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Libye-Maroc: renforcement des liens dans les exportations et l’investissement.

Rabat et Tripoli renforcent leur coopération économique

Le Maroc et la Libye franchissent une nouvelle étape dans le renforcement de leurs relations économiques. Réunis à Rabat, les représentants de la Libyan Export Development Authority (LEDA) et de l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE) ont signé un mémorandum d’entente destiné à stimuler les échanges commerciaux, encourager les investissements croisés et favoriser le rapprochement entre les milieux d’affaires des deux pays.

Cette initiative intervient dans un contexte de relance des partenariats économiques au sein du Maghreb, où les gouvernements cherchent à exploiter davantage les complémentarités existantes entre leurs économies afin de soutenir la croissance et l’intégration régionale.

Un partenariat axé sur les exportations et l’investissement

L’accord prévoit la mise en place d’un cadre de coopération visant à faciliter l’accès des entreprises libyennes et marocaines aux marchés respectifs des deux pays.

Dans cette perspective, les deux agences travailleront conjointement à l’organisation de missions commerciales, de forums économiques, de salons professionnels et de programmes de formation destinés aux opérateurs économiques. Elles entendent également renforcer le partage d’informations stratégiques, réaliser des études de marché communes et développer des mécanismes de veille économique afin d’identifier de nouvelles opportunités d’affaires.

L’objectif affiché est de créer un environnement plus favorable aux échanges commerciaux et à l’investissement, tout en améliorant la connaissance mutuelle des potentialités économiques de chaque pays.

Deux économies aux atouts complémentaires

Cette coopération intervient à un moment où la Libye poursuit ses efforts de diversification économique. Longtemps dépendante des revenus du pétrole et du gaz, l’économie libyenne cherche aujourd’hui à attirer davantage d’investissements dans des secteurs tels que les infrastructures, la logistique, l’industrie manufacturière, les services et les technologies.

De son côté, le Maroc s’est imposé ces dernières années comme l’un des principaux hubs économiques du continent africain. Grâce à son expérience en matière de promotion des exportations, d’attraction des investissements étrangers et d’intégration aux marchés africains, européens et moyen-orientaux, le royaume dispose d’un savoir-faire susceptible d’intéresser les acteurs économiques libyens.

Les entreprises marocaines pourraient quant à elles bénéficier des opportunités offertes par la reconstruction progressive de la Libye et par les besoins importants du pays dans des secteurs stratégiques tels que l’énergie, les transports, le bâtiment, les services et les infrastructures.

Favoriser des partenariats concrets entre opérateurs économiques

Au-delà du cadre institutionnel, les deux organismes souhaitent encourager le développement de collaborations directes entre entreprises. L’ambition est de transformer les engagements officiels en projets économiques concrets capables de générer des investissements, des emplois et des transferts de compétences.

Les autorités des deux pays considèrent que la coopération entre les secteurs privés constitue un levier essentiel pour renforcer durablement les relations économiques bilatérales et créer davantage de valeur ajoutée.

Cette dynamique pourrait également permettre aux entreprises libyennes de bénéficier de l’expertise marocaine en matière d’organisation industrielle, de logistique et de développement commercial, tandis que les entreprises marocaines pourraient accéder à un marché en pleine reconstruction présentant d’importantes perspectives de croissance.

Un enjeu plus large pour l’intégration économique du Maghreb

Au-delà de ses retombées bilatérales, cet accord est présenté comme une contribution aux efforts visant à renforcer les échanges économiques au sein du Maghreb.

Malgré une proximité géographique, culturelle et historique importante, les échanges commerciaux intra-maghrébins demeurent parmi les plus faibles au monde en proportion du commerce global des pays de la région. Les experts soulignent régulièrement que les économies maghrébines disposent pourtant de nombreuses complémentarités susceptibles de favoriser une intégration économique plus poussée.

Les contraintes logistiques, les barrières administratives et la mise en œuvre limitée de certains mécanismes de coopération régionale continuent toutefois de freiner l’exploitation de ce potentiel.

Le défi de la mise en œuvre

Si la signature de cet accord marque une avancée significative, son succès dépendra essentiellement de sa concrétisation sur le terrain. Les missions économiques, les rencontres d’affaires, les investissements réalisés et les partenariats conclus constitueront les principaux indicateurs de son efficacité.

