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Forum de Porto : le Président Mamadi Doumbouya parmi les dirigeants africains attendus pour présider les travaux.

Le Président de la République de Guinée, Mamadi Doumbouya, figure parmi les cinq Chefs d’État africains sélectionnés pour parrainer et présider les travaux du Forum international de l’Organisation africaine du secteur privé, prévu les 8 et 9 octobre 2026 à Porto, au Portugal.

L’information a été révélée dans un reportage diffusé ce mardi 31 août 2026 à la Radiodiffusion Télévision Guinéenne (RTG), à l’occasion de la rencontre entre le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, Dr Morissanda Kouyaté, et une délégation du Forum des opérateurs pour la garantie de l’émergence économique en Afrique (FOGECA).

Conduite par son président, Amadou Diagne, la délégation séjourne actuellement à Conakry pour remettre au chef de l’État une invitation officielle à prendre part à cet événement consacré au développement du secteur privé africain.

Selon les organisateurs, le choix du président guinéen repose sur plusieurs critères liés à la gouvernance économique, à la discipline financière et à l’attractivité des investissements. Des indicateurs qui auraient permis à la Guinée de se distinguer parmi les pays africains retenus pour cette distinction.

« Le président de la République de Guinée, pour ce qu’il représente pour la Guinée et pour l’Afrique, notamment pour le secteur privé africain, ne pouvait être ignoré. Sur la base de plusieurs indicateurs, cinq chefs d’État ont été choisis pour parrainer cet événement et en être les invités d’honneur. Hier, j’ai rencontré le président Félix Tshisekedi, aujourd’hui je suis en Guinée et je poursuis cette mission », a déclaré Amadou Diagne, président du FOGECA.

À travers cette initiative, les acteurs économiques africains entendent promouvoir le partenariat entre les secteurs public et privé et renforcer les mécanismes favorisant l’émergence économique du continent.

Source : GuinéeNews.

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Guinée : une nouvelle loi redéfinit le cadre de la pêche maritime.

Le président de la République, S.E Mamadi Doumbouya, a promulgué, lundi 31 août 2026, la nouvelle loi portant réglementation de la pêche maritime en Guinée. Ce texte vient remplacer le dispositif juridique adopté en octobre 1997 et établit de nouvelles règles pour l’exploitation et la gestion des ressources halieutiques dans les eaux relevant de la juridiction guinéenne.

La nouvelle réglementation couvre l’ensemble de la chaîne du secteur, depuis les activités de pêche jusqu’à la conservation, la transformation, le transport et la commercialisation des produits halieutiques. Elle encadre également les conditions applicables aux pêcheurs, aux navires, ainsi qu’aux différents engins et équipements utilisés.

Quatre catégories de pêche désormais définies

Le nouveau cadre juridique établit quatre catégories de pêche maritime, déterminées notamment en fonction des moyens et des capacités techniques utilisés.

La pêche artisanale traditionnelle est pratiquée à pied ou à l’aide de pirogues non motorisées, notamment à la pagaie ou à la voile.

La pêche artisanale motorisée concerne les pirogues non pontées d’une longueur maximale de 24 mètres, dotées de moteurs dont la puissance ne dépasse pas 60 chevaux-vapeur. Les produits capturés doivent être conservés à bord au moyen de glace ou de sel.

La pêche semi-industrielle s’effectue avec des navires pontés ne dépassant pas 25 mètres et équipés de moteurs d’une puissance supérieure à 60 et inférieure ou égale à 250 chevaux-vapeur.

La pêche industrielle, pour sa part, concerne les navires pontés dont la puissance motrice est égale ou supérieure à 250 chevaux-vapeur. Ces embarcations disposent notamment de moyens permettant de conserver les captures par congélation, à la glace ou à l’eau réfrigérée.

Une transition prévue pour les autorisations existantes

La nouvelle loi prévoit également des dispositions transitoires pour les acteurs déjà autorisés à exercer dans le secteur. Les autorisations, licences et permis délivrés sous l’ancien régime demeurent valables jusqu’à leur date d’expiration.

Toutefois, leur renouvellement devra désormais être effectué conformément aux nouvelles dispositions réglementaires.

À travers cette réforme, les autorités guinéennes entendent renforcer l’encadrement de la pêche maritime et améliorer la gestion des ressources halieutiques, tout en établissant des règles adaptées aux différentes formes d’exploitation du secteur.

