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Côte d’Ivoire : le cacao fixé à 1 200 FCFA et le café à 1 300 FCFA pour la campagne 2026-2027.

Les autorités ivoiriennes ont dévoilé les nouveaux prix bord champ du cacao et du café pour la campagne de commercialisation 2026-2027. Le kilogramme de cacao sera vendu à 1 200 FCFA, tandis que le prix du café est fixé à 1 300 FCFA.

L’annonce a été faite par le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, lors de l’ouverture de la 10ᵉ édition des Journées nationales du cacao et du chocolat (JNCC), organisée au Parc des expositions d’Abidjan.

Des prix établis dans un contexte de baisse des cours mondiaux

La fixation des nouveaux tarifs intervient alors que les cours internationaux du cacao ont connu une correction après les niveaux exceptionnellement élevés enregistrés au cours des dernières campagnes.

Le prix du cacao retenu pour 2026-2027 reste identique à celui appliqué lors de la campagne intermédiaire de mars à août 2026. Il est cependant largement inférieur aux 2 800 FCFA le kilogramme annoncés à l’ouverture de la campagne principale 2025-2026, dans un contexte de forte hausse des cours mondiaux.

Selon le gouvernement, la détermination des prix repose notamment sur les ventes anticipées effectuées par le Conseil du Café-Cacao, l’évolution des marchés internationaux et la nécessité de maintenir des revenus suffisamment rémunérateurs pour les producteurs tout en préservant l’équilibre financier de la filière.

Le système de ventes anticipées au cœur du dispositif

La Côte d’Ivoire s’appuie sur un mécanisme de ventes anticipées qui permet de sécuriser une partie des revenus des producteurs face aux fluctuations des marchés internationaux. Ce dispositif vise à limiter l’impact des variations brutales des cours mondiaux sur les exploitants agricoles.

Malgré le recul du prix du cacao par rapport au précédent record, les autorités considèrent le niveau de 1 200 FCFA comme restant élevé au regard des prix pratiqués au cours des années précédentes.

La jeunesse au centre de la nouvelle campagne

L’édition 2026 des JNCC est placée sous le thème « Jeunesse et cacaoculture du futur ». Cette orientation met l’accent sur le renouvellement des générations dans une filière confrontée à d’importants enjeux liés à la relève des producteurs, à la productivité et à la durabilité.

Premier producteur mondial de cacao, la Côte d’Ivoire fournit environ 40 % de l’offre mondiale et produit autour de 2,2 millions de tonnes par an. Le secteur occupe ainsi une place stratégique dans l’économie nationale et fait vivre directement ou indirectement plusieurs millions de personnes.

La cérémonie d’ouverture a également été marquée par la distinction de producteurs et de coopératives pour leurs performances. Une manière pour les organisateurs de mettre en avant les initiatives contribuant à l’amélioration et à la modernisation des filières cacao et café.

La nouvelle campagne s’ouvre donc dans un contexte contrasté : si les producteurs bénéficient encore de prix historiquement élevés, ils doivent désormais composer avec le recul des cours internationaux et les défis liés à la pérennisation de la production ivoirienne

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La Côte d’Ivoire lance une coalition africaine contre l’orpaillage illégal et la dégradation des terres.

Le ministre ivoirien de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, a lancé officiellement, jeudi 27 août 2026, une nouvelle initiative destinée à renforcer la lutte contre l’orpaillage illégal et ses conséquences sur les écosystèmes africains.

Baptisée Coalition africaine contre la dégradation des terres et la pollution environnementale causées par l’exploitation minière illégale, cette plateforme ambitionne de favoriser une réponse collective face à un phénomène qui affecte de nombreux pays du continent.

L’initiative intervient dans le contexte de la 17ᵉ Conférence des Parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (COP17), organisée à Oulan-Bator, en Mongolie. Elle entend placer la lutte contre l’exploitation minière clandestine au cœur des politiques africaines de protection des terres et de restauration des écosystèmes.

L’orpaillage illégal, une menace pour les écosystèmes

Dans plusieurs régions d’Afrique, l’exploitation aurifère artisanale non réglementée entraîne une dégradation importante des sols, une destruction du couvert végétal et une pollution des cours d’eau. L’utilisation de produits chimiques dans certaines activités d’extraction contribue également à fragiliser les écosystèmes et les moyens de subsistance des populations riveraines.

