MAMADOU SYLLA UDG 9 696x548 1 360x320

Guinée : décès de l’homme d’affaires et homme politique Mamadou Sylla.

L’homme d’affaires et acteur politique guinéen Mamadou Sylla est décédé ce jeudi 16 avril 2026 à son domicile de Dixinn Bora, dans la commune de Dixinn à Conakry. Sa disparition marque la fin d’un parcours à la fois économique et politique qui a fortement marqué la vie publique en Guinée.

Président de l’Union démocratique de Guinée (UDG) et dirigeant du groupe Futurelec, il était considéré comme l’une des figures influentes du paysage national, tant dans le secteur privé que dans la sphère politique.

Un parcours politique construit sur plusieurs décennies

Ancien membre du Parti de l’unité et du progrès (PUP), Mamadou Sylla avait ensuite fondé l’UDG, formation politique avec laquelle il a participé à plusieurs échéances électorales.

Son ascension politique s’est particulièrement affirmée à l’issue des élections législatives de 2020. À la suite de ce scrutin, son parti avait obtenu un nombre significatif de sièges à l’Assemblée nationale, ce qui lui avait valu le statut de chef de file de l’opposition, une fonction jusque-là occupée par Cellou Dalein Diallo.

Un acteur majeur du secteur privé guinéen

Avant son engagement politique, Mamadou Sylla s’était imposé dans le monde des affaires. À la tête de la holding Futurelec, il figurait parmi les entrepreneurs les plus influents du pays dans les années 2000, période durant laquelle il a consolidé une importante position économique.

Il était également connu pour sa proximité avec l’ancien président Lansana Conté, décédé en 2008, relation qui avait contribué à renforcer son influence dans les cercles politico-économiques de l’époque.

Une dernière phase consacrée à la réflexion et à l’écriture

Ces dernières années, Mamadou Sylla s’était progressivement retiré de certaines activités pour se consacrer à l’écriture et à la réflexion politique.

Il a notamment publié en 2023 l’ouvrage « L’homme et son destin », suivi en 2025 de « Plaidoyer pour une Guinée libre et digne », dans lesquels il partageait sa vision du pays et de ses enjeux institutionnels et économiques.

Sa disparition laisse un vide dans les milieux politique et économique guinéens, où il aura occupé, pendant plusieurs décennies, une place de premier plan.

671228027 1381031834060873 8647784330859460563 n 360x320

Monts Nimba–Diecké : un accord tripartite pour renforcer la protection d’un écosystème stratégique.

La Guinée a franchi une nouvelle étape dans la préservation de son patrimoine naturel avec la signature, mercredi 15 avril 2026, d’un accord majeur dédié à la gestion durable du paysage transfrontalier des Monts Nimba–Diecké.

La cérémonie a été présidée par la ministre de l’Environnement et du Développement durable, Djami Diallo, marquant le lancement officiel d’un programme structurant visant à protéger l’un des écosystèmes les plus riches d’Afrique de l’Ouest.

Un partenariat international au service de la conservation

Cet accord tripartite réunit le ministère guinéen de l’Environnement, l’Union européenne et l’Union internationale pour la conservation de la nature. Il s’inscrit dans le cadre de l’initiative NaturAfrica, portée par les partenaires européens pour soutenir la préservation de la biodiversité sur le continent.

La signature s’est déroulée en présence de plusieurs partenaires diplomatiques, dont l’ambassadeur de l’Union européenne, Xavier Sticker, ainsi que l’ambassadeur de France en Guinée et en Sierra Leone, Luc Briard, aux côtés de représentants de l’« Équipe Europe » et de l’UICN.

Préserver un site classé et menacé

Le programme vise en priorité la protection des Monts Nimba et de la forêt classée de Diecké, deux zones d’une valeur écologique exceptionnelle. Classé au patrimoine mondial, le site des Monts Nimba fait cependant face à de nombreuses pressions, notamment liées aux activités humaines et à l’exploitation des ressources naturelles.

L’un des objectifs affichés de cet accord est de contribuer au retrait du site de la liste du patrimoine mondial en péril, en renforçant les mécanismes de conservation, de surveillance et de gestion durable.

