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Patrick Vieira au Sénégal : contrat, salaire, les objectifs du nouveau sélectionneur.

C’est désormais officiel, Patrick Vieira (50 ans) est le nouveau sélectionneur de l’équipe nationale du Sénégal. La Fédération sénégalaise de football (FSF) a entériné sa nomination à l’unanimité lors d’une session extraordinaire de son Comité d’urgence, avant de l’annoncer ce mardi 18 août 2026.

L’ancien champion du monde 1998 français succède ainsi à Pape Thiaw et prend les commandes d’une sélection qui nourrit de fortes ambitions sur la scène africaine et internationale. Si la FSF n’a pas encore communiqué les détails administratifs et financiers de l’accord, plusieurs informations circulent déjà sur les contours de son futur contrat.

Un bail de quatre ans ?

Selon les éléments disponibles, Patrick Vieira aurait été engagé pour quatre ans, avec une rémunération mensuelle qui se situerait entre 35 et 45 millions de FCFA.

Lire aussi: Patrick Vieira, un grand nom face au défi des Lions (Par Cheikh Gora DIOP)

Le technicien franco-sénégalais aurait également reçu des objectifs sportifs précis. Il devrait notamment avoir pour mission de conduire les Lions en finale de la CAN 2027 et de décrocher la qualification pour la Coupe du monde 2030.

Le projet associé à son arrivée serait par ailleurs baptisé « Patrick Vieira Vision 2030 ». Là encore, ces éléments restent à confirmer officiellement par la FSF.

Un projet tourné vers 2030

Le choix de Vieira traduit la volonté de la Fédération de se projeter au-delà de la prochaine CAN. Le nouveau sélectionneur devra maintenir le Sénégal parmi les références du football africain tout en préparant une équipe capable de franchir un nouveau cap sur la scène mondiale.

Pour l’entourer, plusieurs noms circulent déjà autour de la composition de son futur staff. Patrick Vieira pourrait être épaulé par Malick Daff, actuel entraîneur de Teungueth FC. D’autres noms reviennent également, ceux de ses fidèles adjoints qui l’ont suivi lors de ses dernières expériences sur le banc : Christian Lattanzio, Kristian Wilson, chargé de la performance et Matt Cook, préparateur physique, pourraient ainsi rejoindre l’aventure sénégalaise. La composition définitive de l’encadrement technique reste toutefois à confirmer.

Dans son communiqué, la FSF précise que « les échanges relatifs aux modalités administratives et contractuelles de sa prise de fonction se poursuivent entre les parties ». La date de présentation officielle du nouveau sélectionneur et les prochaines étapes de son installation feront l’objet d’une communication ultérieure.

Après avoir marqué l’histoire comme joueur, notamment avec le titre mondial remporté en 1998, Patrick Vieira entame donc une nouvelle aventure avec les Lions. Les contours financiers et sportifs de son contrat restent encore à officialiser, mais son arrivée ouvre d’ores et déjà une nouvelle page dans l’histoire de la sélection sénégalaise.

Source : LeSoleil

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Patrick Vieira nommé sélectionneur des Lions du Sénégal.

La Fédération sénégalaise de football (FSF) a officialisé la nomination de Patrick Vieira à la tête de l’équipe nationale A du Sénégal. La décision a été prise à l’unanimité lors d’une réunion extraordinaire du Comité d’urgence tenue lundi 17 août 2026 en visioconférence.

Dans un communiqué publié mardi 18 août, l’instance fédérale précise que tous les membres statutaires du Comité d’urgence ont participé aux travaux, à l’exception du sixième vice-président, Cheikh Ahmet Tidiane Seck, excusé.

À l’issue des discussions, le Comité d’urgence a validé la nomination de l’ancien international français au poste de sélectionneur des Lions.

L’arrivée de Patrick Vieira marque l’ouverture d’un nouveau cycle pour la sélection sénégalaise, après la fin de la collaboration avec Pape Thiaw.

À travers ce choix, la FSF affirme vouloir s’appuyer sur un encadrement technique de haut niveau, en cohérence avec les ambitions sportives du Sénégal.

Le technicien français dispose d’une solide expérience du football international. Ancien milieu de terrain emblématique, il a notamment remporté la Coupe du monde 1998 et l’Euro 2000 avec la France avant d’entamer une carrière d’entraîneur.

Les modalités contractuelles encore en discussion

Si sa nomination est désormais actée, les conditions précises de sa prise de fonction restent à finaliser. La FSF indique que les discussions concernant les modalités administratives et contractuelles se poursuivent entre les deux parties.

