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Une nouvelle liaison aérienne rapproche Bamako et Lagos.

Depuis le 1er août, Bamako dispose d’une nouvelle liaison aérienne avec Lagos assurée par la compagnie nigériane Air Peace. Derrière cette ouverture commerciale se dessine aussi un rapprochement entre le Mali et le Nigéria, qui cherchent à préserver leurs échanges bilatéraux malgré la recomposition politique de l’Afrique de l’Ouest.

Le premier vol de la nouvelle desserte entre le Nigéria et le Malia quitté Lagos le samedi 1er août. Air Peace avait annoncé début juillet l’ouverture de l’axe Lagos–Bamako–Conakry, exploité les mardi, jeudi et samedi. Bamako rejoint ainsi le réseau régional de la compagnie nigériane avec une liaison directe vers Lagos, avant la poursuite du trajet vers la capitale guinéenne.

Pour les voyageurs maliens, cette desserte facilite surtout l’accès au Nigéria sans passer par un autre hub ouest-africain. Lagos permet également des correspondances vers Abuja, Kano, Port Harcourt et plusieurs autres villes nigérianes desservies par Air Peace.

La compagnie présente l’ouverture comme une extension de son réseau africain, mais son arrivée à Bamako intervient dans un calendrier diplomatique qui donne à l’opération une dimension plus large.

Une coopération relancée

Le 14 juillet, moins de trois semaines avant le vol inaugural, le Mali et le Nigéria avaient convenu à Abuja de relancer leur Commission mixte de coopération, restée peu active ces dernières années. La ministre nigériane des Affaires étrangères, Bianca Odumegwu-Ojukwu, et l’ambassadeur du Mali au Nigéria, Oumar Coulibaly, avaient identifié plusieurs secteurs prioritaires, notamment la sécurité, le commerce, l’énergie, la migration irrégulière, la traite des personnes et le transport aérien.

L’accord bilatéral sur les services aériens, connu sous l’acronyme BASA, figure expressément parmi les dossiers que les deux gouvernements veulent réactiver. Abuja avait également insisté sur la nécessité de faciliter les déplacements et les contacts entre les populations, en considérant la connectivité comme l’un des instruments du rapprochement bilatéral.

Cette orientation avait déjà été affichée au plus haut niveau. En mai 2025, lors de la réception des lettres de créance de l’ambassadeur malien, le président Bola Ahmed Tinubu avait appelé au renforcement des relations économiques avec Bamako et assuré que le Nigéria souhaitait continuer à travailler avec le Mali malgré les nouvelles dynamiques régionales.

Des liens maintenus malgré la rupture avec la Cédéao

Le contexte est particulier. Le Mali, avec le Burkina Faso et le Niger, a officiellement quitté la Cédéao le 29 janvier 2025 pour poursuivre son intégration au sein de la Confédération des États du Sahel. Cette rupture institutionnelle n’a toutefois pas interrompu les relations avec Abuja, siège de la Cédéao et acteur majeur de l’organisation régionale.

La Cédéao a elle-même maintenu, jusqu’à nouvel ordre, la circulation sans visa des ressortissants des trois pays sortants ainsi que le traitement de leurs marchandises selon le régime commercial communautaire, en attendant la définition des futures relations avec l’AES.

Dans ce paysage en recomposition, la liaison Bamako–Lagos apporte donc un élément concret. Pour Bamako et Abuja, l’aérien devient ainsi l’un des premiers terrains visibles de cette coopération bilatérale relancée.

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Mali : Bamako dévoile son nouvel avion de commandement, acquis pour 15,6 milliards de FCFA.

Les autorités maliennes ont présenté mercredi leur nouvel avion de commandement, destiné à assurer les déplacements officiels des plus hautes autorités de l’État. L’appareil, un Boeing 737 entièrement modernisé, a été acquis pour un montant de 15,6 milliards de FCFA, soit environ 23,8 millions d’euros.

Cette acquisition intervient après l’immobilisation de l’ancien avion présidentiel, lourdement endommagé lors de l’attaque contre l’aéroport militaire de Bamako en septembre 2024. Le nouvel appareil doit désormais permettre aux autorités maliennes de disposer d’un moyen de transport aérien dédié aux missions officielles, dans un contexte régional marqué par d’importants enjeux sécuritaires et diplomatiques.

Une visite officielle pour présenter les capacités du nouvel appareil

Le nouvel avion a été présenté à l’occasion d’une visite effectuée par le ministre d’État malien chargé de l’Économie et des Finances. Il était accompagné du secrétaire général de la Présidence de la République ainsi que du coordinateur du Groupement aérien de la Présidence.

La télévision publique ORTM a diffusé plusieurs images de l’appareil, notamment de sa cabine et de son poste de pilotage, mettant en avant les équipements et les aménagements dont il dispose.