Pour la Libye, l’enjeu consiste à accélérer son intégration dans les réseaux commerciaux et économiques nord-africains tout en diversifiant son économie. Pour le Maroc, il s’agit de consolider sa présence dans un marché à fort potentiel et de renforcer son rôle d’acteur économique majeur dans la région.

À travers ce rapprochement, Rabat et Tripoli affichent leur volonté de faire de la coopération économique un moteur de développement partagé et un levier de rapprochement entre les économies maghrébines.

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Sénégal–ONU : Le Président de la République S.E Bassirou Diomaye Faye et Amina Mohammed réaffirment leur volonté de renforcer le partenariat stratégique.

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a reçu ce vendredi à Dakar la Vice-Secrétaire générale de Organisation des Nations Unies, Amina J. Mohammed, dans le cadre d’une audience consacrée au renforcement des relations de coopération entre le Sénégal et l’institution multilatérale.

Cette rencontre a permis aux deux responsables d’évoquer les perspectives de consolidation d’un partenariat historique qui lie le Sénégal aux Nations Unies depuis plusieurs décennies. Les échanges ont porté sur les principaux domaines de coopération ainsi que sur les mécanismes susceptibles de soutenir davantage les priorités de développement du pays.

Un tour d’horizon des enjeux sécuritaires et géopolitiques

Au-delà des questions bilatérales, les discussions ont également porté sur les évolutions du contexte international marqué par de multiples crises politiques, économiques et sécuritaires.

Une attention particulière a été accordée à la situation dans la région du Sahel, confrontée à une dégradation persistante de la sécurité, à la montée des groupes armés et à des défis humanitaires de grande ampleur. Les deux parties ont échangé sur les enjeux liés à la stabilité régionale ainsi que sur les efforts nécessaires pour promouvoir la paix, la sécurité et le développement durable dans cet espace stratégique pour l’Afrique de l’Ouest.

Cette concertation intervient dans un contexte où les questions de gouvernance, de résilience économique et de sécurité demeurent au cœur des préoccupations des États de la région et de leurs partenaires internationaux.

L’ONU réitère son engagement aux côtés du Sénégal

Au cours de l’audience, les Nations Unies ont renouvelé leur disponibilité à accompagner le Sénégal dans la mise en œuvre de ses priorités de développement. L’organisation a notamment réaffirmé son soutien aux initiatives visant à accélérer la croissance économique, renforcer la résilience des populations et répondre aux défis structurels auxquels le pays est confronté.

Cette coopération couvre plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’éducation, la santé, l’emploi des jeunes, la gouvernance, la transition écologique ainsi que la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD).

Un partenariat appelé à se consolider

La rencontre entre le chef de l’État sénégalais et la Vice-Secrétaire générale de l’ONU témoigne de la volonté commune des deux parties de maintenir un dialogue étroit face aux défis contemporains. Elle illustre également l’importance accordée au multilatéralisme et à la coopération internationale comme leviers de développement et de stabilité dans un environnement mondial en constante évolution.

À travers ce rapprochement, Dakar et les Nations Unies entendent poursuivre leur collaboration afin de soutenir les ambitions de développement du Sénégal tout en contribuant aux efforts de paix et de stabilité dans la région ouest-africaine.

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À Dakar, les présidents Romuald Wadagni et Bassirou Diomaye Faye plaident pour une coopération ouest-africaine renforcée

Le président béninois Romuald Wadagni a poursuivi sa tournée diplomatique en Afrique de l’Ouest par une visite officielle à Dakar, où il a été reçu mardi par son homologue sénégalais Bassirou Diomaye Faye. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de relance du dialogue régional engagée par le nouveau chef de l’État béninois depuis son accession à la magistrature suprême.

Après plusieurs étapes dans la sous-région, notamment au Nigeria et au Niger, Romuald Wadagni multiplie les consultations avec les dirigeants ouest-africains afin de consolider les relations bilatérales et de promouvoir une vision concertée des grands enjeux qui traversent actuellement l’espace régional.

Une convergence de vues sur les défis de la sous-région

Au cours de leurs échanges, les deux chefs d’État ont passé en revue la situation politique, économique et sécuritaire en Afrique de l’Ouest. Les discussions ont porté sur les défis liés à la stabilité régionale, à la lutte contre l’insécurité transfrontalière, à la coopération économique ainsi qu’au renforcement des mécanismes d’intégration entre les États de la sous-région.

