Dangote Cement 360x320

Gambie : Aliko Dangote annonce un investissement de 2 milliards de dollars pour renforcer la sécurité énergétique.

La Gambie s’apprête à franchir une nouvelle étape dans le développement de son secteur énergétique. En marge des réunions 2026 du Caucus africain, organisées à Banjul, le président-directeur général du Dangote Group, Aliko Dangote, a annoncé un engagement d’investissement de 2 milliards de dollars destiné à financer deux projets d’envergure : la construction d’une centrale solaire de 250 mégawatts et la mise en place d’un dépôt stratégique de stockage de carburants.

Cette initiative, dévoilée à l’issue d’une audience accordée par le président gambien Adama Barrow à la State House, illustre la volonté des autorités de renforcer durablement les capacités énergétiques du pays tout en consolidant son attractivité auprès des investisseurs africains.

Deux infrastructures majeures pour transformer le secteur énergétique

Selon la présidence gambienne, les investissements porteront sur la réalisation d’un parc solaire de 250 MW et d’un terminal moderne de stockage de produits pétroliers.

Le futur parc solaire devrait augmenter de manière significative la capacité nationale de production d’électricité, réduire la dépendance du pays aux énergies fossiles et accélérer la transition vers un modèle énergétique plus durable. Les autorités espèrent ainsi améliorer l’accès à une électricité plus fiable et plus abordable pour les ménages, les entreprises et les industries.

En parallèle, la création d’un dépôt stratégique de carburants vise à renforcer les capacités nationales de stockage afin de sécuriser l’approvisionnement en produits pétroliers, de limiter les risques de pénuries et de favoriser une meilleure stabilité des prix sur le marché intérieur.

Un partenariat porté par le Dangote Group et First Bank

La rencontre entre le chef de l’État gambien et Aliko Dangote s’est tenue en présence d’Olusegun Alebiosu, directeur général de First Bank Group, partenaire financier du projet.

Les deux parties ont convenu d’engager les démarches nécessaires à la concrétisation de ces investissements, notamment à travers la signature des accords de partenariat, la réalisation des études de faisabilité et la mise en place de mécanismes conjoints chargés du suivi et de l’exécution des projets.

L’objectif est de garantir une mise en œuvre conforme aux standards internationaux et de permettre un démarrage rapide des différentes phases de développement.

Un signal fort pour l’économie gambienne

Le président Adama Barrow a salué cet engagement comme un témoignage de confiance dans la stabilité politique, les réformes économiques et l’amélioration du climat des affaires en Gambie.

Il a assuré que son gouvernement mobiliserait l’ensemble des ministères et des agences compétentes afin de faciliter les procédures administratives et d’accélérer la réalisation des deux infrastructures.

De son côté, Aliko Dangote a réaffirmé la confiance de son groupe dans le potentiel économique de la Gambie et son ambition de contribuer au développement d’infrastructures énergétiques capables de soutenir la croissance du pays sur le long terme.

Un levier pour la transition énergétique et l’intégration économique africaine

Pour les autorités gambiennes, cet investissement constitue une étape majeure de leur stratégie de développement économique. Au-delà du renforcement de la sécurité énergétique nationale, ces projets devraient stimuler l’activité industrielle, améliorer l’attractivité du pays pour les investisseurs et favoriser la création d’emplois.

Ils s’inscrivent également dans une dynamique plus large de promotion des investissements intra-africains, illustrant le rôle croissant des grands groupes du continent dans le financement des infrastructures stratégiques et dans l’accélération de la transition énergétique en Afrique.

Mamadi Doumbouya 2 360x320

Guinée : un vaste programme de 670 millions de dollars pour révolutionner l’accès à l’eau et à l’assainissement.

Le gouvernement guinéen a franchi une nouvelle étape dans sa politique de modernisation des infrastructures publiques en lançant, ce lundi 29 juin 2026, le Programme Eau et Assainissement du Grand Conakry (PEAG). Doté d’un financement global de près de 670 millions de dollars américains pour la période 2025-2031, ce projet d’envergure ambitionne de transformer durablement l’accès à l’eau potable et aux services d’assainissement dans la capitale guinéenne et sa périphérie.

