommation de clinker par les cimenteries locales, qui aurait contribué à accroître significativement les volumes traités par le port.

Selon les chiffres avancés par le ministre, le trafic du Port autonome de Conakry aurait ainsi progressé de 47 % en six mois, une hausse qui aurait largement dépassé les capacités d’absorption des infrastructures existantes.

« S’il n’y avait pas de croissance importante, s’il n’y avait pas d’investissements massifs dans ce pays, on n’aurait jamais connu cette congestion », a-t-il soutenu.

Le ministre assume ainsi le paradoxe d’une économie en expansion confrontée à des infrastructures qui peinent encore à suivre le rythme de la demande.

« Nous préférons avoir les conséquences de la croissance que les conséquences de l’absence de croissance et de la pauvreté », a-t-il ajouté.

Les opérateurs économiques attendent des résultats concrets

Si le Gouvernement met en avant les premières améliorations et les projets de décongestion, la situation du Port autonome de Conakry demeure un sujet de préoccupation pour les acteurs économiques.

La congestion portuaire, les délais d’attente et les coûts liés au transport et au stockage ont des répercussions directes sur les entreprises et, in fine, sur les prix des marchandises.

La mise en œuvre effective des solutions annoncées sera donc déterminante. Le développement des ports périphériques, la modernisation des infrastructures et l’amélioration de la gouvernance portuaire devront permettre de transformer les annonces en résultats durables.

Pour les opérateurs économiques, l’enjeu est désormais clair : réduire les délais, maîtriser les coûts et garantir une meilleure fluidité des échanges. Autant de conditions indispensables pour accompagner la croissance économique du pays et renforcer la compétitivité de la Guinée dans la région.

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Sommet de la CEDEAO : Mamadi Doumbouya appelle à une refondation de l’organisation et critique la politique des sanctions.

Le président de la République de Guinée, S.E Mamadi Doumbouya, a marqué les esprits lors de sa première participation à une Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) depuis son élection à la magistrature suprême. À l’ouverture de la 69ᵉ session ordinaire de l’organisation, tenue ce dimanche à Lungi, près de Freetown, en Sierra Leone, le chef de l’État guinéen a livré un discours offensif appelant à une profonde réorientation des priorités de l’institution régionale.

Devant ses homologues ouest-africains, S.E Mamadi Doumbouya a remis en question l’approche adoptée par la CEDEAO face aux crises politiques, estimant que le recours aux sanctions économiques pénalise avant tout les populations civiles sans apporter de réponse durable aux difficultés auxquelles sont confrontés les États concernés.

« Les sanctions ne sont pas la solution »

Sans citer explicitement un pays, le président guinéen a dénoncé une pratique qu’il juge devenue systématique au sein de l’organisation sous-régionale.

Selon lui, les sanctions devraient demeurer une mesure exceptionnelle et non constituer le premier réflexe face aux crises institutionnelles.

« Les sanctions ne sont pas la solution. Notre sous-région a trop souvent choisi la sanction comme premier réflexe quand elle devait être le dernier recours », a déclaré S.E Mamadi Doumbouya.

Le chef de l’État a estimé que ces mesures produisent avant tout des conséquences sociales et économiques qui affectent directement les citoyens.

« La sanction frappe d’abord les enfants dans les salles de classe, les femmes dans les marchés, les hommes dans les champs et les ateliers. Elle prive les hôpitaux des médicaments de première nécessité », a-t-il affirmé.

Pour lui, une organisation régionale ne saurait atteindre ses objectifs en fragilisant les populations qu’elle est censée protéger.

« Une communauté qui, pour corriger un État, appauvrit un peuple, s’éloigne de l’esprit même qui a présidé à sa création. »

Remettre l’intégration économique au cœur du projet communautaire

Au-delà de sa critique des sanctions, S.E Mamadi Doumbouya a invité les dirigeants ouest-africains à revenir à la vocation première de la CEDEAO, créée en 1975 pour promouvoir l’intégration économique, la libre circulation des personnes et des biens ainsi que le développement partagé.