La Fédération n’a pas encore communiqué la date de présentation officielle du nouveau sélectionneur. Elle prévoit une communication ultérieure sur cette étape ainsi que sur le calendrier de son installation.

L’arrivée de Vieira intervient alors que le Sénégal demeure l’une des principales puissances du football africain. Le nouveau sélectionneur aura donc la responsabilité de poursuivre cette dynamique tout en préparant une nouvelle étape pour une équipe régulièrement placée parmi les prétendants aux grandes compétitions continentales et internationales.

Avec son expérience de joueur au plus haut niveau et son parcours sur les bancs européens, Patrick Vieira entame ainsi une nouvelle aventure à la tête des Lions du Sénégal, avec pour mission de répondre aux ambitions élevées du football sénégalais.

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Sénégal : une nouvelle mission du FMI attendue à Dakar du 19 août au 1er septembre.

Une équipe des services du Fonds monétaire international (FMI) se rendra à Dakar du 19 août au 1er septembre 2026 pour poursuivre les discussions avec les autorités sénégalaises sur les politiques économiques et les réformes susceptibles d’être soutenues par un nouvel accord de financement.

La mission sera conduite par Mercedes Vera Martin, cheffe de mission du FMI pour le Sénégal.

Les discussions se poursuivent autour d’un nouveau programme

Cette visite intervient dans le prolongement des échanges engagés entre Dakar et le Fonds autour de la mise en place éventuelle d’un nouveau programme soutenu par le FMI.

Les discussions devront notamment permettre aux deux parties de rapprocher leurs positions sur les politiques économiques à mettre en œuvre et les réformes prioritaires à accompagner.

Selon l’institution, l’objectif est notamment de contribuer au maintien de la stabilité macroéconomique tout en favorisant une croissance plus durable et inclusive.

Plusieurs acteurs économiques et sociaux attendus

Au cours de son séjour, l’équipe du FMI prévoit également de rencontrer différents acteurs économiques et sociaux sénégalais.

Ces consultations doivent permettre aux représentants du Fonds de recueillir des informations sur la situation économique du pays, mais aussi sur ses perspectives et les principaux enjeux auxquels il est confronté.

La mission intervient après une précédente visite effectuée en juin. À cette occasion, le FMI avait indiqué que les autorités sénégalaises avaient confirmé leur intérêt pour un nouveau programme et que les discussions se poursuivaient autour des politiques et priorités de réforme susceptibles d’être soutenues.

Une déclaration attendue à l’issue de la mission

À la fin de la mission, Mercedes Vera Martin doit présenter les principaux enseignements tirés des échanges entre les services du FMI et les autorités sénégalaises.

Cette nouvelle étape devrait ainsi permettre de préciser les contours d’une éventuelle coopération financière entre Dakar et le Fonds.

Le FMI réaffirme pour sa part sa volonté d’accompagner le Sénégal dans ses efforts visant à consolider la stabilité macroéconomique, renforcer les réformes et soutenir une croissance durable et inclusive.

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JOJ Dakar 2026 : le site de Saly Beach Ouest livré au COJOJ.

À quelques mois des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, les préparatifs se poursuivent avec la livraison du site de compétition de Saly Beach Ouest au Comité d’organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse (COJOJ).

La mise à disposition du site a été effectuée le 10 août 2026 par la SAPCO-Sénégal, après plusieurs travaux d’aménagement destinés à répondre aux exigences d’une compétition internationale.

Un site adapté au volleyball de plage

Les interventions ont notamment porté sur la libération de l’emprise, le nettoyage de la plage et le tamisage du sable. Ces opérations avaient pour objectif de garantir un espace propre, sécurisé et adapté aux épreuves de volleyball de plage prévues durant les JOJ.

Le site avait déjà accueilli une compétition de la Fédération Sénégalaise de Volleyball, notamment à l’occasion de la Coupe d’Afrique de Volleyball. Cette première utilisation a permis de tester les installations avant le rendez-vous olympique.

Saly au cœur de la stratégie touristique

Au-delà de sa vocation sportive, l’aménagement de Saly Beach Ouest s’inscrit dans une démarche de valorisation de la station balnéaire.

Pour la SAPCO-Sénégal, l’infrastructure doit contribuer à renforcer l’attractivité de Saly et à promouvoir davantage la Destination Sénégal.

Avec la livraison de ce site, le Sénégal franchit ainsi une nouvelle étape dans la préparation des JOJ Dakar 2026, tout en cherchant à inscrire les investissements liés à l’événement dans une dynamique durable de développement touristique et sportif.

