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Guinée : l’Enquête agricole annuelle 2025-2026 dévoile une nouvelle cartographie du secteur agricole national.

La Guinée dispose désormais d’un nouvel outil stratégique pour orienter ses politiques agricoles. Présenté jeudi 9 juillet 2026 à Conakry, le rapport de l’Enquête agricole annuelle intégrée 2025-2026 dresse un état des lieux détaillé du secteur agricole et fournit aux décideurs publics des données actualisées sur les exploitations, les ménages agricoles et les réalités du monde rural.

Réalisée par l’Agence nationale des statistiques agricoles et alimentaires (ANASA), cette étude de grande ampleur vise à renforcer la disponibilité des données statistiques fiables, indispensables à la planification des politiques publiques et à l’accompagnement des producteurs.

La cérémonie de présentation a réuni plusieurs membres du gouvernement, notamment les ministres en charge de l’Agriculture et de l’Élevage ainsi que du Commerce, des représentants des partenaires techniques et financiers, parmi lesquels la Banque mondiale et la FAO, ainsi que de nombreux acteurs du secteur agricole.

Une enquête nationale menée sur six mois

Pour parvenir à ces résultats, l’ANASA a mobilisé d’importants moyens humains et techniques. Au total, 230 agents enquêteurs ont été déployés sur le terrain à travers les 33 préfectures du pays afin de collecter les informations auprès des exploitations agricoles.

Après six mois d’investigations, l’enquête a permis d’établir une photographie précise du paysage agricole guinéen.

Les principales données recueillies font état de :

  • 1 172 574 ménages agricoles identifiés sur l’ensemble du territoire ;
  • 15 294 ménages échantillonnés pour l’étude approfondie ;
  • 8 344 182 personnes recensées au sein de ces ménages agricoles.

Cette opération s’appuie sur la base de sondage issue du Recensement national de l’agriculture et de l’élevage (RNAE 2020-2022). Les données produites ont ensuite été soumises à un processus de validation technique conduit par l’Institut national de la statistique (INS).

Des données essentielles pour transformer l’agriculture guinéenne

Au-delà de la collecte statistique, cette enquête ambitionne de devenir un véritable outil d’aide à la décision pour les autorités publiques et les partenaires au développement.

Le représentant résident de la Banque mondiale en Guinée, Issa Diaw, a salué la publication de ce rapport, soulignant son importance dans un contexte où l’agriculture occupe une place centrale dans les ambitions économiques du pays.

Selon lui, cet outil moderne de collecte de données a été entièrement financé par la Banque mondiale à travers le Projet de développement de l’agriculture commerciale de Guinée (PDACG) et le Projet de développement de l’agriculture et de l’élevage (PHASAOC), avec l’appui technique de la FAO.

« Ces données statistiques détaillées arrivent à un moment crucial, marqué par la validation du nouveau cadre de partenariat 2027-2033 en soutien au programme national Simandou 2040, où l’agriculture se positionne comme un pilier de la diversification économique et de la création d’emplois », a-t-il déclaré.

Il a également indiqué que ces informations serviront à orienter la mise en œuvre de la deuxième phase du PDACG, dotée d’une enveloppe de 116 millions de dollars, tout en appelant à accélérer la modernisation des exploitations agricoles, la sécurisation des espaces de production et le développement de l’agrobusiness privé.

L’agriculture, premier pilier du programme Simandou 2040

Pour le ministère de l’Agriculture et de l’Élevage, ces nouvelles statistiques constituent un levier indispensable pour atteindre les objectifs fixés dans le cadre du programme Simandou 2040, dont l’agriculture et l’agro-industrie représentent l’un des principaux piliers.

Le secrétaire général du ministère, Oumar Barry, a insisté sur le rôle stratégique des données dans la planification des politiques publiques.

« Une bonne planification découle impérativement de statistiques fiables », a-t-il rappelé, estimant que ce rapport doit devenir un véritable outil opérationnel pour orienter les interventions sur le terrain.

Selon lui, les résultats de l’enquête permettront notamment de mieux cibler les besoins des producteurs, de renforcer les capacités techniques des acteurs locaux et d’accélérer la mécanisation agricole, particulièrement dans les zones rurales les plus éloignées.

Il a également souligné que les données mettent en évidence les disparités persistantes dans l’accès aux équipements agricoles, appelant à un accompagnement plus efficace des communautés rurales.

L’ANASA présente une « boussole » pour les décideurs

Le directeur général de l’ANASA, Sidiki Cissé, a présenté cette enquête comme une nouvelle référence pour la gouvernance agricole en Guinée.

Selon lui, le rapport apporte une meilleure compréhension des forces et des faiblesses du secteur, en permettant aux autorités d’identifier les besoins prioritaires et les opportunités de développement.

« L’Enquête agricole annuelle 2025-2026 est l’outil dont les décideurs avaient besoin pour identifier précisément ce qui va et ce qui ne va pas dans l’agriculture guinéenne », a-t-il expliqué.

