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Sénégal : paiement d’eurobonds, la confiance des marchés au cœur d’un mois de juin décisif.

Le Sénégal aborde un mois de juin crucial pour sa crédibilité financière internationale. Derrière plusieurs échéances obligataires relativement limitées en volume se joue une question plus profonde : la capacité du pays à restaurer durablement la confiance des investisseurs après une période marquée par des tensions budgétaires et une forte dégradation de sa perception sur les marchés financiers.

Des spreads qui traduisent une montée du risque

Selon une note d’analyse publiée début juin par Oxford Economics, les écarts de rendement exigés sur les obligations sénégalaises se situent désormais à des niveaux généralement observés pour des pays confrontés à de graves difficultés de financement. Cette situation reflète les préoccupations persistantes des investisseurs concernant la soutenabilité de la dette publique, les besoins de financement élevés de l’État et l’incertitude entourant la reprise du programme avec le Fonds monétaire international (FMI).

Pour les marchés, les spreads souverains constituent un indicateur clé de la perception du risque. Plus ils augmentent, plus le coût de financement du pays devient élevé et plus l’accès aux capitaux internationaux se complique.

Une pression financière malgré le respect des échéances

Malgré les inquiétudes exprimées par certains observateurs ces derniers mois, le Sénégal a jusqu’à présent honoré ses engagements financiers. Le pays est notamment parvenu à mobiliser d’importantes ressources sur le marché régional de l’UEMOA, ce qui lui a permis de faire face à plusieurs échéances de dette et de maintenir sa liquidité.

Toutefois, cette stratégie repose en grande partie sur un recours accru au marché régional, dans un contexte où les financements internationaux restent coûteux et où les agences de notation ont revu à la baisse leur appréciation du risque souverain sénégalais.

Le défi de la crédibilité budgétaire

Au-delà des échéances immédiates, les analystes estiment que l’enjeu principal réside dans la capacité du gouvernement à présenter une trajectoire budgétaire crédible. Les investisseurs attendent notamment des mesures permettant de réduire progressivement les déficits, de maîtriser l’endettement et de renforcer la transparence des finances publiques.

La publication du rapport de la Cour des comptes sur la dette publique et les discussions en cours avec les partenaires financiers internationaux ont profondément modifié l’évaluation du risque sénégalais. Depuis lors, les marchés scrutent avec attention chaque décision budgétaire et chaque signal envoyé par les autorités.

Entre ressources énergétiques et contraintes financières

Les perspectives économiques du Sénégal demeurent néanmoins soutenues par le développement de la production pétrolière et gazière, qui pourrait contribuer à améliorer les recettes publiques et les équilibres extérieurs à moyen terme. Mais pour les analystes, ces perspectives ne suffisent pas à elles seules à dissiper les inquiétudes actuelles.

Le pays doit encore convaincre qu’il est capable de transformer ces nouvelles ressources en un levier durable de redressement financier, tout en poursuivant les réformes attendues par les bailleurs et les investisseurs.

Un test pour la réputation financière du Sénégal

Dans ce contexte, le mois de juin apparaît comme un moment charnière. Plus que le remboursement de quelques obligations, c’est la réputation financière du Sénégal qui est observée par les marchés. La capacité des autorités à rassurer sur la gestion de la dette, à relancer le dialogue avec les institutions financières internationales et à maintenir l’accès aux financements déterminera en grande partie l’évolution du risque souverain du pays dans les prochains mois.

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ONU : Macky Sall et Emmanuel Macron affichent leur convergence sur la réforme du multilatéralisme.

Dans un message publié mercredi, l’ancien chef de l’État a salué la qualité de cette rencontre, évoquant des discussions approfondies sur le rôle de l’ONU dans un contexte international marqué par la multiplication des crises sécuritaires, climatiques, économiques et géopolitiques.

Une vision commune pour une ONU plus représentative et efficace

Selon Macky Sall, les deux dirigeants partagent la même ambition d’une Organisation des Nations Unies davantage adaptée aux réalités du XXIe siècle.

« Nous partageons la vision d’une ONU ambitieuse, réformée et revitalisée pour renforcer son efficacité, sa représentativité et sa capacité à répondre aux attentes des peuples et des États », a-t-il indiqué.

