000 33UT3RH 360x320

APPEL À LA RESPONSABILITÉ NATIONALE Pour préserver la stabilité institutionnelle et économique du Sénégal.

Le Sénégal aborde une séquence particulièrement délicate de son histoire économique et institutionnelle. Les divergences apparues autour de l’adoption de la loi de finances rectificative pour 2026, et leurs possibles prolongements sur le prochain exercice budgétaire, font peser sur notre pays un risque d’impasse dont nul ne saurait sous-estimer les conséquences.

Le désaccord est consubstantiel à la démocratie. Mais il ne doit jamais se muer en paralysie de l’État.

Alors que notre pays mène des discussions décisives avec le Fonds monétaire international et ses créanciers, nous devons préserver la cohérence de nos choix budgétaires, la confiance de nos partenaires et la stabilité de notre économie.

L’enjeu est aussi immédiat et concret : sans adoption de la LFR, près de 540 milliards de francs CFA de subventions énergétiques risqueraient de rester sans crédits budgétaires suffisants. Ce ne serait pas une économie pour l’État, mais un risque d’impayés, d’accumulation d’arriérés et, à terme, d’alourdissement du coût de la dette. Un compromis doit donc être trouvé avant la fin de l’exercice budgétaire.

Les préoccupations relatives au pouvoir d’achat, aux dépenses sociales, à l’investissement et aux subventions énergétiques sont légitimes. Mais la discipline budgétaire et la justice sociale ne sauraient être opposées : la responsabilité de gouverner consiste précisément à les concilier.

J’en appelle donc solennellement au Président de la République, au Gouvernement et à la représentation nationale pour qu’ils engagent, sans délai, une concertation institutionnelle permettant de dégager un compromis sur les orientations budgétaires essentielles, dans le respect des prérogatives de chaque institution, de l’État de droit et de l’autorité des décisions de justice.

Lors du dialogue national, j’avais préconisé la tenue d’Assises sur l’économie, convaincu que les défis structurels de notre pays appelaient un diagnostic partagé et des réponses à la hauteur de leur gravité. Les circonstances présentes confortent la pertinence de cette démarche.

Pour avoir exercé les responsabilités de Premier ministre et de ministre des Finances, je sais qu’en matière économique, l’incertitude a un coût, l’inaction en a un autre, et ce sont toujours les populations qui finissent par en acquitter le prix.

Aucune divergence politique ne saurait justifier que soient exposés à des risques évitables la stabilité de nos institutions, la crédibilité financière de l’État et les conditions de vie de nos compatriotes.

L’heure n’est pas à l’épreuve de force, mais à l’épreuve de responsabilité.

Le Sénégal doit demeurer au-dessus des divergences qui traversent sa vie politique. L’intérêt supérieur de la Nation ne se négocie pas ; il commande le dialogue, exige le compromis et oblige chacun.

Amadou BA
Député à l’Assemblée nationale
Ancien Premier ministre, Ancien ministre des Finances

IMG 7018 360x320

Sénégal : les syndicats mobilisés à Dakar avant une grève générale de 72 heures.

Environ 150 personnes ont manifesté mardi à Dakar à l’appel de plusieurs syndicats de travailleurs, à la veille d’une grève générale de 72 heures prévue à partir de mercredi. Les protestataires réclament notamment la révision du nouveau Code du travail, des mesures concrètes en faveur du pouvoir d’achat et une meilleure prise en compte des revendications syndicales.

Les manifestants dénoncent la hausse du coût de la vie et estiment que les conditions de travail et de rémunération se sont dégradées. Sara Konaré, secrétaire générale du Syndicat national des travailleurs du pétrole et du gaz du Sénégal (SNTPGS/FC), déplore également le manque de concertation entre les autorités et les organisations syndicales.

Les inquiétudes concernent aussi le secteur de la santé. Ndeye Seck Fall, responsable d’un centre de dialyse, alerte sur les conséquences de la grève annoncée pour l’accès aux soins, notamment pour les patients les plus modestes, qui ne peuvent pas toujours se tourner vers les structures privées.

Les syndicats dénoncent par ailleurs des promesses qu’ils jugent non tenues par le tandem formé par le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko.

