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Guinée : le gouvernement veut accélérer la transformation de l’agriculture avec le PDACG II

Le ministre de l’Agriculture, Félix Lamah, a présidé mardi 6 octobre 2026 à Conakry une rencontre de haut niveau avec le Groupe de la Banque mondiale consacrée à la mise en œuvre de la deuxième phase du Projet de développement de l’agriculture commerciale en Guinée (PDACG II) et à l’initiative AgriConnect. Le gouvernement entend faire de ces deux programmes des leviers de modernisation du secteur agricole et de diversification de l’économie nationale.

Entouré des hauts cadres de son département, Félix Lamah a inscrit cette démarche dans la vision du président Mamadi Doumbouya et dans le premier pilier du programme Simandou 2040. L’objectif affiché est de faire évoluer l’agriculture guinéenne d’un modèle principalement extensif vers une agriculture plus moderne, productive et davantage connectée aux marchés.

Pour le ministre, cette transformation doit permettre à la Guinée de renforcer sa souveraineté alimentaire tout en développant l’emploi et les activités industrielles liées aux chaînes de valeur agricoles. Une attention particulière doit être accordée aux jeunes et aux femmes, considérés comme des acteurs majeurs de la diversification économique.

La stratégie repose notamment sur un principe : produire davantage localement, transformer une part plus importante de la production et créer de la valeur sur l’ensemble des chaînes agricoles. Le PDACG II et AgriConnect doivent ainsi contribuer à structurer un véritable écosystème autour de filières prioritaires, notamment le riz, le fonio et l’aviculture.

Le gouvernement mise également sur l’amélioration de l’accès au financement, le développement de la transformation locale et une plus forte implication du secteur privé. Des réformes institutionnelles sont prévues afin de créer un environnement plus favorable aux investissements et à la mobilisation de capitaux privés.

Des objectifs importants pour les filières agricoles

Dans le secteur rizicole, la Guinée ambitionne d’aménager 150 000 hectares dans le cadre de la Stratégie nationale de développement de la filière rizicole de deuxième génération. Le pays vise également plus de 500 000 hectares de riz cultivés à l’horizon 2027.

Pour le fonio, l’objectif annoncé est de porter la production à 15 000 tonnes et d’accélérer s

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Guinée : la 10ᵉ législature ouvre sa session sous le signe de l’efficacité parlementaire.

L’Assemblée nationale guinéenne a officiellement effectué sa rentrée parlementaire lundi 5 octobre 2026 au Palais du Peuple, à Conakry. Cette cérémonie a marqué l’ouverture de la session unique 2026-2027 de la 10ᵉ législature, avec un message centré sur la qualité du travail législatif, le contrôle de l’action publique et la proximité avec les citoyens.

Après la période de vacances parlementaires, les députés ont repris leurs activités dans le cadre d’une cérémonie solennelle organisée en présence du Premier ministre Amadou Oury Bah, de membres du gouvernement, de représentants du corps diplomatique ainsi que de délégations parlementaires venues de plusieurs pays africains.

La cérémonie, organisée au Palais du Peuple, a débuté dans la matinée avant l’intervention du président de l’Assemblée nationale, Dr Dansa Kourouma. Dans un discours de plus de trente minutes, il a présenté les principales orientations de cette nouvelle séquence parlementaire et rappelé les responsabilités liées au mandat des élus.

Au cœur de son intervention figure la volonté de renforcer la qualité des lois. Pour le président de l’institution, le travail parlementaire ne doit pas être évalué uniquement à partir du nombre de textes adoptés, mais également à leur qualité, leur applicabilité et leur impact sur les citoyens. Il a également insisté sur la nécessité d’une analyse sérieuse des conséquences juridiques, économiques, sociales et financières des textes examinés.

Le contrôle de l’action gouvernementale constitue également l’un des axes majeurs annoncés. Dansa Kourouma a souligné que cette mission ne devait être assimilée ni à une opposition systématique ni à une complaisance envers l’exécutif. Elle doit, selon lui, permettre de vérifier l’utilisation des ressources publiques, le respect des engagements et les résultats obtenus par les politiques publiques.

La proximité entre les députés et les citoyens figure aussi parmi les priorités affichées. Le président de l’Assemblée nationale a appelé les élus à renforcer leur présence dans leurs circonscriptions et à mieux faire remonter les préoccupations des populations au sein de l’hémicycle. Il a notamment défendu une représentation qui ne se limite pas aux périodes électorales.