Concilier environnement, développement et bien-être des populations

À travers ce partenariat, les autorités guinéennes entendent promouvoir une approche intégrée, conciliant protection de la biodiversité, développement économique et amélioration des conditions de vie des populations locales.

Cette démarche s’inscrit dans la vision portée par le président de la République, Mamadi Doumbouya, qui met en avant un modèle de développement équilibré, respectueux des ressources naturelles.

Au-delà de la dimension environnementale, cet accord reflète une ambition plus large : faire de la préservation des Monts Nimba un levier de développement durable et un héritage préservé pour les générations futures.

672673338 1409085807925776 3674119341362024592 n 360x320

Guinée : lancement du recrutement pour la première promotion de l’ENA.

Le gouvernement guinéen franchit une nouvelle étape dans sa politique de modernisation de l’État avec le lancement officiel de l’appel à candidatures pour la première promotion de l’École nationale d’administration (ENA). L’annonce a été faite le 15 avril 2026 par le ministre de la Modernisation de l’administration et de la Fonction publique, Faya François Bourouno.

Cette initiative marque le démarrage effectif d’une institution appelée à jouer un rôle central dans la formation des élites administratives du pays.

Un projet structurant inscrit dans la vision Simandou 2040

La création de l’ENA s’inscrit dans le cadre de la vision stratégique « Simandou 2040 », qui ambitionne de transformer en profondeur l’appareil étatique et de renforcer les capacités de gouvernance. À travers ce projet, les autorités entendent professionnaliser davantage la haute administration et doter le pays de cadres compétents, capables de répondre aux défis du développement.

L’ENA apparaît ainsi comme un levier clé pour améliorer l’efficacité de l’action publique et accompagner les réformes institutionnelles en cours.

240 places ouvertes, dont un quota pour les candidats externes

Pour cette première promotion, un total de 240 élèves sera recruté. La répartition prévoit 180 fonctionnaires déjà en poste et 60 candidats externes. Ces derniers devront être titulaires d’au moins une licence et âgés de 45 ans au plus.

Les candidatures seront ouvertes à partir du 20 avril via la plateforme officielle dédiée. Les candidats admis au concours externe bénéficieront du statut d’élèves fonctionnaires, incluant une rémunération pendant toute la durée de leur formation, un dispositif destiné à attirer des profils qualifiés.

Une école tournée vers la performance administrative

Au-delà de la formation initiale des futurs cadres de l’État, l’ENA proposera également des programmes en management adaptés aux besoins du secteur public et du secteur privé. Cette ouverture traduit la volonté des autorités de faire de l’établissement un centre de référence en matière de formation et de renforcement des compétences.

À terme, l’objectif affiché est d’améliorer durablement la gouvernance publique, en renforçant la qualité des ressources humaines et en diffusant des standards élevés de performance administrative.

ARMEE GUIN2ENNE 002 e1730716037720 360x320

Armée Guinéenne : Des centaines de militaires des Forces spéciales décorés dans l’Ordre national du mérite

