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CEDEAO : le Cabo Verde apporte son soutien à la candidature du général Birame Diop à la présidence de la Commission.

Cette rencontre s’inscrit dans la tournée diplomatique engagée par Dakar auprès des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), en vue de présenter officiellement la candidature de Birame Diop, ancien ministre des Forces armées du Sénégal, au poste de président de la Commission de l’organisation régionale.

Une candidature au cœur des échanges

Selon une note publiée par le ministère sénégalais des Affaires étrangères, les discussions ont porté sur les enjeux liés à cette candidature, mais également sur les relations de coopération entre le Sénégal et le Cabo Verde.

Les deux parties ont salué la qualité du partenariat bilatéral qui unit les deux pays et réaffirmé leur convergence de vues sur plusieurs dossiers inscrits à l’agenda régional et international, notamment ceux examinés dans le cadre de la CEDEAO.

Au-delà de la campagne menée par Dakar, cette audience a permis de réaffirmer la volonté des deux États de poursuivre leur coopération dans les domaines politique, diplomatique et économique, dans un contexte où l’organisation ouest-africaine est confrontée à d’importants défis liés à la sécurité, à l’intégration régionale et à la stabilité institutionnelle.

José Maria Neves affiche son soutien

À l’issue de l’entretien, le président capverdien José Maria Neves s’est félicité de voir la présidence de la Commission de la CEDEAO revenir au Sénégal. Il a également salué le parcours, les compétences et l’expérience du Général Birame Diop, avant d’exprimer son soutien à cette candidature.

Selon le ministère sénégalais, le chef de l’État capverdien a assuré de son plein appui en vue du prochain Sommet des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, au cours duquel sera désigné le futur président de la Commission pour le mandat 2026-2030.

Cette étape diplomatique renforce la stratégie de mobilisation engagée par le Sénégal afin de rallier le soutien des États membres de l’organisation régionale autour de la candidature de Birame Diop, dont le profil est présenté par Dakar comme un atout pour accompagner les réformes et relever les défis auxquels la CEDEAO est aujourd’hui confrontée.

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Coupe du monde 2026 : le Sénégal renversé par la Belgique après avoir mené de deux buts.

Les Lions de la Teranga quittent la compétition au terme d’un scénario cruel à Seattle

Le Sénégal a vu son parcours s’arrêter en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026 après une défaite renversante face à la Belgique (3-2), ce mercredi à Seattle. Longtemps dominateurs et en contrôle de la rencontre, les Lions de la Teranga ont laissé filer un avantage de deux buts avant de céder dans les derniers instants face à des Diables Rouges plus réalistes.

Cette élimination laisse un goût amer à la sélection sénégalaise, qui semblait avoir les cartes en main pour décrocher une qualification historique en huitièmes de finale.

Un Sénégal entreprenant récompensé avant la pause

Dès les premières minutes, les hommes de Pape Thiaw ont affiché leurs intentions en imposant un pressing agressif et un jeu vertical qui a rapidement mis en difficulté la défense belge.

Le premier avertissement est intervenu à la 15e minute lorsque la reprise d’Ismaïla Sarr est venue heurter le poteau. Quelques instants plus tard, les Lions ont concrétisé leur domination. Après une tête de Sarr repoussée par le montant, Habib Diarra a parfaitement suivi l’action pour ouvrir le score à la 25e minute.

Solides dans les duels, disciplinés tactiquement et efficaces dans leurs transitions offensives, les Sénégalais ont pris l’ascendant sur une équipe belge en manque d’inspiration malgré une possession de balle largement favorable.

Avant la pause, les Diables Rouges ont tenté de réagir sous l’impulsion de Kevin De Bruyne. Jérémy Doku s’est montré dangereux sur une tentative détournée, tandis que Maxim De Cuyper a contraint Mory Diaw à une intervention décisive, sans toutefois parvenir à rétablir l’équilibre.

Ismaïla Sarr fait le break

Au retour des vestiaires, le Sénégal a semblé prendre une option sérieuse sur la qualification.

Profitant d’un long ballon de Moussa Niakhaté et d’une erreur d’alignement de la défense belge, Ismaïla Sarr a parfaitement contrôlé avant de conclure d’une puissante volée face à Thibaut Courtois à la 50e minute.

À 2-0, les Lions semblaient maîtriser leur sujet. Malgré les changements opérés par le sélectionneur belge Rudi Garcia, notamment avec l’entrée de Romelu Lukaku, la Belgique peinait à désorganiser un bloc sénégalais compact et parfaitement structuré.

Pendant plus d’une heure de jeu, le Sénégal a sans doute livré sa prestation la plus aboutie depuis le début du tournoi.

Le réveil belge change le cours du match

La rencontre a pourtant basculé sur une erreur de relance des Sénégalais dans leur propre camp. Cette perte de balle a permis à la Belgique de réduire l’écart et de retrouver confiance.

Portés par cette dynamique, les Diables Rouges ont intensifié leur pression, multipliant les offensives face à une équipe sénégalaise qui reculait progressivement.