Cette nouvelle législature devra également accompagner la mise en œuvre des grandes orientations nationales, notamment autour de Simandou 2040. Dansa Kourouma a rappelé que ce programme ne devait pas être considéré comme l’affaire d’un seul gouvernement ou d’une seule législature, mais comme un projet appelé à s’inscrire dans la durée.

L’ouverture de cette session intervient par ailleurs dans une phase de consolidation des institutions de la Ve République. Plusieurs textes organiques doivent encore préciser le fonctionnement et les compétences des institutions prévues par la nouvelle Constitution, ce qui place le travail législatif parmi les principaux enjeux de la période à venir.

La rentrée parlementaire ne se limite pas à la cérémonie d’ouverture. Elle donne également le coup d’envoi de la Semaine de la rentrée parlementaire, programmée jusqu’au 11 octobre. Au programme figurent notamment une visite du chantier du futur siège de l’Assemblée nationale, des conférences-débats et des panels consacrés à la diplomatie parlementaire et à l’évaluation des politiques publiques.

Avec cette session unique 2026-2027, la 10ᵉ législature entre ainsi dans une nouvelle phase de son mandat. Entre production législative, contrôle de l’action gouvernementale, évaluation des politiques publiques et représentation des citoyens, son principal défi sera désormais de traduire les orientations annoncées en résultats concrets.

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Guinée : Ousmane Diagana réaffirme l’engagement de la Banque mondiale aux côtés du Président Mamadi Doumbouya.

En visite de travail en Guinée, le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana, a été reçu mardi 6 octobre 2026 par le président Mamadi Doumbouya. Les échanges ont porté sur les priorités économiques du pays et le renforcement de la coopération avec l’institution.

À la tête d’une délégation de la Banque mondiale, Ousmane Diagana a salué les orientations économiques des autorités guinéennes, notamment les investissements structurants, les réformes engagées et les efforts de consolidation du cadre macroéconomique.

La délégation a été introduite auprès du chef de l’État par la ministre de l’Économie et des Finances, Mariama Ciré Sylla. Elle a présenté les résultats de la mission menée par les représentants de l’institution, marquée par la signature de plusieurs accords de financement et l’annonce de nouveaux investissements dans des secteurs stratégiques.

Ces ressources doivent soutenir des projets structurants, avec des objectifs portant notamment sur la croissance, les infrastructures et l’amélioration des conditions de vie.

La rencontre intervient au lendemain du lancement du Cadre de partenariat pays 2027-2033, qui prévoit plus de 3 milliards de dollars d’engagements en faveur de la Guinée. Le programme met l’accent sur la création d’emplois, le développement du secteur privé, le capital humain et la transformation des revenus miniers en retombées durables.

Cette nouvelle étape de la coopération intervient alors que Conakry cherche à accélérer sa transformation économique, notamment à travers les investissements liés à Simandou. La Banque mondiale entend, pour sa part, poursuivre son appui aux priorités nationales et aux réformes engagées par les autorités.

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Guinée : le gouvernement veut accélérer l’exécution des priorités sociales.

Le Premier ministre Amadou Oury Bah a présidé, lundi 5 octobre 2026 à Conakry, la session du Comité interministériel de coordination et de suivi du Pôle 4, consacré au capital humain et à la solidarité. Huit dossiers prioritaires ont été examinés, avec pour objectif d’accélérer leur mise en œuvre et d’améliorer le suivi de l’action gouvernementale.

Le gouvernement guinéen entend renforcer le pilotage de ses politiques publiques dans les secteurs sociaux. Réuni autour du Pôle 4, le Comité interministériel de coordination et de suivi a examiné huit dossiers présentés par les départements concernés.

Créé dans le cadre de la nouvelle organisation gouvernementale présentée en août, le Pôle 4 regroupe sept départements ministériels intervenant notamment dans l’éducation nationale, l’enseignement supérieur, la santé, la jeunesse, les sports, la solidarité et la culture. Ce dispositif vise à favoriser une meilleure coordination entre des secteurs dont les politiques ont un impact direct sur les conditions de vie des populations.

