840232875 122239511522301377 6905903016938962406 n 360x320

Simandou 2040 : 60 travailleurs guinéens envoyés en Chine pour se former à la conduite ferroviaire.

Soixante travailleurs guinéens s’apprêtent à rejoindre la Chine pour y suivre une formation spécialisée en conduite de train. Cette initiative, annoncée lors d’une cérémonie organisée mardi sur le site portuaire du projet Simandou, à Morébaya, dans la préfecture de Forécariah, s’inscrit dans la stratégie de développement des compétences nationales et de renforcement du contenu local.

La cérémonie était présidée par Djiba Diakité, ministre, directeur de cabinet de la Présidence de la République et président du Comité stratégique de Simandou. Elle a réuni notamment le général Amara Camara, ministre secrétaire général de la Présidence, des membres du Comité stratégique et du Gouvernement, des conseillers présidentiels, des responsables de la Compagnie du TransGuinéen ainsi que des autorités administratives de Forécariah.

Simandou Academy au service du transfert de compétences

Le départ de ces 60 travailleurs s’inscrit dans le cadre de Simandou Academy, un dispositif destiné à accompagner le développement du capital humain dans le cadre du Programme Simandou 2040. L’objectif est de favoriser le transfert de compétences, de former une main-d’œuvre qualifiée et de permettre aux Guinéens de participer davantage à la réalisation et à l’exploitation des infrastructures liées au projet.

La formation prévue en Chine doit contribuer à l’émergence progressive d’une expertise nationale dans les métiers ferroviaires, en particulier la conduite des trains destinés au transport du minerai de fer. Ces compétences représentent un enjeu important pour le fonctionnement des infrastructures ferroviaires associées au projet Simandou.

Lors de la cérémonie, les responsables de la Compagnie du TransGuinéen ont rappelé l’importance de la formation des ressources humaines nationales pour accompagner le développement du réseau ferroviaire. Plusieurs des bénéficiaires sont issus des communautés riveraines du projet, selon les informations communiquées à cette occasion.

Un engagement attendu des bénéficiaires à leur retour

Prenant la parole au nom du président du Comité stratégique de Simandou, le général Amara Camara a insisté sur la responsabilité qui incombe aux travailleurs sélectionnés. Il les a appelés à tirer pleinement profit de leur séjour en Chine afin de valoriser, à leur retour en Guinée, les connaissances et les compétences acquises.

Le préfet de Forécariah a également salué cette initiative, mettant en avant les perspectives de formation offertes aux jeunes Guinéens et leur contribution au développement des compétences nationales.

Au-delà de cette première étape de formation, l’enjeu est de constituer progressivement une main-d’œuvre locale capable de contribuer durablement aux activités ferroviaires du projet. Cette démarche s’inscrit dans la volonté de faire du programme Simandou un levier de développement des compétences et de participation des travailleurs guinéens aux grands projets d’infrastructures.

Une visite des installations portuaires de Morébaya

À l’issue de la cérémonie, Djiba Diakité, accompagné des membres du Gouvernement et des autres autorités présentes, a effectué une visite du site portuaire de Morébaya. Cette tournée a permis aux responsables de s’enquérir de l’état d’avancement des différentes installations liées au projet Simandou.

Le départ des 60 travailleurs pour la Chine illustre ainsi la place accordée à la formation dans la mise en œuvre du projet, avec l’ambition de renforcer progressivement l’expertise nationale nécessaire à son fonctionnement.

825351807 1816738639740998 5209392891552404250 n 360x320

Guinée-Chine : Amadou Oury Bah célèbre l’amitié sino-guinéenne à bord de l’Auspicious Ark

Le Premier ministre guinéen Amadou Oury Bah a pris part, mardi 6 octobre à Conakry, à la commémoration du 77e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine. La cérémonie s’est tenue à bord de l’« Auspicious Ark », le navire-hôpital militaire chinois déployé en Guinée dans le cadre de la mission médicale Harmony 2026.

