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Le baptême continental de Romuald Wadagni : l’eau comme première vitrine.

Pour sa première participation à un grand rendez-vous continental depuis son investiture le 24 mai dernier, le président béninois Romuald Wadagni a pris part, ce mardi 15 juillet à N’Djamena, à la cérémonie d’ouverture du Forum africain de l’Eau, aux côtés de plusieurs chefs d’État africains, parmi lesquels Mahamat Idriss Déby Itno (Tchad), Félix Tshisekedi (République démocratique du Congo), Brice Clotaire Oligui Nguema (Gabon) et Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani (Mauritanie). Cette première apparition sur la scène continentale intervient dans le cadre d’un forum organisé conjointement par le gouvernement tchadien et le Groupe de la Banque mondiale autour du thème « De la vision à l’action », consacré au financement des infrastructures hydrauliques, à la sécurité de l’eau et à la résilience climatique.

Pour Romuald Wadagni, cette participation dépasse la seule dimension protocolaire. Elle constitue une première séquence diplomatique majeure et offre au Bénin l’occasion de présenter les résultats d’une décennie de réformes dans le secteur de l’eau, tout en exposant les priorités du nouveau mandat présidentiel dans un domaine devenu stratégique pour le développement du continent.

Une première séquence diplomatique d’envergure

Pour le président béninois, cette participation marque sa première présence dans une enceinte continentale réunissant chefs d’État africains, institutions financières internationales et partenaires du développement. Après une première phase de son mandat consacrée à la mise en place du gouvernement et à des échanges diplomatiques dans la sous-région, Romuald Wadagni profite de cette tribune pour inscrire le Bénin dans les grands débats africains sur les infrastructures, le financement du développement et la résilience climatique.

Le choix du Forum africain de l’Eau pour inaugurer cette séquence continentale n’est pas anodin. Ancien ministre des Finances, Romuald Wadagni a bâti sa réputation sur sa capacité à mobiliser les ressources nécessaires au financement des politiques publiques et à dialoguer avec les institutions financières internationales. À N’Djamena, le chef de l’État retrouve un terrain qu’il connaît bien : celui des grands défis du développement, où les questions de gouvernance, de financement et d’investissement occupent une place centrale.

Cette première participation traduit également la volonté du Bénin de consolider son image d’État réformateur. Depuis plusieurs années, le pays met en avant une approche fondée sur la planification, la modernisation des infrastructures et la recherche de partenariats durables avec les bailleurs de fonds et le secteur privé. Le Forum offre ainsi une tribune pour valoriser cette trajectoire devant les principaux décideurs africains et internationaux.

Au-delà de la symbolique, cette présence répond enfin à une logique de diplomatie économique. Les grands rendez-vous continentaux sont devenus des espaces où se construisent autant les partenariats politiques que les futurs financements des projets structurants. Dans un contexte de concurrence accrue pour l’accès aux ressources concessionnelles et aux financements climatiques, le positionnement du Bénin dans ces enceintes revêt une importance stratégique.

Le Bénin met en avant une décennie de réformes

Cette première sortie continentale est également l’occasion pour Cotonou de mettre en lumière les résultats obtenus dans un secteur qui a connu une profonde transformation au cours de la dernière décennie.

Depuis 2016, plus de 630 milliards de FCFA ont été investis afin d’améliorer durablement l’accès des populations à l’eau potable sur l’ensemble du territoire national.

Ces investissements ont permis de porter le taux de desserte en milieu urbain de 53 % à 77 %, grâce notamment au renforcement des systèmes d’alimentation en eau potable dans plusieurs villes du pays. La création de la Société béninoise des infrastructures de l’eau (SoBIE SA) est venue compléter cette réforme en assurant une gestion plus intégrée des infrastructures.

Les progrès sont tout aussi significatifs en milieu rural, où le taux de desserte atteint désormais 84 %. Cette évolution repose notamment sur la création de l’Agence nationale d’approvisionnement en eau potable en milieu rural, le déploiement de 161 systèmes d’approvisionnement multi-villages et le raccordement de plus de trois millions de nouveaux bénéficiaires depuis 2016.

À ces réalisations s’ajoutent un mécanisme de subvention facilitant les branchements domestiques, le renforcement du contrôle de la qualité de l’eau ainsi que la poursuite de plusieurs programmes d’extension des réseaux.

