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L’OMS Afrique lance un centre régional pour renforcer l’utilisation des données sanitaires.

L’Organisation mondiale de la Santé pour l’Afrique (OMS Afrique) a lancé le Centre régional de données sanitaires, ou RDHUB, en marge de la 76ᵉ session du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique, tenue du 24 au 28 août 2026 à Addis-Abeba, en Éthiopie.

Cette nouvelle plateforme vise à renforcer la disponibilité, l’analyse et l’utilisation des données sanitaires afin d’aider les pays africains à améliorer la gestion et la planification de leurs systèmes de santé.

Un outil face à la fragmentation des données

Dans de nombreux pays africains, les informations sanitaires restent réparties entre différentes bases de données et institutions, avec des niveaux de qualité et de disponibilité variables. Cette fragmentation peut compliquer l’analyse des tendances et retarder la prise de décisions par les autorités sanitaires.

Le RDHUB entend répondre à cette difficulté en favorisant un accès plus structuré aux données et en facilitant leur utilisation par les décideurs et les acteurs de santé publique.

Développée avec la participation des États membres, la plateforme doit notamment permettre de mieux suivre les performances des systèmes de santé, d’identifier les évolutions sanitaires et de repérer plus rapidement certains risques.

Des données au service de la décision

Pour l’OMS Afrique, l’enjeu ne consiste pas uniquement à centraliser des informations. Il s’agit surtout de transformer les données disponibles en éléments directement exploitables pour orienter les politiques publiques.

Grâce à une meilleure utilisation des informations sanitaires, les autorités pourront disposer d’outils supplémentaires pour évaluer leurs besoins, définir leurs priorités et adapter leurs interventions aux réalités nationales.

Le dispositif doit également contribuer à renforcer la préparation et la réponse aux situations d’urgence, dans un contexte où les pays du continent restent exposés à de multiples crises sanitaires.

Un contexte sanitaire marqué par de nombreux défis

Le lancement du RDHUB intervient alors que l’Afrique doit faire face à des problématiques sanitaires diverses : flambées épidémiques, maladies non transmissibles, crises humanitaires, fragilité de certains systèmes de santé et conséquences du changement climatique.

Dans ce contexte, l’accès à des informations fiables et disponibles en temps utile constitue un enjeu majeur pour anticiper les risques et organiser efficacement les réponses.

La capacité à disposer de données actualisées peut notamment faciliter la détection précoce des menaces sanitaires et permettre aux autorités de mobiliser plus rapidement les ressources nécessaires.

Vers des systèmes de santé davantage fondés sur les données

Avec le RDHUB, l’OMS Afrique entend ainsi consolider les systèmes d’information sanitaire du continent et encourager une culture de la décision fondée sur les données et les preuves.

La nouvelle plateforme constitue une étape supplémentaire dans la transformation numérique du secteur de la santé en Afrique. Son efficacité dépendra toutefois de la qualité des données fournies, de leur actualisation régulière et de la capacité des pays à renforcer leurs compétences en matière d’analyse et d’utilisation de l’information.

À terme, l’objectif est de faire des données sanitaires un véritable instrument de pilotage, capable d’accompagner les États africains dans l’amélioration de leurs politiques de santé et dans leur préparation face aux futures urgences.

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76ᵉ session du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique : les États africains misent sur la souveraineté sanitaire

La 76ᵉ session du Comité régional de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l’Afrique s’est ouverte autour d’un enjeu majeur : renforcer durablement les systèmes de santé du continent et réduire sa dépendance à l’égard des ressources et produits sanitaires importés.

Les travaux réunissent responsables politiques, acteurs de la santé et partenaires autour de plusieurs priorités, notamment le financement des systèmes sanitaires, le développement de la production locale de médicaments et de vaccins, le renforcement des ressources humaines et l’intensification de la coopération entre les pays africains.

La souveraineté sanitaire au cœur des échanges

Lors de l’ouverture des travaux, le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, ainsi que la ministre éthiopienne de la Santé, Dr Mekdes Daba, ont insisté sur la nécessité pour l’Afrique de renforcer ses capacités propres dans le domaine sanitaire.

Cette ambition passe notamment par des investissements plus importants dans les infrastructures, la production pharmaceutique et vaccinale, mais également dans la formation et la fidélisation des professionnels de santé.

