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Coopération diplomatique :L’Ambassadeur de Guinée au Sénégal reçoit son homologue de Belgique.

Dans le cadre du renforcement des relations bilatérales et multilatérales en terre sénégalaise, Son Excellence Monsieur Mandjou Bertrand Djoubaté, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République de Guinée au Sénégal, a accordé ce matin une audience à son homologue, l’Ambassadrice de Belgique à Dakar.
Cette rencontre de haut niveau s’inscrit dans une dynamique de consolidation des liens d’amitié, de fraternité et de coopération entre les deux chancelleries représentées au sein de leur pays hôte. Les deux diplomates ont profité de cet entretien pour échanger sur des sujets d’intérêt commun et réitérer leur volonté partagée d’œuvrer au rapprochement durable de leurs représentations respectives.
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SIA 2026 : la Guinée mise à l’honneur à Abidjan pour promouvoir ses opportunités d’investissement.

La 5ᵉ édition du Salon des Infrastructures d’Abidjan (SIA 2026) a officiellement ouvert ses portes jeudi 17 septembre 2026 dans la capitale ivoirienne. Placée sous le thème « Digitalisation, économie circulaire et gestion durable des ressources dans le BTP », cette édition réunit plusieurs acteurs du secteur autour des enjeux liés à la modernisation et au développement des infrastructures.

Placée sous la présidence du Premier ministre ivoirien, Robert Beugré Mambé, la rencontre met la Guinée à l’honneur en qualité de Pays Invité d’Honneur.

Une importante délégation guinéenne à Abidjan

La délégation guinéenne est conduite par le ministre des Infrastructures, Facinet Sylla, accompagné du ministre de l’Énergie, Laye Sékou Camara, ainsi que de cadres des départements en charge du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, de l’Urbanisme et de l’Habitat.

Des représentants de l’administration publique, du patronat et plusieurs entreprises guinéennes opérant dans le secteur du BTP participent également à cette édition.

Cette présence vise notamment à renforcer les échanges entre les acteurs des deux pays et à favoriser le partage d’expériences dans le domaine des infrastructures.

La Guinée veut renforcer les partenariats avec la Côte d’Ivoire

Prenant la parole lors de l’ouverture, Facinet Sylla s’est félicité de la mise à l’honneur de la Guinée, qu’il a présentée comme une illustration des relations de coopération entre Conakry et Abidjan.

Le ministre a souligné l’intérêt de cette participation pour développer les échanges, encourager les partenariats et faciliter le transfert d’expertise dans le secteur des infrastructures.

Il a également invité les entreprises ivoiriennes à examiner les opportunités offertes par le marché guinéen et à envisager de nouveaux investissements dans les secteurs prioritaires.

Des opportunités liées à Simandou 2040

La participation de la Guinée au SIA 2026 s’inscrit dans le cadre des ambitions de développement portées par le programme Simandou 2040. Les autorités souhaitent notamment utiliser cette plateforme pour présenter les projets structurants du pays et renforcer les relations avec les investisseurs et les entreprises du secteur.

Dans son intervention, Facinet Sylla a également évoqué la notation souveraine B+ attribuée à la Guinée par Standard & Poor’s, avec une perspective positive. Cette évaluation est présentée par les autorités comme un élément susceptible de renforcer la visibilité du pays auprès des investisseurs internationaux.

Des rencontres B2B pour concrétiser les échanges

Au-delà des présentations institutionnelles, le SIA 2026 doit permettre aux entreprises et aux pouvoirs publics de poursuivre les discussions autour de projets et de possibilités de coopération.

Les travaux se poursuivront les 18 et 19 septembre avec des rencontres B2B réunissant entreprises, acteurs du secteur privé et représentants des pouvoirs publics. Ces échanges doivent permettre d’approfondir les contacts établis à l’occasion du salon et d’explorer de nouvelles pistes de partenariat.

Pour la Guinée, cette participation constitue ainsi une occasion de mettre en avant son potentiel dans les infrastructures et de renforcer sa coopération économique avec la Côte d’Ivoire et les autres acteurs présents à Abidjan.