Cette position s’inscrit dans un débat de plus en plus présent au sein de la communauté internationale, où de nombreuses voix appellent à moderniser les mécanismes de gouvernance mondiale afin de mieux répondre aux défis contemporains.

Une rencontre dans un contexte de candidature à la tête de l’ONU

Cette audience intervient alors que Macky Sall figure parmi les personnalités en lice pour succéder à António Guterres au poste de secrétaire général des Nations Unies.

En avril dernier, l’ancien président sénégalais a participé aux auditions organisées par l’Assemblée générale dans le cadre du processus de sélection du futur dirigeant de l’organisation. À cette occasion, il a présenté une vision centrée sur le renforcement du multilatéralisme, le dialogue entre les États et l’adaptation des institutions internationales aux mutations du monde.

Face aux États membres, il avait souligné la nécessité de répondre à des défis qu’il qualifie de « systémiques », notamment les rivalités géopolitiques, les conflits armés, le changement climatique, les fragilités économiques et sociales ainsi que les bouleversements engendrés par les nouvelles technologies, en particulier l’intelligence artificielle.

Une réforme fondée sur l’efficacité et la coopération

Macky Sall plaide pour une ONU plus agile et plus performante, capable d’anticiper les crises et de renforcer la coopération internationale. Son projet repose notamment sur une diplomatie préventive plus active, fondée sur l’alerte précoce, la médiation et une collaboration accrue avec les organisations régionales.

L’ancien chef de l’État défend également une réforme institutionnelle articulée autour de trois principes : « rationaliser, simplifier et optimiser ». Il préconise notamment une meilleure coordination entre les différentes agences onusiennes ainsi qu’une réforme consensuelle du Conseil de sécurité afin de renforcer sa légitimité, son efficacité et sa représentativité.

Parallèlement, il appelle à accélérer la mise en œuvre de l’Agenda 2030 pour le développement durable et à repenser les mécanismes de financement du développement afin de mieux répondre aux enjeux liés à l’endettement, aux inégalités et à l’emploi.

Une succession très suivie à la tête des Nations Unies

La course à la succession d’António Guterres, dont le second mandat s’achèvera le 31 décembre 2026, suscite un intérêt particulier au sein de la diplomatie internationale.

Outre Macky Sall, plusieurs personnalités de premier plan ont officiellement présenté leur candidature, parmi lesquelles l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, l’ancienne vice-présidente du Costa Rica Rebeca Grynspan, ainsi que l’ancienne présidente de l’Assemblée générale des Nations Unies María Fernanda Espinosa.

Le futur secrétaire général sera désigné à l’issue d’un processus impliquant à la fois le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale. Son mandat débutera le 1er janvier 2027 pour une durée de cinq ans.

Dans ce contexte, la rencontre entre Macky Sall et Emmanuel Macron apparaît comme un nouvel épisode d’une campagne diplomatique qui pourrait peser dans les équilibres entourant la désignation du prochain chef des Nations Unies.

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ONU : Coly Seck élu à la tête de la Quatrième Commission de l’Assemblée générale.

Le diplomate sénégalais Coly Seck a été élu président de la Quatrième Commission de l’Assemblée générale des Nations Unies pour la 81e session de l’organisation. Cette désignation constitue une nouvelle reconnaissance du rôle diplomatique du Sénégal au sein du système multilatéral et renforce la présence du pays dans les instances stratégiques de l’ONU.

L’élection est intervenue mardi à New York, lors de la 85e séance plénière de la 80e session de l’Assemblée générale. Les États membres ont procédé à cette occasion à la désignation des présidents, vice-présidents et membres des bureaux des six grandes commissions de l’organisation.

Une commission au cœur des grands dossiers internationaux

La Quatrième Commission, officiellement appelée Commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation, est l’un des principaux organes de travail de l’Assemblée générale. Elle traite de plusieurs dossiers parmi les plus sensibles de l’agenda international.

Ses travaux portent notamment sur les opérations de maintien de la paix, les missions politiques spéciales, les questions de décolonisation, les politiques d’information des Nations Unies, l’utilisation pacifique de l’espace extra-atmosphérique ainsi que les questions relatives aux territoires palestiniens occupés et aux activités de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA).