Des arbitrages pour accélérer l’action

Au cours de la session, les huit dossiers prioritaires ont fait l’objet d’examens et d’arbitrages. Des délais ont également été fixés aux départements concernés afin de finaliser les fiches de suivi et d’intégrer les ajustements nécessaires.

Pour Amadou Oury Bah, l’enjeu est désormais de réduire l’écart entre les décisions prises et leur concrétisation sur le terrain.

« Nous devons veiller à ce que les décisions prises deviennent rapidement opérationnelles et produisent des résultats concrets au bénéfice des populations », a déclaré le Premier ministre, rappelant la nécessité d’un suivi régulier des engagements gouvernementaux.

Ce mécanisme constitue l’un des objectifs de la réorganisation de l’action gouvernementale autour de quatre pôles. Ces comités interministériels doivent notamment permettre d’examiner les dossiers transversaux, de lever les contraintes et de préparer les arbitrages nécessaires à la mise en œuvre des priorités nationales.

Un premier cycle consacré aux quatre pôles

Le ministre secrétaire général du Gouvernement, Tamba Benoît Kamano, a, de son côté, salué les résultats du premier cycle de travail consacré aux quatre pôles gouvernementaux.

Selon lui, le prochain cycle devra permettre de mesurer les avancées réalisées, d’identifier les insuffisances et d’améliorer encore le fonctionnement de ce mécanisme de pilotage.

La démarche traduit ainsi la volonté des autorités de renforcer la coordination interministérielle et de suivre plus étroitement l’exécution des décisions publiques.

Pour le Pôle 4, dont les domaines touchent directement l’éducation, la santé, la jeunesse et la solidarité, le principal enjeu sera désormais de transformer les orientations arrêtées en actions effectivement visibles pour les populations.

À travers ce nouveau mode de coordination, le gouvernement cherche ainsi à passer d’une logique centrée sur la prise de décision à un pilotage davantage axé sur l’exécution et les résultats.

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Guinée-Sénégal : l’ambassadeur Mandjou Dioubaté et le député de la diaspora Elhadj Diarouga Diallo participe à une rencontre avec la diaspora guinéenne à Dakar

L’ambassadeur de Guinée au Sénégal, Mandjou Dioubaté, a pris part, samedi 3 octobre 2026 à Dakar, à la Convergence de la Diaspora Guinéenne. Organisée par le député de la diaspora guinéenne, Elhadj Diarouga Diallo, la rencontre a réuni plusieurs représentants et acteurs de la communauté guinéenne autour des préoccupations de la diaspora.

La communauté guinéenne établie au Sénégal a été au cœur d’une rencontre consacrée à ses enjeux et à ses préoccupations. Samedi 3 octobre 2026, l’ambassadeur de la République de Guinée au Sénégal, Mandjou Dioubaté, a participé à la Convergence de la Diaspora Guinéenne, organisée à Dakar par l’honorable Elhadj Diarouga Diallo, député de la diaspora guinéenne.

La rencontre a rassemblé différents acteurs de la communauté guinéenne autour d’échanges portant notamment sur les réalités vécues par les Guinéens établis au Sénégal et sur les questions liées à leur participation à la vie économique et sociale de leur pays d’origine.

 

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Guinée–Banque mondiale : plus de 3 milliards de dollars annoncés pour accélérer la transformation économique.

La Guinée et le Groupe de la Banque mondiale ont lancé, le 5 octobre 2026, leur nouveau Cadre de partenariat pays (CPP) pour la période 2027-2033. Avec plus de 3 milliards de dollars d’engagements prévus, ce programme entend soutenir la transformation économique du pays, renforcer le secteur privé et favoriser la création d’emplois. L’enjeu central reste toutefois de convertir la croissance attendue, notamment grâce au projet minier de Simandou, en améliorations concrètes des conditions de vie des populations.

La Guinée ouvre une nouvelle étape de sa coopération avec le Groupe de la Banque mondiale. Le lancement du Cadre de partenariat pays 2027-2033 fixe les grandes orientations de l’appui de l’institution au développement économique et social du pays pour les sept prochaines années.

Présenté le 5 octobre 2026, ce cadre prévoit plus de 3 milliards de dollars d’engagements destinés à accompagner les priorités nationales. Au-delà du volume des financements annoncés, les autorités guinéennes et leurs partenaires mettent l’accent sur une question essentielle : comment faire en sorte que les investissements, en particulier ceux liés au secteur minier, produisent des retombées durables pour l’ensemble de la population ?