À travers une série de décrets lue ce lundi 13 février 2026 à la télévision nationale, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a procédé à l’attribution de la médaille militaire en bronze dans l’Ordre national du mérite.
Article 1er : en reconnaissance des loyaux services rendus à la Nation, la médaille militaire en bronze de l’Ordre national du mérite de la République de Guinée est décernée aux sous-officiers du Groupement des forces spéciales dont les prénoms et noms suivent.
• Caporal Mohamed Bérété, matricule 62-865-G.
• Caporal Foromo Benjamin Lamah, matricule 62-867-G.
• Caporal Aboubacar Sidiki Camara, matricule 62-886-G.
• Caporal Ibrahima Sory Barry, matricule 62-915-G.
• Caporal Mohamed Condé, matricule 62-942-G.
• Caporal Cé Papus Doré, matricule 63-004-G.
• Caporal Mory Dolamou, matricule 63-007-G.
• Caporal Moussa Chérif, matricule 63-014-G.
• Caporal Mamadou Samba Boiro, matricule 63-034-G.
• Caporal Abdoulaye Sylla, matricule 63-062-G.
• Caporal Yappazou Bilavogui, matricule 63-078-G.
• Caporal Mamadou Soumah, matricule 63-050-G.
• Caporal Ibrahima Amadou Bah, matricule 63-084-G.
• Caporal Key Kaba, matricule 63-109-G.
• Caporal Abdoul Karim Camara, matricule 63-138-G.
• Caporal David Loua, matricule 63-548-G.
• Caporal Mamady Doumbouya, matricule 63-153-G.
• Caporal Mory Traoré, matricule 63-625-G.
• Caporal Ibrahima Sory Condé, matricule 63-762-G.
• Caporal Aly Haïdara, matricule 64-152-G.
• Caporal Ibrahima Makalé Sylla, matricule 65-212-G.
• Caporal Farah Fodé Kamano, matricule 65-892-G.
• Caporal Saïdou Bangoura, matricule 66-087-G.
• Caporal Mohamed Camara, matricule 66-106-G.
• Caporal Moussa Condé, matricule 66-272-G.
• Caporal Lansana M’Maha Wawa Soumah, matricule 66-276-G.
• Caporal Sékou Soumah, matricule 66-301-G.
• Caporal Mamoudou Keïta, matricule 66-307-G.
• Caporal Alseny Bah, matricule 66-338-G.
• Caporal Mamadi Cissé, matricule 66-349-G.
• Caporal Mustapha Kaba, matricule 66-371-G.
• Caporal Yamoussa Soumah, matricule 66-379-G.
• Caporal Émile Junior Sirogui, matricule 66-446-G.
• Caporal Mamy Keïta, matricule 66-488-G.
• Caporal Ibrahima Sory Sylla, matricule 66-525-G.
• Caporal Fodé Keïta, matricule 66-602-G.
• Caporal Aboubacar Sylla, matricule 66-663-G.Actualités Guinée

Un autre décret porte attribution de la médaille militaire en argent dans l’Ordre national du mérite.
Article 1er : en reconnaissance des loyaux services rendus à la Nation, la médaille militaire en argent de l’Ordre national du mérite de la République de Guinée est décernée aux sous-officiers du Groupement des forces spéciales dont les prénoms et noms suivent.
• Sgt-chef Mamadi Camara, matricule 47-481-G.
• Sgt-chef Alseny Dabo, matricule 47-616-G.
• Sgt-chef Mamadou Alpha Baldé, matricule 47-552-G.
• Sgt-chef Ibrahima Sory Sylla, matricule 47-678-G.
• Sgt Mohamed Kouyaté, matricule 48-428-G.
• Sgt Marc Faya Sandouno, matricule 48-535-G.
• Sgt CéCé Jonas Abba, matricule 48-622-G.
• Sgt Amadou Sidibé, matricule 50-381-G.
• Sgt Bangaly Kanté, matricule 50-411-G.
• Caporal-chef Naromba Condé, matricule 47-280-G.
• Caporal-chef Gono Junior, matricule 55-720-G.
• Caporal-chef Amara Camara, matricule 55-744-G.
• Caporal-chef Sékou Gato Camara, matricule 55-780-G.
• Caporal-chef Fassou Chérif, matricule 55-851-G.
• Caporal-chef Mamadi Camara, matricule 55-899-G.
• Caporal-chef Mohamed Soumah, matricule 55-945-G.
• Caporal-chef Mato Doré, matricule 55-989-G.
• Caporal-chef Tamba Keoulin Moundé Keno, matricule 59-00-G.
• Caporal-chef Naby Laye Moussa Milimounou, matricule 56-009-G.
• Caporal-chef Nouhan Sanou, matricule 56-025-G.
• Caporal-chef Sâa Moïse Milimono, matricule 56-113-G.
• Caporal-chef Aboubacar Chérif, matricule 56-119-G.
• Caporal-chef Banou Haba, matricule 56-143-G.
• Caporal-chef Mamadi Cissé, matricule 56-144-G.
• Caporal-chef Adama Condé, matricule 56-153-G.
• Caporal-chef Mohamed Traoré, matricule 56-199-G.
• Caporal-chef Mamadi Camara, matricule 56-209-G.
• Caporal-chef Youssouf Fofana, matricule 56-222-G.
• Caporal-chef Emmanuel Pogomou, matricule 56-260-G.

