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Coopération sénégalo-marocaine : Ousmane Sonko à Rabat pour relancer le partenariat stratégique.

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, est arrivé ce lundi matin à l’aéroport de Rabat-Salé, peu après 8 heures, pour une visite officielle de trois jours au Royaume du Maroc. Ce déplacement, prévu du 26 au 28 janvier, s’inscrit dans le cadre de la relance de la Haute Commission mixte de partenariat Sénégal–Maroc, qu’il coprésidera avec son homologue marocain, Aziz Akhannouch, venu personnellement l’accueillir à son arrivée.

Une visite au calendrier dense et hautement symbolique

Dès son premier jour à Rabat, le chef du gouvernement sénégalais entame un programme particulièrement soutenu. La matinée est marquée par une visite solennelle au Mausolée Mohammed V, haut lieu de mémoire du Royaume, avant une rencontre officielle avec Aziz Akhannouch.

Ce tête-à-tête entre les deux Premiers ministres ouvre la voie au lancement formel des travaux de la Haute Commission mixte, cadre institutionnel central de la coopération bilatérale, resté en veille pendant plusieurs années.

Des travaux sectoriels axés sur les priorités économiques et sociales

Les échanges se poursuivent par des travaux sectoriels réunissant les membres des deux gouvernements. Côté sénégalais, plusieurs ministres prennent part aux discussions, parmi lesquels Cheikh Niang, ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Abdourahmane Sarr, ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, ainsi que Mabouba Diagne, ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage.

Participent également Daouda Ngom, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, et d’autres responsables gouvernementaux engagés dans des secteurs clés tels que l’agriculture, l’énergie, les infrastructures, l’enseignement supérieur et l’investissement.

Une délégation sénégalaise élargie et stratégique

Au-delà des membres du gouvernement, la délégation sénégalaise comprend plusieurs directeurs généraux d’institutions majeures. Figurent notamment Wally Diouf Bodian, directeur général du Port autonome de Dakar, Fadilou Keïta, directeur général de la Caisse des dépôts et consignations, ainsi que Gagné Demba, directeur général de la SOMISEN.

S’y ajoutent Alioune Gueye de Petrosen Holding, Birome Hola Ba, directeur général du BOCSPP, et Bakary Séga Bathily, directeur général de APIX.

Vers une déclaration conjointe et de nouveaux accords

Les travaux de la Haute Commission mixte devraient déboucher sur l’adoption d’une déclaration conjointe réaffirmant la solidité du partenariat entre Dakar et Rabat, ainsi que sur la signature de plusieurs accords de coopération. Les allocutions de clôture d’Ousmane Sonko et d’Aziz Akhannouch viendront sceller cette session, présentée par les deux parties comme une étape majeure dans la redynamisation des relations sénégalo-marocaines.

Cette visite marque ainsi la volonté commune des deux pays de hisser leur coopération à un niveau plus stratégique, en phase avec les priorités économiques, diplomatiques et africaines partagées par Dakar et Rabat.

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Sénégal–Émirats arabes unis : une coopération renforcée au plus haut niveau.

Après une série d’échanges avec plusieurs membres du gouvernement, dont le Premier ministre, la délégation émiratie en visite officielle à Dakar a été reçue par le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Cette audience, tenue au Palais de la République, marque une nouvelle étape dans le raffermissement des relations stratégiques entre le Sénégal et les Émirats arabes unis.

Selon un communiqué de la Présidence, les discussions ont permis de passer en revue un ensemble de projets structurants touchant plusieurs secteurs clés : agriculture, formation des fonctionnaires, digitalisation de l’administration et développement des énergies renouvelables. Des domaines considérés comme prioritaires dans la mise en œuvre de la Vision Sénégal 2050.

Parmi les points majeurs abordés figure la fabrication et la mise en œuvre d’une centrale de 200 mégawatts, un projet d’envergure qui témoigne de la volonté partagée d’approfondir un partenariat énergétique durable et innovant. Cette initiative s’inscrit dans l’ambition du Sénégal d’accroître sa capacité de production tout en diversifiant ses sources d’énergie.

La rencontre entre le chef de l’État et la délégation émiratie reflète ainsi une dynamique bilatérale en pleine consolidation, portée par un intérêt commun pour les investissements structurants et les solutions technologiques de nouvelle génération. Une coopération qui, selon la Présidence, continue de se renforcer au service du développement et des perspectives économiques du Sénégal.

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Coopération Sénégal–Türkiye : Serigne Guèye Diop salue une relation bilatérale en pleine transformation.

