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Afrique subsaharienne : la Banque mondiale alerte sur un ralentissement de la croissance en 2026.

L’économie de l’Afrique subsaharienne devrait connaître un léger ralentissement en 2026, dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques persistantes, des pressions inflationnistes et une marge de manœuvre budgétaire de plus en plus réduite pour de nombreux États. C’est le constat dressé par la Banque mondiale dans son dernier rapport sur les Perspectives économiques mondiales.

L’institution prévoit une croissance régionale de 4 % en 2026, contre 4,1 % en 2025. Une évolution modeste, mais révélatrice des difficultés auxquelles la région demeure confrontée alors que les effets du conflit au Moyen-Orient, la volatilité des marchés énergétiques et le ralentissement de la demande mondiale continuent d’affecter l’activité économique.

Une révision à la baisse des prévisions

Selon la Banque mondiale, les perspectives de croissance pour l’Afrique subsaharienne ont été revues à la baisse de 0,3 point de pourcentage par rapport aux projections publiées en début d’année.

Les répercussions des tensions internationales devraient en effet neutraliser une partie des bénéfices attendus des réformes économiques engagées dans plusieurs pays ainsi que des nouveaux accords commerciaux destinés à stimuler les échanges.

Cette dégradation du contexte mondial intervient alors que la région avait enregistré une amélioration relative de ses performances en 2025, portée notamment par la hausse des prix de certaines matières premières stratégiques telles que l’or, le cuivre et le café, ainsi que par un recul progressif de l’inflation dans plusieurs économies.

L’énergie, principal facteur de vulnérabilité

La Banque mondiale souligne que la majorité des pays d’Afrique subsaharienne demeurent fortement dépendants des importations énergétiques. Cette situation les expose directement aux fluctuations des prix mondiaux du pétrole et du gaz.

La hausse des coûts de l’énergie entraîne mécaniquement une augmentation des dépenses liées au transport, aux intrants agricoles et à la production industrielle. Les prix des engrais, du carburant et de nombreux produits de consommation pourraient ainsi continuer à progresser, accentuant les tensions inflationnistes déjà ressenties par les ménages.

Cette pression sur les prix risque de réduire le pouvoir d’achat des populations et de freiner la consommation intérieure, qui constitue un moteur essentiel de la croissance dans de nombreux pays africains.

Des signaux encourageants malgré un environnement difficile

Malgré ces défis, l’institution financière internationale met en avant plusieurs facteurs susceptibles de soutenir l’activité économique du continent.

Parmi eux figure la prolongation jusqu’à fin 2026 de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA), mécanisme qui facilite l’accès de nombreux produits africains au marché américain.

La décision de la Chine de supprimer les droits de douane sur l’ensemble des importations africaines est également perçue comme une opportunité majeure pour renforcer les exportations du continent et améliorer son intégration dans les chaînes de valeur mondiales.

Par ailleurs, les réformes économiques en cours dans plusieurs pays, notamment en Afrique du Sud, en Éthiopie et au Nigeria, devraient contribuer à améliorer l’environnement des affaires et à attirer davantage d’investissements privés.

La ZLECAf comme levier de transformation économique

La Banque mondiale estime également que l’approfondissement de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) pourrait jouer un rôle déterminant dans la transformation économique du continent.

En facilitant les échanges entre pays africains, cette initiative est appelée à stimuler le commerce intra-africain, à renforcer les chaînes de production régionales et à réduire la dépendance du continent vis-à-vis des marchés extérieurs.

À moyen terme, cette dynamique pourrait favoriser une croissance plus résiliente et davantage portée par les marchés régionaux.

Une croissance insuffisante pour réduire la pauvreté

Malgré ces perspectives relativement positives, la Banque mondiale estime que les progrès resteront insuffisants pour améliorer significativement les conditions de vie des populations.

La croissance du PIB réel par habitant ne devrait atteindre que 1,6 % en 2026, un niveau considéré comme trop faible pour permettre une réduction substantielle de l’extrême pauvreté.

Dans le même temps, la création d’emplois devrait continuer à progresser moins rapidement que la population active, accentuant les difficultés d’insertion professionnelle des jeunes sur un continent où la démographie demeure particulièrement dynamique.

Des risques persistants pour la sécurité alimentaire

Le rapport met également en garde contre le maintien de niveaux élevés d’insécurité alimentaire dans plusieurs régions du continent.

La combinaison de la hausse des prix, de la baisse de l’aide publique au développement, des crises climatiques et des urgences sanitaires pourrait continuer à fragiliser des millions de personnes. La récente épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo est notamment citée parmi les facteurs susceptibles d’aggraver les vulnérabilités existantes.

Le Sénégal parmi les pays les plus touchés par les révisions

La Banque mondiale relève enfin que certains pays ont vu leurs perspectives économiques considérablement revues à la baisse.

C’est notamment le cas du Sénégal, dont la croissance est désormais attendue à 2,2 % en 2026 contre 6,7 % l’année précédente. Cette révision s’explique notamment par les conséquences de la révélation d’une dette non déclarée et par le gel des financements du Fonds monétaire international, qui ont affecté la confiance des investisseurs et les perspectives budgétaires du pays.

Une amélioration attendue à partir de 2027

Malgré les incertitudes actuelles, la Banque mondiale demeure prudemment optimiste pour les années à venir. L’institution anticipe un redressement progressif de l’activité économique régionale entre 2027 et 2028, avec une croissance moyenne estimée à 4,4 %.

Cette amélioration reste toutefois conditionnée à plusieurs facteurs, notamment une stabilisation de l’environnement géopolitique international, une baisse des tensions sur les marchés énergétiques et une amélioration de la situation sécuritaire dans les pays affectés par les conflits.