Les responsables ont également souligné l’importance d’une plus grande implication des communautés dans la conception et la mise en œuvre des politiques sanitaires. Une approche considérée comme essentielle pour garantir des systèmes de santé plus proches des populations et mieux adaptés aux réalités locales.

La Guinée prend part aux travaux

La Guinée participe à cette rencontre à travers une importante délégation conduite par le Conseiller principal, mandaté par la ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Khaïté Sall.

La présence guinéenne traduit la volonté du pays de contribuer aux réflexions régionales sur les principaux défis sanitaires auxquels le continent est confronté et de renforcer sa coopération avec les institutions africaines et les partenaires internationaux.

Les échanges constituent également une occasion pour les États de partager leurs expériences et d’identifier des pistes communes pour améliorer l’accès aux soins et renforcer la résilience des systèmes de santé.

Investir dans les populations

En clôture de la cérémonie d’ouverture, le président éthiopien a appelé à placer les populations au centre des politiques de développement sanitaire.

L’objectif affiché est de construire des systèmes de santé plus solides, accessibles et capables de répondre efficacement aux crises tout en garantissant des soins de qualité au plus grand nombre.

À travers cette 76ᵉ session, les pays africains entendent ainsi faire de la coopération régionale, de l’investissement dans les ressources humaines et de la production locale des leviers essentiels pour renforcer la souveraineté sanitaire du continent.

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Afreximbank : la note AAA confirmée.

China Chengxin International Credit Rating Co. (CCXI) a confirmé, pour la deuxième année consécutive, la note de crédit « AAA » attribuée à la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), avec une perspective stable, confortant ainsi la solidité financière de l’institution panafricaine.

Dans son rapport de notation publié le 30 juillet à Pékin, CCXI estime que la note de crédit AAA attribuée à Afreximbank devrait rester sur une perspective stable au cours des 12 à 18 prochains mois, mettant en avant plusieurs atouts de la banque, notamment son positionnement stratégique, la solidité de son système de gestion des risques, sa rentabilité et sa gestion prudente des liquidités.

L’agence souligne également le niveau élevé de couverture des actifs circulants par rapport aux dettes à court terme, considérant que ces différents facteurs soutiennent fortement le profil de crédit de l’institution.

« La confirmation par CCXI de notre notation AAA pour la deuxième année consécutive constitue une solide reconnaissance de la solidité financière d’Afreximbank, de sa gestion rigoureuse des risques et de son importance durable pour l’Afrique », a déclaré Chandi Mwenebungu, directeur général chargé de la Trésorerie et des Marchés, et trésorier de la banque.

Selon le responsable, cette appréciation confirme également la capacité d’Afreximbank à soutenir ses États membres en période d’incertitude et à mobiliser des financements sur les marchés locaux et internationaux, tout en préservant sa résilience financière.

La confirmation de la note AAA devrait également faciliter l’accès d’Afreximbank à des sources de financement diversifiées, notamment sur le marché chinois.

En 2025, la banque a réalisé une première émission obligataire « Panda » de 2,2 milliards de yuans RMB, devenant la première institution multilatérale africaine de développement à accéder à ce marché.

Afreximbank a par ailleurs intégré directement le China Interbank Payment System (CIPS), renforçant sa capacité à faciliter les échanges commerciaux, les investissements et les partenariats économiques entre la Chine et l’Afrique.

Cette nouvelle notation intervient après l’attribution, plus tôt en 2026, de notes BBB+ à long terme et A-2 à court terme, avec perspective stable, par S&P Global Ratings.

La banque dispose également de notations de catégorie investissement auprès de GCR (A), de la Japan Credit Rating Agency (A-) et de Moody’s (Baa2), confirmant son positionnement auprès des marchés financiers internationaux.

Source ; APANews.

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Visas d’immigration : la justice américaine suspend une mesure controversée de l’administration Trump.

La justice américaine vient de porter un coup à une politique migratoire mise en place par l’administration de Donald Trump. Le 22 août, la juge fédérale Jeannette Vargas, du tribunal du district sud de New York, a invalidé la décision du département d’État suspendant la délivrance de visas d’immigration aux ressortissants de 75 pays, dont plusieurs États africains.

Une politique contestée devant la justice

Entrée en vigueur le 21 janvier 2026, cette mesure avait été justifiée par Washington par la volonté de limiter les risques liés à la dépendance des futurs immigrés aux dispositifs d’aide publique américains.