La présidence de cette commission place ainsi le Sénégal au centre des débats sur plusieurs enjeux géopolitiques majeurs.

Coly Seck salue la confiance des États membres

Dans un message relayé par la Mission permanente du Sénégal auprès des Nations Unies, Coly Seck a exprimé sa gratitude aux États membres pour la confiance accordée à son pays.

« Je me réjouis de servir les Nations Unies au mieux de mes capacités au cours de la 81e session », a déclaré le diplomate sénégalais.

Son mandat débutera officiellement avec l’ouverture de la 81e session de l’Assemblée générale prévue en septembre 2026.

Une nomination dans un contexte de défis pour le multilatéralisme

Cette élection intervient à un moment où les Nations Unies sont confrontées à de multiples crises internationales et à des appels croissants en faveur d’une réforme de la gouvernance mondiale.

Lors de la même séance, le diplomate bangladais Khalilur Rahman a été élu président de la prochaine session de l’Assemblée générale. Il a évoqué un contexte marqué par « l’intensification des conflits, le rétrécissement de l’espace humanitaire, les reculs en matière de droits humains, les pressions sur le développement et les contraintes financières ».

Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a pour sa part estimé que la prochaine session représenterait à la fois « un moment de défis et de possibilités » pour l’organisation.

Une reconnaissance du rôle du Sénégal dans les opérations de paix

L’élection de Coly Seck est également perçue comme une reconnaissance de l’engagement constant du Sénégal en faveur du maintien de la paix et de la sécurité internationales.

Selon les données des Nations Unies, le Sénégal figure parmi les principaux contributeurs africains aux opérations de paix de l’organisation, avec plus de 3 000 militaires et policiers déployés dans différentes missions à travers le monde.

Pour conduire les travaux de la Commission, Coly Seck sera accompagné des vice-présidents Fahad Mohammad Alajm (Koweït), Deborah Maria Borg (Malte) et Andrei Nicolenco (Moldavie), ainsi que du rapporteur Matthew Moxey (Bahamas).

Cette nomination conforte la visibilité diplomatique du Sénégal sur la scène internationale et témoigne de la confiance accordée à son expertise dans la gestion des grands enjeux multilatéraux contemporains.

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Mondial 2026 : Pape Thiaw dévoile sa liste de 26 Lions pour porter les ambitions du Sénégal.

Le sélectionneur national du Sénégal, Pape Thiaw, a rendu publique la liste des 26 joueurs retenus pour représenter le pays à la Coupe du monde 2026. Très attendue par les supporters et les observateurs du football africain, cette sélection marque une étape importante dans la préparation des Lions de la Teranga pour le plus prestigieux rendez-vous du football mondial.

À travers cette liste, le technicien sénégalais mise sur un équilibre entre expérience et jeunesse afin de permettre à l’équipe nationale d’aborder la compétition avec ambition. Plusieurs cadres habitués de la sélection figurent parmi les joueurs convoqués, aux côtés de nouveaux visages appelés à apporter leur énergie et leur fraîcheur au groupe.

Cette sélection traduit également la volonté du staff technique de s’appuyer sur un effectif compétitif capable de répondre aux exigences d’un tournoi où chaque détail peut faire la différence. L’objectif affiché est de permettre au Sénégal de confirmer son statut parmi les grandes nations du football africain et de réaliser un parcours remarquable sur la scène internationale.

Après plusieurs mois de préparation et d’évaluation des performances des joueurs en club comme en sélection, Pape Thiaw dispose désormais de son groupe définitif pour relever le défi mondial. Les 26 Lions auront la responsabilité de défendre les couleurs nationales et de porter les espoirs de millions de Sénégalais tout au long de la compétition.

Alors que l’attente grandit à travers le pays, les regards sont désormais tournés vers les prochains rendez-vous de préparation avant l’entrée en lice des Lions de la Teranga au Mondial 2026.

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Industrialisation en Afrique : le Sénégal s’impose parmi les dix économies les plus performantes du continent.

Avec un score de 0,6368 sur 1, le Sénégal devance désormais la Côte d’Ivoire et s’affirme comme la locomotive industrielle de son espace communautaire. Cette performance témoigne des avancées enregistrées ces dernières années dans les domaines de la transformation industrielle, de la diversification économique et du développement des infrastructures productives.

