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Guinée : l’intelligence artificielle au cœur de la modernisation de l’administration publique.

Le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, a présidé à Conakry la cérémonie d’ouverture de la deuxième édition du Forum international des Secrétariats généraux du Gouvernement, consacrée au thème : « L’intelligence artificielle au service de la performance gouvernementale ».

La rencontre a réuni plusieurs membres du Gouvernement, des hauts cadres de l’administration publique ainsi que des personnalités invitées, parmi lesquelles le ministre de l’Énergie, Laye Sékou Camara.

Les échanges portent sur les possibilités offertes par l’intelligence artificielle pour accélérer la transformation numérique de l’administration, améliorer la coordination de l’action gouvernementale et renforcer l’efficacité des services publics.

À travers ce forum, les participants disposent d’un cadre de réflexion sur l’intégration des nouvelles technologies dans les pratiques administratives, dans un contexte où la modernisation de l’État constitue un enjeu majeur de gouvernance.

La participation du ministre de l’Énergie s’inscrit dans cette dynamique de transformation de l’action publique. L’innovation technologique et la numérisation des procédures sont notamment présentées comme des leviers susceptibles d’optimiser les processus administratifs et de soutenir les objectifs de développement de la Guinée.

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Sénégal : le TGI de Pikine-Guédiawaye expérimente une IA pour les archives judiciaires.

Le Tribunal de grande instance (TGI) de Pikine-Guédiawaye a lancé lundi un projet pilote visant à développer une application locale d’intelligence artificielle (IA) pour numériser, gérer et exploiter les archives judiciaires.

Le projet est mené avec l’appui du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et le soutien de l’État de Corée. Il vise à accélérer la transformation numérique de la justice sénégalaise en facilitant l’accès et l’exploitation des documents judiciaires grâce aux technologies d’intelligence artificielle.

Dans le cadre de cette initiative, du matériel informatique et de numérisation a été remis à la Direction de la Dématérialisation et de l’Automatisation (DDA), notamment un NVIDIA DGX Spark, ainsi que des équipements destinés à la numérisation et au stockage des données.

Pikine-Guédiawaye, juridiction pilote

Le TGI de Pikine-Guédiawaye a été retenu comme juridiction pilote. D’ici vendredi, les équipes doivent mettre en place le processus de numérisation et d’intégration des documents judiciaires, notamment les décisions de justice.

Ces documents serviront ensuite à alimenter et à tester l’application dans des conditions réelles. Des sessions de formation sont également prévues afin de permettre au personnel concerné de maîtriser les nouveaux outils et les procédures associées.

Vers une extension à l’ensemble des juridictions

Cette initiative s’inscrit dans la continuité de la plateforme e-Justice, développée avec l’appui du PNUD pour accompagner la digitalisation des procédures internes des juridictions sénégalaises.

À l’issue de la phase pilote, le dispositif pourrait être progressivement déployé dans d’autres juridictions du pays. L’objectif est de renforcer la numérisation des archives judiciaires et d’améliorer leur exploitation grâce à des outils d’intelligence artificielle.

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À Dakar, l’UEMOA réfléchit à une stratégie commune pour l’IA dans le secteur bancaire

L’intelligence artificielle s’impose progressivement comme un enjeu stratégique pour le secteur financier ouest-africain. À Dakar, les responsables des banques et établissements financiers de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) se sont réunis, jeudi 24 septembre 2026, dans le cadre d’un forum régional consacré à l’utilisation de cette technologie au service de l’inclusion financière et de la transformation bancaire.

Organisée par la Fédération des associations professionnelles des banques et établissements financiers de l’UEMOA (FAPBEF-UEMOA), la rencontre avait pour thème : « L’intelligence artificielle au service de l’inclusion financière et de la transformation bancaire dans l’UEMOA ».

Vers une approche commune dans l’espace bancaire

L’objectif du forum est de favoriser une réflexion commune sur les opportunités offertes par l’intelligence artificielle, mais également sur les risques liés à son utilisation dans les services financiers.

