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Guinée : les élections régionales fixées au 29 novembre, les sénatoriales au 20 décembre.

Le président guinéen, Mamadi Doumbouya, a fixé au 29 novembre les élections des conseils régionaux et au 20 décembre les élections sénatoriales, selon un décret lu à la télévision nationale. Ces deux scrutins doivent compléter la mise en place des institutions prévues par la nouvelle Constitution et constituer une étape majeure dans le processus de retour à l’ordre constitutionnel.

Les électeurs seront d’abord appelés aux urnes le 29 novembre pour désigner les membres des conseils régionaux dans les différentes régions du pays, ainsi qu’à Conakry. Le 20 décembre, ils participeront à l’élection des deux tiers des membres du Sénat. Le tiers restant sera nommé par le président de la République, conformément au dispositif institutionnel annoncé.

Une nouvelle étape après les législatives

Ces échéances interviennent quelques mois après les élections législatives organisées en mai dernier. À l’issue du scrutin, la coalition présidentielle et ses alliés ont obtenu plus de 80 % des sièges au Parlement. Cette large victoire s’est toutefois dessinée dans un contexte marqué par l’absence de plusieurs grandes formations de l’opposition, notamment l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) et le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), dissous par les autorités en mars. Ces partis avaient appelé au boycott des élections.

Arrivé au pouvoir à la suite du coup d’État de septembre 2021, Mamadi Doumbouya a été élu président de la République lors du scrutin de décembre 2025. Depuis, sa gouvernance fait l’objet de critiques récurrentes de la part de formations politiques et d’organisations de défense des droits humains. Celles-ci dénoncent notamment les restrictions aux libertés publiques, les mesures visant plusieurs partis politiques et les procédures engagées contre des figures de l’opposition et de la société civile.

Un processus électoral sous tension

Les manifestations sont interdites depuis 2022, tandis que plusieurs opposants ont été arrêtés, condamnés ou contraints à l’exil. Ces restrictions alimentent les inquiétudes sur les conditions d’exercice des libertés politiques et sur la participation des différentes sensibilités au processus institutionnel en cours.

Pour les autorités, les élections régionales et sénatoriales doivent permettre d’achever l’architecture institutionnelle prévue par la nouvelle Constitution. Pour leurs détracteurs, ces scrutins se tiendront dans un environnement politique fragilisé par la réduction de l’espace démocratique et l’absence de plusieurs acteurs majeurs de l’opposition.

Au-delà du calendrier électoral, l’enjeu sera donc aussi celui de la crédibilité du processus et de sa capacité à favoriser une représentation politique suffisamment pluraliste.

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Guinée : Vivo Energy apporte un soutien en carburant aux opérations d’assainissement de Conakry.

Vivo Energy Guinée a remis un don de carburant à l’Agence nationale de l’assainissement et de la salubrité publique (ANASP) afin de soutenir les opérations de collecte et d’évacuation des déchets dans la capitale. Cette contribution s’inscrit dans une mobilisation du secteur privé coordonnée par la Chambre des Mines de Guinée (CMG), à la suite de la situation d’urgence provoquée par le drame de Dar-es-Salam et de l’appel à la solidarité lancé par le Premier ministre.

L’appui de l’entreprise vise à renforcer les moyens logistiques mobilisés pour transporter les déchets de Conakry vers le nouveau site de Kouria, désengorger les zones de transit et de transfert et assurer la continuité des opérations d’assainissement.

Une mobilisation conjointe des secteurs public et privé

La cérémonie officielle de remise du don s’est tenue au siège de Vivo Energy Guinée, en présence de plusieurs représentants des autorités et des institutions concernées.

Le directeur général de l’entreprise, Massamba Toure, accompagné des membres de son comité de direction, a accueilli Fatoumata Binta Diallo, cheffe de cabinet de la Primature, ainsi que Thierno Souleymane Bah, conseiller chargé de la coordination interministérielle et du suivi des réformes, représentant le Premier ministre.

La Chambre des Mines de Guinée était représentée par son directeur exécutif, François Phopho Kamano. Le don a été remis à Mamoudou Diané, directeur général de l’ANASP, bénéficiaire de cet appui destiné à soutenir les opérations d’assainissement.

Vivo Energy Guinée réaffirme son engagement sociétal

Pour Massamba Toure, cette contribution traduit la volonté de l’entreprise de participer concrètement à la réponse aux difficultés rencontrées par les populations.

« Pour Vivo Energy, la responsabilité sociétale fait partie de notre manière de travailler, avec sécurité, respect de l’environnement et le souci des communautés qui nous accueillent. C’est dans cet esprit, et par solidarité, que nous avons répondu à la sollicitation en appuyant les actions de l’Agence nationale de l’assainissement et de la salubrité publique, l’ANASP », a-t-il déclaré.