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Guinée : le premier Recensement Général des Entreprises officiellement lancé à Conakry.

La cérémonie a réuni une forte mobilisation d’élus locaux de la capitale, des représentants de la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat de Guinée (CCIAG), ainsi que Mohamed Lamine Sy Savané, président du Conseil d’administration de l’Institut national de la statistique (INS).

Cette campagne vise à mobiliser les autorités locales et les acteurs économiques afin de faciliter le travail des 1 000 agents recenseurs qui seront déployés sur l’ensemble du territoire national pendant deux mois.

Prenant la parole à cette occasion, Ismaël Nabé, ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, a expliqué l’importance de cette opération pour une meilleure connaissance du tissu économique guinéen.

« Le RGPH4 nous a permis de mieux connaître qui nous sommes, où nous vivons et comment notre population évolue. Le RGE1 nous permettra de savoir qui produit, où l’on produit, dans quel secteur, avec combien d’emplois, avec quelle capacité économique et dans quelles conditions. Le RGE1 n’est pas un instrument de contrôle. C’est un instrument de connaissance, de planification et d’accompagnement. Il ne s’agit pas de juger les entreprises, mais d’apprendre à mieux les comprendre », a-t-il déclaré.

Le RGE1 couvrira l’ensemble des sociétés, entreprises individuelles, unités de production formelles et informelles disposant d’un local fixe, ainsi que les institutions sans but lucratif.

L’opération ambitionne ainsi de dresser une cartographie précise de l’économie réelle du pays, en mettant notamment l’accent sur les PME, les artisans, les commerçants, les acteurs des marchés, les jeunes entrepreneurs et les opérateurs du secteur informel.

Pour Abdourahmane Kaba, trésorier de la CCIAG, l’implication de la Chambre de Commerce constitue un atout majeur pour la réussite de cette opération.

« L’important est d’avoir mis la CCIAG au centre de la réalisation du premier Recensement Général des Entreprises. Permettez-moi de rappeler que ce recensement répond à une préoccupation commune de l’ensemble des organisations en charge de la promotion et de l’accompagnement du secteur privé, au premier rang desquelles la CCIAG : celle de disposer d’informations fiables sur les acteurs économiques du pays. Nous réaffirmons l’engagement de la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat à mobiliser l’ensemble de ses instances, aussi bien au niveau national qu’en région, préfecture ou commune, pour réussir le recensement général des entreprises », a-t-il affirmé.

De son côté, Kadiatou Amara Sylla, cheffe de cabinet du Gouvernorat de Conakry, a insisté sur la portée stratégique du RGE1 pour le développement économique et local.

« C’est tout le sens et l’enjeu du présent RGE1, qui permettra de mieux comprendre le tissu entrepreneurial de notre pays afin de mieux orienter les politiques publiques et les investissements en faveur du développement économique. Ce recensement ne doit pas être perçu comme une simple formalité administrative ou une contrainte fiscale, mais comme un outil stratégique d’aide à la décision pour le développement local », a-t-elle souligné.

Après l’étape de Conakry, la campagne d’information et de sensibilisation sera progressivement déployée à l’intérieur du pays. Elle vise à permettre aux autorités locales, aux élus à la base et aux acteurs économiques de mieux s’approprier les objectifs et les enjeux du premier Recensement Général des Entreprises.

L’INS entend ainsi disposer, à travers cette opération, de données statistiques fiables et actualisées permettant de mieux connaître le secteur productif guinéen et d’orienter plus efficacement les politiques publiques en faveur du développement économique.

Source: Guineenews

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Conakry : Mamadi Doumbouya inspecte le BATA et la décharge de Dar es Salam.

Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a effectué, samedi 29 août 2026, une visite de terrain à Conakry, marquée par deux étapes majeures : le camp Alpha Yaya Diallo et la décharge de Dar es Salam.

Au Bataillon autonome des troupes aéroportées (BATA), le chef de l’État a été accueilli par les honneurs militaires avant de s’entretenir avec les responsables de cette unité commandée par le général de brigade Saa Alphonse Touré. La visite lui a permis de s’informer sur le moral des troupes ainsi que sur leurs conditions de vie et de travail.