Dans un contexte marqué par les mutations géopolitiques et les tensions sécuritaires persistantes dans plusieurs pays du Sahel, Dakar et Cotonou ont réaffirmé leur attachement au dialogue, à la coopération et à la solidarité entre les nations ouest-africaines.

Renforcer les échanges économiques entre le Sénégal et le Bénin

Au-delà des questions politiques, les deux dirigeants ont également accordé une place importante aux perspectives de coopération économique et commerciale. Les autorités sénégalaises et béninoises ont exprimé leur volonté commune d’intensifier les échanges entre leurs secteurs privés, de favoriser les investissements croisés et de développer davantage les opportunités de partenariat dans des domaines stratégiques.

Cette ambition s’inscrit dans la volonté partagée de stimuler la croissance économique, de créer davantage d’emplois et de renforcer la compétitivité des économies nationales au sein de l’espace ouest-africain.

Une diplomatie de proximité au service de l’intégration régionale

La visite de Romuald Wadagni à Dakar intervient quelques jours après son déplacement à Niamey, une étape particulièrement observée en raison du contexte diplomatique ayant marqué les relations entre le Bénin et le Niger ces dernières années. Elle confirme la priorité accordée par le président béninois au dialogue de proximité avec les pays voisins et aux mécanismes de coopération régionale.

À travers cette tournée, le chef de l’État béninois entend contribuer à la relance de la dynamique d’intégration ouest-africaine, dans un environnement régional confronté à de multiples défis mais également porteur d’importantes opportunités de développement.

Vers un partenariat renforcé entre Dakar et Cotonou

À l’issue de la rencontre, les deux présidents ont réaffirmé leur engagement à approfondir les relations entre le Sénégal et le Bénin, deux pays qui entretiennent de longue date des liens de fraternité, de coopération et de solidarité.

Cette nouvelle séquence diplomatique traduit la volonté des deux capitales de renforcer leur coordination sur les grands dossiers régionaux et de promouvoir une Afrique de l’Ouest plus intégrée, plus résiliente et davantage tournée vers le développement économique partagé.

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Romuald Wadagni en tournée ouest-africaine pour renforcer l’intégration régionale et les partenariats économiques.

Le président béninois multiplie les initiatives diplomatiques au sein de l’espace UEMOA

Le président de la République du Bénin, Romuald Wadagni, a entamé ce mardi une tournée d’amitié et de travail qui le conduira successivement au Sénégal, au Mali et en Guinée-Bissau. Cette mission s’inscrit dans une dynamique de renforcement des relations bilatérales et de consolidation de l’intégration régionale au sein de l’Afrique de l’Ouest.

À travers cette série de visites, le chef de l’État béninois poursuit son offensive diplomatique engagée depuis son accession à la magistrature suprême, avec pour objectif de renforcer le dialogue politique, stimuler les échanges économiques et promouvoir une coopération plus étroite entre les pays de la sous-région.

Une diplomatie tournée vers l’intégration économique

Cette tournée concerne exclusivement des États membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), un espace communautaire fondé sur une monnaie commune, le franc CFA, et sur des institutions régionales partagées, notamment la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).

Dans un contexte marqué par les défis de la compétitivité économique, de la transformation industrielle et du commerce intra-africain, les discussions devraient accorder une place importante aux opportunités d’investissement, au développement des échanges commerciaux et à l’amélioration de la circulation des biens et des services entre les pays membres.

Les autorités béninoises considèrent en effet l’intégration économique régionale comme un levier essentiel pour accélérer la croissance, attirer davantage d’investissements et renforcer la résilience des économies ouest-africaines face aux chocs extérieurs.

Coopération politique et sécurité au cœur des échanges

Au-delà des questions économiques, les entretiens prévus avec les dirigeants du Sénégal, du Mali et de la Guinée-Bissau porteront également sur les enjeux politiques et sécuritaires qui préoccupent la sous-région.

L’Afrique de l’Ouest reste confrontée à des défis transfrontaliers majeurs, notamment la lutte contre le terrorisme, la criminalité organisée, les trafics illicites et les pressions migratoires. Dans ce contexte, la coordination entre États demeure un élément central pour préserver la stabilité régionale et renforcer les mécanismes de coopération sécuritaire.