Pour le responsable de l’ANASA, ces données constituent désormais un repère essentiel pour les ministères, les partenaires techniques et financiers ainsi que les investisseurs souhaitant accompagner la transformation du secteur agricole.

Les exploitations familiales au cœur des politiques publiques

Représentant le Premier ministre à cette cérémonie, le ministre Directeur de cabinet à la Primature, Daouda Kamissoko, a rappelé que derrière ces chiffres se trouvent des millions de Guinéens dont la vie quotidienne dépend de l’agriculture familiale.

Selon lui, ces exploitations constituent le socle de la production nationale, contribuent à la sécurité alimentaire, créent des emplois et jouent un rôle majeur dans la stabilité économique et sociale du pays.

Il estime que les résultats de l’enquête permettront au gouvernement de mieux comprendre les réalités des exploitations agricoles, leur niveau de production, leurs besoins de financement ainsi que les spécificités propres à chaque zone agricole.

Ces informations devront notamment servir à orienter les investissements publics, renforcer les chaînes de valeur agricoles, améliorer les mécanismes d’accompagnement des producteurs et favoriser l’innovation afin d’accroître durablement la productivité du secteur.

Vers une agriculture davantage pilotée par la donnée

Avec la publication de l’Enquête agricole annuelle intégrée 2025-2026, la Guinée entend renforcer une approche de développement agricole fondée sur des données fiables et actualisées.

Dans la perspective de Simandou 2040, les autorités misent sur une meilleure connaissance du monde rural pour accélérer la modernisation agricole, développer l’agro-industrie et faire du secteur un véritable moteur de diversification économique et de création d’emplois.

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Guinée : le Registre social unifié s’impose comme un pilier de la politique nationale de protection sociale.

Le gouvernement guinéen franchit une nouvelle étape dans le renforcement de son système de protection sociale. Le Fonds de Développement Social et de l’Indigence (FDSI) a organisé un atelier de restitution du rapport d’analyse des données du Registre social unifié (RSU), un outil stratégique destiné à mieux identifier les ménages vulnérables et à améliorer le ciblage des politiques publiques.

La rencontre, présidée par le Premier ministre, Chef du Gouvernement, a réuni la ministre de la Femme, de la Famille et des Solidarités, les partenaires techniques et financiers ainsi que les principaux acteurs du secteur de la protection sociale. Elle a permis de présenter les principaux enseignements issus des données collectées et d’échanger sur les perspectives de consolidation du dispositif.

Un instrument au service d’une protection sociale plus équitable

Au cours de son intervention, le Premier ministre a souligné le rôle central que doit jouer le Registre social unifié dans la construction d’un système de protection sociale plus efficace, plus transparent et davantage orienté vers les besoins des populations les plus fragiles.

Selon lui, le RSU constitue un levier essentiel pour bâtir un État plus juste et garantir une meilleure répartition des aides sociales.

Le chef du Gouvernement a également insisté sur la nécessité de renforcer l’interconnexion entre les différentes bases de données administratives afin d’améliorer l’identification des bénéficiaires et la coordination des interventions publiques.

À terme, cette démarche doit conduire à la mise en place d’un Numéro d’identification unique, présenté comme un outil indispensable pour assurer la traçabilité des programmes sociaux, éviter les doublons et renforcer la redevabilité de l’État envers les citoyens.

Des données qui révèlent l’ampleur de la vulnérabilité

Les résultats du rapport mettent en évidence l’importance des défis sociaux auxquels la Guinée reste confrontée.

Selon les données présentées lors de l’atelier, près de neuf ménages sur dix comptant au moins un enfant de moins de cinq ans vivent dans une situation de vulnérabilité. Un constat qui souligne la nécessité de renforcer les mécanismes de protection sociale et d’améliorer le ciblage des interventions destinées aux populations les plus exposées.

Pour les autorités comme pour les partenaires au développement, la disponibilité de données fiables constitue désormais une condition essentielle à l’élaboration de politiques publiques plus efficaces et mieux adaptées aux réalités du terrain.

Un partenariat engagé depuis plusieurs années

Le développement du Registre social unifié bénéficie depuis plusieurs années de l’appui technique et financier de l’UNICEF.

Depuis 2017, l’agence des Nations unies accompagne le gouvernement guinéen dans la mise en place de cet outil, avec pour objectif de doter le pays d’un système moderne de gestion des données sociales.

L’UNICEF considère que l’efficacité des politiques de protection sociale repose avant tout sur des informations régulièrement actualisées, permettant d’identifier avec précision les personnes les plus vulnérables et de leur apporter des réponses adaptées.

Le RSU au cœur des ambitions de Simandou 2040

À l’heure où la Guinée met en œuvre le Programme Simandou 2040, qui ambitionne de transformer durablement l’économie nationale tout en renforçant le développement humain, les autorités entendent faire du Registre social unifié un outil de référence pour accompagner les politiques sociales.

