Togo fxp 360x320

Le Togo supprime les visas pour les voyageurs africains et mise sur l’intégration continentale.

Le Togo franchit une nouvelle étape dans sa politique d’ouverture et d’intégration régionale. À compter de ce lundi 18 mai 2026, les ressortissants de l’ensemble des pays africains pourront entrer sur le territoire togolais sans visa, à condition de disposer d’un passeport en cours de validité.

L’annonce a été officialisée par les autorités togolaises à travers un communiqué publié à Lomé par le ministre chargé de la Sécurité.

Cette mesure marque un tournant important dans la stratégie du gouvernement togolais visant à renforcer la mobilité intra-africaine et à positionner le pays comme un espace d’échanges économiques et culturels au sein du continent.

Une volonté d’encourager les échanges africains

À travers cette décision, les autorités togolaises affichent leur volonté de faciliter davantage la circulation des personnes entre les États africains.

Le gouvernement entend également renforcer l’attractivité du pays en faisant du Togo un carrefour régional pour les affaires, les services, le commerce et les activités culturelles.

Dans un contexte marqué par la montée des initiatives en faveur de l’intégration africaine, cette réforme s’inscrit dans une dynamique continentale portée notamment par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et les débats autour de la libre circulation des citoyens africains.

Un séjour sans visa de 30 jours

Concrètement, les voyageurs africains pourront désormais séjourner au Togo pendant une durée maximale de trente jours sans avoir à solliciter de visa préalable.

Les autorités précisent toutefois que certaines formalités administratives demeurent obligatoires avant le voyage.

Les passagers devront notamment effectuer une déclaration préalable sur la plateforme gouvernementale dédiée au moins 24 heures avant leur arrivée afin d’obtenir un bordereau de voyage à présenter aux services de contrôle aux frontières.

Cette procédure vise à maintenir un suivi administratif des entrées sur le territoire tout en simplifiant les démarches pour les voyageurs africains.

La libre circulation au cœur des enjeux africains

À Lomé, cette mesure est présentée comme un signal fort d’ouverture dans un contexte où plusieurs pays africains cherchent à assouplir les conditions de mobilité sur le continent.

Depuis plusieurs années, la question de la libre circulation des personnes s’impose comme un enjeu majeur pour de nombreux Africains confrontés aux coûts élevés des visas, aux lourdeurs administratives et aux difficultés de déplacement entre pays voisins.

Plusieurs organisations africaines plaident ainsi pour une harmonisation progressive des politiques migratoires afin de favoriser les échanges économiques, le tourisme, les investissements et l’intégration régionale.

Le Togo rejoint les pays africains les plus ouverts

En supprimant l’obligation de visa pour les citoyens africains, le Togo rejoint désormais le cercle encore restreint des États du continent ayant adopté une politique largement ouverte envers les voyageurs africains.

Cette orientation est perçue comme un levier potentiel de croissance économique, notamment dans les secteurs du transport, du commerce, du tourisme et des services.

Les autorités togolaises assurent néanmoins que les contrôles liés à la sécurité, à l’immigration et à la santé publique resteront pleinement opérationnels aux différents postes frontaliers du pays.

À travers cette réforme, le Togo entend ainsi conjuguer ouverture régionale et maintien des dispositifs de contrôle, dans une logique de mobilité africaine plus fluide et mieux encadrée.

IMG 20260514 WA0066 1200x800 jpg 360x320

Africa CEO Forum : Paul Kagame appelle l’Afrique à repenser sa gouvernance pour accélérer son développement.

Le coup d’envoi de l’édition 2026 de l’Africa CEO Forum 2026 a été donné ce lundi à Kigali, au Rwanda, en présence de plusieurs chefs d’État africains, dirigeants d’entreprises et investisseurs internationaux.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le président rwandais Paul Kagame, entouré notamment de ses homologues de la Guinée, du Gabon et du Nigeria.

Considéré comme l’un des principaux rendez-vous économiques du continent, l’Africa CEO Forum réunit chaque année des responsables politiques et des acteurs du secteur privé autour des enjeux liés à l’investissement, à l’intégration régionale et à la transformation économique de l’Afrique.

Paul Kagame place la gouvernance au cœur du développement africain

Lors d’un échange interactif organisé pendant la cérémonie d’ouverture, Paul Kagame a insisté sur le rôle central des politiques publiques dans la réussite du développement africain.