Cap sur l’accès universel

Fort de ces acquis, le gouvernement béninois entend accélérer la marche vers un accès universel, permanent et équitable à l’eau potable.
Le projet de société porté par Romuald Wadagni prévoit notamment le lancement du programme national « Eau pour tous », l’alimentation systématique des écoles et des centres de santé en eau potable, le développement de nouvelles capacités de stockage, la réduction des pertes sur les réseaux – avec un objectif de les ramener de 32 % à 15 % – ainsi que la construction de 314 nouveaux systèmes d’approvisionnement multi-villages. Le programme prévoit également de renforcer la participation des entreprises béninoises aux marchés publics du secteur.

Au-delà de l’amélioration de l’accès à l’eau potable, ces investissements visent à soutenir le développement agricole, renforcer la résilience des territoires face aux effets du changement climatique et accompagner la croissance économique du pays.

Le Bénin veut peser dans les débats africains

La participation de Romuald Wadagni au Forum africain de l’Eau traduit ainsi la volonté du Bénin de contribuer activement aux réflexions sur les grands défis du continent. Alors que les besoins de financement restent considérables, les échanges de N’Djamena doivent permettre de renforcer les partenariats entre États, banques de développement, secteur privé et bailleurs internationaux afin d’accélérer la réalisation des infrastructures hydrauliques.

Pour le président béninois, ce premier rendez-vous continental marque l’ouverture d’une nouvelle séquence diplomatique. En choisissant le Forum africain de l’Eau comme première grande tribune africaine de son mandat, Romuald Wadagni inscrit son action dans une vision où le financement des infrastructures, la résilience climatique et le développement durable constituent désormais des piliers de la projection internationale du Bénin.

Source : FinancialAfrik

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Le Tchad supprime les visas pour tous les Africains à partir de 2027.

Mahamat Idriss Déby Itno annonce une mesure historique en faveur de la libre circulation sur le continent

Le Tchad franchit une étape majeure dans sa politique d’ouverture envers le continent africain. À l’ouverture du Forum africain de l’eau, mercredi 15 juillet 2026 à N’Djamena, le président Mahamat Idriss Déby Itno a annoncé la suppression des visas d’entrée pour l’ensemble des ressortissants africains à compter du 1er janvier 2027.

Présentée comme un engagement fort en faveur de l’intégration régionale, cette décision vise à faciliter la mobilité des personnes, à renforcer les échanges économiques et à consolider les liens entre les États africains, dans un contexte où plusieurs pays multiplient les initiatives pour promouvoir la libre circulation sur le continent.

Une annonce symbolique devant les dirigeants africains

C’est devant les chefs d’État, les partenaires internationaux et les participants au Forum africain de l’eau que le président tchadien a dévoilé cette mesure qu’il qualifie d’historique.

Insistant sur la vocation panafricaine de son pays, Mahamat Idriss Déby Itno a déclaré :

« Au-delà de l’événement qui nous réunit et fidèle à ses idéaux en faveur de l’intégration africaine et de la libre circulation des biens et des personnes, du haut de cette tribune et en ce jour historique, je voudrais vous annoncer que le Tchad, pays de Toumaï, berceau de l’humanité, ouvre ses frontières et supprime les visas d’entrée pour tous les Africains, dès le 1er janvier 2027. »

Le chef de l’État a également présenté cette décision comme un appel à une Afrique davantage unie et solidaire.

« Par cette note d’ouverture à l’Afrique tout entière du pays de Toumaï — Toumaï qui signifie Espoir de vie —, et sur cet appel vibrant à l’action, à l’audace, à l’ouverture et à la solidarité africaine, je déclare ouverts les travaux du Forum africain de l’eau. »

Un signal fort pour l’intégration continentale

Cette mesure s’inscrit dans la dynamique portée par l’Union africaine et la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), qui encouragent une circulation plus fluide des personnes afin de stimuler les échanges commerciaux, les investissements, le tourisme et la coopération entre les États.

En supprimant l’obligation de visa pour tous les citoyens africains, le Tchad entend améliorer son attractivité économique tout en facilitant les déplacements des entrepreneurs, investisseurs, étudiants et visiteurs en provenance du continent.

Le Tchad rejoint les pays favorables à la libre circulation

Avec cette décision, le Tchad rejoint le cercle des États africains qui ont récemment adopté des politiques visant à assouplir les conditions d’entrée sur leur territoire.

Le Burkina Faso avait notamment annoncé, le 11 septembre 2025, la gratuité des visas d’entrée pour les ressortissants de l’ensemble des pays africains, dans le cadre de sa stratégie de renforcement de l’intégration continentale.