Accompagné de plusieurs membres du gouvernement, de collaborateurs de son cabinet et de responsables militaires, le chef du gouvernement a été accueilli à bord du bâtiment, arrivé au Port autonome de Conakry le 3 octobre pour une semaine de soins médicaux gratuits au bénéfice des populations guinéennes.

Au-delà de la commémoration, cette visite a permis au Premier ministre de découvrir les installations médicales du navire et de s’informer du déroulement de la mission. Les équipes chinoises y assurent des consultations, des examens et différentes interventions dans plusieurs spécialités, avec un dispositif comprenant notamment des services de chirurgie, d’ophtalmologie, de radiologie et de réanimation.

Selon les informations communiquées lors de la visite, plus de 1 500 patients avaient déjà été pris en charge depuis le début des opérations, le 3 octobre. Les équipes médicales chinoises visent près de 5 000 patients avant le départ du navire, prévu le 10 octobre.

L’escale de l’Auspicious Ark s’inscrit dans la mission Harmony 2026, une opération médicale internationale de la marine chinoise. La Guinée constitue l’une des étapes de cette tournée, qui prévoit plusieurs escales en Afrique et en Asie du Sud. Il s’agit par ailleurs de la première visite d’un navire-hôpital militaire chinois en Guinée.

À travers cette présence, la coopération entre Conakry et Pékin se manifeste ainsi dans le domaine sanitaire, avec la mise à disposition de soins spécialisés gratuits pour les populations. La mission prévoit également des activités de formation et d’échanges médicaux avec des professionnels guinéens.

La commémoration du 77e anniversaire de la République populaire de Chine à bord du navire donne donc une dimension particulière à l’événement. Elle intervient alors que la mission Harmony 2026 met concrètement en avant l’un des volets de la coopération sino-guinéenne : l’assistance médicale et les échanges dans le secteur de la santé.

À quelques jours de la fin de son escale à Conakry, l’Auspicious Ark constitue ainsi un point de convergence entre les relations diplomatiques entre la Guinée et la Chine et une opération humanitaire destinée à renforcer temporairement l’accès des populations à des soins spécialisés.

20151026165348 IMGP2080 360x320

Le navire-hôpital chinois « Ji Xiang Fang Zhou » attendu à Dakar pour une campagne de soins gratuits

Le navire-hôpital de la Marine chinoise « Ji Xiang Fang Zhou » fera escale au Port autonome de Dakar du 24 septembre au 1er octobre 2026. Cette présence sera marquée par une campagne de consultations et de soins médicaux gratuits au bénéfice de patients préalablement identifiés par les services compétents du ministère sénégalais de la Santé.

Selon la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA), les consultations médicales se dérouleront du 25 au 30 septembre. Elles seront organisées quotidiennement du 25 au 29 septembre, tandis que la matinée du 30 septembre sera consacrée à la prise en charge médicale des patients.

Des bénéficiaires sélectionnés en amont

La campagne ne sera pas ouverte à l’inscription libre du public. La DIRPA indique que les bénéficiaires ont été identifiés et sélectionnés en amont par les structures sanitaires compétentes du ministère de la Santé.

Cette organisation vise à assurer une prise en charge des patients orientés vers le dispositif médical mis en place à bord du navire durant son séjour à Dakar.

Une escale inscrite dans la coopération sino-sénégalaise

Cette escale s’inscrit dans le cadre de la coopération entre le Sénégal et la Chine, notamment dans le domaine de la santé et de l’action médicale.

Au-delà de sa dimension sanitaire, la présence du « Ji Xiang Fang Zhou » à Dakar illustre la poursuite des échanges entre les deux pays dans le cadre de leur coopération militaire et humanitaire. Les missions médicales constituent en effet l’un des volets de l’action internationale des navires-hôpitaux chinois.