Pour la Banque mondiale, la capacité des gouvernements africains à poursuivre les réformes structurelles et à renforcer leur résilience économique sera déterminante pour transformer cette reprise attendue en croissance durable et inclusive.

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Financement des PME en Afrique : IFC/Baobab mobilisent 100 millions de dollars pour soutenir l’entrepreneuriat.

Un partenariat stratégique pour renforcer l’inclusion financière dans cinq pays africains

L’accès au financement demeure l’un des principaux obstacles au développement des petites et moyennes entreprises (PME) en Afrique. Afin de répondre à ce défi, la Société financière internationale (IFC), institution du Groupe de la Banque mondiale dédiée au secteur privé, et le Groupe Baobab ont conclu un partenariat stratégique visant à mobiliser jusqu’à 100 millions de dollars en faveur des entreprises africaines.

L’accord, annoncé en marge de l’édition 2026 de l’Africa CEO Forum à Kigali, prévoit la mise en place d’un mécanisme de partage des risques destiné à faciliter l’octroi de crédits aux PME dans plusieurs marchés clés du continent.

Cinq pays ciblés par le dispositif

Le programme couvrira le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Mali et la République démocratique du Congo (RDC), où les besoins de financement des petites entreprises restent particulièrement importants.

Dans le cadre de cette facilité, IFC garantira 50 % d’un portefeuille de prêts pouvant atteindre 100 millions de dollars. Ce mécanisme permettra au Groupe Baobab d’accroître sa capacité de financement tout en limitant son exposition au risque, ouvrant ainsi la voie à un volume plus important de crédits destinés aux entreprises.

Les financements accordés pourront s’étendre sur une durée maximale de cinq ans, offrant davantage de flexibilité aux entrepreneurs pour développer leurs activités et investir dans leur croissance.

Réduire les barrières d’accès au crédit

À travers cette initiative, les deux partenaires entendent répondre à l’un des principaux freins auxquels sont confrontées les PME africaines : la difficulté d’accéder aux financements bancaires traditionnels.

Dans de nombreux pays du continent, les petites entreprises peinent à obtenir des prêts en raison d’exigences élevées en matière de garanties ou d’un historique financier insuffisant. Cette situation limite leur capacité à investir, à recruter et à renforcer leur compétitivité.

Le nouveau dispositif vise ainsi à élargir le nombre d’entreprises éligibles au crédit, notamment celles qui demeurent exclues des circuits financiers classiques.

Un soutien particulier aux primo-emprunteurs

L’accord accorde une attention particulière aux nouveaux entrepreneurs et aux primo-emprunteurs, une catégorie souvent considérée comme plus risquée par les institutions financières.

Selon les données du Groupe Baobab, près d’un prêt sur cinq accordé aux PME est déjà destiné à des entreprises qui accèdent pour la première fois au financement formel. Le partenariat avec IFC devrait permettre d’amplifier cette dynamique en facilitant davantage l’accès aux ressources financières pour les jeunes entreprises à fort potentiel.

Cette orientation s’inscrit dans une volonté plus large de favoriser l’émergence d’un tissu entrepreneurial solide, capable de soutenir la croissance économique et la création d’emplois dans les pays concernés.

L’entrepreneuriat féminin au cœur du programme

L’initiative ambitionne également de renforcer le financement des entreprises dirigées par des femmes, qui continuent de faire face à des obstacles spécifiques dans l’accès aux services financiers.

Dans de nombreuses économies africaines, les entrepreneures disposent souvent de garanties limitées et rencontrent davantage de difficultés pour obtenir des crédits adaptés à leurs besoins.

Grâce à ce mécanisme, IFC et le Groupe Baobab souhaitent favoriser l’octroi de prêts plus importants et de maturités plus longues aux entreprises féminines afin de soutenir leur développement et leur contribution à l’économie locale.

Une ambition commune pour l’inclusion financière

Pour le directeur général du Groupe Baobab, Philip Sigwart, ce partenariat marque une étape importante dans la stratégie de l’institution en faveur de l’inclusion financière sur le continent.

Selon lui, cette collaboration avec IFC permettra d’élargir l’offre de financement destinée aux PME ambitieuses et aux entrepreneurs encore insuffisamment desservis par les systèmes financiers traditionnels.

Au-delà du volume des financements mobilisés, cette initiative traduit la volonté des deux institutions de contribuer à la transformation économique des marchés africains en soutenant les acteurs qui constituent le socle de l’activité économique : les petites et moyennes entreprises.

Dans un contexte où les PME représentent la majorité du tissu entrepreneurial africain et une part significative des emplois créés, ce partenariat apparaît comme un levier important pour renforcer l’investissement privé, stimuler la croissance et favoriser une inclusion financière plus large à travers plusieurs économies du continent.

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Géopolitique africaine : le rapport RAGA 2026 décrypte les nouveaux défis stratégiques du continent.

À Rabat, le Policy Center for the New South présente sa lecture d’une Afrique confrontée à un monde en recomposition

Le continent africain évolue dans un environnement international de plus en plus fragmenté, marqué par les rivalités géopolitiques, les mutations économiques et l’émergence de nouvelles menaces sécuritaires. C’est dans ce contexte que le Policy Center for the New South (PCNS) a dévoilé, mercredi à Rabat, la dixième édition du Rapport annuel sur la géopolitique de l’Afrique (RAGA) 2026.

Présenté en marge de la Conférence africaine sur la paix et la sécurité (APSACO), organisée les 11 et 12 juin à l’Université Polytechnique Mohammed VI de Salé, ce rapport réunit les analyses de chercheurs, diplomates et experts africains autour des grandes transformations qui redessinent le paysage stratégique du continent.

Au fil des contributions, plusieurs thèmes majeurs émergent : l’articulation entre sécurité et développement, la souveraineté économique, l’impact des nouvelles technologies sur les conflits ainsi que le positionnement de l’Afrique dans un ordre mondial en pleine mutation.

