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Sénégal : Dakar apporte officiellement son soutien à la candidature de Macky Sall à la tête de l’ONU.

Le Sénégal apporte désormais officiellement son soutien à la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies. La décision a été annoncée lundi par les autorités sénégalaises, à la suite d’une rencontre entre l’ancien chef de l’État et son successeur, Bassirou Diomaye Faye, tenue le 17 juillet au Palais de la République.

Dans un communiqué rendu public par le ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, la présidence sénégalaise indique que le chef de l’État a décidé que « le Sénégal va apporter son plein soutien » à la candidature de Macky Sall pour succéder à António Guterres, dont le mandat arrive à échéance à la fin de l’année 2026.

Cette prise de position officielle marque une étape importante dans la campagne de l’ancien président, désormais soutenu par son pays d’origine dans la course à la direction de l’organisation internationale.

Une rencontre placée sous le signe de la continuité républicaine

Ancien président du Sénégal de 2012 à 2024, Macky Sall avait été reçu vendredi 17 juillet par Bassirou Diomaye Faye afin de lui présenter officiellement sa candidature et de faire le point sur les démarches engagées dans le cadre de sa campagne internationale.

Selon le communiqué gouvernemental, l’entretien s’est déroulé « dans un climat empreint de cordialité et de courtoisie républicaine ». Les autorités sénégalaises présentent cette rencontre comme une illustration de l’attachement du président Bassirou Diomaye Faye au dialogue institutionnel, à la continuité de l’État et à la défense des intérêts supérieurs du pays.

À l’issue de cet échange, le chef de l’État a donné instruction au gouvernement ainsi qu’à l’ensemble du réseau diplomatique sénégalais de se mobiliser pour promouvoir la candidature de Macky Sall auprès des États membres des Nations unies.

Macky Sall poursuit son offensive diplomatique

Avant même l’annonce officielle du soutien de Dakar, Macky Sall avait confirmé la tenue de cette rencontre sur ses réseaux sociaux.

L’ancien président s’est félicité d’un entretien qu’il a qualifié de « convivial et constructif », précisant que les échanges avaient porté sur sa candidature au poste de secrétaire général des Nations unies ainsi que sur « des enjeux majeurs du multilatéralisme contemporain ».

Cette rencontre s’inscrit dans une offensive diplomatique engagée depuis plusieurs mois par Macky Sall pour obtenir le soutien des États membres de l’ONU.

Dans le cadre de cette campagne, l’ancien président sénégalais a multiplié les déplacements et les consultations internationales. Il s’est notamment rendu dans plusieurs capitales et a rencontré des responsables politiques et diplomatiques de premier plan, poursuivant ses échanges avec différents partenaires autour de sa vision du multilatéralisme et du rôle que devrait jouer l’ONU dans le contexte international actuel.

Sa campagne l’a également conduit à New York, au siège des Nations unies, où il a rencontré plusieurs représentants permanents, ainsi qu’en Chine et en Grèce, dans le cadre de démarches destinées à renforcer sa candidature.

Une candidature inscrite dans un processus international très disputé

Le processus de sélection du prochain secrétaire général des Nations unies est désormais entré dans une phase active. Les candidats ont participé à des dialogues interactifs organisés par l’Assemblée générale, avant que le Conseil de sécurité n’engage ses consultations et ne recommande un nom à l’Assemblée générale.

La candidature de Macky Sall a été officiellement enregistrée auprès des Nations unies le 2 mars 2026, à la suite de sa nomination par le Burundi. La liste officielle de l’ONU comprend également Rafael Mariano Grossi, Rebeca Grynspan, María Fernanda Espinosa et Carolyn Rodrigues Birkett. La candidature de Michelle Bachelet, initialement enregistrée en février, a quant à elle fait l’objet d’un retrait de nomination par le Chili en mars.

Cette configuration place l’ancien président sénégalais au cœur d’une compétition internationale dont l’issue dépendra largement des équilibres diplomatiques au sein du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale.

Dakar mobilise son réseau diplomatique

Avec le soutien officiel de Bassirou Diomaye Faye, Macky Sall dispose désormais de l’appui institutionnel de l’État sénégalais pour poursuivre sa campagne.

La mobilisation annoncée du gouvernement et du réseau diplomatique devrait permettre à Dakar de défendre activement cette candidature auprès des différents États membres, dans un processus où les alliances régionales et les équilibres géopolitiques joueront un rôle déterminant.

Pour le Sénégal, cette candidature représente également une opportunité de renforcer sa visibilité sur la scène multilatérale et de promouvoir une voix africaine à la tête de l’organisation mondiale.

Alors que le continent cherche à accroître sa représentation et son influence dans les instances internationales, la campagne de Macky Sall s’inscrit ainsi dans un contexte plus large de revendication d’un rôle accru de l’Afrique dans la gouvernance mondiale.