L’annonce de N’Djamena marque ainsi une nouvelle avancée vers une Afrique plus ouverte, où la mobilité des citoyens est progressivement considérée comme un levier essentiel de développement, de coopération et d’intégration économique.

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Vaccination : l’UNICEF mobilise la jeunesse africaine avec le réseau « Génération Zéro Polio »

Face aux défis persistants de la vaccination des enfants en Afrique de l’Ouest et du Centre, l’UNICEF a lancé « Génération Zéro Polio », un réseau de cinq jeunes leaders francophones chargés de renforcer le plaidoyer en faveur de l’immunisation et d’accompagner les efforts d’éradication de la poliomyélite. Cette initiative intervient alors que la région concentre près d’un tiers des enfants « zéro dose » dans le monde, c’est-à-dire n’ayant reçu aucun vaccin de routine.

Faire de la jeunesse un acteur clé de la santé publique

À travers ce nouveau réseau, l’UNICEF entend placer les jeunes au cœur des politiques de santé publique afin de rapprocher les besoins des communautés des décisions prises aux niveaux national, régional et international.

Les membres de « Génération Zéro Polio » participeront à des campagnes de sensibilisation, soutiendront les opérations de vaccination et contribueront à élaborer des stratégies de communication visant à renforcer la confiance des populations envers les vaccins, tout en luttant contre la désinformation.

Pour Gilles Fagninou, directeur régional de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, l’engagement des jeunes constitue un levier essentiel pour atteindre les enfants encore exclus des services de vaccination.

« Des millions d’enfants en Afrique de l’Ouest et du Centre ne reçoivent toujours pas les vaccins dont ils ont besoin. Leur voix, leur créativité et leur capacité de mobilisation sont essentielles pour atteindre les enfants qui restent privés de services vitaux », a-t-il déclaré.

Une couverture vaccinale encore insuffisante

Les dernières estimations conjointes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’UNICEF montrent que la couverture vaccinale mondiale poursuit sa progression. En 2025, 90 % des nourrissons ont reçu au moins une dose du vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche (DTC), tandis que 85 % ont bénéficié des trois doses recommandées.

En Afrique de l’Ouest et du Centre, les résultats demeurent toutefois préoccupants. Les taux de vaccination restent inférieurs aux niveaux enregistrés avant la pandémie de Covid-19 et peinent à progresser.

La région compte encore près de six millions d’enfants insuffisamment vaccinés, dont quatre millions n’ont reçu aucune dose de vaccin. La couverture de la troisième dose du vaccin DTC plafonne à 71 %, loin de l’objectif de 90 % fixé par le Programme pour la vaccination à l’horizon 2030.

La poliomyélite reste une menace sanitaire

Malgré les progrès accomplis dans plusieurs pays, la circulation de variants du poliovirus demeure une source de préoccupation pour les autorités sanitaires.

Depuis le début de l’année, 56 cas de poliomyélite ont été recensés en Afrique de l’Ouest et du Centre, notamment au Cameroun, en République centrafricaine, au Tchad, en République démocratique du Congo, au Niger et au Nigéria.

Selon l’UNICEF, cette situation s’explique en grande partie par les conflits, les déplacements de populations, l’insécurité et les difficultés d’accès à certaines zones, qui compliquent les campagnes de vaccination et fragilisent les systèmes de santé.

Cinq jeunes ambassadeurs pour porter la voix des communautés

Le réseau « Génération Zéro Polio » réunit cinq jeunes engagés originaires du Cameroun, du Niger, de la République centrafricaine, de la République démocratique du Congo et du Tchad.

Leur mission sera de promouvoir la vaccination au sein des communautés, de combattre les fausses informations sur les vaccins et de représenter les préoccupations de la jeunesse dans les forums régionaux et internationaux consacrés à la santé publique.

À travers cette initiative, l’UNICEF ambitionne de former une nouvelle génération de leaders capables d’influencer les politiques publiques, de renforcer la confiance dans les programmes de vaccination et d’accélérer l’élimination de la poliomyélite en Afrique de l’Ouest et du Centre, où les défis sanitaires demeurent importants malgré les progrès enregistrés ces dernières années.

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Quatre chefs d’État au Forum africain de l’eau à N’Djaména.

Quatre chefs d’État africains participent au Forum africain de l’eau, ouvert mercredi à N’Djaména, une rencontre coorganisée par le gouvernement tchadien et le Groupe de la Banque mondiale pour accélérer les initiatives en faveur de l’accès à l’eau sur le continent.