À ses yeux, les priorités de l’organisation doivent désormais être recentrées sur l’investissement, la création de richesses et l’amélioration des conditions de vie des populations.

« Recentrons-nous sur l’essentiel. Faisons de l’économie, de l’investissement productif et du bien-être de nos populations le cœur battant de notre action commune », a-t-il lancé.

Le président guinéen a insisté sur le fait qu’une communauté régionale forte se mesure moins à sa capacité de sanction qu’à son aptitude à créer des opportunités de prospérité pour l’ensemble de ses membres.

« Une communauté forte n’est pas celle qui sait le mieux sanctionner ses membres. C’est celle qui sait le mieux les faire prospérer ensemble. »

Une réforme des institutions adaptée aux réalités des États

Dans son intervention, Mamadi Doumbouya a également plaidé pour une réforme du fonctionnement de la CEDEAO, estimant que les réponses apportées aux crises doivent être adaptées aux réalités spécifiques de chaque pays.

Selon lui, les mécanismes régionaux gagneraient à privilégier une approche différenciée plutôt qu’un traitement uniforme des situations politiques.

« On ne soigne pas le paludisme et le cancer avec le même remède. Chaque mal appelle son traitement. Chaque situation appelle sa réponse », a-t-il expliqué.

Cette approche, selon le président guinéen, permettrait à l’organisation de renforcer son efficacité tout en tenant davantage compte des contextes nationaux.

La place des militaires dans l’histoire de la CEDEAO

Abordant la question de la gouvernance régionale, Mamadi Doumbouya a rappelé que les dirigeants militaires ont également contribué à la construction de la CEDEAO.

Il a souligné que, parmi les quinze chefs d’État ayant fondé l’organisation en 1975, dix étaient issus des forces armées.

Pour le président guinéen, cette réalité historique démontre que l’appartenance à l’institution militaire ne saurait constituer un motif d’exclusion du processus de décision au sein de la communauté régionale.

« Leur uniforme ne saurait constituer leur exclusion de la vie et de la gestion de notre communauté. Ils ne sont ni plus ni moins que les enfants du peuple », a-t-il déclaré.

Répondre aux attentes concrètes des populations

En conclusion de son allocution, Mamadi Doumbouya a appelé les dirigeants ouest-africains à concentrer leurs efforts sur les préoccupations quotidiennes des citoyens plutôt que sur les divergences politiques.

Selon lui, les populations attendent avant tout des résultats concrets en matière de développement économique, d’infrastructures, d’emploi et d’amélioration des conditions de vie.

« Nos peuples n’attendent pas de nous des communiqués. Ils attendent de l’eau, des routes, des usines, de l’énergie, des marchés ouverts et des emplois pour leur jeunesse », a conclu le président guinéen.

Par cette première intervention à la tribune de la CEDEAO en tant que président élu, Mamadi Doumbouya a exposé la vision de la Guinée pour l’avenir de l’organisation : une communauté davantage tournée vers le dialogue, le développement économique, la solidarité régionale et la prospérité partagée, dans un contexte où l’Afrique de l’Ouest est confrontée à de profondes mutations sécuritaires, politiques et économiques.

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Guinée : Dansa Kourouma élu président de l’Assemblée nationale.

Le suspense a rapidement fait place à un plébiscite. Le Dr Dansa Kourouma a été officiellement élu président de l’Assemblée nationale de la 10e législature de la 5e République. Il l’a emporté ce vendredi avec une majorité écrasante.

​Le vote qui s’est déroulé dans l’enceinte du parlement, a réuni un total de 147 votants. Au terme du dépouillement, le verdict des urnes s’est avéré sans équivoque pour le candidat de consensus : Dansa Kourouma a récolté 129 voix en sa faveur.

Les statistiques officielles du scrutin font également ressortir 18 bulletins nuls ainsi que 2 dérogations enregistrées lors des opérations de vote.