Selon les responsables techniques, le Boeing 737 appartient à la même famille que l’ancien avion de commandement, mais a fait l’objet d’une importante modernisation. Son système avionique a été entièrement rénové, tandis que plusieurs équipements du cockpit ont été remplacés afin de répondre aux exigences liées à son utilisation pour les déplacements officiels.

La cabine a également été réaménagée pour offrir davantage de confort aux autorités et aux délégations gouvernementales. L’appareil comprend notamment une cuisine, un espace de repos doté d’une chambre ainsi que différents aménagements destinés à faciliter les déplacements de longue durée.

Une autonomie permettant des liaisons intercontinentales

Sur le plan technique, le nouvel avion affiche une autonomie annoncée de 11 500 kilomètres, ce qui lui permettrait d’effectuer près de quatorze heures de vol sans escale, selon les données communiquées par les responsables de l’appareil.

Avec une vitesse moyenne estimée à 950 km/h et une altitude de croisière pouvant atteindre 41 000 pieds, soit environ 12 300 mètres, le Boeing 737 est présenté comme capable d’assurer des liaisons de longue distance, y compris sur des trajets intercontinentaux.

Ces caractéristiques doivent permettre aux autorités maliennes de disposer d’une plus grande autonomie dans l’organisation de leurs déplacements officiels, notamment pour les missions diplomatiques et les rencontres internationales.

L’ancien avion endommagé lors de l’attaque de septembre 2024

L’acquisition du nouvel appareil intervient près de deux ans après l’attaque du 17 septembre 2024 contre l’aéroport militaire de Bamako. L’opération, revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda, avait notamment ciblé des infrastructures militaires et causé d’importants dégâts.

L’ancien avion de commandement présidentiel avait été gravement endommagé au cours de cette attaque. Selon les informations communiquées à l’époque, l’un de ses moteurs avait notamment été incendié.

Les expertises réalisées après les événements auraient ensuite fait état de dommages importants affectant plusieurs éléments structurels et mécaniques de l’appareil. Une remise en état aurait ainsi été jugée économiquement peu viable, conduisant à son immobilisation prolongée.

Cette situation avait contraint les autorités maliennes à recourir à des solutions alternatives pour assurer les déplacements officiels des plus hauts responsables de l’État.

Une acquisition dont le coût net doit être réduit par les indemnisations

Face aux interrogations que peut susciter le coût de cette nouvelle acquisition, le ministre malien de l’Économie et des Finances a précisé que l’opération devait être partiellement compensée par les mécanismes d’assurance liés à l’ancien appareil.

Selon ses explications, l’assurance aurait déjà versé 6 milliards de FCFA au Trésor public au titre des dommages subis par l’ancien avion. Des négociations seraient également en cours pour organiser la cession de certaines pièces détachées et accessoires récupérables, dont la valeur est estimée entre 3 et 4 milliards de FCFA.

Ces recettes potentielles permettraient ainsi de réduire le coût net supporté par les finances publiques dans le cadre de l’acquisition du nouvel appareil.

Un nouvel outil au service de la diplomatie malienne

Avec ce Boeing 737 modernisé, Bamako entend désormais disposer d’un appareil capable d’accompagner les déplacements des autorités dans le cadre de leurs missions officielles, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du continent africain.

Au-delà de son aspect logistique, cet avion constitue également un outil au service de la représentation de l’État et de la diplomatie malienne. Dans un contexte où le pays cherche à renforcer son autonomie stratégique et à multiplier les engagements internationaux, la capacité à assurer de manière indépendante les déplacements de ses plus hauts responsables revêt une dimension particulière.

La nouvelle acquisition marque ainsi le retour d’un avion de commandement opérationnel au sein du dispositif présidentiel malien, près de deux ans après la mise hors service de l’ancien appareil.

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Le Tchad supprime les visas pour tous les Africains à partir de 2027.

Mahamat Idriss Déby Itno annonce une mesure historique en faveur de la libre circulation sur le continent

Le Tchad franchit une étape majeure dans sa politique d’ouverture envers le continent africain. À l’ouverture du Forum africain de l’eau, mercredi 15 juillet 2026 à N’Djamena, le président Mahamat Idriss Déby Itno a annoncé la suppression des visas d’entrée pour l’ensemble des ressortissants africains à compter du 1er janvier 2027.

Présentée comme un engagement fort en faveur de l’intégration régionale, cette décision vise à faciliter la mobilité des personnes, à renforcer les échanges économiques et à consolider les liens entre les États africains, dans un contexte où plusieurs pays multiplient les initiatives pour promouvoir la libre circulation sur le continent.

Une annonce symbolique devant les dirigeants africains

C’est devant les chefs d’État, les partenaires internationaux et les participants au Forum africain de l’eau que le président tchadien a dévoilé cette mesure qu’il qualifie d’historique.

