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La Côte d’Ivoire s’offre une victoire de prestige contre la France à une semaine du Mondial.

En attendant de se mettre à l’heure américaine, c’est la Côte d’Ivoire qui a donné le ton du show. La Beaujoire de Nantes avait beau être annoncée comme le théâtre de la grande répétition des Bleus avant le départ pour Boston, le décor s’est très vite teinté d’orange. La diaspora ivoirienne transformant ce match de gala français en rendez-vous de prestige pour les Eléphants.

Sur la pelouse, les hommes d’Emerse Faé ont d’abord accepté le scénario attendu : celui d’une équipe de France venue se rôder avant son entrée en lice au Mondial, le 16 juin, face au Sénégal. Et si la France a pris le commandement du ballon, elle est très vite tombée sur un mur : Yahya Fofana. Le portier ivoirien s’offre un premier arrêt dès la 7e minute sur une tentative de Kylian Mbappé, parfaitement servi par Michael Olise. Puis il enchaîne sur une frappe d’Olise (21e), avant de s’interposer encore sur une tentative de Rayan Cherki (32e). La Côte d’Ivoire plie sans rompre.

Cherki plus adroit qu’Adingra

Il faudra un exploit individuel pour débloquer le coffre-fort ivoirien. Juste avant la pause, Cherki se faufile dans la surface et ouvre le score (45e). Un but qui fait exploser de colère les Éléphants : sur l’action, ils réclament une faute non sifflée sur Konan. Franck Kessié prend un carton jaune dans la foulée, et l’on jurerait alors que le capitaine ivoirien n’a pas vraiment cherché à éviter l’arbitre autrichien Sebastian Gishamer lorsque les deux se télescopent quelques instants plus tard. La frustration est là, mais pas la résignation.

Car la Côte d’Ivoire avait déjà envoyé un avertissement sérieux avant ce but français. À la 42e minute, Adingra chipe le ballon à Tchouaméni et file défier Mike Maignan. Il faut un grand réflexe du gardien de l’AC Milan pour empêcher l’attaquant monégasque d’ouvrir le score.

Au retour des vestiaires, la rencontre s’emballe enfin. Difficile de dire si c’est la sortie conjuguée de Mbappé, Tchouaméni et Olise, ou l’entrée de joueurs comme Nicolas Pépé et Diallo côté ivoirien, qui fait basculer l’atmosphère. Toujours est-il qu’un vent de fraîcheur souffle soudain sur la pelouse de La Beaujoire. La Côte d’Ivoire se libère.

Pepe décisif

Le premier coup de tonnerre vient sur le côté droit: Une ouverture lumineuse de Pépé, une projection de Guéla Doué, et l’arrière droit ivoirien égalise (53e). Sur le banc français, Désiré Doué assiste, impuissant, au but de son frère sous un autre maillot.

Les Bleus accusent le coup, la Côte d’Ivoire en profite. Plus agressifs dans les duels, plus tranchants en transition, les hommes de Faé jouent désormais avec la confiance de ceux qui sentent l’exploit à portée de main.

La punition finit par tomber sous l’impulsion encore de Pepe qui décale Doué (encore) dont le centre en retrait trouvé Amad Diallo qui crucifie les Bleus (83e).

Avant leur rencontre face au Sénégal le 16 juin, cette défaite est un petit avertissement pour les hommes de Didier Deschamps, « une piqûre de rappel si on en avait besoin », dixit le sélectionneur des Bleus.  A l’inverse, la Côte d’Ivoire peut quitter Nantes avec le plein de confiance avant le match face à l’Allemagne, le 20 juin à Toronto.

Source : www.rfi.fr/fr/afrique-foot

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ONU : Macky Sall et Emmanuel Macron affichent leur convergence sur la réforme du multilatéralisme.

Dans un message publié mercredi, l’ancien chef de l’État a salué la qualité de cette rencontre, évoquant des discussions approfondies sur le rôle de l’ONU dans un contexte international marqué par la multiplication des crises sécuritaires, climatiques, économiques et géopolitiques.

Une vision commune pour une ONU plus représentative et efficace

Selon Macky Sall, les deux dirigeants partagent la même ambition d’une Organisation des Nations Unies davantage adaptée aux réalités du XXIe siècle.

« Nous partageons la vision d’une ONU ambitieuse, réformée et revitalisée pour renforcer son efficacité, sa représentativité et sa capacité à répondre aux attentes des peuples et des États », a-t-il indiqué.