​Cette élection marque une étape historique et consacre l’installation officielle de la 10e législature du pays. En prenant le perchoir, Dansa Kourouma hérite de la lourde responsabilité de diriger les débats au sein d’une Assemblée nationale attendue au tournant pour d’importantes réformes institutionnelles et législatives.

​Les prochaines minutes seront consacrées à la configuration complète du bureau de l’Assemblée nationale. Ensuite suivra la mise en place des commissions de travail.

Pour Dansa Kourouma, les défis commencent dès aujourd’hui.

Source : AfricaGuinée.

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Guinée : la première Assemblée nationale de la Ve République entre en fonction, une nouvelle étape institutionnelle franchie.

La Guinée a franchi, ce vendredi, une étape majeure dans la mise en œuvre de la Ve République avec l’installation officielle des 147 députés de la dixième législature. Réunis pour leur première session au Palais du Peuple, les élus ont inauguré les travaux de la nouvelle Assemblée nationale, appelée à incarner le pouvoir législatif dans le cadre des institutions issues de la nouvelle Constitution.

Cette séance inaugurale marque l’aboutissement d’une séquence institutionnelle engagée avec l’adoption de la nouvelle Loi fondamentale et ouvre une nouvelle phase de la vie politique guinéenne, placée sous le signe de la consolidation des institutions républicaines.

Une cérémonie solennelle en présence des plus hautes autorités de l’État

L’installation des parlementaires s’est déroulée en présence d’un large éventail de personnalités civiles, militaires et diplomatiques, témoignant de l’importance de cet événement pour la République.

Ont notamment pris part à la cérémonie le Premier ministre, chef du Gouvernement, le ministre Secrétaire général de la Présidence de la République, le ministre Directeur de Cabinet de la Présidence, d’anciens membres du Conseil national de la transition (CNT), des hauts responsables des forces de défense et de sécurité, des représentants des organisations internationales, des missions diplomatiques accréditées en Guinée ainsi que des autorités religieuses.

Cette forte mobilisation institutionnelle illustre la volonté des pouvoirs publics d’accompagner l’entrée en fonction des nouvelles institutions prévues par la Constitution.

Ibrahima Abé Sylla dirige la séance inaugurale

Conformément aux usages parlementaires, la première réunion de la législature a été présidée par le doyen d’âge, l’honorable Ibrahima Abé Sylla, chargé de conduire les travaux jusqu’à l’élection du président de l’Assemblée nationale et à la mise en place du bureau de l’institution.

Cette étape protocolaire constitue un passage obligatoire avant le démarrage effectif des activités parlementaires.

Dansa Kourouma, seul candidat en lice pour le perchoir

L’élection du président de l’Assemblée nationale représente le principal enjeu de cette session inaugurale.

À ce stade, une seule candidature a été officiellement enregistrée pour le perchoir : celle du Dr Dansa Kourouma. En l’absence d’un autre prétendant déclaré, celui-ci apparaît comme le favori pour accéder à la présidence de l’institution, sauf revirement de dernière minute.

Son éventuelle élection permettra de finaliser la mise en place des organes dirigeants de la nouvelle Assemblée et d’engager pleinement les travaux parlementaires de cette première législature de la Ve République.

Une Assemblée investie de missions stratégiques

Avec son installation officielle, la nouvelle représentation nationale est désormais appelée à exercer les prérogatives que lui confère la Constitution.

Les députés auront pour mission d’adopter les lois, de contrôler l’action du Gouvernement, d’évaluer les politiques publiques et de participer à l’élaboration du cadre législatif nécessaire à la mise en œuvre des grandes réformes engagées par les autorités.

Dans un contexte marqué par d’importants défis économiques, sociaux et institutionnels, le Parlement est appelé à jouer un rôle central dans le renforcement de la gouvernance démocratique et dans l’accompagnement des politiques publiques destinées à accélérer le développement du pays.