Lors de la cérémonie de lancement, la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a insisté sur la nécessité de transformer les perspectives de croissance en emplois, en opportunités économiques et en amélioration du niveau de vie.

Une croissance portée par Simandou, mais encore à traduire en résultats

Les projections présentées à l’occasion du lancement du partenariat font état d’une croissance du produit intérieur brut (PIB) réel de 8,6 % en 2026. Celle-ci pourrait ensuite atteindre une moyenne annuelle de 10,1 % sur la période 2027-2030, notamment sous l’effet de l’activité minière, des investissements dans les infrastructures et de leurs retombées sur les autres secteurs.

Ces perspectives sont encourageantes, mais elles ne garantissent pas, à elles seules, une amélioration des conditions de vie. C’est le message défendu par Mariama Ciré Sylla, qui appelle à placer les retombées sociales de la croissance au cœur des politiques publiques.

« La croissance, elle seule, ne suffit pas. Elle doit se traduire par des emplois, par une amélioration des conditions de vie des populations et par davantage d’opportunités pour nos concitoyens », a-t-elle souligné.

Cette exigence revêt une importance particulière dans un pays où, selon les données citées par la ministre, plus de 70 % de la population a moins de 35 ans. Pour les autorités, cette jeunesse représente un potentiel majeur, mais également un défi en matière d’emploi, de formation et d’insertion économique.

« Notre responsabilité collective est donc claire : transformer la croissance en emplois, réduire la pauvreté et faire en sorte que les fruits du développement bénéficient à toutes les régions de notre pays », a déclaré la ministre.

Simandou 2040, un levier pour diversifier l’économie

Le programme Simandou 2040 occupe une place importante dans cette ambition. Selon Mariama Ciré Sylla, il pourrait représenter plus de 300 milliards de dollars d’investissements sur quinze ans, dont 40 % attendus du secteur privé.

L’objectif affiché dépasse ainsi l’exploitation des ressources minières. Il s’agit de faire émerger autour de ces investissements des activités économiques capables de créer de la valeur ajoutée, de développer les compétences locales et de soutenir les entreprises guinéennes.

La ministre a notamment insisté sur la nécessité de transformer les revenus issus des ressources extractives en actifs durables, en institutions solides et en opportunités pour les générations futures.

Cette orientation suppose notamment de renforcer les infrastructures, d’améliorer la gestion des ressources publiques et de favoriser les liens entre le secteur minier et le reste de l’économie. Sans ces mécanismes, la hausse de la production minière risque de ne pas se traduire suffisamment par une diversification économique et une amélioration généralisée des revenus.

1,5 million d’emplois à créer d’ici 2030

Le défi de l’emploi a également été au centre de l’intervention d’Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre.

Selon les chiffres qu’il a présentés, la Guinée devra créer 1,5 million d’emplois d’ici 2030. Or, entre 2021 et 2024, le pays aurait généré en moyenne 121 000 nouveaux emplois par an. L’atteinte de l’objectif fixé nécessitera donc une accélération significative du rythme de création d’emplois.

Pour Ousmane Diagana, cette ambition impose de revoir les approches traditionnelles et de faire de l’emploi une priorité explicite des politiques économiques.

« Nous ne pouvons pas atteindre l’objectif d’emploi simplement en faisant davantage de ce que nous avons fait aujourd’hui », a-t-il averti, appelant à « changer d’échelle » et à « changer de modèle ».

Il s’agit notamment de ne plus considérer l’emploi comme une conséquence indirecte de la croissance, mais de l’intégrer dès la conception des politiques publiques et des investissements.

Dans cette perspective, le secteur privé est appelé à jouer un rôle déterminant. Les entreprises étant les principales créatrices d’emplois, leur développement dépendra notamment de l’amélioration de l’accès au financement, de la disponibilité de l’électricité, de la qualité des infrastructures et de la logistique, mais aussi de l’accès aux marchés et de la prévisibilité du cadre réglementaire et fiscal.

Simandou : mesurer les retombées au-delà des exportations minières

Ousmane Diagana considère le projet Simandou comme une opportunité historique pour la Guinée. Il rappelle toutefois que l’exploitation des ressources naturelles ne garantit pas automatiquement une économie diversifiée, inclusive et créatrice d’emplois.