Conçu pour participer à des opérations médicales, humanitaires et de coopération sanitaire, le « Ji Xiang Fang Zhou » intervient dans différents contextes liés à l’assistance médicale et aux échanges internationaux.

Son escale à Dakar du 24 septembre au 1er octobre 2026 devrait ainsi renforcer, sur le terrain, les liens de coopération entre les deux pays tout en offrant une prise en charge médicale gratuite aux patients retenus pour cette campagne.

799910362 2965920230412603 6373173306471315542 n 360x320

Guinée : la 32ᵉ mission médicale chinoise renforce la coopération sanitaire avec Conakry.

L’Hôpital de l’Amitié Sino-Guinéenne a accueilli, lundi 7 septembre 2026, la 32ᵉ mission médicale chinoise en Guinée. Composée de 24 professionnels de santé issus de différentes spécialités, cette nouvelle équipe vient renforcer l’offre de soins, accompagner le personnel médical guinéen et consolider la coopération sanitaire entre Conakry et Beijing.

Une coopération vieille de près de sept décennies

La cérémonie d’accueil a permis de rappeler la longue histoire du partenariat médical entre la Guinée et la Chine, engagé depuis 1968. Au fil des décennies, les équipes chinoises ont contribué à la prise en charge des patients, à la formation des professionnels guinéens et au développement des capacités sanitaires du pays.

Le directeur général de l’Hôpital de l’Amitié Sino-Guinéenne, Dr Mohamed Diané, a salué la continuité de cet engagement, estimant que l’arrivée de cette nouvelle mission constitue une étape supplémentaire dans le renforcement du système de santé guinéen.

De son côté, le responsable de la mission médicale chinoise, Nong Dingguo, a réaffirmé la volonté de Beijing de poursuivre cette coopération de proximité et de répondre aux besoins du secteur sanitaire guinéen.

Depuis le début de ce partenariat, plus de 31 équipes médicales chinoises, représentant environ 750 médecins et personnels de santé, se sont succédé en Guinée.

Une solidarité renforcée lors des crises sanitaires

La coopération sino-guinéenne s’est également illustrée lors de plusieurs crises sanitaires majeures. Le conseiller principal au ministère de la Santé, Dr Sory Condé, qui représentait la ministre, a notamment évoqué l’intervention de la 24ᵉ mission médicale chinoise pendant l’épidémie d’Ebola en 2014.

Selon lui, cette équipe avait rejoint la Guinée alors que l’épidémie provoquait d’importantes difficultés sanitaires et une forte mobilisation internationale. Les médecins chinois avaient notamment participé à la formation des équipes guinéennes. Une solidarité qui s’est également poursuivie durant la pandémie de Covid-19.

La prévention et la santé numérique au cœur des nouveaux enjeux

La coopération ne devrait toutefois plus se limiter aux soins et aux infrastructures. Les deux parties souhaitent désormais renforcer les actions liées à la prévention, à la sensibilisation et à la transformation numérique du secteur de la santé.

La télémédecine, notamment à travers le développement des consultations à distance, figure parmi les pistes envisagées. Des initiatives de sensibilisation du public, à l’image du programme « Parlons de la santé avec Julie », doivent également contribuer à diffuser davantage d’informations sur la prévention et les bonnes pratiques sanitaires.

Pour Dr Sory Condé, cette évolution répond à la nécessité de placer la connaissance et la prévention au centre des politiques de santé, alors qu’une partie importante des problèmes sanitaires peut être évitée grâce à des comportements adaptés.

La 32ᵉ mission médicale chinoise va désormais poursuivre son travail aux côtés des équipes guinéennes. Outre la continuité des soins, elle devrait contribuer au transfert de compétences et au renforcement des capacités du personnel médical, avec pour objectif d’améliorer durablement la prise en charge des populations.

IMG 20260630 WA0014 360x320

Davos d’Été 2026, en Chine : la diplomatie économique guinéenne en mode solutions.