Insistant sur la vocation panafricaine de son pays, Mahamat Idriss Déby Itno a déclaré :

« Au-delà de l’événement qui nous réunit et fidèle à ses idéaux en faveur de l’intégration africaine et de la libre circulation des biens et des personnes, du haut de cette tribune et en ce jour historique, je voudrais vous annoncer que le Tchad, pays de Toumaï, berceau de l’humanité, ouvre ses frontières et supprime les visas d’entrée pour tous les Africains, dès le 1er janvier 2027. »

Le chef de l’État a également présenté cette décision comme un appel à une Afrique davantage unie et solidaire.

« Par cette note d’ouverture à l’Afrique tout entière du pays de Toumaï — Toumaï qui signifie Espoir de vie —, et sur cet appel vibrant à l’action, à l’audace, à l’ouverture et à la solidarité africaine, je déclare ouverts les travaux du Forum africain de l’eau. »

Un signal fort pour l’intégration continentale

Cette mesure s’inscrit dans la dynamique portée par l’Union africaine et la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), qui encouragent une circulation plus fluide des personnes afin de stimuler les échanges commerciaux, les investissements, le tourisme et la coopération entre les États.

En supprimant l’obligation de visa pour tous les citoyens africains, le Tchad entend améliorer son attractivité économique tout en facilitant les déplacements des entrepreneurs, investisseurs, étudiants et visiteurs en provenance du continent.

Le Tchad rejoint les pays favorables à la libre circulation

Avec cette décision, le Tchad rejoint le cercle des États africains qui ont récemment adopté des politiques visant à assouplir les conditions d’entrée sur leur territoire.

Le Burkina Faso avait notamment annoncé, le 11 septembre 2025, la gratuité des visas d’entrée pour les ressortissants de l’ensemble des pays africains, dans le cadre de sa stratégie de renforcement de l’intégration continentale.

L’annonce de N’Djamena marque ainsi une nouvelle avancée vers une Afrique plus ouverte, où la mobilité des citoyens est progressivement considérée comme un levier essentiel de développement, de coopération et d’intégration économique.

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En République Démocratique du Congo, le pari discret de Vinmart Group pour reconnecter la RDC au monde.

L’inauguration de la Rotonde rénovée de l’aéroport international de N’Djili a offert une nouvelle visibilité à Infrarose, filiale de Vinmart Group. Au-delà de la restauration d’un bâtiment emblématique, ce chantier s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation des infrastructures en République démocratique du Congo, où les besoins demeurent considérables.

Le 30 juin, à Kinshasa, le président Félix Tshisekedi a inauguré la Rotonde réhabilitée de l’aéroport international de N’Djili. La cérémonie intervenait dans une séquence marquée également par la réception d’un Boeing 787-800 destiné à Air Congo et par la remise en circulation symbolique d’une liaison ferroviaire reliant le centre-ville à l’aéroport, interrompue depuis plus de vingt ans.

Au-delà de ces annonces, cette journée traduisait une ambition plus large : améliorer les infrastructures de transport afin de renforcer la connectivité du pays et accompagner son développement économique. Dans un territoire aux dimensions continentales, où les contraintes logistiques continuent de peser sur la compétitivité, la modernisation des plateformes de transport constitue un enjeu majeur.

C’est dans ce contexte qu’Infrarose, filiale de Vinmart Group, a conduit les travaux de réhabilitation de la Rotonde, l’un des bâtiments historiques de l’aéroport de N’Djili. « La Rotonde n’est pas seulement un bâtiment rénové. C’est un symbole que nous avons voulu remettre en mouvement. Notre rôle, chez Infrarose, est de montrer qu’il est possible de préserver la mémoire d’une infrastructure tout en l’adaptant aux exigences opérationnelles d’aujourd’hui », explique Gracia Kabanga, directrice des relations avec les parties prenantes d’Infrarose.

Redonner vie à un patrimoine aéroportuaire

Construite à la fin des années 1950, la Rotonde fait partie du patrimoine de l’aviation congolaise. Pendant plusieurs décennies, elle a constitué l’une des premières images de la RDC pour les voyageurs arrivant à Kinshasa. Avec le temps, cependant, le bâtiment ne répondait plus aux standards attendus en matière d’accueil, de confort et d’exploitation.

Le chantier engagé visait ainsi à préserver cette dimension patrimoniale tout en adaptant l’ouvrage aux exigences actuelles. La rénovation s’inscrit dans une stratégie plus globale d’amélioration des infrastructures aéroportuaires, alors que les autorités souhaitent renforcer l’attractivité des principales portes d’entrée du pays.