Repenser le lien entre paix, sécurité et développement

Parmi les réflexions marquantes de cette édition figure celle du diplomate et chercheur marocain Hachem Elmoummy, qui appelle à dépasser les approches traditionnelles de gestion des crises africaines.

Dans son analyse consacrée aux fondements d’un paradigme africain de la paix, il remet en question l’idée selon laquelle la sécurité devrait systématiquement précéder le développement. Selon lui, les expériences africaines démontrent que cette logique a souvent montré ses limites.

L’auteur défend ainsi une approche intégrée reposant sur un triptyque indissociable : paix, sécurité et développement. Cette vision, désormais portée par l’Agenda 2063 de l’Union africaine, considère que la stabilité politique, la croissance économique et le développement humain doivent progresser simultanément pour produire des résultats durables.

Il souligne également l’importance de la résolution 2719 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui ouvre la voie au financement des opérations de paix de l’Union africaine par l’ONU. Une avancée significative, même si la dépendance financière des missions africaines envers les partenaires extérieurs demeure importante.

La friperie, révélateur des vulnérabilités économiques africaines

Le rapport s’intéresse également à des enjeux souvent absents des débats géopolitiques traditionnels. C’est notamment le cas du commerce des vêtements usagés, abordé par le diplomate camerounais Jean Patrice Koe.

À travers une étude consacrée à la place du Cameroun dans l’économie de la friperie en Afrique, l’auteur montre comment la dépendance aux importations textiles peut devenir un facteur de fragilité économique et stratégique.

Avec plus de 73 000 tonnes de vêtements usagés importées en 2025 via le port de Douala, le Cameroun illustre les défis auxquels sont confrontées plusieurs économies africaines. Pour l’auteur, la relance de l’industrie textile locale constitue un enjeu majeur de souveraineté économique et de création d’emplois.

Il plaide ainsi pour le développement d’une filière régionale de recyclage, de tri et de transformation textile susceptible de réduire cette dépendance extérieure.

Une Afrique face aux mutations de l’ordre mondial

La place du continent dans le système international occupe également une position centrale dans les travaux du rapport.

Dans sa contribution, Marvin Tallam, directeur des Affaires politiques et juridiques à la présidence kényane, analyse les opportunités et les risques liés à l’émergence d’un monde multipolaire.

Selon lui, l’Afrique dispose aujourd’hui d’une marge de manœuvre plus importante dans ses relations avec les grandes puissances. Toutefois, cette opportunité ne pourra être pleinement exploitée que si les États africains parviennent à coordonner davantage leurs positions diplomatiques et à parler d’une voix plus unie sur les grandes questions internationales.

L’auteur identifie notamment le terrorisme et l’instabilité sécuritaire comme les principales menaces susceptibles de freiner cette ambition collective.

Drones, intelligence artificielle et guerres hybrides : les nouveaux défis de la sécurité africaine

Les transformations technologiques occupent également une place importante dans cette édition du RAGA.

La chercheuse Mounia Boucetta met en lumière l’utilisation croissante des drones et des technologies émergentes dans les conflits africains. Elle souligne que ces outils, autrefois réservés à quelques puissances militaires, sont désormais accessibles à un nombre croissant d’acteurs, y compris des groupes armés non étatiques.

Cette démocratisation technologique modifie profondément les dynamiques de sécurité sur le continent et pose de nouveaux défis aux États africains.

L’experte appelle ainsi au développement de capacités technologiques locales afin de réduire la dépendance vis-à-vis des fournisseurs étrangers et de renforcer la souveraineté numérique du continent.

La Mauritanie et le Maroc mis en avant comme acteurs de stabilité régionale

Les enjeux de coopération régionale figurent également parmi les thématiques abordées lors de la présentation du rapport.

Le professeur mauritanien Sidi Mohamed Sidi Vall Ould Oumeir s’est notamment intéressé au rôle de la Mauritanie dans les initiatives atlantiques portées par le Royaume du Maroc.

Selon son analyse, les projets de coopération maroco-mauritaniens constituent des instruments de développement économique, mais également des leviers de stabilisation dans un espace sahélo-atlantique confronté à de multiples défis sécuritaires.

APSACO 2026, un espace de réflexion stratégique pour l’Afrique

La présentation du Rapport annuel sur la géopolitique de l’Afrique s’inscrit dans le cadre de la dixième édition de la Conférence africaine sur la paix et la sécurité (APSACO), devenue au fil des années un rendez-vous incontournable des débats stratégiques sur le continent.

Réunissant experts, responsables politiques, diplomates et chercheurs africains, cette plateforme ambitionne de contribuer à l’émergence de solutions africaines aux défis de sécurité, de gouvernance et de développement.

À travers cette nouvelle édition du RAGA, le Policy Center for the New South met en lumière une conviction de plus en plus partagée : face aux mutations rapides du monde, l’Afrique ne peut plus se contenter de subir les transformations géopolitiques en cours. Elle doit désormais s’affirmer comme un acteur stratégique capable de définir ses propres priorités, de renforcer sa souveraineté et de construire sa place dans l’ordre international de demain.

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Énergies renouvelables : 17 pays africains réunis à Marrakech pour renforcer les appels d’offres compétitifs.

Du 8 au 12 juin 2026, Marrakech accueille un atelier de renforcement des capacités réunissant des représentants de 17 pays africains autour de la mise en œuvre d’appels d’offres compétitifs dans le secteur des énergies renouvelables.

Organisé par l’Agence marocaine pour l’énergie durable MASEN, ce programme s’inscrit dans le cadre de l’Initiative pour l’atténuation des risques liés au solaire (SRMI), en partenariat avec la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD), la coopération allemande GIZ, l’Agence française de développement (AFD) et IRENA.