Un autre décret porte attribution de la médaille militaire en or dans l’Ordre national du mérite.
Article 1er : en reconnaissance des loyaux services rendus à la Nation, la médaille militaire en or de l’Ordre national du mérite de la République de Guinée est décernée aux officiers du Groupement des forces spéciales dont les prénoms et noms suivent.
• Capitaine Abibe Soumah, matricule 34-791-G.
• Sous-lieutenant Dabo Diabaté, matricule 47-555-G.
• Sous-lieutenant Aguibou Condé, matricule 47-481-G.
• Sous-lieutenant Ambroise Loua, matricule 47-616-G.

Avion aeroport voyage decollage atterrissage 4 360x320

Retour des Guinéens de Mauritanie : un pont aérien pour un retour attendu.

Près d’un millier de ressortissants de la Guinée vivent aujourd’hui en Mauritanie, parfois depuis plusieurs décennies. Mais pour beaucoup, l’heure est désormais au retour, portée par l’espoir d’un nouveau départ et les perspectives offertes par le programme Simandou 2040.

Une mission diplomatique au plus près des compatriotes

En déplacement en Mauritanie, le ministre des Affaires étrangères, Morissanda Kouyaté, est allé à la rencontre de ses compatriotes afin d’évaluer leur situation et de leur transmettre un message de soutien des autorités.

Face à une communauté attentive, le chef de la diplomatie a insisté sur l’implication directe du président de la République, Mamadi Doumbouya, dans ce processus de retour. Il a assuré que des dispositions concrètes étaient en cours pour faciliter leur rapatriement dans des conditions dignes.

Un pont aérien pour organiser le retour

Conformément aux instructions présidentielles, un pont aérien doit être mis en place dès ce mardi afin d’assurer le retour progressif des Guinéens volontaires. Un premier groupe d’environ 60 personnes est attendu, marquant le lancement opérationnel de cette initiative.

Cette opération vise à répondre à une situation marquée, pour certains, par la précarité et l’isolement, notamment dans des zones comme Zouérat.

Des liens historiques rappelés

Au-delà de l’urgence sociale, Morissanda Kouyaté a tenu à rappeler la profondeur des relations entre les deux pays, évoquant les contributions historiques de la Guinée à la formation de cadres mauritaniens dans plusieurs secteurs, dont la santé et la culture.

Entre émotion et espoir d’un nouveau départ

Parmi les ressortissants concernés, les témoignages traduisent une forte émotion et une attente longtemps nourrie. Beaucoup voient dans ce rapatriement une opportunité de reconstruire leur vie en Guinée, dans un contexte de relance économique.

Après des années passées à l’étranger, ce retour s’inscrit pour eux comme une transition vers une nouvelle étape, marquée par la volonté de participer au développement national.

668121145 1388450536660100 5320852059983913250 n 360x320

Médias : la REJAC prépare sa deuxième édition et obtient le soutien du ministère de la Communication.

Une délégation du Comité d’organisation de la Rencontre des Journalistes Africains de Conakry (REJAC) a été reçue, ce jeudi matin, par le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Mourana Soumah. La délégation, composée notamment d’Aboubacar Condé et d’Ismaël Camara, était introduite par la cheffe de cabinet, Adèle Camara Koné.

Au cœur des échanges : la présentation du projet de la deuxième édition de la REJAC, un rendez-vous qui ambitionne de s’imposer comme une plateforme panafricaine de référence pour les professionnels des médias. Prévue à Conakry, cette rencontre vise à renforcer les synergies entre journalistes africains, tout en favorisant les échanges sur les mutations du secteur, notamment à l’ère du numérique.

Les organisateurs ont, à cette occasion, sollicité l’appui du département de tutelle afin d’assurer le succès de l’événement. Une démarche qui s’inscrit dans une dynamique de structuration et de valorisation de l’écosystème médiatique guinéen et africain.