Face à une croissance démographique soutenue et à une demande toujours plus forte en infrastructures de base, ce programme entend répondre à l’un des défis majeurs du développement urbain en Guinée.

Le gouvernement promet un changement de paradigme

Lors de la cérémonie de lancement, le ministre de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, Aboubacar Camara, a qualifié cette initiative de véritable tournant pour le pays.

Selon lui, la Guinée, souvent présentée comme le « château d’eau de l’Afrique de l’Ouest », ne pouvait plus accepter que sa capitale continue de faire face à des difficultés récurrentes d’approvisionnement en eau potable malgré son important potentiel hydrique.

Le ministre a rappelé que les premières réflexions autour de ce projet remontent au Forum national de l’Eau de 2023, alors qu’il dirigeait encore la Société des Eaux de Guinée (SEG). Il a souligné que la concrétisation du PEAG est le fruit de plusieurs années de négociations techniques, de mobilisation financière et de concertation avec les partenaires au développement.

« Ce programme représente près de 670 millions de dollars d’investissements mobilisés entre 2025 et 2031. Derrière cette enveloppe se cachent plusieurs années de travail, de négociations, de missions techniques et d’efforts constants pour convaincre les partenaires de soutenir cette vision », a-t-il expliqué.

Aboubacar Camara a également rendu hommage au ministre directeur de Cabinet de la Présidence, Djiba Diakité, dont il a salué l’implication dans l’aboutissement du projet.

Plus de 2,6 millions de personnes concernées

Le coordonnateur du Programme Eau et Assainissement du Grand Conakry, Arafan Bayo, a présenté les principales composantes de cette vaste réforme.

Le programme repose sur cinq axes majeurs :

  • le renforcement de l’accès à l’eau potable dans le Grand Conakry ;
  • la modernisation du secteur de l’eau et de l’assainissement à travers des réformes institutionnelles ;
  • l’amélioration de la gestion des ressources hydriques ;
  • l’appui à la coordination, au suivi et à l’exécution du programme ;
  • un mécanisme d’intervention d’urgence en cas de crise.

Selon lui, plus de 2,6 millions de personnes bénéficieront directement des retombées du PEAG.

Le coordonnateur a assuré que la mise en œuvre du projet reposera sur les principes de transparence, de redevabilité et de performance, afin de répondre aux fortes attentes des populations.

La Banque mondiale souligne un impact économique et social majeur

Présent à la cérémonie, le représentant résident du Groupe de la Banque mondiale en Guinée, Issa Diaw, a salué l’ampleur de cette initiative, qu’il considère comme un levier majeur de développement.

Il a indiqué que le programme permettra notamment à près de 570 000 personnes d’accéder pour la première fois à une source d’eau potable améliorée.

Au-delà des bénéfices sanitaires, il estime que les investissements prévus contribueront également à améliorer les conditions de vie, à renforcer la productivité économique et à créer de nouvelles opportunités pour les populations.

Le représentant de la Banque mondiale a toutefois insisté sur un enjeu essentiel : la durabilité des infrastructures.

Selon lui, la mobilisation des financements et la réalisation des ouvrages constituent une première étape, mais leur entretien, leur gestion efficace et leur maintenance régulière demeurent indispensables pour garantir un service public performant sur le long terme.

Avec le lancement du PEAG, les autorités guinéennes affichent ainsi leur ambition de réduire durablement le déficit en infrastructures hydrauliques et d’accompagner la croissance du Grand Conakry à travers un accès plus équitable à l’eau potable et aux services d’assainissement.

Jad20260204 ass burkina interdiction des partis ibrahimtraore 360x320

Burkina Faso : le premier « Emprunt patriote » dépasse son objectif et mobilise plus de 151 milliards FCFA.

Une adhésion massive des investisseurs et de la diaspora burkinabè

Le Burkina Faso enregistre un succès notable dans sa stratégie de mobilisation de ressources internes. Le premier emprunt obligataire destiné à la diaspora et aux investisseurs nationaux, baptisé « Emprunt patriote », a permis de lever 151,5 milliards FCFA, dépassant largement l’objectif initial fixé à 125 milliards FCFA.

