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Burkina Faso : une rizerie de 100 tonnes par jour inaugurée à Bagré.

Le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a inauguré mardi une rizerie d’une capacité de traitement de 100 tonnes de riz paddy par jour à Bagré, dans le Centre-Est du pays. Financée sur les ressources propres de l’État, l’infrastructure est gérée par la société publique Faso Agropôles (SOFA).

Inscrite dans le cadre de l’Offensive agropastorale, hydraulique et halieutique 2026-2028, cette unité dispose d’une chaîne complète de transformation, du nettoyage du riz paddy au conditionnement du riz blanc.

Elle doit notamment permettre de valoriser les stocks de riz achetés auprès des producteurs locaux, d’améliorer les débouchés commerciaux et de renforcer la transformation agricole nationale.

Lors de l’inauguration, le chef du gouvernement a souligné que l’autosuffisance alimentaire constituait un enjeu de souveraineté nationale. Il a appelé les populations à préserver l’infrastructure et confié à la SOFA la responsabilité d’en assurer l’exploitation durable.

Le Premier ministre a également annoncé l’installation prochaine d’autres unités industrielles dans plusieurs régions, afin d’accélérer la transformation locale des produits agricoles et de consolider la sécurité alimentaire du Burkina Faso.

Francis Kere ©️ Lars Borges 360x320

Las Vegas : l’architecte burkinabè Francis Kéré signe un futur musée d’art au cœur du désert

À Las Vegas, aux États-Unis, le futur Las Vegas Museum of Art (LVMA) ambitionne de renforcer la place de la culture dans une ville mondialement connue pour son industrie touristique et ses divertissements. Imaginé par l’architecte burkinabè Francis Kéré, le projet mise sur une architecture durable, inspirée des paysages désertiques et pensée pour favoriser les rencontres entre l’art et le public.

Le Las Vegas Museum of Art doit devenir le premier musée d’art indépendant de la ville. D’une superficie d’environ 5 500 m², l’établissement s’inscrit dans une ambition portée par Elaine Wynn et développée en collaboration avec le Los Angeles County Museum of Art (LACMA). Il entend élargir l’offre culturelle locale, encourager la découverte artistique et faciliter l’accès aux œuvres pour les habitants comme pour les visiteurs.

Une architecture inspirée du désert de Mojave

Implanté à Symphony Park, le futur musée prendra place sur un site marqué par plusieurs strates de l’histoire locale, notamment le patrimoine ferroviaire de l’Union Pacific et les terres ancestrales du peuple Paiute du Sud.

Pour concevoir le bâtiment, Francis Kéré puise son inspiration dans les paysages du désert de Mojave et de la Vallée de Feu. La façade, composée de pierre locale, doit reprendre les nuances chaudes des formations rocheuses environnantes. Au-delà de sa dimension esthétique, ce choix architectural vise également à tenir compte des contraintes climatiques et de l’exposition au soleil.

L’édifice s’inscrit dans l’approche défendue par l’architecte, lauréat du prix Pritzker en 2022, qui privilégie l’adaptation au climat, le choix des matériaux et le dialogue entre construction et environnement. Le projet cherche ainsi à concilier identité du lieu, confort des visiteurs et préoccupations environnementales.

Un musée conçu comme un espace de rencontre

Le programme architectural prévoit deux niveaux consacrés aux expositions, installés au-dessus d’un hall modulable ouvert sur une vaste place extérieure, prolongée par un parc de sculptures. Pensée comme un grand porche, cette esplanade doit offrir un lieu de rassemblement accessible au public, protégé du soleil par un large auvent et par le retrait du rez-de-chaussée.

Les façades vitrées renforceront la relation entre le bâtiment et son environnement. Cette transparence doit contribuer à rendre le musée plus accueillant, y compris pour les personnes peu familières des institutions artistiques.

À l’intérieur, un escalier monumental baptisé « escalier du canyon » constituera l’un des éléments centraux du projet. Sa structure en béton aux tonalités rouges évoquera les formes du paysage désertique et jouera également un rôle dans la stabilité de l’édifice. Une vaste verrière permettra, quant à elle, de diffuser une lumière naturelle indirecte dans les galeries supérieures.

