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Samory Touré et Bocar Biro : Conakry demande à Paris un calendrier pour les restitutions.

La Guinée veut donner un nouvel élan à ses démarches de restitution auprès de la France. Au Musée national, où s’est tenu mardi 29 septembre un panel consacré au « retour des ancêtres : mémoire, dignité, transmission », les autorités et les chercheurs ont fait le point sur deux dossiers officiellement transmis à Paris en juillet 2026 : le retour des biens liés à l’Almamy Samory Touré et celui des restes humains de l’Almamy Bocar Biro et de ses compagnons. Alors que la France indique que les deux requêtes sont en cours d’instruction, Conakry réclame désormais davantage de visibilité sur leur calendrier, tout en poursuivant un important travail scientifique destiné à documenter les provenances, les conditions de départ et les cadres juridiques susceptibles d’encadrer ces restitutions.

La rencontre, organisée à l’occasion du 68e anniversaire de l’indépendance de la Guinée, a été largement consacrée à un dossier désormais au cœur de la politique patrimoniale du pays : les demandes officielles de restitution adressées à la France concernant les biens de l’Almamy Samory Touré, ainsi que les restes humains de l’Almamy Bocar Biro et de ses compagnons.

« Si les murs de ce Musée national pouvaient parler, ils nous diraient sûrement que l’histoire ne s’efface pas. Elle patiente », a déclaré à l’ouverture des travaux le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla.

Deux demandes officiellement adressées à la France

Pour les autorités guinéennes, l’enjeu dépasse la seule restitution matérielle de biens ou de restes humains. Il touche à la mémoire collective, à la dignité et à la manière dont la Guinée entend renouer avec une partie de son histoire. « Nous sommes réunis aujourd’hui pour aborder l’un des chantiers mémoriels les plus cruciaux de notre République : le retour de nos ancêtres et le retour de nos biens culturels », a souligné le ministre.

Les deux demandes ont été officiellement formulées auprès des autorités françaises en juillet 2026. La première porte sur les objets et biens associés à l’Almamy Samory Touré. La seconde concerne les restes humains de l’Almamy Bocar Biro et de ses compagnons, tués à Porédaka.

Conakry souhaite désormais obtenir davantage de visibilité sur le calendrier de traitement de ces dossiers. Moussa Moïse Sylla a ainsi plaidé pour « l’établissement d’un calendrier clair et précis pour l’aboutissement de ces deux demandes de restitution ».

Le ministre a néanmoins insisté sur la volonté de la Guinée de privilégier le dialogue avec la France. « La République de Guinée n’inscrit pas cette demande dans une dynamique de rancœur, ni dans des querelles belliqueuses héritées de la période coloniale. Nous nous inscrivons résolument dans une dynamique de co-construction, de justice historique et de réhabilitation respectueuse de nos ancêtres », a-t-il affirmé.

En parallèle du processus diplomatique, le CIRD mène un travail de recherche destiné à documenter l’histoire et le parcours des objets et des restes humains concernés. Pour sa directrice, Safiatou Diallo, une restitution ne peut être envisagée sans un travail scientifique approfondi sur la provenance des pièces, les dates, les circonstances de leur départ et leurs lieux actuels de conservation.

Deux comités ont ainsi été constitués, l’un consacré à Samory Touré et l’autre à Bocar Biro. Ils réunissent historiens, chercheurs et spécialistes afin de documenter les dossiers et d’examiner notamment les différents cadres juridiques susceptibles de permettre leur restitution.

Les membres de ces comités se réunissent chaque semaine et poursuivent leurs recherches sur les itinéraires des objets et des restes humains concernés. « Nous avons voulu que ces comités travaillent avec une grande rigueur scientifique, quelles que soient les évolutions politiques ou diplomatiques », a expliqué Safiatou Diallo, évoquant un « vœu de vérité », expression empruntée au philosophe Jacques Derrida.

Le dossier Bocar Biro connaît également des avancées. La directrice du CIRD a annoncé que son institution transmettrait prochainement au ministère des recommandations formelles concernant la restitution des restes humains de l’Almamy et de ses compagnons. « C’est avant tout une démarche d’équité et de justice historique », a-t-elle déclaré.

Ces travaux s’inscrivent dans un programme plus large : le Programme national de recensement, de documentation et de numérisation du patrimoine culturel de Guinée, lancé en juillet dernier.

Le programme repose sur six axes majeurs : renforcer les compétences nationales, inventorier et documenter le patrimoine à travers les différentes régions du pays, numériser les collections et les archives, travailler sur la restitution des biens culturels et des restes humains, favoriser la transmission et la valorisation du patrimoine et renforcer les démarches d’inscription de sites et de biens guinéens sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le volet consacré à la formation prévoit notamment le développement de nouvelles compétences dans le domaine de la conservation. Le CIRD a ainsi contribué à la création d’un master consacré à la gestion et à la conservation du patrimoine avec l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia, avec l’appui du ministère de la Culture.

La numérisation doit également couvrir un large éventail de supports : manuscrits, objets de musée, photographies, archives sonores et traditions orales.