Pour les acteurs bancaires de l’Union, l’enjeu est notamment d’éviter une multiplication de pratiques et de standards différents alors que les établissements évoluent dans un même espace monétaire et réglementaire.

Le président de la FAPBEF-UEMOA, Guy-Martial Arona, a ainsi appelé à une mutualisation des expériences et à un rapprochement des pratiques entre les différentes places bancaires. Cette démarche doit permettre, selon lui, de construire une approche cohérente vis-à-vis de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et des autres institutions communautaires.

Cette orientation rejoint des initiatives déjà engagées au niveau régional. En 2026, le Comité Intelligence Artificielle du CONOBAFI travaille notamment sur l’élaboration de bonnes pratiques et de lignes directrices concernant la gouvernance, le développement et l’utilisation des systèmes d’IA dans le secteur financier de l’UEMOA.

L’inclusion financière au cœur des ambitions

Au-delà de la modernisation des établissements bancaires, les participants souhaitent faire de l’intelligence artificielle un outil susceptible d’élargir l’accès aux services financiers.

La technologie peut notamment contribuer à mieux analyser les profils des clients, personnaliser certains services, améliorer la gestion des risques et renforcer les dispositifs de lutte contre la fraude. Dans une région où les services financiers numériques jouent déjà un rôle important dans l’accès aux transactions et aux paiements, l’enjeu consiste désormais à transformer ces avancées technologiques en solutions répondant davantage aux besoins des populations.

Les acteurs du secteur soulignent toutefois que l’innovation ne peut être dissociée des exigences de sécurité et de protection des utilisateurs.

Données, éthique et risques algorithmiques

L’utilisation croissante de l’intelligence artificielle soulève également des questions relatives à la protection des données personnelles, à la transparence des algorithmes et à la prévention des discriminations.

Le secrétaire général du ministère sénégalais de l’Économie, des Finances et du Plan, Aliou Ndiaye, a notamment insisté sur les dimensions éthiques de cette transformation. Il a appelé à une vigilance particulière face au risque de reproduction ou d’amplification des biais par les systèmes automatisés.

Pour les autorités et les professionnels du secteur, l’enjeu est donc de mettre en place un environnement réglementaire capable d’accompagner l’innovation tout en protégeant les usagers.

Vers un cadre régional pour accompagner la transformation

Les discussions de Dakar s’inscrivent ainsi dans une dynamique plus large visant à coordonner les réponses des acteurs financiers de l’UEMOA face au développement de l’intelligence artificielle.

La stratégie recherchée repose sur un équilibre entre innovation, inclusion, sécurité et gouvernance. Les travaux engagés doivent notamment contribuer à identifier des pratiques communes et à favoriser une utilisation responsable de l’IA dans les banques et établissements financiers.

À terme, l’ambition affichée est de faire de cette technologie un levier de transformation du secteur bancaire, tout en veillant à ce que les bénéfices de la digitalisation restent accessibles au plus grand nombre.

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Intelligence artificielle : Dakar au cœur des réflexions sur sa régulation en Afrique francophone.

Comment encadrer les nouvelles technologies sans freiner l’innovation ? Cette question est au cœur d’un atelier régional consacré à la régulation de l’intelligence artificielle en Afrique francophone, ouvert mercredi 16 septembre à l’Assemblée nationale du Sénégal, à Dakar.

Prévue jusqu’au 18 septembre, la rencontre réunit des parlementaires du Sénégal, du Bénin, du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire, ainsi que des experts et des acteurs du numérique et de l’innovation.

Organisé en partenariat avec NIYEL, l’atelier intervient alors que ces technologies occupent une place croissante dans les administrations publiques, les services aux citoyens et les activités économiques. Cette évolution pose de nouveaux défis aux législateurs, appelés à adapter les cadres juridiques aux transformations en cours.

Protéger les droits tout en favorisant l’innovation

Présidant la cérémonie d’ouverture au nom du président de l’Assemblée nationale, la quatrième vice-présidente, Mbéne Faye, a mis en avant le potentiel de ces outils pour accompagner le développement. Elle a toutefois souligné les enjeux liés à la protection des droits, des données personnelles et à la souveraineté numérique.