L’ouverture d’un nouveau chapitre pour la Ve République

L’installation de cette première Assemblée nationale constitue l’un des actes fondateurs de la Ve République guinéenne.

Alors que les attentes des citoyens restent fortes en matière de consolidation de l’État de droit, de transparence dans la gestion publique, de contrôle démocratique et d’efficacité de l’action gouvernementale, cette nouvelle législature devra s’affirmer comme un acteur majeur de la vie institutionnelle.

En donnant officiellement le coup d’envoi des travaux parlementaires, la Guinée ouvre ainsi une nouvelle page de son histoire politique, avec l’ambition de renforcer durablement ses institutions et d’accompagner les transformations engagées au service du développement national.

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Guinée : la HAC salue le professionnalisme de la presse après un cycle électoral inédit et promet de poursuivre les réformes du secteur.

Au terme d’un cycle électoral particulièrement dense, marqué par l’organisation du référendum constitutionnel, de l’élection présidentielle, des législatives et des élections communales, la Haute Autorité de la communication (HAC) a rendu un hommage appuyé aux professionnels des médias guinéens.

À l’occasion d’une cérémonie de remise de satisfécits aux journalistes ayant participé aux différentes synergies médiatiques chargées de la couverture des scrutins, le président de l’institution, Boubacar Yacine Diallo, a salué le rôle déterminant de la presse dans la préservation d’un climat de paix, de responsabilité et de crédibilité tout au long du processus électoral.

Cette reconnaissance intervient dans un contexte où les médias étaient particulièrement attendus, tant pour leur capacité à informer les citoyens que pour leur responsabilité dans la prévention des tensions susceptibles d’accompagner les consultations électorales.

« Le président ne m’a jamais donné une seule instruction »

S’adressant aux professionnels des médias, le président de la HAC a tenu à transmettre les félicitations du chef de l’État à l’ensemble de la presse guinéenne, tout en rejetant toute idée d’ingérence du pouvoir exécutif dans le travail de l’organe de régulation.

Selon lui, le président de la République a constamment privilégié l’organisation d’élections crédibles, libres et transparentes, sans intervenir dans les décisions de la Haute Autorité de la communication.

« En tant que président de la HAC, que ce soit pendant le référendum ou les élections présidentielle, législatives et communales, si j’ai reçu quelque chose du chef de l’État, ce sont uniquement des félicitations adressées à la presse. Je n’ai reçu aucune instruction », a déclaré Boubacar Yacine Diallo.

Cette déclaration vise à conforter l’image d’indépendance que la HAC entend préserver dans l’exercice de sa mission de régulation des médias.

Une presse présentée comme un acteur majeur de la stabilité

Au-delà de son rôle d’information, le président de la HAC estime que les médias ont constitué un véritable facteur de stabilité pendant toute la période électorale.

Selon lui, le professionnalisme des journalistes a permis d’éviter la diffusion d’informations susceptibles d’alimenter les tensions ou les violences.

« Vous avez été des acteurs majeurs. Si la presse avait mal agi, des violences auraient pu éclater partout. Vous avez résisté aux pressions et fait preuve d’un grand sens des responsabilités », a-t-il affirmé devant les journalistes.

Pour le responsable de l’institution, cette attitude illustre la maturité croissante du paysage médiatique guinéen et la montée en puissance d’une culture professionnelle davantage tournée vers l’intérêt général.

Des journalistes qui auraient refusé des tentatives de corruption

Dans un témoignage particulièrement remarqué, Boubacar Yacine Diallo a révélé avoir eu connaissance de plusieurs cas où des journalistes auraient refusé des propositions financières destinées à orienter la couverture médiatique de la campagne électorale.

Selon lui, certains professionnels auraient décliné des offres visant à diffuser prématurément des résultats électoraux ou à alimenter des discours de nature à troubler l’ordre public.

Le président de la HAC a notamment évoqué le cas d’un journaliste qui aurait refusé de publier des résultats avant leur proclamation officielle malgré une importante proposition financière.