En réponse, le ministre Mourana Soumah a salué l’initiative, soulignant son importance dans le contexte actuel de transformation des médias. Il a réaffirmé l’engagement de son département à accompagner la tenue de cette deuxième édition, traduisant ainsi la volonté des autorités de soutenir les initiatives contribuant au développement d’une presse professionnelle, innovante et connectée aux enjeux contemporains.

20260406 180233 750x375 1 360x320

Guinée : après l’incendie de Sonfonia, la Protection civile rassure sur l’essentiel préservé

Au lendemain de l’incendie survenu le 6 avril 2026 à la centrale électrique de Sonfonia Casse, les autorités se veulent rassurantes. La Protection civile confirme qu’aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée, malgré des dégâts matériels visibles sur le site.

Des installations stratégiques épargnées

Selon le directeur régional de Conakry, l’incendie a pu être rapidement contenu, limitant ainsi sa propagation. « La centrale n’est pas affectée. C’est ce qui est le plus important », a-t-il indiqué, précisant que le foyer résiduel provenait principalement de rouleaux de câbles entreposés.

Le colonel Ibrahima Sory Kaba a confirmé que l’essentiel des installations a été préservé. L’outil de production n’a pas été touché, seuls les stocks de câbles ayant subi des dommages.

Une situation progressivement maîtrisée

Grâce à l’intervention des équipes de secours, les flammes ont été maîtrisées, bien que des foyers résiduels aient nécessité des opérations complémentaires pour éviter toute reprise du feu.

Un retour progressif de l’électricité

Dans les heures qui ont suivi l’incident, la Électricité de Guinée avait annoncé des perturbations dans plusieurs quartiers de Conakry, notamment à Yattayah, Sonfonia, Wanindara, Tombolia, Dabompa, Samataran et Ansoumaniah.

Quelques heures plus tard, la situation s’est nettement améliorée, avec le rétablissement de l’électricité dans cinq des sept zones initialement touchées.

Si l’incident n’a pas affecté les capacités de production, il rappelle néanmoins la vulnérabilité des infrastructures énergétiques et la nécessité de renforcer les dispositifs de prévention et de sécurité.

20260406 180233 750x375 1 360x320

Guinée : un incendie à la centrale électrique de Sonfonia provoque d’importants dégâts.

Un incendie s’est déclaré dans l’après-midi du lundi 6 avril 2026 à la centrale électrique de Sonfonia Casse, située dans la commune de Sonfonia, en périphérie de la capitale guinéenne.

Un départ de feu en pleine journée

Selon les premières informations, le sinistre a débuté aux alentours de 15 heures, touchant principalement des installations électriques, notamment des câbles, et occasionnant des dégâts matériels significatifs.

Une intervention toujours en cours

Rapidement dépêchés sur les lieux, les sapeurs-pompiers ont été mobilisés pour circonscrire les flammes. Toutefois, au moment de la rédaction, l’incendie n’était pas encore totalement maîtrisé, témoignant de l’ampleur du brasier.

Un dispositif de sécurité renforcé

Les forces de l’ordre ont également été déployées afin de sécuriser le périmètre et prévenir tout risque supplémentaire, notamment en raison de la sensibilité des installations électriques concernées.

Les causes exactes de l’incendie restent, à ce stade, indéterminées, et une enquête devrait être ouverte pour établir les circonstances de cet incident.

Toumba Diakite 360x320

Guinée : le commandant Toumba Diakité décède en détention à la prison de Coyah

Le commandant Aboubacar Sidiki Diakité, dit “Toumba”, est décédé dans la nuit du 25 mars 2026, alors qu’il purgeait sa peine à la maison d’arrêt de Coyah. L’annonce a été faite à travers un communiqué officiel publié par la Direction nationale de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion, relevant du ministère guinéen de la Justice et des Droits de l’Homme.

Selon le document, le décès est survenu à 04 heures 35 minutes, après une dégradation progressive de son état de santé malgré une prise en charge médicale.