Face à cette mobilisation, le gouvernement multiplie les appels au dialogue. Les tensions sociales interviennent à quelques jours de l’ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, un événement inédit sur le continent africain, qui place le Sénégal sous les projecteurs internationaux.

Jad20250828 ass senegal paris bassirou macron 1 360x320

France-Sénégal : Emmanuel Macron attendu à Dakar, entre diplomatie et enjeux économiques.

Le président français Emmanuel Macron est attendu à Dakar à la fin du mois d’octobre 2026, dans le cadre de son déplacement à Abuja, au Nigeria, et au Sénégal. Sa venue intervient alors que le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye est confronté à un dossier économique majeur : la restructuration de la dette publique.

Prévue les 30 et 31 octobre, selon plusieurs médias, cette visite s’inscrit également dans le contexte des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ), organisés à Dakar du 31 octobre au 13 novembre 2026. Cet événement sportif international offre au Sénégal une occasion de renforcer sa visibilité et ses relations diplomatiques.

Un rendez-vous au-delà du sport

Au-delà de la cérémonie d’ouverture des JOJ, la rencontre entre Emmanuel Macron et Bassirou Diomaye Faye pourrait donner une nouvelle impulsion au dialogue entre Paris et Dakar. Les deux pays entretiennent des relations économiques et diplomatiques importantes, dans un contexte où les attentes sénégalaises en matière de souveraineté et de rééquilibrage du partenariat sont particulièrement présentes.

La dette sénégalaise au cœur du contexte économique

Cette visite intervient alors que le Sénégal cherche à restructurer sa dette et poursuit les discussions avec le Fonds monétaire international autour d’un nouveau programme de financement. L’issue de ces démarches est importante pour les finances publiques, la confiance des investisseurs et la capacité du pays à financer ses priorités de développement.

Le déplacement d’Emmanuel Macron constitue ainsi un rendez-vous diplomatique à suivre, à la croisée des enjeux sportifs, économiques et bilatéraux. Les détails précis des échanges attendus entre les deux chefs d’État restent toutefois à confirmer.

Jad20230404 eco senegal sucre 1256x628 1680620509 1200x600 1 360x320

Sénégal : les importations de sucre à nouveau suspendues à partir de novembre 2026.

Le ministère de l’Industrie et du Commerce prévoit de suspendre à nouveau les importations de sucre à compter de novembre 2026, pour une durée estimée entre huit et neuf mois. Cette mesure vise à favoriser la production nationale, tout en préservant la stabilité des prix et la continuité de l’approvisionnement du marché.

Dans un communiqué signé par le ministre Serigne Guèye Diop, le département précise que la durée de la suspension pourra être ajustée en fonction de l’évolution de la production locale et des besoins des consommateurs. Une mesure similaire avait été appliquée entre novembre 2025 et août 2026.

La production locale au cœur du dispositif

L’arrêt des Déclarations d’importation de produits alimentaires (DIPA) doit intervenir dès la reprise effective des activités industrielles de la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS). Le ministère souligne également la nécessité de constituer un stock de sécurité équivalant à un mois de consommation nationale. Les stocks actuels de la CSS sont estimés à environ 30 000 tonnes.

Entre protection de l’industrie et pouvoir d’achat

Les autorités reconnaissent toutefois que le sucre importé est généralement moins cher que le produit local. Cet écart de prix fait l’objet d’un suivi afin de concilier le soutien à l’industrie nationale et la préservation du pouvoir d’achat des ménages.

Le ministère appelle les acteurs de la filière à faire preuve de responsabilité pour éviter les ruptures d’approvisionnement et maintenir un climat social apaisé. Il réaffirme enfin sa volonté de garantir un accès équitable au sucre sur l’ensemble du territoire national.

Macky sall UN SENEGAL rtrs 360x320

Macky Sall retire sa candidature au poste de secrétaire général de l’ONU.

L’ancien président sénégalais Macky Sall a annoncé, le 17 octobre 2026 à Marrakech, le retrait de sa candidature au poste de secrétaire général des Nations unies. Cette décision intervient au lendemain d’un vote informel du Conseil de sécurité, au cours duquel il aurait obtenu cinq voix « encourager » contre dix voix « décourager ».

Macky Sall affirme vouloir favoriser l’émergence d’un consensus autour du futur dirigeant de l’ONU. Il indique avoir pris cette décision après des consultations avec le président burundais Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l’Union africaine, et le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye.