Le dirigeant a également réaffirmé la volonté de Vivo Energy Guinée de poursuivre sa collaboration avec les institutions publiques et les communautés locales. Il a souligné l’importance du dialogue entre les secteurs public et privé pour répondre aux défis économiques, sociaux et environnementaux du pays.

La Chambre des Mines salue une solidarité collective

Cette initiative s’inscrit dans le prolongement de la mobilisation engagée par la Chambre des Mines de Guinée à la fin du mois de septembre, à la suite de l’appel des autorités nationales.

Au nom du président du conseil d’administration de la CMG, François Phopho Kamano a salué la contribution de Vivo Energy Guinée et exprimé sa reconnaissance à l’entreprise. Il a rappelé que cette démarche illustre la volonté des membres de la Chambre d’accompagner les pouvoirs publics face aux besoins urgents des populations.

La mobilisation des acteurs économiques apparaît ainsi comme un levier de soutien aux dispositifs publics confrontés aux difficultés d’assainissement de la capitale.

L’ANASP confrontée aux conséquences de la fermeture de Dar-es-Salam

Le directeur général de l’ANASP, Mamoudou Diané, a souligné l’importance de cet appui logistique pour maintenir les opérations de gestion des déchets. La fermeture de la décharge de Dar-es-Salam a en effet profondément affecté le dispositif d’assainissement de Conakry, renforçant les besoins en moyens de transport et d’évacuation.

S’exprimant au nom du ministre chargé de l’Assainissement, il a remercié Vivo Energy Guinée, ses collaborateurs et la Chambre des Mines pour leur contribution à la poursuite des opérations.

De son côté, Thierno Souleymane Bah a exprimé la reconnaissance du gouvernement envers les deux acteurs pour leur participation à cet effort national. Il a rappelé que cette mobilisation fait suite à l’appel lancé par le Premier ministre au lendemain du drame de Dar-es-Salam et insisté sur la nécessité d’une réponse concertée entre les autorités et le secteur privé.

Un enjeu environnemental et sanitaire pour Conakry

Au-delà de l’aide immédiate, cette contribution met en évidence le rôle que peuvent jouer les entreprises dans la gestion des urgences environnementales et sanitaires. Le renforcement des moyens d’évacuation des déchets constitue un enjeu important pour limiter les risques liés à leur accumulation et préserver le cadre de vie des populations.

À travers ce don de carburant, Vivo Energy Guinée réaffirme son engagement en matière de responsabilité sociétale et sa volonté de contribuer aux efforts d’assainissement ainsi qu’au développement durable du pays. La poursuite de la coopération entre les pouvoirs publics, les organisations professionnelles et les entreprises demeure un facteur important pour répondre aux besoins de la capitale et améliorer durablement la gestion des déchets.

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Vision intégrée du transport en Guinée : Son Excellence le Président Mamadi DOUMBOUYA voyage à bord du train de passagers de la Compagnie du TransGuinéen (CTG)..

La cité portuaire de Morébaya a vécu, ce lundi 12 octobre 2026, une journée historique pour le transport ferroviaire en Guinée. Le Chef de l’État, Son Excellence Mamadi DOUMBOUYA, a procédé au voyage inaugural du train de voyageurs de la Compagnie du Transguinéen (CTG), au départ de Morébaya.

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Ce premier voyage présidentiel par voie ferroviaire s’est déroulé en présence du ministre secrétaire général de la Présidence, le Général Amara CAMARA ; du ministre directeur de cabinet de la Présidence et président du Comité stratégique de Simandou, Djiba DIAKITÉ ; du Chef de Cabinet du Président de la République Fodé Amadou FOFANA; de conseillers à la Présidence, de membres du gouvernement et du Comité stratégique ; du corps diplomatique; des autorités et élus locaux, ainsi que des dirigeants de la Compagnie du Transguinéen (CTG).
La locomotive KOMA, baptisée du nom du village du Chef de l’État, a tracté les quatre wagons de voyageurs sur un parcours de 148 km reliant Morébaya, au PK 159, à Kassa, dans la localité d’Ouré Kaba, préfecture de Mamou. À bord, le Chef de l’État et l’importante délégation qui l’accompagnait ont pu apprécier la qualité et le confort de ce train de voyageurs, destiné à relier la cité portuaire de Morébaya aux quatre blocs miniers de Simandou, dans le sud de la Guinée, en traversant les quatre régions naturelles du pays. Ce projet témoigne de la volonté politique affirmée du Chef de l’État et s’inscrit dans sa vision du développement des infrastructures nationales.
Tout au long du trajet, notamment en direction de Mamou, le Président de la République et sa délégation ont également pu admirer les paysages naturels et la richesse de la flore guinéenne, dont le potentiel économique et touristique occupe une place importante dans le Programme Simandou 2040.