Les échanges devraient également permettre d’aborder les perspectives de solidarité régionale ainsi que les initiatives communes susceptibles de favoriser la paix, la stabilité et le développement durable dans l’espace ouest-africain.

Une tournée qui s’inscrit dans une stratégie régionale plus large

Cette nouvelle séquence diplomatique intervient quelques jours seulement après les déplacements effectués par Romuald Wadagni au Niger, au Burkina Faso, au Togo et en Côte d’Ivoire. Ces différentes visites traduisent la volonté du président béninois de faire du dialogue de proximité un axe majeur de son action extérieure.

En multipliant les rencontres avec ses homologues de la sous-région, le chef de l’État entend contribuer au renforcement des liens historiques qui unissent les peuples ouest-africains tout en favorisant une coopération davantage orientée vers les résultats économiques et le développement partagé.

À travers cette tournée, Cotonou réaffirme ainsi son ambition de jouer un rôle actif dans la consolidation de l’intégration régionale et dans la construction d’un espace ouest-africain plus stable, plus prospère et davantage connecté aux dynamiques économiques du continent.

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Mali–Burkina Faso : Bamako et Ouagadougou renforcent leur coopération face aux défis climatiques et pastoraux.

La Quinzaine de l’environnement au cœur du dialogue entre les deux pays

Le Premier ministre malien, le Général de division Abdoulaye Maïga, a reçu lundi à Bamako le ministre délégué burkinabè chargé des Ressources animales, Amadou Dicko, à l’occasion de la 27e édition de la Quinzaine de l’environnement. Cette rencontre illustre la volonté du Mali et du Burkina Faso d’intensifier leur coopération autour des enjeux climatiques, agricoles et pastoraux, devenus stratégiques pour la stabilité et le développement de la région sahélienne.

Organisée cette année autour des thématiques de la résilience climatique et de la restauration des pâturages, la Quinzaine de l’environnement a été officiellement lancée le 6 juin au Parc national de Bamako, en présence de délégations des pays de la Confédération des États du Sahel (AES) ainsi que de plusieurs États voisins.

Agriculture et élevage, des secteurs vitaux pour les économies sahéliennes

Les échanges entre les deux responsables ont mis en lumière l’importance des secteurs agricoles et pastoraux dans les économies malienne et burkinabè. Selon les données de la Banque mondiale, l’agriculture, la foresterie et la pêche représentaient près de 33,5 % du produit intérieur brut du Mali en 2024, contre 18,6 % pour le Burkina Faso.

Ces activités constituent une source essentielle de revenus, d’emplois et de sécurité alimentaire pour des millions de ménages ruraux. Elles sont toutefois confrontées à des défis croissants liés à la dégradation des terres, à la raréfaction des ressources en eau et aux effets du changement climatique.

L’élevage demeure également un pilier majeur des deux économies. Les estimations de la FAO font état d’un cheptel de plus de 115 millions de têtes au Mali et de plus de 81 millions au Burkina Faso. Dans ce contexte, la préservation des pâturages, l’accès aux ressources hydriques et la gestion des couloirs de transhumance apparaissent comme des enjeux déterminants pour la stabilité des communautés rurales.

Une convergence de vues au sein de l’AES

Présent à Bamako pour les travaux de la Quinzaine de l’environnement, Amadou Dicko a salué l’accueil réservé à la délégation burkinabè et sollicité les orientations des autorités maliennes sur les réponses à apporter aux défis environnementaux qui touchent l’ensemble du Sahel.

Le ministre burkinabè a également transmis une invitation officielle aux autorités maliennes pour participer aux activités prévues dans le cadre de la Journée nationale de l’environnement que le Burkina Faso célébrera à la fin du mois de juin.

Au nom du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, Abdoulaye Maïga a salué la présence de la délégation burkinabè, estimant qu’elle traduit la volonté commune des États membres de l’AES de développer des réponses concertées aux défis climatiques et environnementaux.

Le climat, nouvel axe stratégique de coopération régionale

Au-delà de la dimension environnementale, cette rencontre témoigne de l’élargissement progressif des domaines de coopération entre les pays de l’AES. Alors que les questions sécuritaires dominent souvent l’agenda régional, le changement climatique s’impose désormais comme un enjeu majeur de gouvernance et de développement.