Cette position s’inscrit dans un débat de plus en plus présent au sein de la communauté internationale, où de nombreuses voix appellent à moderniser les mécanismes de gouvernance mondiale afin de mieux répondre aux défis contemporains.

Une rencontre dans un contexte de candidature à la tête de l’ONU

Cette audience intervient alors que Macky Sall figure parmi les personnalités en lice pour succéder à António Guterres au poste de secrétaire général des Nations Unies.

En avril dernier, l’ancien président sénégalais a participé aux auditions organisées par l’Assemblée générale dans le cadre du processus de sélection du futur dirigeant de l’organisation. À cette occasion, il a présenté une vision centrée sur le renforcement du multilatéralisme, le dialogue entre les États et l’adaptation des institutions internationales aux mutations du monde.

Face aux États membres, il avait souligné la nécessité de répondre à des défis qu’il qualifie de « systémiques », notamment les rivalités géopolitiques, les conflits armés, le changement climatique, les fragilités économiques et sociales ainsi que les bouleversements engendrés par les nouvelles technologies, en particulier l’intelligence artificielle.

Une réforme fondée sur l’efficacité et la coopération

Macky Sall plaide pour une ONU plus agile et plus performante, capable d’anticiper les crises et de renforcer la coopération internationale. Son projet repose notamment sur une diplomatie préventive plus active, fondée sur l’alerte précoce, la médiation et une collaboration accrue avec les organisations régionales.

L’ancien chef de l’État défend également une réforme institutionnelle articulée autour de trois principes : « rationaliser, simplifier et optimiser ». Il préconise notamment une meilleure coordination entre les différentes agences onusiennes ainsi qu’une réforme consensuelle du Conseil de sécurité afin de renforcer sa légitimité, son efficacité et sa représentativité.

Parallèlement, il appelle à accélérer la mise en œuvre de l’Agenda 2030 pour le développement durable et à repenser les mécanismes de financement du développement afin de mieux répondre aux enjeux liés à l’endettement, aux inégalités et à l’emploi.

Une succession très suivie à la tête des Nations Unies

La course à la succession d’António Guterres, dont le second mandat s’achèvera le 31 décembre 2026, suscite un intérêt particulier au sein de la diplomatie internationale.

Outre Macky Sall, plusieurs personnalités de premier plan ont officiellement présenté leur candidature, parmi lesquelles l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, l’ancienne vice-présidente du Costa Rica Rebeca Grynspan, ainsi que l’ancienne présidente de l’Assemblée générale des Nations Unies María Fernanda Espinosa.

Le futur secrétaire général sera désigné à l’issue d’un processus impliquant à la fois le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale. Son mandat débutera le 1er janvier 2027 pour une durée de cinq ans.

Dans ce contexte, la rencontre entre Macky Sall et Emmanuel Macron apparaît comme un nouvel épisode d’une campagne diplomatique qui pourrait peser dans les équilibres entourant la désignation du prochain chef des Nations Unies.

Didier Deschamps va annoncer sa liste pour la Coupe du monde 2026 ce jeudi soir au JT de 20h sur TF1 2285961 360x320

Coupe du monde 2026 : Deschamps dévoile les 26 qui vont défier le Sénégal.

Le sélectionneur de l’équipe de France, Didier Deschamps, a officiellement dévoilé ce jeudi 14 mai la liste des 26 joueurs retenus pour la Coupe du monde 2026. Une sélection marquée à la fois par la présence des principaux cadres des Bleus et par l’arrivée d’une nouvelle génération appelée à incarner l’avenir du football français.

Placée dans le groupe I, la sélection française entamera sa campagne mondiale le 16 juin face au Sénégal, avant d’affronter l’Irak puis la Norvège lors de la phase de groupes.

La liste complète des 26 joueurs retenus

Gardiens

  • Mike Maignan (AC Milan)
  • Brice Samba (Stade Rennais)
  • Robin Risser (RC Lens)

Défenseurs

  • Théo Hernandez (AC Milan)
  • Lucas Digne (Aston Villa)
  • Ibrahima Konaté (Liverpool)
  • Lucas Hernandez (PSG)
  • Maxence Lacroix (Crystal Palace)
  • Malo Gusto (Chelsea)
  • Jules Koundé (FC Barcelone)
  • William Saliba (Arsenal)
  • Dayot Upamecano (Bayern Munich)