La qualité du train de dernière génération et l’infrastructure ferroviaire reliant la cité portuaire de Morébaya aux mines de Simandou constituent un véritable chef-d’œuvre d’ingénierie, ayant mobilisé de nombreuses compétences, notamment guinéennes, conformément à la stratégie du Chef de l’État en matière de contenu local.
La traversée du tunnel de 11,6 km entre Koriba et Kassa, dans la zone de Ouré Kaba, constitue l’un des moments marquants de ce parcours. Présenté comme le plus long tunnel ferroviaire d’Afrique de l’Ouest, cet ouvrage illustre l’ampleur des défis techniques relevés par les ingénieurs pour construire une infrastructure appelée à devenir, dans les années à venir, un maillon essentiel de la chaîne logistique de la Guinée et de la sous-région.

Grâce à la collaboration entre la Guinée et ses partenaires industriels, les efforts ont été mutualisés afin de doter le pays d’une infrastructure ferroviaire d’envergure, en adéquation avec les ambitions nationales de développement et la vision portée par le Chef de l’État.
Après Plus d’une heure de trajet, la locomotive KOMA est arrivée au PK 159, à Kassa, dans la localité de Ouré Kaba, préfecture de Mamou. Le Chef de l’État a visité la plateforme ferroviaire.
À l’issue de cette visite, après avoir procédé aux constatations nécessaires et donné ses instructions, le Chef de l’État a vu la locomotive SANFINA, baptisée du nom du village du président du Comité stratégique de Simandou, Djiba DIAKITÉ, prendre le relais pour assurer le voyage de retour vers la cité portuaire de Morébaya. Le train est arrivé sans encombre à la gare ferroviaire de Morébaya.
Cette première expédition ferroviaire conduite par le Chef de l’État, Mamadi DOUMBOUYA, constitue un signal fort dans le processus de mise en service des infrastructures du projet Simandou. À travers le développement du transport ferroviaire, le Président de la République entend renforcer les capacités logistiques de la Guinée, valoriser son potentiel économique et touristique et consolider les bases de sa transformation structurelle, conformément aux ambitions du programme Simandou 2040.
Les caractéristiques techniques des infrastructures ferroviaires de la Compagnie du Transguinéen (CTG) témoignent de l’ampleur des investissements réalisés.
Sur la ligne principale, le réseau comprend 205 ponts, répartis comme suit : 49 très longs ponts de plus de 500 mètres ; 113 grands ponts de 100 à 500 mètres ;
43 ponts moyens de 20 à 100 mètres.
Le viaduc de Colomo II, situé entre Kassa et Ouré Kaba, est le plus long de la ligne. Il mesure 2 115,94 mètres et compte 64 travées. Le viaduc de Ouré Kaba Kaba se distingue, quant à lui, par les piles les plus hautes du réseau, atteignant 64 mètres.
La ligne principale compte également quatre tunnels, dont celui de Kindia, situé entre Ouré Kaba et Kassa, qui s’étend sur 11,6 km. Ces ouvrages comprennent au total sept puits verticaux et six descenderies inclinées.
À ces infrastructures s’ajoutent : 1 170 dalots, dont 948 en béton armé et 222 en tubes ondulés ; 26 passages à faune, constitués de passages de grande section en tubes ondulés ; 29 passages supérieurs permettant aux routes de franchir la voie ferrée ;
42 ponts-cadres.
Les caractéristiques de l’embranchement secondaire
L’embranchement secondaire comprend cinq ponts, dont un très long et quatre grands ponts. Le pont n° 4 est le plus long de cet embranchement, avec une longueur de 503,6 mètres et 15 travées. Le pont n° 3 possède, quant à lui, les piles les plus hautes, atteignant 29,7 mètres. Cet embranchement dispose également : d’un tunnel de 926 mètres, sans galerie auxiliaire ; de 164 dalots, dont 82 en béton armé, 51 en tubes ondulés et 31 dalots de passage ; d’un passage supérieur ; de 60 ponts-cadres, dont 22 de grande portée, avec une portée supérieure ou égale à sept mètres.
Enfin, les équipements de télécommunication et de signalisation comprennent 139 pylônes de 40 mètres sur la ligne principale et 22 pylônes de 45 mètres sur l’embranchement secondaire. Grâce à ces investissements structurants dans le secteur ferroviaire, l’ambition du Chef de l’État dépasse le seul cadre du projet Simandou. Il s’agit de faire de la Guinée un hub logistique multimodal de référence en Afrique de l’Ouest et, à terme, sur le continent africain.
L’ouverture de la ligne au public se fera de manière progressive. Tout au long du tracé du Transguinéen à double voie, des gares modernes seront aménagées afin d’offrir aux usagers un service accessible, abordable et de qualité, conforme aux meilleurs standards internationaux.
La mise en service de cette ligne ferroviaire devrait marquer le début d’une nouvelle ère pour les transports, mais également pour les secteurs du commerce et de l’agriculture en Guinée.