L’égalisation est intervenue quelques minutes plus tard, récompensant la domination belge dans cette seconde partie de période.

Alors que les prolongations semblaient se profiler, la Belgique a porté le coup décisif en fin de rencontre grâce à une nouvelle attaque conclue avec sang-froid, scellant définitivement le sort de la rencontre.

Une élimination frustrante pour les Lions

Cette défaite met un terme au parcours du Sénégal dans cette Coupe du monde 2026, malgré une prestation qui aura longtemps laissé entrevoir une qualification.

Les Lions de la Teranga quittent le tournoi avec le sentiment d’avoir laissé échapper une occasion majeure. Dominateurs pendant une grande partie de la rencontre, ils ont payé au prix fort deux moments de déconcentration face à une sélection belge expérimentée, capable de faire la différence dans les instants décisifs.

Si la Belgique poursuit son aventure mondiale, le Sénégal peut nourrir des regrets au regard de la qualité du jeu produit et de la maîtrise affichée durant une grande partie de cette confrontation.

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Sénégal : la Sonaged mise sur les déchets pour accélérer la transition énergétique et écologique.

Longtemps perçus comme un simple défi environnemental, les déchets sont aujourd’hui considérés comme un levier de développement durable. Au Sénégal, la Société nationale de gestion intégrée des déchets solides (Sonaged) entend faire de l’économie circulaire un pilier de la transition écologique en valorisant les déchets organiques pour produire de l’énergie renouvelable, réduire les émissions de gaz à effet de serre et créer de nouvelles opportunités économiques.

Pour le Dr Zeynab Thiam Ndiaye, cheffe du département Économie circulaire de la Sonaged, cette transformation repose sur une conviction forte : les déchets représentent désormais une ressource stratégique capable de contribuer simultanément aux objectifs énergétiques, environnementaux et agricoles du pays.

Transformer les déchets en source d’énergie renouvelable

Au cœur de cette stratégie figure la valorisation des déchets organiques, encore largement sous-exploitée au Sénégal.

Résidus agricoles, effluents d’élevage ou encore déchets biodégradables issus des centres urbains constituent un gisement important pour la production de biogaz. Selon le Dr Zeynab Thiam Ndiaye, cette ressource offre une réponse concrète à plusieurs enjeux majeurs : améliorer la gestion des déchets, diversifier les sources d’énergie et réduire l’empreinte carbone du pays.

Elle souligne que cette filière pourrait jouer un rôle déterminant dans la transition énergétique nationale tout en favorisant une meilleure gestion des déchets produits quotidiennement par les ménages, les marchés et les activités agricoles.

Réduire les émissions de méthane

L’un des principaux défis reste la destination finale des déchets organiques, dont une grande partie est encore enfouie dans des décharges à ciel ouvert.

Cette pratique favorise la libération de méthane, un gaz à effet de serre dont le potentiel de réchauffement climatique est nettement supérieur à celui du dioxyde de carbone.

Pour la responsable de la Sonaged, la valorisation énergétique de ces déchets permettrait non seulement de limiter ces émissions polluantes, mais également de transformer une source de nuisance environnementale en un véritable facteur de production d’énergie propre.

Des projets structurants pour développer la filière biogaz

Afin d’accélérer cette transformation, la Sonaged participe à plusieurs projets d’envergure destinés à structurer la filière.

Parmi eux figure le Methane Emission Reduction Program, qui sera déployé au Centre intégré de valorisation des déchets de Touba. Ce programme vise à capter les émissions de méthane afin de réduire leur impact sur le climat tout en générant des crédits carbone susceptibles de soutenir les engagements environnementaux du Sénégal.

La société publique est également engagée dans le projet Biomasse, développé en partenariat avec le ministère chargé de l’Énergie, ainsi que dans plusieurs initiatives de renforcement des capacités des acteurs de la filière biogaz, associant institutions publiques, partenaires techniques et secteur privé.

Ces programmes visent à créer un écosystème capable de soutenir durablement le développement des énergies renouvelables issues des déchets.

Les marchés urbains au cœur du potentiel énergétique

La Sonaged collabore également avec le Conseil exécutif des transports urbains durables (CETUD) afin d’évaluer le potentiel énergétique des déchets organiques produits dans plusieurs marchés sénégalais.

Les études menées montrent que ces déchets pourraient alimenter de futures unités industrielles de production de biogaz et de gaz naturel comprimé, notamment pour répondre aux besoins du secteur des transports.

Une étude financée par le réseau C40 Cities révèle que les marchés, établissements scolaires, structures sanitaires et autres sites non résidentiels de Dakar génèrent près de 160 tonnes de déchets organiques chaque jour.

Selon cette analyse, le traitement par compostage ou méthanisation de seulement la moitié des déchets issus des marchés permettrait de réduire de 20 à 30 % les émissions de méthane actuellement produites.

L’économie circulaire comme moteur du développement durable

Pour le Dr Zeynab Thiam Ndiaye, ces résultats illustrent le changement de paradigme engagé dans la gestion des déchets au Sénégal.