La Rotonde n’a toutefois pas vocation à remplacer le Terminal 1. Avec une superficie d’environ 4 200 m² et une capacité d’accueil de près de 250 passagers dans la zone de départ, elle est appelée à accueillir des flux régionaux et à compléter les installations existantes. Son efficacité dépendra désormais autant de la qualité des équipements que de la fluidité des opérations quotidiennes : traitement des passagers, gestion des bagages, coordination entre les services de sûreté, de police, d’immigration et les compagnies aériennes.

Des infrastructures au cœur des défis congolais

Cette rénovation intervient dans un pays où les infrastructures demeurent l’un des principaux défis du développement. Malgré ses importantes ressources minières, son potentiel hydroélectrique et un marché intérieur de plus de cent millions d’habitants, la RDC souffre encore d’un déficit significatif en matière de routes, d’énergie, de logistique et d’équipements publics.

La Banque africaine de développement chiffre depuis plusieurs années les besoins annuels du continent entre 130 et 170 milliards de dollars, avec un déficit de financement estimé entre 68 et 108 milliards. L’OCDE et l’Union africaine estiment, de leur côté, qu’un effort d’investissement annuel de 155 milliards de dollars pourrait contribuer à plus que doubler le PIB africain d’ici 2040. Pour Vinmart Group, le déficit d’infrastructures de la RDC n’est pas seulement le diagnostic d’un retard. Il dessine une carte d’opportunités. Le groupe semble avoir compris que la prochaine bataille économique du pays ne se jouera pas uniquement dans l’extraction de ses ressources, mais dans les plateformes qui permettront de les valoriser.

Dans cette perspective, la modernisation des infrastructures aéroportuaires répond autant à un impératif économique qu’à un enjeu d’image. Les plateformes aériennes constituent souvent la première expérience d’un pays pour les investisseurs, les partenaires internationaux et les voyageurs.

Vinmart Group, une stratégie de long terme

Le chantier de la Rotonde met également en lumière Vinmart Group, groupe panafricain qui s’apprête à célébrer près de trente années d’activité. Dirigé par Rahim Dhrolia, un profil discret, bâtisseur de l’ombre, il s’est progressivement développé dans plusieurs secteurs, notamment les infrastructures, l’énergie, l’immobilier, l’hôtellerie ou encore l’agriculture.

Né à Toronto et ayant grandi entre Kinshasa et le Canada, Rahim Dhrolia a étudié à la Schulich School of Business, à Toronto, avant de revenir s’installer à Kinshasa. Il travaille depuis maintenant vingt ans en République démocratique du Congo, où il développe une approche fondée sur des investissements de long terme dans des secteurs structurants pour l’économie du pays.

Selon plusieurs proches du groupe, la rénovation de la Rotonde revêtait une dimension particulière. Au-delà de son intérêt opérationnel, le projet concernait un bâtiment emblématique de l’histoire de Kinshasa. L’objectif n’était pas seulement de restaurer une infrastructure, mais aussi de préserver un élément du patrimoine national tout en lui redonnant une fonctionnalité adaptée aux besoins actuels.

Cette logique se retrouve dans les autres activités du groupe, présent également dans l’hôtellerie à travers sa filiale CHIC, ainsi que dans l’immobilier, l’énergie et les équipements publics. L’ensemble traduit une stratégie centrée sur des secteurs directement liés à l’économie réelle  et à l’amélioration des conditions de vie.

Une référence pour Infrarose

Pour Infrarose, la rénovation de la Rotonde constitue désormais une réalisation de référence. Ce chantier lui offre une visibilité accrue sur un marché congolais appelé à connaître d’importants besoins en infrastructures dans les prochaines années.

« Notre ambition n’est pas de construire des objets isolés. Nous voulons contribuer à créer des infrastructures qui fonctionnent, qui durent et qui améliorent concrètement l’expérience des usagers. Dans un pays comme la RDC, reconnecter les territoires, c’est aussi redonner confiance dans la capacité à livrer des projets structurants », souligne Gracia Kabanga.

Au-delà de la qualité architecturale du projet, la réussite de cette rénovation se mesurera désormais dans la durée. Comme toute infrastructure aéroportuaire, la Rotonde sera jugée sur sa capacité à offrir un service efficace, à améliorer l’expérience des passagers et à répondre aux exigences d’exploitation d’une plateforme moderne.

Dans un contexte où la RDC entend poursuivre la modernisation de ses infrastructures de transport, la réhabilitation de la Rotonde constitue une étape significative. Pour Infrarose et Vinmart Group, elle représente une vitrine de leur savoir-faire. Pour les autorités congolaises, elle illustre la volonté de doter le pays d’équipements plus performants afin d’accompagner son développement économique et son ouverture sur le continent.

Source : FinancialAfrika.
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Mali : Air France met fin à sa représentation locale après des années de turbulences.