L’objectif de cette initiative est de renforcer les capacités des institutions publiques africaines dans la conception, la structuration et la gestion d’appels d’offres transparents et compétitifs, afin d’accélérer le développement des projets solaires, éoliens et hybrides sur le continent.

Cette deuxième session en présentiel fait suite à un premier atelier organisé à Rabat en 2025, complété par plusieurs modules de formation en ligne au cours des derniers mois. Elle vise à consolider les acquis techniques et à accompagner les participants dans la mise en œuvre de plans d’action nationaux.

Les travaux portent notamment sur la structuration financière des projets, leur bancabilité, la répartition des risques entre acteurs publics et privés, ainsi que les mécanismes d’attribution des marchés, considérés comme essentiels pour attirer les investissements dans le secteur énergétique.

Un temps fort du programme a été la visite du complexe solaire Noor Ouarzazate, l’un des plus importants projets solaires au monde. Cette immersion permet aux participants de s’inspirer de l’expérience marocaine en matière de transition énergétique et de gestion de projets à grande échelle.

À travers ce dispositif, MASEN et ses partenaires internationaux réaffirment leur engagement en faveur de la coopération Sud-Sud et de l’accompagnement des pays africains dans la structuration de systèmes énergétiques durables et attractifs pour les investisseurs.

Les pays représentés incluent notamment le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Togo, le Bénin, la Mauritanie, le Rwanda, le Cameroun, Madagascar et la Tunisie, parmi d’autres États du continent.

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La demande indienne en soja ouvre de nouvelles perspectives aux producteurs africains.

Face à la hausse des prix, l’Inde se tourne vers l’Afrique pour sécuriser ses approvisionnements

Confrontée à une forte tension sur son marché intérieur du soja, l’Inde accroît ses importations en provenance d’Afrique, offrant ainsi de nouvelles opportunités commerciales à plusieurs pays producteurs du continent, notamment le Nigéria, le Bénin, le Niger et le Togo.

Cette réorientation des flux commerciaux intervient dans un contexte de flambée des prix du soja sur le marché indien, poussant les industriels et négociants à rechercher des sources d’approvisionnement alternatives afin de répondre à la demande nationale et de préserver la compétitivité de leurs activités de transformation.

Les importateurs indiens renforcent leurs achats en Afrique

Selon des informations relayées par plusieurs médias spécialisés, les opérateurs indiens ont récemment annulé près de 25 000 tonnes de contrats d’exportation de tourteaux de soja afin de privilégier l’approvisionnement du marché domestique. Dans le même temps, ils ont sécurisé l’achat d’environ 80 000 tonnes de graines de soja africaines destinées à alimenter les unités locales de transformation.

Cette tendance traduit l’ampleur des tensions observées sur le marché indien, l’un des plus importants consommateurs mondiaux de produits agricoles. La hausse des prix intérieurs a considérablement réduit l’intérêt des exportations de produits transformés, conduisant les acteurs du secteur à privilégier l’importation de matières premières.

Selon une analyse de Reuters reprise par la presse locale, la demande croissante de l’Inde permet actuellement aux exportateurs africains de bénéficier de prix particulièrement attractifs, souvent supérieurs aux références observées sur les marchés internationaux.

Une opportunité pour le soja africain non OGM

La réglementation indienne constitue un facteur déterminant dans cette évolution. Les autorités du pays n’autorisent en effet l’importation que de soja non génétiquement modifié (non-OGM), une exigence qui réduit considérablement le nombre de fournisseurs potentiels à l’échelle mondiale.

Cette contrainte joue en faveur de plusieurs pays africains dont les filières agricoles produisent majoritairement du soja non-OGM. Le Nigéria, le Bénin, le Niger et le Togo figurent ainsi parmi les producteurs susceptibles de tirer profit de cette demande croissante.

Pour ces économies, l’intérêt manifesté par le marché indien représente une occasion de diversifier leurs débouchés commerciaux, de renforcer les revenus agricoles et d’accroître leur présence dans les chaînes d’approvisionnement internationales.

Vers un record historique des importations indiennes

Selon Vinod Jain, fondateur de la société exportatrice Suraj Impex, la hausse des prix du soja en Inde a pratiquement interrompu les nouvelles commandes de tourteaux destinées à l’exportation, obligeant les transformateurs à importer davantage de graines afin de répondre aux besoins du marché intérieur.

D’après ses estimations, les importations indiennes de soja pourraient atteindre un niveau record de 800 000 tonnes d’ici septembre 2026. À titre de comparaison, elles n’avaient représenté qu’environ 2 000 tonnes l’année précédente, selon les données de l’Association indienne des transformateurs de soja.

Cette progression spectaculaire illustre l’ampleur des besoins de l’Inde et la rapidité avec laquelle le pays adapte sa stratégie d’approvisionnement face aux évolutions du marché.

Une fenêtre stratégique pour l’agriculture africaine

Au-delà des volumes actuellement négociés, cette dynamique pourrait marquer un tournant pour les producteurs africains de soja. L’accès à un marché de plus d’un milliard d’habitants offre des perspectives significatives de croissance pour les filières agricoles du continent.

Pour les pays ouest-africains concernés, l’enjeu consiste désormais à renforcer les capacités de production, améliorer la qualité des récoltes et développer les infrastructures logistiques afin de répondre durablement à cette nouvelle demande.

Dans un contexte de diversification des échanges Sud-Sud, la montée en puissance des importations indiennes pourrait ainsi contribuer à consolider le rôle de l’Afrique comme fournisseur stratégique de produits agricoles sur les marchés internationaux.

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Kamel Koné : « Le contenu local doit devenir un véritable levier de création de valeur pour les entreprises africaines ».