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La visite d’une délégation turque à Dakar marque une nouvelle étape dans la dynamique diplomatique et économique entre le Sénégal et la Türkiye. À l’issue de cette mission, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Serigne Guèye Diop, a dressé un bilan optimiste d’une coopération en profond renouvellement, allant des investissements industriels à la réduction du déficit commercial, en passant par la mise en place d’un cadre juridique modernisé.

Depuis le début de l’année 2025, l’agenda stratégique entre Dakar et Ankara connaît une intensification notable. Sous l’impulsion du chef de l’État, la relation bilatérale s’est renforcée à travers une série d’échanges de haut niveau : la visite du Premier ministre en septembre, suivie de missions techniques et économiques, dont celle récemment conduite par Serigne Guèye Diop.
« Cette visite est la conséquence logique d’une série d’engagements. Elle démontre que la Türkiye est fortement engagée à relever les défis économiques avec nous », a déclaré le ministre.

La présence, à Dakar, de 37 chefs d’entreprises turques accompagnant le ministre turc du Commerce illustre la volonté d’Ankara de consolider sa présence économique au Sénégal. « Cela montre que ce pays a une vocation de partenariat avec le Sénégal », a souligné Serigne Guèye Diop, insistant sur la nécessité de transformer cet engouement en investissements concrets.

Le défi est désormais de convaincre les entreprises turques d’investir dans l’industrie sénégalaise, un secteur identifié comme prioritaire dans la stratégie nationale d’industrialisation. Pour cela, le gouvernement mise sur plusieurs axes : la promotion des 45 zones industrielles du Sénégal, l’amélioration de la compétitivité du climat des affaires et surtout la création d’un environnement juridique sécurisé.
« L’ambition est d’établir un cadre réglementaire qui permet aux Turcs d’investir ou de co-investir avec des Sénégalais », a expliqué le ministre.

Cette dynamique bilatérale ouvre la voie à des partenariats structurants dans des domaines tels que les infrastructures, la production industrielle, l’agro-industrie ou encore les services logistiques. Elle pourrait aussi contribuer significativement à la réduction du déficit commercial entre les deux pays, encore favorable à la Türkiye.

Avec cette séquence diplomatique dense, le Sénégal et la Türkiye semblent engagés dans une phase de coopération plus stratégique, plus équilibrée et orientée vers des résultats tangibles. Les prochains mois devraient permettre de mesurer l’impact réel de ces engagements sur l’économie sénégalaise comme sur les relations entre les deux nations.

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Coopération institutionnelle : le Premier ministre reçoit une délégation de l’OGP pour renforcer la coordination de la communication publique.

La Primature a servi de cadre, ce lundi, à une rencontre stratégique entre le Chef du Gouvernement et une délégation de l’Office Guinéen de Publicité (OGP). Cette réunion s’inscrit dans la dynamique de coopération institutionnelle engagée depuis près d’un an, visant à renforcer la synergie des actions entreprises dans le domaine de la communication publique.

Depuis plusieurs mois, l’OGP joue un rôle central dans la mise en œuvre et l’harmonisation des campagnes de communication gouvernementale. Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par l’intensification des activités liées à la campagne électorale du candidat GMD, pour laquelle l’Office est sollicité en matière d’organisation, de coordination et de supervision des supports de communication.

Le renforcement du dispositif de communication au cœur des échanges

Au cours des discussions, le Premier ministre a salué les efforts déjà consentis par l’OGP dans la professionnalisation du paysage publicitaire national. Il a également rappelé l’importance d’un dispositif de communication professionnel, transparent et structuré, en adéquation avec les exigences du moment et les attentes des citoyens.

Selon le Chef du Gouvernement, la phase électorale actuelle exige une cohérence exemplaire dans la diffusion des messages institutionnels. La communication publique, particulièrement dans un contexte électoral, doit rester fidèle aux valeurs de neutralité, d’équité et de responsabilité. En ce sens, il a insisté sur la nécessité de renforcer les mécanismes de coordination entre la Primature, les ministères sectoriels et l’OGP afin d’assurer une gestion fluide et harmonisée des actions de communication.

L’engagement de l’OGP réaffirmé

Pour sa part, la délégation de l’OGP a réaffirmé son engagement à poursuivre les efforts visant à structurer davantage l’espace publicitaire et à garantir une visibilité optimale aux actions de l’État. Elle a également mis en avant les progrès réalisés depuis près d’un an, notamment dans la modernisation des dispositifs, la gestion des campagnes institutionnelles et l’amélioration de la planification stratégique.

L’OGP a exprimé sa volonté de collaborer étroitement avec la Primature pour accompagner, dans le strict respect des normes en vigueur, la communication entourant la campagne du candidat GMD, tout en veillant à la conformité, à la transparence et au professionnalisme.