Plusieurs pays africains, dont le Nigeria, le Ghana, la Tanzanie, le Rwanda et la République démocratique du Congo, figuraient parmi les États concernés. La suspension avait notamment affecté des procédures de regroupement familial et d’immigration professionnelle.

La juge dénonce un blocage généralisé

Dans sa décision, Jeannette Vargas estime que le département d’État ne pouvait pas suspendre de manière générale les visas en se fondant sur la nationalité des demandeurs.

La magistrate rappelle que le droit américain prévoit un examen individuel des demandes de visa par les autorités consulaires. Selon elle, la politique contestée ne respectait pas ce cadre légal et excédait les pouvoirs accordés au secrétaire d’État Marco Rubio.

Une décision accueillie favorablement par les défenseurs des immigrés

Le jugement constitue un soulagement pour de nombreuses familles dont les démarches avaient été interrompues. L’action judiciaire avait notamment été engagée par des organisations de défense des immigrés, parmi lesquelles Catholic Legal Immigration Network (CLINIC) et African Communities Together, avec le soutien de demandeurs de visas et de citoyens américains.

La décision pourrait ainsi permettre la reprise de procédures jusque-là bloquées, même si ses effets concrets dépendront des suites judiciaires et d’éventuels recours de l’administration américaine.

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Angélique Kidjo devient la première artiste africaine à recevoir une étoile sur le Walk of Fame.

La chanteuse béninoise Angélique Kidjo vient d’inscrire son nom dans l’histoire de la musique internationale. L’artiste a dévoilé son étoile sur le célèbre Hollywood Walk of Fame, à Los Angeles, devenant ainsi la première artiste africaine à recevoir cette prestigieuse distinction.

Cette reconnaissance consacre une carrière exceptionnelle, construite sur plusieurs décennies et marquée par une ouverture constante entre les cultures africaines et les grandes scènes musicales internationales.

Une carrière au rayonnement mondial

Originaire du Bénin, Angélique Kidjo s’est imposée comme l’une des voix les plus emblématiques de la musique africaine contemporaine. Son parcours est caractérisé par un mélange de sonorités africaines, de soul, de jazz, de funk et de musiques du monde.

Au fil des années, elle a collaboré avec de nombreux artistes internationaux et s’est produite sur les plus grandes scènes. Son œuvre lui a également valu plusieurs récompenses majeures, confirmant son statut d’artiste de référence à l’échelle mondiale.

Une distinction pour la musique africaine

L’entrée d’Angélique Kidjo sur le Hollywood Walk of Fame dépasse le cadre d’une simple récompense individuelle. Elle constitue également une reconnaissance de la contribution des artistes africains à l’histoire et à l’évolution de la musique internationale.

Par son parcours, la chanteuse a contribué à faire connaître davantage les rythmes, les langues et les traditions du continent auprès d’un public mondial.

Le Bénin à l’honneur

Cette distinction représente également une nouvelle mise en lumière du Bénin sur la scène culturelle internationale. Angélique Kidjo, qui revendique régulièrement ses origines et son héritage africain, s’est imposée au fil de sa carrière comme une véritable ambassadrice culturelle.

Son étoile à Hollywood vient ainsi symboliser un parcours qui relie l’Afrique, les États-Unis et le reste du monde par la musique.

Avec cette consécration, Angélique Kidjo franchit une nouvelle étape dans une carrière déjà exceptionnelle et inscrit davantage son héritage dans l’histoire de la musique mondiale.

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Sécurité : le Mali plaide pour une autonomie technologique et stratégique africaine.

Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a appelé mercredi, à Kigali, les États africains à renforcer leur autonomie stratégique face à l’évolution rapide des technologies militaires, notamment les drones, les systèmes autonomes et l’intelligence artificielle.

Intervenant lors de la deuxième session de la Conférence internationale sur la sécurité en Afrique, le chef de la diplomatie malienne a estimé que ces transformations technologiques posent de nouveaux enjeux en matière de souveraineté et de sécurité.

Réduire les dépendances extérieures

Abdoulaye Diop a notamment évoqué l’expérience du Mali dans la lutte contre les groupes armés, estimant que les États africains doivent réduire leur dépendance à l’égard des acteurs extérieurs dans les domaines relevant de leur sécurité nationale.