Le CIRD ambitionne par ailleurs de développer des outils de transmission dans les langues nationales, à travers des supports pédagogiques, des expositions, des applications éducatives et, à terme, des solutions faisant appel à l’intelligence artificielle.

L’objectif est également de renforcer la préparation des dossiers guinéens destinés à l’UNESCO, notamment en enrichissant la liste indicative nationale.

Pour Safiatou Diallo, la politique patrimoniale ne doit toutefois pas se limiter à la question des objets conservés à l’étranger. « Il faut être fier d’avoir hérité de tout ce que le passé avait de meilleur et de noble », rappelle-t-elle, en citant l’historien Joseph Ki-Zerbo.

Paris confirme l’examen des deux dossiers

Présent à Conakry, Jean-Luc Martinez, ambassadeur chargé de la coopération internationale dans le domaine du patrimoine, a apporté le point de vue français sur les demandes formulées par la Guinée.

Il a confirmé que les deux requêtes officiellement transmises en juillet 2026 sont actuellement en cours d’instruction. Il a également insisté sur l’importance du travail scientifique préalable. « La création de ce comité et le développement de ces études témoignent du sérieux de la démarche. Celle-ci n’est pas seulement politique : elle se fonde avant tout sur la rigueur scientifique », a-t-il déclaré.

« Il faut savoir confier ces questions aux spécialistes », a-t-il ajouté.

Jean-Luc Martinez a par ailleurs souligné la particularité du dossier guinéen au regard de l’évolution récente du droit français. Il a rappelé l’existence de la loi de 2023 relative à la restitution des restes humains et celle du 9 mai 2026 concernant les biens culturels.
Selon lui, « la Guinée pourrait devenir, d’ici quelques mois, le premier pays à bénéficier simultanément de ces deux cadres législatifs ».
Le représentant français a également salué les efforts engagés par les institutions guinéennes pour mieux connaître, documenter et conserver le patrimoine national, notamment à travers les recherches de provenance et les projets de valorisation numérique.

Il a assuré qu’il repartirait à Paris avec le message porté par les autorités et les chercheurs guinéens.

Reconstruire une mémoire nationale

Le panel a également permis de mettre en lumière d’autres initiatives consacrées à la mémoire et au patrimoine national. Parmi elles figurent notamment le projet de Musée du Livre, porté avec Sansy Kaba Diakité, ainsi que la transformation envisagée du mausolée de Camayenne en Panthéon national.

Ces projets s’inscrivent dans une ambition plus large : documenter, conserver et transmettre l’histoire de la Guinée, au-delà des collections actuellement conservées à l’étranger.

Pour le ministre de la Culture, le retour des biens et des restes humains possède ainsi une dimension à la fois patrimoniale, historique et symbolique. « Faisons en sorte, ensemble, que l’Almamy Samory Touré, l’Almamy Bocar Biro et leurs compagnons retrouvent le chemin de leur maison, non plus comme des captifs de l’histoire, mais comme les gardiens éternels de notre souveraineté », a-t-il conclu.

À ce stade, les deux demandes restent en cours d’instruction du côté français. En Guinée, les équipes scientifiques poursuivent parallèlement leur travail de documentation.

La prochaine étape reposera donc sur un double processus, scientifique et diplomatique : établir les faits, consolider les dossiers et poursuivre les démarches susceptibles d’aboutir à la restitution des biens et des restes humains réclamés par Conakry.

Source : Guinée360.

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Stade du 28-Septembre : une dernière évaluation avant le verdict de la CAF.

Le Stade du 28-Septembre de Conakry franchit une nouvelle étape vers son homologation définitive par la Confédération africaine de football (CAF). Une visite technique a été effectuée lundi 28 septembre 2026 par Stéphanie Totokra, experte du département des infrastructures de l’instance africaine, en présence de responsables sportifs guinéens.

Cette mission visait à vérifier la conformité des différentes installations avec les exigences de la CAF et de la FIFA, alors que la Guinée doit prochainement accueillir le Kenya pour une rencontre internationale.

Une inspection avant le verdict final

Au cours de la visite, l’experte de la CAF a examiné plusieurs compartiments de l’enceinte afin d’évaluer leur niveau de conformité aux standards requis pour l’organisation de matchs internationaux.

Stéphanie Totokra a salué la collaboration entre la CAF, les autorités guinéennes et la Fédération guinéenne de football dans le cadre du processus de rénovation du stade. Elle a également relevé les résultats obtenus à l’issue des travaux réalisés sur l’infrastructure.

L’experte a toutefois précisé que l’évaluation définitive ne sera arrêtée qu’après le match opposant la Guinée au Kenya. La rencontre doit ainsi permettre à la CAF d’apprécier les conditions réelles d’exploitation de l’enceinte avant de rendre son verdict final.

Des constats jugés concluants par les autorités

Présent lors de la visite, le ministre des Sports, Cellou Baldé, a indiqué que les différents espaces du stade avaient été passés en revue, notamment ceux concernés par les normes de la CAF et de la FIFA.