Un pas de plus vers une communication publique modernisée

Cette rencontre marque une étape importante dans la dynamique d’amélioration continue de la communication gouvernementale. Elle traduit la volonté partagée des deux institutions de promouvoir un espace public ordonné, crédible et aligné sur les standards internationaux.

Alors que le pays entre dans une phase décisive du processus électoral, le renforcement de la coordination autour des messages publics apparaît plus que jamais comme une priorité. La Primature et l’OGP ont, à cet égard, réaffirmé leur détermination à travailler ensemble pour garantir une communication claire, cohérente et responsable au service de la nation.

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Togo–Russie : Faure Gnassingbé reçu au Kremlin pour renforcer la coopération bilatérale

Le président togolais Faure Gnassingbé a été reçu mercredi au Kremlin par son homologue russe Vladimir Poutine. Cette rencontre, tenue à Moscou en marge de la réunion du Conseil des chefs d’État de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), s’inscrit dans une volonté d’approfondir les relations entre la Russie et le Togo, petit État d’Afrique de l’Ouest connu pour ses importantes réserves de phosphate.

Au cœur des échanges figuraient principalement le développement des relations économiques et commerciales, ainsi que les questions de paix et de sécurité régionales, un axe devenu incontournable dans les partenariats entre Moscou et plusieurs pays africains.

Vladimir Poutine a annoncé l’ouverture prochaine d’ambassades dans les deux pays, un tournant diplomatique majeur. « L’année prochaine, nous ouvrirons des ambassades dans les deux pays. Malgré l’absence d’ambassades, notre activité commerciale et économique se développe à un rythme généralement bon. Bien que le volume soit encore modeste, la tendance est positive. J’espère qu’après l’ouverture des ambassades et le début des travaux de la commission intergouvernementale, nous pourrons non seulement maintenir ce processus, mais aussi l’accélérer », a déclaré le président russe.

Faure Gnassingbé, invité par Vladimir Poutine pour cette visite de travail, a également échangé avec son homologue sur les enjeux régionaux, notamment en matière de sécurité dans le Golfe de Guinée et au Sahel, zones marquées par une recrudescence d’instabilité.

Cette rencontre marque une nouvelle étape dans le rapprochement entre Lomé et Moscou, alors que la Russie multiplie ses partenariats sur le continent africain et cherche à consolider son influence diplomatique, économique et sécuritaire.

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Simandou, entre stratégie et diplomatie : Mamadi Doumbouya accueille le Vice-Premier ministre chinois à Conakry.

Quelques jours après le lancement officiel de l’exploitation du gigantesque gisement de Simandou, le président guinéen Mamadi Doumbouya a reçu au Palais Mohammed V le Vice-Premier ministre chinois, Liu Guozhong, dépêché en Guinée au nom du président Xi Jinping. Une visite brève, mais porteuse d’enjeux majeurs pour l’avenir du partenariat entre Conakry et Pékin.

Liu Guozhong, accompagné d’une délégation de haut niveau, a réaffirmé l’engagement de la Chine à intensifier une coopération « bénéfique pour les deux parties ». Il a également renouvelé le soutien de Pékin au programme Simandou 2040, feuille de route centrale pour transformer le potentiel minier guinéen en moteur durable de croissance.

Une coopération renforcée autour d’un projet structurant

Lors de la rencontre, l’envoyé du président Xi Jinping a transmis les salutations du chef de l’État chinois et souligné la profondeur historique des relations entre les deux pays, marquées par près de sept décennies de collaboration. La Chine voit dans le projet Simandou un levier majeur pour renforcer encore davantage ses liens économiques et industriels avec la Guinée.

Le président Doumbouya, pour sa part, s’est dit déterminé à consolider ce partenariat, tout en veillant à attirer des investissements conformes aux ambitions de développement du pays et respectueux de sa souveraineté.

Simandou 2040 : un pilier de la vision guinéenne

La présence du Vice-Premier ministre chinois à Conakry intervient dans un contexte fort : celui de l’inauguration du méga-projet Simandou, qui combine exploitation minière, construction ferroviaire et aménagements portuaires. Ce chantier, l’un des plus importants du continent, est au cœur de la stratégie nationale visant à valoriser les ressources naturelles tout en modernisant les infrastructures.

Pour la Chine, investir dans Simandou s’inscrit également dans une dynamique plus large d’ancrage sur le continent africain, via des partenariats industriels structurants et de longue durée.

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Le Burkina Faso officialise son partenariat stratégique avec la Russie pour le développement nucléaire civil.