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Conçu pour stimuler le dynamisme économique et faciliter les échanges, le Transguinéen représente une étape importante dans la modernisation des infrastructures nationales. Il ouvre de nouvelles perspectives pour le transport des personnes et des marchandises, le désenclavement des territoires et la valorisation des ressources du pays.
Avec le développement du Transguinéen, la Guinée franchit une étape majeure dans la concrétisation de ses ambitions de transformation économique et structurelle, portées par le programme Simandou 2040. De Morébaya à Mamou, ce 12 octobre, le TransGuinéen n’a pas seulement transporté ses premiers passagers officiels. Il a donné un aperçu concret de la Guinée que le projet Simandou ambitionne de construire.

Source : DIRECTION DE LA COMMUNICATION ET DE L’INFORMATION DE LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE (DCI-PRG).

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Guinée : Amadou Oury Bah préside une nouvelle session d’arbitrage sur les projets de souveraineté et de gouvernance.

Le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, a présidé la deuxième session d’arbitrage consacrée au pôle Souveraineté et Gouvernance. Cette rencontre a réuni des membres du gouvernement, des représentants des huit départements ministériels concernés ainsi que les responsables des structures chargées du suivi et de la mise en œuvre des projets gouvernementaux.

Parmi les entités présentes figuraient notamment la GDB, la Delivery Unit et l’Agence de gestion et de coopération des grands projets (ACGP), impliquées dans le pilotage et le suivi des initiatives publiques.

Évaluer les progrès depuis la première session

À l’ouverture des travaux, le ministre secrétaire général du Gouvernement, Tamba Benoît Kamano, est revenu sur les différents dossiers soumis à l’arbitrage lors de la première session, organisée le 11 septembre dernier.

Les discussions ont ensuite porté sur l’état d’avancement des dossiers examinés, les évolutions enregistrées depuis cette première rencontre et les résultats obtenus par les structures concernées.

Cette deuxième session s’inscrit dans une démarche de suivi de l’action gouvernementale, visant à examiner les progrès réalisés et à faciliter la coordination entre les départements ministériels et les organismes chargés de l’exécution des projets.

L’objectif est de renforcer le pilotage des initiatives relevant du pôle Souveraineté et Gouvernance et d’assurer un meilleur suivi de leur mise en œuvre.

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Guinée : le FGPE et ECOBANK s’allient pour faciliter le financement du secteur agricole

Le Fonds de Garantie des Prêts aux Entreprises (FGPE) et ECOBANK Guinée ont conclu un partenariat destiné à améliorer l’accès au crédit des acteurs du secteur agricole. La convention a été signée au siège d’ECOBANK Guinée, à Conakry, dans le cadre du mécanisme de Garantie partielle de portefeuille de crédits (GPP), mis en place à travers le Programme de développement de l’agriculture commerciale en Guinée (PDACG), financé par la Banque mondiale.

La cérémonie de signature a été marquée par un échange de parapheurs entre Mamoudou Mara, directeur général du FGPE, et Thierno Amadou Berthe, directeur général adjoint d’ECOBANK Guinée, représentant le directeur général de la banque, Diawadou Bah.

À travers cet accord, les deux institutions entendent renforcer les possibilités de financement des entreprises agricoles, notamment celles qui rencontrent des difficultés à obtenir des prêts en raison de garanties jugées insuffisantes par les établissements financiers.

Un mécanisme de garantie pour faciliter l’accès au crédit

La convention s’inscrit dans le cadre du Fonds de garantie partielle de portefeuille de crédits, un dispositif destiné à encourager les institutions financières à accroître leur soutien aux entreprises. En partageant une partie du risque lié aux crédits accordés, ce mécanisme vise à faciliter l’accès au financement des opérateurs économiques qui ne disposent pas de garanties suffisantes.