Pour lui, l’enjeu consiste à mesurer les retombées du projet au-delà des volumes de minerai exportés : combien d’emplois seront créés, combien d’entreprises pourront se développer, quelles compétences seront acquises et quels investissements profiteront durablement aux Guinéens ?

Cette approche vise à faire de Simandou un moteur de transformation de l’ensemble de l’économie, plutôt qu’un secteur isolé du reste du tissu productif.

Le responsable de la Banque mondiale met également en garde contre le risque d’une « Guinée à deux vitesses », dans laquelle un secteur minier moderne et performant coexisterait avec une économie informelle vulnérable, dont une grande partie de la population dépend pour ses revenus.

Pour éviter ce scénario, le nouveau partenariat accorde une place importante à la gestion des ressources publiques, au développement du capital humain, au soutien aux entreprises et à une croissance plus inclusive.

Quatre accords de financement de 320,8 millions de dollars

Le lancement du Cadre de partenariat pays a été marqué par la signature de quatre accords représentant un total de 320,8 millions de dollars de nouveaux financements.

Le premier accord porte sur la deuxième phase du Projet de développement de l’agriculture commerciale, avec un financement de 116 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA), une institution du Groupe de la Banque mondiale.

Le deuxième concerne le Projet Compétences pour l’innovation, la résilience et les aspirations (SIRA). Il bénéficie de 100 millions de dollars de l’IDA, auxquels s’ajoutent 2 millions de dollars du Fonds fiduciaire multi-donateurs du Partenariat pour l’apprentissage précoce (ELP), soit un total de 102 millions de dollars.

Le troisième accord prévoit 75 millions de dollars de l’IDA pour le Projet de mobilisation des recettes intérieures et de gestion des dépenses publiques. Celui-ci constitue la première phase d’une approche-programme à phases multiples destinée à renforcer la mobilisation des ressources nationales et l’efficacité de la gestion budgétaire.

Enfin, 27,8 millions de dollars supplémentaires sont consacrés à la deuxième phase du Projet d’amélioration de l’accès à l’électricité. Cette enveloppe vient compléter les 132,3 millions de dollars approuvés le 30 juin 2025, portant le financement total de cette phase à 160,1 millions de dollars.

Ces accords ciblent ainsi plusieurs leviers de développement : l’agriculture commerciale, les compétences, la mobilisation des recettes publiques et l’accès à l’électricité. Ils constituent une première traduction opérationnelle du nouveau cadre de partenariat, sans représenter à eux seuls l’ensemble des engagements prévus pour la période 2027-2033.

Formation, santé et agriculture : les retombées sociales attendues

Le partenariat entend également renforcer l’accès aux services essentiels et développer les compétences nécessaires à la transformation de l’économie.

Selon les chiffres présentés par Mariama Ciré Sylla, le cadre prévoit une amélioration de la formation pour plus de 650 000 élèves. Le programme SIRA devrait, pour sa part, toucher plus de deux millions de jeunes, notamment grâce à la modernisation de l’enseignement secondaire et de la formation professionnelle dans des secteurs stratégiques.

Dans le domaine de la santé et de la nutrition, environ quatre millions de personnes devraient bénéficier d’un meilleur accès aux services.

L’agriculture commerciale figure également parmi les priorités. Le projet dédié à ce secteur devrait contribuer, selon les projections communiquées par la ministre, à la création de près de 66 000 emplois et bénéficier à plus de 250 000 agriculteurs et ménages ruraux.

Ces objectifs traduisent la volonté de soutenir des secteurs susceptibles de générer des activités et des revenus au-delà de l’industrie extractive. Leur réalisation dépendra toutefois de la mise en œuvre effective des projets, de leur suivi et de leur capacité à atteindre les populations ciblées.

De l’engagement financier à l’impact sur les populations

Pour les autorités guinéennes, le succès du nouveau partenariat ne devra pas être évalué uniquement à l’aune des financements obtenus ou du nombre de projets approuvés. Il devra surtout se mesurer aux changements observés dans la vie quotidienne des citoyens.

« La réussite de ce partenariat ne se mesurera pas au nombre de projets approuvés ni au volume des financements mobilisés. Elle se mesurera à ce qui changera concrètement dans la vie des Guinéens », a affirmé Mariama Ciré Sylla.