Il a également décrit les conflits au Sahel comme des affrontements asymétriques combinant des dimensions militaires, économiques et informationnelles. Le ministre a par ailleurs accusé, sans les identifier, certains États étrangers de fournir des équipements et des drones à des groupes armés qualifiés de terroristes par les autorités maliennes.

Développer une industrie africaine de défense

Le ministre a appelé les pays africains à ne plus se limiter à l’acquisition de technologies étrangères, mais à développer leurs propres capacités de conception, de production et de maintenance.

Il a notamment défendu la création d’une industrie africaine de défense et le renforcement de la formation des jeunes dans les technologies avancées et l’intelligence artificielle.

Dans ce cadre, il a cité la Confédération des États du Sahel (AES), qui réunit le Mali, le Burkina Faso et le Niger, comme un exemple de coopération régionale visant à renforcer la prise en charge des questions sécuritaires.

Des enjeux éthiques et juridiques

Les échanges de Kigali ont également porté sur les limites à fixer à l’utilisation des systèmes militaires autonomes. Le contrôle humain, la responsabilité, l’éthique et les cadres juridiques figurent parmi les principales préoccupations soulevées lors de la conférence.

De son côté, le colonel-major Yacouba Sanogo, conseiller en stratégie à l’état-major général des Armées maliennes, a présenté les efforts engagés pour renforcer les capacités et la professionnalisation des forces maliennes, tout en rappelant leur engagement en faveur du respect du droit international.

À Kigali, le Mali défend ainsi une approche fondée sur une plus grande souveraineté technologique et sécuritaire, dans un contexte où l’intelligence artificielle et les systèmes autonomes transforment progressivement les modes de conduite des conflits.

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PayPal étend son stablecoin PYUSD à 27 pays africains.

Cette arrivée sur le continent intervient dans un contexte marqué par une accélération de la transformation numérique des services financiers. Face aux limites de certains systèmes traditionnels de transfert, à la diversité des monnaies nationales et aux coûts parfois élevés des opérations internationales, les solutions numériques adossées aux devises internationales apparaissent comme de nouveaux outils pour faciliter les échanges.

Le PYUSD, conçu comme une monnaie numérique stable liée au dollar américain, vise à offrir aux particuliers comme aux entreprises un moyen supplémentaire pour effectuer des paiements, gérer des actifs numériques et réaliser des transferts transfrontaliers plus rapidement.

Selon PayPal, les opérations d’achat et de vente de PYUSD en dollars américains ainsi que les transferts entre comptes PayPal et Venmo ne comportent pas de frais de service. L’entreprise met également en avant la simplicité d’utilisation de son offre, permettant aux utilisateurs éligibles d’acheter, conserver, envoyer ou recevoir des PYUSD directement depuis leur compte.

Au-delà des transactions quotidiennes, PayPal estime que ce stablecoin pourrait répondre à certains besoins liés aux envois de fonds internationaux, notamment dans un continent où les transferts de diaspora représentent une source importante de revenus pour de nombreux ménages.

« Les stablecoins ont le potentiel d’améliorer l’accès aux marchés mondiaux et de rendre les paiements internationaux plus fluides », souligne Otto Williams, vice-président senior chez PayPal, qui considère cette technologie comme un outil complémentaire aux services financiers existants.

Toutefois, l’expansion des monnaies numériques reste un enjeu sensible pour les autorités de régulation, notamment en raison des questions liées à la stabilité financière, à la protection des utilisateurs et au contrôle des flux financiers. PayPal assure que son déploiement respecte les cadres juridiques en vigueur dans chaque pays concerné.

Avec cette offensive en Afrique, le groupe américain entend participer à l’évolution du paysage financier du continent, où les paiements numériques, les fintechs et les solutions basées sur la blockchain prennent une place croissante. Cette dynamique pourrait contribuer à rapprocher davantage les utilisateurs africains des marchés financiers internationaux tout en redéfinissant progressivement les usages monétaires.

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La Guinée renforce ses liens avec la Côte d’Ivoire à l’occasion de la fête nationale ivoirienne.

La Guinée prend part aux célébrations du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire avec une importante délégation conduite par le Premier ministre, Amadou Oury Bah, représentant le président Mamadi Doumbouya. Les festivités se tiennent ce 7 août à Yopougon, en présence de plusieurs délégations étrangères.