Mis en œuvre dans le cadre du PDACG, avec le soutien financier de la Banque mondiale, ce dispositif cible notamment les acteurs des chaînes de valeur agricoles. Il constitue ainsi un levier potentiel pour soutenir les investissements, développer les activités de production et accompagner la structuration des entreprises du secteur.

Le partenariat entre le FGPE et ECOBANK Guinée doit permettre de mobiliser ce mécanisme au profit des opérateurs agricoles, en facilitant leur accès aux ressources financières nécessaires au développement de leurs activités.

ECOBANK réaffirme son engagement envers l’agriculture

À l’occasion de la signature, Thierno Amadou Berthe a salué une collaboration qui, selon lui, traduit la volonté commune des deux institutions de contribuer au développement de l’agriculture guinéenne.

Il a rappelé que ce secteur occupe une place stratégique dans le portefeuille d’activités d’ECOBANK et souligné l’engagement de la banque à renforcer son accompagnement financier en faveur d’un domaine essentiel à l’économie nationale.

Cette orientation vise à soutenir les entreprises agricoles dans leurs besoins de financement et à favoriser le développement des activités économiques tout au long des chaînes de valeur.

Le FGPE mise sur le partenariat avec les banques

De son côté, Mamoudou Mara a insisté sur l’importance de la coopération entre les organismes de garantie et les institutions financières pour améliorer l’accès des entreprises au crédit.

Le directeur général du FGPE a présenté cette convention comme une démarche destinée à faciliter le financement des entreprises, particulièrement celles qui évoluent dans des secteurs à fort potentiel, comme l’agriculture.

Le recours à des mécanismes de garantie peut en effet contribuer à réduire les obstacles liés aux exigences de couverture des prêts et à encourager les banques à examiner les demandes de financement d’un plus grand nombre d’opérateurs économiques.

Des retombées attendues sur l’emploi et les chaînes de valeur agricoles

Au-delà de l’accès au crédit, le partenariat entre le FGPE et ECOBANK Guinée vise à accompagner le développement des entreprises agricoles, à soutenir la création d’emplois et à renforcer les chaînes de valeur du secteur.

L’accès aux financements constitue un enjeu important pour les producteurs, les transformateurs et les autres opérateurs qui souhaitent investir dans leurs activités, améliorer leurs capacités de production ou développer leurs débouchés commerciaux.

La mise en œuvre effective de cette convention sera déterminante pour mesurer sa portée, notamment en matière de crédits mobilisés, d’entreprises bénéficiaires et d’investissements soutenus.

Avec cet accord, le FGPE et ECOBANK Guinée renforcent leur coopération en faveur du financement du secteur privé. L’objectif est de contribuer au développement de l’économie réelle en Guinée, en s’appuyant sur des mécanismes capables de rapprocher les entreprises agricoles des ressources financières dont elles ont besoin.

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Guinée : la création de la FEPAP-GUI marque une nouvelle étape dans la structuration du patronat de la presse.

La Fédération patronale des associations professionnelles de presse de Guinée (FEPAP-GUI) a officiellement vu le jour le jeudi 8 octobre 2026 à Conakry. Sa mise en place s’inscrit dans la dynamique de restructuration et d’unification du secteur privé guinéen, portée par la Confédération générale des entreprises de Guinée (CGE-GUI). Amadou Tham Camara a été élu à la présidence de cette nouvelle organisation, appelée à représenter les employeurs de la presse dans le dialogue économique et social.

La cérémonie, présidée par Ansoumane Kaba, président de la CGE-GUI, a réuni des représentants des institutions publiques, des organisations professionnelles, des partenaires ainsi que plusieurs acteurs du paysage médiatique. Le président de la Haute Autorité de la communication (HAC), Boubacar Yacine Diallo, a également pris part à la rencontre.

Cette initiative constitue une nouvelle étape dans les efforts visant à doter les différents secteurs de l’économie nationale de structures patronales capables de défendre leurs intérêts et de porter leurs préoccupations auprès des pouvoirs publics et des partenaires sociaux.

Une dynamique de structuration du patronat guinéen

Depuis près de cinq ans, la CGE-GUI s’inscrit dans une démarche de réorganisation du patronat, avec pour objectif de renforcer la représentativité des employeurs et de favoriser leur participation aux grandes discussions économiques et sociales du pays.

Cette orientation s’inspire notamment des principes défendus par l’Organisation internationale du travail (OIT), qui reconnaissent aux organisations d’employeurs un rôle essentiel dans la représentation des entreprises, le dialogue social et la négociation collective.

Dans cette perspective, la structuration des différentes branches professionnelles doit permettre aux entreprises de disposer de cadres de concertation adaptés à leurs réalités et à leurs besoins. La création de la FEPAP-GUI répond à cette logique en réunissant les employeurs du secteur de la presse au sein d’une organisation commune.