La tournée s’est poursuivie à Dar es Salam, où le président s’est rendu auprès des familles touchées par le drame survenu sur le site. Il a également suivi l’évolution des opérations de fermeture et de libération de l’emprise de la décharge.

Selon les autorités, les populations concernées ont fait l’objet de mesures d’indemnisation afin de faciliter leur relogement. L’objectif est désormais d’assainir et de réaménager le site pour lui donner une nouvelle vocation.

À terme, un parc citoyen pourrait y être aménagé, dans le cadre de la politique d’assainissement et d’embellissement de Conakry. Une transformation destinée à faire de cet ancien site d’insalubrité un nouvel espace de vie pour les populations.

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Guinée : le chantier de reconstruction du CHU Ignace Deen entre dans une nouvelle phase.

Le processus de reconstruction du Centre hospitalier universitaire (CHU) Ignace Deen a franchi une nouvelle étape ce samedi avec le lancement des travaux de démolition des anciennes infrastructures de l’établissement. L’opération s’est déroulée sous la supervision de la ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Khaïté Sall, et du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire, Mohamed Lamine Sy Savané.

Cette intervention marque le début d’une transformation majeure pour l’un des établissements hospitaliers historiques de la capitale guinéenne. Édifié au début du XXe siècle, le site d’Ignace Deen doit désormais laisser place à une infrastructure hospitalière répondant à des standards modernes.

Vers un CHU de référence sous-régionale

Le projet prévoit la reconstruction complète du CHU Ignace Deen afin d’en faire un établissement hospitalier moderne à vocation sous-régionale. Cette initiative s’inscrit dans les orientations des autorités guinéennes, qui souhaitent renforcer les capacités du système national de santé et améliorer la prise en charge des patients.

La démolition intervient après le transfert des différents services hospitaliers vers le site du Camp Camayenne. Cette réorganisation a permis de libérer progressivement les espaces nécessaires au démarrage du chantier.

Réduire les évacuations sanitaires à l’étranger

Au-delà de la modernisation des infrastructures, la reconstruction du CHU Ignace Deen répond à un objectif plus large : renforcer l’offre de soins disponible en Guinée et limiter le recours aux évacuations sanitaires vers l’étranger.

Le futur établissement doit ainsi contribuer à accroître les capacités nationales en matière de soins spécialisés et à améliorer les conditions de prise en charge des patients.

Lors du lancement de cette nouvelle phase, les ministres Khaïté Sall et Mohamed Lamine Sy Savané ont réaffirmé leur engagement à accompagner la réalisation du projet.

Pour les autorités, la transformation du CHU Ignace Deen constitue ainsi l’un des chantiers structurants destinés à moderniser le système de santé guinéen et à renforcer durablement les infrastructures publiques du pays.

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Éliminatoires Mondial FIBA 2027 : La Guinée écrase le Cameroun et se relance.

Le Syli national de basketball a terminé sa quatrième fenêtre des éliminatoires de la Coupe du monde FIBA 2027 sur une belle victoire. Ce dimanche 30 août 2026, à Radès, en Tunisie, la Guinée a largement dominé le Cameroun sur le score de 90 à 67.

Dès le premier quart-temps, les Guinéens ont pris les commandes de la rencontre. Avec une défense solide et une attaque efficace, ils ont remporté le premier acte 28-13. Le Cameroun a réagi dans le deuxième quart-temps, mais le Syli a rejoint les vestiaires avec neuf points d’avance, 47-38.

Au retour de la pause, le Syli Basket a repris son rythme et accentué progressivement leur avance. La Guinée a finalement remporté les deux derniers quart-temps pour s’imposer avec 23 points d’écart.

Observer Les Étoiles

Sur le plan individuel, Shannon Evans a été le meilleur marqueur guinéen avec 19 points, devant Sekou Doumbouya (18 points) et Souley Boum (16 points). Ousmane Dramé a également contribué avec 13 points, tandis que Mamadi Diakité a inscrit 12 points.

Cette victoire permet à la Guinée de terminer cette fenêtre avec deux victoires et une défaite, après son revers contre le Soudan du Sud (71-81) et son succès face au Cap-Vert (81-61). ([Africa Guinee][4])

Au classement du groupe E, le Cameroun reste en tête avec 16 points, tandis que la Guinée occupe désormais la deuxième place avec 15 points. Le Soudan du Sud suit avec 14 points.