Dans un contexte de redynamisation du secteur pétrolier en Côte d’Ivoire, comment évaluez-vous aujourd’hui le positionnement des acteurs locaux dans la chaîne de valeur, et quelles sont, selon vous, les principales marges de progression ?

Il est important de rappeler que la Côte d’Ivoire attire aujourd’hui de nombreux investisseurs grâce aux importantes découvertes pétrolières réalisées ces dernières années. Le pays bénéficie également d’un environnement économique et politique relativement stable, favorable aux affaires.

Toutefois, notre industrie pétrolière est encore en phase de construction. Historiquement, le secteur a été dominé par des acteurs internationaux, en raison des besoins considérables en capitaux, en technologies et en expertise.

La Côte d’Ivoire a néanmoins pris les devants en adoptant très tôt une loi sur le contenu local. Cette réglementation vise à permettre aux entreprises ivoiriennes de bénéficier des retombées économiques générées par l’exploitation des ressources pétrolières.

L’un des aspects les plus intéressants de cette démarche est qu’elle a été élaborée en concertation avec les acteurs privés. Les entreprises locales ont pu identifier les activités qu’elles étaient capables d’exécuter et contribuer ainsi à la définition des différentes catégories d’activités.

Aujourd’hui, certaines activités sont exclusivement réservées aux entreprises nationales, tandis que d’autres nécessitent encore des partenariats avec des sociétés internationales. À mesure que les entreprises ivoiriennes gagneront en expérience et en compétences, de nouvelles activités pourront progressivement leur être confiées.

C’est dans cette logique qu’a été créé le GESPETROGAZ-CI, le Groupement des entreprises de services pétroliers et gaziers de Côte d’Ivoire, qui joue un rôle d’interface entre les entreprises locales et les autorités publiques.

La marge de progression reste considérable, d’autant plus que la Côte d’Ivoire a eu l’avantage d’anticiper ces enjeux avant même l’accélération des découvertes majeures.

À l’échelle africaine, le développement de l’industrie pétrolière reste fortement dépendant des acteurs internationaux. Comment les pays africains peuvent-ils mieux capter la valeur issue de leurs ressources pétrolières ?

Le secteur pétrolier est, par nature, extrêmement capitalistique. Or, l’un des principaux défis de l’Afrique demeure l’accès au financement.

Certains pays ont réussi à développer de véritables champions nationaux, notamment le Nigeria, l’Angola ou encore l’Algérie. Nous devons nous inspirer de ces expériences et favoriser davantage la coopération entre pays africains.

Lorsque nous parlons de coopération, il ne s’agit pas uniquement des États. Les acteurs privés doivent également intensifier leurs échanges afin de partager les bonnes pratiques, les technologies et les opportunités d’affaires.

C’est dans cet esprit que nous avons lancé une plateforme panafricaine permettant d’interconnecter les entreprises de services pétroliers du continent. Cette initiative facilite le partage d’informations sur les appels d’offres, les innovations et les opportunités de partenariat.

Nous avons été agréablement surpris par le niveau de compétence de nombreux acteurs africains rencontrés, du Mozambique à l’Algérie. Il existe déjà de véritables champions africains qu’il faut davantage valoriser.

L’autre enjeu majeur concerne le financement. Nous attendons beaucoup de la future Banque africaine de l’énergie, ainsi que de la capacité des institutions financières africaines à développer des solutions adaptées aux besoins du secteur.

Dans un contexte où les financements internationaux se raréfient pour les projets liés aux hydrocarbures, les banques africaines doivent innover afin de soutenir une industrie qui demeure essentielle au développement économique du continent.

En tant que président du GESPETROGAZ-CI, quels sont les principaux obstacles que rencontrent les entreprises ivoiriennes du secteur pétrolier ?

Le premier défi reste incontestablement l’accès au capital.

Il ne s’agit pas seulement de l’accès au crédit, mais également du coût du financement. Les entreprises africaines sont souvent en concurrence avec des groupes internationaux qui bénéficient de conditions de financement beaucoup plus avantageuses.

Lorsque deux entreprises achètent les mêmes équipements auprès des mêmes fournisseurs, mais que l’une emprunte à 15 % et l’autre à 4 %, l’écart de compétitivité est considérable dès le départ.

Les entreprises locales sont également confrontées à des avances de démarrage insuffisantes, à des délais de paiement particulièrement longs et à des appels d’offres souvent trop vastes pour être accessibles à des PME nationales.

À cela s’ajoute la question du capital humain. Même si la Côte d’Ivoire dispose de nombreux talents, le secteur souffre encore d’un déficit de compétences spécialisées. Les besoins en formation restent importants pour accompagner la croissance rapide de l’industrie.

Enfin, la structuration des entreprises constitue un enjeu essentiel. Le GESPETROGAZ-CI accompagne ses membres dans l’amélioration de leur gouvernance, de leur organisation et de leurs pratiques contractuelles.

Nous constatons régulièrement que certaines entreprises perdent de la valeur faute d’une bonne négociation de leurs contrats. Le renforcement des capacités managériales et juridiques est donc un facteur clé de compétitivité.

Vous êtes engagé sur les questions de contenu local en Côte d’Ivoire. Quelle est votre vision pour le développement du contenu local en Afrique ?

Notre vision repose avant tout sur une meilleure coopération entre les acteurs privés africains.

Les États dialoguent déjà entre eux, ce qui est positif. Mais le secteur privé doit également se connecter davantage afin de créer des synergies concrètes.

C’est dans cette perspective que nous avons lancé l’initiative Rising African Content, qui rassemble des entrepreneurs issus de plusieurs pays producteurs de pétrole. Cette plateforme permet aux entreprises africaines de partager leurs expériences, leurs opportunités d’affaires et leurs compétences.