Francis Kéré poursuit son dialogue entre architecture et identité culturelle

Avec le LVMA, Francis Kéré prolonge une démarche architecturale qui associe les références culturelles, les réalités climatiques et les usages quotidiens. Le musée est pensé non seulement comme un lieu d’exposition, mais aussi comme un espace de circulation, de partage et de découverte.

Pour Las Vegas, l’enjeu dépasse la construction d’un nouvel équipement culturel. Le projet entend contribuer à diversifier l’image de la ville, soutenir l’éducation artistique et stimuler la créativité locale, tout en inscrivant davantage les arts dans la vie urbaine.

À travers cette réalisation, l’architecte burkinabè apporte sa signature à un projet qui ambitionne de rapprocher l’art, les habitants et le paysage, dans un environnement où les défis climatiques occupent une place centrale.

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Burkina Faso : Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo appelle à renforcer la souveraineté informationnelle de l’Afrique.

Le Premier ministre burkinabè Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a appelé, mercredi à Ouagadougou, les pays africains à renforcer leur souveraineté informationnelle en développant leur capacité à produire, vérifier et diffuser leurs propres contenus. Il s’exprimait à l’ouverture de la 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO).

Représentant le président Ibrahim Traoré à cette rencontre, le chef du gouvernement a fait de la maîtrise du récit national et continental un enjeu majeur dans un environnement médiatique marqué par la multiplication des sources d’information et des stratégies d’influence.

« L’Afrique doit désormais apprendre à parler d’elle-même », a déclaré Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, estimant que les États africains doivent être en mesure de raconter leur histoire, d’expliquer leurs choix et de faire connaître leurs réalités à travers leurs propres productions médiatiques.

Selon lui, la capacité à maîtriser l’information constitue désormais une composante de la souveraineté. Il a notamment insisté sur la nécessité de renforcer les compétences permettant de produire une information fiable, de vérifier les contenus et de lutter contre les manipulations.

Cette réflexion est au cœur de la 15e édition des UACO, placée sous le thème : « Dans un contexte de guerre communicationnelle, quelles attitudes et aptitudes pour les acteurs de l’information et de la communication en Afrique ? » La rencontre réunit des professionnels et acteurs du secteur autour des mutations de l’espace informationnel, de la désinformation et des stratégies d’influence.

Le président de la Commission nationale de la Confédération des États du Sahel (AES) et parrain de l’événement, Bassolma Bazié, a pour sa part dénoncé ce qu’il considère comme une utilisation de l’information à des fins de déstabilisation contre les pays membres de l’organisation sahélienne.

Il a notamment accusé certains acteurs de chercher à « dénigrer, désinformer, manipuler » et à « intoxiquer » l’opinion publique au sujet des États de l’AES.

De son côté, le ministre burkinabè chargé de la Communication, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a appelé les participants à réfléchir à des réponses adaptées aux transformations du secteur. Il a insisté sur la nécessité de préserver l’intégrité, la crédibilité et la responsabilité des professionnels de l’information et de la communication.

À travers ces échanges, les UACO entendent ainsi nourrir la réflexion sur l’évolution du paysage médiatique africain et sur les moyens dont disposent les professionnels pour répondre aux nouveaux défis liés à la circulation de l’information, à la désinformation et aux rapports de force communicationnels.

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ONU – BURKINA FASO : Guterres souligne l’importance des priorités nationales.

En marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Secrétaire général de l’ONU et le chef de la diplomatie burkinabè ont tenu une séance de travail stratégique. Au cœur des échanges : la sécurité au Sahel, le financement climatique et la sous-représentation chronique de l’Afrique dans les instances décisionnelles internationales.
L’agenda diplomatique de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies a été marqué par une rencontre bilatérale de haut niveau entre le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, et le ministre burkinabè des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, Karamoko Jean Marie Traoré. Cette audience, qui s’est tenue le 28 septembre au siège de l’organisation à New York, a permis de passer au crible les grands axes du partenariat entre l’ONU et le Burkina Faso, dans un contexte régional en pleine mutation.