Un classement qui mesure la transformation industrielle du continent

Présenté à Brazzaville, le rapport de la BAD analyse l’évolution de l’industrialisation dans les 54 pays africains sur la période 2010-2024. L’étude évalue notamment la capacité des États à développer leur tissu manufacturier, à accroître la valeur ajoutée industrielle et à renforcer leur compétitivité sur les marchés régionaux et internationaux.

L’édition 2025 confirme la domination du nord du continent dans ce domaine. Le Maroc conserve la première place africaine avec un score de 0,8415, se rapprochant davantage du niveau maximal fixé par l’indice. Il est suivi de l’Afrique du Sud (0,8396), qui retrouve son meilleur niveau depuis 2020, même si ses performances demeurent légèrement inférieures à celles observées avant la pandémie de Covid-19.

L’Égypte consolide sa troisième position continentale, devant la Tunisie, tandis que Maurice complète le Top 5 africain.

Le Sénégal parmi les dix champions de l’industrialisation

Derrière les quatre leaders continentaux, plusieurs pays se distinguent par leurs performances. Maurice (0,6731), l’Algérie (0,6661), l’Eswatini (0,6509), le Sénégal (0,6368), la Namibie (0,6295) et la Côte d’Ivoire (0,6173) figurent parmi les dix économies africaines les mieux classées en matière d’industrialisation.

Cette progression du Sénégal traduit les effets des investissements réalisés dans les infrastructures, les zones industrielles, l’énergie, ainsi que les politiques visant à encourager la transformation locale des matières premières et le développement du secteur manufacturier.

Au-delà du classement, le pays figure également parmi les États ayant enregistré les avancées les plus significatives ces dernières années. La BAD souligne que le Sénégal fait partie des nations africaines ayant gagné plusieurs places dans le classement, aux côtés de la République démocratique du Congo, du Gabon, du Bénin, de la Mauritanie, du Rwanda, de la Guinée, de Djibouti et de la Somalie.

L’industrialisation, un levier stratégique pour la croissance africaine

Dans son analyse, la Banque africaine de développement rappelle que l’industrialisation demeure l’un des principaux moteurs de la transformation économique du continent. Elle constitue un outil essentiel pour créer des emplois productifs, réduire la dépendance aux exportations de matières premières et renforcer la résilience des économies africaines face aux chocs extérieurs.

L’institution estime que le développement du secteur industriel représente également une condition indispensable pour accélérer la diversification économique et améliorer la compétitivité des pays africains dans les chaînes de valeur mondiales.

Des progrès réels, mais un potentiel encore largement inexploité

Malgré les avancées observées dans plusieurs pays, la BAD souligne que la transformation industrielle du continent reste inachevée. La valeur ajoutée manufacturière africaine est certes passée de 285 milliards de dollars en 2020 à 315 milliards de dollars en 2024, traduisant une progression constante de l’activité industrielle.

Cependant, l’Afrique représente encore moins de 2 % de la production manufacturière mondiale et seulement 1,4 % des exportations mondiales de produits manufacturés.

Ces chiffres illustrent à la fois les progrès accomplis et l’ampleur des défis qui demeurent. Pour les experts de la BAD, le renforcement des capacités industrielles, l’amélioration du climat des affaires, l’innovation technologique et l’intégration régionale seront déterminants pour permettre au continent de franchir une nouvelle étape dans sa transformation économique.

Pour le Sénégal, cette reconnaissance continentale constitue un signal encourageant, mais également une invitation à poursuivre les réformes destinées à consolider son ambition de devenir l’un des principaux pôles industriels d’Afrique de l’Ouest.

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Sénégal : Ousmane Sonko promet d’éviter « un chaos institutionnel ».

Quelques minutes seulement après avoir repris officiellement son siège de député, Ousmane Sonko a été élu, ce mardi, président de l’Assemblée nationale du Sénégal.

L’ancien Premier ministre succède ainsi à El Malick Ndiaye, qui avait annoncé sa démission dimanche dernier dans un contexte politique marqué par de fortes tensions au sommet de l’État.

Une élection largement dominée par la majorité

Sans véritable surprise, Ousmane Sonko a obtenu une large majorité lors du vote parlementaire avec 132 voix sur 133 votants.