Amadou Tham Camara à la tête de la nouvelle fédération

À l’issue du processus constitutif, Amadou Tham Camara a été élu président de la FEPAP-GUI. Le bureau exécutif mis en place est appelé à représenter les différentes composantes de la presse guinéenne, notamment les médias écrits, audiovisuels et en ligne.

La nouvelle fédération ambitionne de devenir un interlocuteur représentatif des entreprises de presse, capable de défendre leurs intérêts économiques et professionnels, de favoriser la concertation entre les acteurs et de contribuer aux discussions relatives à l’évolution du secteur.

Sa création intervient dans un contexte où les entreprises de médias sont confrontées à plusieurs défis, notamment la viabilité économique, la diversification des revenus, la transformation numérique et l’amélioration des conditions de travail.

Le dialogue social au cœur des enjeux

Au-delà de la représentation patronale, la FEPAP-GUI est appelée à jouer un rôle dans le renforcement du dialogue entre les employeurs, les travailleurs et les pouvoirs publics.

L’avancement des négociations autour de la convention collective de la presse figure parmi les enjeux importants pour l’avenir des relations professionnelles dans le secteur. La présence d’une organisation patronale structurée pourrait contribuer à clarifier les positions des employeurs et à faciliter les échanges avec les représentants des travailleurs.

Toutefois, l’efficacité de cette nouvelle instance dépendra de sa capacité à fédérer durablement les entreprises de presse, à porter leurs préoccupations communes et à participer de manière constructive aux négociations professionnelles.

Une nouvelle étape pour l’unification du secteur privé

Pour la CGE-GUI, la mise en place de la FEPAP-GUI s’inscrit dans une vision plus large de structuration du patronat guinéen. L’objectif est de construire une organisation dans laquelle chaque secteur dispose d’une représentation propre, tout en contribuant à une dynamique collective au sein du secteur privé.

Cette démarche vise à renforcer la capacité des entreprises à défendre leurs intérêts, à participer aux politiques économiques et à contribuer au développement national.

La création de la FEPAP-GUI constitue ainsi une étape supplémentaire dans cette stratégie. La nouvelle fédération devra désormais transformer sa mise en place institutionnelle en actions concrètes au bénéfice des entreprises de presse et du dialogue social.

À terme, l’ambition affichée est de consolider un patronat guinéen plus structuré, plus représentatif et davantage en mesure de contribuer aux discussions qui engagent l’avenir de l’économie nationale.

Un bureau exécutif de 11 membres

À l’issue de l’assemblée générale constitutive, les congressistes ont adopté par consensus la composition du Bureau exécutif de la FEPAP-GUI, conduit par Amadou Tham Camara.

Voici la composition de la nouvelle équipe dirigeante :

  • Président : Amadou Tham Camara
  • Vice-président chargé de la presse audiovisuelle : Aboubacar Camara
  • Vice-présidente chargée de la presse écrite : Kadiatou Conté
  • Vice-président chargé de la presse en ligne : Bachir Sylla
  • Secrétaire général : Koffi Grégoire Ankou
  • Secrétaire général adjoint chargé de l’organisation : Ibrahima Diallo
  • Trésorier général : Aboubacar M’mah Soumah
  • Secrétaire chargé des projets : Younoussa Naby Sylla
  • Secrétaire chargé des relations extérieures et du dialogue social : Talibé Barny
  • Secrétaire chargé des affaires juridiques et du plaidoyer : Daouda Yansané
  • Secrétaire chargée de la communication : Oumou Diallo

Avec cette nouvelle fédération, les employeurs de la presse privée guinéenne se dotent d’un cadre commun de représentation. L’enjeu sera désormais de traduire cette structuration en actions concrètes pour renforcer la viabilité économique des médias, améliorer les conditions de travail et accompagner l’évolution du paysage médiatique national.

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Guinée-Chine : Amadou Oury Bah célèbre l’amitié sino-guinéenne à bord de l’Auspicious Ark

Le Premier ministre guinéen Amadou Oury Bah a pris part, mardi 6 octobre à Conakry, à la commémoration du 77e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine. La cérémonie s’est tenue à bord de l’« Auspicious Ark », le navire-hôpital militaire chinois déployé en Guinée dans le cadre de la mission médicale Harmony 2026.

Accompagné de plusieurs membres du gouvernement, de collaborateurs de son cabinet et de responsables militaires, le chef du gouvernement a été accueilli à bord du bâtiment, arrivé au Port autonome de Conakry le 3 octobre pour une semaine de soins médicaux gratuits au bénéfice des populations guinéennes.