Milieux

  • Adrien Rabiot (AC Milan)
  • Aurélien Tchouaméni (Real Madrid)
  • Manu Koné (AS Roma)
  • Warren Zaïre-Emery (PSG)
  • N’Golo Kanté (Fenerbahçe)

Attaquants

  • Kylian Mbappé (Real Madrid)
  • Ousmane Dembélé (PSG)
  • Marcus Thuram (Inter Milan)
  • Michael Olise (Bayern Munich)
  • Bradley Barcola (PSG)
  • Désiré Doué (PSG)
  • Rayan Cherki (Manchester City)
  • Maghnès Akliouche (AS Monaco)
  • Jean-Philippe Mateta (Crystal Palace)
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Guinée–France : Mamadi Doumbouya reçoit un émissaire d’Emmanuel Macron pour renforcer la coopération.

Le président de la transition guinéenne, Mamadi Doumbouya, a reçu ce mercredi 8 avril 2026 au Palais Mohammed V un émissaire du chef de l’État français, Emmanuel Macron, dans le cadre du renforcement des relations bilatérales entre Conakry et Paris.

Une mission diplomatique porteuse d’un message présidentiel

L’émissaire, Nicolas Forissier, ministre en charge du Commerce extérieur et de l’Attractivité, était porteur d’un message personnel du président français à son homologue guinéen.

Cette visite officielle s’inscrit dans une dynamique de relance du dialogue entre les deux pays, marquée par une volonté commune de consolider les partenariats stratégiques.

Vers un renforcement de la coopération économique

Au cœur des échanges figurent les perspectives de coopération économique, notamment dans les domaines du commerce, de l’investissement et de l’attractivité des marchés.

À travers cette rencontre, les autorités guinéennes et françaises entendent approfondir leurs relations bilatérales, dans un contexte de repositionnement des partenariats internationaux en Afrique de l’Ouest.

Une relation bilatérale en phase de consolidation

Cette initiative traduit la volonté des deux chefs d’État de renforcer les liens historiques entre la Guinée et la France, en misant sur un dialogue politique renouvelé et des coopérations concrètes au service du développement.

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Guinée–France : un forum d’affaires sous le signe de la transformation économique.

Le Forum d’affaires Guinée–France, tenu le 31 mars 2026 à Conakry en marge du parcours « Business International – Simandou 2040 », a mis en lumière l’ambition des autorités guinéennes de repositionner durablement l’économie nationale. Piloté par Bpifrance, l’événement a réuni une cinquantaine d’entreprises françaises ainsi que plusieurs institutions financières autour d’un objectif commun : accélérer l’industrialisation et la transformation locale.

Vers une économie de valeur

Au cœur des échanges, un message clair s’est imposé : la Guinée entend passer d’une économie de rente à une économie de création de valeur.

L’ambassadeur de France en Guinée et en Sierra Leone, Luc Briard, a salué la dynamique économique en cours, soulignant que « la marque Guinée gagne en visibilité » à l’échelle régionale et internationale. Il a attribué cet intérêt croissant à des fondamentaux jugés solides, renforcés par une amélioration récente de la notation souveraine.

Insistant sur une relation équilibrée, il a rappelé que la coopération franco-guinéenne repose sur les principes de concurrence saine et de partenariat équitable, tout en mettant en avant l’apport des entreprises françaises en matière de gouvernance, de fiscalité et de transfert de compétences.

Simandou 2040, pilier de la stratégie nationale

Présenté comme l’ossature de la transformation économique, le programme Simandou 2040 occupe une place centrale dans cette dynamique. Le ministre du Plan, Ismaël Nabé, l’a décrit comme « une architecture de transformation nationale », visant à faire évoluer la Guinée « d’une économie de potentiel à une économie de performance ».

Doté de plus de 200 milliards de dollars d’investissements projetés, ce programme s’articule autour de 122 mégaprojets et 36 réformes structurantes, avec pour ambition de restructurer en profondeur le tissu productif national.

Le rôle du secteur privé y est déterminant, notamment à travers des partenariats public-privé appelés à soutenir l’industrialisation et la montée en gamme des filières.

Une stratégie axée sur la création de valeur locale

La ministre de l’Industrie et du Commerce, Djami Diallo, a insisté sur le changement de paradigme engagé : capter davantage de valeur sur le territoire en structurant des chaînes industrielles complètes.

Elle a identifié plusieurs secteurs prioritaires :

  • l’agro-industrie, pour renforcer la transformation locale ;
  • les infrastructures, levier de compétitivité ;
  • l’industrie, pour développer des chaînes de valeur ;
  • les technologies et l’innovation, moteurs de modernisation.