Un partenariat onusien inféodé aux priorités de Ouagadougou

Selon le compte rendu officiel transmis par la diplomatie burkinabè, Antonio Guterres a formellement réaffirmé la doctrine d’intervention des Nations Unies à Ouagadougou. Le Secrétaire général a souligné que le programme d’action de l’ONU au Burkina Faso est strictement aligné sur les priorités souveraines définies par les autorités nationales de transition. Cette clarification intervient alors que le pays fait face à des défis humanitaires et sécuritaires complexes, exigeant une coordination sans faille entre les agences onusiennes sur le terrain et l’exécutif burkinabè.
Le ministre Traoré a, pour sa part, salué l’engagement opérationnel de l’ONU sur le territoire national. Il a profité de cette tribune pour adresser ses « vives et sincères félicitations » à Antonio Guterres, saluant l’héritage politique et institutionnel qu’il s’apprête à léguer au terme de son mandat de dix ans à la tête de l’organisation mondiale.

Le réquisitoire de Guterres contre l’asymétrie financière et politique mondiale

L’entretien a également pris une dimension continentale, les deux hommes ayant longuement statué sur la place de l’Afrique dans l’architecture multilatérale de demain. Antonio Guterres s’est montré particulièrement incisif sur la nécessité de corriger les injustices historiques qui frappent le continent :
  • Réforme du Conseil de sécurité : Le patron de l’ONU a de nouveau dénoncé la sous-représentation flagrante de l’Afrique au sein de l’organe décisionnel suprême des Nations Unies, appelant à une refonte de sa composition.
  • Gouvernance économique : Guterres a exigé une restructuration des instances dirigeantes des institutions de Bretton Woods (Fonds monétaire international et Banque mondiale) pour donner une voix équitable aux économies africaines.
  • Étranglement financier : Le Secrétaire général a pointé du doigt l’insoutenabilité de la dette publique qui asphyxie le développement africain, couplée à l’insuffisance chronique des financements internationaux dédiés à l’adaptation au changement climatique.

Sahel : Ouagadougou fustige l’instrumentalisation de la crise sécuritaire

Le volet le plus politique de la rencontre a porté sur la situation géopolitique au Sahel. Face à Antonio Guterres, Karamoko Jean Marie Traoré a opposé une fin de non-recevoir aux analyses occidentales de la crise, dénonçant avec vigueur des discours « tronqués » et déconnectés des réalités du terrain.
Le chef de la diplomatie burkinabè a vigoureusement défendu l’approche de la Confédération des États du Sahel (AES), l’alliance stratégique qui regroupe le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Selon lui, les pays membres de l’AES ont réussi à poser un diagnostic endogène et précis de leurs difficultés sécuritaires. Le ministre Traoré est allé plus loin en affirmant que la crise sécuritaire sahélienne était désormais délibérément convertie en « un instrument de politique étrangère pour certains États » tiers, visant à déstabiliser la région ou à y maintenir des sphères d’influence.
Cette rencontre de haut niveau réaffirme la volonté du Burkina Faso de maintenir des canaux diplomatiques constructifs avec le sommet des Nations Unies, tout en réitérant sa ligne de conduite souverainiste et sa rupture avec les grilles de lecture géopolitiques traditionnelles.
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Ouagadougou franchit un cap historique : RAFFINOR-BF, la première raffinerie d’or du pays est inaugurée.

Ouagadougou franchit un cap historique : la première raffinerie d’or du pays est inaugurée
Le Burkina Faso franchit une nouvelle étape dans sa politique de transformation locale de l’or. Le président Ibrahim Traoré a inauguré, ce lundi 28 septembre 2026 à Ouagadougou, RAFFINOR-BF, la première raffinerie d’or du pays. L’investissement, estimé à 11 milliards de FCFA, soit environ 18 millions de dollars, doit permettre au pays de mieux valoriser ses ressources en retenant la valeur ajoutée sur son propre sol.
Longtemps cantonné au rôle d’exportateur de métal brut, le Burkina Faso s’offre désormais les moyens de sa souveraineté minière. Érigée sur une superficie de cinq hectares au cœur du quartier de Ouaga 2000, l’usine RAFFINOR-BF concrétise la volonté des autorités de la Transition de rompre avec l’ancien modèle d’exploitation. « L’or des Burkinabè doit briller pour les Burkinabè », a martelé le chef de l’État lors de la coupure du ruban symbolique, marquant le lancement officiel des activités de ce complexe industriel de pointe.