À travers cet exemple, il a voulu mettre en avant l’attachement grandissant des journalistes guinéens aux principes d’éthique, d’indépendance et de responsabilité professionnelle.

« Nous avons assaini la presse »

Pour Boubacar Yacine Diallo, cette évolution est le fruit des réformes engagées depuis plusieurs années par la Haute Autorité de la communication en collaboration avec les organisations professionnelles des médias.

Il estime que la profession a progressivement rompu avec certaines pratiques qui fragilisaient sa crédibilité.

« Aujourd’hui, les journalistes recherchent l’information avant les avantages matériels. Ils privilégient le recoupement des faits, l’éthique et la responsabilité plutôt que le sensationnel », a-t-il déclaré.

Selon lui, cette évolution constitue l’un des acquis majeurs des réformes entreprises dans le secteur des médias.

Vers une réforme du cadre juridique de la presse

Profitant de cette rencontre, le président de la HAC a également attiré l’attention sur les incohérences qui subsistent dans la législation encadrant les médias en Guinée.

Il a relevé une contradiction entre la loi sur la liberté de la presse, qui confie à la HAC la délivrance des agréments des médias, et la loi organique modifiée en 2020, qui attribue cette compétence au ministère de la Communication.

Afin de mettre fin à cette situation, l’institution prévoit de soumettre un mémorandum à la nouvelle Assemblée nationale en vue d’une harmonisation des textes.

En attendant cette réforme, la HAC entend concentrer son action sur sa mission première : la régulation des contenus médiatiques et la promotion du respect des règles déontologiques.

Face à la montée du journalisme citoyen et à l’influence croissante des réseaux sociaux, Boubacar Yacine Diallo a rappelé que la crédibilité d’un journaliste repose avant tout sur la qualité de son travail éditorial, le recoupement de l’information et le respect des normes professionnelles.

Les réformes s’étendent désormais aux régions de l’intérieur

Après les actions conduites à Conakry, la Haute Autorité de la communication annonce une nouvelle phase de son programme d’assainissement du secteur des médias.

L’institution entend désormais porter ses efforts sur les régions de l’intérieur du pays, où elle estime que les difficultés liées au professionnalisme et au respect des règles déontologiques demeurent importantes.

Cette démarche vise à renforcer les capacités des médias locaux et à garantir une meilleure qualité de l’information sur l’ensemble du territoire national.

La DGE salue également le rôle des médias

La Directrice générale des élections (DGE), Djénabou Camara, a, elle aussi, rendu hommage aux journalistes pour leur professionnalisme tout au long du processus électoral.

Elle a estimé que les médias ont largement contribué à préserver un climat apaisé en privilégiant la vérification des informations et une couverture responsable des différents scrutins.

Selon elle, aucun média accrédité par la HAC n’a diffusé de contenus susceptibles de compromettre la paix ou de fragiliser le bon déroulement des opérations électorales.

Elle a salué la disponibilité des journalistes, leur rigueur dans le traitement de l’information et leur engagement en faveur d’un processus électoral serein, estimant que leur contribution restera l’un des éléments marquants de ce cycle électoral.

Djénabou Touré, a reçu, ce jeudi 16 juillet 2026, un satisfecit décerné par l’Union des radiodiffusions et télévisions libres de Guinée (Urtelgui), en reconnaissance de son rôle jugé déterminant dans la réussite des différents processus électoraux organisés en Guinée, notamment le référendum, l’élection présidentielle et le triple scrutin du 31 mai 2026.

La cérémonie de distinction s’est déroulée dans la salle du 25-Août de la Haute Autorité de la Communication (HAC), en présence de plusieurs responsables d’institutions, de patrons de médias et de nombreux journalistes.

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Banque Islamique de Guinée : la BIG sacrée meilleure banque la plus dynamique d’Afrique de l’Ouest à Dakar.