Une victoire importante donc pour le Syli Basket, qui conserve toutes ses chances dans la course à la qualification pour la Coupe du monde FIBA 2027. La prochaine fenêtre des éliminatoires est prévue en février 2027.

Source : GuinéeNews

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COP17 sur la désertification : la Guinée défend ses priorités environnementales à Oulan-Bator.

La Guinée a pris part aux travaux de la 17e session de la Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (COP17), organisée à Oulan-Bator, en Mongolie. Cette rencontre internationale, placée sous le thème « Restaurer les terres, restaurer l’espoir », a réuni les représentants des États parties autour des principaux défis liés à la dégradation des terres, à la sécheresse et à la restauration des écosystèmes.

Les travaux de la COP17 se sont déroulés parallèlement à la 24e session du Comité chargé de l’examen de la mise en œuvre de la Convention (CRIC24) et à la 17e session du Comité de la science et de la technologie (CST17). Ces différentes instances ont notamment permis d’examiner les progrès réalisés dans la lutte contre la désertification et de réfléchir aux orientations à privilégier pour les prochaines années.

Une délégation guinéenne mobilisée autour des enjeux environnementaux

Pour porter la voix de la Guinée et défendre ses priorités dans les discussions internationales, le pays a dépêché une délégation composée de 18 participants. Celle-ci regroupait principalement des représentants du ministère de l’Environnement et du Développement durable ainsi que du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation.

La participation guinéenne s’est inscrite dans une approche visant à mieux articuler les impératifs de développement économique avec la préservation des ressources naturelles. Cette orientation rejoint les ambitions affichées dans le cadre du programme Simandou 2040, qui entend accompagner la transformation économique du pays tout en accordant une place importante aux enjeux environnementaux.

L’orpaillage clandestin au cœur des préoccupations

Parmi les sujets défendus par la délégation guinéenne figure la lutte contre l’orpaillage clandestin. Cette activité constitue un enjeu environnemental majeur en raison de ses effets sur les sols, les ressources en eau et les écosystèmes, mais également de ses répercussions économiques et sociales.

À Oulan-Bator, la Guinée a ainsi participé à plusieurs rencontres bilatérales, aux échanges de haut niveau ainsi qu’aux travaux consacrés à la coopération contre l’exploitation minière illégale.

Le pays entend notamment renforcer les initiatives permettant de limiter la dégradation des terres et la pollution des cours d’eau, tout en favorisant une réponse concertée à l’échelle régionale.

Le Fouta Djallon présenté comme une priorité nationale

La protection du Massif du Fouta Djallon a également occupé une place importante dans les échanges portés par la délégation guinéenne. Cet ensemble montagneux joue un rôle déterminant dans l’équilibre écologique de l’Afrique de l’Ouest, notamment en raison de son importance pour les ressources hydriques de plusieurs pays de la région.

La Guinée a plaidé en faveur d’un accompagnement renforcé pour la préservation et la restauration de cet écosystème. Elle a notamment insisté sur la nécessité de mobiliser des financements adaptés, de faciliter l’accès aux technologies appropriées et d’associer davantage les communautés locales aux politiques de gestion et de restauration des terres.

Des partenariats pour accélérer la restauration des écosystèmes

La COP17 a également constitué une plateforme de dialogue pour la Guinée en matière de coopération internationale. La délégation a mis à profit les différentes rencontres organisées en marge des négociations pour rechercher de nouveaux partenariats et renforcer les appuis susceptibles d’accompagner les projets nationaux de restauration des terres et des écosystèmes.

Les discussions ont porté plus largement sur plusieurs enjeux : gestion durable des terres, adaptation aux sécheresses, financement climatique et environnemental, préservation des pâturages, participation des populations locales et préparation du cadre stratégique appelé à guider l’action internationale après 2030.

De l’engagement international à l’action nationale

Au terme des négociations, l’enjeu pour la Guinée consiste désormais à traduire les orientations retenues à l’échelle internationale en mesures concrètes sur le terrain. Parmi les priorités figurent l’adaptation des politiques nationales de gestion des terres aux nouvelles orientations internationales et la consolidation des mécanismes permettant de financer la restauration des zones dégradées.

Cette démarche s’inscrit dans la stratégie de développement portée par les autorités guinéennes, qui souhaitent faire de la transition écologique un élément du développement national.