La ministre a ainsi appelé à passer « de l’ambition à l’exécution, des financements aux résultats, des projets aux emplois ».

Avec plus de 3 milliards de dollars d’engagements prévus sur la période 2027-2033, la Guinée dispose d’un nouveau cadre de coopération pour accompagner ses ambitions économiques et sociales. Mais les perspectives de croissance, les investissements attendus autour de Simandou et les financements de la Banque mondiale devront désormais se traduire par des résultats mesurables.

La création des 1,5 million d’emplois visés d’ici 2030, la réduction de la pauvreté, le développement des entreprises locales et l’amélioration de l’accès aux services essentiels constitueront autant d’indicateurs pour évaluer la portée réelle de ce partenariat.

Le principal défi sera donc de transformer la croissance annoncée en prospérité partagée, afin que les ressources naturelles et les investissements contribuent durablement au développement de toutes les régions de la Guinée.

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Le gouvernement guinéen instaure un nouveau cadre strict pour l’exportation de l’or raffiné.

Le gouvernement de la République de Guinée vient de franchir une étape clé dans la structuration de sa filière aurifère. Par un décret rendu public le vendredi 2 octobre 2026 sur les antennes de la télévision nationale, les autorités ont formalisé une nouvelle procédure encadrant rigoureusement l’exportation de l’or et de ses métaux associés. Proposée par le ministre des Mines et de la Géologie, cette réforme place l’Office guinéen d’expertise de l’or, des diamants et autres matières précieuses (OGE) au centre du circuit de validation, tout en imposant une obligation de transformation locale avant toute sortie du territoire.
Le raffinage local comme condition obligatoire
Désormais, aucune demande d’exportation n’est recevable si l’or et les métaux connexes n’ont pas été préalablement traités au sein d’une raffinerie agréée et établie en Guinée. Les opérateurs économiques doivent adresser un dossier écrit complet à l’OGE comprenant :
  • Le certificat de raffinage ou d’affinage ainsi que le poids exact de la marchandise.
  • Les rapports d’analyse et de tirage (avant et après traitement).
  • Les justificatifs de régularité fiscale (certificat d’immatriculation et quitus fiscal à jour).
  • Les preuves de l’origine licite des matières précieuses.
  • Les détails logistiques du transport (date, heure, compagnie aérienne, numéro de vol et destination).
Un contrôle interinstitutionnel renforcé
Une fois le dossier validé par l’OGE, une procédure de sécurisation et de certification s’enclenche en coordination avec la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG) et la Direction générale des douanes (DGD).
Les étapes de sécurisation à la raffinerie se déroulent comme suit :
  1. Pesage, emballage et scellage sur site en présence du propriétaire, des Douanes, de la BCRG et de la brigade antifraude.
  2. Escorte sécurisée vers l’aéroport ou stockage provisoire dans les caveaux de la raffinerie.
  3. Exportation finale dans un délai maximum de 15 jours calendaires.
Fiscalité et traçabilité accrue
Le texte rappelle que le règlement de l’ensemble des taxes est un prérequis absolu à l’exportation. La taxe sur la production industrielle ou semi-industrielle est calculée après titrage en se basant sur le fixing de l’après-midi de Londres. En cas de litige ou d’écart constaté lors des contrôles, l’exportateur bénéficie d’un délai de 72 heures pour régulariser sa situation financière.
Par ailleurs, les raffineries ont l’obligation de transmettre des rapports détaillés (quantités, origine, pureté obtenue, pertes techniques) à l’OGE, à la BCRG, aux Douanes et au Laboratoire national de la géologie pour garantir une transparence totale du secteur. Le convoyage et la logistique de sécurisation seront quant à eux encadrés par un arrêté conjoint fixant la répartition des frais entre les différents services étatiques et les sociétés de sécurité partenaires.
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Indépendance de la Guinée : les premières délégations étrangères sont arrivées à Conakry.

À quelques heures de la célébration du 68ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Guinée, Conakry a accueilli progressivement les premières délégations officielles venues de plusieurs pays voisins. Cette présence étrangère confère une dimension sous-régionale aux festivités de ce vendredi 2 octobre 2026.