Selon les informations relayées par Financial Afrik, cette première phase de souscription, clôturée le 6 juin 2026, témoigne de la confiance accordée par les investisseurs aux perspectives économiques du pays ainsi qu’à la volonté des autorités de financer des projets structurants à travers des mécanismes innovants.

Un instrument financier au service du développement national

Lancé officiellement le 6 mai 2026 par le ministre de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, l’« Emprunt patriote » s’inscrit dans une stratégie visant à diversifier les sources de financement de l’État tout en renforçant la participation des Burkinabè, notamment ceux établis à l’étranger, aux efforts de développement national.

À l’issue de l’opération, le montant collecté dépasse de plus de 26 milliards FCFA l’objectif initial, confirmant l’intérêt suscité par cette initiative auprès des épargnants et des investisseurs.

Cette performance constitue également un signal fort quant à la capacité du Burkina Faso à mobiliser des ressources financières en dehors des circuits traditionnels de financement.

Deux tranches adaptées aux profils des investisseurs

L’opération a été structurée autour de deux tranches distinctes afin d’attirer un large éventail de souscripteurs.

La première tranche, d’un montant de 45 milliards FCFA, offre une maturité de cinq ans avec un taux d’intérêt de 6,75 %. La seconde, évaluée à 80 milliards FCFA, propose une durée de remboursement de sept ans assortie d’un rendement de 6,85 %.

Cette structuration a permis de répondre aux attentes des investisseurs recherchant à la fois rentabilité et sécurité, tout en contribuant au financement de projets d’intérêt national.

Des financements destinés à des projets stratégiques

Les ressources mobilisées serviront à soutenir plusieurs programmes prioritaires identifiés par les autorités burkinabè.

Parmi les projets annoncés figurent la création d’une zone franche industrielle agroalimentaire destinée à stimuler la transformation locale des produits agricoles, le développement d’infrastructures énergétiques, la construction de logements sociaux ainsi que la réalisation d’infrastructures routières.

Ces investissements s’inscrivent dans une vision de long terme visant à renforcer les capacités productives du pays, améliorer les conditions de vie des populations et soutenir la croissance économique.

La diaspora, un levier de financement de plus en plus stratégique

Au-delà du succès financier immédiat, cette opération met en lumière le rôle croissant de la diaspora dans le financement du développement africain.

À l’image de plusieurs pays du continent qui cherchent à mieux valoriser l’épargne de leurs ressortissants vivant à l’étranger, le Burkina Faso ambitionne de bâtir un mécanisme durable capable de canaliser ces ressources vers des investissements productifs.

Les autorités considèrent cette première expérience comme une étape importante vers la mise en place d’un modèle de financement plus autonome, reposant davantage sur les capacités d’investissement nationales et la contribution des communautés burkinabè établies à travers le monde.

Un signal positif pour l’économie burkinabè

Le succès de l’« Emprunt patriote » intervient dans un contexte où les États africains multiplient les initiatives pour sécuriser des ressources destinées au financement de leurs programmes de développement.

En dépassant largement son objectif de collecte, cette opération confirme l’existence d’un potentiel important de mobilisation de l’épargne nationale et de la diaspora. Elle renforce également la crédibilité des instruments financiers innovants mis en place par les autorités burkinabè pour soutenir les investissements stratégiques et accélérer la transformation économique du pays.

FB IMG 1752823322177 1536x1023 1 360x320

Mali : Bamako mise sur sa diaspora pour stimuler l’investissement productif.

Le gouvernement malien entend renforcer la contribution économique de sa diaspora en organisant la deuxième édition du Forum international de la diaspora, prévue du 16 au 18 juillet 2026 à Bamako. L’annonce a été faite à l’issue du Conseil des ministres du 3 juin, présidé par le Général d’Armée Assimi Goïta.