L’objectif est de veiller à ce que les bénéfices des réformes économiques et des investissements structurants profitent également aux populations les plus vulnérables, notamment les enfants, les femmes et les ménages en situation de précarité.

En réaffirmant son engagement aux côtés du gouvernement et du FDSI, l’UNICEF souligne sa volonté de contribuer à la mise en place d’un système de protection sociale inclusif, afin qu’aucun enfant, aucune femme et aucune famille vulnérable ne soient laissés de côté dans la dynamique de développement engagée par la Guinée.

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Décès de Hadja Andrée Touré : le président de la HAC salue la mémoire d’une « figure monumentale » de l’histoire guinéenne.

Le président de la Haute Autorité de la communication (HAC), Boubacar Yacine Diallo, a rendu un hommage appuyé à Hadja Andrée Touré, décédée mercredi 8 juillet 2026 au Royaume du Maroc à l’âge de 93 ans. Dans un message empreint d’émotion, il a salué la mémoire de l’ancienne Première dame, qu’il présente comme l’une des grandes figures de l’histoire contemporaine de la Guinée, en raison de son parcours, de son engagement et de la place qu’elle a occupée aux côtés du premier président de la République, Ahmed Sékou Touré.

Alors que de nombreux hommages continuent d’affluer depuis l’annonce de son décès, le président de l’institution chargée de la régulation des médias a souligné l’héritage laissé par celle qui demeure, selon lui, une personnalité profondément liée à la mémoire nationale.

« Une figure monumentale » de la République

Dans son message de condoléances, Boubacar Yacine Diallo affirme avoir appris la disparition de Hadja Andrée Touré « avec une profonde émotion et une immense tristesse ».

Il décrit l’ancienne Première dame comme une « figure monumentale de notre histoire nationale » et une « éternelle Première Dame de la République de Guinée », saluant le rôle qu’elle a joué durant les premières décennies de l’indépendance.

Selon lui, son parcours reste indissociable de celui du premier président guinéen, Ahmed Sékou Touré, dont elle a partagé les responsabilités publiques durant une période déterminante de la construction de l’État.

Une présence marquante aux premières heures de l’indépendance

Évoquant les premières années de la Guinée indépendante, le président de la HAC estime que Hadja Andrée Touré a accompagné cette période fondatrice avec « grâce, élégance et patriotisme ».

À ses yeux, elle a incarné la dignité attachée à la fonction de Première dame, tout en contribuant, par sa présence et son engagement, à l’image des institutions naissantes de la République.

Cet hommage s’inscrit dans la reconnaissance du rôle historique joué par les personnalités qui ont marqué les débuts de l’État guinéen après l’accession du pays à l’indépendance en 1958.

Un hommage à son courage et à sa résilience

Boubacar Yacine Diallo met également en avant la force de caractère de la défunte face aux épreuves qui ont jalonné son existence.

Il souligne qu’elle a fait preuve d’une résilience remarquable et d’une grande dignité, traversant les difficultés de son parcours avec sérénité, sans céder, selon ses mots, à « la haine ni à la rancœur ».

Pour le président de la HAC, cette attitude témoigne d’une profonde élévation morale et constitue l’un des traits marquants de son héritage personnel.

Une femme engagée au service des plus vulnérables

Au-delà de son rôle institutionnel, Boubacar Yacine Diallo rappelle l’engagement social de Hadja Andrée Touré en faveur des populations les plus fragiles.

Il salue une « femme de cœur » qui aurait consacré une part importante de son existence à l’accompagnement des personnes vulnérables, en particulier des femmes et des enfants, faisant de la solidarité une dimension essentielle de son action.

La réhabilitation saluée comme un acte de justice

Le président de la HAC a également évoqué la réhabilitation de l’ancienne Première dame intervenue sous la présidence du Général Mamadi Doumbouya.

Selon lui, cette initiative a permis de rétablir l’honneur de Hadja Andrée Touré et de lui restituer la place qui lui revient dans l’histoire nationale. Il considère cette démarche comme une reconnaissance de son rôle et de sa contribution à la mémoire collective de la Guinée.

Des condoléances à la nation guinéenne

En conclusion de son message, Boubacar Yacine Diallo a adressé ses condoléances à la famille de la défunte, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble du peuple guinéen.

Il a conclu son hommage par une pensée empreinte de solennité, exprimant le souhait que « la terre de Guinée, qu’elle a tant aimée et servie, lui soit légère ».

Par cet hommage, le président de la Haute Autorité de la communication rejoint les nombreuses personnalités politiques et institutionnelles qui saluent la mémoire de Hadja Andrée Touré, dont la disparition marque la fin d’un chapitre important de l’histoire contemporaine de la Guinée.

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Guinée : S.E Mamadi Doumbouya impose le raffinage local de l’or avant toute exportation.