Selon le chef de l’État rwandais, les difficultés rencontrées par plusieurs pays du continent ne relèvent pas uniquement du déficit d’infrastructures, mais avant tout de problèmes de gouvernance et de choix politiques.

Pour lui, aucune dynamique de développement durable ne peut émerger sans des politiques cohérentes, efficaces et adaptées aux réalités africaines.

Paul Kagame a également appelé les dirigeants africains à renforcer l’organisation institutionnelle et la qualité de la gouvernance afin de créer un environnement favorable à la croissance économique et à l’investissement.

Le secteur privé présenté comme un acteur clé de la transformation du continent

Le président rwandais a par ailleurs souligné l’importance stratégique du secteur privé dans la construction de l’Afrique de demain.

Il a estimé que les États devaient davantage créer les conditions permettant aux entreprises d’investir, d’innover et d’ouvrir de nouvelles perspectives économiques pour les jeunes générations africaines.

Selon lui, le débat sur le développement africain ne doit pas se limiter aux questions d’infrastructures, souvent présentées comme les principaux freins à la croissance.

Paul Kagame considère au contraire que les difficultés résident d’abord dans les politiques publiques mises en œuvre et dans les modèles de gouvernance adoptés par les États.

Il a ainsi appelé gouvernements, entrepreneurs et citoyens à adopter de nouvelles approches fondées sur les meilleures pratiques, la responsabilité et l’efficacité.

Kagame plaide pour une accélération de la ZLECAf

Interrogé sur la Zone de libre-échange continentale africaine, le président rwandais a insisté sur la nécessité d’un changement profond de mentalités afin de permettre à l’intégration économique africaine de progresser.

Selon lui, la réussite de la ZLECAf dépend autant de la volonté politique que de la capacité des États africains à dépasser certaines résistances administratives et techniques.

Paul Kagame a estimé que les transformations les plus importantes commencent souvent par des changements d’état d’esprit, rappelant que cette évolution ne nécessite pas forcément d’importantes ressources financières, mais surtout une volonté collective et des efforts constants.

Le président rwandais a également mis en garde contre les risques de voir les lenteurs techniques et bureaucratiques freiner la mise en œuvre effective de la zone de libre-échange continentale.

Pour lui, malgré les difficultés, les pays africains doivent rester concentrés sur l’objectif principal : bâtir un espace économique intégré capable de garantir le développement, la prospérité et une meilleure compétitivité pour les populations africaines.

IMG 4539 1200x800 1 360x320

Africa Forward Summit : Ecobank mobilise 3 milliards de dollars pour stimuler le commerce africain.

En marge du sommet Africa Forward organisé à Nairobi, au Kenya, le groupe bancaire panafricain Ecobank Group a annoncé un engagement financier majeur de 3 milliards de dollars sur une période de trois ans afin de soutenir le commerce intra-africain et les échanges internationaux.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’Africa-France Impact Coalition, une plateforme de coopération économique soutenue par le président français Emmanuel Macron et son homologue kényan William Ruto.

Un soutien stratégique au commerce africain

À travers cet engagement financier, Ecobank entend renforcer l’intégration économique du continent et faciliter les échanges commerciaux entre les pays africains, dans un contexte où la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) apparaît comme l’un des principaux leviers de transformation économique du continent.

Présent dans 34 pays africains, le groupe bancaire ambitionne de soutenir davantage les entreprises africaines confrontées aux difficultés d’accès au financement, aux contraintes logistiques et aux barrières liées aux paiements transfrontaliers.

L’objectif affiché est de favoriser l’émergence de chaînes de valeur régionales plus solides, capables de stimuler l’industrialisation et de réduire la dépendance du continent vis-à-vis des importations extérieures.

Financement des PME, industrialisation et innovation au cœur du programme

Selon les orientations présentées lors du sommet, les financements annoncés devraient prioritairement bénéficier aux petites et moyennes entreprises, aux secteurs productifs stratégiques ainsi qu’aux projets favorisant la transformation locale des ressources africaines.

Le groupe bancaire souhaite notamment accompagner les acteurs évoluant dans les domaines de l’agro-industrie, des infrastructures, des énergies, du numérique et des chaînes logistiques régionales.

Cette initiative intervient dans un contexte où plusieurs États africains cherchent à accélérer leur industrialisation et à renforcer leur souveraineté économique face aux turbulences des marchés internationaux.

Une dynamique portée par le partenariat Afrique-France

L’annonce d’Ecobank s’inscrit également dans une volonté plus large de redynamiser les relations économiques entre l’Afrique et la France autour de projets à fort impact.