Pour les promoteurs de la coalition, cette situation ne constitue plus uniquement une question environnementale. Elle touche également à la sécurité alimentaire, à la santé publique, à la disponibilité des ressources en eau et à la préservation des moyens de subsistance des communautés rurales.

La dégradation des terres provoquée par les activités minières clandestines peut en outre compromettre durablement les capacités agricoles et pastorales des territoires concernés.

Vers une réponse africaine coordonnée

À travers cette coalition, Abou Bamba souhaite favoriser une meilleure coordination entre les États africains confrontés à l’ampleur de l’orpaillage illégal. L’objectif est notamment de renforcer les échanges d’expériences, d’améliorer les mécanismes de surveillance et de promouvoir des politiques communes en matière de restauration des terres dégradées.

Cette approche repose sur le constat que les impacts de l’exploitation minière illégale dépassent fréquemment les frontières nationales. La pollution des cours d’eau, la circulation des produits issus de l’exploitation clandestine ou encore les déplacements de populations liées aux activités minières peuvent en effet avoir des répercussions à l’échelle régionale.

La coalition entend ainsi encourager une coopération plus étroite entre les pays africains, tout en renforçant le dialogue avec les organisations régionales et les partenaires internationaux.

La souveraineté environnementale au cœur de l’initiative

Pour les autorités ivoiriennes, la protection des terres et des ressources naturelles doit désormais être considérée comme une composante de la souveraineté des États.

La lutte contre l’orpaillage illégal ne consiste donc pas seulement à fermer des sites clandestins. Elle implique également de restaurer les zones dégradées, de protéger les ressources en eau, de renforcer les capacités des services de contrôle et de proposer des alternatives économiques aux populations dépendantes de ces activités.

Cette dimension apparaît d’autant plus importante que de nombreux territoires ruraux sont confrontés à la combinaison de plusieurs pressions : dégradation des terres, changement climatique, expansion des activités minières et fragilisation des systèmes agricoles.

Restaurer les terres pour préserver les générations futures

Le lancement de la coalition s’inscrit dans les débats plus larges de la COP17 sur la lutte contre la désertification et la restauration des terres.

Pour les pays africains, l’enjeu est de parvenir à concilier exploitation des ressources naturelles et préservation des écosystèmes. Cette équation est particulièrement sensible dans les régions où l’exploitation minière constitue une importante source de revenus, mais où ses conséquences environnementales peuvent compromettre les activités agricoles et les ressources naturelles à long terme.

Avec cette nouvelle coalition, la Côte d’Ivoire entend ainsi contribuer à l’émergence d’une réponse africaine plus structurée contre l’orpaillage illégal et la pollution environnementale.

L’initiative place la restauration des terres, la protection des ressources naturelles et la coopération entre États au centre d’une même stratégie, avec l’ambition de faire de la préservation de l’environnement un levier de stabilité, de souveraineté et de développement durable pour le continent.

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Cacao : la Côte d’Ivoire et le Ghana alertent sur la multiplication des substituts.

L’Initiative Cacao Côte d’Ivoire-Ghana (ICCIG) tire la sonnette d’alarme face à la multiplication des substituts au cacao et à certaines reformulations industrielles susceptibles de réduire la proportion de cacao dans les produits chocolatés.

L’organisation estime que cette évolution intervient dans un contexte particulièrement sensible pour les producteurs, confrontés à des coûts croissants liés au respect des exigences internationales en matière de durabilité, de traçabilité et de responsabilité environnementale et sociale.

Abidjan et Accra veulent mieux valoriser les producteurs

Cette question s’inscrit dans la volonté affichée par la Côte d’Ivoire et le Ghana de renforcer leur coopération dans le secteur cacaoyer. Le 16 juin 2026 à Abidjan, les présidents ivoirien Alassane Ouattara et ghanéen John Dramani Mahama ont réaffirmé leur engagement en faveur d’une filière plus durable et d’une meilleure rémunération des producteurs.

La veille, la septième session du Comité de pilotage de l’ICCIG avait notamment porté sur l’harmonisation des politiques de commercialisation, la lutte contre les maladies du cacaoyer, l’application de la norme ARS 1000, la transformation locale et l’élargissement de la coopération à d’autres pays producteurs.