La  Banque Islamique de Guinée (BIG) poursuit son ascension sur la scène  financière  africaine. L’établissement bancaire a décroché la Palme Internationale de la Banque la Plus Dynamique en Afrique de l’Ouest lors de la 23ᵉ édition du Gala des 100 Entreprises les Plus Dynamiques d’Afrique, organisée le 11 juillet 2026 à Dakar par le Cabinet International Eco Finance Entreprises (ECOFIE).

Africains et diasporas

Trophee gala des 100

Cette distinction régionale récompense les performances de la BIG, son engagement en faveur du financement de l’économie et son positionnement croissant parmi les institutions financières de référence en Afrique de l’Ouest.

Une distinction régionale qui consacre la dynamique de la BIG

Créé il y a plus de deux décennies, le Gala Top 100 Afrique met chaque année en lumière des entreprises, institutions et dirigeants ayant marqué leur secteur par leurs performances et leur capacité d’innovation.

Selon les organisateurs, plus de 2 000 lauréats ont été récompensés depuis la création de cette initiative dans neuf pays africains.

En attribuant cette Palme à la Banque Islamique de Guinée, le jury salue notamment la qualité de son expertise, sa stratégie de développement et sa contribution au financement de l’économie dans la sous-région.

Une présence remarquée au rendez-vous économique de Dakar

Avant la cérémonie de distinction, la BIG avait déjà marqué sa participation aux travaux du Gala.

Son Directeur général adjoint chargé de l’Exploitation et du Développement commercial, Amadou Barry, est intervenu lors d’un panel consacré au financement innovant et à l’entrepreneuriat, mettant en avant le rôle de la finance islamique dans le soutien aux entreprises et à la croissance économique en Afrique de l’Ouest.

Analyse politique

À travers cette participation, la Banque a réaffirmé son ambition d’accompagner davantage les entrepreneurs et les porteurs de projets grâce à des solutions de financement conformes aux principes de la finance islamique.

« Cette récompense appartient à nos collaborateurs et à nos clients »

En recevant cette distinction, Amadou Barry a rendu hommage aux équipes de la Banque ainsi qu’à sa clientèle.

« Je remercie le Cabinet International Eco Finance Entreprises pour cette prestigieuse distinction. Cette récompense est avant tout celle de nos collaborateurs, dont l’engagement quotidien constitue la véritable force de notre institution, ainsi que celle de nos clients, dont la confiance nous inspire à poursuivre notre quête permanente d’excellence. Elle nous encourage à poursuivre notre mission de proposer des solutions de financement éthiques, innovantes et adaptées aux besoins de nos communautés », a-t-il déclaré.

Une reconnaissance qui confirme une progression continue

Cette récompense vient conforter la trajectoire de croissance de la Banque Islamique de Guinée.

En 2025, l’établissement avait déjà obtenu la Palme Internationale de la Banque la Plus Dynamique et la Plus Innovante de Guinée lors du Gala Top 100 Guinée.

Après cette première reconnaissance nationale, la BIG franchit désormais une nouvelle étape avec une distinction à l’échelle de l’Afrique de l’Ouest, renforçant son positionnement parmi les acteurs majeurs de la finance islamique dans la région.

Pour la Banque, cette consécration traduit également la confiance croissante accordée à son modèle bancaire, fondé sur l’éthique, la proximité, l’innovation et l’accompagnement du développement économique.

La finance islamique gagne du terrain en Afrique de l’Ouest

Dans un contexte où les besoins de financement des entreprises et des projets structurants restent importants, la finance islamique connaît une progression constante sur le continent africain.

Finance

La distinction décernée à la Banque Islamique de Guinée illustre cette évolution et met en lumière le rôle grandissant de ce modèle financier dans le soutien à l’économie réelle, à l’entrepreneuriat et à une croissance plus inclusive en Afrique de l’Ouest.

Source : GuinéeNews 

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Guinée : la Direction générale du Budget engage sa transformation pour devenir une administration de référence à l’horizon 2036.