Pour les autorités, l’enjeu consiste désormais à transformer les intentions d’investissement en projets concrets, notamment à travers les rencontres B2B organisées en marge du forum.

Une diplomatie économique tournée vers la co-construction

Le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a replacé cette dynamique dans un contexte international en mutation, évoquant une logique de « transformation structurelle » propice à de nouvelles opportunités.

« L’avenir ne se prévoit pas, il se construit », a-t-il affirmé, soulignant la volonté de la Guinée d’attirer des partenaires engagés dans une démarche de co-industrialisation et de co-développement.

Des partenariats au service de la souveraineté

Les échanges ont également permis d’identifier plusieurs axes stratégiques de coopération entre la Guinée et la France :

  • souveraineté alimentaire, via l’agro-industrie ;
  • souveraineté numérique, à travers les télécommunications ;
  • souveraineté sanitaire, avec des investissements hospitaliers ;
  • souveraineté industrielle, fondée sur la transformation locale.

Plus de 500 millions de dollars d’engagements mobilisés par Bpifrance ont été évoqués, illustrant un basculement vers une logique d’investissement structurant.

Un forum attendu comme catalyseur d’actions

Au-delà des annonces, les autorités guinéennes attendent des retombées concrètes. Pour Ismaël Nabé, ce forum doit servir d’« accélérateur de décisions, de partenariats et d’investissements ».

Même ambition pour Djami Diallo, qui y voit un point de départ vers des réalisations tangibles.

La Guinée entend ainsi s’inscrire dans une nouvelle génération de partenariats économiques, fondés sur la responsabilité partagée, l’intégration des chaînes de valeur et la création d’emplois durables.

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République centrafricaine : Paris tente de relancer le dialogue diplomatique.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, est arrivé à Bangui pour une visite officielle de deux jours, marquant une étape importante dans la tentative de relance des relations entre la France et la République centrafricaine.

À son arrivée, le chef de la diplomatie française a été accueilli par son homologue centrafricaine, Sylvie Notefe. Cette visite constitue la première mission d’un responsable français de ce niveau dans le pays depuis près de sept ans.

Une tentative de réchauffement des relations bilatérales

Ce déplacement s’inscrit dans une dynamique de normalisation diplomatique après plusieurs années de relations tendues entre Paris et Bangui. Ces tensions s’étaient notamment cristallisées autour du rapprochement progressif des autorités centrafricaines avec Russie et de l’influence croissante de Moscou dans ce pays d’Afrique centrale.

La visite intervient également dans la continuité de la reprise du dialogue politique entre le président français Emmanuel Macron et son homologue centrafricain Faustin-Archange Touadéra, officialisée en avril 2024.

Une rencontre attendue avec le président Touadéra

Au cours de son séjour, Jean-Noël Barrot doit notamment s’entretenir avec le président Faustin-Archange Touadéra. Cette rencontre intervient peu après le retour du chef de l’État centrafricain d’une visite officielle d’une semaine à Moscou, durant laquelle il a rencontré le président russe Vladimir Poutine.

L’influence russe au cœur des équilibres sécuritaires

Depuis plusieurs années, les autorités centrafricaines se tournent de plus en plus vers des partenaires russes pour faire face à l’instabilité persistante qui touche le pays. Dans ce contexte, Bangui s’appuie notamment sur les combattants du Groupe Wagner pour soutenir ses forces de sécurité.

En contrepartie de leur appui militaire, ces acteurs bénéficient de contrats dans plusieurs secteurs économiques stratégiques, notamment l’exploitation de l’or, du diamant et des ressources forestières.

La visite du chef de la diplomatie française intervient ainsi dans un contexte géopolitique complexe, marqué par la concurrence d’influence entre puissances internationales dans cette région stratégique de l’Afrique centrale.

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Coopération sanitaire : la Guinée et la France consolident leur partenariat.

La ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Khaité Sall, a reçu en audience, mercredi 18 février 2026, l’ambassadeur de France en Guinée et en Sierra Leone, Luc Briard. Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de renforcement des relations bilatérales dans le domaine de la santé, un secteur prioritaire pour les deux pays.

Des projets structurants au cœur des échanges

Au centre des discussions : l’état d’avancement de plusieurs projets d’envergure soutenus par la coopération française. Parmi eux, la construction de quatre hôpitaux régionaux confiée au groupe français Eiffage, un chantier stratégique destiné à améliorer l’offre de soins spécialisés à l’intérieur du pays et à désengorger les structures hospitalières de la capitale.