Dans une région où des millions de personnes vivent directement de l’agriculture et de l’élevage, la dégradation des ressources naturelles accentue les vulnérabilités économiques et sociales. Les autorités maliennes et burkinabè entendent ainsi renforcer leur coordination afin de promouvoir une gestion durable des ressources pastorales et agricoles, considérée comme un levier essentiel de résilience pour les populations sahéliennes.

Cette rencontre de Bamako confirme ainsi la volonté des deux pays de faire des questions environnementales et pastorales un pilier de leur coopération au sein de l’espace sahélien.

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Coopération économique Guinée–Sénégal : une dynamique de relance au sommet de l’État.

Le Premier ministre reçoit la Chambre de commerce de Dakar pour consolider les partenariats

Conakry, le 5 mai 2026 — Le Premier ministre, chef du Gouvernement, Amadou Oury Bah, a reçu en audience une délégation de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (CCIAD), conduite par son président Abdoulaye Sow, également à la tête de l’Union nationale des Chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture du Sénégal (UNCCIAS).

Cette rencontre s’inscrit dans un contexte de relance des relations économiques entre la Guinée et le Sénégal, deux pays liés par des échanges commerciaux soutenus et des intérêts stratégiques convergents en Afrique de l’Ouest. Elle prolonge les engagements pris lors de la grande commission mixte tenue en mars 2025, qui avait permis de poser les bases d’une coopération bilatérale renforcée.

Au cœur des discussions : la promotion des investissements croisés, le développement des échanges commerciaux et la création d’un environnement favorable aux opérateurs économiques des deux pays. Les représentants du secteur privé sénégalais ont exprimé leur volonté d’intensifier leur présence en Guinée, notamment dans des secteurs à fort potentiel tels que l’agro-industrie, les infrastructures et les services.

Pour les autorités guinéennes, cette démarche s’inscrit dans une stratégie plus large visant à stimuler le secteur privé, à diversifier l’économie nationale et à renforcer l’intégration économique sous-régionale. Le rôle des chambres consulaires apparaît, à cet égard, comme un levier essentiel pour faciliter les partenariats d’affaires et accompagner les entreprises dans leur expansion.

Cette audience traduit ainsi une volonté commune de passer d’une coopération institutionnelle à des actions économiques concrètes, capables de générer de la valeur, de l’emploi et une croissance partagée entre les deux pays.

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Guinée–France : Mamadi Doumbouya reçoit un émissaire d’Emmanuel Macron pour renforcer la coopération.

Le président de la transition guinéenne, Mamadi Doumbouya, a reçu ce mercredi 8 avril 2026 au Palais Mohammed V un émissaire du chef de l’État français, Emmanuel Macron, dans le cadre du renforcement des relations bilatérales entre Conakry et Paris.

Une mission diplomatique porteuse d’un message présidentiel

L’émissaire, Nicolas Forissier, ministre en charge du Commerce extérieur et de l’Attractivité, était porteur d’un message personnel du président français à son homologue guinéen.

Cette visite officielle s’inscrit dans une dynamique de relance du dialogue entre les deux pays, marquée par une volonté commune de consolider les partenariats stratégiques.

Vers un renforcement de la coopération économique

Au cœur des échanges figurent les perspectives de coopération économique, notamment dans les domaines du commerce, de l’investissement et de l’attractivité des marchés.

À travers cette rencontre, les autorités guinéennes et françaises entendent approfondir leurs relations bilatérales, dans un contexte de repositionnement des partenariats internationaux en Afrique de l’Ouest.

Une relation bilatérale en phase de consolidation

Cette initiative traduit la volonté des deux chefs d’État de renforcer les liens historiques entre la Guinée et la France, en misant sur un dialogue politique renouvelé et des coopérations concrètes au service du développement.

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Bassin du Niger : la Guinée renforce sa coopération régionale pour une gestion durable de l’eau.

Une rencontre stratégique autour des enjeux hydriques et agricoles
La ministre de l’Agriculture, Aminata Kaba, a reçu, le 25 mars 2026, une mission de l’Autorité du Bassin du Niger (ABN), conduite par son secrétaire exécutif, Kocou Armand Houanye. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de concertation régionale visant à renforcer la coopération autour de la gestion des ressources en eau.