À Nairobi, les discussions du sommet Africa Forward ont largement porté sur la nécessité de construire un partenariat davantage fondé sur le co-investissement, le transfert de compétences, l’innovation et la création de valeur locale.

Pour les promoteurs de l’Africa-France Impact Coalition, l’enjeu consiste désormais à faire émerger des mécanismes de financement capables de soutenir durablement le secteur privé africain et d’accompagner la montée en puissance des économies du continent.

Ecobank veut consolider son rôle de banque panafricaine de référence

Avec cette enveloppe de 3 milliards de dollars, Ecobank confirme son ambition de jouer un rôle central dans le financement du développement économique africain.

Le groupe bancaire mise notamment sur son implantation continentale, son expertise des marchés africains et ses solutions de paiement transfrontalier pour accompagner l’intensification des échanges commerciaux entre les pays africains et leurs partenaires internationaux.

Dans un environnement marqué par les défis liés au financement du commerce, cette initiative pourrait contribuer à renforcer la fluidité des transactions et à soutenir la croissance du secteur privé africain dans les prochaines années.

20260512 181406 c2ef 1778609570585 360x320

Africa Forward 2026 : à Nairobi, Bassirou Diomaye Faye place l’économie bleue au cœur du développement africain.

En marge du sommet Africa Forward 2026 organisé à Nairobi, au Kenya, du 10 au 13 mai, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a pris part, ce 12 mai, à une table ronde de haut niveau consacrée à l’économie bleue, l’un des temps forts du Forum des affaires Afrique-France.

Le Chef de l’État sénégalais a co-présidé cette rencontre stratégique aux côtés du Premier ministre de Maurice, dans un contexte où les enjeux liés à la préservation des ressources marines et au développement durable occupent une place croissante dans les politiques économiques africaines.

Concilier protection de l’environnement et aspirations des populations

Au cours de son intervention, Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la nécessité de trouver un équilibre entre les impératifs environnementaux et les besoins économiques des populations africaines.

Le président sénégalais a rappelé que la lutte pour la préservation de la planète ne pouvait être dissociée des réalités sociales et économiques auxquelles sont confrontés les États africains.

Selon lui, les politiques environnementales doivent intégrer les aspirations légitimes des populations à la prospérité, à l’emploi et à l’amélioration de leurs conditions de vie.

L’économie bleue présentée comme un levier stratégique de transformation

Pour le Chef de l’État, l’économie bleue représente désormais un axe prioritaire de développement pour les pays africains disposant d’importantes ressources maritimes et fluviales.

Il a toutefois souligné que cette dynamique devait reposer sur trois piliers essentiels : la protection des écosystèmes, le progrès économique et une répartition plus équitable des revenus issus de l’exploitation des ressources naturelles.

Cette approche s’inscrit dans un contexte où plusieurs pays africains cherchent à mieux valoriser leurs espaces maritimes, tout en faisant face aux défis du changement climatique, de la surexploitation des ressources halieutiques et de la pression démographique.

Le Sénégal alerte sur la surpêche et la dégradation des ressources naturelles

Bassirou Diomaye Faye a également mis en garde contre les conséquences de la surpêche, de la pêche illicite et de la pression croissante exercée sur les nappes phréatiques.

Face à ces défis, le président sénégalais a plaidé pour une modernisation du secteur halieutique à travers le développement de l’aquaculture et une meilleure structuration des activités de pêche.

Il a aussi évoqué la nécessité de réformes foncières adaptées, de l’organisation des coopératives agricoles et de la mise en place de dispositifs modernes de conservation post-récolte afin de limiter les pertes et d’améliorer les revenus des producteurs.

Tourisme vert et emplois durables au centre de la stratégie sénégalaise

Le Chef de l’État a enfin mis en avant le potentiel du tourisme vert comme moteur de croissance durable et de création d’emplois.

Selon lui, la valorisation responsable des ressources naturelles peut permettre à la fois de préserver les écosystèmes et de générer des opportunités économiques pour les populations locales.

À travers cette prise de parole à Nairobi, le Sénégal entend ainsi défendre une vision du développement conciliant croissance économique, souveraineté alimentaire, protection de l’environnement et inclusion sociale.

Diomaye et Fmi 1200x783 jpg 360x320

Africa Forward 2026 : les patronats africains et français appellent à un nouveau pacte économique stratégique.