L’ancien chef de l’État a remercié les dirigeants africains, les États et les membres de son équipe qui ont soutenu sa candidature. Il a également réaffirmé son engagement en faveur du multilatéralisme et d’une réforme des Nations unies, plaidant notamment pour une représentation accrue de l’Afrique dans les instances internationales.

Son retrait met fin à sa participation à la course à la succession d’António Guterres, alors que le processus de désignation du prochain secrétaire général se poursuit.

Jad 20241004 ass senegal eco fmi jpg 360x320

DETTE DU SÉNÉGAL : KRISTALINA GEORGIEVA ANNONCE LA MOBILISATION DES BONS OFFICES DU FMI

Le Fonds monétaire international (FMI) réaffirme son engagement à accompagner le Sénégal dans la recherche d’une solution concertée à la problématique de sa dette publique. S’exprimant lors des Assemblées annuelles de 2026, dans le cadre du Global Policy Agenda, la directrice générale de l’institution, Kristalina Georgieva, a annoncé le déploiement des « bons offices » du FMI afin de faciliter le dialogue entre les autorités sénégalaises et l’ensemble de leurs créanciers, publics comme privés.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’accompagnement apporté au Sénégal à la suite de la mise en évidence d’engagements financiers non déclarés ayant affecté la situation budgétaire du pays. À cet égard, Kristalina Georgieva a salué la démarche de transparence engagée par les nouvelles autorités sénégalaises, estimant qu’elle a permis d’établir plus rapidement un diagnostic de la situation et d’engager les travaux nécessaires à sa prise en charge.

La directrice générale du FMI a notamment souligné que la clarification de la situation de la dette a facilité l’identification des difficultés et la définition des réponses à apporter, en collaboration avec les autorités nationales.

Un accompagnement financier et technique renforcé

Dans son intervention, Kristalina Georgieva a rappelé qu’un accord au niveau des services du FMI avait été conclu avec le Sénégal pour un programme d’un montant d’environ 2,2 milliards de dollars. Ce programme est destiné à accompagner le pays dans le rétablissement de ses équilibres budgétaires et la sortie de la situation financière difficile à laquelle il est confronté.

En parallèle, le FMI entend apporter son expertise technique au processus de traitement de la dette. L’institution précise qu’elle ne prend pas directement part aux négociations entre le Sénégal et ses créanciers. Son intervention consiste notamment à fournir une analyse objective du niveau d’endettement, de sa structure et des paramètres nécessaires à l’élaboration d’une solution soutenable.

Le recours aux bons offices vise ainsi à faciliter les échanges entre les parties, à renforcer la confiance mutuelle et à accélérer la recherche d’un accord, dans le respect du cadre de négociation entre débiteur et créanciers.

Le Sénégal au cœur des mécanismes internationaux de traitement de la dette

Le processus engagé constitue également une étape importante dans la mise en œuvre des mécanismes internationaux de coordination en matière de dette souveraine. Selon Kristalina Georgieva, le dossier sénégalais représente une occasion de mettre en pratique les principes développés au sein de la Global Sovereign Debt Roundtable, qui vise à améliorer la concertation entre les pays débiteurs et leurs créanciers.

L’objectif est notamment de démontrer la capacité du Cadre commun du G20 à faciliter des traitements de dette plus rapides et mieux coordonnés.

La responsable du FMI a fait état de son optimisme à la suite de ses échanges avec plusieurs créanciers majeurs, indiquant que ceux-ci comprennent les enjeux liés à ce dossier. Elle n’a toutefois communiqué aucun calendrier précis concernant l’aboutissement du processus.

Rétablir les marges de manœuvre pour soutenir le développement

Au-delà de la dimension financière, le traitement de la dette constitue un enjeu important pour le rétablissement des marges de manœuvre budgétaires du Sénégal et la poursuite de ses objectifs de développement économique et social.

La directrice générale du FMI a insisté sur la nécessité d’apporter des réponses adaptées aux pays confrontés à des contraintes d’endettement élevées, tout en facilitant leur accès aux financements nécessaires à la croissance.

Elle a également réaffirmé sa confiance dans le potentiel économique du Sénégal et souligné l’importance de lever les contraintes liées à la dette afin de permettre au pays de valoriser pleinement ses perspectives de développement.