L’ancien président devra désormais poursuivre son offensive diplomatique pour convaincre les États membres et faire valoir sa vision du multilatéralisme, de la paix, de la sécurité internationale, des droits humains et du développement durable.

La décision finale reviendra, conformément à la Charte des Nations unies, à l’Assemblée générale, sur recommandation du Conseil de sécurité. Le processus devrait ainsi continuer à mobiliser les capitales et les diplomaties du monde entier jusqu’à la désignation du successeur d’António Guterres.

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Sénégal : le Professeur Serigne Magueye Gueye distingué par le Prix des Nations Unies pour la population 2026.

Le Sénégal célèbre une nouvelle reconnaissance internationale dans le domaine de la santé. Le Professeur Serigne Magueye Gueye, chirurgien en obstétrique et enseignant-chercheur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), a été désigné lauréat du Prix des Nations Unies pour la population 2026 dans la catégorie individuelle.

Décernée à l’occasion de la 41ᵉ édition de cette distinction, annoncée mercredi 8 juillet 2026, cette récompense vient saluer plusieurs décennies d’engagement en faveur de la santé maternelle, notamment dans la prise en charge de la fistule obstétricale, une pathologie qui touche principalement les femmes les plus vulnérables.

Un parcours consacré à la lutte contre la fistule obstétricale

Spécialiste reconnu de la chirurgie obstétricale, le Professeur Serigne Magueye Gueye a consacré une grande partie de sa carrière au traitement et à la prévention de la fistule obstétricale.

Cette complication grave liée à un accouchement difficile provoque généralement des lésions entraînant une incontinence permanente. Au-delà des conséquences médicales, elle expose souvent les femmes concernées à l’exclusion sociale, à la stigmatisation et à l’isolement.

Depuis plusieurs décennies, le professeur sénégalais œuvre à offrir une nouvelle chance à ces patientes en leur permettant de retrouver leur santé, leur autonomie et leur dignité.

Former pour élargir l’accès aux soins en Afrique

Au-delà de son activité clinique, le Professeur Gueye s’est également illustré par son engagement dans la transmission des connaissances.

En tant qu’enseignant-chercheur à la Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontologie (FMPOS) de l’UCAD, il a formé de nombreux professionnels de santé, contribuant notamment au renforcement des compétences chirurgicales dans plusieurs pays africains.

Selon les Nations Unies, il a participé à la formation de chirurgiens et chirurgiennes issus de plus de 45 pays d’Afrique subsaharienne, favorisant ainsi l’accès à des traitements spécialisés pour des milliers de femmes victimes de fistule obstétricale.

Son action a contribué à faire progresser la prise en charge de cette pathologie dans une région où les besoins restent importants.

Un engagement social au-delà du bloc opératoire

L’engagement du Professeur Serigne Magueye Gueye ne se limite pas à la pratique médicale et à l’enseignement.

Les Nations Unies ont également mis en avant son implication en faveur des populations défavorisées, notamment dans la banlieue dakaroise. Pour faciliter l’accès aux soins aux personnes qui en sont éloignées, il a transformé sa propre maison en centre de santé, donnant naissance au centre de santé Aristide Mensah, situé à Yeumbeul.

Cette initiative illustre une approche de la médecine fondée sur la proximité et la solidarité, en mettant les services de santé à la portée des populations les plus fragiles.

Un défenseur de la santé maternelle et reproductive

Reconnu comme l’un des premiers cliniciens engagés dans la lutte contre la fistule obstétricale en Afrique de l’Ouest, le Professeur Gueye mène également un important travail de sensibilisation autour de cette pathologie.

Il rappelle que la fistule obstétricale est dans la majorité des cas évitable grâce à un accès rapide à des soins maternels de qualité, à un meilleur suivi des grossesses et à des systèmes de santé plus accessibles.

À travers ses activités de chirurgien, d’enseignant et de défenseur de la santé publique, il a contribué à restaurer la santé et la dignité de nombreuses femmes à travers le continent africain.

Le Prix des Nations Unies pour la population, une distinction internationale majeure

Créé en 1981 par l’Assemblée générale des Nations Unies à travers la résolution 36/201, le Prix des Nations Unies pour la population récompense chaque année une personne ou une institution ayant apporté une contribution exceptionnelle aux questions liées à la population, au développement et à la santé reproductive.

La première édition de cette distinction s’est tenue en 1983. Elle comprend une médaille d’or, un diplôme ainsi qu’une récompense financière.

Avec cette reconnaissance internationale, le Professeur Serigne Magueye Gueye rejoint la liste des personnalités dont l’action contribue à faire progresser les droits, la santé et le bien-être des populations, particulièrement des femmes et des communautés vulnérables.

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Gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle : le Sénégal plaide pour un accès équitable aux technologies lors du dialogue de l’ONU à Genève.