Au-delà de la commémoration, cette visite a permis au Premier ministre de découvrir les installations médicales du navire et de s’informer du déroulement de la mission. Les équipes chinoises y assurent des consultations, des examens et différentes interventions dans plusieurs spécialités, avec un dispositif comprenant notamment des services de chirurgie, d’ophtalmologie, de radiologie et de réanimation.

Selon les informations communiquées lors de la visite, plus de 1 500 patients avaient déjà été pris en charge depuis le début des opérations, le 3 octobre. Les équipes médicales chinoises visent près de 5 000 patients avant le départ du navire, prévu le 10 octobre.

L’escale de l’Auspicious Ark s’inscrit dans la mission Harmony 2026, une opération médicale internationale de la marine chinoise. La Guinée constitue l’une des étapes de cette tournée, qui prévoit plusieurs escales en Afrique et en Asie du Sud. Il s’agit par ailleurs de la première visite d’un navire-hôpital militaire chinois en Guinée.

À travers cette présence, la coopération entre Conakry et Pékin se manifeste ainsi dans le domaine sanitaire, avec la mise à disposition de soins spécialisés gratuits pour les populations. La mission prévoit également des activités de formation et d’échanges médicaux avec des professionnels guinéens.

La commémoration du 77e anniversaire de la République populaire de Chine à bord du navire donne donc une dimension particulière à l’événement. Elle intervient alors que la mission Harmony 2026 met concrètement en avant l’un des volets de la coopération sino-guinéenne : l’assistance médicale et les échanges dans le secteur de la santé.

À quelques jours de la fin de son escale à Conakry, l’Auspicious Ark constitue ainsi un point de convergence entre les relations diplomatiques entre la Guinée et la Chine et une opération humanitaire destinée à renforcer temporairement l’accès des populations à des soins spécialisés.

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Guinée : le gouvernement veut accélérer la transformation de l’agriculture avec le PDACG II

Le ministre de l’Agriculture, Félix Lamah, a présidé mardi 6 octobre 2026 à Conakry une rencontre de haut niveau avec le Groupe de la Banque mondiale consacrée à la mise en œuvre de la deuxième phase du Projet de développement de l’agriculture commerciale en Guinée (PDACG II) et à l’initiative AgriConnect. Le gouvernement entend faire de ces deux programmes des leviers de modernisation du secteur agricole et de diversification de l’économie nationale.

Entouré des hauts cadres de son département, Félix Lamah a inscrit cette démarche dans la vision du président Mamadi Doumbouya et dans le premier pilier du programme Simandou 2040. L’objectif affiché est de faire évoluer l’agriculture guinéenne d’un modèle principalement extensif vers une agriculture plus moderne, productive et davantage connectée aux marchés.

Pour le ministre, cette transformation doit permettre à la Guinée de renforcer sa souveraineté alimentaire tout en développant l’emploi et les activités industrielles liées aux chaînes de valeur agricoles. Une attention particulière doit être accordée aux jeunes et aux femmes, considérés comme des acteurs majeurs de la diversification économique.

La stratégie repose notamment sur un principe : produire davantage localement, transformer une part plus importante de la production et créer de la valeur sur l’ensemble des chaînes agricoles. Le PDACG II et AgriConnect doivent ainsi contribuer à structurer un véritable écosystème autour de filières prioritaires, notamment le riz, le fonio et l’aviculture.

Le gouvernement mise également sur l’amélioration de l’accès au financement, le développement de la transformation locale et une plus forte implication du secteur privé. Des réformes institutionnelles sont prévues afin de créer un environnement plus favorable aux investissements et à la mobilisation de capitaux privés.

Des objectifs importants pour les filières agricoles

Dans le secteur rizicole, la Guinée ambitionne d’aménager 150 000 hectares dans le cadre de la Stratégie nationale de développement de la filière rizicole de deuxième génération. Le pays vise également plus de 500 000 hectares de riz cultivés à l’horizon 2027.

Pour le fonio, l’objectif annoncé est de porter la production à 15 000 tonnes et d’accélérer s

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Guinée : la 10ᵉ législature ouvre sa session sous le signe de l’efficacité parlementaire.

L’Assemblée nationale guinéenne a officiellement effectué sa rentrée parlementaire lundi 5 octobre 2026 au Palais du Peuple, à Conakry. Cette cérémonie a marqué l’ouverture de la session unique 2026-2027 de la 10ᵉ législature, avec un message centré sur la qualité du travail législatif, le contrôle de l’action publique et la proximité avec les citoyens.