Parmi les premières personnalités de haut rang à rejoindre la capitale guinéenne figure le Premier ministre sénégalais, Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô. Arrivé jeudi en début de soirée à bord d’un vol spécial, il représente le président Bassirou Diomaye Faye aux cérémonies officielles. Il a été accueilli à l’aéroport international Ahmed-Sékou-Touré par son homologue guinéen, Amadou Oury Bah.

Le chef du gouvernement sénégalais a été précédé à Conakry par le vice-président de la Sierra Leone, Dr Mohamed Juldeh Jalloh, ainsi que par Samuel A. Stevquoah, ministre d’État chargé des Affaires présidentielles du Liberia. Leur présence témoigne de la participation de plusieurs États voisins aux célébrations guinéennes.

Cette 68ᵉ commémoration est organisée autour du thème : « S’inspirer du passé pour construire ensemble l’avenir : Notre jeunesse ». Les autorités guinéennes ont retenu ce fil conducteur pour mettre l’accent sur la place de la jeunesse dans les perspectives de développement et de construction nationale.

Les festivités s’inscrivent dans le prolongement de la Semaine de la fête nationale, lancée le 25 septembre 2026. Plusieurs activités ont été organisées à travers le pays avant le rendez-vous officiel du 2 octobre.

La célébration doit également être marquée par le retour du grand défilé à Conakry. Des délégations venues de différentes régions du pays ont été mobilisées pour prendre part aux cérémonies nationales.

Alors que les premières personnalités étrangères sont déjà présentes dans la capitale, d’autres délégations sont attendues dans les prochaines heures. Leur arrivée devrait se poursuivre jusqu’au début des cérémonies officielles.

 

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68ᵉ anniversaire de l’indépendance : Mamadi Doumbouya met la souveraineté et la jeunesse au cœur de son adresse à la nation.

À la veille de la célébration du 68ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Guinée, le président Mamadi Doumbouya s’est adressé à la nation, jeudi 1er octobre 2026. Son discours a porté sur plusieurs priorités, parmi lesquelles la souveraineté nationale, le développement économique, la jeunesse et la cohésion nationale.

Simandou 2040 présenté comme un levier de souveraineté économique

Le programme Simandou 2040 a occupé une place importante dans l’intervention présidentielle. Mamadi Doumbouya l’a présenté non seulement comme un projet lié à l’exploitation minière, mais comme un programme de transformation économique et sociale.

Selon le chef de l’État, l’exploitation des ressources du Simandou doit s’accompagner du développement d’infrastructures et d’investissements dans les secteurs sociaux et dans la formation. Il a notamment cité la construction d’écoles, d’hôpitaux, de routes et d’industries, ainsi que la formation d’ingénieurs, de techniciens et d’entrepreneurs à travers l’initiative Simandou Academy.

Le président a ainsi associé la valorisation des ressources minières au développement du capital humain, en insistant sur la nécessité que les richesses extraites du sous-sol contribuent à créer des perspectives durables pour les générations futures.

La défense du territoire réaffirmée

La question de la souveraineté nationale a également occupé une place centrale dans l’adresse présidentielle. Mamadi Doumbouya a renouvelé son engagement à défendre l’intégrité territoriale de la Guinée et à préserver les ressources appartenant à l’État.

Il a notamment déclaré qu’il continuerait à défendre « chaque mètre carré » du territoire national et a affirmé qu’il ne céderait rien de ce qui appartient au peuple guinéen.

Cette position s’inscrit dans le fil conducteur de son discours, consacré à l’indépendance, à la souveraineté et à la capacité de la Guinée à maîtriser ses ressources et ses choix de développement.

La jeunesse présentée comme une richesse nationale

Autre axe majeur de l’adresse : la place accordée à la jeunesse. Le président a présenté l’intelligence, l’énergie et la volonté des jeunes comme des ressources essentielles pour l’avenir du pays.

S’adressant directement à cette frange de la population, il a reconnu les difficultés et les incertitudes auxquelles certains jeunes sont confrontés, notamment ceux qui choisissent la migration au péril de leur vie. Il les a invités à envisager leur avenir en Guinée et à participer au développement national.

Le chef de l’État a également appelé les jeunes à privilégier le travail, l’excellence, l’ordre et la discipline, estimant que la construction du pays nécessite leur engagement et leurs compétences.

Cette place accordée à la jeunesse correspond au thème retenu pour la célébration du 68ᵉ anniversaire : « S’inspirer du passé pour construire ensemble l’avenir : notre jeunesse ».