L’un des temps forts de cette participation est le défilé d’un détachement des Forces armées guinéennes, symbole de la coopération militaire et des relations d’amitié qui unissent Conakry et Abidjan.

En marge des célébrations, le Premier ministre guinéen a été reçu par son homologue ivoirien, Robert Beugré Mambé, à la Primature. Les deux responsables ont réaffirmé la solidité des relations historiques entre leurs pays et leur volonté commune de renforcer la coopération dans les domaines politique, économique et sécuritaire, au service de la stabilité et de l’intégration sous-régionale.

Amadou Oury Bah a également transmis au président ivoirien, Alassane Ouattara, les salutations du président Mamadi Doumbouya, précisant que ce dernier n’avait pu effectuer le déplacement en raison de contraintes d’agenda.

Cette visite officielle illustre la volonté des deux États de consolider leur partenariat stratégique et de poursuivre le renforcement des échanges entre la Guinée et la Côte d’Ivoire.

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Cybercriminalité en Afrique : l’Intelligence Artificielle au cœur de 55 % des attaques selon INTERPOL

L’intelligence artificielle (IA) n’est plus seulement un outil de transformation économique pour le continent africain : elle est désormais massivement exploitée par le crime organisé. Selon le Rapport d’évaluation des cybermenaces en Afrique 2026 publié par INTERPOL, l’IA est impliquée dans plus de la moitié (55 %) des cybercrimes signalés dans la région.

Une industrialisation des menaces à l’échelle continentale

S’appuyant sur des données collectées auprès de 36 pays membres, INTERPOL dresse un constat alarmant : la cybercriminalité en Afrique a franchi un cap. Autrefois caractérisée par des incidents isolés, elle s’est structurée en un véritable « écosystème industriel, transfrontalier et hautement organisé ».
Cette mutation s’explique en partie par le bond de la connectivité sur le continent, qui comptait plus de 1,1 milliard d’abonnés mobiles en 2025. Cependant, cette numérisation rapide s’est faite sans un renforcement proportionnel des cadres législatifs ni une préparation suffisante des services d’application de la loi face aux dérives algorithmiques.
Les répercussions financières sont lourdes : les pertes attribuées aux cybercrimes ont bondi, passant de 192 millions de dollars en 2024 à 484 millions de dollars. Cette hausse spectaculaire est principalement tirée par les escroqueries automatisées, le vol d’identifiants et l’ingénierie sociale dopée à l’IA.

Des techniques plus sophistiquées et des spécificités régionales

L’IA permet aujourd’hui d’automatiser l’ensemble de la chaîne d’attaque — de la reconnaissance initiale des cibles jusqu’à l’extorsion et à l’évasion des systèmes de sécurité. Comme le souligne Neal Jetton, directeur de l’unité Cybercriminalité d’INTERPOL, l’outil permet aux réseaux criminels de frapper plus vite, plus fort et avec une plus grande discrétion.
Le rapport met en évidence plusieurs tendances et spécificités régionales :

  • Afrique de l’Est : Foyer prioritaire des fraudes liées aux plateformes de paiement mobile et des attaques par rançongiciel (ransomware) visant les infrastructures critiques.
  • Afrique centrale et de l’Ouest : Forte prévalence des compromissions d’e-mails professionnels (BEC ou Business Email Compromise) et des escroqueries sentimentales. L’IA y est utilisée pour générer des courriels piégés d’une grande crédibilité, ciblant aussi bien des acteurs locaux que des entreprises en Europe et en Amérique du Nord.
  • Afrique australe : En raison de son infrastructure réseau développée, la région attire de grands groupes cybercriminels internationaux et enregistre une forte concentration de centres d’escroquerie (scam centers), présents dans près de 72 % des pays sondés.
  • Médias synthétiques et usurpation d’identité : Les deepfakes et contenus générés par IA alimentent une vague de harcèlement et d’extorsion sexuelle numérique (environ 600 000 cas détectés par le partenaire TrendAI). De plus, l’utilisation d’identités synthétiques (combinant vraies et fausses données) permet aux fraudeurs de contourner les systèmes biométriques, d’ouvrir des comptes bancaires de souscrire des prêts ou d’enregistrer des cartes SIM frauduleuses.
La riposte s’organise : opérations et recommandations