À Nairobi, au Kenya, le Sommet Africa Forward 2026 aura marqué une étape importante dans la redéfinition des relations économiques entre l’Afrique et la France. Réunis du 11 au 13 mai, plusieurs grands acteurs du secteur privé africain et européen ont signé une déclaration conjointe ambitieuse appelant à une transformation profonde du partenariat économique entre les deux espaces.

Le texte a été porté par Business Africa, le MEDEF International, la Kenya Private Sector Alliance ainsi que l’Alliance des Patronats Francophones.

Au-delà des intentions diplomatiques, cette déclaration dessine les contours d’un nouveau modèle de coopération fondé sur l’investissement productif, la co-industrialisation et le développement des chaînes de valeur locales. Pour le Sénégal, engagé dans une dynamique de transformation structurelle à travers le Plan Sénégal 2050, cette initiative intervient dans un contexte particulièrement stratégique.

Vers la fin d’un modèle de coopération déséquilibré

Les signataires plaident pour une rupture avec les anciennes logiques de coopération centrées sur les aides fragmentées et les flux financiers dispersés. Ils défendent désormais un modèle davantage orienté vers des investissements structurants capables de soutenir durablement la transformation économique du continent.

La déclaration fait de l’investissement productif un levier central pour renforcer la souveraineté industrielle africaine, stimuler la création d’emplois et accélérer l’industrialisation locale.

Cette orientation résonne particulièrement au Sénégal, alors que le pays entre dans une nouvelle phase économique portée par l’exploitation de ses ressources pétrolières et gazières. Depuis l’arrivée au pouvoir du tandem Bassirou Diomaye Faye – Ousmane Sonko, les questions liées à la souveraineté économique, à la transformation locale et à la maîtrise des ressources stratégiques occupent une place centrale dans le débat public.

Des secteurs stratégiques ciblés pour accélérer l’industrialisation

Le document identifie plusieurs filières prioritaires appelées à bénéficier de futurs fonds franco-africains conjoints. Parmi elles figurent l’agro-industrie, la transformation minière, les énergies, la santé, le numérique, la mobilité, les industries culturelles ainsi que les infrastructures.

Les organisations signataires plaident notamment pour l’identification concertée de chaînes de valeur prioritaires et pour la création de fonds sectoriels capables de financer l’ensemble des étapes de production, depuis l’amont jusqu’à la distribution.

Pour le Sénégal, les perspectives apparaissent nombreuses. Ces mécanismes pourraient favoriser le développement de projets dans la transformation agricole au sein du bassin arachidier, dans les énergies renouvelables à Thiès ou Saint-Louis, mais également dans les infrastructures numériques autour du projet Dakar Digital City.

La « blended finance », nouvelle piste pour financer les PME africaines

Parmi les propositions les plus concrètes figure la généralisation de la « blended finance », un mécanisme de financement mixte associant subventions publiques, prêts concessionnels, garanties financières et capitaux privés.

La déclaration appelle également à la création d’un guichet unique franco-africain dédié à l’ingénierie financière afin d’aider les PME africaines à structurer des projets bancables.

Dans un pays comme le Sénégal, où de nombreuses petites et moyennes entreprises peinent à accéder au crédit faute de garanties suffisantes, cette approche pourrait constituer un levier important de soutien au secteur privé.

Les signataires demandent par ailleurs aux bailleurs internationaux de prendre davantage de risques financiers pour accompagner les projets africains, dans une critique implicite des approches jugées trop prudentes des institutions de financement du développement.

Un appel direct aux États africains sur le climat des affaires

La déclaration interpelle également les gouvernements africains sur la nécessité d’améliorer l’environnement des investissements.

Les patronats réclament davantage de stabilité réglementaire et fiscale, ainsi qu’un renforcement de la sécurité juridique des investisseurs privés et des contrats public-privé.

Autre proposition phare : la création d’une « carte digitale d’affaires » destinée à faciliter la mobilité des entrepreneurs africains et français. Cette mesure vise notamment à réduire les difficultés administratives et consulaires qui freinent souvent les déplacements professionnels entre les deux continents.

Jeunesse, formation et entrepreneuriat au centre des priorités

La question démographique occupe une place importante dans cette feuille de route économique. Les signataires considèrent le développement des compétences et l’emploi des jeunes comme des enjeux majeurs pour la stabilité et la croissance du continent.

Dans cette perspective, ils proposent la création de campus sectoriels franco-africains spécialisés dans les métiers de l’énergie, du numérique, de l’agro-industrie et des infrastructures.