Le scrutin s’est toutefois déroulé sans la participation des députés de l’opposition, qui ont choisi de boycotter l’élection du nouveau président du Parlement.

Cette élection confirme le poids politique de la majorité issue du PASTEF au sein de l’hémicycle et marque une nouvelle étape dans la recomposition du pouvoir sénégalais.

Un retour au cœur du pouvoir institutionnel

Le retour de Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale intervient quelques jours après son départ du gouvernement, dans une séquence politique particulièrement suivie au Sénégal.

Figure centrale de la majorité au pouvoir et leader du PASTEF, il prend désormais la tête de l’institution parlementaire dans un contexte marqué par de nombreuses attentes autour du fonctionnement des institutions et des équilibres politiques internes.

Depuis le perchoir, le nouveau président de l’Assemblée nationale a salué le travail accompli par son prédécesseur, rendant hommage aux réformes engagées ces derniers mois au sein du Parlement.

Un discours axé sur l’apaisement institutionnel

Dans sa première prise de parole en tant que président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko a adopté un ton conciliant à l’égard des différentes sensibilités politiques représentées dans l’institution.

Le nouveau président du Parlement a insisté sur la nécessité de préserver la stabilité institutionnelle et de favoriser le dialogue politique.

« Je n’utiliserai pas cette responsabilité pour créer un chaos institutionnel », a-t-il déclaré devant les députés.

Cette déclaration intervient alors que le Sénégal traverse une période politique sensible, marquée par des recompositions internes au pouvoir et de nombreuses interrogations sur les futurs équilibres institutionnels.

Une nouvelle séquence politique au Sénégal

Avec l’arrivée de Ousmane Sonko à la tête de l’Assemblée nationale, une nouvelle phase politique s’ouvre au Sénégal.

Son installation au perchoir renforce son rôle central dans l’architecture institutionnelle du pays, au moment où le pouvoir cherche à stabiliser la gouvernance et à maintenir une dynamique d’apaisement après plusieurs jours de fortes turbulences politiques.

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Ousmane Sonko élu président de l’Assemblée nationale.

À l’issue du vote des députés, Ousmane Sonko a été élu président de l’Assemblée nationale.

Il a obtenu 132 voix en sa faveur. Il devient ainsi le 14e président de l’institution parlementaire, succédant à El Malick Ndiaye, qui a démissionné de son poste dimanche dernier.

Source : lesoleil.sn

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AHMDOU ALHAMINOU MOHAMED LO : NOUVEAU PREMIER MINISTRE DE LA RÉPUBLIQUE DU SÉNÉGAL.

Ahmadou Alhaminou Mohamed LO, soixante ans, nationalité sénégalaise, est nommé Premier Ministre. Économiste de formation, spécialiste de la macroéconomie, de la régulation bancaire, des marchés financiers et de la finance islamique, il est membre du Gouvernement depuis avril 2024 et compte parmi les artisans de la mise en marche de la nouvelle gouvernance.

Il est issu du Prytanée militaire de Saint-Louis, où il décroche en 1985 le baccalauréat scientifique avec mention Bien comme major de promotion. Il poursuit à l’Université Cheikh Anta Diop, où il obtient une maîtrise en sciences économiques, après un Diplôme d’Études de Techniques Bancaires au Centre Ouest-Africain de Formation et d’Études Bancaires de Dakar. Il complète son parcours en 2023 par un Executive Master in IslamicFinance à l’INCEIF University de Kuala Lumpur.

L’essentiel de sa carrière s’écrit à la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, qu’il intègre en 1987 et où il gravit progressivement tous les échelons. Chef du service de la trésorerie, puis chef du service chargé des opérations de marché, il devient successivement Directeur des opérations de marché, Directeur des activités bancaires et du financement des économies, Directeur général de l’organisation et des systèmes d’information. Nommé Directeur national pour le Sénégal en décembre 2016, fonction qu’il cumule à partir de mai 2021 avec celle de Conseiller du Gouverneur, il accède en février 2024 au Secrétariat général de l’Institution, à son siège de Dakar.