Au-delà de leur traitement, les déchets deviennent progressivement une ressource économique susceptible de contribuer à la sécurité énergétique, à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, à la création d’emplois verts et au développement d’une agriculture plus durable grâce à la production de compost.

Cette vision s’inscrit pleinement dans les objectifs nationaux de transition écologique et dans les engagements climatiques du Sénégal, qui mise de plus en plus sur l’économie circulaire pour concilier croissance économique, protection de l’environnement et amélioration du cadre de vie des populations.

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Réforme constitutionnelle au Sénégal : un nouvel équilibre institutionnel sur fond de rivalité entre Diomaye Faye et Ousmane Sonko.

L’adoption par l’Assemblée nationale d’une réforme constitutionnelle renforçant les pouvoirs du Parlement et du Premier ministre constitue l’un des événements politiques les plus marquants depuis l’alternance de 2024 au Sénégal. Présentée par ses promoteurs comme une étape vers un meilleur équilibre des institutions, cette réforme intervient toutefois dans un contexte de tensions grandissantes entre les deux principales figures de l’exécutif : le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien mentor politique, Ousmane Sonko.

Au-delà des dispositions juridiques qu’elle introduit, cette révision constitutionnelle reflète une recomposition du rapport de forces au sommet de l’État et ouvre une nouvelle séquence politique dont les conséquences pourraient durablement influencer la gouvernance du pays.

Une réforme dans un contexte de recomposition du pouvoir

Le climat politique sénégalais a profondément évolué ces dernières semaines. Le départ d’Ousmane Sonko de la Primature à la fin du mois de mai, suivi de son élection à la présidence de l’Assemblée nationale, a modifié l’architecture du pouvoir au sein de la majorité.

Alors que le président Bassirou Diomaye Faye demeure le chef de l’État, Ousmane Sonko dispose désormais d’un levier institutionnel majeur à la tête d’un Parlement largement dominé par les députés du Pastef.

Dans ce contexte, la réforme constitutionnelle apparaît comme un élément supplémentaire de cette redistribution des responsabilités institutionnelles.

Un recul assumé de l’hyperprésidentialisme

Depuis l’indépendance, le Sénégal fonctionne selon un régime marqué par une forte concentration des pouvoirs entre les mains du président de la République.

La réforme adoptée vise à corriger cet héritage institutionnel en renforçant plusieurs contre-pouvoirs.

Parmi les principales innovations figurent l’élargissement des prérogatives du Parlement, le renforcement de son pouvoir de contrôle sur l’action gouvernementale, l’accès aux informations relatives aux contrats stratégiques, notamment dans le secteur des ressources naturelles, ainsi qu’un rôle accru du Premier ministre dans la définition et la conduite des politiques publiques.

Les auteurs du texte estiment que ces évolutions permettront d’instaurer une gouvernance davantage fondée sur l’équilibre institutionnel, la transparence et la responsabilité politique.

Cette orientation correspond d’ailleurs aux engagements portés depuis plusieurs années par le Pastef, qui dénonçait régulièrement les dérives de l’hyperprésidentialisme et plaidait pour une modernisation des institutions.

Une réforme aux fortes implications politiques

Si les arguments institutionnels occupent une place centrale dans les débats, de nombreux observateurs soulignent que le calendrier de cette réforme lui confère également une dimension politique majeure.

Son adoption intervient au moment où les divergences entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko deviennent de plus en plus visibles.

Pour plusieurs analystes, le renforcement du Parlement bénéficie indirectement à Ousmane Sonko, désormais président de l’institution et disposant d’une majorité confortable pour orienter l’agenda législatif.

La nouvelle architecture institutionnelle pourrait ainsi faire de l’Assemblée nationale un véritable centre de décision politique, renforçant l’influence de son président dans la conduite des affaires publiques.

Cette évolution intervient alors que Sonko demeure l’une des personnalités politiques les plus populaires du pays et conserve une forte capacité de mobilisation au sein de la majorité présidentielle.

Le président Diomaye Faye face à un nouveau défi

Dans ce contexte, le chef de l’État se retrouve confronté à un défi inédit : préserver son autorité tout en composant avec un Parlement renforcé et dirigé par son principal allié politique devenu, de fait, un acteur institutionnel incontournable.

En évoquant la possibilité de soumettre la réforme à référendum, Bassirou Diomaye Faye semble vouloir replacer le débat sur le terrain de la légitimité populaire plutôt que dans la seule arène parlementaire.

Une telle initiative lui permettrait de réaffirmer son rôle de garant des institutions tout en sollicitant directement l’arbitrage des citoyens.

Cette stratégie comporte toutefois une part d’incertitude. Une consultation populaire pourrait rapidement dépasser le seul cadre constitutionnel pour devenir un test politique portant sur les équilibres internes du pouvoir.

Une opposition fragilisée mais attentive

Face à cette réforme, les partis d’opposition disposent d’une marge de manœuvre limitée au sein d’une Assemblée largement acquise au Pastef.

Le boycott d’une partie des débats parlementaires illustre cette faiblesse institutionnelle.