L’objectif est simple : lorsqu’un opérateur recherche une expertise, son premier réflexe devrait être de vérifier si cette compétence existe déjà en Afrique avant de se tourner vers l’extérieur.

Nous plaidons également pour l’introduction d’un principe de « préférence africaine » dans les législations sur le contenu local. Concrètement, lorsqu’aucune entreprise nationale n’est en mesure de répondre à un besoin donné, la priorité devrait être accordée à une entreprise africaine avant d’envisager le recours à un prestataire hors du continent.

Cette approche permettrait d’accélérer l’intégration économique africaine et de renforcer la capacité des entreprises du continent à capter une part plus importante de la valeur créée par l’exploitation de leurs ressources naturelles.

Propos recueillis par Daniel DJAGOUE

Source : www.financialafrik.com

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Afreximbank : Emmanuel Assiak nommé Directeur général du FEDA pour accélérer les investissements stratégiques en Afrique.

Le Fonds de développement des exportations en Afrique (FEDA), la plateforme d’investissement à impact de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), a annoncé la nomination d’Emmanuel Assiak au poste de Directeur général. Officialisée le 2 juin 2026, cette décision prend effet rétroactivement au 15 décembre 2025.

Cette nomination intervient à un moment clé pour le FEDA, qui intensifie ses interventions afin de soutenir l’industrialisation du continent, renforcer les capacités d’exportation des économies africaines et mobiliser davantage de capitaux au profit des secteurs stratégiques.

Un acteur clé de la croissance et de la transformation économique africaine

Créé par Afreximbank, le FEDA a pour mission de combler le déficit de financement auquel sont confrontées de nombreuses entreprises africaines et de favoriser l’émergence d’industries capables de créer de la valeur ajoutée localement.

Dans un contexte marqué par des besoins croissants en investissements productifs et par une importante fuite des capitaux hors du continent, le Fonds joue un rôle de plus en plus important dans le financement de projets structurants destinés à renforcer la compétitivité des économies africaines.

La nomination d’Emmanuel Assiak s’inscrit ainsi dans une stratégie visant à consolider les acquis du Fonds et à accélérer son déploiement à travers le continent.

Un spécialiste du capital-investissement à la tête du Fonds

Fort de plus de trente années d’expérience dans les services financiers, dont près de vingt ans dans le capital-investissement, Emmanuel Assiak dispose d’une solide expertise en matière de structuration financière, de mobilisation de capitaux et de gestion d’investissements.

Au cours de sa carrière, il a piloté de nombreuses opérations de financement en Afrique et accompagné des projets dans des secteurs variés, contribuant au développement de plusieurs entreprises à fort potentiel.

Membre de l’équipe fondatrice du FEDA, il a joué un rôle déterminant dans la création des plateformes d’investissement du Fonds ainsi que dans la constitution de son portefeuille d’actifs. Après avoir occupé le poste de directeur des investissements pendant plus de six ans, il assurait la direction générale par intérim depuis novembre 2025.

Un parcours marqué par la finance et l’investissement

Avant de rejoindre le FEDA en 2019, Emmanuel Assiak a exercé les fonctions de vice-président et associé principal au sein d’African Capital Alliance, l’une des principales sociétés de capital-investissement du continent.

Il a également occupé plusieurs postes de responsabilité dans le secteur bancaire nigérian, notamment au sein de Zenith Bank et de Continental Trust Bank, aujourd’hui intégrée au groupe UBA.

Sur le plan académique, il est titulaire d’un MBA de la Manchester Business School et diplômé en économie des universités de Lagos et de Cross River State. Il est également Fellow de l’Institut des experts-comptables du Nigéria.

Accélérer l’industrialisation et le commerce africain

Le président d’Afreximbank, George Elombi, a salué cette nomination, estimant qu’elle permettra au FEDA de poursuivre sa mission de mobilisation d’investissements stratégiques au service de l’industrialisation, de la création de valeur et du développement du commerce intra-africain.

De son côté, Emmanuel Assiak a affirmé sa volonté de renforcer l’impact du Fonds en attirant davantage de capitaux vers les secteurs industriels et exportateurs. Son ambition est également de contribuer à l’intégration économique du continent en soutenant des projets capables de stimuler la transformation structurelle des économies africaines.

À travers cette nomination, le FEDA entend poursuivre son positionnement comme un acteur majeur du financement du développement en Afrique, au moment où le continent cherche à accélérer son industrialisation et à renforcer sa souveraineté économique.

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CAN U17 2026 : le Sénégal sacré champion d’Afrique au terme d’une finale haletante.

Le Sénégal a remporté la Coupe d’Afrique des Nations U17 2026 en s’imposant face à la Tanzanie au terme d’une finale particulièrement disputée, conclue par une séance de tirs au but après un match marqué par l’intensité, la rigueur tactique et une forte tension émotionnelle.

Dans une rencontre équilibrée de bout en bout, les deux sélections ont livré une bataille acharnée pour tenter de décrocher le titre continental. Malgré plusieurs situations offensives de part et d’autre, aucune équipe n’est parvenue à prendre l’avantage durant le temps réglementaire, témoignant de la solidité défensive et de l’engagement affichés sur le terrain.

Une finale fermée et indécise jusqu’au bout

Face à une équipe tanzanienne disciplinée et déterminée, les Lionceaux ont dû faire preuve de patience et de maturité. Les jeunes Sénégalais se sont heurtés à un adversaire qui a su résister à leurs offensives tout en se montrant dangereux dans les phases de transition.

Au fil des minutes, la pression est montée d’un cran, chaque erreur pouvant être décisive dans une finale où les marges étaient extrêmement réduites. Les deux formations ont continué à se neutraliser jusqu’au coup de sifflet final, repoussant l’issue du match à l’épreuve des tirs au but.