Les échanges ont également porté sur l’accompagnement technique et institutionnel de la France dans la création d’un Institut national de santé mentale et des maladies auditives. Ce projet répond à un besoin croissant de prise en charge spécialisée, dans un contexte où les pathologies mentales et les troubles auditifs demeurent insuffisamment couverts par le système de santé guinéen.

Un engagement renouvelé de la France

À l’occasion de cette audience, l’ambassadeur Luc Briard a présenté ses félicitations à la ministre pour sa nomination, tout en réaffirmant l’engagement du gouvernement français à poursuivre et à renforcer son appui au ministère de la Santé et de l’Hygiène publique.

La coopération franco-guinéenne dans le secteur sanitaire repose sur une longue tradition de partenariat, allant du soutien aux infrastructures hospitalières à la formation du personnel médical, en passant par l’appui aux politiques publiques de santé.

Une collaboration alignée sur la vision présidentielle

En réponse, la ministre Khaité Sall a exprimé sa reconnaissance pour les marques de confiance et les vœux formulés par le diplomate français. Elle a réitéré la disponibilité de son département à consolider cette collaboration stratégique, dans l’intérêt des populations guinéennes.

Cette dynamique s’inscrit dans la vision de refondation et de modernisation des services publics portée par le président de la République, Mamadi Doumbouya, qui place l’amélioration de l’accès aux soins et le renforcement du système de santé au rang des priorités nationales.

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Coopération culturelle : Conakry et Paris renforcent leur partenariat stratégique.

Le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a reçu mercredi à Conakry l’ambassadeur de France en Guinée, Luc Briard, dans le cadre d’une rencontre consacrée au renforcement de la coopération culturelle entre les deux pays.

Cette audience s’inscrit dans une dynamique de relance et de structuration du partenariat culturel franco-guinéen, à un moment où les autorités guinéennes entendent faire des industries culturelles et créatives un levier de développement économique et de rayonnement international.

Autour de l’ambassadeur figuraient notamment les co-directrices du Centre culturel franco-guinéen (CCFG), Lucie Toua et Hadja Djariou Bah, ainsi que la directrice générale adjointe de l’Agence française de développement (AFD), Marie Dubuffet. Côté guinéen, plusieurs responsables du ministère ont pris part aux échanges, dont le chef de cabinet et les principaux cadres en charge des industries culturelles.

Des projets structurants à l’agenda

Les discussions ont porté sur plusieurs chantiers majeurs : la modernisation du Centre culturel franco-guinéen, la construction d’une médiathèque, la promotion du livre, la création d’une Maison des industries culturelles et créatives (ICC), la mise en place d’une École nationale du cirque ainsi que la rénovation et l’extension du Musée national de Guinée.

L’ambassadeur de France a salué la nomination du ministre et réaffirmé la volonté de son pays d’aligner son appui sur les priorités définies par les autorités guinéennes. Il a souligné l’importance du CCFG comme plateforme centrale de coopération culturelle et évoqué les efforts engagés pour réhabiliter et moderniser ses infrastructures, notamment à travers le développement de nouveaux espaces pédagogiques et l’acquisition d’équipements audiovisuels adaptés aux standards actuels.

Le livre et les industries créatives en priorité

Les responsables du CCFG ont rappelé le rôle du centre comme espace d’échanges entre artistes, entrepreneurs culturels et acteurs institutionnels des deux pays. Une attention particulière a été portée à la promotion du livre, dans un contexte où Conakry bénéficie du label de Ville créative de l’UNESCO pour la littérature.

La création d’une médiathèque et le renforcement des actions de soutien à la lecture figurent parmi les priorités exprimées par le ministre, qui souhaite donner une traduction concrète à cet engagement international.

L’AFD engagée sur plusieurs fronts

De son côté, l’Agence française de développement a confirmé son soutien au secteur culturel guinéen autour de trois axes principaux : l’appui au patrimoine à travers le financement du projet de rénovation et d’extension du Musée national ; la réalisation d’une étude de faisabilité pour la future Maison des ICC ; et l’accompagnement d’un projet structurant porté par Circus Baobab, intégré au dispositif de formation professionnelle dans le cadre du Programme décennal de l’éducation guinéenne.