Placée sous le thème « La diaspora malienne et les investissements productifs : bâtir un Mali économiquement fort et durable », cette rencontre vise à encourager les Maliens établis à l’étranger à investir davantage dans des secteurs créateurs de richesse et d’emplois, au-delà des transferts financiers traditionnels destinés à la consommation des ménages.

Faire de la diaspora un moteur de développement

Le forum réunira des représentants du gouvernement, des institutions publiques, des investisseurs, des partenaires techniques et financiers, des organisations professionnelles, des collectivités territoriales ainsi que des membres de la diaspora malienne venus de différents pays d’Afrique, d’Europe et d’ailleurs.

L’objectif affiché est de renforcer les liens économiques entre le Mali et ses ressortissants établis à l’étranger, tout en favorisant les partenariats d’affaires, le transfert de compétences et le financement de projets structurants.

Au programme figurent des panels consacrés au financement des investissements, à l’amélioration du climat des affaires et à la valorisation de l’expertise de la diaspora. Des rencontres B2B, des expositions et des présentations de projets à fort potentiel sont également prévues. Les autorités annoncent par ailleurs la mise en place d’un guichet unique destiné à accompagner les investisseurs issus de la diaspora dans leurs démarches administratives et financières.

Des transferts de fonds essentiels pour l’économie malienne

La diaspora malienne constitue l’un des principaux soutiens financiers de l’économie nationale. Présente en grand nombre en Afrique de l’Ouest, notamment en Côte d’Ivoire, au Sénégal, en Mauritanie et au Niger, mais également en Europe, particulièrement en France, en Espagne et en Italie, elle contribue chaque année de manière significative aux revenus des ménages maliens.

Selon les estimations disponibles, les transferts de fonds des migrants maliens ont dépassé 1,2 milliard de dollars en 2024, représentant plus de 5 % du produit intérieur brut du pays. Ces ressources financent principalement les dépenses liées à l’éducation, à la santé, au logement et à la consommation courante.

Orienter davantage les ressources vers l’investissement

Face aux défis économiques auxquels le pays est confronté, les autorités souhaitent désormais canaliser une part plus importante de ces ressources vers des investissements productifs. L’ambition est de soutenir des secteurs stratégiques tels que l’agriculture, les petites et moyennes entreprises, l’immobilier, les services, les infrastructures locales et les projets de développement portés par les collectivités.

Cette stratégie s’inscrit dans une volonté plus large de mobiliser toutes les sources de financement disponibles pour stimuler la croissance économique et créer des opportunités d’emploi, notamment pour les jeunes.

Après une première édition organisée en 2025, le Forum international de la diaspora entend ainsi devenir un cadre permanent de dialogue et de coopération entre le Mali et ses ressortissants à l’étranger. Pour Bamako, l’enjeu est de transformer le potentiel financier et humain de la diaspora en un véritable levier de développement durable, dans un contexte marqué par d’importants besoins d’investissement et de modernisation de l’économie.

Emmanuel Assiak  FEDA CEO 819x1024 1 e1780426556969 750x375 1 360x320

Afreximbank : Emmanuel Assiak nommé Directeur général du FEDA pour accélérer les investissements stratégiques en Afrique.

Le Fonds de développement des exportations en Afrique (FEDA), la plateforme d’investissement à impact de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), a annoncé la nomination d’Emmanuel Assiak au poste de Directeur général. Officialisée le 2 juin 2026, cette décision prend effet rétroactivement au 15 décembre 2025.

Cette nomination intervient à un moment clé pour le FEDA, qui intensifie ses interventions afin de soutenir l’industrialisation du continent, renforcer les capacités d’exportation des économies africaines et mobiliser davantage de capitaux au profit des secteurs stratégiques.

Un acteur clé de la croissance et de la transformation économique africaine

Créé par Afreximbank, le FEDA a pour mission de combler le déficit de financement auquel sont confrontées de nombreuses entreprises africaines et de favoriser l’émergence d’industries capables de créer de la valeur ajoutée localement.

Dans un contexte marqué par des besoins croissants en investissements productifs et par une importante fuite des capitaux hors du continent, le Fonds joue un rôle de plus en plus important dans le financement de projets structurants destinés à renforcer la compétitivité des économies africaines.