Une capacité de production d’envergure industrielle

Portée par la Société nationale des substances précieuses (SONASP) en partenariat avec des investisseurs privés nationaux, la nouvelle infrastructure affiche des ambitions techniques particulièrement élevées.
Dans sa première phase d’exploitation, l’usine est calibrée pour traiter entre 164 et 167 tonnes d’or par an, soit un rythme de traitement quotidien d’environ 400 kilogrammes de matière brute. À terme, la phase 2 devrait propulser cette capacité jusqu’à 515 tonnes annuelles. L’usine dispose de technologies de dernière génération capables de raffiner le métal jaune à un taux de pureté maximal de 99,99 %, correspondant aux standards internationaux de l’or fin 24 carats.

Contrôle, traçabilité et lutte contre les flux illicites

Au-delà de l’impact purement comptable sur le produit intérieur brut (PIB), cette usine répond à un enjeu sécuritaire et de gouvernance majeur. En centralisant l’affinage à Ouagadougou, l’État burkinabè entend reprendre la main sur la traçabilité de sa production. L’objectif affiché est de couper l’herbe sous le pied des réseaux de contrebande qui alimentent le marché clandestin et privent le Trésor public de recettes fiscales cruciales.
La certification locale des lingots permettra ainsi d’intégrer le secteur artisanal et semi-mécanisé dans un circuit formel, transparent et plus facilement contrôlable par la direction des mines.

Le défi logistique de l’approvisionnement

Si l’inauguration de RAFFINOR-BF est saluée comme une victoire politique et économique par les observateurs, le plus dur reste à faire : alimenter l’usine de manière régulière. Le secteur minier burkinabè opère dans un contexte sécuritaire complexe qui pèse sur l’exploitation de certains gisements. Les autorités devront rapidement harmoniser les circuits de collecte des comptoirs privés et des mines industrielles pour garantir que l’usine tourne à plein régime et rentabilise au plus vite les 11 milliards de FCFA investis.
Avec cette infrastructure, le Burkina Faso envoie un signal fort au reste du continent africain, s’inscrivant dans la dynamique régionale de transformation locale des matières premières avant toute exportation.

 

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Burkina Faso : FasoSign marque une nouvelle étape dans la dématérialisation de l’administration.

Le Burkina Faso poursuit sa transformation numérique avec le lancement officiel de FasoSign, une plateforme nationale de signature électronique destinée à moderniser le traitement des documents administratifs. La cérémonie de lancement s’est tenue mardi à Ouagadougou sous la présidence du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo.

Mettre fin aux dernières étapes papier

Déjà engagé dans la numérisation de ses services publics, le Burkina Faso entend désormais franchir une nouvelle étape en supprimant certaines procédures nécessitant encore la présence physique de documents.

Jusqu’à présent, certains actes administratifs générés et validés sur des plateformes numériques, notamment les ordres de mission issus de CIM et CIM-EXT, devaient être imprimés afin de recevoir une signature manuscrite avant leur transmission. Cette étape entraînait des déplacements supplémentaires ainsi que des délais et des coûts liés à l’impression et à l’acheminement des documents.

Avec FasoSign, les autorités habilitées pourront désormais signer et authentifier ces documents électroniquement. La plateforme doit ainsi permettre de fluidifier les procédures et de renforcer la continuité de la chaîne numérique au sein de l’administration.

Un outil au service de la modernisation administrative

Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a appelé les ministères et les institutions publiques à accélérer l’adoption de la plateforme. Il souhaite notamment l’élaboration rapide d’un chronogramme de vulgarisation et de déploiement de FasoSign dans les différentes structures de l’État.