Selon le ministre, les premières constatations sont positives et la partie du complexe destinée à accueillir les rencontres internationales est désormais opérationnelle.

« Nous avons passé en revue les différents compartiments, surtout ceux qui sont liés aux exigences de la mise aux normes CAF/FIFA. Et je suis heureux de vous annoncer que les constats sont concluants », a-t-il déclaré.

Cellou Baldé estime ainsi que l’enceinte est désormais en mesure d’accueillir des rencontres internationales, après plusieurs années d’indisponibilité pour les matchs du Syli National.

Un complexe sportif plus large que le seul stade

Le projet de rénovation ne se limite toutefois pas à la remise à niveau de la pelouse, des tribunes et des espaces réservés aux compétitions.

Les autorités présentent le Stade du 28-Septembre comme un complexe sportif comprenant plusieurs infrastructures. Le programme prévoit notamment un gymnase, une piscine olympique, une aréna, un terrain d’entraînement ainsi qu’un bâtiment administratif de type R+1.

Certaines de ces composantes restent encore à réaliser. Le ministre des Sports a ainsi rappelé que la rénovation s’inscrivait dans un projet plus vaste destiné à transformer l’ensemble du site en un complexe à vocation sportive et olympique.

Le match Guinée-Kenya, une étape décisive

La rencontre entre la Guinée et le Kenya constitue désormais une étape importante du processus d’homologation. Après cette rencontre, la CAF devra procéder à son évaluation finale avant de se prononcer sur le statut de l’enceinte.

Pour les autorités sportives guinéennes, l’objectif est de permettre au Stade du 28-Septembre de retrouver durablement sa place parmi les infrastructures capables d’accueillir des compétitions internationales.

La décision finale de la CAF reste donc attendue à l’issue du match, qui servira de test grandeur nature pour les installations rénovées.

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Décès de Sidya Touré : Le Premier Ministre Oury Bah présente les condoléances du gouvernement à la famille.

Le Premier ministre guinéen Amadou Oury Bah s’est rendu lundi 28 septembre 2026 à la maison mortuaire de Sidya Touré, à la tête d’une délégation gouvernementale. Cette visite avait pour objectif de présenter à la famille du défunt les condoléances du président de la République, Mamadi Doumbouya, et du gouvernement, après la disparition de l’ancien Premier ministre.

Décédé à Paris le 25 septembre à l’âge de 81 ans, Sidya Touré, ancien chef du gouvernement et président de l’Union des forces républicaines (UFR), a marqué plusieurs décennies de la vie politique guinéenne. Le gouvernement avait officiellement confirmé sa disparition le 26 septembre et adressé ses condoléances à sa famille ainsi qu’à l’ensemble du peuple guinéen.

Bah Oury salue le parcours de l’ancien Premier ministre

À l’issue de sa visite, Amadou Oury Bah a rendu hommage au parcours de Sidya Touré, rappelant son passage à la Primature et ses différentes participations aux échéances électorales guinéennes.

Le chef du gouvernement a notamment souligné les ambitions politiques que l’ancien Premier ministre avait nourries pour son pays et son engagement au plus haut niveau de l’État.

Cette disparition intervient après une carrière qui avait conduit Sidya Touré à occuper plusieurs fonctions importantes, notamment celle de Premier ministre de 1996 à 1999. Il avait ensuite poursuivi son parcours politique à la tête de l’UFR.

La question du lieu d’inhumation au cœur des échanges

La question du retour de la dépouille en Guinée a également été évoquée lors de la rencontre avec la famille. Amadou Oury Bah a indiqué que les autorités souhaitaient que l’ancien chef du gouvernement puisse être inhumé dans son pays, tout en affirmant que la décision finale appartenait à ses proches.

« Nous ne pourrons pas aller au-delà des vœux de la famille », a expliqué le Premier ministre, précisant que les autorités étaient en contact avec les proches du défunt, notamment son fils aîné et son épouse.

Selon des informations rapportées par Guinéenews, la famille aurait finalement choisi Abidjan, en Côte d’Ivoire, pour l’inhumation de Sidya Touré, où résident plusieurs de ses proches. La date des obsèques n’avait toutefois pas encore été officiellement communiquée au moment de la publication de ces informations.

Un hommage officiel en préparation

La visite de Bah Oury intervient alors que les hommages se multiplient depuis l’annonce du décès de l’ancien Premier ministre. Figure importante de la vie politique guinéenne, Sidya Touré avait notamment été candidat à l’élection présidentielle de 2010 et avait dirigé l’UFR pendant plusieurs années.

En présentant les condoléances des autorités, le Premier ministre a ainsi rappelé la dimension nationale de la disparition de l’ancien chef du gouvernement, tout en indiquant que les autorités entendraient respecter les volontés de la famille concernant l’organisation des obsèques.

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À New York, le Président Mamadi Doumbouya échange avec António Guterres sur la Guinée et les enjeux internationaux.