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Sénégal : une nouvelle unité pour réduire les importations d’œufs à couver.

Le Sénégal renforce sa stratégie de développement de la filière avicole avec la mise en service d’une unité industrielle dédiée à la production d’œufs à couver. Inaugurée le 7 août 2026 à Taïba Ndiaye, dans le département de Tivaouane, l’installation est portée par AVVITE-X SARL, avec l’appui financier du Fonds national de stabilisation et de soutien à l’activité économique (FONSTAB) et de la Banque nationale pour le développement économique (BNDE).

Le projet représente un investissement de 969 millions de francs CFA, financé à hauteur de 50 % par le FONSTAB, 40 % par la BNDE et 10 % par le promoteur.

L’initiative répond à un enjeu important pour le secteur avicole sénégalais. Le pays dépend encore fortement des importations pour son approvisionnement en œufs à couver, qui représenteraient près de 90 % des besoins nationaux, pour une facture annuelle estimée à environ 20 milliards de francs CFA.

Une capacité de 3,15 millions d’œufs par an

Pour son démarrage, l’unité sera équipée de 5 500 femelles et 850 mâles reproducteurs. Sa capacité de production devrait progressivement atteindre 3,15 millions d’œufs à couver par an à partir de la quatrième année d’exploitation.

Les premiers poussins reproducteurs sont attendus le 13 août 2026, date qui doit marquer le début effectif des activités de production.

Présent lors de la cérémonie d’inauguration, le ministre chargé de l’Élevage, Ousmane Diagne, a encouragé les opérateurs économiques et les investisseurs nationaux à renforcer leur présence dans les différents segments de la filière avicole.

Un projet pilote pour renforcer la production locale

Au-delà de sa capacité de production, l’unité d’AVVITE-X SARL est présentée comme un projet pilote destiné à démontrer la viabilité d’une production locale d’œufs à couver et à encourager de nouveaux investissements privés.

Son développement devrait contribuer à réduire progressivement la dépendance du Sénégal aux importations, à renforcer les capacités nationales de reproduction avicole et à améliorer la disponibilité des intrants nécessaires à la production de poussins.

À travers cet investissement, les autorités et les partenaires financiers misent ainsi sur une filière avicole davantage intégrée, capable de créer de la valeur localement et de soutenir les ambitions du Sénégal en matière de souveraineté alimentaire.

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Sénégal : le parti KIIRAAY mise sur l’implantation territoriale pour la structuration.

Le parti Kiiraay entend franchir une nouvelle étape dans son organisation avec l’installation progressive de ses structures de base. Dans un message adressé aux militants, son président, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a placé l’implantation territoriale et la mobilisation à la base au cœur des prochaines priorités de la formation politique.

La première phase prévoit la création de cellules dans les quartiers et les villages, accompagnée d’une opération de massification et d’organisation des militants. Des comités d’initiative seront également chargés de préparer la mise en place des différents mouvements prévus par les statuts.

Ces structures devraient notamment concerner les jeunes, les femmes, les cadres, les sages, les personnes handicapées, les enseignants, les doomu daara, les artisans et les transporteurs.

Le processus se poursuivra par le placement des cartes de membres, avant l’installation officielle des sections, coordinations et mouvements statutaires, aussi bien au Sénégal qu’au sein de la diaspora.

Selon le président du parti, les structures de proximité doivent constituer le « fondement » de Kiiraay. Elles auront notamment pour mission de renforcer le rassemblement autour du projet politique, de faire remonter les préoccupations des populations et de soutenir les initiatives de développement local.

Le parti entend également privilégier une implantation inclusive, en veillant à ce que ses structures reflètent la diversité des forces vives dans les différentes localités.

Pour encadrer cette organisation, un mécanisme de validation sera instauré. Les cellules, sections communales, coordinations et mouvements devront être approuvés par des commissaires politiques, selon des modalités qui seront précisées dans une prochaine circulaire.

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Sénégal : faire du reboisement une responsabilité collective (PM).

Le Premier ministre sénégalais, Ahmadou Al Aminou Lô, a appelé dimanche à Darou Salam, dans le département de Nioro du Rip (Kaolack, centre), à renforcer l’engagement des communautés dans la protection et la préservation des arbres, à l’occasion de la célébration de la 43e édition de la Journée nationale de l’Arbre.

