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Mali : Bamako mise sur sa diaspora pour stimuler l’investissement productif.

Le gouvernement malien entend renforcer la contribution économique de sa diaspora en organisant la deuxième édition du Forum international de la diaspora, prévue du 16 au 18 juillet 2026 à Bamako. L’annonce a été faite à l’issue du Conseil des ministres du 3 juin, présidé par le Général d’Armée Assimi Goïta.

Placée sous le thème « La diaspora malienne et les investissements productifs : bâtir un Mali économiquement fort et durable », cette rencontre vise à encourager les Maliens établis à l’étranger à investir davantage dans des secteurs créateurs de richesse et d’emplois, au-delà des transferts financiers traditionnels destinés à la consommation des ménages.

Faire de la diaspora un moteur de développement

Le forum réunira des représentants du gouvernement, des institutions publiques, des investisseurs, des partenaires techniques et financiers, des organisations professionnelles, des collectivités territoriales ainsi que des membres de la diaspora malienne venus de différents pays d’Afrique, d’Europe et d’ailleurs.

L’objectif affiché est de renforcer les liens économiques entre le Mali et ses ressortissants établis à l’étranger, tout en favorisant les partenariats d’affaires, le transfert de compétences et le financement de projets structurants.

Au programme figurent des panels consacrés au financement des investissements, à l’amélioration du climat des affaires et à la valorisation de l’expertise de la diaspora. Des rencontres B2B, des expositions et des présentations de projets à fort potentiel sont également prévues. Les autorités annoncent par ailleurs la mise en place d’un guichet unique destiné à accompagner les investisseurs issus de la diaspora dans leurs démarches administratives et financières.

Des transferts de fonds essentiels pour l’économie malienne

La diaspora malienne constitue l’un des principaux soutiens financiers de l’économie nationale. Présente en grand nombre en Afrique de l’Ouest, notamment en Côte d’Ivoire, au Sénégal, en Mauritanie et au Niger, mais également en Europe, particulièrement en France, en Espagne et en Italie, elle contribue chaque année de manière significative aux revenus des ménages maliens.

Selon les estimations disponibles, les transferts de fonds des migrants maliens ont dépassé 1,2 milliard de dollars en 2024, représentant plus de 5 % du produit intérieur brut du pays. Ces ressources financent principalement les dépenses liées à l’éducation, à la santé, au logement et à la consommation courante.

Orienter davantage les ressources vers l’investissement

Face aux défis économiques auxquels le pays est confronté, les autorités souhaitent désormais canaliser une part plus importante de ces ressources vers des investissements productifs. L’ambition est de soutenir des secteurs stratégiques tels que l’agriculture, les petites et moyennes entreprises, l’immobilier, les services, les infrastructures locales et les projets de développement portés par les collectivités.

Cette stratégie s’inscrit dans une volonté plus large de mobiliser toutes les sources de financement disponibles pour stimuler la croissance économique et créer des opportunités d’emploi, notamment pour les jeunes.

Après une première édition organisée en 2025, le Forum international de la diaspora entend ainsi devenir un cadre permanent de dialogue et de coopération entre le Mali et ses ressortissants à l’étranger. Pour Bamako, l’enjeu est de transformer le potentiel financier et humain de la diaspora en un véritable levier de développement durable, dans un contexte marqué par d’importants besoins d’investissement et de modernisation de l’économie.

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Afreximbank : Emmanuel Assiak nommé Directeur général du FEDA pour accélérer les investissements stratégiques en Afrique.

Le Fonds de développement des exportations en Afrique (FEDA), la plateforme d’investissement à impact de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), a annoncé la nomination d’Emmanuel Assiak au poste de Directeur général. Officialisée le 2 juin 2026, cette décision prend effet rétroactivement au 15 décembre 2025.

Cette nomination intervient à un moment clé pour le FEDA, qui intensifie ses interventions afin de soutenir l’industrialisation du continent, renforcer les capacités d’exportation des économies africaines et mobiliser davantage de capitaux au profit des secteurs stratégiques.