Le chef du gouvernement a insisté sur la nécessité de faire de l’outil un élément pleinement intégré au fonctionnement de l’administration, afin d’améliorer la rapidité et la qualité des services publics.

Pour la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo née Sabané, FasoSign constitue une infrastructure nationale destinée à accompagner la transformation numérique du pays.

Vers une administration « zéro papier »

Au-delà de la signature électronique, la plateforme doit contribuer à garantir l’authenticité, l’intégrité et la traçabilité des documents numériques. Elle devrait également réduire les dépenses associées à l’impression, au transport et à l’archivage physique des documents administratifs.

Son déploiement s’inscrit dans les chantiers de transformation digitale prévus à l’horizon 2030, avec notamment l’objectif d’aller vers une administration publique « zéro papier » et de renforcer la dématérialisation des services.

Alors que plus d’une centaine de plateformes numériques sont déjà opérationnelles dans l’administration burkinabè, FasoSign vient compléter cet écosystème en permettant de gérer électroniquement plusieurs étapes du cycle documentaire : production, validation, signature, transmission et conservation.

Le principal enjeu réside désormais dans la généralisation de son utilisation au sein des services publics, afin de traduire cette innovation numérique en gains concrets de temps, de coûts et d’accessibilité pour les usagers.

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Burkina Faso : Bielméra Mining atteint 90 % d’avancement avant les premiers essais.

Le projet minier Bielméra Mining franchit une nouvelle étape dans sa mise en œuvre au Burkina Faso. Présenté comme la première mine populaire du pays reposant majoritairement sur l’actionnariat populaire, le projet affiche un taux d’avancement d’environ 90 %, selon l’Agence pour la Promotion de l’Entrepreneuriat Communautaire (APEC).

Le directeur général de l’APEC, Karim Traoré, s’est rendu sur le site mardi 8 septembre 2026 afin d’évaluer l’état d’avancement du chantier. Située dans la région du Djôrô, l’exploitation devrait entrer dans sa phase d’essais au plus tard au cours de la première semaine d’octobre.

D’une exploitation semi-mécanisée à une unité industrielle

Le projet avait initialement été conçu comme une exploitation semi-mécanisée. Les études réalisées sur le potentiel du gisement ont toutefois conduit à revoir le modèle pour évoluer vers une petite exploitation industrielle.

L’usine actuellement en construction présente une capacité de traitement de 100 tonnes de minerai par jour. Sa réalisation aurait principalement mobilisé des compétences nationales, selon les responsables du projet.

L’installation comprend notamment des équipements de concassage et de broyage, des dispositifs de récupération gravimétrique et chimique ainsi qu’une unité destinée à la fusion.

Le site dispose par ailleurs d’un stock de minerai estimé à plus de 85 000 tonnes.

Les premiers essais attendus en octobre

Le directeur général de Bielméra Mining, Maurice Zongo, a annoncé le lancement prochain des essais techniques de l’usine. Cette phase devrait débuter au plus tard durant la première semaine d’octobre 2026.

Selon les prévisions présentées par la direction, les tests devraient durer entre un et deux mois. Ils précéderont le démarrage de la production commerciale, sous réserve des résultats obtenus durant cette phase.

Un projet axé sur l’actionnariat populaire

Bielméra Mining est présenté par ses promoteurs comme une initiative reposant largement sur la participation des citoyens burkinabè. La direction encourage ainsi les souscripteurs à maintenir leur engagement et à renforcer leur participation au capital du projet.

Pour l’APEC, cette initiative illustre la volonté de développer l’entrepreneuriat communautaire dans plusieurs secteurs économiques, au-delà de l’agriculture et de l’agroalimentaire. L’Agence souhaite notamment renforcer ses investissements dans le secteur minier afin de diversifier les sources de revenus des entreprises communautaires.

Karim Traoré estime que les retombées sociales du projet sont déjà perceptibles, notamment à travers les emplois générés.

Plus de 100 emplois annoncés

L’APEC prévoit la création de plus d’une centaine d’emplois directs sur le site de Bielméra Mining.