Néanmoins, l’ancien camp présidentiel pourrait tenter de tirer profit des tensions actuelles en se présentant comme le défenseur de la stabilité des institutions face aux divisions de la majorité.

Plusieurs organisations de la société civile ont également exprimé leurs réserves, estimant qu’une réforme aussi structurante aurait gagné à faire l’objet d’un processus plus inclusif associant l’ensemble des forces politiques et sociales du pays.

Une nouvelle phase pour la démocratie sénégalaise

Au-delà de la confrontation politique du moment, cette réforme ouvre une réflexion plus large sur l’évolution du régime sénégalais.

Deux scénarios semblent désormais se dessiner.

Le premier verrait l’émergence d’un système institutionnel plus équilibré, où le Parlement exercerait pleinement ses missions de contrôle et où le Premier ministre disposerait de responsabilités renforcées, dans le respect des principes démocratiques.

Le second pourrait conduire à une coexistence plus conflictuelle entre un président de la République et un président de l’Assemblée nationale disposant chacun d’une forte légitimité politique et de bases d’influence distinctes.

L’histoire institutionnelle montre que ce type de configuration peut favoriser l’équilibre des pouvoirs lorsqu’elle repose sur une coopération durable. À l’inverse, lorsque les rivalités personnelles prennent le dessus, elle peut devenir une source de blocages institutionnels.

L’adoption de cette réforme dépasse ainsi largement le cadre d’une simple modification constitutionnelle. Elle marque l’ouverture d’une nouvelle séquence politique dont dépendra, en grande partie, l’évolution des institutions sénégalaises dans les années à venir.

Plus qu’un débat juridique, c’est désormais la capacité du tandem Bassirou Diomaye Faye–Ousmane Sonko à préserver son unité politique tout en partageant l’exercice du pouvoir qui constitue l’un des principaux enjeux de la vie politique sénégalaise.

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Sénégal : la bataille des pouvoirs est lancée.

Le Sénégal vit une nouvelle séquence de tensions au sommet de l’État. Réunie ce 29 juin, l’Assemblée nationale examine une réforme constitutionnelle portée par le parti au pouvoir, le Pastef, et son président, Ousmane Sonko, dans un contexte de rupture désormais ouverte avec le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye.

Officiellement, le texte vise à « rééquilibrer » les pouvoirs entre l’exécutif, le législatif et le judiciaire. Mais au-delà des arguments institutionnels, cette révision constitutionnelle apparaît comme le premier grand affrontement politique entre les deux figures qui avaient incarné ensemble l’alternance de 2024.

La proposition entend limiter plusieurs prérogatives présidentielles. Le chef de l’État ne pourrait plus diriger un parti politique ni une coalition partisane. L’élaboration du programme gouvernemental devrait désormais se faire en concertation avec le Premier ministre, qui récupérerait également des pouvoirs de nomination jusque-là réservés à la présidence.

Le Parlement sortirait également renforcé. Les députés disposeraient de pouvoirs d’enquête élargis, avec la possibilité d’auditionner toute personnalité jugée utile à leurs travaux. L’Assemblée serait aussi systématiquement informée des conventions d’investissement liées aux ressources naturelles, un domaine particulièrement sensible dans un pays qui s’apprête à exploiter ses ressources pétrolières et gazières.

Pour les proches de Ousmane Sonko, il s’agit d’un pas vers la fin de l’« hyperprésidentialisme » qui caractérise traditionnellement les institutions sénégalaises. Pour les soutiens de Bassirou Diomaye Faye, l’analyse est radicalement différente. Ils dénoncent une tentative de transfert de pouvoir au profit du Parlement et, indirectement, de son président.

La coalition présidentielle a ainsi demandé le retrait du texte, estimant que des modifications aussi profondes de l’architecture institutionnelle devraient être soumises à référendum après une large consultation nationale. Plusieurs organisations de la société civile ont également appelé à davantage de transparence et d’inclusivité dans le processus.

Avec 130 députés sur 165, le Pastef dispose toutefois d’une majorité confortable à l’Assemblée nationale, ce qui devrait lui permettre de faire adopter le texte. Reste ensuite l’étape décisive : celle de la promulgation. Selon la Constitution, le président de la République pourrait choisir de soumettre la réforme à référendum plutôt que de la promulguer directement.

Au-delà des débats juridiques, cette réforme révèle surtout une réalité politique nouvelle : un an après leur accession commune au pouvoir, Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko se retrouvent désormais engagés dans un bras de fer qui pourrait redessiner durablement l’équilibre des institutions sénégalaises.

Source : LesNouvellesd’Afrique 

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Sénégal : à Abidjan, Cheikhou Oumar Bâ expose la stratégie agricole au service de la souveraineté alimentaire.

Le Sénégal a réaffirmé son ambition de bâtir une agriculture plus performante, résiliente et souveraine lors de l’Atelier régional de mise en œuvre des projets et du Forum paysan du Fonds international de développement agricole (FIDA), organisé à Abidjan. À cette occasion, le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Dr Cheikhou Oumar Bâ, a présenté les principales réformes engagées par les autorités sénégalaises pour accélérer la transformation durable du secteur agricole.