Le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a été le premier à arriver dans la capitale tchadienne dans la soirée du 14 juillet, suivi de son homologue mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. Venus prendre part au Forum africain de l’ea, les deux dirigeants ont été accueillis par le Premier ministre tchadien, Allamaye Halina.

Dans la matinée du 15 juillet, le président béninois Romuald Wadagni et le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, ont à leur tour rejoint N’Djaména. Il s’agit de la première visite officielle du chef de l’État béninois au Tchad.

Placée sous le thème « De la Vision à l’Action », cette rencontre se tient les 15 et 16 juillet. Elle est coorganisée par le gouvernement tchadien et le Groupe de la Banque mondiale.

Le Forum africain de l’eau constitue la première étape continentale de Water Forward, une initiative mondiale lancée le 15 avril 2026 à Washington par le président du Groupe de la Banque mondiale, Ajay Banga, avec pour objectif de contribuer à sécuriser l’accès à l’eau pour un milliard de personnes d’ici à 2030.

Source : APANews.

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Ecobank franchit une nouvelle étape dans la finance durable avec la première obligation Nature émise par une banque commerciale.

Le groupe Ecobank marque un tournant dans le secteur financier africain et international avec la cotation à la Bourse de Londres de son obligation Nature d’un montant de 450 millions de dollars.

La cérémonie officielle s’est tenue le 9 juillet à Londres, consacrant une opération présentée comme une première mondiale dans le domaine de la finance durable. Selon l’Association internationale des marchés de capitaux (ICMA), cette émission constitue la première obligation Nature au monde émise par une banque commerciale.

Cette initiative positionne Ecobank parmi les institutions financières pionnières dans le développement d’instruments destinés à soutenir la protection des écosystèmes, la préservation de la biodiversité et la transition vers une économie plus durable.

Une innovation majeure dans le financement de la biodiversité

L’obligation Nature d’Ecobank s’inscrit dans une nouvelle génération d’instruments financiers visant à mobiliser des capitaux privés en faveur de projets environnementaux à fort impact.

Contrairement aux obligations traditionnelles, ces titres sont conçus pour financer des initiatives liées à la restauration des écosystèmes, à la protection des ressources naturelles et au développement de solutions favorisant une utilisation durable du capital naturel.

À travers cette émission, Ecobank entend démontrer que les institutions financières africaines peuvent jouer un rôle moteur dans la mobilisation des ressources nécessaires face aux défis climatiques et environnementaux.

Une opération historique pour le secteur bancaire africain

La cotation de cette obligation à Londres représente une étape importante pour le groupe panafricain, qui renforce ainsi son engagement en faveur des principes de finance responsable.

L’émission constitue également une avancée significative dans l’évolution du marché africain des obligations durables, encore en développement mais appelé à jouer un rôle croissant dans le financement des objectifs environnementaux et sociaux du continent.

En intégrant les enjeux liés à la biodiversité dans ses mécanismes de financement, Ecobank ambitionne de contribuer à une transformation du modèle économique, en encourageant les investissements compatibles avec les objectifs de développement durable.

Un engagement renforcé pour le développement durable en Afrique

Présent dans plusieurs pays africains, le groupe Ecobank considère la finance durable comme un levier stratégique pour accompagner les économies du continent face aux défis du changement climatique, de la préservation des ressources naturelles et du développement inclusif.

Cette obligation Nature vient compléter les initiatives déjà engagées par le groupe dans les domaines du financement vert, de l’inclusion financière et du soutien aux projets contribuant à une croissance plus responsable.

L’objectif affiché est de favoriser un modèle dans lequel le secteur financier ne se limite plus à fournir des capitaux, mais participe également à la construction d’une économie plus résiliente et respectueuse de l’environnement.

Londres, une vitrine internationale pour la finance durable africaine

Le choix de la Bourse de Londres pour cette cotation témoigne de l’ambition d’Ecobank de donner une visibilité internationale à cette opération et d’attirer davantage d’investisseurs sensibles aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).

Cette reconnaissance internationale illustre également la montée en puissance des acteurs africains sur les marchés mondiaux de la finance durable.

Avec cette obligation Nature de 450 millions de dollars, Ecobank ouvre ainsi une nouvelle voie pour les banques commerciales africaines, en démontrant que la protection de la biodiversité et la croissance économique peuvent être soutenues par des mécanismes financiers innovants.

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Côte d’Ivoire : le Marché africain des solutions spatiales veut transformer l’innovation technologique en moteur de développement.