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Guinée : KPMG, A&O Shearman et Sylla & Partners mobilisés pour structurer le futur véhicule étatique intergénérationnel

La Guinée poursuit la mise en place d’un futur véhicule étatique à vocation intergénérationnelle, destiné à renforcer la gestion stratégique des ressources et des actifs publics sur le long terme. Dans ce cadre, les cabinets KPMG, A&O Shearman et Sylla & Partners jouent un rôle central dans sa structuration juridique et financière.

Les travaux portent notamment sur l’architecture juridique du dispositif, son modèle institutionnel ainsi que les mécanismes de gouvernance appelés à encadrer son fonctionnement. L’objectif est de mettre en place une structure solide, capable d’assurer une gestion rigoureuse des ressources publiques tout en répondant aux exigences de transparence et de responsabilité.

Sur le plan financier, les experts travaillent également à la définition du modèle économique du futur véhicule. Cette réflexion doit permettre de déterminer les mécanismes de mobilisation, de gestion et d’allocation des ressources, avec une perspective inscrite dans la durée.

La gestion des risques figure aussi parmi les principaux volets de cette structuration. Des dispositifs de contrôle, de transparence et de suivi doivent être intégrés afin de limiter les risques financiers et institutionnels et de garantir une gouvernance conforme aux meilleures pratiques.

À travers cette initiative, les autorités guinéennes cherchent à inscrire la gestion des actifs stratégiques dans une vision de long terme, susceptible de bénéficier aux générations actuelles et futures. La mise en place d’un tel mécanisme s’inscrit ainsi dans une logique de consolidation de la gouvernance économique et de valorisation durable des ressources nationales.

Les travaux menés par KPMG, A&O Shearman et Sylla & Partners constituent une étape importante dans la définition du cadre juridique, institutionnel et financier de ce futur véhicule étatique, dont l’efficacité dépendra notamment de la solidité de sa gouvernance et des mécanismes de contrôle qui seront retenus.

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Guinée : Le Président de la République S.E Mamadi Doumbouya renforce les partenariats avec le Maroc et les États-Unis

Le président de la République de Guinée, Mamadi Doumbouya, a reçu mardi 8 septembre 2026, au Palais Mohammed V, deux délégations représentant le Maroc et les États-Unis. Ces rencontres successives ont porté sur le renforcement des relations bilatérales et la consolidation des partenariats internationaux de la Guinée.

Un message du roi Mohammed VI transmis à Mamadi Doumbouya

Le chef de l’État guinéen s’est d’abord entretenu avec une délégation marocaine conduite par Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger.

Le responsable marocain était porteur d’un message du roi Mohammed VI, adressé au peuple guinéen et au président Mamadi Doumbouya. Le souverain marocain y a notamment salué le déroulement des différentes échéances électorales et réaffirmé la volonté du Maroc de consolider ses relations historiques avec la Guinée.

Les échanges interviennent dans le cadre de la 8ᵉ session de la Grande Commission mixte de coopération guinéo-marocaine. Cette rencontre vise à approfondir et à diversifier les domaines de coopération entre Rabat et Conakry.

Les deux parties souhaitent notamment donner une nouvelle impulsion à leur partenariat dans le cadre du Programme Simandou 2040, présenté par les autorités guinéennes comme un cadre stratégique destiné à accélérer la transformation économique et sociale du pays.

Mamadi Doumbouya a, pour sa part, exprimé sa reconnaissance au roi Mohammed VI pour la solidité des relations entre les deux pays et réaffirmé la volonté de Conakry d’élargir les domaines de coopération avec le Maroc.

Washington réaffirme son attachement au partenariat avec Conakry

Dans la continuité de cette séquence diplomatique, le président guinéen a reçu Mary Daschbach, chargée d’affaires de l’ambassade des États-Unis en Guinée.

Les échanges ont notamment été marqués par des messages de considération à l’approche de la fête nationale guinéenne, prévue le 2 octobre prochain.

À cette occasion, le chef de l’État a réaffirmé l’importance accordée au partenariat entre la Guinée et les États-Unis. Les discussions ont également porté sur plusieurs sujets d’intérêt commun et sur la nécessité de maintenir un dialogue constructif entre Conakry et Washington.