Le sang-froid sénégalais fait la différence

Dans cet exercice toujours redouté, les jeunes Sénégalais ont démontré une remarquable maîtrise mentale. Plus précis et plus efficaces face au but, ils ont su convertir leurs tentatives avec sang-froid tandis que la Tanzanie a fini par céder sous la pression.

Cette réussite a permis au Sénégal de décrocher un nouveau titre continental dans les catégories de jeunes, confirmant la qualité du travail de formation entrepris depuis plusieurs années au sein du football sénégalais.

Une génération prometteuse récompensée

Au coup de sifflet final, l’émotion a envahi les joueurs, les membres du staff et les supporters venus accompagner cette aventure. Entre larmes de joie, accolades et célébrations, chacun mesurait l’importance de cet accomplissement pour le football sénégalais.

Ce sacre vient couronner le parcours remarquable d’une génération qui s’est distinguée tout au long du tournoi par sa discipline, sa solidité collective et sa capacité à répondre présente dans les moments décisifs.

Le Sénégal confirme sa place parmi les références du football africain

Au-delà du trophée, cette victoire illustre la progression constante du football sénégalais dans les compétitions de jeunes. Depuis plusieurs années, le pays multiplie les performances sur la scène continentale et internationale, aussi bien chez les seniors que dans les catégories de formation.

En remportant la CAN U17 2026, les Lionceaux renforcent encore davantage la réputation du Sénégal comme l’un des principaux viviers de talents du continent. Un succès qui nourrit également l’espoir de voir émerger une nouvelle génération capable de porter les ambitions du pays sur les plus grandes scènes du football mondial dans les années à venir.

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Mondial 2026 : les dix nations africaines qualifiées et les hommes chargés de porter leurs ambitions.

Mondial 2026 : les dix nations africaines qualifiées et les hommes chargés de porter leurs ambitions

Avec l’élargissement de la Coupe du monde à 48 équipes, l’Afrique sera représentée par dix sélections lors de l’édition 2026 qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Le continent sera défendu par le Maroc, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, l’Égypte, l’Algérie, le Ghana, la Tunisie, l’Afrique du Sud, le Cap-Vert et la République démocratique du Congo.

Au-delà des performances sportives, cette édition met également en lumière les choix stratégiques opérés par les différentes fédérations africaines. Certaines ont choisi de faire confiance à des techniciens du continent ou issus de leur diaspora, tandis que d’autres ont privilégié des profils expérimentés venus d’Europe afin de renforcer leurs ambitions sur la scène mondiale.

Maroc : Mohamed Ouahbi dans les pas de la génération historique

Après l’ère Walid Regragui, artisan de l’exploit historique des Lions de l’Atlas lors du Mondial 2022, le Maroc a confié son destin à Mohamed Ouahbi. Nommé en mars 2026, le technicien maroco-belge s’est forgé une solide réputation dans la formation des jeunes talents, notamment à la tête de la sélection marocaine des moins de 20 ans.

Sa mission est particulièrement exigeante : maintenir le Maroc parmi les grandes nations du football mondial après la demi-finale historique disputée au Qatar.

Sénégal : Pape Thiaw, la continuité d’une ambition nationale

Ancien international sénégalais, Pape Thiaw incarne la promotion des compétences locales. Déjà entré dans l’histoire du football sénégalais grâce à son sacre au Championnat d’Afrique des nations (CHAN) 2022 avec la sélection locale, il dirige désormais une équipe nationale riche en talents.

Porté par des cadres comme Sadio Mané, Kalidou Koulibaly et Nicolas Jackson, le Sénégal nourrit l’ambition de franchir un nouveau palier sur la scène mondiale.

Côte d’Ivoire : Emerse Faé, de sélectionneur intérimaire à héros national

L’histoire d’Emerse Faé reste l’une des plus marquantes du football africain récent. Appelé à la tête des Éléphants en pleine Coupe d’Afrique des nations 2024, dans un contexte de forte pression, l’ancien international ivoirien a réussi l’exploit de conduire son pays jusqu’au sacre continental.

Cette performance lui a permis d’être confirmé à la tête de la sélection ivoirienne, désormais attendue au plus haut niveau lors de la Coupe du monde.

Égypte : Hossam Hassan, une légende au service des Pharaons

Figure emblématique du football égyptien, Hossam Hassan demeure le meilleur buteur de l’histoire des Pharaons. Après une carrière exceptionnelle sur les terrains, il poursuit son parcours sur les bancs de touche.

Avant de prendre les commandes de la sélection nationale, il a notamment dirigé plusieurs clubs majeurs du football égyptien, dont Zamalek, Al-Masry, Pyramids FC et Al-Ittihad Alexandrie.

Algérie : Vladimir Petkovic, l’expérience européenne

Pour encadrer les Fennecs, la Fédération algérienne a misé sur l’expérience de Vladimir Petkovic. Le technicien bosno-suisse s’est notamment illustré à la tête de la Suisse, qu’il a conduite jusqu’aux quarts de finale de l’Euro 2020 après un succès retentissant face à la France.

Son parcours comprend également une Coupe d’Italie remportée avec la Lazio Rome en 2013, preuve de son expérience au plus haut niveau.

Ghana : Carlos Queiroz, un technicien au parcours mondial

Le Ghana a choisi de s’appuyer sur l’un des entraîneurs les plus expérimentés du football international. Nommé en avril 2026, Carlos Queiroz possède un parcours impressionnant qui l’a conduit sur plusieurs continents.

Ancien sélectionneur du Portugal, de l’Iran, de l’Égypte et de la Colombie, il a également dirigé le Real Madrid et occupé le poste d’adjoint à Manchester United. Son palmarès comprend notamment deux titres de champion du monde U20 remportés avec le Portugal.