La deuxième édition du Marché africain des solutions spatiales (MASS) a officiellement débuté ce mardi 7 juillet 2026 en Côte d’Ivoire. Organisé sur trois jours, jusqu’au 9 juillet, l’événement réunit les principaux acteurs de l’écosystème spatial africain autour d’un objectif majeur : faire des technologies spatiales un outil concret au service du développement économique, de l’aménagement du territoire et de l’amélioration des services publics.

Après une première édition consacrée à la découverte du concept et à la sensibilisation des acteurs, le MASS 2026 marque une nouvelle étape, avec une ambition clairement orientée vers la création d’opportunités économiques et la mise en œuvre de projets opérationnels.

« Nous lançons la deuxième édition qui est une édition de maturité pour faire du business », a déclaré Fabrice Irié, Commissaire général du MASS, soulignant le changement d’échelle de cette rencontre désormais tournée vers la concrétisation des solutions spatiales.

Faire du spatial un outil au service des territoires

Cette édition met l’accent sur l’intégration des innovations spatiales dans les réalités quotidiennes des collectivités et des populations. L’objectif affiché est de rapprocher les technologies développées dans le secteur spatial des besoins locaux, notamment en matière d’agriculture, d’urbanisme, de gestion des ressources naturelles, de connectivité et de prévention des risques.

Le dispositif du MASS repose sur trois grands axes complémentaires.

Le premier concerne les utilisateurs et porteurs de besoins, représentés notamment par les collectivités territoriales à travers l’Union des villes et communes de Côte d’Ivoire (Uvicoci) et l’Assemblée des régions et districts de Côte d’Ivoire (ARDCI).

Le deuxième pilier regroupe les fournisseurs de solutions technologiques, parmi lesquels figurent les entreprises spécialisées, les start-up et les innovateurs proposant des applications issues de l’observation satellitaire, de l’intelligence artificielle ou encore de la géolocalisation.

Le troisième axe est consacré au financement des projets, avec l’appui du Comité national de pilotage des partenariats publics-privés, afin d’accompagner les initiatives présentant un potentiel économique et de faciliter leur transformation en projets réalisables.

Un espace d’échanges entre innovation, financement et collectivités

Le programme du MASS 2026 comprend plusieurs activités destinées à favoriser les rencontres entre acteurs publics et privés. L’événement prévoit notamment une web TV, un forum de discussions, des sessions de présentation de start-up ainsi qu’un espace de démonstration baptisé « l’Agora », conçu comme une plateforme de mise en relation directe entre collectivités et fournisseurs de solutions technologiques.

Pour Séka Hyacinthe, représentant du ministre ivoirien de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, la vocation du MASS est de répondre aux besoins concrets des citoyens, des entreprises et des territoires grâce aux nouvelles capacités offertes par les technologies spatiales.

Selon lui, l’adoption de solutions modernes telles que les constellations de satellites en orbite basse (LEO) et moyenne (MEO) représente un levier stratégique pour améliorer l’accès au haut débit, réduire les zones non couvertes par les réseaux numériques et renforcer la transformation digitale des administrations.

Le spatial, un levier stratégique pour les politiques publiques africaines

Longtemps considéré comme un domaine réservé aux grandes puissances technologiques, le secteur spatial connaît aujourd’hui une démocratisation progressive grâce à l’émergence de nouvelles technologies plus accessibles, notamment les CubeSats et les nanosatellites.

Près de soixante-dix ans après les premiers grands jalons de la conquête spatiale, marqués par le lancement de Spoutnik 1 en 1957 et d’Explorer 1 en 1958, les pays africains disposent désormais de solutions capables de produire des données précises pour accompagner leurs politiques publiques.

Les images satellitaires haute résolution permettent notamment d’améliorer le suivi des cultures agricoles, la surveillance des forêts, la gestion des ressources naturelles, la planification urbaine ou encore l’anticipation des déplacements de populations.

Ces outils offrent également de nouvelles perspectives dans la lutte contre la cybercriminalité, la cartographie des infrastructures et la mise en place de stratégies publiques mieux adaptées aux réalités locales.

Les collectivités appelées à intégrer les solutions spatiales

Pour les responsables des collectivités territoriales ivoiriennes, l’utilisation des données spatiales constitue désormais un enjeu majeur de gouvernance.

Koffi N’Guessan Lataille, représentant du président de l’Assemblée des régions et districts de Côte d’Ivoire, Eugène Aka Aouelé, a insisté sur l’importance de ces technologies dans la modernisation de la gestion territoriale.