Air France tournera officiellement une page de son histoire au Mali à la fin du mois de juin 2026. La compagnie aérienne française a annoncé la cessation des activités de sa représentation locale à Bamako à compter du 30 juin, confirmant ainsi son retrait commercial du pays après plusieurs années marquées par des interruptions de service et des tensions autour de la reprise de ses opérations.

Cette décision symbolise la fin d’une présence historique dans le paysage aérien malien et intervient dans un contexte de profondes mutations du transport aérien en Afrique de l’Ouest.

Une fermeture officialisée auprès des partenaires locaux

La décision a été notifiée dans une correspondance datée du 15 juin et adressée à la Direction générale d’ATS, partenaire local de la compagnie. Signée par Awa Traoré Diakité, directrice pays d’Air France au Mali, la lettre informe officiellement les partenaires de la fermeture de la représentation nationale tout en saluant les relations de collaboration entretenues au fil des années.

Désormais, les demandes d’assistance et les démarches commerciales seront traitées à distance par le biais du service numérique dédié aux agences de voyages, le Help Desk AGV. Ce changement confirme la volonté du groupe de centraliser la gestion de ses activités dans la région sans maintenir de présence physique permanente à Bamako.

Une présence progressivement réduite depuis 2023

La fermeture du bureau intervient dans le prolongement d’un retrait opérationnel amorcé il y a près de trois ans. Le 7 août 2023, Air France avait suspendu ses vols vers Bamako dans un contexte marqué par la fermeture de l’espace aérien nigérien et les perturbations géopolitiques affectant plusieurs pays du Sahel.

Avant cette interruption, Bamako représentait l’une des principales destinations du groupe en Afrique subsaharienne. La compagnie assurait alors sept vols hebdomadaires entre la capitale malienne et Paris, un volume supérieur aux dessertes proposées vers Ouagadougou ou Niamey.

La liaison Paris-Bamako constituait un axe stratégique, aussi bien pour les déplacements professionnels que pour les flux de la diaspora malienne établie en Europe.

Plusieurs tentatives de reprise restées sans suite

La suspension des opérations n’a pas été définitive dans les intentions affichées par Air France. En février 2022 déjà, la compagnie avait renforcé sa présence avec un vol quotidien assuré par un Boeing 777-200ER reliant Paris-Charles-de-Gaulle à Bamako.

Cette desserte représentait plus de 4 000 sièges disponibles chaque semaine sur l’axe aller-retour, témoignant de l’importance du marché malien pour le transporteur.

À l’automne 2023, Air France avait également étudié un scénario de reprise partielle avec trois vols hebdomadaires opérés par un appareil affrété auprès d’EuroAtlantic Airways. Cependant, les autorités maliennes avaient maintenu la suspension du dossier, estimant que l’arrêt initial des vols avait été décidé de manière unilatérale par la compagnie.

Depuis lors, aucune relance effective des opérations n’a été enregistrée.

Un marché africain qui demeure stratégique pour le groupe

Cette fermeture intervient alors même que l’Afrique continue de représenter un marché important pour Air France-KLM. En 2025, le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de près de 33 milliards d’euros et enregistré un résultat opérationnel supérieur à 2 milliards d’euros.

Les activités en Afrique subsaharienne ont généré à elles seules près de 3,5 milliards d’euros de revenus, confirmant le poids croissant du continent dans la stratégie du transporteur européen.

Toutefois, les évolutions géopolitiques, les contraintes sécuritaires et les transformations du marché régional conduisent les compagnies aériennes à revoir leurs dispositifs de présence locale et leurs modèles opérationnels.

Une page se tourne pour l’aviation malienne

Pour les agences de voyages, les partenaires économiques et les milliers de voyageurs qui empruntaient régulièrement la liaison entre Bamako et Paris, la fermeture de la représentation locale d’Air France marque la fin d’une époque.

Au-delà de l’aspect administratif, cette décision illustre les recompositions en cours dans le transport aérien ouest-africain, où de nouveaux acteurs cherchent à renforcer leur position sur des marchés autrefois dominés par les grandes compagnies européennes.

Dans un environnement régional marqué par des défis diplomatiques, sécuritaires et économiques persistants, le retrait d’Air France de Bamako apparaît comme le symbole d’un secteur en pleine mutation, contraint de s’adapter à de nouvelles réalités géopolitiques et commerciales.

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Transport aérien africain : Lomé accueille une première convention dédiée à l’accélération de l’intégration continentale.

La capitale togolaise, Lomé, accueille du 15 au 19 juin 2026 la première édition de la Convention et Exposition africaines des transports aériens, un rendez-vous continental consacré à l’avenir de l’aviation en Afrique et aux moyens d’accélérer l’intégration du secteur.