Face à cette menace grandissante, la réaction institutionnelle s’intensifie. En 2025, dix-sept pays africains ont modernisé ou renforcé leur arsenal juridique. À titre d’exemple, le Sénégal a déployé une plateforme nationale de signalement en ligne pour protéger les mineurs contre les infractions numériques.
Sur le terrain, les opérations internationales coordonnées par INTERPOL (telles que Serengeti 2.0, Contender 3.0, Sentinel ou Red Card 2.0) ont porté des coups durs aux réseaux clandestins :

  • Plus de 1 500 arrestations effectuées ;
  • Saisie de centaines d’équipements informatiques ;
  • Récupération de plus de 100 millions de dollars d’avoirs criminels.

Pour pérenniser ces résultats, INTERPOL recommande d’accélérer le partage de données en temps réel entre les banques, les opérateurs télécoms et les forces de l’ordre. L’organisation insiste également sur la nécessité d’investir massivement dans la formation à l’IA pour la police scientifique (digital forensics) et de consolider les partenariats public-privé afin d’anticiper les menaces de demain.

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Afrique-États-Unis : les services de visas de routine réorganisés dans 25 représentations diplomatiques.

partir du 1er août 2026, les États-Unis vont profondément réorganiser le traitement des demandes de visas de routine dans plusieurs pays africains. Le Département d’État américain prévoit de transférer ces opérations vers un réseau de 20 pôles régionaux de traitement, dans le cadre d’une réforme destinée, selon Washington, à renforcer les contrôles de sécurité, harmoniser les procédures et optimiser l’utilisation des ressources diplomatiques.

La mesure concerne notamment les représentations américaines de Conakry, Bamako, Ouagadougou, Niamey, N’Djamena et Abuja, ainsi que plusieurs autres postes diplomatiques du continent. Les services de visas de routine seront également réorientés depuis des villes comme Banjul, Brazzaville, Libreville, Nouakchott ou Freetown.

Les ambassades restent ouvertes, mais les demandes de visas seront centralisées

Cette réorganisation ne signifie pas la fermeture des ambassades et consulats concernés. Le Département d’État américain précise que ces représentations continueront à fonctionner et à assurer leurs missions diplomatiques, politiques et consulaires, notamment les services destinés aux citoyens américains et certains services consulaires limités.

En revanche, les demandes de visas de routine, qu’il s’agisse de visas non immigrants ou immigrants, seront désormais traitées dans des centres régionaux désignés. Sont notamment concernés les visas touristiques et d’affaires, mais également différentes catégories de visas d’immigration, de travail, de regroupement familial ou encore les visas de fiancé(e).

Les citoyens et résidents des pays concernés devront donc, à compter de la nouvelle date d’entrée en vigueur, prendre rendez-vous dans le centre régional qui leur est attribué et s’acquitter des frais de visa conformément aux procédures en vigueur.

Conakry, Bamako, Ouagadougou et Abuja parmi les postes concernés

En Afrique de l’Ouest, plusieurs capitales et grandes villes sont directement touchées par cette réorganisation. Les services de visas de routine seront notamment réorientés depuis Conakry, Bamako, Ouagadougou, Niamey, Banjul et Abuja.

Pour les demandeurs, ce changement pourrait entraîner des contraintes supplémentaires, notamment lorsqu’ils devront se rendre dans une autre capitale pour leur entretien ou pour certaines étapes de leur procédure.

Les nouvelles modalités pourraient ainsi représenter un coût additionnel en matière de transport, d’hébergement et de séjour, particulièrement pour les candidats vivant loin des pôles régionaux désignés.

Dakar, Abidjan, Accra et Lagos parmi les nouveaux pôles régionaux

Face à cette centralisation, Washington s’appuie sur un réseau de 20 pôles régionaux chargés de maintenir les services de visas de routine.

En Afrique de l’Ouest, Dakar, Abidjan, Accra, Lagos, Lomé et Monrovia figurent notamment parmi les centres retenus. À l’échelle du continent, le dispositif comprend également des plateformes situées à Addis-Abeba, Johannesburg, Nairobi, Kigali, Kinshasa, Luanda, Yaoundé ou encore Cape Town.

Cette nouvelle organisation vise à concentrer les capacités de traitement dans des postes disposant d’une infrastructure consulaire adaptée à un volume plus important de demandes.