L’unité nationale mise en avant

Le président a également consacré une partie de son discours à la cohésion nationale. Il a appelé les Guinéens à construire une République sans distinction liée à l’origine, à la région, aux opinions ou aux convictions.

« La République de Guinée n’appartient à aucun clan ; elle appartient à tous les Guinéens », a-t-il déclaré.

Dans cette perspective, Mamadi Doumbouya a insisté sur l’importance du vivre-ensemble, de la paix et de la solidarité, qu’il présente comme des conditions nécessaires à la consolidation de la nation.

Travail, justice et solidarité

Dans la dernière partie de son adresse, le chef de l’État a également appelé les citoyens à s’appuyer sur la devise nationale : « Travail, Justice, Solidarité ».

Il a présenté le travail comme une condition du développement, la justice comme une base de la paix et la solidarité comme un principe nécessaire à l’inclusion.

À travers cette adresse à la veille du 2 octobre, Mamadi Doumbouya a donc articulé la commémoration de l’indépendance autour de plusieurs thèmes : la défense de la souveraineté, la transformation des ressources minières, la formation de la jeunesse et le renforcement de l’unité nationale.

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CAN 2032 et 2036 : la Guinée officialise sa candidature

La Guinée a officiellement franchi une nouvelle étape dans son ambition d’accueillir la Coupe d’Afrique des nations (CAN). Le Premier ministre Amadou Oury Bah a signé, jeudi 20 août 2026 à Conakry, la demande de candidature du pays pour l’organisation des éditions 2032 et 2036 de la compétition.

La signature est intervenue à l’issue d’une réunion de travail réunissant plusieurs membres du gouvernement et les acteurs impliqués dans la préparation du dossier. Selon la Primature, cette démarche s’inscrit dans la volonté des autorités de positionner la Guinée parmi les pays capables d’accueillir de grands événements sportifs internationaux.

Un dossier préparé en amont

Le ministre des Sports, Mamadou Cellou Baldé, a indiqué qu’un travail préparatoire avait été mené avant l’officialisation de la candidature. Selon lui, les différentes exigences liées à l’organisation d’une CAN ont été examinées afin de constituer un dossier répondant aux critères de la Confédération africaine de football (CAF).

La candidature guinéenne doit désormais être transmise à la CAF par l’intermédiaire de la Fédération guinéenne de football. Le processus prévoit une évaluation des différents dossiers déposés avant la désignation des pays hôtes.

La CAF ouvre la course aux éditions 2028, 2032 et 2036

La démarche guinéenne intervient dans le cadre de l’appel à candidatures lancé par la CAF le 3 juillet 2026. L’instance africaine avait invité les 54 associations membres à soumettre leurs dossiers pour l’organisation des éditions 2028, 2032 et 2036.

La CAF précise avoir établi un cadre de candidature destiné à assurer une évaluation transparente et crédible des différents projets. Celui-ci porte notamment sur les dimensions techniques, financières et juridiques liées à l’organisation de la compétition.

L’édition 2027 est, pour sa part, déjà attribuée au Kenya, à la Tanzanie et à l’Ouganda, qui accueilleront conjointement la compétition du 19 juin au 17 juillet 2027.

Une candidature aux enjeux économiques et infrastructurels

Pour les autorités guinéennes, l’enjeu dépasse l’organisation des rencontres sportives. Le Premier ministre Amadou Oury Bah a souligné les retombées potentielles d’une CAN sur l’image et le rayonnement du pays, mais également sur plusieurs secteurs économiques.

Le gouvernement met notamment en avant les perspectives de développement des infrastructures, du tourisme, des investissements et des activités économiques liées à l’accueil d’une compétition internationale.

Une telle candidature implique toutefois de disposer d’infrastructures répondant aux exigences de la CAF, aussi bien pour les stades que pour les terrains d’entraînement, l’hébergement, les transports, la sécurité, les installations médicales et les dispositifs technologiques.

La mise à niveau des infrastructures au cœur du dossier

La candidature intervient alors que la Guinée poursuit ses efforts de modernisation de ses infrastructures sportives. La question des enceintes capables d’accueillir des rencontres internationales constitue notamment un élément important de la préparation du pays.

Les autorités devront ainsi démontrer leur capacité à mettre à disposition des infrastructures adaptées aux standards de la CAF et à as