Elle a ainsi appelé à une implication accrue des parlementaires afin de mettre en place des règles capables de protéger l’intérêt général tout en créant un environnement favorable à l’innovation.

L’objectif est notamment de prévenir les risques liés aux nouveaux usages sans imposer des contraintes susceptibles de limiter le développement des solutions technologiques.

Les Parlements africains appelés à renforcer leur expertise

Le président de la Commission de la Culture et de la Communication, Aliou Sène, a insisté sur la nécessité pour les Parlements africains de mieux maîtriser les enjeux liés à ces évolutions technologiques.

Cette expertise doit permettre aux législateurs d’anticiper les mutations à venir et de concevoir des réglementations adaptées aux réalités économiques, sociales et institutionnelles du continent.

Il a également plaidé pour une approche africaine fondée sur la coopération régionale, la protection des citoyens et le soutien à l’innovation.

Comparer les expériences pour mieux légiférer

Les travaux permettent aux participants de confronter les dispositifs existants dans leurs différents pays. Les échanges portent notamment sur les points de convergence, les insuffisances des cadres actuels et les besoins en matière de législation.

Des recommandations et des feuilles de route sont attendues à l’issue de la rencontre. Elles devraient contribuer à renforcer les capacités des Parlements à accompagner la gouvernance des technologies émergentes.

Au-delà des législations nationales, cette rencontre de Dakar traduit la volonté de renforcer le dialogue parlementaire africain face à des innovations appelées à transformer durablement les économies, les administrations et les sociétés.

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Bénin–Éthiopie : Cotonou et Addis-Abeba renforcent leur coopération dans le numérique et l’intelligence artificielle.

Le Bénin et l’Éthiopie souhaitent donner une nouvelle dimension à leur coopération dans les domaines du numérique, de l’intelligence artificielle et de l’innovation. Une volonté réaffirmée à l’issue d’une visite de travail d’une délégation ministérielle béninoise à Addis-Abeba, du 4 au 8 août 2026.

Des échanges axés sur la transformation numérique

Conduite par le ministre de la Transformation digitale et de l’Innovation, Dr Mahuna Akplogan, la délégation béninoise a échangé avec plusieurs responsables éthiopiens sur les politiques mises en œuvre par les deux pays pour accélérer leur transformation numérique.

Cette mission s’inscrit dans la continuité du rapprochement engagé au plus haut niveau entre Cotonou et Addis-Abeba, notamment à la suite de la rencontre du 13 juillet entre le président béninois Romuald Wadagni et le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed.

Les discussions ont permis aux deux parties de confronter leurs expériences et d’identifier de nouvelles pistes de collaboration.

Le Bénin partage son expérience

Au cours de la visite, le Bénin a présenté les principales avancées réalisées au cours des dernières années dans le domaine de la transformation numérique.

Les échanges ont notamment porté sur le développement des infrastructures numériques, la dématérialisation des services publics, l’identité numérique et la cybersécurité.

La question de l’interopérabilité des systèmes a également occupé une place importante dans les discussions, avec un intérêt particulier pour la gouvernance des données et la mise en place d’infrastructures technologiques capables de soutenir les nouveaux usages numériques.

L’intelligence artificielle au cœur des discussions

Les deux pays souhaitent également renforcer leur coopération autour de l’intelligence artificielle, considérée comme un levier potentiel de transformation des administrations et de l’économie.

Une séance de travail avec le ministère éthiopien de l’Innovation et de la Technologie a notamment permis d’examiner les expériences nationales et les possibilités de développer des projets communs.

L’objectif est de favoriser le partage de compétences et de savoir-faire, tout en encourageant l’émergence de solutions technologiques adaptées aux réalités locales.

Vers une coopération Sud-Sud renforcée

Pour le Bénin, le rapprochement avec l’Éthiopie s’inscrit dans une volonté de consolider les partenariats africains dans des secteurs stratégiques.