La Direction générale du Budget (DGB) a lancé, jeudi 16 juillet 2026, une retraite stratégique placée sous le thème « Bâtir une administration budgétaire moderne et performante », une initiative qui marque une nouvelle étape dans la modernisation de la gestion des finances publiques en Guinée. Pendant plusieurs jours, responsables administratifs, experts et partenaires réfléchiront aux orientations qui façonneront l’administration budgétaire des dix prochaines années.

Cette rencontre intervient dans un contexte où le gouvernement guinéen accélère les réformes de l’État afin d’améliorer l’efficacité des politiques publiques, de renforcer la transparence dans la gestion des ressources publiques et de préparer l’administration aux profondes mutations économiques attendues avec la montée en puissance du projet minier Simandou.

Au-delà d’un simple séminaire de travail, cette retraite constitue un cadre de réflexion stratégique destiné à fédérer les équipes de la Direction générale du Budget autour d’une vision commune, à renforcer la culture de la performance et à définir les priorités qui guideront l’institution jusqu’en 2036.

Construire une administration tournée vers les résultats

Inscrite dans la dynamique de modernisation engagée par le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, cette initiative ambitionne de faire évoluer la DGB vers une administration davantage orientée vers la performance, l’innovation, la transparence et l’obligation de résultats.

Les travaux permettront notamment d’évaluer le parcours de l’institution, de capitaliser sur les acquis, d’identifier les insuffisances persistantes et d’élaborer une vision stratégique à l’horizon 2030, accompagnée d’un Plan stratégique de développement couvrant la période 2027-2036.

Les différentes sessions aborderont les grands enjeux de la réforme budgétaire, de la transformation numérique de l’administration, du renforcement de la gouvernance publique, de l’intelligence artificielle appliquée aux finances publiques, de la redevabilité, du développement des compétences ainsi que de la cohésion institutionnelle.

« Une étape décisive pour notre institution »

Ouvrant officiellement les travaux, le Secrétaire général du Budget, Mamadi Mariam Traoré, a qualifié cette retraite de moment charnière dans l’histoire de la Direction générale du Budget.

« Cette retraite marque une étape décisive dans la vie de notre institution. Elle constitue un moment privilégié de réflexion sur nos fondamentaux organisationnels et de projection vers l’avenir », a-t-il déclaré.

Selon lui, cette démarche collective doit permettre de bâtir une administration budgétaire plus efficace, plus innovante, plus collaborative et pleinement orientée vers les résultats.

Le responsable a rappelé que cette réflexion s’inscrit pleinement dans la mise en œuvre de la Vision Simandou 2040, portée par le président de la République, qui place la modernisation de l’administration publique et la culture de la performance au cœur de la stratégie nationale de développement.

« Nous définirons une vision commune de notre institution pour les dix prochaines années. Nous renforcerons notre culture de la performance en posant les bases d’une administration plus efficace, plus innovante, plus collaborative et davantage orientée vers les résultats », a-t-il affirmé, réaffirmant l’ambition de faire de la DGB une administration de référence.

Mariama Ciré Sylla appelle à accélérer les réformes

Prenant la parole à son tour, la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a exhorté les responsables administratifs à poursuivre les réformes engagées afin de répondre aux nouveaux défis économiques auxquels la Guinée sera confrontée au cours des prochaines années.

Pour elle, les administrations performantes sont celles qui savent constamment remettre en question leurs méthodes de travail afin de s’adapter aux évolutions de leur environnement.

« Les administrations qui réussissent ne sont pas celles qui considèrent leurs acquis comme définitifs. Ce sont celles qui savent se remettre en question, apprendre, innover et préparer l’avenir avec lucidité et méthode », a-t-elle déclaré.

La ministre a également salué la contribution des experts, partenaires techniques et financiers ainsi que des différentes personnes ressources mobilisées dans la préparation du futur Plan stratégique de développement de la Direction générale du Budget.

Le défi n’est plus seulement de mobiliser les ressources, mais de mieux les utiliser

Évoquant les perspectives économiques qu’ouvrira l’exploitation du gigantesque projet minier Simandou, Mariama Ciré Sylla a estimé que la véritable réussite des politiques publiques dépendra désormais de la qualité de l’exécution budgétaire.