Intervenant lors d’un panel ministériel de haut niveau consacré aux défis du financement agricole, de la productivité et de l’adaptation au changement climatique, le ministre a mis en avant la volonté du gouvernement de faire de l’agriculture un moteur essentiel de croissance, de création d’emplois et de sécurité alimentaire.

Des réformes pour accélérer les investissements agricoles

Selon Dr Cheikhou Oumar Bâ, les autorités ont engagé une série de réformes destinées à lever les obstacles administratifs et financiers qui freinent l’exécution des projets ruraux. Cette démarche s’inscrit dans les orientations stratégiques de l’Agenda national de transformation « Sénégal 2050 » ainsi que du Plan de redressement économique et social (PRES 2025-2028).

Parmi les mesures mises en œuvre figurent l’introduction d’autorisations d’engagement pluriannuelles dans les lois de finances afin de sécuriser le financement des projets structurants, la modernisation des procédures de passation des marchés publics et la digitalisation progressive de la chaîne de dépense de l’État.

L’objectif est d’améliorer la rapidité d’exécution des programmes agricoles tout en renforçant l’efficacité et la transparence dans l’utilisation des ressources publiques.

Le numérique au cœur de la modernisation du secteur

Le ministre a également souligné l’importance croissante des outils numériques dans la transformation de l’agriculture sénégalaise. Le Système de gestion des intrants (SGI), les registres numériques des producteurs, les mécanismes de subvention via les e-vouchers et les solutions de paiement électronique permettent désormais un meilleur ciblage des bénéficiaires et une gestion plus rigoureuse des aides publiques.

Ces innovations facilitent également le suivi-évaluation des programmes agricoles et contribuent à une meilleure collecte des données nécessaires à la prise de décision.

Dans cette dynamique, les organisations de producteurs jouent un rôle déterminant. Grâce à leur proximité avec les exploitants agricoles, elles participent activement à l’enrôlement numérique des producteurs, à la diffusion des innovations et à la remontée des informations de terrain.

Renforcer la résilience face aux défis climatiques

Face à la multiplication des aléas climatiques, le Sénégal mise sur une approche intégrée de résilience agricole. Le ministre a rappelé que plusieurs instruments stratégiques encadrent désormais cette ambition, notamment la Stratégie nationale de souveraineté alimentaire 2024-2034, la Lettre de politique sectorielle de l’agriculture et de l’élevage 2025-2029, ainsi que le Plan national d’adaptation du secteur agricole.

Les autorités entendent notamment accélérer la diffusion de semences améliorées adaptées aux changements climatiques, développer les systèmes d’irrigation alimentés par l’énergie solaire, restaurer les terres dégradées et promouvoir les pratiques agroécologiques.

L’agriculture de précision occupe également une place grandissante dans cette stratégie. Les technologies basées sur l’intelligence artificielle, l’imagerie satellitaire et les capteurs connectés offrent aujourd’hui des perspectives importantes pour améliorer les rendements tout en réduisant l’impact environnemental des activités agricoles.

Jeunesse et entrepreneuriat rural au centre des priorités

La transformation agricole portée par le gouvernement sénégalais accorde une attention particulière aux jeunes et aux femmes, considérés comme des acteurs essentiels du développement rural.

À travers des programmes tels qu’Agri-Jeunes « Tekki Ndaw Ñi », les autorités encouragent l’entrepreneuriat agricole et accompagnent l’adoption de solutions innovantes dans les domaines de l’énergie solaire, de l’agroécologie et de la valorisation des chaînes de valeur agricoles.

Cette orientation vise à créer davantage d’opportunités économiques en milieu rural tout en limitant l’exode des jeunes vers les centres urbains.

La Banque africaine de développement réaffirme son soutien

En marge de l’atelier, le ministre sénégalais a rencontré le vice-président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Dr Martin Fregene, afin de faire le point sur les projets agro-pastoraux financés au Sénégal.

Les échanges ont permis d’évaluer l’état d’avancement des programmes en cours, d’identifier les contraintes qui ralentissent certaines réalisations et de définir des pistes d’amélioration pour renforcer l’efficacité des interventions.

Au terme de cette rencontre, la BAD a renouvelé son engagement à accompagner les nouvelles priorités du gouvernement sénégalais. L’institution panafricaine a notamment annoncé sa disponibilité à mobiliser davantage de ressources financières pour soutenir les projets structurants du secteur agro-pastoral.

Une attention particulière sera accordée aux initiatives destinées aux femmes et aux jeunes, afin de renforcer leur participation à la transformation économique et sociale des territoires ruraux.

À travers ces réformes, le Sénégal entend consolider sa souveraineté alimentaire, moderniser son agriculture et faire du secteur rural un levier majeur de croissance inclusive dans la perspective de la Vision Sénégal 2050.

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Sénégal : 1,5 milliard FCFA investis pour moderniser le site stratégique de diffusion de Thiès avant les JOJ Dakar 2026.