Organisée par la Commission africaine de l’aviation civile et la Union africaine, sous le haut patronage des autorités togolaises, cette rencontre vise à renforcer les engagements en faveur du Marché unique du transport aérien africain (MUTAA), considéré comme un levier majeur de développement économique et de mobilité sur le continent.

Une ouverture placée sous le signe de l’investissement et de la connectivité

La cérémonie inaugurale s’est tenue ce lundi 15 juin 2026 à Lomé, sous la présidence conjointe du président rwandais Paul Kagame et du président du Conseil de la République togolaise, Faure Essozimna Gnassingbé.

Dans son intervention, Paul Kagame a appelé à repenser l’approche africaine du transport aérien, estimant que ce secteur ne doit plus être considéré uniquement comme un service de mobilité, mais comme une infrastructure stratégique capable de soutenir la croissance économique, le commerce et l’intégration régionale.

Le dirigeant rwandais a insisté sur la nécessité d’accroître les investissements dans les infrastructures aéroportuaires, les flottes aériennes, les systèmes de navigation ainsi que les chaînes logistiques afin de renforcer la compétitivité du continent.

Faire du ciel africain un véritable espace d’échanges

De son côté, Faure Essozimna Gnassingbé a souligné que la réussite de l’intégration africaine se mesure avant tout à travers des résultats concrets pour les populations et les entreprises.

Selon lui, cela passe notamment par l’ouverture de nouvelles liaisons aériennes, la réduction des coûts de transport, la diminution des délais de déplacement et la simplification des échanges entre les pays africains.

Il a plaidé pour une accélération de la mise en œuvre du projet de ciel unique africain, en appelant à une meilleure coordination entre les gouvernements, les régulateurs et les opérateurs privés du secteur.

Des dirigeants appelés à transformer les engagements en actions

Présent à la cérémonie, l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo a invité les responsables africains à dépasser le stade des déclarations politiques pour privilégier des actions concrètes.

Il a notamment insisté sur l’urgence de réduire les coûts du transport aérien, d’améliorer la connexion entre les grandes villes africaines et de faire de l’aviation un moteur du commerce, du tourisme et de l’intégration économique.

Pour les participants, le développement d’un réseau aérien africain plus accessible constitue une condition essentielle pour rapprocher les marchés, faciliter les investissements et renforcer les échanges intra-africains.

Une plateforme de dialogue pour l’avenir de l’aviation africaine

La Convention et Exposition africaines des transports aériens rassemble à Lomé plusieurs catégories d’acteurs : responsables politiques, autorités de régulation, compagnies aériennes, gestionnaires d’aéroports, investisseurs, industriels, centres de formation et opérateurs logistiques.

Pendant cinq jours, les participants échangeront sur les principaux défis du secteur, notamment le financement des infrastructures, la modernisation des équipements, la formation des compétences, la sécurité aérienne et la compétitivité des compagnies africaines.

Le Sénégal représenté par l’ANACIM

Le Sénégal prend part à cette première édition à travers une délégation conduite par le directeur général de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie, Dr Diaga Basse.

Sa participation intervient en l’absence du ministre des Transports terrestres et aériens, Serigne Abdoul Ahad Ndiaye.

À travers cette rencontre de Lomé, les acteurs africains de l’aviation entendent donner un nouvel élan à la construction d’un espace aérien continental plus intégré, plus accessible et capable de soutenir les ambitions économiques de l’Afrique.

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La République du Congo supprimera les visas pour les Africains à partir de 2027.

La République du Congo franchit une nouvelle étape dans sa politique d’ouverture continentale. Le président Denis Sassou-Nguesso a annoncé la suppression de l’obligation de visa pour les ressortissants africains à compter du 1er janvier 2027.

Cette décision a été rendue publique lundi 25 mai à Brazzaville, à l’occasion de la célébration de la Journée de l’Afrique, rendez-vous symbolique consacré à l’unité et à la coopération entre les États africains.

Une mesure présentée comme un choix stratégique pour l’intégration africaine

Dans son allocution, Denis Sassou-Nguesso a précisé que cette ouverture des frontières s’accompagnera de « quelques dispositions administratives et sécuritaires minimales », destinées à encadrer les déplacements tout en facilitant la mobilité sur le continent.

Le chef de l’État congolais a présenté cette réforme comme une contribution à la construction d’« une Afrique unie, souveraine et prospère », insistant sur l’importance de la libre circulation des personnes et des biens pour accélérer l’intégration économique africaine.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique continentale de plus en plus portée par plusieurs gouvernements africains favorables à un assouplissement des politiques migratoires intra-africaines.

Brazzaville rejoint les pays favorables à la libre circulation africaine

Avec cette annonce, la République du Congo rejoint le cercle des États africains ayant déjà supprimé ou fortement allégé les restrictions de visa pour les citoyens du continent.