L’ICCIG réclame davantage de transparence

Pour l’initiative, la réduction de la teneur en cacao dans certains produits finis soulève une question de cohérence avec les efforts consentis par les pays producteurs.

L’ICCIG reconnaît que les industriels disposent d’une marge de manœuvre pour adapter leurs recettes dans le respect de la réglementation. Elle estime toutefois que les consommateurs doivent être clairement informés lorsque le cacao est remplacé, en partie, par d’autres ingrédients.

L’organisation appelle ainsi à une information plus transparente sur la composition des produits, notamment sur leur teneur réelle en cacao et sur les éventuels ingrédients de substitution.

Préserver la valeur de toute la chaîne

La Côte d’Ivoire et le Ghana, qui figurent parmi les principaux fournisseurs mondiaux de cacao, mettent également en avant les investissements réalisés par leurs producteurs pour répondre aux exigences environnementales et sociales, notamment en matière de lutte contre la déforestation et de traçabilité.

L’ICCIG estime que ces efforts doivent se traduire par une meilleure valorisation du cacao tout au long de la chaîne. Elle préconise notamment une utilisation rigoureuse des labels de durabilité et une évaluation de l’impact des nouvelles formulations industrielles sur les revenus des producteurs.

L’organisation propose enfin la mise en place d’un cadre permanent de concertation réunissant pays producteurs, industriels, distributeurs et représentants des consommateurs afin d’anticiper les évolutions du marché et de préserver les intérêts de l’ensemble de la filière.

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Cacao : le Ghana et la Côte d’Ivoire veulent renforcer leur alliance pour peser davantage sur les prix mondiaux.

Le Ghana et la Côte d’Ivoire, qui assurent ensemble plus de 60 % de la production mondiale de cacao, entendent donner un nouvel élan à leur coopération afin d’accroître leur influence sur les marchés internationaux. Face à la volatilité persistante des cours et au recul des prix après les records historiques enregistrés en 2024, les deux principaux producteurs mondiaux souhaitent coordonner davantage leurs politiques pour mieux défendre les intérêts des planteurs.

Les autorités des deux pays travaillent à la relance d’une stratégie souvent comparée à une « OPEP du cacao », destinée à renforcer leur pouvoir de négociation face aux industriels et aux grands acheteurs internationaux. L’initiative prévoit notamment une harmonisation des prix payés aux producteurs, une meilleure coordination des calendriers de récolte et de commercialisation, ainsi qu’une concertation accrue sur les politiques de gestion de l’offre.

Dans cette dynamique, le Cameroun et le Nigeria, également importants producteurs africains de cacao, ont été invités à rejoindre cette plateforme régionale afin de consolider une position commune sur le marché mondial.

Vers une meilleure valorisation de la filière africaine

Pour Max Koffi, fondateur de l’Equal Trade Alliance, cette coopération représente une opportunité de rééquilibrer les rapports de force dans une filière où les pays producteurs captent encore une part limitée de la richesse générée par le cacao.

Malgré son statut de premier bassin mondial de production, l’Afrique demeure principalement exportatrice de fèves brutes, tandis que les activités les plus rémunératrices – transformation industrielle, fabrication de chocolat, développement des marques et distribution – restent largement concentrées en Europe, en Amérique du Nord et en Asie.

La transformation locale, un levier stratégique de développement

Au-delà de la question des prix, plusieurs acteurs du secteur estiment que l’avenir de la filière passe par une montée en gamme des économies africaines. Le développement d’unités locales de transformation des fèves en beurre, poudre ou pâte de cacao, ainsi que la fabrication de produits finis, est présenté comme un levier essentiel pour accroître la valeur ajoutée, créer des emplois industriels et réduire la dépendance aux exportations de matières premières.

Cette stratégie s’inscrit également dans une volonté plus large de renforcer la souveraineté économique des pays producteurs et de mieux intégrer la chaîne de valeur mondiale du cacao.

RDC–Rwanda : les échanges reprennent progressivement entre Goma et Gisenyi

Parallèlement, en Afrique centrale, les activités commerciales reprennent progressivement entre Goma, en République démocratique du Congo, et Gisenyi, au Rwanda, après la réouverture des postes-frontières fermés pendant près d’un mois et demi en raison de l’épidémie d’Ebola.

La reprise des flux de marchandises, des services bancaires et des transports constitue une étape importante pour les milliers de commerçants et d’opérateurs économiques qui dépendent quotidiennement de ce corridor stratégique de la région des Grands Lacs, essentiel aux échanges entre les deux pays.