Le Sénégal accélère la modernisation de ses infrastructures de diffusion audiovisuelle à l’approche des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026. Les autorités ont engagé une enveloppe de 1,5 milliard de francs CFA pour le renouvellement du pylône du site de la Télédiffusion du Sénégal (TDS-SA) à Thiès, une installation considérée comme l’un des maillons essentiels du réseau national de transmission des contenus audiovisuels.

Cette opération vise notamment à garantir une qualité optimale de diffusion des images et des programmes durant cet événement mondial que le Sénégal accueillera à la fin de l’année 2026.

Un site stratégique au cœur du dispositif national de diffusion

L’annonce a été faite le 23 juin par le ministre de la Communication et des Relations avec les institutions, Dr Bakary Sarr, lors d’une visite de terrain au centre de diffusion de Thiès.

Selon le ministre, cette infrastructure occupe une place centrale dans l’écosystème audiovisuel sénégalais. Deuxième site de diffusion du pays après celui de Dakar, il joue un rôle déterminant dans la collecte, le transport et la retransmission des contenus télévisuels à destination des populations.

« Le renouvellement de ce pylône constitue un investissement stratégique, notamment dans la perspective des Jeux olympiques de la jeunesse, afin d’assurer aux Sénégalais une réception d’images de haute qualité », a expliqué le ministre.

Dakar 2026, un catalyseur pour la modernisation technologique

À quelques mois du premier événement olympique organisé sur le continent africain, les autorités sénégalaises multiplient les investissements dans les infrastructures jugées essentielles au succès des Jeux.

La modernisation du site de Thiès s’inscrit dans cette dynamique. Au-delà des exigences liées à la couverture médiatique de Dakar 2026, le projet vise également à renforcer durablement les capacités techniques du pays en matière de diffusion audiovisuelle.

L’enjeu est de garantir une transmission fiable des contenus, tant pour les téléspectateurs sénégalais que pour les audiences internationales qui suivront les compétitions.

Une tournée pour évaluer les infrastructures du secteur

Cette visite du ministre intervient dans le cadre d’une série de déplacements effectués auprès des directions et structures relevant de son département. Moins d’un mois après sa prise de fonction, Dr Bakary Sarr entend établir un diagnostic précis des infrastructures, des équipements techniques et des ressources humaines du secteur de la communication.

L’objectif est d’identifier les besoins prioritaires, d’améliorer les performances des services publics audiovisuels et de renforcer l’efficacité des outils de diffusion à l’échelle nationale.

Une réflexion élargie à l’ensemble du réseau national

Les ambitions du ministère ne se limitent pas au seul site de Thiès. La réflexion engagée concerne également les 23 autres sites de diffusion répartis sur l’ensemble du territoire sénégalais.

Les autorités souhaitent travailler en concertation avec les différents acteurs du secteur afin de définir une stratégie globale de modernisation des infrastructures audiovisuelles. Cette démarche doit permettre d’améliorer la couverture du territoire, d’optimiser la qualité des services offerts aux citoyens et de préparer le paysage audiovisuel sénégalais aux défis technologiques des prochaines années.

À travers cet investissement, le gouvernement entend ainsi faire de Dakar 2026 non seulement une vitrine sportive internationale, mais aussi une opportunité d’accélérer la transformation numérique et audiovisuelle du Sénégal.

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Bassirou Diomaye Faye en Allemagne : Dakar mise sur un partenariat renforcé avec Berlin pour accélérer la Vision Sénégal 2050.

En visite officielle en République fédérale d’Allemagne du 21 au 23 juin, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, poursuit une stratégie diplomatique tournée vers le renforcement des partenariats économiques et technologiques du Sénégal. Ce déplacement à Berlin s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Vision Sénégal 2050, avec pour objectif de consolider les relations bilatérales avec l’Allemagne et d’attirer davantage d’investissements capables d’accompagner la transformation structurelle du pays.

Au-delà des rencontres institutionnelles, cette visite vise à identifier de nouvelles perspectives de coopération dans des secteurs prioritaires tels que la santé, les infrastructures, l’innovation, la formation professionnelle et le transfert de compétences.

La diaspora sénégalaise au cœur de la diplomatie présidentielle

Comme lors de ses précédents déplacements internationaux, le chef de l’État a accordé une place importante à la rencontre avec la communauté sénégalaise établie dans le pays hôte. À Berlin, Bassirou Diomaye Faye a échangé avec ses compatriotes vivant en Allemagne, réaffirmant le rôle stratégique de la diaspora dans le développement économique et le rayonnement international du Sénégal.

Face aux préoccupations exprimées par les Sénégalais de l’extérieur, le président a rappelé les engagements de l’État visant à améliorer les services consulaires, renforcer la protection des droits des ressortissants sénégalais à l’étranger et faciliter leur contribution aux projets de développement national.

Pour les autorités sénégalaises, la diaspora constitue un acteur majeur de la Vision Sénégal 2050, à travers ses investissements, son expertise et sa capacité à créer des passerelles économiques, scientifiques et culturelles entre le Sénégal et le reste du monde.