Présidant la cérémonie lors de la 43e Journée nationale de l’Arbre, au nom du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, le chef du gouvernement sénégalais a lancé officiellement la campagne nationale de reboisement 2026, placée sous le thème « Des plants aux arbres : la responsabilité aux communautés », avec pour slogan « Reboiser, c’est bien. Faire pousser, c’est nous ».

« Planter est le commencement, faire vivre l’arbre est notre véritable responsabilité », a déclaré M. Lô, soulignant que l’efficacité d’une politique de reboisement ne doit plus être évaluée uniquement à travers le nombre de plants mis en terre, mais surtout à travers leur taux de survie et leur capacité à contribuer durablement à la restauration des terres.

Le Premier ministre a invité les collectivités territoriales, les organisations communautaires, les établissements scolaires et universitaires, les entreprises ainsi que la société civile à s’impliquer davantage dans la protection du patrimoine forestier.

Il a annoncé, à cet effet, la mise en œuvre de l’initiative « Une commune, une pépinière », destinée à renforcer la production locale de plants et à rapprocher les ressources forestières des populations.

Il a également annoncé le lancement d’un Challenge national des collectivités territoriales pour le reboisement et le verdissement, qui doit permettre de distinguer les collectivités les plus engagées dans la plantation, mais surtout dans l’entretien et la survie des arbres.

Une proposition portant création d’un Prix du président de la République pour le reboisement et le verdissement des collectivités territoriales sera par ailleurs soumise au chef de l’État, a-t-il indiqué.

Selon Ahmadou Al Aminou Lô, le reboisement constitue un levier de lutte contre la désertification, de restauration des terres et de protection de la biodiversité, tout en contribuant à la résilience des territoires face aux effets du changement climatique.

Il a également mis en avant le potentiel économique du secteur forestier, notamment dans la création d’emplois verts pour les jeunes et les femmes et dans le renforcement de la souveraineté alimentaire grâce à la valorisation des espèces forestières et fruitières.

Le choix de Darou Salam pour abriter la cérémonie officielle traduit, selon lui, la volonté de renforcer la mobilisation communautaire autour de la gestion durable des ressources naturelles.

La commune, située dans le bassin arachidier, fait notamment face à la dégradation des terres et à la réduction du couvert végétal, mais dispose d’un important potentiel de mobilisation locale en faveur de l’environnement.

Cette édition met à l’honneur le néré (Parkia biglobosa) et le nébéday (Moringa oleifera), deux espèces présentant des intérêts écologiques, alimentaires, nutritionnels et économiques.

Le Premier ministre a insisté sur la nécessité d’assurer le suivi des plantations après les cérémonies de reboisement.

« La réussite de cette campagne ne sera pas l’affaire d’une journée », a-t-il averti, appelant les acteurs à inscrire leurs efforts dans la durée.

« Planter. Protéger. Entretenir. Faire grandir », a-t-il résumé, invitant chaque communauté à faire de la préservation des arbres une responsabilité quotidienne.

La cérémonie a réuni plusieurs membres du gouvernement, des autorités administratives et territoriales, des responsables des services techniques, ainsi que des représentants des communautés locales.

Source : APANews.

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Sénégal : l’Assemblée nationale ouvre sa première session extraordinaire de 2026.

L’Assemblée nationale du Sénégal ouvre, ce lundi 10 août 2026, sa première session extraordinaire de l’année. Les députés examineront plusieurs textes et dossiers portant notamment sur la transparence, le contrôle des finances publiques et la gouvernance.

Au cœur des travaux figure une proposition de modification de l’article 37 de la Constitution, relatif notamment à la déclaration de patrimoine du président de la République. Le texte devrait donner lieu à des débats sur les exigences de transparence et de responsabilité des autorités publiques.

Les parlementaires se pencheront également sur l’encadrement des crédits spéciaux et des fonds secrets, avec pour objectif de renforcer le contrôle et la traçabilité de l’utilisation des ressources de l’État.

La session prévoit par ailleurs la création de plusieurs commissions d’enquête parlementaires. Celles-ci devraient notamment s’intéresser à la gestion du foncier, aux cessions d’immeubles appartenant à l’État ainsi qu’au programme « Un étudiant, un ordinateur ».

Les investigations devront permettre d’examiner les conditions de gestion de ces différents dossiers et, le cas échéant, d’identifier d’éventuelles responsabilités.

À travers cette session extraordinaire, l’Assemblée nationale entend renforcer son rôle de contrôle de l’action gouvernementale et de suivi de la gestion des ressources publiques, dans un contexte marqué par de fortes attentes en matière de transparence et de reddition des comptes.