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Coupe du Monde 2026 : la Côte d’Ivoire arrache la victoire face à l’Équateur et lance idéalement son tournoi.

La Côte d’Ivoire a parfaitement entamé son parcours à la Coupe du Monde de la FIFA 2026 en s’imposant sur la plus petite des marges face à l’Équateur (1-0), dimanche 14 juin. Longtemps bousculés par une équipe équatorienne entreprenante, les Éléphants ont finalement trouvé les ressources nécessaires pour faire la différence dans les ultimes secondes de la rencontre grâce à Amad Diallo.

Ce succès, acquis au terme d’un match intense et disputé, permet aux champions d’Afrique de prendre un départ encourageant dans une compétition où chaque point peut s’avérer décisif dans la course à la qualification pour les phases à élimination directe.

Alors que le match semblait se diriger vers un résultat nul, la Côte d’Ivoire a frappé au moment le plus opportun.

À la 90e minute, Wilfried Singo a parfaitement servi Amad Diallo dans la surface. L’attaquant ivoirien a conclu avec sang-froid pour inscrire l’unique but de la rencontre et offrir une victoire précieuse à son équipe.

Cette réalisation a provoqué une immense explosion de joie parmi les supporters ivoiriens, aussi bien dans le stade qu’à Abidjan, où les célébrations ont immédiatement gagné les rues malgré l’heure tardive de la rencontre.

Un choc décisif face à l’Allemagne en perspective

Grâce à ce succès inaugural, la Côte d’Ivoire se place dans une position favorable au sein de son groupe et aborde la suite de la compétition avec confiance.

Les Éléphants devront toutefois confirmer cette bonne entame lors de leur prochain rendez-vous, prévu le 20 juin à Toronto, où ils affronteront l’Allemagne dans ce qui s’annonce comme l’un des chocs majeurs de cette phase de groupes.

Face à un adversaire réputé pour son expérience et son efficacité dans les grandes compétitions, les Ivoiriens auront l’occasion de mesurer leurs ambitions et de faire un pas supplémentaire vers les huitièmes de finale.

Pour l’heure, l’essentiel est acquis : dans la difficulté, la Côte d’Ivoire a démontré sa capacité à souffrir, à s’adapter et à saisir sa chance lorsque l’occasion s’est présentée, des qualités souvent indispensables pour espérer aller loin dans une Coupe du Monde.

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Côte d’Ivoire : une nouvelle étape de digitalisation pour accélérer le dédouanement.

La Côte d’Ivoire poursuit la modernisation de son administration douanière avec l’introduction d’un nouvel outil numérique destiné à réduire significativement les délais de dédouanement et à fluidifier les opérations du commerce extérieur. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation digitale engagée depuis plusieurs années par les autorités douanières ivoiriennes.

Une réforme axée sur la dématérialisation des procédures

Au cœur du dispositif figure la volonté de renforcer la dématérialisation des formalités douanières, déjà largement engagée à travers des plateformes électroniques de gestion des déclarations et des échanges de données. Cette évolution vise à limiter les traitements manuels, réduire les déplacements physiques des opérateurs économiques et accélérer la circulation des marchandises dans les principaux corridors logistiques du pays.

Selon les orientations générales de la Direction générale des douanes, la numérisation des procédures constitue un levier central pour améliorer la transparence, sécuriser les recettes publiques et optimiser la performance des chaînes logistiques.

Un objectif clair : réduire les délais et renforcer la compétitivité

Le nouvel outil annoncé s’inscrit dans une stratégie visant à réduire les temps de traitement des déclarations et à diminuer les coûts liés au passage en douane, notamment les frais de magasinage et les délais d’attente dans les ports et zones logistiques.

Dans un contexte où le port d’Abidjan joue un rôle stratégique pour les échanges sous-régionaux, l’amélioration de la fluidité des procédures est considérée comme un facteur clé de compétitivité pour les opérateurs économiques nationaux et régionaux.

Une continuité des réformes déjà engagées

La modernisation du système douanier ivoirien ne constitue pas une rupture, mais plutôt une accélération d’un processus amorcé depuis plusieurs années, notamment avec l’adoption de systèmes informatisés de gestion des déclarations et l’interconnexion progressive avec les administrations fiscales, portuaires et les partenaires régionaux.