Le texte prévoit également un accompagnement renforcé en faveur de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes à travers des dispositifs ciblés de financement et de formation.

Pour le Sénégal, dont plus de 60 % de la population a moins de 25 ans, ces orientations rejoignent directement les priorités affichées par les autorités en matière d’emploi et d’insertion économique.

Un label « Co-produit Afrique-France » pour valoriser les projets communs

Afin d’incarner ce nouveau partenariat économique, les organisations signataires proposent la création d’un label « Co-produit Afrique-France ».

Ce label aurait pour vocation de valoriser les projets intégrant le co-investissement, le contenu local, le transfert de compétences et la formation.

Dans un contexte de demande croissante pour des produits traçables et à forte valeur éthique sur les marchés internationaux, cette initiative pourrait offrir de nouvelles opportunités aux entreprises sénégalaises désireuses de renforcer leur présence à l’export.

Une feuille de route appelée à être suivie de près

Contrairement à de nombreuses déclarations d’intention restées sans suite, le texte prévoit la mise en place d’un comité de suivi franco-africain associant acteurs publics et privés afin d’assurer la mise en œuvre concrète des engagements pris à Nairobi.

Une étude d’impact annuelle devrait également être publiée afin d’évaluer les investissements mobilisés, les emplois créés, les volumes de co-investissements et les transferts de technologies réalisés.

La déclaration a été signée par Baidy Agne, Ahmed Cissé, Carole Kariuki et Philippe Labonne.

Cette initiative s’inscrit dans la continuité de la déclaration de Luanda adoptée lors du sommet Union européenne – Union africaine de novembre 2024. Pour le Sénégal, l’enjeu sera désormais de transformer ces ambitions en investissements concrets et en projets structurants capables d’avoir un impact réel sur l’économie nationale.

697792669 1421054600056786 4522840837829901373 n 360x320

Sommet Africa Forward à Nairobi : le Président de la République S.E Mamadi DOUMBOUYA porte le Programme Simandou 2040 et plaide pour une Afrique maîtresse de son destin économique.

Le sommet « Africa Forward », ouvert lundi à Nairobi au Kenya, a pris fin ce mardi après deux journées d’échanges stratégiques consacrées à l’avenir économique, énergétique et technologique du continent africain. Cette rencontre de haut niveau a réuni plusieurs chefs d’État et de gouvernement, des représentants d’institutions internationales, des investisseurs, des entrepreneurs, des membres de la société civile ainsi que des acteurs de la jeunesse africaine.

Les thématiques débattues à Nairobi s’inscrivent pleinement dans la vision hautement stratégique portée par le Président DOUMBOUYA, « Simandou 2040 », un programme qui vise à accélérer la transformation socioéconomique durable et responsable de la Guinée.
Le Président de la République, S.E Mamadi DOUMBOUYA, a marqué de sa présence ce rendez-vous continental placé sous le signe d’un nouveau paradigme de croissance pour l’Afrique. Ce sommet a mis en lumière la richesse et le dynamisme des relations entre les États africains, tout en soulignant la nécessité de construire une vision commune fondée sur l’innovation, la souveraineté économique et le développement durable.
Les discussions ont porté sur plusieurs secteurs stratégiques, notamment la transition énergétique, la croissance verte, l’économie bleue, la santé, l’intelligence artificielle, l’agriculture durable, les infrastructures et le capital humain. Une attention particulière a également été accordée aux partenariats public-privé comme leviers de transformation économique du continent.
Dans son intervention, le Président S.E Mamadi DOUMBOUYA a défendu la nécessité pour l’Afrique de se positionner à l’avant-garde de la diversification économique à travers la maîtrise des chaînes de valeur et l’industrialisation locale. Pour le Chef de l’État, l’heure est venue pour les pays africains de transformer eux-mêmes leurs ressources afin de créer davantage de richesse et d’emplois sur le continent. Un cap déjà fixé par Simandou 2040.
Le Président a aussi insisté sur le rôle essentiel des institutions financières africaines, appelées à financer les projets et programmes de développement portés par les États africains eux-mêmes.
Le Président Mamadi DOUMBOUYA a également mis en avant les immenses opportunités économiques qu’offre l’Afrique grâce à sa démographie galopante, son urbanisation croissante et l’émergence progressive d’une classe moyenne dynamique. Évoquant le cas de la Guinée, il a présenté notre pays comme une terre de ressources et une destination sûre pour les investissements.
En marge du sommet, le Chef de l’État a multiplié les rencontres diplomatiques et économiques. Il a notamment eu un entretien avec son homologue ivoirien, le Président Alassane OUATTARA, qui a salué les réformes engagées en Guinée en un temps record.
Parmi les moments les plus marquants figure notamment son entretiens en tête-à-tête avec son homologue français, au cours duquel les discussions ont porté sur le renforcement des relations de coopération entre Conakry et Paris.
Le président Emmanuel Macron s’est dit particulièrement impressionné par les réformes engagées en Guinée, les résultats déjà obtenus ainsi que la stabilité économique enregistrée sous la conduite du président Mamadi DOUMBOUYA. Il a, à cette occasion, réaffirmé la disponibilité de la France à accompagner la dynamique de développement impulsée par le Chef de l’État.