Pékin – Dalian – Shanghai, du 23 au 27 juin 2026 – En marge de sa participation remarquée à la Réunion annuelle des nouveaux champions du Forum économique mondial, plus connu sous le nom de Davos d’Été, la visite officielle du Premier ministre, Chef du Gouvernement, Amadou Oury Bah, en République populaire de Chine s’est distinguée par une démarche orientée vers la recherche de solutions concrètes aux défis structurels de la Guinée.

10005483001Accompagné d’une délégation composée du ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, de conseillers techniques de la Présidence en charge des infrastructures et de l’économie, de conseillers de la Primature, du Directeur général de l’Agence guinéenne de développement ainsi que de hauts cadres des ministères des Mines et de la Géologie et des Affaires étrangères, le Chef du Gouvernement a fait le choix de mettre à profit chaque étape de cette mission pour échanger avec les principaux acteurs industriels, technologiques et institutionnels chinois.

L’approche traduit la conviction forte de faire des grands forums internationaux des lieux où se nouent des partenariats capables d’apporter des réponses opérationnelles aux préoccupations quotidiennes des populations.

En 2026, la Guinée représentait l’Afrique à plusieurs séquences majeures du Forum économique mondial. Cette responsabilité diplomatique s’est accompagnée d’une intense activité de terrain, tournée vers les expériences les plus avancées de la Chine dans des secteurs directement liés aux priorités nationales.

Le monde

Trouver une piste de solution durable à la gestion des déchets

IMG 20260630 WA0004La visite du centre de valorisation énergétique des déchets de Shanghai SIIC Baojingang Hills s’inscrit dans cette logique. Face aux défis de l’assainissement de la ville de Conakry et des principales villes du pays, la délégation guinéenne a étudié, à Shanghai, un modèle capable de traiter quotidiennement 3 800 tonnes de déchets, de produire de l’électricité et de transformer les résidus en matériaux de construction.

 

Au-delà de la performance technologique, cette visite a permis d’engager des discussions avec des partenaires disposant d’une expertise reconnue dans la collecte, le tri, la valorisation énergétique des déchets et la réhabilitation des décharges urbaines.

 

Pour le Gouvernement, il s’agit d’une piste sérieuse afin d’accélérer les réformes engagées dans le secteur de l’assainissement et d’améliorer durablement le cadre de vie des populations.

Observer les infrastructures qui dessinent l’économie du futur

IMG 20260630 WA0011Au Port de Shanghai, premier port à conteneurs au monde, le Premier ministre et sa délégation ont découvert un niveau d’automatisation qui redéfinit les standards mondiaux de la logistique. Pilotage intelligent, robotisation des opérations, exploitation du big data, gestion écologique des terminaux : autant d’innovations qui nourrissent la réflexion engagée sur la modernisation des infrastructures stratégiques guinéennes.

Pour un pays engagé dans le développement du corridor de Simandou, l’aménagement de hubs logistique au nord et dans l’amélioration de sa compétitivité logistique, cette immersion offre des enseignements précieux.

Faire de Simandou un moteur d’industrialisation

IMG 20260630 WA0009La mission a également permis de renforcer le dialogue avec les grands groupes industriels partenaires de la Guinée. Les visites successives auprès de CHINALCO, SPIC, puis de Baosteel, premier producteur mondial d’acier et acteur majeur du Projet Simandou, ont porté sur une ambition commune : faire du développement minier un levier de transformation industrielle.

IMG 20260630 WA0008La délégation guinéenne a pu mesurer le niveau d’intégration industrielle atteint par ces groupes, dont les chaînes de production hautement automatisées illustrent les perspectives offertes par une meilleure valorisation locale des ressources naturelles.

Ces échanges s’inscrivent dans la vision portée par le Président Mamadi Doumbouya, consistant à dépasser l’exportation des matières premières pour développer davantage de valeur ajoutée, d’emplois qualifiés et de compétences industrielles en Guinée.