Ces réformes ont permis d’améliorer la traçabilité des opérations, de réduire certaines pratiques frauduleuses et de renforcer la transparence dans la chaîne de dédouanement, tout en s’alignant sur les standards internationaux en matière de “douane numérique”.

Un enjeu stratégique pour l’économie ivoirienne

Au-delà de l’aspect technique, cette nouvelle étape intervient dans un contexte de forte ambition économique, marqué par la volonté des autorités de consolider les recettes douanières et de renforcer l’attractivité du corridor ivoirien pour les échanges commerciaux en Afrique de l’Ouest.

La digitalisation du dédouanement est ainsi perçue comme un levier structurant pour accompagner la croissance du commerce extérieur, soutenir les opérateurs économiques et améliorer la performance globale de l’écosystème logistique national.

Vers une administration douanière plus rapide et intégrée

Avec ce nouvel outil, les autorités ivoiriennes confirment leur orientation vers une administration douanière plus intégrée, automatisée et orientée vers la performance. L’objectif affiché reste clair : réduire les délais, renforcer la transparence et positionner la Côte d’Ivoire comme un hub logistique compétitif dans la sous-région.

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La Côte d’Ivoire s’offre une victoire de prestige contre la France à une semaine du Mondial.

En attendant de se mettre à l’heure américaine, c’est la Côte d’Ivoire qui a donné le ton du show. La Beaujoire de Nantes avait beau être annoncée comme le théâtre de la grande répétition des Bleus avant le départ pour Boston, le décor s’est très vite teinté d’orange. La diaspora ivoirienne transformant ce match de gala français en rendez-vous de prestige pour les Eléphants.

Sur la pelouse, les hommes d’Emerse Faé ont d’abord accepté le scénario attendu : celui d’une équipe de France venue se rôder avant son entrée en lice au Mondial, le 16 juin, face au Sénégal. Et si la France a pris le commandement du ballon, elle est très vite tombée sur un mur : Yahya Fofana. Le portier ivoirien s’offre un premier arrêt dès la 7e minute sur une tentative de Kylian Mbappé, parfaitement servi par Michael Olise. Puis il enchaîne sur une frappe d’Olise (21e), avant de s’interposer encore sur une tentative de Rayan Cherki (32e). La Côte d’Ivoire plie sans rompre.

Cherki plus adroit qu’Adingra

Il faudra un exploit individuel pour débloquer le coffre-fort ivoirien. Juste avant la pause, Cherki se faufile dans la surface et ouvre le score (45e). Un but qui fait exploser de colère les Éléphants : sur l’action, ils réclament une faute non sifflée sur Konan. Franck Kessié prend un carton jaune dans la foulée, et l’on jurerait alors que le capitaine ivoirien n’a pas vraiment cherché à éviter l’arbitre autrichien Sebastian Gishamer lorsque les deux se télescopent quelques instants plus tard. La frustration est là, mais pas la résignation.

Car la Côte d’Ivoire avait déjà envoyé un avertissement sérieux avant ce but français. À la 42e minute, Adingra chipe le ballon à Tchouaméni et file défier Mike Maignan. Il faut un grand réflexe du gardien de l’AC Milan pour empêcher l’attaquant monégasque d’ouvrir le score.

Au retour des vestiaires, la rencontre s’emballe enfin. Difficile de dire si c’est la sortie conjuguée de Mbappé, Tchouaméni et Olise, ou l’entrée de joueurs comme Nicolas Pépé et Diallo côté ivoirien, qui fait basculer l’atmosphère. Toujours est-il qu’un vent de fraîcheur souffle soudain sur la pelouse de La Beaujoire. La Côte d’Ivoire se libère.

Pepe décisif

Le premier coup de tonnerre vient sur le côté droit: Une ouverture lumineuse de Pépé, une projection de Guéla Doué, et l’arrière droit ivoirien égalise (53e). Sur le banc français, Désiré Doué assiste, impuissant, au but de son frère sous un autre maillot.

Les Bleus accusent le coup, la Côte d’Ivoire en profite. Plus agressifs dans les duels, plus tranchants en transition, les hommes de Faé jouent désormais avec la confiance de ceux qui sentent l’exploit à portée de main.

La punition finit par tomber sous l’impulsion encore de Pepe qui décale Doué (encore) dont le centre en retrait trouvé Amad Diallo qui crucifie les Bleus (83e).