Le Président de la République S.E Mamadi DOUMBOUYA a également échangé avec l’homme d’affaires nigérian Aliko DANGOTE autour des perspectives d’investissements et de coopération économique sur le continent. Une rencontre a aussi eu lieu avec Louise MUSHIKIWABO, Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
Après cette étape kenyane, le Président de la République S.E Mamadi DOUMBOUYA est attendu à Kigali, au Rwanda, où il prendra part au CEO Forum, autre grand rendez-vous économique africain consacré aux investissements, à l’innovation et au développement du secteur privé sur le continent.

Source : Présidence de la Guinée.

Le president francais emmanuel macron a gauche et le president kenyan wil 750x375 1 360x320

Africa Forward : Macron et Ruto plaident pour une alliance Afrique-Europe autour de la jeunesse et de la technologie.

En marge du sommet Africa Forward organisé à Nairobi, les présidents français Emmanuel Macron et kényan William Ruto ont affiché leur volonté de renforcer les partenariats entre l’Afrique et l’Europe dans les domaines de l’innovation, du sport, de la culture et des nouvelles technologies. Une vision commune portée par la conviction que le potentiel démographique africain et l’expertise technologique européenne peuvent devenir des moteurs majeurs de croissance économique.

Lors de cette première journée du sommet, les deux chefs d’État ont échangé avec des étudiants, entrepreneurs, artistes et sportifs africains à l’Université de Nairobi, dans une séquence symbolique centrée sur la jeunesse et la créativité du continent.

Prenant la parole devant les participants, Emmanuel Macron a insisté sur la nécessité pour l’Afrique et l’Europe de bâtir une autonomie stratégique commune dans un monde dominé par les grandes puissances technologiques.

Le président français a souligné que les solutions numériques utilisées aujourd’hui à l’échelle mondiale proviennent majoritairement des États-Unis et de la Chine, estimant que l’Afrique et l’Europe disposent ensemble des capacités nécessaires pour développer des alternatives compétitives fondées sur l’innovation, la formation et les investissements.

« Nous devons construire ensemble notre autonomie stratégique. Si l’Europe et l’Afrique unissent leurs forces dans les investissements et les technologies, nous serons beaucoup plus forts », a-t-il affirmé.

De son côté, le président kényan William Ruto a mis l’accent sur le rôle central de la jeunesse africaine dans la transformation économique et numérique du continent. Selon lui, l’Afrique dispose aujourd’hui des ressources humaines et des infrastructures nécessaires pour accélérer son développement technologique.

Le chef de l’État kényan a notamment insisté sur l’importance des partenariats internationaux capables d’accompagner cette dynamique, tout en valorisant les compétences locales et l’esprit entrepreneurial des jeunes Africains.

« L’avenir repose sur la technologie, et l’Afrique possède une jeunesse talentueuse, connectée et entreprenante capable de porter cette transformation », a déclaré William Ruto.

Au-delà des discours, plusieurs initiatives de coopération dans les secteurs culturels, sportifs et technologiques ont été annoncées au cours des échanges. Les organisateurs du sommet ambitionnent de faire d’Africa Forward une plateforme durable de dialogue entre investisseurs, gouvernements et acteurs privés autour des grands enjeux de développement du continent.

Ce sommet intervient dans un contexte marqué par une reconfiguration des relations entre l’Afrique et ses partenaires internationaux, où les questions d’innovation, de souveraineté économique, de financement et de transformation numérique occupent une place de plus en plus stratégique.