« Ils constituent désormais des outils indispensables pour améliorer la gouvernance locale, renforcer la planification territoriale, prévenir les catastrophes naturelles, sécuriser le foncier, optimiser les infrastructures et développer une agriculture intelligente », a-t-il déclaré.

À travers le MASS 2026, la Côte d’Ivoire ambitionne ainsi de positionner le spatial comme un secteur stratégique capable de stimuler l’innovation, de créer des emplois qualifiés et d’apporter des réponses concrètes aux défis économiques, sociaux et environnementaux du continent africain.

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FORA’ESS 2026 : le Sénégal appelle l’Afrique à faire de l’économie sociale et solidaire un moteur de souveraineté et d’emploi.

Le Sénégal ambitionne de placer l’économie sociale et solidaire (ESS) au cœur de la transformation économique du continent. À l’ouverture de la deuxième édition du Forum africain de l’économie sociale et solidaire (FORA’ESS), le Premier ministre, Mouhamadou Al Amine Lo, a invité les États africains à accélérer la mise en œuvre de la stratégie décennale de l’Union africaine afin de faire de l’ESS un levier de souveraineté économique, d’intégration régionale et de création d’emplois.

Organisé à Dakar du 6 au 9 juillet 2026, le forum rassemble plus de 1 500 participants issus de 30 pays, parmi lesquels des ministres, des représentants d’institutions internationales, des acteurs de l’économie sociale et solidaire ainsi que des partenaires techniques et financiers. Placée sous le thème « L’économie sociale et solidaire : moteur de transition, d’inclusion et de convergence en Afrique », cette rencontre vise à renforcer la coopération continentale autour d’un modèle de développement fondé sur la solidarité, l’inclusion et la valorisation des ressources locales.

Passer des engagements aux actions concrètes

Dans son discours d’ouverture, le chef du gouvernement sénégalais a rappelé que l’adoption par l’Union africaine de la Stratégie décennale de l’économie sociale et solidaire (2023-2032) constitue une avancée majeure. Il estime toutefois que le véritable défi réside désormais dans sa mise en œuvre effective.

Mouhamadou Al Amine Lo a appelé les États africains à traduire cette vision en politiques publiques concrètes à travers l’adoption de cadres juridiques harmonisés, la création de mécanismes de financement adaptés, le renforcement des dispositifs d’accompagnement des acteurs de l’ESS et la mise en place d’outils statistiques capables de mesurer la contribution réelle du secteur aux économies nationales.

Selon lui, ces réformes sont indispensables pour faire de l’économie sociale et solidaire un moteur durable de croissance inclusive et de résilience économique.

Vers un modèle africain de développement

Au-delà des aspects économiques, le Premier ministre a défendu l’idée d’un modèle de développement inspiré des valeurs historiques de solidarité propres aux sociétés africaines.

Il a rappelé que les principes de l’économie sociale et solidaire trouvent leurs racines dans des références historiques telles que la Charte du Mandé de 1236 ou encore la Charte de la Révolution torodo de 1776, qui consacraient déjà les notions de responsabilité collective, de partage des richesses et de justice sociale.

Pour les autorités sénégalaises, ces héritages démontrent que l’Afrique dispose de ses propres fondements pour bâtir un modèle économique répondant à ses réalités, sans se limiter à reproduire des schémas extérieurs.

L’économie sociale et solidaire au cœur de la vision Sénégal 2050

Le gouvernement sénégalais inscrit cette ambition dans le cadre de l’Agenda national de transformation Sénégal 2050, qui fait de l’économie sociale et solidaire un pilier de la stratégie de développement du pays.

Le Premier ministre a rappelé que le président Bassirou Diomaye Faye a décrété l’année 2026 « Année de l’emploi et de l’économie sociale et solidaire », avec pour objectif de stimuler la création d’emplois décents, de renforcer les coopératives productives et de promouvoir un développement davantage ancré dans les territoires.

Pour Dakar, l’organisation de cette deuxième édition du FORA’ESS constitue également une reconnaissance du rôle joué par le Sénégal dans la promotion des politiques publiques dédiées à l’ESS et dans l’opérationnalisation de la stratégie continentale adoptée par l’Union africaine.

Renforcer la coopération continentale

Le chef du gouvernement a également plaidé pour une meilleure coordination des politiques publiques entre les États africains afin de favoriser l’émergence d’un véritable marché continental de l’économie sociale et solidaire.

Il a notamment proposé la création d’un Observatoire africain de l’ESS, chargé de suivre les progrès réalisés, d’évaluer l’impact des initiatives menées sur le continent et de faciliter le partage des bonnes pratiques entre les pays.