Une diplomatie tournée vers la diversification des partenariats

Ces deux audiences illustrent la volonté des autorités guinéennes de consolider leurs relations historiques tout en diversifiant leurs partenariats internationaux.

Pour Conakry, l’objectif est de mobiliser davantage les coopérations extérieures en faveur des priorités nationales, notamment le développement économique, la transformation structurelle du pays et la valorisation des opportunités liées au Programme Simandou 2040.

La séquence diplomatique du 8 septembre traduit ainsi une volonté de maintenir un dialogue actif avec des partenaires stratégiques, sur la base d’intérêts communs, du respect mutuel et de la coopération. Elle intervient alors que la Guinée cherche à renforcer son attractivité et à inscrire ses grands projets de développement dans une dynamique de partenariats internationaux diversifiés.

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Libye-Maroc: renforcement des liens dans les exportations et l’investissement.

Rabat et Tripoli renforcent leur coopération économique

Le Maroc et la Libye franchissent une nouvelle étape dans le renforcement de leurs relations économiques. Réunis à Rabat, les représentants de la Libyan Export Development Authority (LEDA) et de l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE) ont signé un mémorandum d’entente destiné à stimuler les échanges commerciaux, encourager les investissements croisés et favoriser le rapprochement entre les milieux d’affaires des deux pays.

Cette initiative intervient dans un contexte de relance des partenariats économiques au sein du Maghreb, où les gouvernements cherchent à exploiter davantage les complémentarités existantes entre leurs économies afin de soutenir la croissance et l’intégration régionale.

Un partenariat axé sur les exportations et l’investissement

L’accord prévoit la mise en place d’un cadre de coopération visant à faciliter l’accès des entreprises libyennes et marocaines aux marchés respectifs des deux pays.

Dans cette perspective, les deux agences travailleront conjointement à l’organisation de missions commerciales, de forums économiques, de salons professionnels et de programmes de formation destinés aux opérateurs économiques. Elles entendent également renforcer le partage d’informations stratégiques, réaliser des études de marché communes et développer des mécanismes de veille économique afin d’identifier de nouvelles opportunités d’affaires.

L’objectif affiché est de créer un environnement plus favorable aux échanges commerciaux et à l’investissement, tout en améliorant la connaissance mutuelle des potentialités économiques de chaque pays.

Deux économies aux atouts complémentaires

Cette coopération intervient à un moment où la Libye poursuit ses efforts de diversification économique. Longtemps dépendante des revenus du pétrole et du gaz, l’économie libyenne cherche aujourd’hui à attirer davantage d’investissements dans des secteurs tels que les infrastructures, la logistique, l’industrie manufacturière, les services et les technologies.

De son côté, le Maroc s’est imposé ces dernières années comme l’un des principaux hubs économiques du continent africain. Grâce à son expérience en matière de promotion des exportations, d’attraction des investissements étrangers et d’intégration aux marchés africains, européens et moyen-orientaux, le royaume dispose d’un savoir-faire susceptible d’intéresser les acteurs économiques libyens.

Les entreprises marocaines pourraient quant à elles bénéficier des opportunités offertes par la reconstruction progressive de la Libye et par les besoins importants du pays dans des secteurs stratégiques tels que l’énergie, les transports, le bâtiment, les services et les infrastructures.

Favoriser des partenariats concrets entre opérateurs économiques

Au-delà du cadre institutionnel, les deux organismes souhaitent encourager le développement de collaborations directes entre entreprises. L’ambition est de transformer les engagements officiels en projets économiques concrets capables de générer des investissements, des emplois et des transferts de compétences.

Les autorités des deux pays considèrent que la coopération entre les secteurs privés constitue un levier essentiel pour renforcer durablement les relations économiques bilatérales et créer davantage de valeur ajoutée.

Cette dynamique pourrait également permettre aux entreprises libyennes de bénéficier de l’expertise marocaine en matière d’organisation industrielle, de logistique et de développement commercial, tandis que les entreprises marocaines pourraient accéder à un marché en pleine reconstruction présentant d’importantes perspectives de croissance.