À travers Simandou 2040, le gouvernement entend ainsi poursuivre une transformation économique susceptible de s’accompagner d’une meilleure prise en compte des impératifs environnementaux. La restauration des terres, la protection des écosystèmes et la lutte contre leur dégradation apparaissent dès lors comme des composantes essentielles de cette ambition, avec pour objectif de concilier développement, résilience écologique et préservation des ressources pour les générations futures.

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Boké : 24 000 hectares mobilisés pour moderniser l’élevage guinéen.

Le Centre d’appui à l’élevage de Boké s’apprête à jouer un rôle majeur dans la mise en œuvre du Programme national d’amélioration génétique bovine 2026-2035. Implanté sur une vaste superficie de 24 000 hectares, le site doit contribuer au développement des capacités de production et à la modernisation de la filière bovine en Guinée.

En visite sur le terrain, le ministre de l’Élevage, Alpha Bacar Barry, accompagné de partenaires venus du Sénégal, du Mali et du Brésil, a procédé à une évaluation des potentialités du domaine. L’objectif était notamment d’examiner les conditions de valorisation des terres disponibles pour la production fourragère et l’aménagement des infrastructures nécessaires au fonctionnement du centre.

Un site stratégique pour l’amélioration génétique

La superficie disponible constitue un atout important pour le développement d’un élevage plus structuré. Une partie du domaine devrait être consacrée à la production de fourrages destinés à assurer une alimentation adaptée au cheptel, un élément essentiel pour améliorer les performances des animaux en matière de croissance, de production de viande et de lait.

Le site doit également accueillir une base-vie et différentes infrastructures nécessaires à l’organisation des activités d’élevage. Cette approche vise à créer un environnement favorable au développement d’un modèle de production plus moderne et mieux adapté aux objectifs du programme national.

Vers une filière bovine plus productive

Le Programme national d’amélioration génétique bovine 2026-2035 ambitionne de renforcer progressivement la qualité du cheptel guinéen à travers l’introduction de races performantes, l’amélioration des pratiques d’élevage et le développement des compétences techniques.

Dans cette perspective, le Centre d’appui à l’élevage de Boké pourrait servir de plateforme pour accompagner la diffusion de nouvelles pratiques auprès des éleveurs et favoriser la constitution de noyaux reproducteurs performants.

La disponibilité de ressources fourragères produites localement constitue également un enjeu majeur. Une alimentation suffisante et de qualité doit permettre de mieux valoriser le potentiel génétique des animaux et de réduire les contraintes liées à l’approvisionnement en aliments pour bétail.

Une coopération régionale et internationale

La présence de partenaires sénégalais, maliens et brésiliens lors de la visite illustre par ailleurs la dimension partenariale du projet. La Guinée entend s’appuyer sur les expériences et les compétences développées dans d’autres pays pour accélérer la transformation de son secteur de l’élevage.

Cette coopération pourrait notamment porter sur l’amélioration génétique, la conduite des élevages, la production fourragère, la formation des techniciens et le transfert de savoir-faire.

Avec ses 24 000 hectares, le Centre d’appui à l’élevage de Boké apparaît ainsi comme l’un des sites structurants de la nouvelle politique guinéenne en matière d’élevage bovin. Sa mise en valeur devra permettre de renforcer la productivité du cheptel, de soutenir les éleveurs et, à terme, de contribuer au développement d’une filière animale plus organisée et économiquement performante.

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Finance climatique : la Guinée prépare une nouvelle stratégie autour de Simandou 2040 et du FEM9.

En marge de la 17ᵉ Conférence des Parties (COP17) sur la lutte contre la désertification, la délégation guinéenne a poursuivi ses consultations autour de la mobilisation des financements climatiques. Une rencontre avec l’expert Dr Saliou Gaye Ndoye a notamment permis d’examiner les moyens de mieux structurer les projets nationaux et de renforcer leur accès aux mécanismes internationaux de financement.

Au cœur des échanges : l’alignement de la finance climatique sur les priorités du programme national Simandou 2040, ainsi que la préparation du prochain cycle du Fonds pour l’environnement mondial (FEM9).