Accélérer la transformation numérique

PM VISITE A LUSINE DE HUAWEI LE 26 JUIN 2026 1 11 scaledLa visite du centre de recherche et développement de Huawei à Shanghai a ouvert un autre champ de coopération. Les solutions présentées en matière de connectivité, de cybersécurité, de gouvernance numérique, de réseaux intelligents, de supervision énergétique et d’exploitation minière assistée par l’intelligence artificielle rejoignent plusieurs chantiers prioritaires engagés par le Gouvernement suivant les orientations stratégiques du Chef de l’Etat.

PM VISITE A LUSINE DE HUAWEI LE 26 JUIN 2026 1 25 scaledL’objectif est de mettre les technologies numériques au service de l’efficacité de l’action publique, de la compétitivité économique et de la modernisation des services rendus aux citoyens.

La coopération sino-guinéenne est appelée à se diversifier

PM VISITE A LUSINE DE HUAWEI LE 26 JUIN 2026 1 5 scaledAvec le gouvernement municipal de Shanghai, la délégation guinéenne a également exploré de nouvelles perspectives de coopération décentralisée dans les domaines de l’investissement, de l’industrie, de la logistique portuaire, de la recherche scientifique, de la formation, du tourisme et des échanges culturels. Les autorités de Shanghai ont réaffirmé leur volonté de mettre en œuvre les engagements pris par les Présidents des deux pays, en développant des partenariats concrets avec la Guinée.

Une mission tournée vers l’action

Dans un contexte où la Guinée accélère la mise en œuvre de ses grands projets structurants, la mission conduite par le Premier ministre en Chine illustre une approche fondée sur l’observation des meilleures pratiques internationales, le développement de partenariats stratégiques et la recherche de solutions immédiatement mobilisables au bénéfice des populations. Au-delà de la représentation diplomatique de la Guinée au Forum économique mondial, la participation guinéenne traduit la volonté du Gouvernement de faire de chaque coopération extérieure un levier de transformation économique, d’innovation et de création de valeur pour le pays.

Le monde

Gestion durable des déchets, modernisation portuaire, industrialisation autour de Simandou, transition numérique, innovation technologique et coopération territoriale, sont autant de domaines dans lesquels les échanges engagés en Chine ouvrent des perspectives nouvelles pour accompagner la transformation économique de la Guinée.

IMG 20260630 WA0006

IMG 20260630 WA0010

 

Ufoma ojo MxHjumNWlkI unsplash 360x320

Guinée : L’État guinéen veut transformer son partenariat avec la Chine en levier d’employabilité en matière d’éducation et de formation.

Dans son ambition d’industrialiser son économie, la Guinée s’efforce d’aligner sa formation professionnelle sur les besoins réels du marché du travail. Les investissements chinois, du minier au ferroviaire, génèrent une demande de compétences techniques que le pays entend désormais anticiper.

L’État guinéen veut transformer son partenariat avec Pékin en levier d’employabilité. Le ministre de l’Éducation nationale, Alpha Bacar Barry a reçu l’ambassadeur de Chine, Sun Yong, le 15 mai à Conakry. L’audience a porté sur les axes stratégiques de coopération en éducation et en formation. L’enseignement technique, la formation professionnelle et la transformation numérique y ont occupé une place centrale, selon le communiqué du ministère. Cette rencontre s’inscrit dans un partenariat bilatéral plus large, la Chine étant présente en Guinée dans les secteurs minier, ferroviaire et agricole à travers plusieurs entreprises publiques.

Boffa, le rail, le numérique : trois chantiers, une même urgence

La finalisation du Centre de formation professionnelle de Chinalco à Boffa figure parmi les projets phares évoqués. Ce centre est « appelé à devenir un levier important pour le développement des compétences techniques nationales », selon le ministère. Chalco Guinea Company, filiale de Chinalco, emploie directement plus de 650 Guinéens dans ses opérations minières à Boffa. Présentée par ses responsables comme « le plus grand investisseur étranger en Guinée », elle n’en reste pas moins dépendante d’une main-d’œuvre expatriée que la formation locale devra progressivement remplacer.