Les responsables locaux suivent également avec attention l’évolution du chantier. Le délégué régional de la SCOOP-CA/APEC, Bonaba Segda, a exprimé sa satisfaction quant à l’avancement des travaux, tandis que le préfet et président de la délégation spéciale de la commune, Aboubacar François Coulibaly, a souhaité une finalisation rapide des infrastructures et leur inauguration dans les meilleurs délais.

L’APEC indique par ailleurs que la première phase de déploiement des entreprises communautaires arrive progressivement à son terme et que les citoyens peuvent encore souscrire aux différents projets proposés.

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Burkina Faso : trois plateformes numériques pour moderniser les services diplomatiques et consulaires.

Le Burkina Faso poursuit la transformation numérique de son administration. Le ministère des Affaires étrangères a officiellement lancé, mercredi à Ouagadougou, trois plateformes destinées à faciliter l’accès aux services protocolaires, diplomatiques et consulaires.

La cérémonie, présidée par le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, s’est tenue en présence de la ministre de la Transition digitale, Aminata Zerbo/Sabane, ainsi que de plusieurs représentants du corps diplomatique. Les ambassades et postes consulaires burkinabè à l’étranger ont également participé à distance.

Des services accessibles en ligne

La première plateforme, le « Portail de la diaspora burkinabè », permettra aux ressortissants vivant à l’étranger de procéder à leur immatriculation et de prendre rendez-vous en ligne pour certaines démarches consulaires.

La deuxième, baptisée « E-Protocole », s’adresse notamment aux ambassades et organisations internationales accréditées au Burkina Faso. Elle doit faciliter les demandes de cartes diplomatiques, d’accès aux salons officiels des aéroports de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso, ainsi que certaines autorisations spéciales.

La troisième plateforme regroupe le site officiel du ministère et ceux de ses 52 missions diplomatiques et postes consulaires. Cette centralisation vise à améliorer la visibilité de l’action diplomatique burkinabè et à faciliter l’accès aux informations officielles.

Accélérer la dématérialisation

Pour Karamoko Jean Marie Traoré, ce lancement constitue une nouvelle étape dans la modernisation des services publics. Le ministre a notamment appelé les représentations diplomatiques à maintenir les plateformes à jour et les usagers à faire part de leurs observations afin d’en améliorer le fonctionnement.

La ministre Aminata Zerbo/Sabane a, de son côté, souligné la fiabilité des outils et encouragé leur appropriation par les utilisateurs.

Le corps diplomatique a également salué cette initiative, présentée comme une avancée dans la simplification des démarches administratives.

À travers ces trois plateformes, le Burkina Faso entend ainsi rapprocher l’administration des citoyens, notamment de sa diaspora, et rendre les services diplomatiques plus accessibles, rapides et adaptés aux usages numériques.

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Burkina Faso : quatre centrales thermiques ajoutent 126,4 MW au parc national.

Le Burkina Faso poursuit le renforcement de ses capacités de production électrique avec la mise en service, en moins d’un mois, de quatre centrales thermiques totalisant 126,4 MW. Les autorités présentent ces nouvelles infrastructures comme un levier important pour améliorer l’approvisionnement en électricité et renforcer la souveraineté énergétique du pays.

Après l’inauguration de la centrale thermique d’urgence de Pabré, le 21 juillet, le ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Yacouba Gouba, a procédé à la mise en service de trois autres installations à Bobo-Dioulasso, Koudougou et Kaya.

Des capacités renforcées à Bobo-Dioulasso

À Bobo-Dioulasso, l’extension de la centrale Bobo II a permis d’ajouter 26,4 MW à la capacité existante, qui passe ainsi de 60 à 86,4 MW. Le projet, réalisé avec l’appui de la BOAD, a nécessité un investissement de 33,893 milliards de FCFA.

Koudougou et Kaya renforcent leur production

À Koudougou, une nouvelle centrale thermique de 25 MW a été inaugurée le 10 août. Construite avec BUTEC Power Generation SA, elle représente un investissement d’environ 15 milliards de FCFA.