Le président de la transition guinéenne, le Général Mamadi Doumbouya, a franchi une nouvelle étape dans la réforme du secteur minier. Par un décret signé le mercredi 8 juillet 2026, le chef de l’État instaure une nouvelle réglementation de l’exportation de l’or, rendant désormais obligatoire le raffinage sur le territoire national de toute production aurifère destinée aux marchés internationaux.

Cette mesure marque un tournant majeur dans la politique minière du pays. Elle vise à accroître la valeur ajoutée des ressources nationales, renforcer le contrôle de la filière et améliorer les retombées économiques d’un secteur qui constitue l’un des principaux moteurs de l’économie guinéenne.

Le raffinage local devient une obligation

Selon le décret, lu à la Radio Télévision Guinéenne (RTG), aucun volume d’or extrait en Guinée ne pourra désormais être exporté sans avoir été préalablement traité dans une raffinerie agréée par l’État.

L’or destiné à l’exportation devra obligatoirement être présenté sous forme de lingots raffinés, certifiés et, lorsque cela est requis, numérotés. Chaque expédition devra être accompagnée de plusieurs documents officiels, notamment un certificat d’analyse, un certificat d’origine ainsi qu’une autorisation d’exportation délivrée par les autorités compétentes.

Le texte établit également une distinction claire entre l’or brut et l’or raffiné. Est considéré comme or brut tout métal extrait sous forme de minerai, de concentré, de doré ou d’alliage dont le degré de pureté est inférieur à 95,5 %. À l’inverse, l’or raffiné correspond à un métal présentant une pureté comprise entre 95 % et 99,99 %, certifiée par une raffinerie officiellement autorisée en Guinée.

Une réforme destinée à mieux valoriser les ressources nationales

À travers cette réforme, les autorités entendent favoriser la transformation locale des matières premières plutôt que leur exportation à l’état brut, une orientation qui s’inscrit dans la stratégie de souveraineté économique engagée par le gouvernement.

En encourageant le développement d’une industrie nationale du raffinage, l’exécutif ambitionne de créer davantage de valeur sur le territoire, de stimuler les investissements dans les infrastructures minières et de renforcer les recettes fiscales liées à l’exploitation de l’or.

Une chaîne d’exportation placée sous haute surveillance

Le décret redéfinit l’ensemble du dispositif de contrôle de la filière aurifère en précisant les responsabilités des différents intervenants.

Du côté des opérateurs économiques, seules les sociétés minières industrielles et semi-industrielles, les exploitants artisanaux agréés ainsi que les comptoirs d’achat autorisés pourront intervenir dans le circuit officiel.

Sur le plan institutionnel, plusieurs administrations seront chargées du contrôle et du suivi des opérations. Il s’agit notamment de l’Office guinéen d’expertise de l’or, du diamant et autres matières précieuses (OGE), de la Direction générale des douanes, de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG), du Laboratoire national de la géologie ainsi que de la Brigade anti-fraude des matières précieuses.

Les autorités expliquent que cette nouvelle organisation doit permettre d’améliorer la traçabilité de l’or, de renforcer la transparence des transactions, d’assurer un meilleur rapatriement des devises issues des exportations et d’aligner la filière sur les standards internationaux de gouvernance.

Des exportations strictement encadrées

Le nouveau dispositif limite les opérations d’exportation aux sociétés minières industrielles, aux entreprises semi-industrielles, aux comptoirs agréés ainsi qu’à la Banque centrale de la République de Guinée dans le cadre de ses missions.

Chaque demande d’autorisation devra être accompagnée d’un dossier complet comprenant notamment le certificat d’origine, le certificat d’analyse délivré par la raffinerie, l’attestation de conformité établie par l’OGE, la facture commerciale, le contrat de vente ou d’achat, la déclaration en douane, la preuve de domiciliation bancaire, un engagement formel de rapatriement des devises ainsi que l’autorisation délivrée par le ministre en charge des Mines.

Une plateforme numérique pour assurer la traçabilité de l’or

L’une des principales innovations introduites par le décret réside dans la création d’une plateforme nationale de traçabilité de l’or.

Placée sous la supervision du ministère des Mines et de la Géologie, cette plateforme centralisera l’enregistrement des producteurs, la déclaration des volumes extraits, le suivi des mouvements d’or brut et la délivrance des certificats d’origine.

Le gouvernement entend ainsi disposer d’un système numérique permettant de suivre chaque étape du parcours de l’or, depuis son extraction jusqu’à son exportation.

Des exigences renforcées en matière de conformité

Le décret impose à l’ensemble des acteurs de la filière le respect des principes internationaux de diligence raisonnable.

Les opérateurs devront notamment se conformer aux exigences relatives à la traçabilité des minerais, à la lutte contre le blanchiment de capitaux, au financement du terrorisme ainsi qu’à la protection de l’environnement.