Mieux préparer les projets pour accéder aux financements

L’un des principaux enseignements de la rencontre porte sur la nécessité pour la Guinée de renforcer la préparation technique de ses projets. Pour accéder plus efficacement aux différents guichets de financement climatique, les spécialistes guinéens sont appelés à mieux maîtriser les différentes étapes qui précèdent la soumission des projets.

Cette phase préparatoire doit permettre de transformer les besoins identifiés sur le terrain en projets suffisamment structurés, techniquement solides et susceptibles de répondre aux critères des bailleurs et institutions financières internationales.

L’objectif est également de mieux anticiper les exigences liées à la mobilisation des ressources afin d’éviter que des projets prioritaires ne soient retardés par des insuffisances dans leur conception ou leur préparation.

Le secteur privé appelé à jouer un rôle central

Les discussions ont également mis l’accent sur la nécessité d’associer davantage le secteur privé à la stratégie guinéenne de financement climatique.

Selon les recommandations formulées au cours de la rencontre, cette implication doit s’accompagner d’un renforcement des cadres systémique, réglementaire et institutionnel. Il s’agit notamment de créer un environnement suffisamment favorable pour attirer les investissements privés vers les projets liés à la protection des terres, à la résilience climatique et au développement durable.

Pour la Guinée, l’enjeu consiste ainsi à ne pas limiter la finance climatique aux financements publics ou aux mécanismes de coopération internationale, mais à construire une approche capable de mobiliser plusieurs catégories d’acteurs autour des priorités nationales.

Le FEM9 au centre des préparatifs

La préparation du neuvième cycle du Fonds pour l’environnement mondial (FEM9) constitue l’un des principaux chantiers identifiés.

La Guinée doit notamment anticiper les ressources qui pourraient lui être attribuées et définir en amont les secteurs et projets prioritaires susceptibles de bénéficier de ces financements. Cette anticipation doit permettre au pays de mieux orienter ses ressources et d’accroître l’impact des financements obtenus.

Dans cette perspective, l’évaluation des résultats du FEM8 apparaît comme une étape importante. Les ressources de ce précédent cycle étant désormais épuisées, le retour d’expérience doit permettre d’identifier les acquis, les difficultés rencontrées et les améliorations nécessaires avant l’ouverture du nouveau cycle.

Transformer les priorités en projets bancables

Au-delà des échanges techniques, la rencontre a souligné l’importance pour la Guinée de formaliser rapidement ses besoins sous la forme de demandes précises et de résultats attendus clairement définis.

Cette démarche doit permettre aux partenaires techniques et financiers de mieux cibler leur accompagnement et de proposer des solutions adaptées aux priorités du pays.

Elle doit également renforcer la capacité de la Guinée à défendre ses projets auprès des mécanismes internationaux de financement et à mieux positionner ses ambitions nationales dans les discussions sur la finance climatique.

Simandou 2040 comme cadre stratégique

La mobilisation des financements climatiques s’inscrit dans une réflexion plus large autour de Simandou 2040, programme présenté comme un cadre majeur de transformation économique et de développement de la Guinée.

L’enjeu consiste désormais à articuler les ambitions économiques du pays avec les impératifs de préservation des ressources naturelles, de résilience climatique et de gestion durable des terres.

À travers les consultations menées en marge de la COP17, Conakry cherche ainsi à renforcer ses capacités techniques et institutionnelles afin de mieux exploiter les opportunités offertes par la finance climatique internationale.

La préparation du FEM9 pourrait constituer, dans cette perspective, une nouvelle étape pour transformer les priorités environnementales de la Guinée en projets financés, structurés et capables de contribuer durablement aux objectifs de développement du pays.

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Modernisation de Conakry : Le Président de la République S.E Mamadi DOUMBOUYA visite les chantiers de l’hôpital Ignace Deen, l’ancienne maison centrale de Coronthie et la cité chemins de fer

De l’hôpital Ignace Deen à l’ancienne Maison centrale de Coronthie, en passant par la Cité des Chemins de fer et le Camp Almamy Samory TOURÉ, le Chef de l’État a effectué ce mercredi 26 août 2026 une visite de terrain consacrée aux grands chantiers et espaces stratégiques de Conakry. Une tournée placée sous le signe du constat, de l’écoute et surtout de l’action.
Conakry est en train de changer de visage. Et pour s’en convaincre, il suffit désormais de regarder les chantiers qui redessinent progressivement certains des espaces les plus emblématiques de la capitale.
Ce mercredi, le Président de la République, Son Excellence Mamadi DOUMBOUYA, a choisi de se rendre lui-même sur le terrain pour mesurer l’état d’avancement de plusieurs opérations de transformation engagées dans la capitale.
Pas de visite protocolaire. Pas de longs détours. S.E Mamadi DOUMBOUYA est allé directement à la rencontre des réalités du terrain, avec une préoccupation centrale : voir ce qui avance, comprendre ce qui bloque et donner les instructions nécessaires pour accélérer.