Un acteur clé de la croissance et de la transformation économique africaine

Créé par Afreximbank, le FEDA a pour mission de combler le déficit de financement auquel sont confrontées de nombreuses entreprises africaines et de favoriser l’émergence d’industries capables de créer de la valeur ajoutée localement.

Dans un contexte marqué par des besoins croissants en investissements productifs et par une importante fuite des capitaux hors du continent, le Fonds joue un rôle de plus en plus important dans le financement de projets structurants destinés à renforcer la compétitivité des économies africaines.

La nomination d’Emmanuel Assiak s’inscrit ainsi dans une stratégie visant à consolider les acquis du Fonds et à accélérer son déploiement à travers le continent.

Un spécialiste du capital-investissement à la tête du Fonds

Fort de plus de trente années d’expérience dans les services financiers, dont près de vingt ans dans le capital-investissement, Emmanuel Assiak dispose d’une solide expertise en matière de structuration financière, de mobilisation de capitaux et de gestion d’investissements.

Au cours de sa carrière, il a piloté de nombreuses opérations de financement en Afrique et accompagné des projets dans des secteurs variés, contribuant au développement de plusieurs entreprises à fort potentiel.

Membre de l’équipe fondatrice du FEDA, il a joué un rôle déterminant dans la création des plateformes d’investissement du Fonds ainsi que dans la constitution de son portefeuille d’actifs. Après avoir occupé le poste de directeur des investissements pendant plus de six ans, il assurait la direction générale par intérim depuis novembre 2025.

Un parcours marqué par la finance et l’investissement

Avant de rejoindre le FEDA en 2019, Emmanuel Assiak a exercé les fonctions de vice-président et associé principal au sein d’African Capital Alliance, l’une des principales sociétés de capital-investissement du continent.

Il a également occupé plusieurs postes de responsabilité dans le secteur bancaire nigérian, notamment au sein de Zenith Bank et de Continental Trust Bank, aujourd’hui intégrée au groupe UBA.

Sur le plan académique, il est titulaire d’un MBA de la Manchester Business School et diplômé en économie des universités de Lagos et de Cross River State. Il est également Fellow de l’Institut des experts-comptables du Nigéria.

Accélérer l’industrialisation et le commerce africain

Le président d’Afreximbank, George Elombi, a salué cette nomination, estimant qu’elle permettra au FEDA de poursuivre sa mission de mobilisation d’investissements stratégiques au service de l’industrialisation, de la création de valeur et du développement du commerce intra-africain.

De son côté, Emmanuel Assiak a affirmé sa volonté de renforcer l’impact du Fonds en attirant davantage de capitaux vers les secteurs industriels et exportateurs. Son ambition est également de contribuer à l’intégration économique du continent en soutenant des projets capables de stimuler la transformation structurelle des économies africaines.

À travers cette nomination, le FEDA entend poursuivre son positionnement comme un acteur majeur du financement du développement en Afrique, au moment où le continent cherche à accélérer son industrialisation et à renforcer sa souveraineté économique.

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Forum PRICE 2026 à Paris : le Sénégal affine sa stratégie de compétitivité et d’investissement.

La première édition du Forum sur la Promotion des Investissements et la Compétitivité Économique (PRICE) s’est ouverte le 29 avril 2026 à Paris, à l’initiative de l’Ambassade du Sénégal en France. Pendant deux jours, responsables publics, investisseurs, chefs d’entreprise et partenaires institutionnels échangent autour d’un objectif commun : transformer le potentiel économique du Sénégal en projets structurants et compétitifs à long terme.

La diaspora, un levier appelé à changer de dimension

Au centre des discussions, la diaspora sénégalaise est repositionnée comme un acteur stratégique du développement économique. Au-delà de son rôle traditionnel dans les transferts de fonds, elle est désormais envisagée comme une force d’investissement productif et de transfert de compétences.

Le directeur général de l’APIX, Bakary Séga Bathily, a souligné la nécessité de renforcer les liens entre les talents établis à l’étranger et les opportunités offertes par les pôles économiques en développement au Sénégal, afin de favoriser une implication plus directe dans la création de valeur.