Source : RTS 

IMG 0147 1 360x320

Sénégal : Marie Khone Faye mobilise les Premières Dames d’Afrique pour renforcer la résilience des femmes et des filles face aux crises.

Le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a plaidé pour un renforcement des initiatives en faveur des femmes et des filles confrontées aux conséquences des changements climatiques et des conflits. Il s’exprimait mercredi à Dakar, à l’ouverture d’une rencontre continentale des Premières Dames organisée à l’initiative de Marie Khone Faye, dans le cadre d’une campagne de l’Organisation des Premières Dames d’Afrique pour le Développement (OPDAD).

Placée sous le thème « Renforcer la résilience des femmes et des filles face aux changements climatiques et aux conflits », cette rencontre entend mobiliser les acteurs africains autour de mesures concrètes en faveur de l’éducation, de la protection et de l’autonomisation économique des femmes.

L’initiative intervient dans un contexte où les crises climatiques et les conflits fragilisent les conditions de vie de nombreuses communautés, avec des conséquences particulières pour les femmes et les filles. À travers cette campagne, les participantes souhaitent promouvoir des réponses adaptées et renforcer les actions menées dans les différents pays du continent.

Marie Khone Faye appelle à une mobilisation continentale

À l’ouverture des travaux, la Première Dame du Sénégal, Marie Khone Faye, a présenté les initiatives engagées dans le pays pour favoriser l’accès des filles à l’éducation, améliorer leur protection et soutenir l’autonomie économique des femmes.

Elle a également invité ses homologues africaines à faire de cette campagne un mouvement continental capable de produire des résultats concrets dans leurs pays respectifs. L’ambition est de renforcer la coordination des initiatives et de favoriser le partage d’expériences autour des enjeux liés aux droits des femmes et des filles.

Le chef de l’État réaffirme son soutien aux droits des femmes

Prenant la parole lors de la rencontre, Bassirou Diomaye Faye a salué l’engagement des Premières Dames en faveur des droits des femmes et des filles. Il a notamment mis en avant leurs actions dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’autonomisation économique et de la lutte contre les violences.

Le président sénégalais a également souligné la portée internationale de cette mobilisation, évoquant sa contribution aux efforts ayant conduit les Nations unies à proclamer le 27 novembre Journée internationale pour l’élimination du mariage des enfants, du mariage précoce et du mariage forcé.

Il a, par ailleurs, réaffirmé l’importance du soutien des organisations régionales et sous-régionales aux initiatives destinées à améliorer les conditions de vie des femmes et des filles. Pour le chef de l’État, ces engagements participent pleinement aux objectifs de développement du continent.

L’égalité de genre au cœur de l’agenda Sénégal 2050

Cette mobilisation s’inscrit dans les orientations de l’Agenda national de transformation « Sénégal 2050 », qui place l’équité et l’égalité de genre parmi les leviers du développement national.

Au-delà des déclarations d’intention, l’enjeu demeure celui de la mise en œuvre d’actions durables pour renforcer l’accès des femmes et des filles aux opportunités économiques, à l’éducation et aux dispositifs de protection, particulièrement dans les communautés exposées aux crises climatiques et sécuritaires.

À Dakar, cette rencontre continentale entend ainsi encourager une réponse collective à des défis qui dépassent les frontières nationales et qui nécessitent une mobilisation durable des institutions, des organisations et des acteurs engagés pour les droits des femmes.

843353614 1067791162927131 162334963231528531 n 360x320

Sénégal : l’ANSD et la Banque mondiale forment les journalistes à l’analyse des données statistiques.

À Dakar, l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) et le Groupe de la Banque mondiale ont organisé, mardi, une session de formation destinée aux journalistes sénégalais sur l’analyse et l’exploitation des données statistiques. L’initiative vise à renforcer les compétences des professionnels des médias dans un contexte où la fiabilité des chiffres et leur interprétation occupent une place croissante dans le débat public.

Baptisée « De la donnée à l’information », cette session a réuni des membres du Collectif des journalistes économiques du Sénégal (COJES) et de la Convention des jeunes reporters du Sénégal (CJRS). Elle entend améliorer la capacité des participants à décrypter les statistiques, à les contextualiser et à les restituer de manière accessible au grand public.