Accélérer les investissements pour un développement intégré
Au cœur des échanges : la nécessité de consolider les partenariats entre l’ABN, les autorités nationales et les bailleurs de fonds, afin d’accélérer la mise en œuvre de projets structurants liés à l’eau. L’objectif est de promouvoir un développement intégré, durable et résilient dans l’ensemble du Bassin du Niger, un espace stratégique pour l’agriculture et la sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest et centrale.

Une tournée régionale pour mobiliser les États membres
Le secrétaire exécutif de l’ABN a rappelé que cette mission s’inscrit dans une tournée couvrant les neuf pays membres de l’organisation : la Guinée, le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Nigeria, la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Cameroun et le Tchad. Il a, à cette occasion, plaidé pour un engagement politique renforcé en faveur de projets structurants, notamment le Programme intégré de développement et d’adaptation au changement climatique dans le Bassin du Niger (PIDACC).

Des priorités axées sur la sécurité alimentaire et la résilience climatique
Les discussions ont également porté sur les défis liés à la gestion durable des ressources hydriques, dans un contexte marqué par les effets du changement climatique. Les initiatives visant à renforcer la sécurité alimentaire et à améliorer la résilience des systèmes agricoles ont été au centre des préoccupations exprimées par les différentes parties.

Un engagement réaffirmé des autorités guinéennes
La ministre de l’Agriculture a salué cette démarche et réaffirmé l’engagement des autorités guinéennes, sous le leadership du président Mamadi Doumbouya et du Premier ministre Amadou Oury Bah, en faveur de l’intégration régionale.

Elle a notamment insisté sur la nécessité d’accélérer l’exécution des projets structurants, tout en alertant sur les risques liés à la prolifération non encadrée des forages, susceptibles de fragiliser les ressources en eau. Elle a également plaidé pour le développement d’infrastructures rurales durables, indispensables au désenclavement des zones agricoles.

Vers une meilleure articulation avec les priorités nationales
Enfin, la ministre a souligné l’importance d’un alignement des initiatives régionales avec les grandes orientations nationales, notamment le programme Simandou 2040, qui place l’agriculture au cœur de la stratégie de développement du pays.

À travers cette dynamique de coopération, les acteurs régionaux entendent renforcer les bases d’une sécurité alimentaire durable et d’une meilleure résilience climatique à l’échelle du Bassin du Niger.

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Coopération sanitaire : le Sénégal et les États-Unis concluent un accord de 54 milliards de FCFA.

Le Sénégal et les États-Unis ont franchi une nouvelle étape dans leur coopération sanitaire avec la signature, le 13 mars à Dakar, d’un protocole d’accord bilatéral d’une valeur de 90 millions de dollars, soit environ 54 milliards de francs CFA.

D’une durée de cinq ans, ce partenariat stratégique vise à renforcer la souveraineté sanitaire du Sénégal à travers des investissements ciblés dans plusieurs domaines prioritaires de la santé publique.

Un partenariat renforcé pour consolider le système de santé

Selon un communiqué de l’ambassade des États-Unis au Sénégal, cet accord marque une étape importante dans la coopération sanitaire entre les deux pays, qui dure depuis plus de deux décennies. L’objectif est de soutenir le renforcement du système de santé sénégalais, de prévenir la propagation des maladies infectieuses et d’améliorer les indicateurs sanitaires à l’échelle nationale.

Ce nouveau cadre de collaboration repose sur une vision commune des deux gouvernements : sauver des vies, garantir un financement durable du secteur de la santé et soutenir les priorités sanitaires nationales. Parmi les axes d’intervention figurent notamment la lutte contre le VIH/SIDA, le paludisme, la surveillance des maladies et la préparation aux épidémies.

Un financement partagé entre Washington et Dakar

Dans le cadre de ce protocole d’accord, le Département d’État américain, avec l’appui du Congrès, prévoit de mobiliser jusqu’à 63 millions de dollars, soit environ 37,8 milliards de francs CFA, sur une période de cinq ans. Ces fonds serviront à soutenir plusieurs programmes de santé, des initiatives de santé numérique ainsi que des actions d’assistance technique.