La nomination d’Emmanuel Assiak s’inscrit ainsi dans une stratégie visant à consolider les acquis du Fonds et à accélérer son déploiement à travers le continent.

Un spécialiste du capital-investissement à la tête du Fonds

Fort de plus de trente années d’expérience dans les services financiers, dont près de vingt ans dans le capital-investissement, Emmanuel Assiak dispose d’une solide expertise en matière de structuration financière, de mobilisation de capitaux et de gestion d’investissements.

Au cours de sa carrière, il a piloté de nombreuses opérations de financement en Afrique et accompagné des projets dans des secteurs variés, contribuant au développement de plusieurs entreprises à fort potentiel.

Membre de l’équipe fondatrice du FEDA, il a joué un rôle déterminant dans la création des plateformes d’investissement du Fonds ainsi que dans la constitution de son portefeuille d’actifs. Après avoir occupé le poste de directeur des investissements pendant plus de six ans, il assurait la direction générale par intérim depuis novembre 2025.

Un parcours marqué par la finance et l’investissement

Avant de rejoindre le FEDA en 2019, Emmanuel Assiak a exercé les fonctions de vice-président et associé principal au sein d’African Capital Alliance, l’une des principales sociétés de capital-investissement du continent.

Il a également occupé plusieurs postes de responsabilité dans le secteur bancaire nigérian, notamment au sein de Zenith Bank et de Continental Trust Bank, aujourd’hui intégrée au groupe UBA.

Sur le plan académique, il est titulaire d’un MBA de la Manchester Business School et diplômé en économie des universités de Lagos et de Cross River State. Il est également Fellow de l’Institut des experts-comptables du Nigéria.

Accélérer l’industrialisation et le commerce africain

Le président d’Afreximbank, George Elombi, a salué cette nomination, estimant qu’elle permettra au FEDA de poursuivre sa mission de mobilisation d’investissements stratégiques au service de l’industrialisation, de la création de valeur et du développement du commerce intra-africain.

De son côté, Emmanuel Assiak a affirmé sa volonté de renforcer l’impact du Fonds en attirant davantage de capitaux vers les secteurs industriels et exportateurs. Son ambition est également de contribuer à l’intégration économique du continent en soutenant des projets capables de stimuler la transformation structurelle des économies africaines.

À travers cette nomination, le FEDA entend poursuivre son positionnement comme un acteur majeur du financement du développement en Afrique, au moment où le continent cherche à accélérer son industrialisation et à renforcer sa souveraineté économique.

684669148 1399776258844174 9192514665492068974 n 360x320

Forum PRICE 2026 à Paris : le Sénégal affine sa stratégie de compétitivité et d’investissement.

La première édition du Forum sur la Promotion des Investissements et la Compétitivité Économique (PRICE) s’est ouverte le 29 avril 2026 à Paris, à l’initiative de l’Ambassade du Sénégal en France. Pendant deux jours, responsables publics, investisseurs, chefs d’entreprise et partenaires institutionnels échangent autour d’un objectif commun : transformer le potentiel économique du Sénégal en projets structurants et compétitifs à long terme.

La diaspora, un levier appelé à changer de dimension

Au centre des discussions, la diaspora sénégalaise est repositionnée comme un acteur stratégique du développement économique. Au-delà de son rôle traditionnel dans les transferts de fonds, elle est désormais envisagée comme une force d’investissement productif et de transfert de compétences.

Le directeur général de l’APIX, Bakary Séga Bathily, a souligné la nécessité de renforcer les liens entre les talents établis à l’étranger et les opportunités offertes par les pôles économiques en développement au Sénégal, afin de favoriser une implication plus directe dans la création de valeur.

Diversification économique et compétitivité hors hydrocarbures

Un autre axe central du forum porte sur la transformation structurelle de l’économie sénégalaise. Les échanges ont mis en avant l’importance de l’innovation, du renforcement des partenariats stratégiques et de l’émergence de champions économiques africains.