Diversification économique et compétitivité hors hydrocarbures

Un autre axe central du forum porte sur la transformation structurelle de l’économie sénégalaise. Les échanges ont mis en avant l’importance de l’innovation, du renforcement des partenariats stratégiques et de l’émergence de champions économiques africains.

L’objectif affiché est de réduire progressivement la dépendance aux hydrocarbures et de diversifier les moteurs de croissance, en cohérence avec la Vision Sénégal 2050. La présence de hauts responsables, dont le ministre d’État Al Aminou Lo et l’ambassadeur Baye Moctar Diop, illustre le caractère stratégique accordé à cette réorientation.

Les territoires au cœur de la nouvelle dynamique de développement

L’un des moments marquants de la première journée a été l’intervention du Délégué général de la DGPU, Bara Diouf, qui a défendu une approche territoriale du développement. Selon cette vision, la croissance économique ne doit plus être concentrée, mais répartie à travers des pôles structurés et interconnectés.

Cette stratégie repose sur une meilleure articulation entre urbanisme, mobilité et développement économique afin de créer des environnements attractifs pour les investisseurs. Le pôle de Diamniadio est cité comme une illustration de cette approche intégrée.

Spécialisation des territoires et économie durable

Le forum a également mis en avant le principe de spécialisation économique des territoires. Chaque pôle est appelé à développer une identité propre, fondée sur ses avantages comparatifs. Le cas du Lac Rose est notamment présenté comme un espace de diversification combinant tourisme, numérique et artisanat.

Par ailleurs, l’économie circulaire s’impose progressivement comme un levier de compétitivité. L’optimisation des ressources et la durabilité sont désormais perçues comme des facteurs de performance économique et non comme de simples contraintes environnementales.

Un forum orienté vers l’action et les investissements concrets

Au-delà des échanges conceptuels, le Forum PRICE 2026 ambitionne de devenir un outil opérationnel de suivi et de mise en œuvre. En installant ce cadre de dialogue en Europe, le Sénégal cherche à renforcer l’attractivité de son économie et à transformer les intentions en investissements concrets.

Les travaux se poursuivent avec des sessions consacrées aux industries culturelles, créatives et au tourisme, confirmant la volonté des autorités de diversifier les sources de croissance.

En filigrane, cette première édition dessine les contours d’un nouveau modèle économique sénégalais, fondé sur la mobilisation de la diaspora, la valorisation des territoires et le développement de secteurs à forte valeur ajoutée.

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Guinée : vers une refonte stratégique du Code des investissements

Le gouvernement guinéen a officiellement lancé, mardi 14 avril 2026, le processus de refonte du Code des investissements, une réforme d’envergure destinée à redéfinir les fondements de la politique économique nationale. Pilotée par le ministère de l’Industrie et du Commerce, cette initiative s’inscrit dans une dynamique de renforcement de l’attractivité du pays, tout en recentrant les priorités sur un développement plus inclusif et souverain.

La cérémonie de lancement, présidée par le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a réuni plusieurs membres du gouvernement, des représentants du secteur privé ainsi que des partenaires économiques, témoignant de l’importance accordée à cette réforme.

Une réforme à forte portée politique

Au-delà de son aspect technique, la révision du Code des investissements est présentée par les autorités comme un choix politique structurant. Elle s’inscrit dans la vision du chef de l’État, le général Mamadi Doumbouya, qui ambitionne de redéfinir le modèle économique du pays.

La ministre de l’Industrie et du Commerce, Fatima Camara, a souligné la dimension stratégique de cette réforme. Selon elle, il s’agit de rompre avec des approches jugées trop passives pour construire une économie davantage orientée vers les intérêts nationaux. Elle a notamment insisté sur la nécessité de reprendre le contrôle de la trajectoire économique du pays et de garantir que les retombées des investissements bénéficient en priorité aux populations guinéennes.

Vers un cadre plus sélectif et orienté vers la valeur ajoutée

Au cœur de cette refonte se dessine une nouvelle doctrine en matière d’investissements. L’objectif affiché est d’attirer des capitaux, mais selon des critères plus exigeants, en cohérence avec les priorités de développement du pays.