Un enjeu plus large pour l’intégration économique du Maghreb

Au-delà de ses retombées bilatérales, cet accord est présenté comme une contribution aux efforts visant à renforcer les échanges économiques au sein du Maghreb.

Malgré une proximité géographique, culturelle et historique importante, les échanges commerciaux intra-maghrébins demeurent parmi les plus faibles au monde en proportion du commerce global des pays de la région. Les experts soulignent régulièrement que les économies maghrébines disposent pourtant de nombreuses complémentarités susceptibles de favoriser une intégration économique plus poussée.

Les contraintes logistiques, les barrières administratives et la mise en œuvre limitée de certains mécanismes de coopération régionale continuent toutefois de freiner l’exploitation de ce potentiel.

Le défi de la mise en œuvre

Si la signature de cet accord marque une avancée significative, son succès dépendra essentiellement de sa concrétisation sur le terrain. Les missions économiques, les rencontres d’affaires, les investissements réalisés et les partenariats conclus constitueront les principaux indicateurs de son efficacité.

Pour la Libye, l’enjeu consiste à accélérer son intégration dans les réseaux commerciaux et économiques nord-africains tout en diversifiant son économie. Pour le Maroc, il s’agit de consolider sa présence dans un marché à fort potentiel et de renforcer son rôle d’acteur économique majeur dans la région.

À travers ce rapprochement, Rabat et Tripoli affichent leur volonté de faire de la coopération économique un moteur de développement partagé et un levier de rapprochement entre les économies maghrébines.

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Sénégal–ONU : Le Président de la République S.E Bassirou Diomaye Faye et Amina Mohammed réaffirment leur volonté de renforcer le partenariat stratégique.

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a reçu ce vendredi à Dakar la Vice-Secrétaire générale de Organisation des Nations Unies, Amina J. Mohammed, dans le cadre d’une audience consacrée au renforcement des relations de coopération entre le Sénégal et l’institution multilatérale.

Cette rencontre a permis aux deux responsables d’évoquer les perspectives de consolidation d’un partenariat historique qui lie le Sénégal aux Nations Unies depuis plusieurs décennies. Les échanges ont porté sur les principaux domaines de coopération ainsi que sur les mécanismes susceptibles de soutenir davantage les priorités de développement du pays.

Un tour d’horizon des enjeux sécuritaires et géopolitiques

Au-delà des questions bilatérales, les discussions ont également porté sur les évolutions du contexte international marqué par de multiples crises politiques, économiques et sécuritaires.

Une attention particulière a été accordée à la situation dans la région du Sahel, confrontée à une dégradation persistante de la sécurité, à la montée des groupes armés et à des défis humanitaires de grande ampleur. Les deux parties ont échangé sur les enjeux liés à la stabilité régionale ainsi que sur les efforts nécessaires pour promouvoir la paix, la sécurité et le développement durable dans cet espace stratégique pour l’Afrique de l’Ouest.

Cette concertation intervient dans un contexte où les questions de gouvernance, de résilience économique et de sécurité demeurent au cœur des préoccupations des États de la région et de leurs partenaires internationaux.

L’ONU réitère son engagement aux côtés du Sénégal

Au cours de l’audience, les Nations Unies ont renouvelé leur disponibilité à accompagner le Sénégal dans la mise en œuvre de ses priorités de développement. L’organisation a notamment réaffirmé son soutien aux initiatives visant à accélérer la croissance économique, renforcer la résilience des populations et répondre aux défis structurels auxquels le pays est confronté.

Cette coopération couvre plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’éducation, la santé, l’emploi des jeunes, la gouvernance, la transition écologique ainsi que la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD).

Un partenariat appelé à se consolider

La rencontre entre le chef de l’État sénégalais et la Vice-Secrétaire générale de l’ONU témoigne de la volonté commune des deux parties de maintenir un dialogue étroit face aux défis contemporains. Elle illustre également l’importance accordée au multilatéralisme et à la coopération internationale comme leviers de développement et de stabilité dans un environnement mondial en constante évolution.