Par ailleurs, aucune activité liée à l’achat, à la collecte, au transport, au traitement, au raffinage ou à l’exportation de l’or ne pourra être exercée sans agrément, licence ou autorisation délivrés conformément à la réglementation nationale.

Les raffineries guinéennes désormais prioritaires

En application de l’article 139 du Code minier, le décret instaure une obligation d’approvisionnement prioritaire des raffineries agréées implantées sur le territoire guinéen.

Les modalités de cette priorité seront définies par arrêté du ministre en charge des Mines, après avis conforme du Conseil des ministres.

Le texte précise toutefois que les sociétés minières et les comptoirs agréés demeurent propriétaires de leur production aurifère. Les raffineries interviennent uniquement comme prestataires de transformation, sauf disposition contractuelle contraire entre les parties.

Des sanctions sévères contre les contrevenants

Le nouveau cadre réglementaire prévoit un arsenal de sanctions administratives et pénales destiné à garantir le respect de ces nouvelles obligations.

Les contrevenants pourront notamment faire l’objet d’une suspension ou d’un retrait de leurs autorisations, de la saisie des quantités d’or concernées ainsi que de la suspension de leurs autorisations d’exportation.

Le décret prévoit également que toute exportation d’or brut réalisée en violation de ces dispositions entraînera la confiscation de la marchandise au profit de l’État, sans préjudice des poursuites prévues par le Code minier, le Code des douanes et les autres textes applicables.

Une transition de trois mois avant l’entrée en vigueur complète

Afin de permettre aux opérateurs de s’adapter à cette nouvelle réglementation, le gouvernement instaure une période transitoire de 90 jours.

Durant cette phase, les exportations d’or brut continueront de s’effectuer selon les règles actuellement en vigueur. À l’issue de ce délai, le raffinage local deviendra une condition obligatoire pour toute exportation.

Le décret abroge enfin les dispositions antérieures incompatibles avec ce nouveau dispositif, notamment le décret D-2026-0212-PRG-SGG du 3 juillet 2026 relatif à la réglementation de la filière aurifère nationale.

Avec cette réforme, les autorités guinéennes affichent leur volonté de transformer en profondeur la gouvernance de l’industrie aurifère. Au-delà du renforcement des mécanismes de contrôle, l’objectif est de faire de la transformation locale un levier de création de valeur, d’industrialisation et de souveraineté économique, dans un contexte où plusieurs pays africains cherchent à mieux tirer profit de leurs ressources minières.

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Guinée : le Président de la République S.E Mamadi Doumbouya rend hommage à Hadja Andrée Touré, veuve d’Ahmed Sékou Touré.

Le président , S.E Mamadi Doumbouya, a exprimé sa profonde émotion à la suite du décès de Hadja Andrée Touré, épouse du premier président de la Guinée indépendante, Ahmed Sékou Touré. Disparue au Royaume du Maroc, celle qui fut Première dame de Guinée laisse derrière elle une empreinte étroitement liée à l’histoire politique du pays.

Dans un message de condoléances, le chef de l’État a salué la mémoire d’une femme qui, au-delà de son statut d’épouse du premier président de la République, a accompagné l’une des périodes les plus déterminantes de l’histoire nationale.

« C’est avec une profonde tristesse et une vive émotion que j’ai appris le décès de Madame Hadja Andrée Touré », a déclaré Mamadi Doumbouya, adressant ses pensées à la famille de la défunte ainsi qu’à ses proches.

Une figure associée aux premières années de l’indépendance

Le président guinéen a rappelé le rôle discret mais significatif joué par Hadja Andrée Touré aux côtés d’Ahmed Sékou Touré durant les premières décennies de l’indépendance de la Guinée.

Selon lui, elle a été un témoin privilégié des grandes étapes de la construction de l’État guinéen et a traversé les épreuves de l’histoire nationale avec dignité, constance et un profond attachement à son pays.

Le chef de l’État a également souligné sa résilience face aux événements qui ont marqué son parcours, estimant que sa disparition représente la perte d’une personnalité intimement liée à la mémoire collective de la nation.

Un hommage à une femme de courage

Dans son message, S.E Mamadi Doumbouya a rendu hommage à une femme qu’il décrit comme un symbole de courage, de fidélité et de résilience.

Il a estimé que son souvenir continuera d’occuper une place importante dans l’histoire contemporaine de la Guinée, en raison du rôle qu’elle a joué aux côtés de son époux durant une période fondatrice pour le pays.

Le président de la République a présenté, au nom de l’État guinéen et en son nom personnel, ses condoléances les plus sincères à la famille de la défunte, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble des personnes touchées par cette disparition.

Des prières pour la défunte

Concluant son message, le président a formulé des prières pour le repos de l’âme de Hadja Andrée Touré.

Il a imploré le Tout-Puissant de l’accueillir dans Sa miséricorde et de lui accorder le Paradis, tout en souhaitant à sa famille la force, la patience et le réconfort nécessaires pour surmonter cette épreuve.