Au cours de la décennie écoulée à la BCEAO, il accompagne l’État du Sénégal dans ses émissions d’eurobonds sur les marchés financiers internationaux, dans ses échanges avec Standard & Poor’s et Moody’s, et dans les négociations conduites avec le Fonds monétaire international au titre des programmes ISPE et ICPE. Il pilote la structuration des relations entre les banques locales et les investisseurs étrangers dans le développement des exploitations pétrolières et gazières. Il coordonne par ailleurs le groupe de travail BCEAO-Banque islamique de développement sur la promotion de la finance islamique dans l’UMOA, prend part aux travaux de la feuille de route pour la monnaie unique de la CEDEAO et participe au schéma de restructuration du système bancaire sénégalais des années quatre-vingt-dix.

Il représente par ailleurs le Président du Conseil d’administration du Fonds de Garantie de Dépôt et de Résolution de l’UMOA et siège au Conseil de la Caisse de Retraite par Répartition des Agents d’encadrement de l’Union. Il parle et écrit le français et l’anglais, et lit l’arabe.

Appelé au Gouvernement le 5 avril 2024, dès la formation de la nouvelle équipe issue de l’alternance, il en devient le Ministre Secrétaire général. Pendant un peu plus d’un an, il est le pivot administratif du Conseil des Ministres, le coordonnateur de l’action interministérielle, le garant de la cohérence et du suivi des décisions présidentielles. Il assure à ce titre le démarrage opérationnel de la nouvelle gouvernance, dans une séquence inédite de refondation des chantiers stratégiques. Le 30 avril 2025, le Président de la République le promeut Ministre d’État, Ministre auprès de la Présidence, chargé du suivi, du pilotage et de l’évaluation de l’Agenda national de transformation « Sénégal 2050 ». Il en devient le maître d’œuvre opérationnel, responsable de son cadencement, des arbitrages techniques qu’il appelle et de la mesure de ses résultats à l’échelle de l’ensemble de l’action publique.

En le portant à la Primature, le Président de la République confie l’exécutif à un haut commis de l’État rompu aux questions monétaires et financières, présent au cœur du Gouvernement depuis le premier jour de la nouvelle ère, et déjà responsable, au sein de la Présidence, de la conduite opérationnelle de l’Agenda national de transformation.

Source : rts.sn

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Assemblée nationale : Ousmane Sonko réintègre son mandat, l’élection du nouveau président fixée au 26 mai

Au lendemain de son limogeage de la Primature, l’avenir politique d’Ousmane Sonko se dessine déjà au sein de l’hémicycle. Le Bureau de l’Assemblée nationale a acté sa réintégration en tant que député, tandis que la succession à la présidence de l’institution s’accélère après la démission d’El Malick Ndiaye.
Le paysage institutionnel sénégalais traverse une séquence d’une rapidité inédite. Ce samedi, le Bureau de l’Assemblée nationale s’est réuni en urgence pour acter des changements majeurs au sommet du pouvoir législatif. Selon les informations partagées par le député Cheikh Bara Ndiaye, la demande de réintégration d’Ousmane Sonko a été officiellement validée. L’ancien Premier ministre, fraîchement démis de ses fonctions gouvernementales par le président Bassirou Diomaye Faye, retrouve ainsi son siège de parlementaire.

Démission au sommet et calendrier accéléré

Parallèlement à ce retour, une autre décision de taille a marqué la réunion du Bureau : la démission d’El Malick Ndiaye de ses fonctions de président de l’Assemblée nationale. Si ce dernier quitte le perchoir, il conserve néanmoins son mandat de député au sein de l’hémicycle.
Face à cette vacance soudaine, la Conférence des présidents n’a pas tardé à réagir. Elle s’est réunie dans la foulée pour fixer le calendrier électoral. C’est la date du mardi 26 mai 2026 qui a été retenue pour procéder à l’élection du tout nouveau président de la deuxième institution de la République.

Vers une reconfiguration stratégique ?

Ces bouleversements majeurs interviennent moins de 24 heures après le départ d’Ousmane Sonko de la tête du gouvernement. Ce retour stratégique vers le pouvoir législatif suscite déjà de nombreuses interrogations sur la suite de la transition politique.
Avec un parti Pastef qui dispose d’une large majorité à l’Assemblée nationale, le scrutin de ce mardi s’annonce décisif. Reste à savoir si le leader du Pastef briguera directement le perchoir ou si cette reconfiguration annonce une nouvelle distribution des rôles au sommet de l’État. Réponse attendue ce mardi 26 mai sous l’œil attentif des Sénégalais.