Première étape : l’hôpital national Ignace Deen.
Au cœur de Kaloum, cet établissement historique constitue l’un des symboles du système hospitalier guinéen. Mais ses infrastructures, héritées d’une autre époque, ne correspondent plus aux exigences d’une capitale moderne et à la croissance des besoins de la population.
Sur place, le Président Mamadi DOUMBOUYA s’est enquis de la situation du site, a écouté les responsables et pris connaissance des dispositions engagées pour sa transformation.
Des mesures ont permis la démolition des batiments concernés, étape préalable à la modernisation et à la reconstruction de cet espace hospitalier stratégique.
L’objectif est clair : faire émerger une infrastructure sanitaire moderne, fonctionnelle et capable de répondre durablement aux besoins des populations.
Car moderniser Conakry, ce n’est pas seulement construire des routes ou réaménager des espaces. C’est aussi offrir aux citoyens des infrastructures publiques dignes d’une capitale en pleine transformation.

Quelques instants plus tard, le Chef de l’État s’est rendu sur le site de l’ancienne Maison centrale de Conakry.
Construite à l’époque coloniale, cette prison historique était devenue, au fil des décennies, une infrastructure en décalage avec l’évolution de la ville et les impératifs d’une capitale moderne.
Aujourd’hui, ses murs ont disparu.
La démolition de l’ancienne Maison centrale ouvre ainsi une nouvelle page pour cet espace stratégique situé au cœur de Kaloum. Sa démolition s’inscrit dans une vision plus large de réorganisation urbaine et de modernisation des infrastructures de la capitale.
Le constat du Président est sans ambiguïté : les opérations engagées doivent être conduites avec méthode, célérité et cohérence.

La tournée présidentielle s’est ensuite poursuivie à la Cité Chemin de fer, autre site majeur appelé à connaître une profonde transformation.
Le lieu porte encore les stigmates des bouleversements provoqués par l’explosion du dépôt d’hydrocarbures de Coronthie, survenue en décembre 2023.
Mais au-delà des traces du passé, c’est désormais l’avenir qui se dessine.
La reconfiguration de cet espace participe à une ambition plus vaste : réorganiser certains secteurs stratégiques de Conakry, améliorer le cadre de vie et créer des espaces adaptés aux nouvelles exigences urbaines.
À chaque étape, le Chef de l’État s’est attaché à obtenir des réponses précises et à apprécier directement la réalité des travaux.

Dernière étape de cette journée de terrain : le Camp Almamy Samory TOURÉ.
Changement de décor, mais pas de méthode.
En sa qualité de chef suprême des Armées, le Président Mamadi DOUMBOUYA a échangé avec la haute hiérarchie militaire ainsi que le Ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense nationale.
Dans une atmosphère empreinte de convivialité, les échanges ont porté sur les réalités quotidiennes des forces de défense et les préoccupations liées à l’accomplissement de leur mission au service de la Nation.

De l’hôpital Ignace Deen à l’ancienne Maison centrale, de la Cité des Chemins de fer au Camp Almamy Samory TOURÉ, la journée présidentielle aura été avant tout une journée de terrain.
Une journée durant laquelle le Chef de l’État a observé, écouté, interrogé et instruit.
Son message aux équipes chargées des différents chantiers est clair : accélérer, lever les contraintes et faire aboutir les projets dans les meilleurs délais.
Car à Conakry, les transformations ne se mesurent plus seulement aux plans et aux annonces. Elles se lisent désormais dans le paysage : des murs qui tombent, des emprises qui se libèrent, des chantiers qui s’ouvrent et des espaces appelés à retrouver une nouvelle vocation.
Une nouvelle Conakry se dessine. Et le Président Mamadi DOUMBOUYA entend en suivre personnellement chaque étape.

Source : DCI-PRG