Le décès de Hadja Andrée Touré marque la disparition d’une personnalité qui demeurait l’un des derniers témoins directs des premières années de la Guinée indépendante, une période qui continue de façonner la mémoire politique et historique du pays.

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Guinée : les activités de coupe, d’importation et de transport de bois suspendues jusqu’au 30 septembre.

Le gouvernement guinéen renforce les mesures de protection de son patrimoine forestier. Le ministère de l’Environnement et du Développement durable a annoncé la suspension, du 8 juillet au 30 septembre 2026, de toutes les activités de coupe, d’importation et de transport de bois sur l’ensemble du territoire national. Cette décision s’inscrit dans le cadre du repos biologique annuel, une période destinée à favoriser la régénération des ressources forestières et à préserver les écosystèmes.

À travers cette mesure, les autorités entendent lutter contre la surexploitation des forêts, protéger la biodiversité et promouvoir une gestion plus durable des ressources naturelles, dans un contexte où les pressions exercées sur les massifs forestiers demeurent importantes.

Une mesure fondée sur le Code forestier

Dans un communiqué officiel diffusé le mardi 7 juillet 2026, le ministère dirigé par Djami Diallo précise que cette suspension est prise en application du Code forestier de la République de Guinée (loi L/2017/060/AN du 12 décembre 2017), ainsi que des textes réglementaires encadrant la gestion durable des ressources forestières.

Le document a été adressé aux responsables préfectoraux et communaux de l’Environnement, aux services des Forêts et de la Faune, à l’Office guinéen du bois, aux unités de la Brigade de lutte contre la criminalité faunique et floristique, à la Gendarmerie environnementale, ainsi qu’aux opérateurs de la filière bois et aux responsables des débarcadères.

Selon le ministère, l’ensemble des opérations de coupe, d’importation et de transport de bois est suspendu sur toute l’étendue du territoire national pendant cette période de repos biologique.

Préserver les écosystèmes et favoriser la régénération des forêts

Les autorités expliquent que cette suspension répond à des impératifs environnementaux et s’inscrit dans la stratégie nationale de conservation des ressources naturelles.

Le repos biologique est présenté comme un mécanisme essentiel permettant aux forêts de se régénérer naturellement, tout en limitant les effets de l’exploitation intensive sur les écosystèmes.

Le ministère souligne que cette mesure participe à la préservation du capital forestier national, à la protection de la biodiversité et à la promotion d’une exploitation plus rationnelle des ressources forestières, conformément aux objectifs de développement durable poursuivis par le gouvernement.

Des sanctions prévues en cas de non-respect

Le département de l’Environnement rappelle que toute violation de cette décision exposera les contrevenants aux sanctions prévues par la législation en vigueur.

Les infractions pourront donner lieu à des sanctions administratives, civiles et pénales conformément aux dispositions du Code forestier et des autres textes réglementaires applicables.

Les services compétents sont appelés à veiller au strict respect de cette mesure sur l’ensemble du territoire afin de prévenir les activités illégales liées à l’exploitation du bois.

Une reprise conditionnée à une nouvelle décision officielle

Le ministère précise que la reprise des activités de coupe, d’importation et de transport de bois n’interviendra qu’à la suite d’un nouveau communiqué officiel annonçant la levée du repos biologique.

En attendant, les autorités invitent les opérateurs économiques, les collectivités territoriales, les services déconcentrés de l’État et les populations riveraines des zones forestières à respecter scrupuleusement cette suspension.

Pour le gouvernement, la préservation durable des ressources forestières constitue un enjeu majeur pour la protection de l’environnement, la lutte contre le changement climatique et la sauvegarde des moyens de subsistance des communautés dépendantes des écosystèmes forestiers.

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Guinée : le FDSI et l’UNICEF présentent une analyse stratégique des ménages inscrits au Registre Social Unifié.

La Direction générale du Fonds de Développement Social et de l’Indigence (FDSI), placée sous la tutelle du ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités, organisera le mercredi 8 juillet 2026 à Conakry un atelier consacré à la présentation du rapport d’analyse du profil socio-démographique et socio-économique des ménages inscrits au Registre Social Unifié (RSU). Cette rencontre est organisée en partenariat avec l’UNICEF et réunira les principaux acteurs de la protection sociale en Guinée.

Prévu à partir de 9 heures à l’Hôtel Palm Camayenne, l’événement rassemblera des représentants des institutions publiques, des partenaires techniques et financiers, des organisations de développement ainsi que des acteurs impliqués dans les politiques sociales. L’objectif est de partager les résultats de cette étude, d’en discuter les principaux enseignements et de renforcer la concertation autour de l’exploitation des données issues du Registre Social Unifié.

Un outil stratégique au service des politiques sociales

Le rapport d’analyse du RSU constitue un instrument d’aide à la décision destiné à améliorer la planification et l’efficacité des politiques publiques en matière de protection sociale. Il dresse un état des lieux détaillé des caractéristiques socio-démographiques et socio-économiques des ménages vulnérables enregistrés dans la base nationale.