Vers un élargissement du visa statistique

Prenant la parole à cette occasion, le directeur général de l’ANSD, Abdou Diouf, a évoqué un projet de réforme prévoyant d’étendre le dispositif du visa statistique à certaines productions susceptibles d’alimenter le débat public.

« Dans la nouvelle loi, il est proposé qu’au-delà des statistiques officielles, toute production statistique qui fait l’objet du débat public puisse recourir au visa statistique pour éviter tous les amalgames et autres », a-t-il déclaré.

Cette proposition intervient dans un environnement marqué par la circulation croissante des données chiffrées, dont l’interprétation peut influencer la compréhension des réalités économiques et sociales. Le visa statistique est ainsi présenté comme un moyen de renforcer la fiabilité des informations mobilisées dans le débat public.

Les médias au cœur de la vulgarisation des statistiques

Pour Djibrilla Issa, directeur de division de la Banque mondiale chargé du Cabo Verde, de la Gambie, de la Guinée-Bissau, de la Mauritanie et du Sénégal, la disponibilité de statistiques fiables et régulièrement produites constitue un levier essentiel pour éclairer les décisions publiques.

Il a également insisté sur la responsabilité des médias dans la diffusion des données et l’explication des politiques publiques ainsi que des projets de développement aux populations.

Du côté des organisations professionnelles, le président de la CJRS, Mamadou Diagne, a souligné l’importance de la maîtrise des données pour les journalistes, confrontés à une multiplication des statistiques publiées par les institutions.

Son homologue du COJES, Dialigué Faye, a, pour sa part, plaidé en faveur d’un renforcement des compétences en matière d’analyse et de restitution des données, notamment dans des domaines sensibles comme la croissance économique, le chômage et les finances publiques.

« Informer aujourd’hui, c’est savoir accéder, décrypter et restituer intelligemment la donnée », a-t-il affirmé, relevant les difficultés que rencontrent certains professionnels dans la lecture des tableaux statistiques et des rapports techniques.

« Investir dans la formation des journalistes au traitement des données, c’est élever le niveau du débat public », a-t-il ajouté.

Créé en 1994, le COJES compte une centaine de membres actifs répartis à travers le Sénégal, selon son président.

À travers cette initiative, l’ANSD et la Banque mondiale entendent contribuer au développement du journalisme de données, une compétence devenue importante pour améliorer la précision de l’information économique et sociale et permettre aux citoyens de mieux comprendre les chiffres qui alimentent le débat public.

Jeux de la Francophonie 2031 au Senegal 360x320

Sénégal : Dakar désignée pour accueillir les Jeux de la Francophonie en 2031.

Le Sénégal accueillera les XIes Jeux de la Francophonie en 2031. Cette désignation, annoncée par le ministère de la Jeunesse et des Sports dans un communiqué publié mardi, ouvre une nouvelle perspective pour le rayonnement international du pays, à la croisée du sport, de la culture et de la coopération francophone.

Organisés tous les quatre ans, les Jeux de la Francophonie réunissent de jeunes talents issus des États et gouvernements membres de la Francophonie. L’événement associe compétitions sportives et concours culturels, offrant aux participants une vitrine pour exprimer leurs talents et valoriser leurs savoir-faire.

Pour le Sénégal, cette échéance s’inscrit dans la continuité des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026. Les autorités entendent s’appuyer sur l’expérience acquise dans l’organisation de grands rendez-vous internationaux pour renforcer les capacités nationales, promouvoir les talents locaux et consolider la place du pays sur la scène sportive et culturelle.

Selon le ministère, l’organisation de cette nouvelle édition devra également permettre de pérenniser les acquis des JOJ Dakar 2026 et de construire un héritage durable au profit des générations futures. La préparation nécessitera une collaboration entre les institutions concernées et les différentes parties prenantes afin d’assurer le bon déroulement de l’événement.

Au-delà des compétitions, les Jeux de la Francophonie 2031 représentent un enjeu pour la jeunesse sénégalaise, mais aussi pour les industries culturelles et créatives. Ils pourraient contribuer à stimuler les initiatives locales, à développer les compétences et à créer de nouvelles opportunités autour du sport et de la culture.