Le lendemain, une centrale de même capacité a été mise en service à Kaya, dans le cadre d’un partenariat public-privé de type BOT. Son coût est également estimé à 15 milliards de FCFA.

À ces deux infrastructures s’ajoute la centrale de Pabré, d’une puissance de 50 MW. Réalisée avec Al Ahram Taqa dans le cadre d’un partenariat public-privé, elle dispose de 72 groupes de production pour un investissement d’environ 18 milliards de FCFA.

Un objectif : améliorer l’approvisionnement électrique

Selon le gouvernement, l’entrée en service de ces quatre infrastructures doit contribuer à réduire les déficits de production, stabiliser le réseau national interconnecté et améliorer la continuité de l’alimentation électrique.

Les nouvelles capacités doivent notamment bénéficier aux ménages, aux entreprises et aux zones industrielles, alors que l’accès à une électricité disponible et régulière demeure un enjeu majeur pour l’économie burkinabè.

À travers ces investissements, le Burkina Faso entend ainsi accroître progressivement ses capacités nationales de production et réduire sa dépendance énergétique, avec l’ambition de faire de l’électricité un soutien durable à l’activité économique et au développement industriel.

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Burkina Faso : 840 milliards de FCFA pour accélérer la transformation du secteur agropastoral à l’horizon 2028

Le Burkina Faso s’apprête à renforcer ses investissements dans les secteurs agricole, pastoral, hydraulique et halieutique. Le gouvernement prévoit de mobiliser 839,99 milliards de FCFA pour financer la deuxième phase de l’Offensive agropastorale, hydraulique et halieutique (OAPH) sur la période 2026-2028.

L’annonce a été faite jeudi à l’issue du Conseil des ministres, à l’occasion de la présentation du bilan de la première phase du programme, couvrant la période 2023-2025, et des principales orientations retenues pour la nouvelle programmation.

Le bilan présenté par le ministre d’État, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, fait état de résultats jugés significatifs dans plusieurs filières de production. Fort de ces performances, le gouvernement entend désormais élargir le dispositif et renforcer son impact sur la sécurité alimentaire, l’emploi et les revenus des populations rurales.

Une production céréalière portée à plus de sept millions de tonnes

La première phase de l’OAPH aurait permis au Burkina Faso d’enregistrer une progression notable de sa production agricole. Selon les données communiquées par le gouvernement, la production céréalière a dépassé sept millions de tonnes, permettant d’atteindre un taux de couverture des besoins alimentaires de 124 %.

Plusieurs filières ont également dépassé ou atteint leurs objectifs. En 2025, la production de riz s’est établie à 1 008 737 tonnes, soit 101 % de la cible fixée. Le maïs a enregistré une production de 2 686 531 tonnes, correspondant à 134 % de l’objectif.

Les résultats concernent également d’autres productions. La récolte de pommes de terre a atteint 51 818 tonnes, tandis que la production halieutique s’est établie à 58 476 tonnes de poisson.

Pour les autorités, ces performances traduisent les effets des investissements réalisés dans la production et l’accompagnement des producteurs, dans un contexte où la souveraineté alimentaire constitue une priorité stratégique pour le pays.

Élevage et pastoralisme : renforcer les capacités de production

Le secteur de l’élevage a également bénéficié de mesures spécifiques dans le cadre de la première phase de l’Offensive.

Au total, 30 631 kits de noyaux reproducteurs de petits ruminants ont été distribués aux producteurs. Cette initiative vise notamment à améliorer les capacités de reproduction des cheptels et à renforcer la productivité des élevages.

Parallèlement, 25 062 hectares de zones pastorales modernes ont été aménagés. Ces infrastructures doivent contribuer à une meilleure gestion des ressources pastorales, tout en facilitant la mobilité du bétail et en réduisant les tensions liées à l’accès aux espaces de pâturage.

Ces interventions s’inscrivent dans une volonté plus large de moderniser les systèmes de production et de renforcer la résilience des populations rurales face aux défis économiques, climatiques et sécuritaires.