Au lendemain de son intervention devant la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le président guinéen Mamadi Doumbouya a poursuivi, jeudi 24 septembre 2026 à New York, sa série de rencontres diplomatiques. Le chef de l’État s’est entretenu avec le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, autour de la situation de la Guinée et de plusieurs grands enjeux internationaux.

Gouvernance, stabilité et coopération avec l’ONU

Les discussions ont notamment porté sur les questions de paix, de sécurité, de gouvernance et de développement. Selon la Présidence guinéenne, Mamadi Doumbouya a présenté les orientations politiques et institutionnelles engagées par les autorités, en mettant l’accent sur la consolidation des institutions, l’inclusion et la lutte contre la corruption.

Le président guinéen a également sollicité la poursuite de l’accompagnement des Nations Unies dans les efforts de consolidation institutionnelle et de gouvernance participative en Guinée.

Cette demande intervient alors que le système des Nations Unies et les autorités guinéennes ont récemment renforcé leur coopération dans plusieurs domaines. Le 21 septembre, les deux parties ont notamment lancé un programme conjoint consacré à l’emploi décent et à l’extension de la protection sociale.

Le potentiel économique de la Guinée mis en avant

L’avenir économique du pays figurait également parmi les sujets abordés. Mamadi Doumbouya a mis en avant le potentiel des ressources naturelles guinéennes et la volonté des autorités de les inscrire davantage dans une dynamique de développement économique et social.

Le Programme Simandou 2040 a notamment été cité comme l’un des cadres de cette ambition. La Présidence guinéenne indique que le chef de l’État souhaite faire des ressources naturelles un levier de transformation économique et de développement.

Guterres réaffirme la disponibilité des Nations Unies

De son côté, António Guterres a félicité le président guinéen et réaffirmé la disponibilité des Nations Unies à accompagner la Guinée dans ses efforts de développement. Le secrétaire général a également exprimé la solidarité de l’Organisation envers le pays.

La rencontre s’inscrit dans une semaine diplomatique particulièrement dense à New York, où les dirigeants des États membres de l’ONU se réunissent pour débattre des principaux enjeux internationaux. La 81ᵉ session se tient cette année sous le thème : « Restaurer la confiance, gérer la transformation : des Nations Unies au service de tous ».

Une invitation adressée au secrétaire général de l’ONU

Au terme de leur entretien, Mamadi Doumbouya a invité António Guterres à effectuer une visite en Guinée afin de constater directement les transformations engagées dans le pays. Cette invitation vient prolonger le dialogue entre Conakry et l’Organisation des Nations Unies, alors que la Guinée cherche à renforcer sa coopération avec ses partenaires internationaux.

À New York, l’entretien entre les deux responsables a ainsi constitué un nouveau cadre d’échange sur les priorités nationales de la Guinée et sur les enjeux de coopération entre le pays et le système multilatéral.

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Kabiné Komara distingué pour son engagement en faveur de la gestion de l’eau en Afrique de l’Ouest.

L’ancien Premier ministre guinéen et ancien Haut-Commissaire de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), Kabiné Komara, sera honoré lors de la première édition du Forum régional de l’eau en Afrique de l’Ouest (FREAO), prévue les 24 et 25 septembre 2026 à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

L’annonce a été faite par le Centre de Gestion des Ressources en Eau de la Commission de la CEDEAO (CGRE-CEDEAO), dans une lettre datée du 14 septembre 2026 et signée par son directeur, Kouakou Alexis Kouassi.

Un hommage à près de trois décennies d’engagement

Selon le document adressé à Kabiné Komara, cette distinction vise à reconnaître sa contribution au développement de la Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) en Afrique de l’Ouest.

Le CGRE-CEDEAO met notamment en avant son leadership et son engagement dans la mise en œuvre et la consolidation des mécanismes régionaux de gestion des ressources hydriques, sur une période allant de 1998 à 2026.

La distinction prendra la forme d’un Trophée d’Excellence, qui sera remis lors d’un dîner de gala organisé en marge du forum.

Une cérémonie prévue à Abidjan

La cérémonie de remise du trophée est prévue le jeudi 24 septembre 2026 à partir de 19h30, à l’hôtel Radisson Blu d’Abidjan.

L’événement réunira notamment des ministres chargés de l’eau issus des espaces de la CEDEAO, de l’UEMOA et du CILSS, ainsi que des partenaires techniques et financiers et plusieurs acteurs engagés dans le secteur de l’eau en Afrique de l’Ouest.

À travers cette distinction, le CGRE-CEDEAO entend également mettre en lumière les personnalités ayant contribué au développement de la coopération régionale autour de la gestion des ressources en eau.

Le FREAO consacré à la gouvernance des ressources hydriques

Prévu pour sa première édition les 24 et 25 septembre, le Forum régional de l’eau en Afrique de l’Ouest s’inscrit dans les initiatives visant à renforcer la concertation entre les pays de la région sur la gestion des ressources hydriques, notamment celles partagées entre plusieurs États.