Grâce aux données collectées, les décideurs disposent d’informations fiables pour mieux identifier les populations les plus exposées à la précarité, affiner le ciblage des bénéficiaires des programmes sociaux et optimiser l’allocation des ressources publiques.

Cette approche fondée sur des données probantes vise également à renforcer l’impact des interventions sociales, à améliorer la transparence dans la mise en œuvre des programmes d’assistance et à favoriser une meilleure coordination entre les différents acteurs du secteur.

Renforcer la protection sociale grâce à des données fiables

Organisé avec l’appui technique et financier de l’UNICEF, cet atelier traduit la volonté commune du ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités, du Fonds de Développement Social et de l’Indigence et de son partenaire de promouvoir un système de protection sociale davantage fondé sur l’analyse des données et les besoins réels des populations.

Les organisateurs estiment que le Registre Social Unifié constitue aujourd’hui un levier essentiel pour améliorer l’efficacité des politiques publiques en faveur des ménages vulnérables, dans un contexte où les enjeux liés à la pauvreté, à l’inclusion sociale et à la résilience des populations demeurent au cœur des priorités nationales.

À travers cette initiative, les autorités guinéennes réaffirment leur engagement à consolider les mécanismes de protection sociale, à développer des politiques publiques plus équitables et à favoriser un développement inclusif reposant sur une meilleure connaissance des réalités socio-économiques des ménages les plus fragiles.

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CEE 2026 : plus de 63 % de réussite au niveau national, des résultats équilibrés entre filles et garçons.

La Direction générale des examens, du contrôle scolaire, des concours et passerelles (DGECS-CP) a publié, ce lundi 6 juillet 2026, les résultats statistiques nationaux de l’Examen de fin d’études élémentaires (CEE), session 2026. Les chiffres officiels font état d’un taux de réussite national supérieur à 63 %, confirmant des performances globalement satisfaisantes et une quasi-parité entre les filles et les garçons.

Selon les données communiquées par la DGECS-CP, 497 970 candidats étaient inscrits à cette session, dont 338 392 garçons et 159 578 filles. Au total, 478 378 élèves ont effectivement pris part aux épreuves, soit 324 403 garçons et 153 975 filles, traduisant un fort taux de participation à cet examen qui marque la fin du cycle primaire.

À l’issue des délibérations, 302 948 candidats ont été déclarés admis, parmi lesquels 205 516 garçons et 97 432 filles, portant le taux de réussite national à un niveau supérieur à 63 %.

Des performances presque identiques dans l’enseignement général

Dans l’enseignement général (EG), 440 381 candidats ont composé, dont 295 591 garçons et 144 790 filles. Les résultats montrent que 280 047 élèves ont obtenu leur admission, répartis entre 188 108 garçons et 91 939 filles.

Le taux de réussite s’établit ainsi à 63,64 % chez les garçons contre 63,50 % chez les filles. Cet écart très faible confirme une égalité de performance entre les deux sexes, illustrant les progrès réalisés en matière d’accès et de réussite scolaire.

Des résultats également encourageants dans le Franco-Arabe

Les candidats de l’option Franco-Arabe (FA) affichent également des résultats globalement satisfaisants. Sur les 37 997 élèves ayant participé aux épreuves, dont 28 812 garçons et 9 185 filles, 22 901 ont été déclarés admis.

Dans cette filière, le taux de réussite atteint 60,42 % chez les garçons contre 59,80 % chez les filles, des niveaux qui témoignent, là encore, d’une faible différence entre les performances des candidats.

Une quasi-parité au niveau national

Toutes filières confondues, les statistiques nationales révèlent un taux de réussite de 63,35 % chez les garçons et de 63,28 % chez les filles. Ces résultats confirment que les performances scolaires sont pratiquement identiques entre les deux catégories de candidats, reflétant une évolution positive vers une plus grande équité dans le système éducatif.

La publication de ces statistiques marque une étape importante dans le déroulement des examens nationaux de la session 2026. Après les résultats du CEE, l’attention des candidats, des familles et des acteurs du secteur éducatif se tourne désormais vers les prochaines délibérations du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) et du Baccalauréat unique, dont les résultats sont attendus dans les prochains jours.

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Guinée : S.E Mamadi Doumbouya met fin à l’exportation de l’or brut après une période transitoire de 90 jours.

Le président de la République, S.E Mamadi Doumbouya, a décidé de durcir l’encadrement de la filière aurifère en interdisant l’exportation de l’or brut à l’issue d’une période transitoire de 90 jours. La mesure est contenue dans un décret présidentiel lu le vendredi 3 juillet 2026 à la Radio Télévision Guinéenne (RTG), et marque une nouvelle étape dans la réforme du secteur minier.