À travers ce rapprochement, Dakar et les Nations Unies entendent poursuivre leur collaboration afin de soutenir les ambitions de développement du Sénégal tout en contribuant aux efforts de paix et de stabilité dans la région ouest-africaine.

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À Dakar, les présidents Romuald Wadagni et Bassirou Diomaye Faye plaident pour une coopération ouest-africaine renforcée

Le président béninois Romuald Wadagni a poursuivi sa tournée diplomatique en Afrique de l’Ouest par une visite officielle à Dakar, où il a été reçu mardi par son homologue sénégalais Bassirou Diomaye Faye. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de relance du dialogue régional engagée par le nouveau chef de l’État béninois depuis son accession à la magistrature suprême.

Après plusieurs étapes dans la sous-région, notamment au Nigeria et au Niger, Romuald Wadagni multiplie les consultations avec les dirigeants ouest-africains afin de consolider les relations bilatérales et de promouvoir une vision concertée des grands enjeux qui traversent actuellement l’espace régional.

Une convergence de vues sur les défis de la sous-région

Au cours de leurs échanges, les deux chefs d’État ont passé en revue la situation politique, économique et sécuritaire en Afrique de l’Ouest. Les discussions ont porté sur les défis liés à la stabilité régionale, à la lutte contre l’insécurité transfrontalière, à la coopération économique ainsi qu’au renforcement des mécanismes d’intégration entre les États de la sous-région.

Dans un contexte marqué par les mutations géopolitiques et les tensions sécuritaires persistantes dans plusieurs pays du Sahel, Dakar et Cotonou ont réaffirmé leur attachement au dialogue, à la coopération et à la solidarité entre les nations ouest-africaines.

Renforcer les échanges économiques entre le Sénégal et le Bénin

Au-delà des questions politiques, les deux dirigeants ont également accordé une place importante aux perspectives de coopération économique et commerciale. Les autorités sénégalaises et béninoises ont exprimé leur volonté commune d’intensifier les échanges entre leurs secteurs privés, de favoriser les investissements croisés et de développer davantage les opportunités de partenariat dans des domaines stratégiques.

Cette ambition s’inscrit dans la volonté partagée de stimuler la croissance économique, de créer davantage d’emplois et de renforcer la compétitivité des économies nationales au sein de l’espace ouest-africain.

Une diplomatie de proximité au service de l’intégration régionale

La visite de Romuald Wadagni à Dakar intervient quelques jours après son déplacement à Niamey, une étape particulièrement observée en raison du contexte diplomatique ayant marqué les relations entre le Bénin et le Niger ces dernières années. Elle confirme la priorité accordée par le président béninois au dialogue de proximité avec les pays voisins et aux mécanismes de coopération régionale.

À travers cette tournée, le chef de l’État béninois entend contribuer à la relance de la dynamique d’intégration ouest-africaine, dans un environnement régional confronté à de multiples défis mais également porteur d’importantes opportunités de développement.

Vers un partenariat renforcé entre Dakar et Cotonou

À l’issue de la rencontre, les deux présidents ont réaffirmé leur engagement à approfondir les relations entre le Sénégal et le Bénin, deux pays qui entretiennent de longue date des liens de fraternité, de coopération et de solidarité.

Cette nouvelle séquence diplomatique traduit la volonté des deux capitales de renforcer leur coordination sur les grands dossiers régionaux et de promouvoir une Afrique de l’Ouest plus intégrée, plus résiliente et davantage tournée vers le développement économique partagé.

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Romuald Wadagni en tournée ouest-africaine pour renforcer l’intégration régionale et les partenariats économiques.

Le président béninois multiplie les initiatives diplomatiques au sein de l’espace UEMOA

Le président de la République du Bénin, Romuald Wadagni, a entamé ce mardi une tournée d’amitié et de travail qui le conduira successivement au Sénégal, au Mali et en Guinée-Bissau. Cette mission s’inscrit dans une dynamique de renforcement des relations bilatérales et de consolidation de l’intégration régionale au sein de l’Afrique de l’Ouest.