La question de l’eau constitue un enjeu majeur pour l’Afrique de l’Ouest, où plusieurs bassins fluviaux traversent les frontières nationales. La coopération entre les États riverains est ainsi essentielle pour favoriser une utilisation durable et coordonnée de ces ressources.

Un parcours marqué par la coopération régionale

Kabiné Komara a notamment occupé les fonctions de Premier ministre de la Guinée avant de devenir Haut-Commissaire de l’OMVS. Cette organisation regroupe la Guinée, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal autour de la gestion et de la mise en valeur des ressources du bassin du fleuve Sénégal.

Son parcours dans les institutions nationales et régionales l’a ainsi conduit à participer aux initiatives consacrées à la coopération et à la gestion intégrée des ressources en eau en Afrique de l’Ouest.

La distinction qui lui sera remise à Abidjan vient ainsi marquer, selon le CGRE-CEDEAO, plusieurs années d’implication dans les efforts visant à renforcer la gouvernance régionale de l’eau.

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Guinée : Ecobank organise un forum pour mobiliser les capitaux de la transformation économique.

A l’heure où la Guinée entend accélérer sa transformation économique à travers le programme Simandou 2040, la mobilisation de financements de long terme apparaît comme un enjeu majeur. C’est dans ce contexte qu’Ecobank Guinée a organisé, ce mercredi 23 septembre 2026 à Conakry, un Forum sur le financement de l’économie guinéenne, réunissant autorités publiques, institutions financières, entreprises et acteurs des marchés de capitaux.

Cette rencontre était placée sous le thème : « Mobiliser le capital pour transformer l’économie guinéenne ».

L’objectif affiché était de favoriser un dialogue entre les différents acteurs de l’économie, mais aussi de mieux faire connaître les instruments de financement disponibles et les possibilités offertes par les marchés de capitaux aux entreprises guinéennes.

Pour le directeur général d’Ecobank Guinée, Diawado Bah, l’organisation de ce forum intervient dans un contexte particulier pour l’économie nationale.

«Pourquoi ce forum et pourquoi maintenant ? La Guinée se trouve aujourd’hui à un tournant historique, avec une notation souveraine B+, attribuée par S&P en septembre 2025, des perspectives de croissance de plus de 10% pour la période 2026-2028, et l’ambition portée par la vision Simandou 2040, notre pays dispose d’un potentiel considérable. Mais un défi demeure. Le crédit bancaire ne représente que 9,2% du PIB et reste essentiellement orienté vers le court terme. Il existe donc un décalage entre l’ambition et la capacité de financement de notre économie. Pour accompagner durablement les investissements dans les infrastructures, les entreprises et les capacités de production, nous devons diversifier nos sources de capitaux et mieux mobiliser les marchés financiers. C’est la raison d’être de ce forum», a-t-il expliqué.

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Le forum entend ainsi favoriser une meilleure connexion entre les porteurs de projets et les investisseurs. «Mettre en relation les porteurs de projets avec les fournisseurs de capitaux et passer des ambitions au financement concret», a résumé le patron d’Ecobank Guinée.

Alors que les besoins de financement des grands projets en Guinée continuent de croître, notamment dans les secteurs public et privé, Ecobank entend renforcer son rôle dans la mobilisation des capitaux. Pour Thierno Sadou Diallo, responsable du marché des Capitaux chez Ecobank, cette nouvelle structure doit permettre à la banque d’élargir considérablement sa capacité d’intervention et d’accompagnement des acteurs économiques.

« Nous avons mis en place un bureau marché des capitaux qui va nous permettre d’utiliser non seulement, nous, notre bilan Ecobank au niveau local pour financer des projets qui peuvent valoir jusqu’à 35, 40 millions de dollars, mais également on peut accompagner nos clients au niveau régional, au niveau africain, au niveau international pour des mandats qui dépassent des montants comme 100 millions de dollars. On est capable de mobiliser ces montants-là, nous, Ecobank, avec nos partenaires et c’est pour cette raison que nous avons organisé ce forum pour passer le message pour dire au gouvernement et au secteur privé que nous sommes prêts à les accompagner et que nous sommes à leur disposition », a-t-il affirmé.

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La question de la préparation des projets occupe une place importante dans cette recherche de financements. Le Guinea Development Board (GDB) a présenté, à cette occasion, un portefeuille de 15 projets couvrant plusieurs secteurs stratégiques de l’économie guinéenne, pour un volume de Capex annoncé autour de 11 milliards de dollars.

M’Bamba Sylla, directeur adjoint du GDB, estime que la Guinée dispose désormais d’un portefeuille d’opportunités suffisamment structuré pour être présenté aux investisseurs.

«Si nous sommes réunis ce matin, c’est parce que la Guinée a changé de nature. Elle n’est plus seulement un pays à potentiel, nous avons entendu parler pendant des années. Aujourd’hui, elle est un pays avec des pipelines», a-t-il déclaré.

Selon les éléments présentés au cours de la rencontre, les projets ont été sélectionnés sur la base de critères liés notamment à leur structuration, leur faisabilité et leur capacité à être développés dans le cadre de transactions privées, mixtes ou de concessions.