De son côté, le gouvernement du Sénégal s’est engagé à cofinancer le partenariat à hauteur de 27,3 millions de dollars supplémentaires, soit près de 16,3 milliards de francs CFA. Cet engagement vise à renforcer la responsabilité nationale dans la prise en charge des services de santé essentiels, notamment en matière d’approvisionnement en produits médicaux, de ressources humaines et de développement des solutions numériques.

Au total, l’État sénégalais prévoit d’investir 71,4 millions de dollars, soit environ 42,8 milliards de francs CFA, dans le secteur de la santé au cours des cinq prochaines années.

Une transition progressive vers une plus grande autonomie

Selon les autorités américaines, le partenariat maintiendra intégralement, durant la première année, le financement des agents de santé communautaires et des produits médicaux. Une transition progressive est toutefois prévue sur cinq ans afin de transférer progressivement certaines responsabilités aux autorités sénégalaises, notamment en matière d’approvisionnement et de financement des ressources humaines de santé.

Les autorités diplomatiques américaines ont également précisé que cet accord n’entraîne ni une réduction de l’engagement financier des États-Unis ni un transfert immédiat de l’ensemble des programmes actuellement financés. Par ailleurs, il ne prévoit aucun accès aux données médicales privées des patients, lesquelles restent protégées par la législation sénégalaise.

Un partenariat stratégique pour la santé mondiale

Au-delà du renforcement du système sanitaire sénégalais, ce partenariat s’inscrit également dans une logique de coopération internationale en matière de santé publique. Les autorités américaines soulignent qu’un système de santé plus résilient au Sénégal contribue également à limiter les risques de propagation des épidémies à l’échelle mondiale.

Ce nouvel accord illustre ainsi la volonté des deux pays de consolider leurs efforts communs pour améliorer durablement la santé des populations et renforcer la capacité de réponse face aux crises sanitaires futures.

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Coopération artisanale : le Sénégal partage son modèle avec la République centrafricaine.

Le ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, Amadou Ba, a reçu ce mercredi, au Musée des Civilisations Noires, une délégation officielle de la République Centrafricaine en mission de travail au Sénégal. Cette visite s’inscrit dans le processus d’opérationnalisation de la future Chambre nationale des métiers artisanaux centrafricaine.

Une mission d’apprentissage et de partage d გამოცდილ

Conduite par le ministre centrafricain des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion du secteur privé, Hyppolite Jean Paul Ngate Robard, la délégation comprenait plusieurs hauts responsables, dont la directrice générale de la Promotion du secteur privé, Jeannick Assas Mbilaut, ainsi que le directeur de l’Artisanat, Donald Fabrice Ngbokoli Mokombo.

Au cœur des échanges : le modèle sénégalais d’organisation et de gouvernance des Chambres de métiers. Les autorités centrafricaines ont ainsi pu s’imprégner du cadre juridique et institutionnel structurant le secteur artisanal au Sénégal, mais aussi des dispositifs d’accompagnement, de formalisation et de professionnalisation des acteurs.

Un cadre institutionnel mobilisé

La rencontre s’est tenue en présence du secrétaire d’État chargé de la Culture, des Industries créatives et du Patrimoine historique, Bakary Sarr, de la directrice de l’Artisanat, Dr Marie Ndeye Gnilane Diouf, du coordonnateur du Projet Mobilier national, Ibrahima Tall, ainsi que de plusieurs responsables techniques du ministère.

Cette mobilisation institutionnelle témoigne de l’importance accordée par les autorités sénégalaises au secteur artisanal, considéré comme un levier de développement économique, de création d’emplois et de valorisation des savoir-faire locaux.

Vers une structuration du secteur artisanal centrafricain

À travers cette mission d’échanges, la République centrafricaine ambitionne de se doter d’une Chambre nationale des métiers pleinement fonctionnelle, capable d’assurer la représentation, l’organisation et la promotion des artisans à l’échelle nationale.

Pour le Sénégal, cette initiative illustre la vitalité d’une coopération Sud-Sud fondée sur le partage d’expériences et le renforcement des capacités. Elle s’inscrit également dans une dynamique plus large de valorisation des industries culturelles et artisanales africaines, dans un contexte où ces secteurs sont de plus en plus reconnus comme des piliers de croissance inclusive sur le continent.