Avant leur rencontre face au Sénégal le 16 juin, cette défaite est un petit avertissement pour les hommes de Didier Deschamps, « une piqûre de rappel si on en avait besoin », dixit le sélectionneur des Bleus.  A l’inverse, la Côte d’Ivoire peut quitter Nantes avec le plein de confiance avant le match face à l’Allemagne, le 20 juin à Toronto.

Source : www.rfi.fr/fr/afrique-foot

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« Calao South » : une nouvelle découverte majeure dans le bassin ivoirien.

Le bassin sédimentaire ivoirien confirme son dynamisme. Le 16 février 2026, le ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie a annoncé la découverte d’un gisement commercial d’hydrocarbures baptisé « Calao South », réalisée par le groupe italien Eni en partenariat avec Petroci Holding.

Cette annonce intervient dans un contexte de montée en puissance du secteur énergétique ivoirien, porté ces dernières années par une intensification des activités d’exploration offshore.

Un forage en eaux profondes aux résultats significatifs

Localisé sur le bloc CI-501, à environ 8 kilomètres du puits Murène-1X, le forage Murène South-1X a atteint une profondeur totale de 5 058 mètres, sous 2 200 mètres d’eau.

Les travaux ont permis de mettre en évidence la présence de pétrole léger, de gaz naturel et de condensats, confirmant le potentiel énergétique de la zone. Les ressources combinées des blocs CI-501 et CI-205 sont estimées à environ 1,4 milliard de barils équivalent pétrole, ce qui positionne cette zone parmi les plus prometteuses du pays.

Un levier stratégique pour le mix énergétique ivoirien

Au-delà de la dimension pétrolière, la découverte renforce le potentiel gazier national. Or, le gaz naturel joue un rôle central dans la production d’électricité en Côte d’Ivoire, qui s’appuie majoritairement sur des centrales thermiques alimentées au gaz.

Cette nouvelle réserve pourrait ainsi consolider l’approvisionnement énergétique du pays, soutenir la croissance industrielle et garantir une meilleure stabilité du réseau électrique, dans un contexte de demande en forte progression.

Vers un positionnement régional affirmé

Depuis plusieurs années, la Côte d’Ivoire affiche l’ambition de devenir un hub énergétique en Afrique de l’Ouest. L’exploitation de nouveaux gisements, combinée au développement d’infrastructures de transformation et d’exportation, constitue un pilier de cette stratégie.

La découverte de « Calao South » s’inscrit dans cette dynamique, renforçant la crédibilité du pays sur la scène énergétique régionale et internationale, tout en ouvrant de nouvelles perspectives de revenus et d’investissements pour l’économie ivoirienne.

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Incident opérationnel à l’aéroport d’Abidjan : un Airbus A350 d’Air France immobilisé après une erreur de roulage

Un incident opérationnel est survenu ce mardi 3 février 2026 à l’Aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, impliquant le vol Air France AF 702 en provenance de Paris. L’appareil concerné, un Airbus A350 immatriculé F-HUVM, a pourtant effectué un atterrissage sans anomalie sur la piste 03 à 19h27, selon les autorités aéroportuaires.

La situation s’est compliquée après la phase d’atterrissage, lors du roulage au sol. D’après un communiqué officiel du ministère des Transports et des Affaires maritimes, l’équipage avait reçu des instructions précises pour rejoindre le parking civil via la voie de circulation parallèle. Une erreur de navigation a toutefois conduit l’avion à emprunter une bretelle orientée vers la Base aérienne militaire.

Une zone inadaptée aux avions gros-porteurs

Cette déviation a dirigé l’Airbus A350 vers une zone dont les infrastructures ne sont pas conçues pour accueillir un appareil de cette catégorie. En raison de ses dimensions et de ses contraintes techniques, le gros-porteur s’est retrouvé engagé sur une voie inappropriée, rendant toute manœuvre autonome impossible sans risque pour l’aéronef ou pour les installations au sol.

Les autorités aéroportuaires ont immédiatement procédé à la sécurisation de la zone, en coordination avec les services compétents. L’appareil a été immobilisé le temps d’évaluer les solutions techniques permettant son dégagement, notamment par des opérations de tractage adaptées à ce type d’avion.