Le responsable du GDB a également indiqué que les projets avaient été testés à partir d’hypothèses financières destinées à apprécier leur capacité à attirer les investisseurs.

«Je veux insister sur un point qui me semble important pour les investisseurs dans cette salle. Ces projets ont été testés aux conditions réelles, avec des hypothèses, notamment 70% de dette à 7%, 30% de fonds propres à 13%, au coût de l’exploitation sectorielle. Donc ce n’est pas de la théorie, ce sont des projets calibrés pour rencontrer les financeurs», a-t-il poursuivi.

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Pour les participants, le développement des marchés de capitaux constitue l’une des pistes permettant de répondre aux besoins de financement des entreprises et des grands projets.

Le gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée, Karamo Kaba, a insisté sur l’importance d’attirer des investisseurs capables d’accompagner les projets sur le long terme.

«La transformation de la Guinée va nécessiter des volumes de capitaux très importants. Nous devons donc être capables d’attirer les investisseurs de long terme. C’est la raison pour laquelle nous avons obtenu une notation B+, avec une perspective positive. Il y a une deuxième notation, qui n’est pas si récente, mais qui est plutôt bonne par fitch. Nous avons une stabilité macroéconomique qui constitue un atout essentiel. Nous allons avoir un taux de croissance d’à peu près 11% sur la période 2027-2029, selon les chiffres de la Banque mondiale. Nos réserves de change brut s’élèvent à près de 4 milliards de dollars sur à peu près 4 mois d’importation, tandis que le franc guinéen reste l’une des devises les plus stables en Afrique. Mais attirer les capitaux ne suffit pas. Nous devons nous assurer qu’ils créent davantage de valeur en Guinée», a-t-il martelé.

Dans cette perspective, le gouverneur met l’accent sur le contenu local, la sous-traitance, le transfert de technologies et le développement des compétences nationales.

«Le capital n’est pas une fin. Le capital est un moyen. Le véritable objectif est de transformer le potentiel de la Guinée en capacités productives, en emplois et en prospérité. Notre ambition doit donc être claire, mobiliser le capital, investir dans la transformation, créer de la valeur en Guinée et faire bénéficier nos populations des fruits de cette transformation. la Guinée est un pays qui attire. Nous avons attiré 22 milliards de dollars avec le projet Simandou…La Guinée est un pays d’opportunités et de croissance. Nous allons connaître au cours des 5 à 10 prochaines années des taux de croissance à deux chiffres. La Guinée est un pays où l’inflation est maîtrisée. Bref, la Guinée est un pays d’avenir et un pays d’espoir», a-t-il indiqué.

Prenant la parole à son tour, la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a souligné la nécessité d’une meilleure coordination entre les politiques économique, budgétaire, monétaire et financière.

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«La transformation que nous voulons conduire exige une collaboration étroite en effet entre politique économique, politique budgétaire, politique monétaire et politique de développement du secteur financier. Le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget et la Banque centrale de la République de Guinée ont à cet égard des responsabilités complémentaires. Renforcer la confiance, mobiliser davantage l’épargne, favoriser l’investissement et le financement, en monnaie locale notamment, allonger les maturités, orienter davantage le capital vers les investissements productifs. La question qui doit désormais nous mobiliser n’est pas seulement comment financer davantage, elle est surtout comment financer la transformation de notre économie», a-t-elle souligné.

Selon les projections présentées lors du forum, les besoins de financement concernent notamment l’énergie, les infrastructures routières et logistiques, les plateformes industrielles et agro-industrielles, le logement, les infrastructures numériques, l’eau, l’assainissement, l’éducation et la santé.

Face à ces besoins, le gouvernement estime que le budget de l’État ne peut constituer l’unique source de financement. Il entend ainsi mobiliser les banques locales et internationales, les marchés de capitaux, les investisseurs institutionnels, les fonds d’infrastructures, les partenaires au développement et les investisseurs internationaux.

Pour Mariama Ciré Sylla, le secteur bancaire doit également jouer un rôle plus important dans la préparation des projets, et pas uniquement intervenir au moment de leur financement.

«Dans cette mobilisation, le secteur financier guinéen rejoint un rôle beaucoup plus important aux côtés des partenaires techniques et financiers. Les banques ne doivent pas seulement intervenir à la fin du processus, là où tout est prêt, on vient juste dire qu’il faut financer. Les banques doivent travailler avec les différents acteurs, à l’identification, mais aussi à la structuration des projets, afin de construire avec l’État, les investisseurs, les partenaires, des montages réellement finançables. Nous devons notamment mieux combiner les capacités du secteur bancaire avec les ressources concessionnaires, les garanties, les instruments de partage de risques et l’expertise des banques multilatérales et bilatérales de développement», a-t-elle précisé.

Plusieurs mécanismes ont été évoqués au cours des échanges, notamment les partenariats public-privé, le financement de projets, les financements en monnaie locale, les fonds d’infrastructures, le capital-investissement, le crédit-bail, l’affacturage et les mécanismes de garantie destinés aux PME.