Après la période de vacances parlementaires, les députés ont repris leurs activités dans le cadre d’une cérémonie solennelle organisée en présence du Premier ministre Amadou Oury Bah, de membres du gouvernement, de représentants du corps diplomatique ainsi que de délégations parlementaires venues de plusieurs pays africains.

La cérémonie, organisée au Palais du Peuple, a débuté dans la matinée avant l’intervention du président de l’Assemblée nationale, Dr Dansa Kourouma. Dans un discours de plus de trente minutes, il a présenté les principales orientations de cette nouvelle séquence parlementaire et rappelé les responsabilités liées au mandat des élus.

Au cœur de son intervention figure la volonté de renforcer la qualité des lois. Pour le président de l’institution, le travail parlementaire ne doit pas être évalué uniquement à partir du nombre de textes adoptés, mais également à leur qualité, leur applicabilité et leur impact sur les citoyens. Il a également insisté sur la nécessité d’une analyse sérieuse des conséquences juridiques, économiques, sociales et financières des textes examinés.

Le contrôle de l’action gouvernementale constitue également l’un des axes majeurs annoncés. Dansa Kourouma a souligné que cette mission ne devait être assimilée ni à une opposition systématique ni à une complaisance envers l’exécutif. Elle doit, selon lui, permettre de vérifier l’utilisation des ressources publiques, le respect des engagements et les résultats obtenus par les politiques publiques.

La proximité entre les députés et les citoyens figure aussi parmi les priorités affichées. Le président de l’Assemblée nationale a appelé les élus à renforcer leur présence dans leurs circonscriptions et à mieux faire remonter les préoccupations des populations au sein de l’hémicycle. Il a notamment défendu une représentation qui ne se limite pas aux périodes électorales.

Cette nouvelle législature devra également accompagner la mise en œuvre des grandes orientations nationales, notamment autour de Simandou 2040. Dansa Kourouma a rappelé que ce programme ne devait pas être considéré comme l’affaire d’un seul gouvernement ou d’une seule législature, mais comme un projet appelé à s’inscrire dans la durée.

L’ouverture de cette session intervient par ailleurs dans une phase de consolidation des institutions de la Ve République. Plusieurs textes organiques doivent encore préciser le fonctionnement et les compétences des institutions prévues par la nouvelle Constitution, ce qui place le travail législatif parmi les principaux enjeux de la période à venir.

La rentrée parlementaire ne se limite pas à la cérémonie d’ouverture. Elle donne également le coup d’envoi de la Semaine de la rentrée parlementaire, programmée jusqu’au 11 octobre. Au programme figurent notamment une visite du chantier du futur siège de l’Assemblée nationale, des conférences-débats et des panels consacrés à la diplomatie parlementaire et à l’évaluation des politiques publiques.

Avec cette session unique 2026-2027, la 10ᵉ législature entre ainsi dans une nouvelle phase de son mandat. Entre production législative, contrôle de l’action gouvernementale, évaluation des politiques publiques et représentation des citoyens, son principal défi sera désormais de traduire les orientations annoncées en résultats concrets.

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Guinée : Ousmane Diagana réaffirme l’engagement de la Banque mondiale aux côtés du Président Mamadi Doumbouya.

En visite de travail en Guinée, le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana, a été reçu mardi 6 octobre 2026 par le président Mamadi Doumbouya. Les échanges ont porté sur les priorités économiques du pays et le renforcement de la coopération avec l’institution.

À la tête d’une délégation de la Banque mondiale, Ousmane Diagana a salué les orientations économiques des autorités guinéennes, notamment les investissements structurants, les réformes engagées et les efforts de consolidation du cadre macroéconomique.

La délégation a été introduite auprès du chef de l’État par la ministre de l’Économie et des Finances, Mariama Ciré Sylla. Elle a présenté les résultats de la mission menée par les représentants de l’institution, marquée par la signature de plusieurs accords de financement et l’annonce de nouveaux investissements dans des secteurs stratégiques.

Ces ressources doivent soutenir des projets structurants, avec des objectifs portant notamment sur la croissance, les infrastructures et l’amélioration des conditions de vie.

La rencontre intervient au lendemain du lancement du Cadre de partenariat pays 2027-2033, qui prévoit plus de 3 milliards de dollars d’engagements en faveur de la Guinée. Le programme met l’accent sur la création d’emplois, le développement du secteur privé, le capital humain et la transformation des revenus miniers en retombées durables.

Cette nouvelle étape de la coopération intervient alors que Conakry cherche à accélérer sa transformation économique, notamment à travers les investissements liés à Simandou. La Banque mondiale entend, pour sa part, poursuivre son appui aux priorités nationales et aux réformes engagées par les autorités.