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Gambie : Aliko Dangote annonce un investissement de 2 milliards de dollars pour renforcer la sécurité énergétique.

La Gambie s’apprête à franchir une nouvelle étape dans le développement de son secteur énergétique. En marge des réunions 2026 du Caucus africain, organisées à Banjul, le président-directeur général du Dangote Group, Aliko Dangote, a annoncé un engagement d’investissement de 2 milliards de dollars destiné à financer deux projets d’envergure : la construction d’une centrale solaire de 250 mégawatts et la mise en place d’un dépôt stratégique de stockage de carburants.

Cette initiative, dévoilée à l’issue d’une audience accordée par le président gambien Adama Barrow à la State House, illustre la volonté des autorités de renforcer durablement les capacités énergétiques du pays tout en consolidant son attractivité auprès des investisseurs africains.

Deux infrastructures majeures pour transformer le secteur énergétique

Selon la présidence gambienne, les investissements porteront sur la réalisation d’un parc solaire de 250 MW et d’un terminal moderne de stockage de produits pétroliers.

Le futur parc solaire devrait augmenter de manière significative la capacité nationale de production d’électricité, réduire la dépendance du pays aux énergies fossiles et accélérer la transition vers un modèle énergétique plus durable. Les autorités espèrent ainsi améliorer l’accès à une électricité plus fiable et plus abordable pour les ménages, les entreprises et les industries.

En parallèle, la création d’un dépôt stratégique de carburants vise à renforcer les capacités nationales de stockage afin de sécuriser l’approvisionnement en produits pétroliers, de limiter les risques de pénuries et de favoriser une meilleure stabilité des prix sur le marché intérieur.

Un partenariat porté par le Dangote Group et First Bank

La rencontre entre le chef de l’État gambien et Aliko Dangote s’est tenue en présence d’Olusegun Alebiosu, directeur général de First Bank Group, partenaire financier du projet.

Les deux parties ont convenu d’engager les démarches nécessaires à la concrétisation de ces investissements, notamment à travers la signature des accords de partenariat, la réalisation des études de faisabilité et la mise en place de mécanismes conjoints chargés du suivi et de l’exécution des projets.

L’objectif est de garantir une mise en œuvre conforme aux standards internationaux et de permettre un démarrage rapide des différentes phases de développement.

Un signal fort pour l’économie gambienne

Le président Adama Barrow a salué cet engagement comme un témoignage de confiance dans la stabilité politique, les réformes économiques et l’amélioration du climat des affaires en Gambie.

Il a assuré que son gouvernement mobiliserait l’ensemble des ministères et des agences compétentes afin de faciliter les procédures administratives et d’accélérer la réalisation des deux infrastructures.

De son côté, Aliko Dangote a réaffirmé la confiance de son groupe dans le potentiel économique de la Gambie et son ambition de contribuer au développement d’infrastructures énergétiques capables de soutenir la croissance du pays sur le long terme.

Un levier pour la transition énergétique et l’intégration économique africaine

Pour les autorités gambiennes, cet investissement constitue une étape majeure de leur stratégie de développement économique. Au-delà du renforcement de la sécurité énergétique nationale, ces projets devraient stimuler l’activité industrielle, améliorer l’attractivité du pays pour les investisseurs et favoriser la création d’emplois.

Ils s’inscrivent également dans une dynamique plus large de promotion des investissements intra-africains, illustrant le rôle croissant des grands groupes du continent dans le financement des infrastructures stratégiques et dans l’accélération de la transition énergétique en Afrique.

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Sénégal–Gambie : Dakar et Banjul réaffirment leur ambition d’une intégration renforcée.

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, et son homologue gambien, Adama Barrow, ont co-présidé à Dakar la quatrième session du Conseil présidentiel sénégalo-gambien, une rencontre de haut niveau destinée à consolider la coopération entre les deux pays et à approfondir leur intégration dans plusieurs secteurs stratégiques.