L’objectif affiché est de réduire progressivement la dépendance aux hydrocarbures et de diversifier les moteurs de croissance, en cohérence avec la Vision Sénégal 2050. La présence de hauts responsables, dont le ministre d’État Al Aminou Lo et l’ambassadeur Baye Moctar Diop, illustre le caractère stratégique accordé à cette réorientation.

Les territoires au cœur de la nouvelle dynamique de développement

L’un des moments marquants de la première journée a été l’intervention du Délégué général de la DGPU, Bara Diouf, qui a défendu une approche territoriale du développement. Selon cette vision, la croissance économique ne doit plus être concentrée, mais répartie à travers des pôles structurés et interconnectés.

Cette stratégie repose sur une meilleure articulation entre urbanisme, mobilité et développement économique afin de créer des environnements attractifs pour les investisseurs. Le pôle de Diamniadio est cité comme une illustration de cette approche intégrée.

Spécialisation des territoires et économie durable

Le forum a également mis en avant le principe de spécialisation économique des territoires. Chaque pôle est appelé à développer une identité propre, fondée sur ses avantages comparatifs. Le cas du Lac Rose est notamment présenté comme un espace de diversification combinant tourisme, numérique et artisanat.

Par ailleurs, l’économie circulaire s’impose progressivement comme un levier de compétitivité. L’optimisation des ressources et la durabilité sont désormais perçues comme des facteurs de performance économique et non comme de simples contraintes environnementales.

Un forum orienté vers l’action et les investissements concrets

Au-delà des échanges conceptuels, le Forum PRICE 2026 ambitionne de devenir un outil opérationnel de suivi et de mise en œuvre. En installant ce cadre de dialogue en Europe, le Sénégal cherche à renforcer l’attractivité de son économie et à transformer les intentions en investissements concrets.

Les travaux se poursuivent avec des sessions consacrées aux industries culturelles, créatives et au tourisme, confirmant la volonté des autorités de diversifier les sources de croissance.

En filigrane, cette première édition dessine les contours d’un nouveau modèle économique sénégalais, fondé sur la mobilisation de la diaspora, la valorisation des territoires et le développement de secteurs à forte valeur ajoutée.

672676320 1282706457284577 1569854599120959417 n 360x320

Guinée : vers une refonte stratégique du Code des investissements

Le gouvernement guinéen a officiellement lancé, mardi 14 avril 2026, le processus de refonte du Code des investissements, une réforme d’envergure destinée à redéfinir les fondements de la politique économique nationale. Pilotée par le ministère de l’Industrie et du Commerce, cette initiative s’inscrit dans une dynamique de renforcement de l’attractivité du pays, tout en recentrant les priorités sur un développement plus inclusif et souverain.

La cérémonie de lancement, présidée par le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a réuni plusieurs membres du gouvernement, des représentants du secteur privé ainsi que des partenaires économiques, témoignant de l’importance accordée à cette réforme.

Une réforme à forte portée politique

Au-delà de son aspect technique, la révision du Code des investissements est présentée par les autorités comme un choix politique structurant. Elle s’inscrit dans la vision du chef de l’État, le général Mamadi Doumbouya, qui ambitionne de redéfinir le modèle économique du pays.

La ministre de l’Industrie et du Commerce, Fatima Camara, a souligné la dimension stratégique de cette réforme. Selon elle, il s’agit de rompre avec des approches jugées trop passives pour construire une économie davantage orientée vers les intérêts nationaux. Elle a notamment insisté sur la nécessité de reprendre le contrôle de la trajectoire économique du pays et de garantir que les retombées des investissements bénéficient en priorité aux populations guinéennes.

Vers un cadre plus sélectif et orienté vers la valeur ajoutée

Au cœur de cette refonte se dessine une nouvelle doctrine en matière d’investissements. L’objectif affiché est d’attirer des capitaux, mais selon des critères plus exigeants, en cohérence avec les priorités de développement du pays.

Le futur Code devrait ainsi privilégier les projets à forte valeur ajoutée, notamment ceux favorisant la transformation locale des ressources et le transfert de compétences. Cette orientation traduit une volonté claire de passer d’un modèle principalement incitatif à un cadre plus sélectif, capable d’orienter les investissements vers des secteurs jugés stratégiques pour l’économie guinéenne.