La coopération envisagée devrait privilégier le transfert d’expertise, l’innovation et le développement de solutions numériques destinées à améliorer les services publics et à répondre aux besoins des citoyens.

À travers cette dynamique, Cotonou et Addis-Abeba entendent ainsi renforcer leur coopération Sud-Sud et faire du numérique, de l’intelligence artificielle et de l’innovation des instruments au service de la transformation économique et sociale de leurs deux pays.

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Intelligence artificielle : le Bénin décroche une médaille de bronze aux Olympiades internationales.

Le Bénin s’est illustré à la 3ᵉ édition des Olympiades internationales d’intelligence artificielle (IOAI), organisée à Astana, au Kazakhstan, en décrochant une médaille de bronze et une mention honorable.

Deux jeunes représentants béninois figurent parmi les 437 candidats issus de 106 pays ayant participé à cette compétition internationale consacrée aux compétences en intelligence artificielle.

La médaille de bronze a été remportée par Guidimadjegbe Emmanuel Christiano, élève au Collège catholique Notre-Dame de Lourdes de Porto-Novo. Nguebou Raphael, du Lycée technique F.M. Coulibaly de Cotonou, a pour sa part obtenu une mention honorable.

Cette performance permet au Bénin de se classer troisième au niveau africain et constitue une première pour le pays, qui avait obtenu une mention honorable lors de sa première participation aux IOAI, organisées à Pékin en 2025.

La délégation béninoise comptait huit membres. Les autorités ont salué le travail des deux lauréats, ainsi que celui des mentors et encadreurs ayant accompagné l’équipe.

Cette distinction illustre les progrès réalisés par le Bénin dans le développement des compétences en intelligence artificielle, dans le numérique et l’innovation. Le gouvernement entend poursuivre ses efforts de formation afin de faire de ces technologies un levier de développement et de compétitivité nationale.

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Gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle : le Sénégal plaide pour un accès équitable aux technologies lors du dialogue de l’ONU à Genève.

La première session du Dialogue mondial sur la gouvernance de l’intelligence artificielle (IA) s’est ouverte lundi 6 juillet 2026 à Genève sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies. Cette rencontre inédite réunit des représentants des États membres, des entreprises technologiques, des chercheurs, des universitaires ainsi que des organisations de la société civile autour d’un objectif commun : définir les bases d’une gouvernance internationale capable d’accompagner le développement rapide de l’intelligence artificielle tout en limitant les risques d’exclusion.

Organisée les 6 et 7 juillet 2026, cette première édition s’inscrit dans le prolongement du Pacte numérique mondial et d’une résolution adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies. Elle vise à créer un cadre permanent de dialogue sur les enjeux liés à l’IA, alors que cette technologie transforme progressivement les économies, les administrations et les sociétés, tout en révélant de profondes disparités entre les pays.

Le Sénégal au cœur des discussions sur la fracture numérique

Lors de la première journée des travaux, le Sénégal a occupé une place importante en coprésidant une session consacrée à la réduction des inégalités liées à l’intelligence artificielle. Le pays a partagé cette responsabilité avec Jovan Kurbalija, directeur exécutif de DiploFoundation.

Prenant part aux échanges, le ministre sénégalais des Télécommunications et du Numérique, Samba Diouf, a défendu une approche de l’IA fondée sur l’équité, le renforcement des capacités et l’accès universel aux opportunités offertes par ces technologies.

Il a alerté sur le risque d’une aggravation des fractures mondiales si les outils, les infrastructures et les compétences nécessaires au développement de l’IA restent concentrés entre les mains d’un nombre limité de pays et d’acteurs économiques.

« L’IA façonne aujourd’hui nos vies. L’IA façonne et oriente notre destin », a-t-il déclaré, appelant à construire un écosystème numérique permettant à tous les pays de participer pleinement à cette transformation technologique.

Selon le ministre, les pays en développement doivent dépasser le simple rôle d’utilisateurs des solutions d’intelligence artificielle pour devenir des acteurs capables de concevoir, d’adapter et d’innover. Cette ambition s’inscrit dans le cadre du « New Deal technologique » porté par le Sénégal, qui repose notamment sur le développement des compétences numériques, le renforcement des infrastructures, la création de plateformes publiques et le soutien à l’innovation.