La première session du Dialogue mondial sur la gouvernance de l’intelligence artificielle (IA) s’est ouverte lundi 6 juillet 2026 à Genève sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies. Cette rencontre inédite réunit des représentants des États membres, des entreprises technologiques, des chercheurs, des universitaires ainsi que des organisations de la société civile autour d’un objectif commun : définir les bases d’une gouvernance internationale capable d’accompagner le développement rapide de l’intelligence artificielle tout en limitant les risques d’exclusion.

Organisée les 6 et 7 juillet 2026, cette première édition s’inscrit dans le prolongement du Pacte numérique mondial et d’une résolution adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies. Elle vise à créer un cadre permanent de dialogue sur les enjeux liés à l’IA, alors que cette technologie transforme progressivement les économies, les administrations et les sociétés, tout en révélant de profondes disparités entre les pays.

Le Sénégal au cœur des discussions sur la fracture numérique

Lors de la première journée des travaux, le Sénégal a occupé une place importante en coprésidant une session consacrée à la réduction des inégalités liées à l’intelligence artificielle. Le pays a partagé cette responsabilité avec Jovan Kurbalija, directeur exécutif de DiploFoundation.

Prenant part aux échanges, le ministre sénégalais des Télécommunications et du Numérique, Samba Diouf, a défendu une approche de l’IA fondée sur l’équité, le renforcement des capacités et l’accès universel aux opportunités offertes par ces technologies.

Il a alerté sur le risque d’une aggravation des fractures mondiales si les outils, les infrastructures et les compétences nécessaires au développement de l’IA restent concentrés entre les mains d’un nombre limité de pays et d’acteurs économiques.

« L’IA façonne aujourd’hui nos vies. L’IA façonne et oriente notre destin », a-t-il déclaré, appelant à construire un écosystème numérique permettant à tous les pays de participer pleinement à cette transformation technologique.

Selon le ministre, les pays en développement doivent dépasser le simple rôle d’utilisateurs des solutions d’intelligence artificielle pour devenir des acteurs capables de concevoir, d’adapter et d’innover. Cette ambition s’inscrit dans le cadre du « New Deal technologique » porté par le Sénégal, qui repose notamment sur le développement des compétences numériques, le renforcement des infrastructures, la création de plateformes publiques et le soutien à l’innovation.

L’accès aux infrastructures, un enjeu majeur pour les pays en développement

Les discussions de Genève ont mis en évidence un constat partagé : les inégalités liées à l’intelligence artificielle ne sont pas uniquement d’ordre technologique, mais constituent également un enjeu majeur de développement économique et social.

Plusieurs participants ont souligné les écarts persistants entre les pays en matière de puissance de calcul, d’accès aux données, de connectivité et de formation spécialisée. Les infrastructures indispensables au développement de l’IA — notamment les centres de données, les réseaux haut débit, l’accès à une énergie fiable et les systèmes de gouvernance des données — demeurent concentrées dans un nombre restreint de régions du monde.

Pour Pedro Manuel Moreno, représentant de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, ces capacités techniques jouent un rôle déterminant dans la capacité des pays à attirer les investissements et à tirer profit de l’économie mondiale de l’intelligence artificielle.

Une intelligence artificielle au service du développement humain

Au-delà des enjeux économiques, les participants ont également insisté sur le potentiel de l’IA comme outil d’inclusion et d’amélioration des services publics.

Le vice-président d’El Salvador, Félix Ulloa, a notamment présenté des initiatives utilisant l’intelligence artificielle dans les domaines de l’éducation et de la santé, à travers l’enseignement numérique et la télémédecine, afin d’élargir l’accès aux services essentiels.

De son côté, le directeur général de l’UNESCO, Khaled El-Enany, a appelé à promouvoir une intelligence artificielle « éthique, inclusive et sûre ». Il a rappelé l’importance des travaux menés par son organisation sur l’éthique de l’IA, ainsi que sur le renforcement des capacités des administrations publiques et des établissements éducatifs.

Les débats ont également insisté sur le rôle des normes internationales, des données ouvertes, des logiciels libres et des modèles accessibles pour réduire les écarts entre les différents acteurs de l’écosystème numérique.

La question linguistique au cœur des préoccupations

Parmi les défis soulevés figure également celui de la diversité linguistique. Sur environ 7 000 langues recensées dans le monde, seule une minorité bénéficie aujourd’hui de ressources numériques suffisantes pour être intégrée dans les systèmes d’intelligence artificielle.

Cette situation risque d’exclure de nombreuses communautés des bénéfices liés aux nouvelles technologies, en limitant notamment leur accès aux outils éducatifs, administratifs et économiques développés grâce à l’IA.

Les participants ont ainsi insisté sur la nécessité de considérer les pays en développement non pas comme de simples consommateurs de technologies, mais comme des partenaires capables de contribuer à leur conception et à leur évolution.