L’école de formation aux métiers du chemin de fer constitue l’autre urgence identifiée. Elle souffre de « besoins importants en formateurs qualifiés et en équipements modernes ». L’enjeu est de taille, le projet Simandou mobilisant 620 kilomètres de voies ferrées en construction avec des partenaires chinois, selon Simfer S.A. Former les jeunes Guinéens à ces métiers, c’est leur ouvrir l’accès direct aux emplois générés par ces chantiers colossaux.

Sur le front numérique, Alpha Bacar Barry a présenté le projet de Village Numérique éducatif (lancé en 2023, toujours en construction), un écosystème de formation pensé du primaire aux filières d’ingénierie, ciblant les métiers de demain. L’ambassadeur Sun Yong a exprimé son intérêt pour accompagner l’initiative et a été convié à visiter le site.

Le volet agricole n’est pas en reste. Les entreprises chinoises du secteur rizicole sont appelées à s’impliquer dans la formation pratique dispensée au sein des Écoles nationales d’agriculture et d’élevage (ENAE). L’apprentissage du mandarin via l’Institut Confucius de Conakry a par ailleurs été mis en avant comme « une passerelle linguistique pour renforcer l’employabilité internationale » des apprenants guinéens, un atout qui s’impose progressivement sur un marché du travail de plus en plus marqué par les partenariats sino-africains.

Des chiffres qui imposent l’urgence d’agir

Le contexte du marché du travail guinéen rend ce rapprochement incontournable. L’Observatoire national du travail (ONT) a publié son premier bulletin en janvier 2025. Le taux de chômage des 15-24 ans s’établit à 7,3 %, mais un autre chiffre alarme davantage : 34 % des jeunes ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation. « Cette classe d’âge nécessite une attention particulière », avertit le directeur national de l’ONT. Par ailleurs, 80 % des emplois restent cantonnés au secteur informel, ce qui rend d’autant plus pressante l’adéquation entre formation et débouchés réels.

L’Agence guinéenne pour la promotion de l’emploi (AGUIPE) a recensé 53 478 demandeurs d’emploi au 1er janvier 2025. Dans le même temps, les investissements chinois continuent de s’étendre sur le territoire guinéen.

Simfer S.A., société titulaire des blocs 3 et 4 du projet Simandou, est une joint-venture réunissant l’État guinéen (15 %) et un consortium international emmené par Rio Tinto et Chinalco. Des chantiers d’une telle envergure appellent des compétences pointues que le système éducatif local peine encore à fournir. C’est précisément ce fossé que la coopération avec Pékin ambitionne de combler, à condition que les modalités de financement des projets annoncés, encore tenues sous silence par les parties, se concrétisent rapidement.

Source : ecomnewsafrique.com

436527059 748422997474945 1067603176888086708 n 360x320

Coopération sanitaire : le Sénégal honore la 20e mission médicale chinoise.

Le Sénégal a rendu, lundi 13 avril, un hommage solennel à la 20e mission médicale chinoise, dont les 14 membres ont été élevés à l’Ordre national du Lion, la plus haute distinction honorifique du pays. La cérémonie, organisée au ministère de la Santé, s’est tenue en présence du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ibrahima Sy, et de l’ambassadeur de la République populaire de Chine à Dakar, Li Zhigang.

Un partenariat médical ancré dans l’histoire

Marquée par l’exécution des hymnes nationaux des deux pays, la cérémonie a mis en lumière une coopération médicale engagée depuis près d’un demi-siècle. Initiée en 1975, cette collaboration s’est traduite par le déploiement de 20 missions successives, mobilisant au total 312 professionnels de santé issus de diverses spécialités.