Parmi les pays engagés dans cette politique figurent notamment le Bénin, le Ghana, le Rwanda, les Seychelles, la Gambie ainsi que le Togo, qui a récemment annoncé des mesures similaires.

Ces initiatives visent à encourager les échanges économiques, le tourisme, les investissements et les relations culturelles entre les pays africains, dans un contexte où les déplacements intra-africains restent encore souvent complexes et coûteux.

La Zlecaf au cœur des ambitions économiques africaines

Au cours de son intervention, Denis Sassou-Nguesso a également évoqué la Zone de libre-échange continentale africaine, considérée comme l’un des principaux projets économiques du continent.

Le président congolais a décrit la Zlecaf comme « un marché unique et intégré de biens et de services », destiné à stimuler le commerce intra-africain, renforcer les chaînes de valeur régionales et soutenir le développement économique des États africains.

Pour plusieurs observateurs, la libre circulation des citoyens constitue un complément essentiel à cette ambition économique continentale, en facilitant les mobilités professionnelles, commerciales et entrepreneuriales.

Un signal politique en faveur du panafricanisme

Au-delà de sa portée administrative, cette décision est largement interprétée comme un signal politique fort en faveur du panafricanisme et du rapprochement entre les peuples africains.

Dans un contexte marqué par la multiplication des initiatives régionales de coopération, plusieurs États cherchent désormais à renforcer les mécanismes d’intégration continentale à travers des politiques plus ouvertes en matière de circulation des personnes.

Avec cette réforme annoncée pour 2027, République du Congo affiche ainsi sa volonté de participer activement à la construction d’un espace africain davantage intégré, connecté et économiquement dynamique.

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Le Togo supprime les visas pour les voyageurs africains et mise sur l’intégration continentale.

Le Togo franchit une nouvelle étape dans sa politique d’ouverture et d’intégration régionale. À compter de ce lundi 18 mai 2026, les ressortissants de l’ensemble des pays africains pourront entrer sur le territoire togolais sans visa, à condition de disposer d’un passeport en cours de validité.

L’annonce a été officialisée par les autorités togolaises à travers un communiqué publié à Lomé par le ministre chargé de la Sécurité.

Cette mesure marque un tournant important dans la stratégie du gouvernement togolais visant à renforcer la mobilité intra-africaine et à positionner le pays comme un espace d’échanges économiques et culturels au sein du continent.

Une volonté d’encourager les échanges africains

À travers cette décision, les autorités togolaises affichent leur volonté de faciliter davantage la circulation des personnes entre les États africains.

Le gouvernement entend également renforcer l’attractivité du pays en faisant du Togo un carrefour régional pour les affaires, les services, le commerce et les activités culturelles.

Dans un contexte marqué par la montée des initiatives en faveur de l’intégration africaine, cette réforme s’inscrit dans une dynamique continentale portée notamment par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et les débats autour de la libre circulation des citoyens africains.

Un séjour sans visa de 30 jours

Concrètement, les voyageurs africains pourront désormais séjourner au Togo pendant une durée maximale de trente jours sans avoir à solliciter de visa préalable.

Les autorités précisent toutefois que certaines formalités administratives demeurent obligatoires avant le voyage.

Les passagers devront notamment effectuer une déclaration préalable sur la plateforme gouvernementale dédiée au moins 24 heures avant leur arrivée afin d’obtenir un bordereau de voyage à présenter aux services de contrôle aux frontières.

Cette procédure vise à maintenir un suivi administratif des entrées sur le territoire tout en simplifiant les démarches pour les voyageurs africains.

La libre circulation au cœur des enjeux africains

À Lomé, cette mesure est présentée comme un signal fort d’ouverture dans un contexte où plusieurs pays africains cherchent à assouplir les conditions de mobilité sur le continent.

Depuis plusieurs années, la question de la libre circulation des personnes s’impose comme un enjeu majeur pour de nombreux Africains confrontés aux coûts élevés des visas, aux lourdeurs administratives et aux difficultés de déplacement entre pays voisins.

Plusieurs organisations africaines plaident ainsi pour une harmonisation progressive des politiques migratoires afin de favoriser les échanges économiques, le tourisme, les investissements et l’intégration régionale.

Le Togo rejoint les pays africains les plus ouverts

En supprimant l’obligation de visa pour les citoyens africains, le Togo rejoint désormais le cercle encore restreint des États du continent ayant adopté une politique largement ouverte envers les voyageurs africains.

Cette orientation est perçue comme un levier potentiel de croissance économique, notamment dans les secteurs du transport, du commerce, du tourisme et des services.

Les autorités togolaises assurent néanmoins que les contrôles liés à la sécurité, à l’immigration et à la santé publique resteront pleinement opérationnels aux différents postes frontaliers du pays.