Le futur Code devrait ainsi privilégier les projets à forte valeur ajoutée, notamment ceux favorisant la transformation locale des ressources et le transfert de compétences. Cette orientation traduit une volonté claire de passer d’un modèle principalement incitatif à un cadre plus sélectif, capable d’orienter les investissements vers des secteurs jugés stratégiques pour l’économie guinéenne.

Le secteur privé au cœur de la dynamique

Lors de son intervention, le Premier ministre Amadou Oury Bah a rappelé le rôle central du secteur privé dans la stratégie de croissance du pays. Il a souligné que les réformes engagées visent à créer un environnement propice au développement des entreprises, qu’elles soient nationales ou internationales.

Dans cette perspective, les autorités entendent renforcer les conditions d’investissement afin de favoriser l’émergence d’un secteur privé plus robuste et compétitif. Présent à la cérémonie, un représentant du patronat a salué une réforme ambitieuse, estimant qu’elle pourrait contribuer à attirer des investissements plus durables et mieux structurés, en phase avec les besoins de l’économie nationale.

Une réforme attendue pour repositionner l’économie guinéenne

À travers cette refonte, la Guinée cherche à se doter d’un outil juridique moderne, capable d’accompagner ses ambitions économiques. En misant sur une approche plus stratégique et sélective, les autorités espèrent non seulement accroître l’attractivité du pays, mais aussi garantir un impact plus significatif des investissements sur le développement économique et social.

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La Guinée dans le top 10 africain des pays les plus attractifs pour les investissements étrangers : un succès porté par la vision du Président Mamadi Doumbouya.

La Guinée franchit une étape majeure sur la voie de son émergence économique. Selon les derniers rapports sur les flux d’investissements directs étrangers (IDE) en Afrique pour l’année 2025, le pays figure désormais parmi les dix destinations africaines les plus attractives pour les capitaux internationaux, se classant à la 10ᵉ place.

Cette performance remarquable illustre la transformation structurelle engagée depuis l’arrivée au pouvoir du Général Mamadi Doumbouya, et la volonté politique affirmée de faire de la Guinée un pôle de stabilité, de productivité et de souveraineté économique.

Une dynamique portée par des réformes et des projets d’envergure

Sous l’impulsion du Chef de l’État, plusieurs secteurs stratégiques ont connu une accélération sans précédent.
Le méga-projet Simandou, symbole du renouveau industriel guinéen, incarne cette ambition de valoriser pleinement les ressources nationales, tout en garantissant des retombées concrètes pour les populations.

Parallèlement, le gouvernement a multiplié les investissements dans les infrastructures essentielles :

  • amélioration du réseau routier et ferroviaire pour fluidifier le transport des marchandises ;

  • extension des réseaux électriques et énergétiques pour soutenir la compétitivité des entreprises ;

  • modernisation des infrastructures sanitaires et éducatives, vecteurs de développement humain durable.

 Un climat des affaires en pleine mutation

Grâce à une meilleure gouvernance, à la transparence accrue dans la gestion des ressources et à la sécurisation du cadre juridique des investissements, la Guinée attire désormais des partenaires internationaux majeurs.
Ces efforts sont également soutenus par la digitalisation des services publics, la simplification des procédures administratives et la lutte contre la corruption — autant de réformes qui renforcent la confiance des investisseurs.

 Une vision d’avenir claire : la Guinée émergente

La stratégie du Président Mamadi Doumbouya repose sur une conviction forte : l’autonomie économique et la souveraineté nationale passent par la maîtrise des leviers du développement.
C’est dans cette logique que s’inscrivent le Programme Simandou 2040, la montée en puissance de sociétés minières nationales comme Nimba Mining Company S.A., et la diversification progressive de l’économie vers les secteurs de l’agriculture, de l’énergie et du numérique.

Avec une croissance soutenue, une jeunesse dynamique et une gouvernance tournée vers l’efficacité, la Guinée s’affirme désormais comme un acteur clé de la transformation économique du continent africain.

La Guinée est en marche vers l’émergence.
Son potentiel est immense, sa vision est claire, et l’avenir s’écrit dès maintenant — sous le signe de la souveraineté, de la fierté et du progrès partagé. 🇬🇳