Tunisie : Sabri Lamouchi pour relancer les Aigles de Carthage

La Tunisie a confié sa sélection à Sabri Lamouchi au début de l’année 2026. Le technicien franco-tunisien connaît bien le football africain pour avoir déjà dirigé la Côte d’Ivoire lors de la Coupe du monde 2014.

Son expérience s’est également construite dans plusieurs championnats européens et au Moyen-Orient, notamment à Rennes, Nottingham Forest, Cardiff City et dans plusieurs clubs du Golfe.

Afrique du Sud : Hugo Broos, le vétéran des grandes compétitions

Parmi les sélectionneurs africains qualifiés pour le Mondial, Hugo Broos figure parmi les plus titrés. Le technicien belge a marqué l’histoire en offrant au Cameroun la Coupe d’Afrique des nations 2017.

Plus récemment, il a conduit l’Afrique du Sud à une remarquable troisième place lors de la CAN 2023. Son parcours en club est également riche, avec plusieurs titres de champion de Belgique remportés avec le Club Bruges et Anderlecht.

Cap-Vert : Bubista, l’homme de la première historique

Pedro Leitão Brito, plus connu sous le nom de Bubista, est devenu une figure incontournable du football cap-verdien. À la tête de la sélection depuis 2020, il a mené les Requins Bleus vers leur toute première qualification pour une Coupe du monde.

Cette réussite s’inscrit dans la continuité du parcours remarquable réalisé lors de la CAN 2023, où le Cap-Vert avait atteint les quarts de finale.

RDC : Sébastien Desabre, un spécialiste du football africain

La République démocratique du Congo s’appuie sur l’expertise de Sébastien Desabre, l’un des techniciens européens les plus familiers du football africain.

Passé notamment par l’ASEC Mimosas, Coton Sport, l’Espérance de Tunis, le Wydad Casablanca, la sélection ougandaise et Pyramids FC, le technicien français a progressivement redonné une dimension continentale aux Léopards. Après avoir conduit la RDC à la quatrième place de la CAN 2023, il a réussi à ramener la sélection congolaise sur la scène mondiale en décrochant sa qualification pour la Coupe du monde 2026.

Entre expertise locale et expérience internationale

La présence de ces dix sélectionneurs illustre la diversité des stratégies adoptées par les fédérations africaines. Entre techniciens locaux, anciens internationaux reconvertis, entraîneurs issus de la diaspora et spécialistes étrangers aguerris, l’Afrique abordera le Mondial 2026 avec une richesse de profils rarement observée dans son histoire.

Une diversité qui reflète les ambitions grandissantes du continent, déterminé à franchir un nouveau cap et à s’imposer durablement parmi les grandes puissances du football mondial.

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Semaine africaine de l’UNESCO : la RDC met en avant la gouvernance de l’eau comme enjeu stratégique pour l’Afrique.

Du 19 au 22 mai, le siège de l’UNESCO à Paris a accueilli une nouvelle édition de la Semaine africaine, un rendez-vous consacré au dialogue entre États, institutions internationales, chercheurs, partenaires techniques et jeunes autour des grandes priorités du continent.

Placée cette année sous le thème « L’eau, un levier de paix, de développement durable et d’intégration régionale », cette rencontre a mis en lumière les enjeux liés à la gestion des ressources hydriques dans un contexte marqué par les défis climatiques, démographiques et économiques.

Une participation de haut niveau de la République démocratique du Congo

Présidente de cette édition, la République démocratique du Congo a marqué sa présence par une délégation de haut niveau conduite par la Première ministre Judith Suminwa, accompagnée notamment de membres du gouvernement en charge des Affaires étrangères et de l’Éducation nationale et de la Nouvelle citoyenneté.

Lors de l’ouverture officielle, la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba, a insisté sur la nécessité de renforcer la coopération régionale face aux enjeux liés à l’accès à l’eau potable et à l’assainissement. Elle a souligné l’impact direct de ces questions sur la santé publique, l’éducation, la sécurité alimentaire et la stabilité sociale.

Elle a plaidé pour une approche concertée et durable de la gouvernance de l’eau, estimant que sa gestion constitue un levier central de prévention des crises et de consolidation de la paix sur le continent.

Le Bassin du Congo, un atout stratégique majeur

Avec une part importante des ressources en eau douce du continent, notamment à travers le Bassin du Congo, deuxième plus vaste bassin fluvial au monde, la République démocratique du Congo occupe une position stratégique dans les équilibres hydriques africains et mondiaux.

Ce potentiel naturel confère au pays à la fois une responsabilité majeure et une opportunité de se positionner comme un acteur central des solutions environnementales et climatiques, en cohérence avec les ambitions de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

Dans cette perspective, les autorités congolaises ont réaffirmé leur engagement en faveur d’une gestion intégrée et durable des ressources en eau, en renforçant la coopération avec les partenaires internationaux et les institutions spécialisées.

L’UNESCO, partenaire clé des politiques de développement durable

Au cours de cette Semaine africaine, l’UNESCO a réitéré son engagement en faveur de l’Afrique, considérée comme une priorité stratégique de son action. L’organisation a mis en avant le rôle essentiel de la science, de l’innovation et de la coopération internationale dans la recherche de solutions durables aux défis liés à l’eau.

L’événement a également servi de plateforme d’expression pour les jeunes, dont les contributions ont enrichi les échanges en apportant des perspectives nouvelles et des approches innovantes.

Une dynamique de coopération renforcée

Pour la République démocratique du Congo, cette participation s’inscrit dans une volonté de consolider son positionnement comme acteur engagé des grandes questions globales, notamment celles liées à l’environnement et au développement durable.

En collaboration avec l’UNESCO et les partenaires techniques et financiers, le pays entend transformer ses ressources naturelles en leviers de développement inclusif, au service des populations africaines et de la stabilité régionale.