À travers cette série de visites, le chef de l’État béninois poursuit son offensive diplomatique engagée depuis son accession à la magistrature suprême, avec pour objectif de renforcer le dialogue politique, stimuler les échanges économiques et promouvoir une coopération plus étroite entre les pays de la sous-région.

Une diplomatie tournée vers l’intégration économique

Cette tournée concerne exclusivement des États membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), un espace communautaire fondé sur une monnaie commune, le franc CFA, et sur des institutions régionales partagées, notamment la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).

Dans un contexte marqué par les défis de la compétitivité économique, de la transformation industrielle et du commerce intra-africain, les discussions devraient accorder une place importante aux opportunités d’investissement, au développement des échanges commerciaux et à l’amélioration de la circulation des biens et des services entre les pays membres.

Les autorités béninoises considèrent en effet l’intégration économique régionale comme un levier essentiel pour accélérer la croissance, attirer davantage d’investissements et renforcer la résilience des économies ouest-africaines face aux chocs extérieurs.

Coopération politique et sécurité au cœur des échanges

Au-delà des questions économiques, les entretiens prévus avec les dirigeants du Sénégal, du Mali et de la Guinée-Bissau porteront également sur les enjeux politiques et sécuritaires qui préoccupent la sous-région.

L’Afrique de l’Ouest reste confrontée à des défis transfrontaliers majeurs, notamment la lutte contre le terrorisme, la criminalité organisée, les trafics illicites et les pressions migratoires. Dans ce contexte, la coordination entre États demeure un élément central pour préserver la stabilité régionale et renforcer les mécanismes de coopération sécuritaire.

Les échanges devraient également permettre d’aborder les perspectives de solidarité régionale ainsi que les initiatives communes susceptibles de favoriser la paix, la stabilité et le développement durable dans l’espace ouest-africain.

Une tournée qui s’inscrit dans une stratégie régionale plus large

Cette nouvelle séquence diplomatique intervient quelques jours seulement après les déplacements effectués par Romuald Wadagni au Niger, au Burkina Faso, au Togo et en Côte d’Ivoire. Ces différentes visites traduisent la volonté du président béninois de faire du dialogue de proximité un axe majeur de son action extérieure.

En multipliant les rencontres avec ses homologues de la sous-région, le chef de l’État entend contribuer au renforcement des liens historiques qui unissent les peuples ouest-africains tout en favorisant une coopération davantage orientée vers les résultats économiques et le développement partagé.

À travers cette tournée, Cotonou réaffirme ainsi son ambition de jouer un rôle actif dans la consolidation de l’intégration régionale et dans la construction d’un espace ouest-africain plus stable, plus prospère et davantage connecté aux dynamiques économiques du continent.

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Mali–Burkina Faso : Bamako et Ouagadougou renforcent leur coopération face aux défis climatiques et pastoraux.

La Quinzaine de l’environnement au cœur du dialogue entre les deux pays

Le Premier ministre malien, le Général de division Abdoulaye Maïga, a reçu lundi à Bamako le ministre délégué burkinabè chargé des Ressources animales, Amadou Dicko, à l’occasion de la 27e édition de la Quinzaine de l’environnement. Cette rencontre illustre la volonté du Mali et du Burkina Faso d’intensifier leur coopération autour des enjeux climatiques, agricoles et pastoraux, devenus stratégiques pour la stabilité et le développement de la région sahélienne.

Organisée cette année autour des thématiques de la résilience climatique et de la restauration des pâturages, la Quinzaine de l’environnement a été officiellement lancée le 6 juin au Parc national de Bamako, en présence de délégations des pays de la Confédération des États du Sahel (AES) ainsi que de plusieurs États voisins.

Agriculture et élevage, des secteurs vitaux pour les économies sahéliennes

Les échanges entre les deux responsables ont mis en lumière l’importance des secteurs agricoles et pastoraux dans les économies malienne et burkinabè. Selon les données de la Banque mondiale, l’agriculture, la foresterie et la pêche représentaient près de 33,5 % du produit intérieur brut du Mali en 2024, contre 18,6 % pour le Burkina Faso.