Selon lui, une gouvernance commune permettrait de faire de l’économie sociale et solidaire un instrument majeur de mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, tout en renforçant les capacités du continent à relever les défis liés à l’emploi, à l’inclusion sociale, à la résilience économique et au développement durable.

À travers le FORA’ESS Dakar 2026, le Sénégal entend ainsi contribuer à l’émergence d’une vision africaine du développement, fondée sur la solidarité, l’innovation sociale et la coopération entre les États, au service d’une croissance plus inclusive et durable.

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Coupe du monde 2026 : la Côte d’Ivoire s’arrête en seizièmes de finale face à la Norvège.

L’aventure de la Côte d’Ivoire à la Coupe du monde 2026 a pris fin ce mardi 30 juin. Opposés à la Norvège en seizièmes de finale à Dallas, les Éléphants se sont inclinés 2-1 au terme d’une rencontre disputée, mettant un terme à un parcours qui restera historique pour le football ivoirien.

Pour leur première participation à une phase à élimination directe d’un Mondial, les champions d’Afrique en titre espéraient franchir un nouveau cap. Mais ils se sont heurtés à une formation norvégienne solide et réaliste, portée par ses individualités offensives.

Une égalisation ivoirienne avant le coup de grâce d’Haaland

La Norvège a pris les devants juste avant la pause grâce à Antonio Nusa, auteur de l’ouverture du score à la 39e minute. Dominés au tableau d’affichage, les Ivoiriens ont toutefois réagi avec caractère.

À la 74e minute, Amad Diallo a redonné espoir aux siens en inscrivant le but de l’égalisation, relançant complètement la rencontre. Alors que les deux équipes semblaient se diriger vers une prolongation, Erling Haaland a fait parler son efficacité en marquant le but de la victoire à la 86e minute, offrant ainsi la qualification aux Scandinaves.

Une campagne historique malgré l’élimination

Cette élimination met fin à une campagne qui restera marquante pour la sélection ivoirienne. Grâce à sa qualification pour les seizièmes de finale, la Côte d’Ivoire avait atteint, pour la première fois de son histoire, la phase à élimination directe d’une Coupe du monde, confirmant les progrès réalisés ces dernières années sur la scène internationale.

Les Éléphants quittent donc le tournoi avec les honneurs, après avoir contribué au parcours inédit des sélections africaines dans cette édition 2026.

L’Afrique conserve de solides ambitions

La Côte d’Ivoire devient la deuxième nation africaine éliminée en phase à élimination directe, après la défaite de l’Afrique du Sud face au Canada (1-0).

Le continent reste néanmoins largement représenté dans la compétition. Le Maroc a déjà décroché son billet pour les huitièmes de finale en éliminant les Pays-Bas, tandis que le Sénégal, l’Égypte, le Ghana, le Cap-Vert, la République démocratique du Congo et l’Algérie poursuivent également leur aventure.

Avec neuf sélections qualifiées pour les seizièmes de finale, l’Afrique avait établi un record historique de représentation dans la phase à élimination directe de cette Coupe du monde 2026. Malgré la sortie des Éléphants, sept équipes africaines restent encore en course pour tenter d’écrire une nouvelle page de l’histoire du football du continent.

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Mondial 2026 : Le Sénégal et le Cabo Verde arrachent leur billet pour les seizièmes de finale !

Scénario à couper le souffle pour le football ouest-africain. Au terme de la troisième et dernière journée de la phase de poules de la Coupe du monde 2026, le Sénégal et le Cabo Verde ont officiellement validé leur qualification pour les seizièmes de finale. Si les Lions de la Teranga ont dû s’employer au forceps après un début de tournoi manqué, les Requins Bleus s’offrent un exploit historique sur la scène mondiale.
Le Sénégal relance la machine et écrase l’Irak (5-0)
Dos au mur après deux revers consécutifs face à la France (‭$3-1$‬‭‬) et la Norvège (‭$3-2$‬‭‬), les hommes de Pape Thiaw n’avaient plus le choix : il fallait impérativement s’imposer largement à Toronto pour espérer figurer parmi les meilleurs troisièmes. Mission accomplie avec brio.
Retrouvant enfin leur assise défensive et un réalisme offensif foudroyant, les Lions ont littéralement surclassé l’Irak sur le score sans appel de 5 buts à 0.