Le 23 octobre 2025, le Burkina Faso a franchi une étape importante dans la mise en œuvre de son programme nucléaire civil. Sous la présidence du capitaine Ibrahim Traoré, le Conseil des ministres, réuni à Ouagadougou, a examiné un projet de loi autorisant la ratification de la Convention de Vienne de 1963 sur la responsabilité civile en matière de dommages nucléaires.

Cette convention, qui définit un cadre juridique pour l’usage pacifique de l’énergie nucléaire, prévoit notamment la gestion des accidents et des dommages pouvant traverser les frontières. Jusqu’à présent, le Burkina Faso ne l’avait pas ratifiée. Avec cette initiative, le pays entend désormais encadrer légalement les responsabilités et les réparations liées à l’utilisation de l’énergie nucléaire.

Le compte rendu officiel du Conseil des ministres précise que cette démarche vise à poser les bases juridiques nécessaires à la concrétisation de projets nucléaires civils. La ratification, validée par le Conseil, reste soumise à l’approbation finale de l’Assemblée législative, prochaine étape dans le renforcement du cadre légal du Burkina Faso dans ce domaine stratégique.

Ce projet s’inscrit dans une vision plus large de souveraineté énergétique pour le pays, visant à diversifier ses sources d’électricité et à réduire sa dépendance aux énergies fossiles ou aux importations. Il représente également un volet clé de la coopération technique entre Ouagadougou et Moscou, offrant au Burkina Faso un accès à des technologies de pointe dans le domaine nucléaire civil.

Selon les autorités burkinabè, ce programme permettra de stabiliser l’approvisionnement en énergie, de soutenir le développement industriel et de renforcer la sécurité énergétique nationale. Dans un contexte régional marqué par une demande croissante en électricité et par la transition énergétique, le Burkina Faso mise sur ce partenariat pour poser les bases d’un approvisionnement durable et durablement maîtrisé.

Le projet prévoit la mise en place progressive d’infrastructures nucléaires civiles, ainsi que la formation de cadres locaux afin d’assurer la gestion autonome et sécurisée des installations. Cette initiative s’inscrit dans une logique de long terme, où l’énergie nucléaire devient un pilier de la stratégie de développement économique et industriel du pays.

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MALI COOPÉRATION : Huit nouveaux ambassadeurs présentent leurs lettres de créance au Président de la Transition.

Ce jeudi 23 octobre, au palais de Koulouba, le Président de la Transition, Chef de l’État, Assimi Goïta, a reçu en audience huit nouveaux ambassadeurs accrédités auprès de la République du Mali. Ces diplomates ont officiellement présenté leurs lettres de créance — acte formaliste mais hautement symbolique marquant le démarrage de leur mission dans le pays.

La cérémonie solennelle s’est déroulée en présence de nombreux hauts fonctionnaires, notamment le ministre Secrétaire Général de la Présidence, Général Amara Camara, ainsi que des membres du Comité stratégique de la Transition. Elle s’inscrit dans une dynamique diplomatique renforcée pour le Mali, qui cherche à approfondir ses partenariats internationaux dans un contexte institutionnel en mutation.

Un signe politique et diplomatique fort

L’accréditation simultanée de huit ambassadeurs traduit à la fois une volonté d’ouverture diplomatique et un renforcement de la coopération bilatérale. Le chef de l’État a salué « le message d’amitié et de confiance mutuelle » adressé au Mali par ces pays représentés. Il a ajouté : « Notre pays, engagé dans un processus de transition, entend développer des partenariats équilibrés, fondés sur la souveraineté, le respect mutuel et la coopération gagnant-gagnant. »

Les diplomates, de leur côté, ont exprimé leur satisfaction d’entamer leurs fonctions dans un pays « porteur d’espoirs pour la paix, le développement et la stabilité dans la sous-région » et ont réaffirmé leur engagement à collaborer dans des domaines stratégiques tels que la sécurité, l’économie, l’éducation, la culture et les infrastructures.

Pourquoi cet événement est important

Plusieurs raisons font de cette cérémonie une étape notable :

  • Affirmation de la légitimité de l’État de transition : le Mali montre sa capacité à mener une diplomatie active, malgré les défis internes.

  • Renforcement des réseaux extérieurs : avec ces ambassadeurs, le Mali cherche à diversifier ses partenariats, particulièrement dans les domaines de l’investissement et de l’infrastructure.

  • Renouveau diplomatique : l’accent est mis sur une diplomatie « utile » — orientée vers des projets concrets plutôt que seulement symboliques.