Ces activités constituent une source essentielle de revenus, d’emplois et de sécurité alimentaire pour des millions de ménages ruraux. Elles sont toutefois confrontées à des défis croissants liés à la dégradation des terres, à la raréfaction des ressources en eau et aux effets du changement climatique.

L’élevage demeure également un pilier majeur des deux économies. Les estimations de la FAO font état d’un cheptel de plus de 115 millions de têtes au Mali et de plus de 81 millions au Burkina Faso. Dans ce contexte, la préservation des pâturages, l’accès aux ressources hydriques et la gestion des couloirs de transhumance apparaissent comme des enjeux déterminants pour la stabilité des communautés rurales.

Une convergence de vues au sein de l’AES

Présent à Bamako pour les travaux de la Quinzaine de l’environnement, Amadou Dicko a salué l’accueil réservé à la délégation burkinabè et sollicité les orientations des autorités maliennes sur les réponses à apporter aux défis environnementaux qui touchent l’ensemble du Sahel.

Le ministre burkinabè a également transmis une invitation officielle aux autorités maliennes pour participer aux activités prévues dans le cadre de la Journée nationale de l’environnement que le Burkina Faso célébrera à la fin du mois de juin.

Au nom du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, Abdoulaye Maïga a salué la présence de la délégation burkinabè, estimant qu’elle traduit la volonté commune des États membres de l’AES de développer des réponses concertées aux défis climatiques et environnementaux.

Le climat, nouvel axe stratégique de coopération régionale

Au-delà de la dimension environnementale, cette rencontre témoigne de l’élargissement progressif des domaines de coopération entre les pays de l’AES. Alors que les questions sécuritaires dominent souvent l’agenda régional, le changement climatique s’impose désormais comme un enjeu majeur de gouvernance et de développement.

Dans une région où des millions de personnes vivent directement de l’agriculture et de l’élevage, la dégradation des ressources naturelles accentue les vulnérabilités économiques et sociales. Les autorités maliennes et burkinabè entendent ainsi renforcer leur coordination afin de promouvoir une gestion durable des ressources pastorales et agricoles, considérée comme un levier essentiel de résilience pour les populations sahéliennes.

Cette rencontre de Bamako confirme ainsi la volonté des deux pays de faire des questions environnementales et pastorales un pilier de leur coopération au sein de l’espace sahélien.

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Coopération économique Guinée–Sénégal : une dynamique de relance au sommet de l’État.

Le Premier ministre reçoit la Chambre de commerce de Dakar pour consolider les partenariats

Conakry, le 5 mai 2026 — Le Premier ministre, chef du Gouvernement, Amadou Oury Bah, a reçu en audience une délégation de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (CCIAD), conduite par son président Abdoulaye Sow, également à la tête de l’Union nationale des Chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture du Sénégal (UNCCIAS).

Cette rencontre s’inscrit dans un contexte de relance des relations économiques entre la Guinée et le Sénégal, deux pays liés par des échanges commerciaux soutenus et des intérêts stratégiques convergents en Afrique de l’Ouest. Elle prolonge les engagements pris lors de la grande commission mixte tenue en mars 2025, qui avait permis de poser les bases d’une coopération bilatérale renforcée.

Au cœur des discussions : la promotion des investissements croisés, le développement des échanges commerciaux et la création d’un environnement favorable aux opérateurs économiques des deux pays. Les représentants du secteur privé sénégalais ont exprimé leur volonté d’intensifier leur présence en Guinée, notamment dans des secteurs à fort potentiel tels que l’agro-industrie, les infrastructures et les services.

Pour les autorités guinéennes, cette démarche s’inscrit dans une stratégie plus large visant à stimuler le secteur privé, à diversifier l’économie nationale et à renforcer l’intégration économique sous-régionale. Le rôle des chambres consulaires apparaît, à cet égard, comme un levier essentiel pour faciliter les partenariats d’affaires et accompagner les entreprises dans leur expansion.

Cette audience traduit ainsi une volonté commune de passer d’une coopération institutionnelle à des actions économiques concrètes, capables de générer de la valeur, de l’emploi et une croissance partagée entre les deux pays.