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Au-delà de la mobilisation des capitaux, les participants ont insisté sur la nécessité de disposer de projets suffisamment préparés et documentés pour répondre aux exigences des investisseurs. Études de faisabilité, études environnementales et sociales, structuration juridique et financière, modèles économiques et allocation des risques figurent parmi les éléments identifiés comme essentiels.

Un panel consacré aux marchés des capitaux comme levier de transformation économique de la Guinée ainsi que des ateliers sur le financement de projets, le cantonnement des flux de trésorerie et la gestion des risques au niveau des SPV ont également marqué cette rencontre.

Source : LeDjely

N’Famoussa Siby

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À l’ONU, S.E Mamadi Doumbouya présente Simandou 2040 comme un moteur de transformation de la Guinée.

Le président guinéen Mamadi Doumbouya a présenté, mercredi 23 septembre 2026 à New York, le programme Simandou 2040 comme l’un des principaux leviers de transformation économique de la Guinée. S’exprimant devant la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, le chef de l’État a défendu une stratégie de développement reposant sur la valorisation des ressources nationales et l’adaptation des politiques publiques aux réalités du pays.

Simandou 2040 au cœur de la stratégie économique

Dans son intervention, Mamadi Doumbouya a présenté Simandou 2040 comme une stratégie dépassant le seul secteur minier. Selon le président guinéen, le programme doit contribuer à transformer durablement l’économie en soutenant notamment les infrastructures, l’agriculture, l’énergie, l’industrie, l’éducation et la santé.

Il a également mis en avant plusieurs projets qu’il associe à cette dynamique, notamment le développement du mégaprojet Simandou, la construction de plus de 1 000 kilomètres de routes bitumées ainsi que la réalisation d’infrastructures scolaires et sanitaires.

Sur le volet industriel, le chef de l’État a évoqué la construction de trois raffineries d’alumine et d’une raffinerie d’or, présentée dans son discours comme la plus importante du continent en matière de capacité de production. Ces investissements sont, selon lui, destinés à renforcer la transformation locale des ressources et à accroître leur contribution à l’économie nationale.

Miser sur les compétences et l’emploi des jeunes

La question de la jeunesse a également occupé une place importante dans le discours présidentiel. Mamadi Doumbouya a notamment cité Simandou Academy, une initiative destinée à développer des formations en adéquation avec les besoins du marché du travail.

À travers ce dispositif, le gouvernement entend renforcer les compétences professionnelles des jeunes et favoriser leur insertion dans les secteurs liés aux transformations économiques en cours, ainsi que l’emploi et l’entrepreneuriat.

Le président guinéen a ainsi présenté le développement des compétences comme un complément nécessaire aux investissements dans les infrastructures et l’industrie.

Une vision du développement fondée sur les réalités nationales

Au-delà des projets économiques, Mamadi Doumbouya a défendu une approche du développement reposant sur l’adaptation des modèles institutionnels et économiques aux contextes propres à chaque pays.

« Lorsque les modèles de gouvernance sont adaptés aux réalités historiques, sociales et culturelles de chaque nation, plutôt qu’importés sans discernement, le développement s’accélère », a-t-il déclaré.

Le chef de l’État guinéen a également fait référence à son précédent passage à la tribune de l’ONU, trois ans auparavant. Il a expliqué vouloir cette fois présenter des éléments relatifs à la trajectoire suivie par la Guinée et aux choix effectués depuis son arrivée au pouvoir.

Il a notamment évoqué l’adoption d’une nouvelle Constitution et l’organisation du cycle électoral direct, dont le financement est, selon lui, assuré par le Trésor public guinéen.

Pour un partenariat renouvelé avec l’Afrique

Sur le plan international, Mamadi Doumbouya a appelé à une évolution des relations entre l’Afrique et ses partenaires. Il a plaidé pour des partenariats reposant sur le respect des souverainetés nationales et une logique de « co-construction gagnant-gagnant ».

Le président guinéen a cité plusieurs expériences de pays d’Asie et du Proche-Orient qui, selon lui, ont adapté des expériences internationales à leurs propres réalités nationales. Il a estimé que les pays africains pouvaient également s’inspirer de ces trajectoires tout en construisant leurs propres modèles.

La Guinée veut renforcer son rôle international

En conclusion de son intervention, Mamadi Doumbouya a assuré que la Guinée entendait poursuivre sa coopération avec la communauté internationale tout en défendant ses intérêts nationaux.

Il a présenté son pays comme un « partenaire fiable, ouvert et engagé », attaché au respect du droit international et de la Charte des Nations unies.

À travers ce discours, le président guinéen a ainsi placé Simandou 2040 au centre de sa présentation de la stratégie de transformation économique du pays, tout en défendant une vision plus large fondée sur la valorisation des ressources, le développement des infrastructures, la formation des jeunes et le renforcement des partenariats internationaux.