Une détérioration progressive de son état de santé

D’après le communiqué, un rapport médical circonstancié établi le 4 mars 2026 par les professeurs Houssein Fofana, chirurgien, et Elhadj Yaya Baldé, cardiologue au Centre hospitalo-universitaire Ignace Deen, avait déjà mis en évidence plusieurs problèmes de santé.

Le tableau clinique présenté par le détenu faisait état notamment :

  • d’une tuméfaction épigastrique,

  • de douleurs abdominales persistantes,

  • d’une constipation chronique,

  • ainsi que de troubles du sommeil.

Ce rapport médical avait été établi en présence du procureur de la République près le tribunal de première instance de Coyah ainsi que de son avocat.

Une évacuation d’urgence avant le décès

Le communiqué précise que dans la nuit du 23 mars 2026, le commandant Toumba Diakité a été victime d’un malaise en milieu carcéral. Il a alors été évacué en urgence vers l’hôpital militaire du Camp Samory Touré, où il a été pris en charge par une équipe médicale spécialisée.

Malgré les soins administrés, l’évolution de son état de santé s’est révélée défavorable.

Les médecins ont finalement conclu à un décès lié à une hernie de la ligne blanche étranglée compliquée d’une péritonite aiguë généralisée, selon les termes du rapport médical.

Une procédure judiciaire en cours

Les autorités pénitentiaires ont indiqué qu’un rapport détaillé et circonstancié sera transmis aux autorités judiciaires compétentes afin d’éclairer les circonstances exactes du décès et de permettre toute suite de droit.

Dans son communiqué, la Direction nationale de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion a également exprimé ses condoléances à la famille du défunt, à ses proches et à l’ensemble de ses relations.

Une figure centrale du procès du 28 septembre

Le commandant Toumba Diakité était l’un des principaux protagonistes du procès lié aux événements tragiques du 28 septembre 2009 au stade de Conakry, un dossier judiciaire majeur dans l’histoire récente de la Guinée.

Son décès en détention intervient alors que cette affaire demeure profondément ancrée dans la mémoire collective et continue de susciter de nombreux débats sur la justice et la responsabilité dans les crimes commis durant cette période.

657243128 1336494311844926 1320676022470042998 n 360x320

Rapatriement de ressortissants sierra-léonais : Freetown confirme le retour de 942 personnes depuis la Guinée.

Le gouvernement de Sierra Leone a annoncé, le 24 mars 2026, le retour de 942 de ses ressortissants en provenance de la Guinée. Cette opération intervient dans un contexte marqué par des actions de déguerpissement menées dans la capitale guinéenne.

Des opérations de contrôle dans les zones informelles de Conakry

Dans un communiqué, le ministère sierra-léonais de l’Information et de l’Éducation civique précise avoir été informé par les autorités guinéennes d’opérations visant à démanteler des campements informels et à identifier les étrangers en situation irrégulière.

Ces interventions ont notamment ciblé la zone portuaire de Boulbinet, où plusieurs ressortissants sierra-léonais ont été interpellés le 23 mars. Selon les autorités, les personnes disposant de documents valides ont été libérées, tandis que celles en situation irrégulière ont été reconduites vers leur pays d’origine.

Une coordination diplomatique pour un retour encadré

Le gouvernement sierra-léonais, basé à Freetown, indique avoir engagé des échanges avec les autorités guinéennes, via son ambassade à Conakry, afin de garantir que les opérations de rapatriement se déroulent « de manière ordonnée et humaine », dans le respect des droits des personnes concernées.

Accueil et prise en charge à la frontière

Le processus de retour est coordonné au niveau du poste frontalier de Kambia, où les autorités sierra-léonaises assurent l’accueil, l’enregistrement et la prise en charge des personnes rapatriées avant leur réinstallation dans leurs localités d’origine.

À ce stade, 942 personnes, dont des femmes et des enfants, ont déjà été recensées.

Appel au calme et suivi de la situation

Les autorités de Sierra Leone affirment suivre de près l’évolution de la situation et maintenir le dialogue avec la Guinée pour garantir le respect des procédures et la protection de leurs ressortissants.

Elles appellent par ailleurs la population à faire preuve de calme et à se référer exclusivement aux informations diffusées par les canaux officiels.