Une volonté politique affirmée

En conclusion, le ministre Moussa Moïse Sylla a salué la qualité des échanges et réaffirmé la détermination de son département à faire aboutir ces projets structurants. Il a insisté sur le caractère prioritaire de la médiathèque, du Musée national, de la Maison des ICC et de l’École nationale du cirque, présentés comme des piliers d’une politique culturelle ambitieuse.

À travers cette rencontre, Conakry et Paris affichent leur volonté commune de consolider un partenariat culturel orienté vers la modernisation des infrastructures, le soutien à la création et l’émergence d’un écosystème culturel dynamique au service de la jeunesse guinéenne.

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La France salue l’élection de Mamadi Doumbouya et évoque la fin de la transition en Guinée.

La France a officiellement salué l’élection de Mamadi Doumbouya à la tête de la République de Guinée, à la suite de la validation définitive du scrutin présidentiel par la Cour suprême de Guinée. Selon plusieurs médias français, un entretien téléphonique s’est tenu dimanche soir entre le président français et le nouveau chef de l’État guinéen.

Au cours de cet échange, le président français aurait adressé ses félicitations à son homologue, soulignant le caractère déterminant de cette élection pour l’avenir institutionnel du pays. Il aurait notamment salué « une étape décisive vers l’achèvement de la transition », estimant que la proclamation des résultats définitifs marque un tournant politique majeur pour la Guinée.

Une reconnaissance internationale du processus électoral

Cette prise de position de Paris intervient après la confirmation, par la Cour suprême, de la victoire de Mamadi Doumbouya à l’issue du scrutin présidentiel. Elle s’inscrit dans une dynamique plus large de reconnaissance internationale du processus électoral guinéen, déjà salué par plusieurs partenaires et organisations régionales et internationales.

Pour la France, cet échange de haut niveau traduit la volonté d’accompagner la Guinée dans la consolidation de ses institutions démocratiques et dans la stabilisation politique post-transition.

Des relations bilatérales appelées à se renforcer

Au-delà du message de félicitations, cet entretien est également perçu comme un signal politique fort en faveur de la continuité du dialogue diplomatique entre la France et la Guinée. Les deux pays entretiennent des relations anciennes, fondées sur la coopération politique, économique, sécuritaire et culturelle.

Selon des sources proches du dossier, Paris souhaite désormais voir s’ouvrir une nouvelle phase de coopération, axée sur la stabilité institutionnelle, les réformes économiques et l’appui au développement, dans un contexte régional marqué par de nombreux défis sécuritaires et politiques.

Un message politique à portée symbolique

En saluant publiquement l’élection de Mamadi Doumbouya, la France envoie un message de normalisation progressive des relations avec Conakry après la transition. Cette reconnaissance est également interprétée comme un encouragement à poursuivre les réformes engagées et à renforcer l’État de droit.

Pour les autorités guinéennes, ce geste diplomatique constitue un appui symbolique important sur la scène internationale, à l’heure où le nouveau pouvoir entend asseoir sa légitimité et relancer les partenariats stratégiques du pays.

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France – Sénégal : Emmanuel Macron et Bassirou Diomaye Faye ouvrent un nouveau chapitre de coopération à Paris.

Le président français Emmanuel Macron accueille ce mercredi 27 août, au Palais de l’Élysée, son homologue sénégalais Bassirou Diomaye Faye, en visite officielle à Paris. Cette rencontre marque une étape importante dans les relations bilatérales entre les deux pays, à un moment où le Sénégal cherche à redéfinir ses partenariats stratégiques et à renforcer sa place sur la scène internationale.

Au cœur des discussions figurent plusieurs enjeux prioritaires : la coopération économique, la transition énergétique, la formation de la jeunesse, mais aussi la sécurité régionale dans un contexte marqué par les défis sahéliens. La question de la mobilité, notamment celle des étudiants et des entrepreneurs sénégalais en France, devrait également occuper une place centrale dans les échanges.

Cette visite est perçue comme une opportunité pour tracer les contours d’une relation rénovée entre Dakar et Paris, fondée sur un partenariat plus équilibré et tourné vers l’avenir. Elle intervient aussi alors que le Sénégal, sous la présidence de Bassirou Diomaye Faye, affirme sa volonté de diversifier ses alliances internationales tout en préservant ses liens historiques avec la France.

En recevant le chef de l’État sénégalais, Emmanuel Macron entend réaffirmer l’importance du Sénégal comme partenaire stratégique en Afrique de l’Ouest, dans un contexte géopolitique marqué par de profondes recompositions régionales.