Chantiers à suivre

Lors de la cérémonie, l’un des axes mis en avant était la mise en œuvre rapide d’accords bilatéraux et la relance de projets de coopération existants. Le gouvernement et les diplomates ont évoqué les priorités suivantes :

  • La sécurisation et le développement des zones frontalières, essentielle pour la paix et la stabilité.

  • L’investissement dans les infrastructures de transport et d’énergie pour améliorer la connectivité et l’attractivité du pays.

  • Le renforcement des capacités locales dans l’éducation et la formation professionnelle, afin de répondre aux besoins d’une jeunesse nombreuse.

  • Le soutien accru aux secteurs productifs : agriculture, mines, nouvelles technologies.

Un cadre de vie diplomatique en mouvement

Au-delà de l’aspect protocolaire, ce type d’événement marque une mutation diplomatique : le Mali ne se contente plus de l’aide classique, il cherche la coopération de partenariat — où les relations sont pensées comme mutuellement avantageuses. La présence d’un nombre important d’ambassadeurs en même temps est révélatrice d’un engagement renouvelé de plusieurs pays envers Bamako.

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Forum d’Assouan : l’Égypte et la Confédération des États du Sahel renforcent leur coopération stratégique.

En marge du Forum d’Assouan pour la paix et le développement durable, Son Excellence Dr. Badr Abdelatty, Ministre égyptien des Affaires étrangères, de l’Émigration et des Égyptiens expatriés, a rencontré ce lundi ses homologues de la Confédération des États du Sahel (AES), Abdoulaye Diop du Mali et Karamoko Jean-Marie Traoré du Burkina Faso.

Cette rencontre, tenue dans une atmosphère de franchise et de convergence de vues, a permis aux trois ministres d’échanger sur les moyens de renforcer le partenariat stratégique entre l’Égypte et la Confédération AES, notamment dans les domaines de la sécurité, du développement économique et de la coopération culturelle.

Au cœur des discussions : la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, enjeux prioritaires pour les pays du Sahel, ainsi que la promotion d’un développement durable et autonome, fondé sur une logique de coopération Sud-Sud.
Les parties ont également évoqué la nécessité de mettre en place des mécanismes conjoints de suivi et d’évaluation pour concrétiser les engagements pris dans le cadre de ce dialogue diplomatique renforcé.

Le Ministre égyptien a réaffirmé la volonté de l’Égypte de soutenir les pays de la Confédération AES dans leurs efforts de stabilisation, de formation et d’investissement, soulignant que « le destin de l’Afrique se construira à travers la solidarité et la coopération entre les nations du continent ».

Pour leur part, les ministres du Mali et du Burkina Faso ont salué le rôle constructif de l’Égypte sur la scène africaine, et appelé à une approfondissement des échanges bilatéraux et multilatéraux autour des priorités partagées : sécurité, éducation, énergie et transformation industrielle.

Cette réunion marque une nouvelle étape dans la dynamique d’alliance africaine entre le bloc sahélien et l’Égypte, deux pôles appelés à jouer un rôle majeur dans la redéfinition des équilibres géopolitiques et économiques du continent.

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Mali–Niger : une coopération renforcée au service de la souveraineté sahélienne.

Le Mali et le Niger ont réaffirmé leur volonté commune de consolider leur coopération sécuritaire, économique et diplomatique, lors de la visite d’amitié et de travail effectuée mardi à Bamako par le président du Niger, le général Abdourahmane Tiani.

Accueilli par son homologue malien, le général d’armée Assimi Goïta, président de la transition, le chef de l’État nigérien a pris part à une série d’échanges stratégiques portant sur les grands enjeux du Sahel.

Sécurité et défense au premier plan

Dans un contexte régional marqué par la persistance des menaces terroristes et des défis liés à la stabilité, les deux dirigeants ont souligné l’importance de mutualiser les efforts en matière de défense et de sécurité. Leur objectif affiché : renforcer la souveraineté des États sahéliens face aux ingérences extérieures et aux défis transfrontaliers.

Une coopération économique en expansion

Au-delà de la sécurité, la rencontre a mis l’accent sur les liens économiques. Les deux pays ambitionnent de développer davantage leurs échanges commerciaux et de travailler à des projets conjoints d’infrastructures pour stimuler la croissance et améliorer la résilience des populations.

Diplomatie sahélienne affirmée

Les discussions ont également porté sur les enjeux diplomatiques et géopolitiques, traduisant la volonté des deux pays de parler d’une seule voix sur la scène internationale à travers la Confédération des États du Sahel (AES), aux côtés du Burkina Faso.

Cette rencontre à Bamako illustre la dynamique actuelle du Sahel : celle d’une coopération renforcée, au service d’une souveraineté réaffirmée et d’un développement pensé par et pour les peuples de la région.