L’accès aux infrastructures, un enjeu majeur pour les pays en développement

Les discussions de Genève ont mis en évidence un constat partagé : les inégalités liées à l’intelligence artificielle ne sont pas uniquement d’ordre technologique, mais constituent également un enjeu majeur de développement économique et social.

Plusieurs participants ont souligné les écarts persistants entre les pays en matière de puissance de calcul, d’accès aux données, de connectivité et de formation spécialisée. Les infrastructures indispensables au développement de l’IA — notamment les centres de données, les réseaux haut débit, l’accès à une énergie fiable et les systèmes de gouvernance des données — demeurent concentrées dans un nombre restreint de régions du monde.

Pour Pedro Manuel Moreno, représentant de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, ces capacités techniques jouent un rôle déterminant dans la capacité des pays à attirer les investissements et à tirer profit de l’économie mondiale de l’intelligence artificielle.

Une intelligence artificielle au service du développement humain

Au-delà des enjeux économiques, les participants ont également insisté sur le potentiel de l’IA comme outil d’inclusion et d’amélioration des services publics.

Le vice-président d’El Salvador, Félix Ulloa, a notamment présenté des initiatives utilisant l’intelligence artificielle dans les domaines de l’éducation et de la santé, à travers l’enseignement numérique et la télémédecine, afin d’élargir l’accès aux services essentiels.

De son côté, le directeur général de l’UNESCO, Khaled El-Enany, a appelé à promouvoir une intelligence artificielle « éthique, inclusive et sûre ». Il a rappelé l’importance des travaux menés par son organisation sur l’éthique de l’IA, ainsi que sur le renforcement des capacités des administrations publiques et des établissements éducatifs.

Les débats ont également insisté sur le rôle des normes internationales, des données ouvertes, des logiciels libres et des modèles accessibles pour réduire les écarts entre les différents acteurs de l’écosystème numérique.

La question linguistique au cœur des préoccupations

Parmi les défis soulevés figure également celui de la diversité linguistique. Sur environ 7 000 langues recensées dans le monde, seule une minorité bénéficie aujourd’hui de ressources numériques suffisantes pour être intégrée dans les systèmes d’intelligence artificielle.

Cette situation risque d’exclure de nombreuses communautés des bénéfices liés aux nouvelles technologies, en limitant notamment leur accès aux outils éducatifs, administratifs et économiques développés grâce à l’IA.

Les participants ont ainsi insisté sur la nécessité de considérer les pays en développement non pas comme de simples consommateurs de technologies, mais comme des partenaires capables de contribuer à leur conception et à leur évolution.

Vers un cadre multilatéral de gouvernance de l’IA

À l’ouverture du dialogue, le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a souligné l’importance stratégique de cette initiative pour construire une gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle. Il a appelé les États à transformer les échanges en actions concrètes afin de promouvoir une IA plus sûre, plus équitable et accessible au plus grand nombre.

Selon les données présentées lors de la rencontre, plus de 1 500 contributions ont été recueillies depuis le lancement des consultations. Les États membres placent notamment le renforcement des capacités parmi leurs principales priorités, tandis que la sécurité demeure une préoccupation majeure pour plusieurs autres acteurs.

Les conclusions de cette première session serviront de base à un rapport de synthèse élaboré par les coprésidents. Une deuxième rencontre est prévue à New York en 2027 afin de poursuivre les travaux visant à établir les fondations d’une gouvernance mondiale durable de l’intelligence artificielle.

Le Ghana lance la premiere strategie nationale dIA pour stimuler 360x320

Ghana : une stratégie ambitieuse pour faire de l’intelligence artificielle un moteur de croissance.

Le Ghana affiche une ambition claire : faire de l’intelligence artificielle un levier central de son développement économique. Le 24 avril 2026 à Accra, le président John Dramani Mahama a officiellement lancé la Stratégie nationale d’intelligence artificielle, un document structurant de 80 pages articulé autour de huit piliers.