Vers un cadre multilatéral de gouvernance de l’IA

À l’ouverture du dialogue, le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a souligné l’importance stratégique de cette initiative pour construire une gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle. Il a appelé les États à transformer les échanges en actions concrètes afin de promouvoir une IA plus sûre, plus équitable et accessible au plus grand nombre.

Selon les données présentées lors de la rencontre, plus de 1 500 contributions ont été recueillies depuis le lancement des consultations. Les États membres placent notamment le renforcement des capacités parmi leurs principales priorités, tandis que la sécurité demeure une préoccupation majeure pour plusieurs autres acteurs.

Les conclusions de cette première session serviront de base à un rapport de synthèse élaboré par les coprésidents. Une deuxième rencontre est prévue à New York en 2027 afin de poursuivre les travaux visant à établir les fondations d’une gouvernance mondiale durable de l’intelligence artificielle.

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Burkina Faso : le HCDH entame la fermeture de son bureau à Ouagadougou après la suspension de ses activités.

Une procédure de six mois engagée dans un contexte de tensions avec les autorités burkinabè

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) a officiellement engagé le processus de fermeture de son bureau au Burkina Faso, conformément aux dispositions prévues par l’accord de siège liant l’organisation internationale aux autorités burkinabè. Cette procédure, qui devrait s’étendre sur une période de six mois, intervient après la suspension des activités du bureau décidée par le gouvernement en avril 2026.

Le coordonnateur résident par intérim du système des Nations Unies au Burkina Faso, Maurice Azonnankpo, a été reçu mardi par le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, en présence de la ministre déléguée chargée de la Coopération régionale, Bêbgnagnan Stella Eldine Kabré/Kaboré.

Au cours de cette rencontre, le responsable onusien, accompagné de la représentante résidente du HCDH, a informé les autorités burkinabè de la décision d’activer la clause de fermeture prévue dans l’accord de siège en cas d’interruption prolongée des activités du bureau.

Une rupture provoquée par des divergences sur la situation des droits humains

La suspension des activités du HCDH avait été annoncée par le gouvernement burkinabè en avril dernier, après des déclarations du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, mettant en cause les restrictions présumées de l’espace civique dans le pays.

Les autorités burkinabè avaient contesté ces prises de position, estimant qu’elles portaient atteinte à la souveraineté nationale et ne reflétaient pas la réalité de la situation sécuritaire et politique du pays.

Face à l’absence de reprise des activités, le HCDH a donc décidé d’engager la procédure administrative de fermeture de sa représentation à Ouagadougou.

Les Nations Unies souhaitent maintenir un cadre de coopération

Dans le cadre de cette démarche, les responsables du HCDH ont demandé au gouvernement burkinabè de désigner un point focal national chargé d’assurer la coordination du processus de fermeture.

Ils ont également exprimé leur volonté d’ouvrir un nouveau dialogue avec les autorités afin de définir les futures modalités de collaboration entre le Burkina Faso et le système des Nations Unies.

Cette approche vise notamment à préserver les canaux de coopération institutionnelle malgré les tensions apparues ces derniers mois autour des questions liées aux droits humains.

Ouagadougou réaffirme ses exigences de souveraineté

En réponse, le ministre burkinabè des Affaires étrangères a appelé les représentants des organisations internationales à respecter strictement les principes encadrant leur présence dans le pays.

Karamoko Jean Marie Traoré a notamment dénoncé l’attitude de certains acteurs internationaux qui, selon lui, auraient tendance à « se comporter en super policiers » en dépassant les limites fixées par les accords de siège.

Le chef de la diplomatie burkinabè a estimé que la position du gouvernement constitue un « signal clair » adressé aux partenaires qui ne respecteraient pas, selon lui, la souveraineté du Burkina Faso et ses intérêts nationaux.

Il a toutefois indiqué prendre acte de la procédure engagée par le HCDH ainsi que de la demande de désignation d’un point focal, tout en réaffirmant la disponibilité des autorités à poursuivre des partenariats fondés sur le respect mutuel et la coopération.

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Sénégal–ONU : Diamniadio s’apprête à accueillir la nouvelle Maison des Nations unies.

Le Sénégal et les Nations unies ont franchi une nouvelle étape dans leur coopération avec la signature, le 12 juin à Dakar, d’un accord officialisant les conditions d’entrée en service de la Maison des Nations unies (MONUD), un complexe moderne construit à Diamniadio pour regrouper plusieurs agences, fonds et programmes du système onusien présents dans le pays.

La signature de cet accord marque l’aboutissement d’un projet engagé depuis plusieurs années et illustre la volonté commune des deux parties de renforcer l’efficacité de leur collaboration au service du développement durable.

Une infrastructure conçue pour renforcer la coordination des actions onusiennes

Le document a été signé par le ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Cheikh Niang, et la coordonnatrice résidente du système des Nations unies au Sénégal, Aminata Maïga, en présence de la vice-secrétaire générale de l’ONU, Amina Mohammed.