  • Le fait du match : Entré en cours de jeu, le milieu de terrain Pape Gueye a grandement dynamisé le jeu sénégalais en s’offrant un doublé salvateur.
  • Les réactions : « On a montré un beau visage. Il fallait montrer un autre visage du Sénégal. Aujourd’hui, c’est ce qu’on a fait », a réagi Pape Gueye au micro de la FIFA. Le portier Mory Diaw s’est également félicité de ce sursaut collectif, affirmant que l’équipe avait « enfin montré son vrai visage » au meilleur moment possible.

Grâce à cette démonstration de force et à des combinaisons de résultats favorables dans les autres groupes, le Sénégal poursuit son aventure nord-américaine.
Le Cabo Verde : Un parcours historique et inédit
Dans le Groupe H, le Cabo Verde continue de bousculer la hiérarchie pour sa toute première participation à une phase finale de Coupe du monde. À Houston, les Requins Bleus ont décroché un précieux match nul face à l’Arabie saoudite (0-0).
Ce troisième score de parité consécutif – après avoir notamment tenu tête à l’Espagne – combiné à la victoire de la Roja contre l’Uruguay (‭$1-0$‬‭‬), permet au Cabo Verde de s’emparer de la 2e place du groupe avec 3 points.
Les Cap-Verdiens signent au passage deux performances statistiques remarquables soulignées par la FIFA :

  • Ils deviennent la première nation depuis le Chili en 1998 à s’extraire de la phase de groupes d’un Mondial en n’obtenant que des matches nuls.
  • Ils sont la première sélection débutante à atteindre le tableau à élimination directe depuis la Slovaquie en 2010.

Portés par un Deroy Duarte impérial et élu joueur du match, les insulaires restent invaincus dans la compétition et s’avancent en sérieux poil à gratter pour la suite de la compétition. Le Sénégal et le Cabo Verde rejoignent ainsi le contingent des nations africaines prêtes à en découdre lors de la phase à élimination directe.

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Tunis accueille un forum international sur la veille sanitaire en Afrique.

Un rendez-vous continental face aux défis des systèmes de santé

La capitale tunisienne accueille ce 15 juin un forum international consacré à la résilience sanitaire en Afrique, dans un contexte où les pays du continent renforcent progressivement leurs dispositifs de prévention, de surveillance épidémiologique et d’accès aux soins. Cette rencontre intervient alors que les systèmes de santé africains restent confrontés à des défis structurels, notamment les inégalités territoriales, le manque d’infrastructures spécialisées et la pression récurrente des crises sanitaires.

L’événement réunit des représentants institutionnels, des professionnels de santé ainsi que des acteurs de la société civile autour des enjeux liés à la prévention des épidémies et à l’amélioration de la capacité de réponse des systèmes sanitaires face aux urgences sanitaires.

Une dynamique de renforcement des politiques de santé publique

Au-delà du forum, cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large observée en Tunisie et dans plusieurs pays africains, visant à consolider les politiques de santé publique et à rapprocher les services médicaux des populations.

Les autorités tunisiennes, en collaboration avec diverses organisations locales, multiplient les actions de terrain à travers l’organisation de caravanes médicales dans différentes régions du pays. Ces initiatives mobilisent des médecins spécialistes et des associations engagées dans la santé communautaire, avec pour objectif de réduire les écarts d’accès aux soins entre les zones urbaines et rurales.

Des actions médicales de proximité pour réduire les inégalités

Parmi ces opérations figure une caravane médicale prévue le 28 juin à Borj Cédria, au sud de Tunis. Organisée par le bureau local de l’Organisation de l’éducation et de la famille (OTE), en partenariat avec des acteurs associatifs et touristiques, cette initiative prévoit des consultations gratuites ainsi que la distribution de médicaments sur prescription aux habitants de la région.

Ces actions de proximité sont présentées par leurs promoteurs comme un complément essentiel aux efforts de l’État, notamment dans les zones où l’offre de soins demeure limitée ou insuffisamment spécialisée. Elles visent également à renforcer la prévention et à améliorer l’équité dans l’accès aux services de santé.

Une préoccupation croissante à l’échelle du continent

Le forum de Tunis reflète également une prise de conscience accrue des pays africains face aux risques sanitaires transfrontaliers. Les épisodes épidémiques récents ont mis en évidence la nécessité de renforcer la coordination régionale, d’améliorer les systèmes d’alerte précoce et de consolider les capacités nationales de réponse.

Dans ce contexte, la résilience des systèmes de santé s’impose désormais comme une priorité stratégique pour de nombreux gouvernements africains, qui cherchent à tirer les enseignements des crises passées afin de mieux anticiper les défis futurs et de réduire la vulnérabilité des populations.