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Assemblée générale de l’ONU : S.E Mamadi Doumbouya prend part à l’ouverture de la 81e session à New York

Le président de la République de Guinée, S.E Mamadi Doumbouya, a participé, mardi 22 septembre 2026 à New York, à l’ouverture du débat général de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Aux côtés de plusieurs chefs d’État et de gouvernement, le dirigeant guinéen prend part à ce rendez-vous diplomatique annuel qui réunit les représentants des États membres de l’Organisation des Nations Unies. La session constitue un cadre majeur de dialogue sur les principales questions internationales et les enjeux auxquels sont confrontés les États.

Une session placée sous le signe de la confiance et de l’action

La 81e session de l’Assemblée générale est placée sous le thème : « Restaurer la confiance, gérer la transformation : des Nations Unies qui apportent des résultats pour tous. »

Cette orientation met l’accent sur la nécessité de renforcer la confiance dans le système multilatéral et de permettre aux institutions internationales d’apporter des réponses concrètes aux défis contemporains.

Durant la semaine de haut niveau, les dirigeants et délégations doivent notamment échanger sur les questions liées à la paix et à la sécurité internationales, au développement durable, au changement climatique ainsi qu’à la coopération entre les États.

Les nouveaux enjeux au cœur des échanges

Les discussions portent également sur des sujets émergents qui prennent une place croissante dans les relations internationales. Parmi eux figurent la gouvernance de l’intelligence artificielle, les transformations technologiques et les moyens de renforcer la coopération multilatérale face aux mutations économiques, environnementales et géopolitiques.

Pour la Guinée, la participation du président Mamadi Doumbouya à cette session inscrit le pays dans les échanges internationaux consacrés à ces différentes problématiques. La présence du chef de l’État à New York intervient ainsi dans le cadre des activités diplomatiques de la Guinée au sein de l’Organisation des Nations Unies.

La semaine de haut niveau offre par ailleurs aux dirigeants présents l’occasion de tenir des rencontres bilatérales et d’échanger avec leurs homologues sur des questions d’intérêt commun.

À travers cette 81e session, l’Assemblée générale de l’ONU poursuit ainsi ses discussions sur l’adaptation du multilatéralisme aux réalités actuelles et sur la recherche de réponses collectives aux défis internationaux.

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Coopération diplomatique :L’Ambassadeur de Guinée au Sénégal reçoit son homologue de Belgique.

Dans le cadre du renforcement des relations bilatérales et multilatérales en terre sénégalaise, Son Excellence Monsieur Mandjou Bertrand Djoubaté, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République de Guinée au Sénégal, a accordé ce matin une audience à son homologue, l’Ambassadrice de Belgique à Dakar.
Cette rencontre de haut niveau s’inscrit dans une dynamique de consolidation des liens d’amitié, de fraternité et de coopération entre les deux chancelleries représentées au sein de leur pays hôte. Les deux diplomates ont profité de cet entretien pour échanger sur des sujets d’intérêt commun et réitérer leur volonté partagée d’œuvrer au rapprochement durable de leurs représentations respectives.
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Guinée : le patronat mobilise ses entreprises pour l’assainissement de Conakry.

À l’approche de la Fête de l’Indépendance de la Guinée, célébrée le 2 octobre, le secteur privé guinéen s’engage dans les opérations d’assainissement de Conakry. À travers la Confédération Générale des Entreprises de Guinée (CGE-GUI), le Patronat a mobilisé des moyens matériels et logistiques pour accompagner les actions menées sur le terrain.

Des moyens mobilisés par les entreprises

Dans le cadre de cette initiative présentée comme une démarche de responsabilité sociétale et citoyenne, plusieurs entreprises membres du Patronat ont mis à disposition des équipements destinés aux opérations d’assainissement.

La mobilisation comprend notamment des camions, des tractopelles, des pelles, des brouettes, des balais et des gants, ainsi que du carburant et d’autres matériels nécessaires aux interventions.

Cette contribution vise à renforcer les moyens disponibles pour les opérations de nettoyage et d’amélioration du cadre de vie dans la capitale guinéenne.

Le matériel remis au gouvernement

La remise officielle des équipements au Premier ministre et chef du gouvernement, Amadou Oury Bah, s’est déroulée en présence du ministre de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, Aboubacar Camara.

La délégation du Patronat guinéen était conduite par Aliou Dieng, président de la Commission immobilière du Patronat et PDG de Madi Group.

Cette cérémonie marque la participation du secteur privé aux efforts engagés pour renforcer l’assainissement de Conakry à l’occasion des préparatifs de la célébration de l’Indépendance.

Le secteur privé engagé aux côtés des pouvoirs publics

À travers cette mobilisation, le Patronat guinéen entend contribuer aux actions d’intérêt national en mettant à disposition une partie des capacités matérielles et logistiques de ses entreprises.

Au-delà de la préparation des festivités du 2 octobre, cette initiative met en avant la participation du secteur privé aux actions liées à l’amélioration du cadre de vie et à l’assainissement urbain.

La CGE-GUI réaffirme ainsi la volonté des entreprises membres de participer, aux côtés des pouvoirs publics, aux initiatives visant à répondre aux enjeux d’intérêt collectif.