Située à Diamniadio, ville nouvelle en plein essor à une trentaine de kilomètres de Dakar, la future Maison des Nations unies accueillera dans un même espace plusieurs entités onusiennes opérant au Sénégal.

Cette centralisation vise à améliorer la coordination entre les différentes agences, à renforcer les synergies institutionnelles et à optimiser la mise en œuvre des programmes de développement au profit des populations sénégalaises.

Diamniadio, nouveau pôle de coopération internationale

Au-delà de sa dimension administrative, la MONUD constitue un projet à forte portée symbolique. Elle reflète la qualité des relations historiques entre le Sénégal et les Nations unies, mais également l’ambition du pays de consolider son statut de plateforme régionale de dialogue, de coopération et de diplomatie multilatérale.

Depuis plusieurs années, Diamniadio s’impose progressivement comme un centre stratégique regroupant des infrastructures institutionnelles, économiques et diplomatiques majeures. L’installation de la Maison des Nations unies s’inscrit dans cette dynamique de modernisation et de décentralisation des activités administratives.

Une coopération renouvelée autour des grands défis du développement

Les autorités sénégalaises et les responsables onusiens considèrent cette nouvelle étape comme une opportunité de renforcer davantage leur partenariat sur des enjeux prioritaires tels que la gouvernance, l’éducation, la santé, la protection sociale, l’environnement et la résilience économique.

L’accord signé réaffirme également l’engagement des deux parties à poursuivre leurs efforts communs en faveur de la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) et de l’accompagnement des politiques publiques nationales.

Un symbole de confiance mutuelle

L’entrée prochaine en service de la Maison des Nations unies traduit la confiance durable qui unit le Sénégal et l’organisation internationale. Elle témoigne aussi de la volonté des Nations unies de maintenir une présence forte dans le pays afin de soutenir les priorités nationales de développement.

À travers ce projet, Dakar confirme son rôle croissant sur la scène diplomatique africaine et internationale, tandis que les Nations unies se dotent d’un cadre de travail modernisé destiné à renforcer l’impact de leurs interventions au Sénégal et dans la sous-région.

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Guinée–ONU : Conakry consolide son positionnement diplomatique sur les questions de paix et de sécurité internationales.

La Guinée poursuit son offensive diplomatique sur la scène internationale. Le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, a reçu ce 15 juin 2026 à Conakry Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des opérations de paix, à l’occasion d’une rencontre consacrée aux enjeux de sécurité, de stabilité régionale et de coopération multilatérale.

Cette audience s’est déroulée en présence de plusieurs hauts responsables guinéens, parmi lesquels le ministre secrétaire général de la Présidence, le général Amara Camara, le ministre directeur de cabinet de la Présidence, Djiba Diakité, le ministre des Affaires étrangères, Dr Morissanda Kouyaté, ainsi que des représentants du système des Nations unies en Guinée.

Une reconnaissance du rôle de la Guinée dans les opérations de paix

Porteur d’un message du secrétaire général des Nations unies, António Guterres, Jean-Pierre Lacroix a salué la contribution historique de la Guinée aux missions de maintien de la paix déployées sous mandat onusien.

Depuis plusieurs décennies, les contingents guinéens participent à diverses opérations de paix sur le continent africain, contribuant aux efforts de stabilisation dans des zones affectées par des crises sécuritaires et humanitaires. Cette implication a permis à la Guinée de renforcer sa crédibilité au sein des mécanismes internationaux de gestion des conflits.

Le responsable onusien a également mis en avant les efforts engagés par les autorités guinéennes en faveur de la cohésion sociale, de la stabilité institutionnelle et du développement, estimant que ces initiatives participent à l’amélioration de l’image du pays sur la scène régionale et internationale.

Un dialogue centré sur les défis sécuritaires mondiaux

Les échanges ont porté sur plusieurs dossiers liés à la paix et à la sécurité internationales, notamment la prévention des conflits, les opérations de maintien de la paix et les mécanismes de coopération destinés à renforcer la stabilité dans les régions fragiles.

Dans un contexte international marqué par la multiplication des crises sécuritaires et des tensions géopolitiques, Jean-Pierre Lacroix a encouragé la Guinée à poursuivre son engagement en faveur du multilatéralisme et du dialogue entre les nations.

Il a notamment souligné l’importance d’une coopération étroite entre les États, les organisations internationales et les partenaires au développement pour faire face aux défis communs liés à la sécurité, à la gouvernance et au développement durable.

Une diplomatie guinéenne en quête d’influence accrue

Cette visite intervient alors que plusieurs partenaires internationaux saluent le renforcement de la présence diplomatique de la Guinée dans les grandes enceintes multilatérales.

Ces derniers mois, plusieurs responsables africains et internationaux ont souligné la volonté de Conakry de jouer un rôle plus actif dans les initiatives visant à promouvoir la stabilité régionale, la prévention des conflits et la coopération continentale.