« Notre véritable défi n’est pas seulement de mobiliser davantage de ressources. Notre défi est surtout de mieux les utiliser, de les exécuter plus rapidement et avec davantage de qualité, afin que chaque franc public produise le maximum d’impact », a-t-elle insisté.

Pour illustrer cette exigence d’efficacité, la ministre a rappelé que chaque crédit inscrit dans le budget de l’État devait produire des résultats visibles dans la vie quotidienne des citoyens.

« Chaque franc inscrit au budget doit devenir une école construite, un centre de santé équipé, une route achevée, un village alimenté en eau potable, une entreprise soutenue et des emplois créés », a-t-elle souligné.

Les directeurs financiers au cœur de la performance de l’État

S’adressant plus particulièrement aux directeurs des affaires financières des différents ministères, Mariama Ciré Sylla les a présentés comme les principaux acteurs de l’exécution budgétaire.

Selon elle, la rapidité dans le traitement des dossiers, la qualité de la programmation financière, la simplification des procédures administratives ainsi que le respect des délais conditionnent directement la capacité de l’État à répondre efficacement aux attentes des populations.

Elle a, dans ce contexte, plaidé pour une accélération de la digitalisation de l’administration, un renforcement de la gouvernance financière, une plus grande transparence dans la gestion publique, une meilleure redevabilité et une professionnalisation accrue des métiers de la finance publique.

« Le statu quo n’est plus une option. Nous devons repenser nos procédures, renforcer notre collaboration, accélérer la digitalisation, améliorer la programmation budgétaire, professionnaliser les fonctions financières et renforcer la culture de la performance », a-t-elle déclaré.

Pour la ministre, les citoyens jugeront désormais l’action publique non à travers les intentions affichées, mais à l’aune des résultats concrets produits sur le terrain.

Une administration budgétaire appelée à accompagner la transformation économique de la Guinée

À travers cette retraite stratégique, la Direction générale du Budget entend poser les fondations d’une administration plus moderne, plus agile et davantage capable d’accompagner les profondes transformations économiques que connaîtra la Guinée dans les prochaines années.

En définissant une vision claire à l’horizon 2036 et en préparant un nouveau Plan stratégique de développement, l’institution ambitionne de renforcer la qualité de la gestion des finances publiques, d’améliorer l’efficacité de la dépense publique et de contribuer pleinement à la mise en œuvre de la Vision Simandou 2040. L’objectif affiché est de faire de la performance budgétaire un levier majeur de développement, afin que les ressources publiques se traduisent concrètement par une amélioration durable des infrastructures, des services publics et des conditions de vie des Guinéens.

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Décès de Hadja Andrée Touré : ElHadji Demba WAGNE s’incline devant sa mémoire à Dakar.

Suite au rappel à Dieu de Hadja Andrée Touré, ancienne Première Dame du premier Président de la République de Guinée Ahmed Sékou TOURÉ, ElHadji Demba WAGNE a tenu à exprimer sa profonde solidarité.

En sa qualité d’Ami de la Guinée, il s’est rendu ce jour à l’Ambassade de Guinée à Dakar où, en présence de Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur de la République de Guinée au Sénégal, il a signé le registre de condoléances officiel et présenté ses condoléances à Son Excellence le Président Mamady DOUMBOUYA ainsi qu’à toute la communauté guinéenne.

Par ce geste de fraternité, ElHadji Demba WAGNE s’associe à la douleur face à la perte de cette grande figure historique, reconnue pour sa dignité et son engagement.

En ces circonstances douloureuses, il prie Allah le Tout-Puissant d’accorder à l’illustre disparue Sa Miséricorde, de lui ouvrir les portes de Son Paradis céleste et d’apporter la force et le réconfort nécessaires à ses proches pour surmonter ce deuil.

Paix à son âme.

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