Vol retour annulé et perturbations pour les passagers

Les conséquences opérationnelles n’ont pas tardé. En raison de l’immobilisation prolongée de l’appareil et de la nécessité d’effectuer des contrôles techniques approfondis avant toute remise en service, le vol retour vers Paris a été annulé. Le service de communication du ministère des Transports a confirmé que, bien qu’aucun dommage corporel n’ait été enregistré, l’incident a fortement perturbé la rotation prévue par la compagnie Air France.

La compagnie a dû engager une réorganisation logistique afin d’assurer la prise en charge des passagers concernés, dans un contexte où la gestion des opérations au sol demeure un enjeu crucial pour la sécurité et la fluidité du trafic aérien.

Les autorités n’ont, à ce stade, fait état d’aucune dégradation majeure de l’appareil ni des infrastructures, mais une analyse complète de l’incident est attendue afin d’en tirer les enseignements opérationnels nécessaires.

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Cacao : l’État ivoirien lance un vaste plan de rachat pour soutenir les producteurs.

En Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao, les autorités ont décidé d’intervenir directement pour enrayer les difficultés croissantes rencontrées par les planteurs. Le Conseil Café-Cacao (CCC) a officiellement lancé un programme de rachat des fèves stockées depuis plusieurs semaines, a annoncé son directeur général, Yves Brahima Koné, lors d’une conférence de presse tenue jeudi à Abidjan.

Cette initiative s’inscrit dans un contexte de fortes tensions sur le marché du cacao. Pour la campagne 2025-2026, l’État ivoirien a fixé un prix garanti aux producteurs à 2 800 francs CFA le kilogramme. Or, plusieurs exportateurs refusent actuellement d’acheter les fèves à ce niveau, invoquant la baisse des cours internationaux et un déséquilibre entre les prix locaux et les prix mondiaux. Des acteurs de la filière estiment ainsi que le cacao ivoirien est devenu trop cher, et plaident pour une réduction du différentiel de prix, ainsi que pour la remise en cause du mécanisme du revenu décent destiné à soutenir les planteurs.

Un marché grippé par des contraintes financières et logistiques

Selon le directeur général du CCC, le ralentissement observé dans la commercialisation ne s’explique pas uniquement par les divergences sur les prix. Yves Brahima Koné a également pointé des difficultés logistiques, notamment des congestions dans les ports, en particulier à Abidjan, ainsi qu’un manque de liquidités dans le circuit de paiement. Ces contraintes empêchent certains acheteurs d’honorer leurs engagements, aggravant l’accumulation de stocks chez les producteurs et les coopératives.

Face au risque d’une crise sociale dans un pays où des centaines de milliers de ménages dépendent directement de la culture du cacao, les autorités ont opté pour une intervention publique. Les planteurs, considérés comme le maillon le plus vulnérable d’une filière dominée par de grands groupes internationaux, restent au cœur des priorités du gouvernement.

Un dispositif en deux phases pour sécuriser les revenus des planteurs

Le programme mis en place par le Conseil Café-Cacao se déploie en deux étapes. La première consiste à acheter et stocker les fèves de cacao actuellement invendues. La seconde portera sur leur exportation progressive, dès que les conditions du marché permettront de trouver des acheteurs. Le CCC assure être prêt à écouler rapidement les stocks si la demande se redresse.

À ce stade, environ 200 tonnes de cacao ont déjà été réceptionnées cette semaine à l’usine de négoce publique Transcao, à Abidjan. Les autorités prévoient un rythme d’achat moyen de 10 000 tonnes par semaine, avec un objectif global pouvant atteindre 100 000 tonnes, comme annoncé précédemment par le gouvernement.

Un coût élevé, mais un enjeu stratégique

Le coût total de l’opération est estimé à plus de 280 milliards de francs CFA, soit environ 516 millions de dollars. Un montant conséquent, que les autorités justifient par la nécessité de préserver la stabilité sociale et économique du pays, alors que le cacao demeure l’un des piliers de l’économie ivoirienne.

Yves Brahima Koné a réaffirmé que ce mécanisme vise avant tout à garantir aux producteurs le paiement du prix officiel fixé par l’État, malgré la forte incertitude qui pèse sur les marchés internationaux. À court terme, cette intervention publique apparaît comme un amortisseur face aux chocs externes, en attendant une éventuelle normalisation des échanges et une reprise de la demande mondiale.