Cette dynamique s’inscrit dans une stratégie plus large de repositionnement diplomatique portée par les autorités guinéennes, qui cherchent à renforcer l’influence du pays au sein des organisations internationales.

Des avancées saluées au sein des institutions internationales

Au cours de la rencontre, le président Mamadi Doumbouya a mis en avant plusieurs succès diplomatiques récents enregistrés par la Guinée sur la scène internationale.

Le chef de l’État s’est notamment félicité de l’élection du pays au Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC), une instance clé chargée des questions liées au développement économique, social et environnemental.

Il a également salué l’entrée de la Guinée au Conseil exécutif de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une désignation qui intervient dans un contexte marqué par les efforts de modernisation du système sanitaire national et de renforcement des capacités de réponse aux crises de santé publique.

Pour les autorités guinéennes, ces élections constituent une reconnaissance de la participation croissante du pays aux grandes initiatives internationales ainsi que des progrès réalisés dans plusieurs secteurs stratégiques.

La Guinée réaffirme son engagement pour la paix et la coopération internationale

De son côté, le président Mamadi Doumbouya a réitéré l’attachement de la Guinée aux principes de paix, de sécurité collective et de règlement pacifique des différends.

Le chef de l’État a confirmé la volonté de son pays de poursuivre sa participation aux opérations de maintien de la paix des Nations unies, particulièrement sur le continent africain, où les défis sécuritaires demeurent nombreux.

Il a également plaidé pour une coopération renforcée entre les États et les institutions internationales afin de répondre efficacement aux enjeux liés à la sécurité, au développement et à la stabilité régionale.

Une nouvelle étape dans l’ouverture diplomatique de la Guinée

Cette audience illustre la volonté de la Guinée de consolider sa place dans les débats internationaux relatifs à la paix, à la sécurité et au développement durable.

À travers le renforcement de ses partenariats multilatéraux et son implication dans les grandes instances internationales, Conakry cherche à affirmer son rôle d’acteur responsable et crédible sur les scènes africaine et mondiale.

La rencontre avec le responsable des opérations de paix des Nations unies apparaît ainsi comme une nouvelle étape dans la stratégie d’ouverture diplomatique engagée par les autorités guinéennes, qui ambitionnent de faire du pays un partenaire incontournable dans les efforts de stabilité et de coopération internationale.

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Sénégal–ONU : Le Président de la République S.E Bassirou Diomaye Faye et Amina Mohammed réaffirment leur volonté de renforcer le partenariat stratégique.

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a reçu ce vendredi à Dakar la Vice-Secrétaire générale de Organisation des Nations Unies, Amina J. Mohammed, dans le cadre d’une audience consacrée au renforcement des relations de coopération entre le Sénégal et l’institution multilatérale.

Cette rencontre a permis aux deux responsables d’évoquer les perspectives de consolidation d’un partenariat historique qui lie le Sénégal aux Nations Unies depuis plusieurs décennies. Les échanges ont porté sur les principaux domaines de coopération ainsi que sur les mécanismes susceptibles de soutenir davantage les priorités de développement du pays.

Un tour d’horizon des enjeux sécuritaires et géopolitiques

Au-delà des questions bilatérales, les discussions ont également porté sur les évolutions du contexte international marqué par de multiples crises politiques, économiques et sécuritaires.

Une attention particulière a été accordée à la situation dans la région du Sahel, confrontée à une dégradation persistante de la sécurité, à la montée des groupes armés et à des défis humanitaires de grande ampleur. Les deux parties ont échangé sur les enjeux liés à la stabilité régionale ainsi que sur les efforts nécessaires pour promouvoir la paix, la sécurité et le développement durable dans cet espace stratégique pour l’Afrique de l’Ouest.

Cette concertation intervient dans un contexte où les questions de gouvernance, de résilience économique et de sécurité demeurent au cœur des préoccupations des États de la région et de leurs partenaires internationaux.

L’ONU réitère son engagement aux côtés du Sénégal

Au cours de l’audience, les Nations Unies ont renouvelé leur disponibilité à accompagner le Sénégal dans la mise en œuvre de ses priorités de développement. L’organisation a notamment réaffirmé son soutien aux initiatives visant à accélérer la croissance économique, renforcer la résilience des populations et répondre aux défis structurels auxquels le pays est confronté.

Cette coopération couvre plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’éducation, la santé, l’emploi des jeunes, la gouvernance, la transition écologique ainsi que la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD).

Un partenariat appelé à se consolider

La rencontre entre le chef de l’État sénégalais et la Vice-Secrétaire générale de l’ONU témoigne de la volonté commune des deux parties de maintenir un dialogue étroit face aux défis contemporains. Elle illustre également l’importance accordée au multilatéralisme et à la coopération internationale comme leviers de développement et de stabilité dans un environnement mondial en constante évolution.

