Le secteur minier burkinabè affiche des résultats très encourageants pour la première moitié de l’année 2026. Entre la production des installations industrielles et les captages de la filière artisanale, le pays franchit la barre des 55 tonnes d’or suivies et régulées, confirmant le rôle central du métal jaune dans l’économie nationale.
À l’occasion de l’évaluation à mi-parcours de son contrat d’objectifs, le ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, a présenté le bilan des activités extractives au 30 juin 2026. Les chiffres traduisent une dynamique soutenue et une reprise en main progressive des circuits de commercialisation par l’État.
26 tonnes industrielles et une forte poussée de la SONASP
Selon les données officielles, les mines industrielles implantées sur le territoire ont extrait environ 26 tonnes d’or fin au cours des six premiers mois de l’année.
Parallèlement, la Société nationale des substances précieuses (SONASP) a réalisé une progression remarquable dans la formalisation de l’orpaillage en collectant près de 29 tonnes d’or issues de l’exploitation artisanale et semi-mécanisée. Ce résultat d’étape place la SONASP en excellente posture pour atteindre, voire dépasser, son objectif annuel fixé à 45 tonnes.
Traçabilité et application du nouveau Code minier
Afin d’assainir le secteur et de lutter efficacement contre les circuits frauduleux d’exportation, le gouvernement poursuit le déploiement des réformes prévues par le nouveau Code minier :
- Organisation du secteur artisanal : Création de neuf nouvelles coopératives minières artisanales.
- Aménagement des sites : Délimitation de quatre couloirs d’exploitation encadrés.
- Contrôle renforcé : Intensification des opérations de pesée, de traçabilité et de suivi de la production sur l’ensemble du territoire.
Un taux d’exécution ministériel supérieur à 60 %
Lors de la session d’évaluation, le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a salué les progrès accomplis en précisant que le taux global d’exécution du contrat d’objectifs du ministère de l’Énergie, des Mines et des Carrières s’élevait à 61,7 % au 30 juin 2026.
Qualifiant ce bilan de « globalement satisfaisant », le ministre Yacouba Zabré Gouba s’est engagé à accélérer le rythme des réformes au second semestre pour consolider la souveraineté de l’État sur ses ressources minières et énergétiques.

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