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Mondial 2026 : Pape Thiaw dévoile sa liste, Koulibaly rassure, Bara Ndiaye crée la surprise.

À vingt jours du coup d’envoi de la Coupe du monde de la FIFA 2026, le sélectionneur du Sénégal Pape Thiaw a levé le voile, ce jeudi 21 mai 2026, sur la liste des 28 joueurs retenus pour défendre les couleurs des Lions de la Teranga.

Très attendue par les supporters sénégalais, cette annonce a mis fin à plusieurs semaines de spéculations autour de l’état physique de certains cadres et des choix stratégiques du staff technique à l’approche du rendez-vous mondial.

Kalidou Koulibaly bien présent malgré les inquiétudes

Le premier nom scruté lors de cette publication était celui du capitaine Kalidou Koulibaly. Incertain ces dernières semaines en raison d’une blessure, le défenseur central figure finalement dans le groupe sénégalais et devrait conduire les Lions lors de cette nouvelle campagne mondiale.

Sa présence représente un soulagement pour le staff technique et les supporters, tant son expérience et son leadership restent essentiels dans un tournoi d’une telle intensité.

En revanche, le défenseur Malang Sarr ne figure une nouvelle fois pas dans la sélection. Le joueur du RC Lens est absent de la liste, au profit notamment de Moustapha Mbow, pensionnaire du Paris FC.

Bamba Dieng confirmé, Bara Sapoko Ndiaye grande révélation

En attaque, Bamba Dieng poursuit son retour en grâce. L’ancien joueur de Diambars, auteur d’un excellent début d’année 2026 avec dix buts inscrits en dix-huit matchs de Ligue 1, confirme sa place dans le groupe après son retour en sélection lors du rassemblement de mars.

Déjà buteur lors du Mondial 2022 au Qatar, l’attaquant sénégalais disputera ainsi sa deuxième Coupe du monde et pourrait se rapprocher du record de réalisations sénégalaises en phase finale détenu par Pape Bouba Diop avec trois buts.

Mais la principale surprise de cette liste reste la convocation du jeune Bara Sapoko Ndiaye. Âgé de seulement 18 ans, le milieu de terrain, récemment apparu avec le Bayern Munich, signe sa première sélection en équipe nationale A.

Autres retours remarqués : Ibrahim Mbaye, brillant lors de la CAN 2025, ainsi que Assane Diao, absent de la dernière Coupe d’Afrique des Nations en raison d’une blessure.

Plusieurs champions d’Afrique laissés de côté

Contrairement à la CAN, où les sélections pouvaient compter jusqu’à 28 joueurs, les règles du Mondial imposent un groupe plus resserré. Pape Thiaw a donc dû procéder à plusieurs choix difficiles.

Parmi les absents figurent plusieurs champions d’Afrique, notamment Boulaye Dia, Habib Diallo, Cheikh Tidiane Sabaly et Mamadou Lamine Camara.

Ces absences illustrent la forte concurrence au sein de l’effectif sénégalais, dans une génération où l’expérience des cadres se mêle désormais à l’émergence de nouveaux talents.

Koulibaly, Gana et Ismaïla Sarr pour une troisième campagne mondiale

Cette liste se distingue également par la présence de trois joueurs appelés à disputer leur troisième Coupe du monde consécutive : Kalidou Koulibaly, Idrissa Gana Gueye et Ismaïla Sarr.

Les trois internationaux sénégalais avaient déjà participé aux éditions 2018 en Russie et 2022 au Qatar. Ils deviennent ainsi les seuls Lions à enchaîner trois campagnes mondiales consécutives.

À l’inverse, Sadio Mané, présent en Russie en 2018, avait manqué le Mondial 2022 en raison d’une blessure.

Un groupe relevé pour les Lions de la Teranga

Le Sénégal évoluera dans une poule particulièrement relevée aux côtés de Équipe de France de football, de Équipe de Norvège de football et de Équipe d’Irak de football.

Les Lions entreront en compétition le 16 juin face aux Bleus, dans ce qui s’annonce déjà comme l’une des affiches les plus attendues du premier tour du Mondial 2026.

La liste de Pape Thiaw :
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