À travers ce rapprochement, Dakar et les Nations Unies entendent poursuivre leur collaboration afin de soutenir les ambitions de développement du Sénégal tout en contribuant aux efforts de paix et de stabilité dans la région ouest-africaine.

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La Guinée rejoint le Conseil économique et social des Nations unies pour le mandat 2027-2029.

La Guinée franchit une nouvelle étape dans son engagement au sein des institutions multilatérales. Le pays a été élu membre du Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC) pour le mandat 2027-2029, à l’issue d’un vote organisé au siège de l’Organisation des Nations unies à New York.

L’annonce a été faite ce samedi 6 juin 2026 par le ministère guinéen du Plan et de la Coopération internationale, qui a salué une avancée diplomatique majeure pour le pays sur la scène internationale.

Une présence renforcée au sein du système onusien

Considéré comme l’un des principaux organes des Nations unies, l’ECOSOC joue un rôle central dans la coordination des politiques économiques, sociales et environnementales de l’organisation. Il assure notamment le suivi de la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD) et favorise le dialogue entre les États membres, les institutions spécialisées et les différents acteurs du développement.

L’élection de la Guinée lui permettra de participer activement aux travaux du Conseil et de contribuer aux réflexions portant sur les enjeux mondiaux liés à la croissance économique, à la réduction des inégalités, à la lutte contre la pauvreté, au financement du développement et à la coopération internationale.

Une opportunité pour porter les priorités nationales

À travers ce mandat, Conakry disposera d’une tribune supplémentaire pour défendre les priorités de développement du pays et faire entendre la voix de l’Afrique dans les débats internationaux relatifs à la gouvernance économique mondiale.

Cette présence au sein de l’ECOSOC intervient alors que la Guinée poursuit ses efforts pour renforcer sa visibilité diplomatique et accroître sa participation dans les grandes instances décisionnelles internationales.

Cap sur le Forum politique de haut niveau

Cette élection intervient également à quelques semaines d’un rendez-vous important pour les autorités guinéennes. En juillet prochain, la Guinée présentera à New York son troisième Rapport national volontaire sur la mise en œuvre des Objectifs de développement durable dans le cadre du Forum politique de haut niveau des Nations unies.

Ce document permettra d’évaluer les progrès réalisés par le pays dans plusieurs secteurs clés, notamment l’éducation, la santé, la lutte contre la pauvreté, l’inclusion sociale et la croissance économique durable.

Une dynamique africaine au sein des Nations unies

L’entrée de la Guinée à l’ECOSOC s’inscrit dans une dynamique plus large portée par plusieurs États africains, qui cherchent à renforcer leur représentation au sein des organes stratégiques des Nations unies. Cette présence accrue vise à permettre au continent de peser davantage sur les décisions relatives au développement, au financement international et aux réformes de la gouvernance mondiale.

Pour la Guinée, cette élection constitue à la fois une reconnaissance de son engagement diplomatique et une opportunité de contribuer davantage aux grandes orientations économiques et sociales discutées au sein de l’organisation internationale.

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ONU : le Zimbabwe élu membre non permanent du Conseil de sécurité pour 2027-2028.

Le Zimbabwe a été élu mercredi membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies pour la période 2027-2028. Cette élection, validée par l’Assemblée générale de l’ONU, marque une étape importante pour la diplomatie zimbabwéenne, qui fera ainsi son entrée au sein de l’organe chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales à compter du 1er janvier 2027.

Le mandat du Zimbabwe s’étendra sur deux ans, au cours desquels le pays participera aux délibérations et aux décisions concernant les principaux dossiers sécuritaires et géopolitiques inscrits à l’agenda des Nations Unies.

Cinq nouveaux membres élus pour le Conseil de sécurité

Outre le Zimbabwe, quatre autres pays ont été élus pour siéger au Conseil de sécurité en qualité de membres non permanents : l’Autriche, le Kirghizistan, le Portugal et Trinité-et-Tobago.

Ce dernier représentera le groupe des États d’Amérique latine et des Caraïbes après avoir remporté l’élection face au Guyana.

Les cinq pays rejoindront officiellement le Conseil de sécurité en janvier 2027 et remplaceront le Danemark, la Grèce, le Pakistan, le Panama et la Somalie, dont les mandats arriveront à expiration le 31 décembre 2026.

Trinité-et-Tobago met en avant le dialogue et l’État de droit

À la suite de son élection, le ministre des Affaires étrangères et des Affaires de la CARICOM de Trinité-et-Tobago, Sean Sobers, a réaffirmé l’engagement de son pays en faveur du multilatéralisme et du respect du droit international.