Santé : Dakar explore un partenariat technologique avec Siemens Healthineers

En marge du Forum économique germano-sénégalais, le président Bassirou Diomaye Faye a également multiplié les échanges avec des acteurs économiques allemands. Il a notamment rencontré Marco Linnig, responsable de Siemens Healthineers, afin d’examiner les possibilités de coopération dans le domaine des technologies de santé.

Les discussions ont porté sur le renforcement des capacités du système sanitaire sénégalais, notamment à travers l’acquisition d’équipements médicaux de pointe, dont des scanners et des appareils d’imagerie médicale destinés aux structures hospitalières.

L’objectif affiché est d’améliorer l’accès au diagnostic, de réduire les délais de prise en charge des patients et de renforcer l’offre de soins, particulièrement dans les zones où les infrastructures médicales restent encore insuffisamment équipées.

Le transfert de compétences, un enjeu central

Au-delà de l’installation d’équipements modernes, le président sénégalais a insisté sur l’importance de développer les compétences nationales. Pour Bassirou Diomaye Faye, la modernisation du système de santé ne peut être durable sans un investissement parallèle dans la formation des professionnels.

Le chef de l’État souhaite ainsi que les partenariats technologiques intègrent des programmes de formation destinés aux médecins, ingénieurs biomédicaux, techniciens et autres spécialistes sénégalais, afin de garantir une utilisation efficace et autonome des équipements déployés.

À travers cette approche combinant investissement, innovation et renforcement des capacités humaines, le Sénégal entend faire de ses partenariats internationaux des leviers de transformation durable, conformément aux ambitions fixées dans la Vision Sénégal 2050.

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Sénégal : le TER appelé à franchir une nouvelle étape avec une extension envisagée vers l’intérieur du pays.

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a réaffirmé son ambition de faire du rail un levier majeur de transformation économique et d’intégration territoriale. En visite samedi à Sébikotane, à l’occasion d’un trajet effectué à bord du Train express régional (TER) entre Dakar et l’Aéroport international Blaise-Diagne (AIBD), le chef de l’État a annoncé la volonté des autorités d’étendre progressivement le réseau ferroviaire vers les régions de l’intérieur, avec une perspective évoquée en direction de Tambacounda.

Cette orientation s’inscrit dans une vision plus large de modernisation des infrastructures de transport et de renforcement de la connectivité nationale, alors que le Sénégal poursuit ses investissements dans les projets structurants destinés à accompagner sa croissance démographique et économique.

Le TER, un projet devenu central dans la mobilité sénégalaise

Mis en service le 27 décembre 2021, le Train express régional s’est imposé en quelques années comme l’un des principaux moyens de transport collectif du pays. Reliant actuellement Dakar à Diamniadio, le réseau s’apprête à franchir une nouvelle étape avec son prolongement jusqu’à l’AIBD de Diass, grâce à l’achèvement de la deuxième phase du projet.

Selon les données communiquées par les autorités, plus de 60 millions de passagers ont déjà emprunté le TER depuis son lancement, témoignant de son adoption progressive par les usagers et de son rôle croissant dans la réduction des contraintes de mobilité dans la région de Dakar.

Sébikotane au cœur d’un nouveau pôle de développement

La visite présidentielle a également été marquée par le lancement officiel des travaux de la future gare multimodale de Sébikotane, une infrastructure présentée comme stratégique dans la politique d’aménagement du territoire et de décongestion de la capitale.

Pour le directeur général de l’APIX, Bacary Sèga Bathily, ce projet dépasse largement la simple fonction de gare ferroviaire.

« Sébikotane n’est plus un simple point de transit. Elle est aujourd’hui destinée à devenir une véritable ville urbaine », a-t-il déclaré.

Située sur un axe majeur reliant Dakar aux régions de l’intérieur, la future plateforme permettra notamment aux voyageurs en provenance de Thiès, Touba ou de la Petite-Côte de stationner leurs véhicules à l’entrée de l’agglomération dakaroise avant de poursuivre leur déplacement en TER. L’objectif est de fluidifier la circulation, réduire la congestion routière et offrir une alternative de transport plus efficace.

Une infrastructure pensée comme un hub multimodal

Érigée sur une superficie d’environ 1,2 hectare, la gare multimodale de Sébikotane intégrera plusieurs infrastructures destinées à faciliter l’interconnexion des différents modes de transport.

Le projet prévoit notamment la construction d’un bâtiment voyageurs moderne, de quais dédiés aux autocars, d’espaces réservés aux taxis, de parkings, d’une passerelle piétonne ainsi que de zones commerciales et d’équipements de sécurité.

Au-delà de sa vocation de mobilité, la gare est appelée à devenir un catalyseur de développement local. Les autorités estiment qu’elle favorisera l’émergence de nouvelles activités économiques, attirera des investissements et contribuera à la création d’emplois dans cette zone en pleine expansion.

Un projet valorisant l’expertise locale et la transition écologique

L’APIX met également en avant la dimension nationale du chantier. L’architecture de l’ouvrage a été conçue par un cabinet sénégalais, tandis que les travaux sont réalisés par une entreprise locale. À terme, l’exploitation de l’infrastructure reposera essentiellement sur des compétences sénégalaises.