Selon les autorités sanitaires, plus de trois millions de patients ont bénéficié des soins dispensés par ces équipes à travers le territoire national. Une contribution significative qui témoigne de la solidité d’un partenariat fondé sur la confiance et la continuité.

« Ce partenariat exemplaire, fondé sur la confiance et le respect mutuel, s’est consolidé au fil des décennies pour devenir un pilier majeur de notre système de santé », a souligné le ministre de la Santé.

Un levier de renforcement du système de santé

Au-delà de l’assistance médicale, la coopération sino-sénégalaise s’inscrit désormais dans une logique de renforcement durable des capacités du système sanitaire. Les membres de la 20e mission ont notamment contribué aux activités de l’hôpital pour enfants de Diamniadio, en assurant des soins spécialisés, en formant le personnel local et en introduisant des techniques innovantes.

S’adressant aux récipiendaires, Ibrahima Sy a salué leur « engagement, leur professionnalisme et leur dévouement », mettant en avant « un impact direct et profond sur la vie des populations ». Il a également insisté sur l’importance du transfert de compétences, considéré comme un levier essentiel pour l’autonomisation du système de santé national.

Vers une coopération renforcée

Déjà à l’œuvre, la 21e mission médicale chinoise devrait poursuivre cette dynamique, avec un accent particulier sur la formation continue et le renforcement des capacités locales. Cette nouvelle étape confirme la volonté des deux pays de consolider un partenariat devenu stratégique, au service de l’amélioration durable de l’offre de soins au Sénégal.

XI JINPING afrique droits douanes 360x320

La Chine supprime les droits de douane sur les importations africaines.

Le 14 février 2026, le président chinois Xi Jinping a annoncé une mesure majeure visant à renforcer les liens économiques entre la Chine et l’Afrique : la suppression des droits de douane sur les importations en provenance de presque tous les pays africains à compter du 1er mai.

Une décision stratégique pour renforcer l’influence chinoise

Jusqu’ici, 33 pays africains bénéficiaient déjà d’exemptions douanières. Avec cette décision, ce dispositif s’étend désormais à 53 États africains partenaires diplomatiques de la Chine. Seul Eswatini demeure exclu, en raison de ses relations avec Taïwan, que Pékin considère comme une province rebelle.

Cette initiative traduit la volonté de la Chine de consolider son rôle de partenaire commercial privilégié du continent et d’acteur clé du financement des infrastructures, notamment dans le cadre des projets liés aux Nouvelles routes de la Soie.

Une opportunité pour l’Afrique

Face aux fluctuations des relations commerciales avec les États-Unis et à la hausse des droits de douane imposée par l’administration Trump, plusieurs pays africains se tournent aujourd’hui vers Pékin pour diversifier leurs partenaires commerciaux et sécuriser l’accès aux marchés mondiaux. La mesure chinoise pourrait ainsi stimuler le commerce intra-continental et favoriser la transformation industrielle locale.

Simandou rail 360x320

Simandou : la Chine renforce son emprise sur le plus grand projet minier de Guinée.

Baowu Resources prend le contrôle majoritaire du consortium en charge des blocs nord

La présence chinoise dans le secteur minier guinéen franchit un nouveau seuil stratégique. Selon des informations rapportées par l’agence Reuters, le groupe étatique chinois Baowu Resources, leader mondial de la sidérurgie, a officiellement pris le contrôle majoritaire du Winning Consortium Simandou (WCS), chargé du développement des blocs 1 et 2 du gisement de fer de Simandou, l’un des plus importants au monde.

Cette opération marque une évolution significative dans la gouvernance du projet, emblématique des partenariats miniers conclus entre la Guinée et la Chine au cours de la dernière décennie.

Une recomposition capitalistique décisive

Dans le cadre de cette transaction, Baowu Resources a porté sa participation de 49 % à 51 %, devenant ainsi actionnaire majoritaire du consortium. Ce changement de contrôle s’est accompagné d’une refonte de l’identité du groupe, désormais dénommé Baowu Winning Consortium Simandou (BWCS), tant au niveau de la maison mère basée à Singapour que de sa filiale opérationnelle en Guinée.