Cette session a réuni des membres des gouvernements sénégalais et gambien autour de dossiers liés à l’économie, aux infrastructures, à la mobilité des personnes, à la sécurité ainsi qu’au renforcement des échanges commerciaux et culturels entre les deux États.

Une relation fondée sur l’histoire et les liens humains

À l’issue des travaux, le président Bassirou Diomaye Faye a mis en avant la singularité des relations entre le Sénégal et la Gambie, soulignant que les deux pays partagent bien plus qu’une simple frontière commune.

Le chef de l’État sénégalais a rappelé que les populations des deux rives sont unies par une histoire, des cultures, des langues et des liens familiaux qui précèdent largement la création des États modernes. Cette proximité historique confère à la coopération sénégalo-gambienne une dimension particulière au sein de l’espace ouest-africain.

Il a également exprimé sa reconnaissance au président Adama Barrow ainsi qu’à la délégation gambienne pour l’esprit de fraternité et de concertation qui a marqué les échanges.

Des accords pour renforcer la coopération bilatérale

Les travaux du Conseil présidentiel ont abouti à la signature de plusieurs accords visant à renforcer davantage la coopération entre Dakar et Banjul.

Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de poursuivre les efforts engagés pour faciliter la circulation des personnes et des biens, développer les infrastructures transfrontalières et améliorer l’intégration économique entre les deux pays.

Cette dynamique s’inscrit dans une vision commune visant à faire de la Sénégambie un espace de prospérité partagée, capable de tirer parti de ses complémentarités économiques et humaines.

La Sénégambie comme projet d’avenir

Au-delà des questions institutionnelles, les dirigeants sénégalais et gambien ont mis en avant l’idée d’un destin commun reposant sur des intérêts convergents et une coopération durable.

Pour Dakar comme pour Banjul, les liens qui unissent les deux peuples constituent un levier stratégique pour relever ensemble les défis du développement, de la sécurité et de l’intégration régionale.

Dans un contexte où les États ouest-africains cherchent à renforcer leurs mécanismes de coopération, la relance du partenariat sénégalo-gambien apparaît comme un exemple de dialogue et de solidarité fondé sur une histoire partagée et une ambition commune.

Cette quatrième session du Conseil présidentiel sénégalo-gambien marque ainsi une nouvelle étape dans le rapprochement entre les deux pays, avec l’objectif de transformer leur proximité géographique et culturelle en un véritable moteur de développement et d’intégration régionale.

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Sénégal-Gambie : Fabakary Jatta salue l’exemplarité de la coopération parlementaire à la clôture de la session ordinaire.

La session ordinaire de l’Assemblée nationale s’est achevée sur une note de diplomatie et de fraternité ce 30 juin 2025, marquée par l’intervention du président de l’Assemblée nationale gambienne, Fabakary Tombong Jatta. En visite officielle au Sénégal, le chef du législatif gambien a exprimé son admiration pour la qualité des relations entre les deux institutions parlementaires, qu’il a qualifiées de « modèle de démocratie parlementaire en Afrique de l’Ouest ».

Dans son allocution, Fabakary Jatta a salué l’accueil chaleureux des autorités sénégalaises et souligné l’importance de renforcer la coopération interparlementaire entre Banjul et Dakar. Il a mis en avant les enjeux communs aux deux nations, notamment la sécurité transfrontalière, l’intégration économique et les défis liés à la jeunesse, plaidant pour une harmonisation des approches législatives afin de mieux y répondre.

Du côté sénégalais, les autorités parlementaires ont abondé dans le même sens, réaffirmant leur attachement à une collaboration dynamique, nourrie par des échanges réguliers, des formations croisées et une coordination accrue dans les instances régionales comme le Parlement de la CEDEAO.

Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique plus large de diplomatie parlementaire, visant à consolider l’axe Dakar-Banjul dans une Afrique de l’Ouest confrontée à de nombreux défis, mais riche en opportunités de coopération sud-sud.