L’objectif affiché est de positionner le pays comme un pôle d’excellence en intelligence artificielle en Afrique d’ici 2035, tout en maîtrisant les transformations numériques en cours.

Un objectif économique de grande envergure

Au cœur de cette stratégie figure une ambition chiffrée : porter la contribution de l’intelligence artificielle à près de 500 milliards de cedis, soit environ 45 milliards de dollars, au produit intérieur brut à l’horizon 2035.

Cette projection témoigne de la volonté des autorités de faire du numérique un vecteur majeur de croissance et de diversification économique.

Infrastructures et capital humain au centre du dispositif

Pour atteindre cet objectif, le plan repose sur deux axes prioritaires. Le premier concerne le développement d’infrastructures technologiques, avec un investissement de 250 millions de dollars pour la construction d’un centre de calcul dédié à l’IA, ainsi que 20 millions de dollars supplémentaires pour soutenir le déploiement de la stratégie à court et moyen terme.

Le second pilier est consacré au renforcement du capital humain. L’initiative accorde une place centrale à la formation, à la recherche et à l’innovation, avec l’implication d’institutions académiques de premier plan, notamment l’Kwame Nkrumah University of Science and Technology. Les travaux ont été coordonnés par Jerry John Kponyo, en collaboration avec le gouvernement, le secteur privé et des partenaires internationaux.

Une stratégie axée sur l’emploi et l’inclusion

Au-delà des objectifs technologiques, le gouvernement met l’accent sur l’impact social de cette transformation. Le président Mahama a insisté sur la nécessité de faire du Ghana un acteur de la conception et du déploiement des technologies, plutôt qu’un simple consommateur.

L’approche adoptée privilégie la création d’emplois et l’inclusion, dans un contexte où le marché du travail reste fragilisé. Les autorités ambitionnent notamment d’augmenter significativement les inscriptions dans l’enseignement technique et professionnel, avec un objectif de 190 000 apprenants d’ici 2026.

Des progrès ont déjà été enregistrés, notamment en matière de participation des femmes, mais des défis persistent. Près de 68 % des jeunes actifs occupent encore des emplois précaires, selon les données officielles.

Un positionnement à renforcer sur la scène africaine et mondiale

Actuellement classé 72e au niveau mondial et 6e en Afrique dans les indices internationaux liés à l’intelligence artificielle, le Ghana entend améliorer son positionnement en capitalisant sur cette stratégie.

L’enjeu est désormais celui de la mise en œuvre effective de ce plan ambitieux, dans un environnement marqué par une compétition accrue entre États pour capter les opportunités liées à la révolution numérique.

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IA et couverture électorale : 50 journalistes guinéens formés pour renforcer la fiabilité de l’information.

À l’approche d’un nouveau cycle électoral en Guinée, l’Association Guinéenne de la Presse en Ligne (AGUIPEL) a lancé, ce lundi 8 décembre, un atelier de formation dédié à l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) dans les pratiques journalistiques. Organisé en collaboration avec le Système des Nations Unies en Guinée, ce programme ambitionne de doter les professionnels des médias d’outils technologiques pour améliorer la qualité, la rapidité et la fiabilité de l’information.

Pendant trois jours, 50 journalistes provenant de différents médias participeront à des sessions théoriques et pratiques axées sur les nouveaux enjeux du numérique. Les modules portent notamment sur la vérification de l’information assistée par IA, la lutte contre la désinformation, l’usage des outils d’analyse automatisée, ainsi que les bonnes pratiques éthiques liées à l’exploitation des technologies émergentes.

Selon l’AGUIPEL, cette formation arrive à un moment crucial marqué par la montée des contenus manipulés, des fausses informations et des discours polarisants en période électorale. En renforçant les compétences des journalistes, l’objectif est de garantir une couverture professionnelle, responsable et conforme aux standards internationaux.

Pour le Système des Nations Unies, ce programme s’inscrit dans son engagement à soutenir une presse libre, indépendante et mieux outillée pour jouer pleinement son rôle dans le processus démocratique. L’initiative devrait également favoriser une meilleure compréhension du potentiel et des limites de l’intelligence artificielle dans le traitement de l’information.