À travers cette réforme, le Togo entend ainsi conjuguer ouverture régionale et maintien des dispositifs de contrôle, dans une logique de mobilité africaine plus fluide et mieux encadrée.

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Sénégal : l’aéroport de Ziguinchor attendu pour le 30 avril 2026.

Le ministre des Infrastructures, Dethié Fall, a confirmé l’ouverture de l’aéroport de Ziguinchor prévue le 30 avril 2026, réaffirmant l’engagement de l’État à respecter ce calendrier. Cette annonce intervient à l’issue d’une tournée dans le sud du pays, au cours de laquelle les autorités ont assuré que les travaux progressent conformément aux exigences de coût, de délai et de qualité.

Une modernisation accélérée des infrastructures aéroportuaires

Le ministre s’exprimait lors de la cérémonie d’inauguration du salon d’honneur de l’Aéroport international Blaise Diagne, où il a mis en avant la volonté du gouvernement d’accélérer la modernisation du réseau aéroportuaire national.

Dans cette dynamique, une visite de terrain est prévue le 7 avril, en présence du ministre des Transports aériens, afin d’évaluer l’état d’avancement des travaux à Ziguinchor.

Une ouverture symbolique et opérationnelle

L’ouverture officielle pourrait être marquée par l’atterrissage d’un avion transportant de hautes autorités, soulignant la portée stratégique de cette infrastructure pour la région sud. Dès le 1er mai 2026, un vol commercial inaugural est également annoncé, traduisant la volonté des autorités de rendre rapidement l’aéroport pleinement opérationnel.

Un levier de développement pour la Casamance

Selon Dethié Fall, l’aéroport de Ziguinchor jouera un rôle déterminant dans le désenclavement de la Casamance, facilitant la mobilité des personnes et des biens, tout en stimulant le développement économique local, notamment dans les secteurs du tourisme et du commerce.

D’autres projets structurants en perspective

Au-delà de Ziguinchor, le gouvernement poursuit ses efforts de modernisation avec des projets d’extension de l’aéroport de Saint-Louis, ainsi que la relance du programme de reconstruction de plusieurs infrastructures aéroportuaires, notamment à Matam et Ourossogui.

Ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie globale visant à renforcer la connectivité du territoire et à soutenir la croissance économique du Sénégal.

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Transport aérien : la RDC lance un plan de relance pour sauver Congo Airways.

Le gouvernement de la République démocratique du Congo a annoncé un plan de redressement ambitieux en faveur de Congo Airways, confrontée depuis plusieurs années à de graves difficultés opérationnelles et financières.

Une refonte de la gouvernance et du contrôle interne

Selon un communiqué officiel, ce plan de relance s’appuiera sur un renforcement des mécanismes de gouvernance et de transparence. Les autorités prévoient notamment la mise en place de dispositifs rigoureux de contrôle interne, de conformité réglementaire et d’audits réguliers.

Le projet inclut également une meilleure gestion des ressources humaines ainsi qu’un système de reporting structuré à destination de l’État actionnaire, dans le but d’assurer un suivi plus efficace des performances de la compagnie.

Des défaillances structurelles mises en lumière

Un rapport d’expertise conduit fin 2024 par l’Inspection générale des finances, le Conseil supérieur du portefeuille et l’Autorité de l’aviation civile a mis en évidence des dysfonctionnements majeurs. Ces lacunes exposeraient l’État à des risques juridiques, financiers et réputationnels importants.

Parmi les recommandations clés figure la nécessité pour l’État de régulariser ses engagements financiers envers la compagnie, notamment en s’acquittant de certaines dettes, afin de lui permettre de retrouver des marges de manœuvre pour sa relance.

Une flotte réduite et une dépendance à la location

Créée en 2015 avec une flotte initiale de quatre appareils, Congo Airways ne dispose aujourd’hui d’aucun avion pleinement opérationnel en propre, selon plusieurs sources concordantes. Le 24 décembre 2025, la compagnie avait pourtant annoncé l’acquisition d’un appareil de type Embraer E-190, dans le cadre d’un partenariat avec la Caisse nationale de sécurité sociale.

Cependant, l’immobilisation de la flotte a contraint la compagnie à recourir à la location d’avions, une solution coûteuse qui pèse lourdement sur ses finances et limite sa compétitivité sur le marché régional.

Un pari sur la restructuration et la confiance

À travers ce plan, les autorités congolaises affichent leur volonté de redonner un nouveau souffle à leur compagnie nationale. Une injection de capitaux est également envisagée pour soutenir cette transformation.

Toutefois, la réussite de cette stratégie dépendra largement de la capacité du gouvernement à corriger les faiblesses structurelles identifiées, à restaurer la confiance des partenaires et à repositionner durablement Congo Airways dans un secteur aérien africain de plus en plus concurrentiel.