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Sénégal : Abdourahmane Diouf défend une transition énergétique « juste et souveraine » au Forum Infra for Africa 2026.

Le ministre sénégalais de l’Énergie et du Pétrole, Dr El Hadji Abdourahmane Diouf, a représenté le président Bassirou Diomaye Faye au Forum Infra for Africa 2026, organisé à Dar es Salaam, en Tanzanie, sous le haut patronage de la présidente Samia Suluhu Hassan.

Organisée par Africa50, la rencontre a réuni des responsables gouvernementaux, des institutions financières et des acteurs du secteur privé autour des enjeux liés au financement des infrastructures, à l’accès à l’énergie et à la transition énergétique en Afrique.

Lors d’un panel ministériel de haut niveau, auquel participaient plusieurs ministres africains ainsi que le secrétaire général de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), le ministre sénégalais a présenté la stratégie du Sénégal en faveur d’une transition énergétique « juste, souveraine et inclusive ».

Il a souligné le rôle de la valorisation des ressources gazières nationales dans l’industrialisation du pays, la création de valeur locale et le développement durable, tout en appelant à une accélération des investissements dans les infrastructures énergétiques pour améliorer l’accès à l’électricité sur le continent.

En marge du forum, Dr Abdourahmane Diouf s’est entretenu avec le président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Dr Sidi Ould Tah. Les échanges ont porté sur le renforcement du partenariat entre le Sénégal et la BAD, notamment dans le cadre du Partenariat pour une transition énergétique juste (JETP), de l’initiative Mission 300 et des projets destinés à élargir l’accès à une énergie fiable, abordable et durable.

À travers cette participation, le Sénégal a réaffirmé sa volonté de promouvoir une transition énergétique fondée sur la coopération régionale, le développement des infrastructures et une croissance économique durable en Afrique.

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Hydrocarbures : les exportations pétrolières propulsent le Sénégal sur les marchés internationaux.

Le pétrole est devenu en l’espace de quelques années un moteur majeur des exportations sénégalaises. En 2025, les ventes de pétrole brut ont généré 1 528 milliards de FCFA, contre 464,6 milliards de FCFA en 2024, soit une progression de plus de 1 000 milliards de FCFA en un an, selon les données de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).

Cette forte hausse s’inscrit dans le contexte de la montée en puissance du champ offshore de Sangomar et du démarrage des premières exportations de gaz naturel liquéfié (GNL).

La progression des hydrocarbures a contribué à la forte croissance des exportations nationales. Celles-ci ont atteint 5 805,6 milliards de FCFA en 2025, contre 3 909,1 milliards de FCFA en 2024, soit une hausse de 48,5 %.

Le pétrole brut représente ainsi une part croissante des échanges extérieurs du pays, renforçant la place du Sénégal sur le marché international de l’énergie.

Les cargaisons de brut sénégalais ont notamment été acheminées vers plusieurs grandes économies. Les Pays-Bas arrivent en tête des destinations avec 32 % des exportations pétrolières, suivis de la Chine (25,3 %), de l’Italie (14,7 %), de l’Espagne (13,6 %) et des États-Unis (7,4 %).

Cette dynamique est directement liée à la montée en régime du champ pétrolier de Sangomar, dont l’exploitation a démarré en juin 2024.

En 2025, le site a produit 36,1 millions de barils, dépassant les prévisions initiales grâce aux performances enregistrées par les installations et les puits.

La tendance s’est poursuivie en 2026. Au cours du premier semestre, la production de Sangomar a atteint 17,9 millions de barils, soit plus de la moitié de l’objectif annuel fixé à 31,6 millions de barils.

Depuis le début de l’exploitation du champ, 70,9 millions de barils ont été extraits, dont 70,47 millions ont déjà été commercialisés sur les marchés internationaux.

Au-delà de l’impact sur les exportations, le développement des hydrocarbures ouvre de nouvelles perspectives pour les finances publiques sénégalaises.

Selon les projections officielles, les revenus issus du pétrole et du gaz devraient générer 703,2 milliards de FCFA de recettes budgétaires entre 2027 et 2029.

Ces ressources pourraient ainsi contribuer au financement des investissements publics et au développement économique du pays, tout en renforçant sa capacité à financer ses priorités nationales.

Avec la montée en puissance de Sangomar et le développement de la production gazière, le Sénégal entre progressivement dans une nouvelle phase de son économie. Le défi sera désormais de transformer cette manne énergétique en croissance durable, en emplois et en investissements structurants, tout en veillant à une gestion transparente et responsable des revenus tirés des hydrocarbures.