Plus de 91 000 emplois générés

Au-delà des volumes de production, le gouvernement met également en avant les retombées économiques et sociales du programme.

La mise en œuvre de la première phase de l’OAPH aurait permis de générer 91 027 emplois, dont 26 202 emplois permanents.

Les femmes figurent parmi les principales bénéficiaires, avec 32 009 emplois créés, tandis que 4 724 emplois ont bénéficié à des personnes déplacées internes. Les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ont, pour leur part, bénéficié de 289 emplois.

Cette dimension sociale constitue un axe important de la stratégie gouvernementale, dans un pays confronté à d’importants défis sécuritaires et humanitaires ayant entraîné des déplacements massifs de populations.

Un investissement public de près de 274 milliards de FCFA

La première phase de l’Offensive a été financée à hauteur de 273,99 milliards de FCFA par l’État burkinabè.

Selon le bilan présenté au Conseil des ministres, ces investissements auraient contribué à une croissance annuelle moyenne de 12,13 % du produit intérieur brut agricole. Les revenus des ménages ruraux auraient également progressé de 4,3 % sur la période.

Ces résultats confortent, selon les autorités, la pertinence d’une politique d’investissement public soutenue dans les secteurs productifs, avec l’objectif de renforcer la souveraineté alimentaire et de réduire la dépendance du pays aux importations.

Une deuxième phase élargie à l’hydraulique

Pour la période 2026-2028, le gouvernement entend franchir une nouvelle étape. L’OAPH sera désormais élargie au secteur de l’hydraulique et deviendra l’un des principaux instruments de mise en œuvre du Plan RELANCE 2026-2030.

Cette évolution traduit une volonté de rapprocher les enjeux liés à la production agricole de ceux relatifs à l’accès à l’eau, considérée comme une condition essentielle au développement durable des activités agricoles, pastorales et halieutiques.

La deuxième phase bénéficiera d’une enveloppe prévisionnelle de 839,99 milliards de FCFA, soit un investissement nettement supérieur à celui mobilisé lors du premier cycle.

Huit filières stratégiques au cœur de la nouvelle programmation

Le nouveau programme ciblera en priorité huit filières stratégiques : le riz, le lait, le soja, le sésame, l’arachide, le blé, le manioc et le karité.

L’objectif est de consolider les chaînes de valeur jugées prioritaires pour la sécurité alimentaire, les revenus des producteurs et le développement des exportations.

Le gouvernement prévoit également de renforcer six filières déjà existantes et d’en développer six nouvelles, parmi lesquelles figurent le lapin, la banane plantain, le tournesol, l’ananas, le palmier à huile et le cacao.

Cette diversification doit permettre d’élargir la base productive du pays et de favoriser l’émergence de nouvelles opportunités économiques dans les zones rurales.

125 000 emplois attendus à l’horizon 2028

Les projections gouvernementales affichent des objectifs particulièrement ambitieux pour cette deuxième phase. Le programme devrait permettre d’augmenter de 40 % la production céréalière, tout en maintenant le taux de couverture des besoins alimentaires au-dessus de 120 %.

Le gouvernement table également sur la création de 125 000 emplois au cours de la période 2026-2028.

Ces objectifs traduisent l’ambition de faire de l’agriculture et des secteurs connexes des moteurs de la croissance économique et de l’emploi, notamment pour les jeunes et les femmes.

Un financement intégralement assuré par l’État

Autre particularité annoncée de cette deuxième phase : son financement sera assuré intégralement sur les ressources propres de l’État burkinabè.

Cette décision s’inscrit dans la volonté affichée par les autorités de renforcer leur autonomie financière et de privilégier la mobilisation des ressources nationales pour financer les secteurs considérés comme stratégiques.

Avec près de 840 milliards de FCFA annoncés pour les trois prochaines années, l’OAPH entre ainsi dans une nouvelle phase. Le défi sera désormais de transformer cette mobilisation financière en résultats durables, en consolidant les acquis de la première programmation tout en répondant aux enjeux d’accès à l’eau, de sécurité alimentaire, d’emploi et de développement des territoires ruraux.