Alors que la Guinée se prépare à une échéance électorale déterminante, cette formation représente un pas important vers une couverture médiatique plus fiable, plus moderne et mieux adaptée aux défis de l’ère numérique.

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Sénégal : lancement d’un programme national de formation des enseignants au numérique et à l’intelligence artificielle.

Le Sénégal a franchi une étape majeure dans sa stratégie d’éducation en lançant officiellement un programme national de formation au numérique et à l’intelligence artificielle (IA) destiné aux enseignants et au personnel éducatif. L’annonce a été faite ce mardi par le ministère de l’Éducation nationale, en partenariat avec la Fondation Mastercard et l’Université Numérique Cheikh Hamidou Kane (UNCHK), à travers le programme FORCE-N.

Une réponse aux défis éducatifs et technologiques

Le programme s’inscrit dans la mise en œuvre de la Stratégie du Numérique pour l’Éducation 2025-2029, qui ambitionne de faire de l’école sénégalaise un espace ouvert aux innovations tout en restant ancré dans les réalités locales. L’objectif est de doter les enseignants d’outils concrets pour intégrer le numérique et l’IA dans leurs méthodes pédagogiques, renforcer la qualité de l’enseignement et préparer les élèves aux métiers du futur.

« L’avenir de notre système éducatif dépend de notre capacité à former des enseignants compétents dans l’usage des outils numériques. Avec ce programme, nous donnons à nos éducateurs les moyens de transformer l’apprentissage et d’ouvrir de nouvelles perspectives à nos enfants », a déclaré Mamadou Talla, ministre de l’Éducation nationale.

Des compétences pour une éducation inclusive et moderne

À travers des formations ciblées, les enseignants apprendront non seulement à utiliser les technologies, mais aussi à en faire un levier de créativité, d’inclusion et d’efficacité. Les concepteurs du programme insistent sur la nécessité de promouvoir un usage éthique et responsable, qui tienne compte des enjeux de sécurité numérique et de la protection des données personnelles, tout en veillant à la préservation des valeurs culturelles sénégalaises.

Un partenariat stratégique

La Fondation Mastercard, partenaire clé du projet, accompagne déjà plusieurs initiatives en Afrique visant à renforcer les compétences numériques des jeunes et des enseignants.

« Investir dans les enseignants, c’est investir dans l’avenir. Le Sénégal fait partie des pays africains qui montrent la voie vers une éducation numérique inclusive. Nous sommes fiers de contribuer à ce projet qui va transformer durablement l’apprentissage », a souligné Reeta Roy, Présidente-directrice générale de la Fondation Mastercard.

Un impact attendu sur tout le système éducatif

Le ministère de l’Éducation prévoit de former progressivement des milliers d’enseignants à travers toutes les régions du pays. Cette montée en compétence doit permettre :

  • d’améliorer la qualité des apprentissages,

  • de réduire les inégalités d’accès aux outils numériques entre zones urbaines et rurales,

  • de préparer les élèves aux compétences numériques essentielles pour l’emploi et l’innovation,

  • et de renforcer la résilience du système éducatif face aux crises, comme l’a montré la pandémie de Covid-19.

« Nous devons former une génération d’apprenants capables de comprendre, d’innover et de contribuer activement à la société numérique. Ce programme est une étape décisive vers cet objectif », a indiqué Pr. Souleymane Bachir Diagne, recteur de l’UNCHK.

Une vision tournée vers l’avenir

Pour les autorités, cette initiative traduit la volonté du Sénégal de placer l’éducation au cœur de la transformation numérique nationale. Elle s’inscrit également dans la dynamique de l’Union africaine et de l’UNESCO, qui encouragent les pays africains à investir dans les technologies éducatives afin de combler le fossé numérique et de stimuler le développement durable.

Le lancement de ce programme marque ainsi un pas décisif vers une école sénégalaise moderne, inclusive et connectée, capable de former les citoyens et les professionnels de demain.