Selon les dispositions du texte, les opérateurs disposent d’un délai de trois mois à compter de la publication officielle du décret pour se conformer à la nouvelle réglementation. Passé ce délai, toute exportation d’or brut sera formellement interdite sur l’ensemble du territoire national.

Cette décision s’inscrit dans la stratégie des autorités guinéennes visant à accroître la maîtrise de la chaîne de valeur des ressources minières, à renforcer la traçabilité de la production aurifère et à favoriser une meilleure valorisation des richesses nationales avant leur commercialisation sur les marchés internationaux.

Un dispositif de sanctions renforcé

Le décret prévoit un arsenal de sanctions administratives et pénales à l’encontre des personnes physiques ou morales qui enfreindraient cette nouvelle réglementation.

Sur le plan administratif, les autorités pourront procéder à la suspension ou au retrait des autorisations d’exportation accordées aux opérateurs concernés. Le texte autorise également l’immobilisation, la consignation ainsi que la saisie des cargaisons d’or faisant l’objet d’une exportation irrégulière, conformément aux dispositions du Code minier, du Code des douanes et des autres textes législatifs et réglementaires en vigueur.

Le volet pénal du décret est tout aussi dissuasif. Toute exportation frauduleuse d’or brut réalisée en violation de cette interdiction sera désormais considérée comme une infraction à la fois douanière et minière. Les contrevenants s’exposent ainsi à des poursuites judiciaires et aux sanctions prévues par la législation guinéenne.

Une réforme pour mieux valoriser les ressources minières

À travers cette mesure, le gouvernement entend renforcer la gouvernance du secteur minier, lutter contre les circuits illicites d’exportation et améliorer les retombées économiques de l’exploitation aurifère pour l’État.

Premier secteur d’exportation du pays, les mines occupent une place stratégique dans l’économie guinéenne. Les autorités ambitionnent désormais de développer davantage la transformation locale des ressources, d’améliorer le contrôle des flux d’exportation et de garantir une exploitation plus transparente et plus bénéfique pour l’économie nationale.

L’interdiction de l’exportation de l’or brut constitue ainsi un nouveau levier de la politique de souveraineté économique engagée par les autorités de la transition, avec pour objectif de mieux préserver les intérêts de la Guinée dans la gestion de ses ressources naturelles.,

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Gbessia : les conseillers communaux de la GMD affichent leur soutien au nouveau maire Mamadou Saliou Fofana.

Quelques jours après son élection à la tête de la commune urbaine de Gbessia, le maire Mamadou Saliou Fofana a reçu, dimanche 5 juillet, une délégation des conseillers communaux de la Génération pour la Modernisation et le Développement (GMD), conduite par leur chef de file, Mory Diakité, ancien président de la délégation spéciale de la commune. Cette visite de courtoisie visait à féliciter le nouvel édile et à réaffirmer la volonté de la GMD de contribuer au développement de la collectivité, au-delà des appartenances politiques.

Au cours des échanges, les représentants de la GMD ont adressé leurs félicitations au maire nouvellement élu, tout en lui formulant leurs vœux de réussite dans l’exercice de son mandat. Ils ont également assuré de leur disponibilité à collaborer avec l’exécutif communal afin de répondre aux attentes des habitants de Gbessia.

Prenant la parole au nom de la délégation, le porte-parole de la GMD, M. Conté, a insisté sur la nécessité de privilégier l’intérêt général et de dépasser les clivages politiques pour faire avancer les projets de développement de la commune.

« Nous sommes appelés à travailler ensemble. Si le maire échoue dans sa mission, ce sont les 45 conseillers communaux qui auront échoué », a-t-il déclaré, soulignant que la responsabilité du développement local incombe à l’ensemble des élus municipaux.

En réponse, Mamadou Saliou Fofana a salué cette initiative, qu’il a qualifiée de geste de responsabilité et d’ouverture. Selon lui, cette démarche traduit une volonté commune de placer l’intérêt des citoyens au-dessus des considérations partisanes.

Le maire a également rappelé les relations qu’il entretient avec les responsables de la GMD. Il a indiqué avoir, dans un premier temps, envisagé de porter les couleurs de cette formation politique avant de se présenter finalement sous la bannière du Mouvement des Alliés pour le Développement (MAD).

« Le MAD et la GMD, c’est la même famille », a-t-il affirmé, avant d’inviter l’ensemble des conseillers communaux à unir leurs efforts afin de relever les défis de développement auxquels la commune est confrontée.

« J’appelle tous les conseillers communaux à conjuguer leurs efforts pour le développement de Gbessia », a-t-il insisté.

Cette rencontre, marquée par un climat de cordialité, s’est achevée par une prière collective en faveur de la paix, de la cohésion sociale et du développement de la commune. Un symbole d’unité qui intervient à un moment où les nouvelles autorités locales sont attendues sur la mise en œuvre de projets susceptibles d’améliorer durablement les conditions de vie des populations.