 

Moussa Diao 1500 x 1000 forbesafrique com  360x320

Énergie : le Sénégalais Moussa Diao prend le contrôle d’Oryx Energies pour près d’un milliard de dollars

Le Sénégalais Moussa Diao, directeur général d’Oryx Energies, s’est associé à Hervé Bouvet, responsable de l’activité de négoce du groupe, pour acquérir la majorité du capital de cette entreprise spécialisée dans le commerce et la distribution d’hydrocarbures en Afrique. Les deux dirigeants reprennent le contrôle du groupe auprès de ses actionnaires historiques, dont AOG, la holding de l’homme d’affaires suisse Jean-Claude Gandur. Selon les informations rapportées par la presse financière, la transaction serait évaluée à environ un milliard de dollars, soit près de 587 milliards de FCFA.

Cette opération marque un tournant dans l’histoire d’Oryx Energies, jusqu’ici contrôlé par AOG. Elle place désormais à sa tête un duo issu de ses propres rangs : Moussa Diao, qui dirige l’entreprise depuis 2019, et Hervé Bouvet, responsable de son activité de négoce. Cette reprise intervient également après une offre concurrente portée par Simon Tiemtoré, président de Lilium Capital.

Un dirigeant sénégalais au parcours international

Moussa Diao connaît particulièrement bien les activités du groupe. Il a rejoint Oryx Energies en 1999 comme trader junior, avant de contribuer au développement de ses opérations commerciales, notamment au Bénin et en Côte d’Ivoire. Nommé directeur général en février 2019, il a progressivement pris la direction des activités de négoce et de distribution du groupe.

Ingénieur physicien diplômé de l’École polytechnique fédérale de Lausanne, il est également titulaire d’un master en politique énergétique de l’Institut français du pétrole. Son parcours illustre une progression au sein de l’entreprise, des activités commerciales à la direction générale.

À ses côtés, Hervé Bouvet dirige l’activité de négoce, notamment à travers Addax Energy. Présent au sein du groupe depuis plus de dix ans, il a pris la responsabilité de cette activité en janvier 2019, après avoir travaillé dans le négoce de pétrole brut et de produits pétroliers. Sa connaissance des opérations constitue un atout pour les deux dirigeants au moment de reprendre le contrôle de l’entreprise.

Un acteur majeur du marché africain des hydrocarbures

Basé à Genève, Oryx Energies intervient sur plusieurs segments de la chaîne de valeur énergétique : approvisionnement, négoce, stockage, transport et distribution de produits pétroliers. Le groupe commercialise notamment des carburants, du gaz de pétrole liquéfié (GPL) et des lubrifiants, tout en proposant des services de soutage destinés au secteur maritime.

L’entreprise est présente dans plusieurs marchés africains, avec un réseau de stations-service, des terminaux de stockage et des infrastructures logistiques. Elle joue un rôle dans l’approvisionnement de nombreux pays, notamment en Afrique de l’Ouest, où elle opère entre autres au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Bénin, au Togo, au Mali et en Mauritanie.

Au Sénégal, le terminal de Bargny constitue un actif logistique important pour l’approvisionnement du marché national en produits pétroliers. La prise de contrôle par Moussa Diao et Hervé Bouvet intervient ainsi dans un secteur stratégique, caractérisé par des besoins énergétiques soutenus et une concurrence entre opérateurs internationaux et régionaux.

Des défis stratégiques pour les nouveaux propriétaires

Le changement d’actionnariat ouvre une nouvelle phase pour Oryx Energies. Les deux dirigeants devront préserver la compétitivité du groupe dans un environnement marqué par la volatilité des cours internationaux du pétrole, les coûts logistiques et les tensions géopolitiques susceptibles de perturber les chaînes d’approvisionnement.

Cette opération pourrait également renforcer la place des dirigeants africains dans le contrôle de grands groupes opérant sur le continent. Toutefois, ses retombées dépendront des orientations stratégiques retenues par les nouveaux propriétaires, de leur capacité à financer le développement des infrastructures et de l’évolution des marchés sur lesquels Oryx Energies est implanté.

Pour Moussa Diao et Hervé Bouvet, l’enjeu sera désormais de consolider les positions du groupe et de poursuivre son développement dans un secteur essentiel à l’activité économique africaine.