Finalisée le 30 janvier 2026, après l’obtention des autorisations requises auprès des autorités guinéennes en mai 2024, l’opération permet à BWCS de détenir 85 % de la société d’exploitation des blocs nord (1 et 2) de la chaîne de Simandou. Cette prise de contrôle confère au groupe chinois un rôle prépondérant dans les décisions stratégiques, opérationnelles et financières liées à ces actifs.

Simandou, un projet au cœur des enjeux géoéconomiques

Le gisement de Simandou est considéré comme l’un des plus vastes réserves de minerai de fer à haute teneur encore inexploitées. Son développement représente un enjeu majeur pour la diversification économique de la Guinée, mais aussi un levier stratégique pour la sécurisation des approvisionnements chinois en matières premières, dans un contexte de forte concurrence mondiale.

Avec cette montée au capital, Pékin consolide sa position dominante sur l’ensemble du projet Simandou, tant au nord qu’au sud de la chaîne montagneuse.

Une influence chinoise étendue aux blocs sud et aux infrastructures

Sur les blocs 3 et 4, situés dans la partie sud de Simandou, la présence chinoise est déjà significative à travers Chinalco, partenaire de Rio Tinto et de l’État guinéen au sein de la coentreprise Simfer. Cette configuration place les intérêts chinois au cœur des deux principaux pôles d’exploitation du projet.

Au-delà de l’extraction minière, l’influence de Pékin s’étend également aux infrastructures stratégiques associées au projet. BWCS et Simfer ont conjointement financé et développé les infrastructures clés, notamment le chemin de fer transguinéen et le port en eaux profondes, indispensables à l’exportation du minerai.

Les premières expéditions de fer ont débuté en novembre dernier, mettant fin à près de trente années d’attente marquées par des blocages techniques, financiers et politiques.

Un tournant structurant pour le secteur minier guinéen

La prise de contrôle majoritaire de Baowu Resources sur les blocs nord confirme l’ancrage durable de la Chine dans le secteur minier guinéen et renforce la centralité de Simandou dans les stratégies industrielles et géoéconomiques de Pékin. Pour la Guinée, ce tournant ouvre une nouvelle phase du projet, marquée par des attentes élevées en matière de retombées économiques, d’emplois et de développement des infrastructures nationales.

Zambia tanzania tren 360x320

Zambie : Pékin finance la rénovation de la ligne ferroviaire TAZARA pour 1,4 milliard de dollars.

Alors qu’il recevait jeudi le Premier ministre chinois en visite officielle en Zambie, le président Hakainde Hichilema a annoncé un partenariat majeur entre Lusaka et Pékin : la Chine financera la rénovation complète de la ligne de chemin de fer TAZARA, pour un coût estimé à 1,4 milliard de dollars.

Cette ligne historique, construite dans les années 1970, relie la Zambie à l’océan Indien à travers la Tanzanie. Elle constitue l’un des symboles les plus forts de la coopération sino-africaine.

« La ligne de TAZARA a été construite dans les années 70, à une époque où la Chine n’était pas aussi prospère qu’aujourd’hui. Pourtant, elle a choisi de soutenir ses frères et sœurs zambiens pour leur ouvrir un accès commercial vers la mer, après la fermeture de la route du sud due au contexte colonial », a rappelé le président Hakainde Hichilema.

Le chef de l’État a exprimé sa gratitude envers Pékin :
« Nous tenons à remercier le Premier ministre chinois pour cela. »

Avec ce projet, la Zambie espère moderniser un axe stratégique pour son commerce, dynamiser ses exportations et renforcer l’intégration économique régionale. La rénovation de TAZARA s’inscrit également dans la nouvelle phase de coopération sino-africaine, axée sur les infrastructures et le développement durable.