Le projet intègre par ailleurs une importante composante environnementale. Plus de 4 000 mètres carrés d’espaces verts seront aménagés autour du site, accompagnés de la plantation de 165 arbres. Le recours à des matériaux locaux vise également à réduire l’empreinte carbone du chantier et à promouvoir une approche plus durable de l’aménagement urbain.

Vers un réseau ferroviaire au service de l’intégration nationale

À travers le développement de la gare multimodale de Sébikotane et les perspectives d’extension du TER vers les régions de l’intérieur du pays, les autorités sénégalaises affichent leur volonté de transformer le réseau ferroviaire en un véritable outil d’intégration territoriale.

Au-delà de la mobilité, cette stratégie vise à soutenir le développement économique régional, à renforcer les échanges entre les territoires et à accompagner la modernisation du Sénégal dans le cadre des grands projets structurants portés par l’État.

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Sénégal : S.E Bassirou Diomaye Faye accélère la mise en œuvre du New Deal Technologique.

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a réaffirmé mercredi, lors du Conseil des ministres, sa détermination à faire du numérique un pilier central de la transformation économique et administrative du pays. À travers l’accélération du New Deal Technologique, lancé le 24 février 2025, le Chef de l’État entend renforcer la souveraineté numérique nationale, moderniser les services publics et promouvoir une croissance davantage portée par l’innovation et les technologies de l’information.

Cette orientation s’inscrit dans une vision plus large visant à positionner le Sénégal comme un acteur majeur de l’économie numérique en Afrique de l’Ouest, tout en réduisant les inégalités d’accès aux technologies sur l’ensemble du territoire.

Une évaluation globale des réformes engagées

Afin d’assurer une mise en œuvre efficace des objectifs fixés, le président de la République a demandé au ministre des Télécommunications et du Numérique de conduire, en concertation avec les acteurs publics et privés du secteur, une évaluation approfondie de l’état d’avancement des programmes, projets et réformes inscrits dans le cadre du New Deal Technologique.

Cette démarche vise à mesurer les progrès réalisés, identifier les contraintes éventuelles et accélérer l’exécution des initiatives jugées prioritaires pour la transformation digitale du pays.

Réduire la fracture numérique et garantir l’accès à Internet

Parmi les priorités rappelées par le Chef de l’État figure le renforcement de l’accès universel à Internet. Les autorités souhaitent intensifier les programmes de connectivité afin d’étendre la couverture numérique à l’ensemble du territoire national, notamment dans les zones rurales et les localités encore insuffisamment desservies.

Cette ambition répond à un enjeu majeur de développement, l’accès aux services numériques étant désormais considéré comme un facteur essentiel d’inclusion sociale, d’accès à l’éducation, de développement économique et de modernisation des services publics.

Cybersécurité et protection des données au cœur des préoccupations

Le président Bassirou Diomaye Faye a également insisté sur la nécessité de renforcer la sécurité numérique du pays face à la multiplication des menaces cybernétiques dans le monde.

Il a ainsi appelé à l’élaboration de stratégies adaptées, à la mise en place de plans d’action spécifiques ainsi qu’au renforcement du cadre législatif afin de garantir la protection des données personnelles, la résilience des infrastructures numériques et la sécurisation des systèmes d’information critiques de l’État.

L’objectif affiché est de permettre au Sénégal de disposer d’un environnement numérique fiable, sécurisé et conforme aux standards internationaux en matière de gouvernance digitale.

Des infrastructures numériques au service de la modernisation de l’État

Le New Deal Technologique repose sur plusieurs chantiers structurants destinés à transformer durablement l’administration et l’économie sénégalaises. Parmi les axes prioritaires figurent le développement de plateformes numériques de services publics, l’amélioration de l’interopérabilité des systèmes d’information de l’administration, la création d’infrastructures numériques souveraines et la modernisation de la gouvernance du secteur.

Ces investissements doivent permettre de simplifier les démarches administratives, d’améliorer l’efficacité de l’action publique et de renforcer la compétitivité de l’économie nationale.

Un meilleur pilotage de la transformation digitale

Le Chef de l’État a par ailleurs rappelé le rôle stratégique du Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT), considéré comme un instrument essentiel pour financer les projets d’inclusion numérique et l’extension des services de télécommunications dans les zones moins couvertes.

Dans la même dynamique, il a demandé au Premier ministre de veiller à la tenue régulière des réunions du Conseil national du Numérique (CNN), afin de garantir un suivi efficace des politiques publiques liées à la transformation digitale et au développement de l’économie numérique.

À travers ces orientations, les autorités sénégalaises entendent accélérer la modernisation numérique du pays et faire du numérique un levier majeur de souveraineté, d’innovation, de création d’emplois et de croissance durable. Le New Deal Technologique apparaît ainsi comme l’un des principaux instruments de la stratégie nationale visant à préparer le Sénégal aux défis économiques et technologiques du XXIe siècle.