Il a souligné que son pays avait toujours défendu l’État de droit, la promotion des droits humains et le respect des principes inscrits dans la Charte des Nations Unies. Selon lui, l’action de Trinité-et-Tobago au sein du Conseil sera guidée par la recherche du consensus, le dialogue et la promotion d’une paix durable dans un contexte international marqué par de nombreux défis.

Un rôle stratégique dans la gouvernance mondiale

Composé de quinze membres, dont cinq permanents disposant du droit de veto, le Conseil de sécurité demeure l’organe le plus influent des Nations Unies en matière de paix et de sécurité internationales. Les dix membres non permanents y siègent pour un mandat de deux ans et participent aux discussions ainsi qu’aux votes sur les résolutions relatives aux conflits, aux sanctions internationales et aux opérations de maintien de la paix.

Pour le Zimbabwe, cette élection représente une opportunité de renforcer sa visibilité diplomatique sur la scène internationale et de contribuer aux débats portant sur les grands enjeux sécuritaires mondiaux.

L’arrivée de ces cinq nouveaux membres intervient dans un contexte marqué par la multiplication des crises internationales, les tensions géopolitiques croissantes et les appels récurrents à une réforme du système de gouvernance des Nations Unies afin de le rendre plus représentatif des réalités contemporaines.

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ONU : Macky Sall et Emmanuel Macron affichent leur convergence sur la réforme du multilatéralisme.

Dans un message publié mercredi, l’ancien chef de l’État a salué la qualité de cette rencontre, évoquant des discussions approfondies sur le rôle de l’ONU dans un contexte international marqué par la multiplication des crises sécuritaires, climatiques, économiques et géopolitiques.

Une vision commune pour une ONU plus représentative et efficace

Selon Macky Sall, les deux dirigeants partagent la même ambition d’une Organisation des Nations Unies davantage adaptée aux réalités du XXIe siècle.

« Nous partageons la vision d’une ONU ambitieuse, réformée et revitalisée pour renforcer son efficacité, sa représentativité et sa capacité à répondre aux attentes des peuples et des États », a-t-il indiqué.

Cette position s’inscrit dans un débat de plus en plus présent au sein de la communauté internationale, où de nombreuses voix appellent à moderniser les mécanismes de gouvernance mondiale afin de mieux répondre aux défis contemporains.

Une rencontre dans un contexte de candidature à la tête de l’ONU

Cette audience intervient alors que Macky Sall figure parmi les personnalités en lice pour succéder à António Guterres au poste de secrétaire général des Nations Unies.

En avril dernier, l’ancien président sénégalais a participé aux auditions organisées par l’Assemblée générale dans le cadre du processus de sélection du futur dirigeant de l’organisation. À cette occasion, il a présenté une vision centrée sur le renforcement du multilatéralisme, le dialogue entre les États et l’adaptation des institutions internationales aux mutations du monde.

Face aux États membres, il avait souligné la nécessité de répondre à des défis qu’il qualifie de « systémiques », notamment les rivalités géopolitiques, les conflits armés, le changement climatique, les fragilités économiques et sociales ainsi que les bouleversements engendrés par les nouvelles technologies, en particulier l’intelligence artificielle.

Une réforme fondée sur l’efficacité et la coopération

Macky Sall plaide pour une ONU plus agile et plus performante, capable d’anticiper les crises et de renforcer la coopération internationale. Son projet repose notamment sur une diplomatie préventive plus active, fondée sur l’alerte précoce, la médiation et une collaboration accrue avec les organisations régionales.

L’ancien chef de l’État défend également une réforme institutionnelle articulée autour de trois principes : « rationaliser, simplifier et optimiser ». Il préconise notamment une meilleure coordination entre les différentes agences onusiennes ainsi qu’une réforme consensuelle du Conseil de sécurité afin de renforcer sa légitimité, son efficacité et sa représentativité.

Parallèlement, il appelle à accélérer la mise en œuvre de l’Agenda 2030 pour le développement durable et à repenser les mécanismes de financement du développement afin de mieux répondre aux enjeux liés à l’endettement, aux inégalités et à l’emploi.

Une succession très suivie à la tête des Nations Unies

La course à la succession d’António Guterres, dont le second mandat s’achèvera le 31 décembre 2026, suscite un intérêt particulier au sein de la diplomatie internationale.

Outre Macky Sall, plusieurs personnalités de premier plan ont officiellement présenté leur candidature, parmi lesquelles l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, l’ancienne vice-présidente du Costa Rica Rebeca Grynspan, ainsi que l’ancienne présidente de l’Assemblée générale des Nations Unies María Fernanda Espinosa.

Le futur secrétaire général sera désigné à l’issue d’un processus impliquant à la fois le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale. Son mandat débutera le 1er janvier 2027 pour une durée de cinq ans.

Dans ce contexte, la rencontre entre Macky Sall et Emmanuel Macron apparaît comme un nouvel épisode d’une campagne diplomatique qui pourrait peser dans les équilibres entourant la désignation du prochain chef des Nations Unies.