697792549 1419979860164260 3042280903612375780 n 360x320

Africa Forward Summit : Mamadi Doumbouya multiplie les échanges diplomatiques à Nairobi.

Le Président de la République, Son Excellence Mamadi DOUMBOUYA, a accordé ce lundi 11 mai 2026 une série d’audiences présidentielles et participé à plusieurs activités diplomatiques de haut niveau en marge de l’Africa Forward Summit, qui réunit plusieurs chefs d’État africains ainsi que des partenaires stratégiques du continent.
La première journée, marquée par une intense séquence diplomatique à l’hôtel Radisson, a été consacrée à des rencontres bilatérales avec plusieurs personnalités africaines de premier plan. Introduites par le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, Dr Morissanda KOUYATÉ, ces audiences se sont tenues en présence du conseiller principal du Chef de l’État et ancien Premier ministre, Dr Bernard GOUMOU, de la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré SYLLA, ainsi que du conseiller à la Présidence, Ousmane DOUMBOUYA.
Le Chef de l’État a successivement échangé avec le Président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, puis avec le Président de la Sierra Leone, Julius Maada Bio. Les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération africaine, les enjeux de l’intégration régionale ainsi que les perspectives de partenariat économique et institutionnel entre les États du continent.
La Guinée sous le magistère du Président Mamadi DOUMBOUYA est perçue aujourd’hui comme un exemple de transition réussie et un pilier de stabilité régionale. À ce titre, le Président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a sollicité l’appui du Président Mamadi DOUMBOUYA afin de soutenir les pays voisins et de jouer un rôle de leadership au sein de la sous-région. Il a également mis l’accent sur les réformes engagées sous son magistère, notamment le développement du projet minier de Simandou et la mise en œuvre du programme Simandou 2040.
En réponse, le Président Mamadi DOUMBOUYA a affirmé que la Guinée maintient une approche humanitaire envers ses voisins, tout en rappelant que la priorité demeure le bien-être des Guinéens. Il s’est également réjoui de la désignation officielle de la Guinée pour accueillir le siège du Centre africain de développement minier (CADM), décision prise lors du 39ᵉ Sommet de l’Union africaine tenu à Addis-Abeba en février 2026. Il a enfin salué le retour de la Guinée au sein de l’Union africaine.
En définitive, ces rencontres bilatérales ont permis d’aborder plusieurs sujets d’intérêt commun, notamment les investissements structurants, les échanges commerciaux, les infrastructures ainsi que la consolidation des relations entre les pays africains dans un contexte de transformation économique du continent.
La journée s’est achevée par un dîner officiel offert au State House en présence des chefs d’État et des invités de marque.
À travers cette participation active aux travaux et rencontres de Nairobi, le Président Mamadi DOUMBOUYA réaffirme la volonté de la Guinée de consolider sa présence diplomatique sur la scène africaine, tout en renforçant les partenariats économiques et stratégiques susceptibles d’accompagner les ambitions de développement et de transformation du pays, conformément aux orientations fixées par le programme Simandou 2040.

DCI-PRG

690684993 1423283823166519 6964112561595173013 n 360x320

Bassirou Diomaye Faye à Nairobi pour le sommet « Africa Forward ».

Le Président de la République du Sénégal, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, a quitté Dakar ce dimanche matin à destination de Nairobi, au Kenya, où il prendra part au sommet « Africa Forward », prévu jusqu’au 13 mai.

Cette rencontre internationale marque le lancement d’un nouveau cadre de dialogue entre l’Afrique et la France. Elle réunira plusieurs chefs d’État, responsables d’institutions financières, investisseurs et acteurs économiques autour des principaux défis liés au développement du continent africain.

Au cœur des discussions figurent notamment les questions du financement des économies africaines, de la paix, de la sécurité, ainsi que de la souveraineté économique et politique des États africains dans un contexte mondial en pleine recomposition.

À travers sa participation, le Sénégal entend défendre une vision d’une Afrique plus affirmée dans ses choix stratégiques, capable de mobiliser des partenariats équilibrés pour soutenir son développement durable et renforcer son autonomie économique.

MG 7714 jpg 1200x800 1 360x320

Crypto-actifs : les principales leçons des banques centrales africaines pour concilier innovation, stabilité et régulation.

Réunis le 8 mai 2026 à Dakar (Sénégal), les dirigeants de plusieurs banques centrales africaines ont échangé sur les défis posés par l’essor des crypto-actifs et des innovations numériques. Au cœur des discussions : l’encadrement réglementaire, la cybersécurité, la modernisation des paiements et la préservation de la stabilité financière dans des économies encore largement dominées par le cash.