Le secteur privé au cœur de la dynamique

Lors de son intervention, le Premier ministre Amadou Oury Bah a rappelé le rôle central du secteur privé dans la stratégie de croissance du pays. Il a souligné que les réformes engagées visent à créer un environnement propice au développement des entreprises, qu’elles soient nationales ou internationales.

Dans cette perspective, les autorités entendent renforcer les conditions d’investissement afin de favoriser l’émergence d’un secteur privé plus robuste et compétitif. Présent à la cérémonie, un représentant du patronat a salué une réforme ambitieuse, estimant qu’elle pourrait contribuer à attirer des investissements plus durables et mieux structurés, en phase avec les besoins de l’économie nationale.

Une réforme attendue pour repositionner l’économie guinéenne

À travers cette refonte, la Guinée cherche à se doter d’un outil juridique moderne, capable d’accompagner ses ambitions économiques. En misant sur une approche plus stratégique et sélective, les autorités espèrent non seulement accroître l’attractivité du pays, mais aussi garantir un impact plus significatif des investissements sur le développement économique et social.

574601670 122151281858844061 3662015624247726033 n 1 360x320

La Guinée dans le top 10 africain des pays les plus attractifs pour les investissements étrangers : un succès porté par la vision du Président Mamadi Doumbouya.

La Guinée franchit une étape majeure sur la voie de son émergence économique. Selon les derniers rapports sur les flux d’investissements directs étrangers (IDE) en Afrique pour l’année 2025, le pays figure désormais parmi les dix destinations africaines les plus attractives pour les capitaux internationaux, se classant à la 10ᵉ place.

Cette performance remarquable illustre la transformation structurelle engagée depuis l’arrivée au pouvoir du Général Mamadi Doumbouya, et la volonté politique affirmée de faire de la Guinée un pôle de stabilité, de productivité et de souveraineté économique.

Une dynamique portée par des réformes et des projets d’envergure

Sous l’impulsion du Chef de l’État, plusieurs secteurs stratégiques ont connu une accélération sans précédent.
Le méga-projet Simandou, symbole du renouveau industriel guinéen, incarne cette ambition de valoriser pleinement les ressources nationales, tout en garantissant des retombées concrètes pour les populations.

Parallèlement, le gouvernement a multiplié les investissements dans les infrastructures essentielles :

  • amélioration du réseau routier et ferroviaire pour fluidifier le transport des marchandises ;

  • extension des réseaux électriques et énergétiques pour soutenir la compétitivité des entreprises ;

  • modernisation des infrastructures sanitaires et éducatives, vecteurs de développement humain durable.

 Un climat des affaires en pleine mutation

Grâce à une meilleure gouvernance, à la transparence accrue dans la gestion des ressources et à la sécurisation du cadre juridique des investissements, la Guinée attire désormais des partenaires internationaux majeurs.
Ces efforts sont également soutenus par la digitalisation des services publics, la simplification des procédures administratives et la lutte contre la corruption — autant de réformes qui renforcent la confiance des investisseurs.

 Une vision d’avenir claire : la Guinée émergente

La stratégie du Président Mamadi Doumbouya repose sur une conviction forte : l’autonomie économique et la souveraineté nationale passent par la maîtrise des leviers du développement.
C’est dans cette logique que s’inscrivent le Programme Simandou 2040, la montée en puissance de sociétés minières nationales comme Nimba Mining Company S.A., et la diversification progressive de l’économie vers les secteurs de l’agriculture, de l’énergie et du numérique.

Avec une croissance soutenue, une jeunesse dynamique et une gouvernance tournée vers l’efficacité, la Guinée s’affirme désormais comme un acteur clé de la transformation économique du continent africain.

La Guinée est en marche vers l’émergence.
Son potentiel est immense, sa vision est claire, et l’avenir s’écrit dès maintenant — sous le signe de la souveraineté, de la fierté et du progrès partagé. 🇬🇳