Organisée sous l’égide de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), la Conférence internationale sur les crypto-actifs et les innovations numériques a réuni à Dakar plusieurs gouverneurs de banques centrales autour des enjeux liés à l’essor des actifs numériques. Les échanges ont porté sur la régulation de ces instruments, leurs effets potentiels sur la stabilité financière et les réponses à apporter face à une diffusion technologique plus rapide que l’adaptation des cadres de supervision.

Une montée en puissance des crypto-actifs qui interpelle les régulateurs

En ouverture, le gouverneur de la Banque centrale de São Tomé-et-Príncipe, Agostinho Quaresma dos Santos Afonso Fernandes, a souligné que l’absence actuelle de crypto-actifs dans son pays pouvait constituer une phase utile d’observation et de préparation. Ajoutant que cette situation offre aux autorités monétaires la possibilité de tirer des enseignements des expériences étrangères avant une éventuelle montée en puissance de ces instruments.

Le gouverneur de la Banque centrale du Mozambique, Dr Rogério Lucas Zandamela, a quant à lui insisté sur le décalage entre le rythme de progression des crypto-actifs et la capacité de réaction des régulateurs africains. Dans un environnement marqué par la multiplication des cyberattaques, il a plaidé pour un renforcement des compétences techniques, des partenariats et de la coopération internationale.

Entre innovation financière et impératif de stabilité

À Maurice, la gouverneure de la Banque centrale, Priscilla Muthoora Thakoor, a défendu une approche pragmatique. Dans son intervention, elle a estimé que les crypto-actifs s’inscrivent désormais dans l’environnement des économies ouvertes, ce qui impose aux autorités de concilier soutien à l’innovation et vigilance prudentielle.

Cette ligne d’équilibre a traversé l’ensemble des débats. Pour plusieurs intervenants, l’enjeu n’est pas uniquement technologique : il est aussi institutionnel. La diffusion d’outils financiers nouveaux peut favoriser l’innovation, mais elle accroît en parallèle les exigences en matière de supervision, de transparence et de protection des utilisateurs.

Le gouverneur de la Banque centrale d’Afrique centrale (BEAC), Yvon Sana Bangui, a rappelé que la confiance demeure le socle du système financier. Précisant que les innovations ne peuvent se substituer à la crédibilité des institutions monétaires et prudentielles. Il a mis en garde contre les dérives possibles en l’absence de règles claires, notamment face à des schémas frauduleux promettant des rendements élevés.

Paiements numériques, inclusion financière et souveraineté monétaire

Au-delà des crypto-actifs stricto sensu, la conférence a également mis en lumière les enjeux plus larges de transformation des systèmes de paiement en Afrique. Le gouverneur de la Banque centrale du Liberia, Henry F. Saamoi, a présenté l’orientation retenue par son pays pour interconnecter mobile money, banques et fintechs au sein d’un switch national.

Cette modernisation vise plusieurs objectifs économiques : améliorer l’inclusion financière, fluidifier les transactions, réduire les coûts liés à l’usage du cash et renforcer l’efficacité de la politique monétaire. Elle s’accompagne, selon les autorités libériennes, d’un effort accru en matière de lutte contre la cybercriminalité, de protection des consommateurs et d’éducation financière.

Souveraineté

En filigrane, une même préoccupation a dominé les échanges : celle de la souveraineté monétaire. Pour les banques centrales présentes, l’adoption de nouveaux instruments numériques ne peut se faire au détriment de la maîtrise des flux financiers, de la sécurité des transactions et de la capacité des autorités à conduire leur politique monétaire.

En clôture, le gouverneur de la BCEAO, Jean-Claude Kassi Brou, a souligné que certains pays disposent encore d’une fenêtre pour anticiper plutôt que subir. Il a appelé à une démarche fondée sur l’analyse des expériences déjà observées ailleurs, ainsi que sur une coopération renforcée entre banques centrales, autorités nationales, services de sécurité et institutions en charge de la protection des données.

Si la rencontre de Dakar n’a pas débouché sur des annonces normatives immédiates, elle a le mérite d’avoir mis en évidence une convergence : face à l’essor des crypto-actifs, les banques centrales africaines veulent avancer avec prudence, en cherchant à préserver à la fois l’innovation, la stabilité financière et la souveraineté monétaire.

Source : Financial Afrika.