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Guinée–Gambie : Adama Barrow reçu à Conakry pour consolider la coopération bilatérale

Le Président gambien Adama BARROW a été reçu ce mercredi 2 septembre 2026 dans le cadre d’une visite officielle à Conakry, placée sous le signe du renforcement des relations d’amitié, de fraternité et de coopération entre la Guinée et la Gambie.
C’est à l’Aéroport international Ahmed Sékou Touré que le Chef de l’État gambien a été accueilli à son arrivée par le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Amadou Oury BAH, représentant le Président de la République, S.E Mamadi DOUMBOUYA.
Après les honneurs protocolaires et les salutations d’usage au Pavillon présidentiel, le Président Adama BARROW s’est rendu au Palais Mohammed V, où il doit avoir un entretien avec le Président Mamadi DOUMBOUYA, consacré aux relations bilatérales et aux questions d’intérêt commun.
Cette visite intervient dans un contexte où la Guinée et la Gambie souhaitent approfondir leurs relations dans les domaines économique et social, tout en favorisant davantage les échanges entre leurs populations.
Au-delà des rencontres officielles, le déplacement du Président gambien revêt une dimension particulière compte tenu des liens historiques qui unissent les deux pays.
La proximité entre les peuples guinéen et gambien s’appuie en effet sur une histoire, des affinités culturelles et des relations humaines anciennes, auxquelles se sont ajoutées au fil des années des relations diplomatiques et économiques.
La présence de S.E Adama BARROW à Conakry traduit ainsi la volonté des deux États de maintenir un dialogue régulier et de renforcer leur partenariat autour d’intérêts communs. Elle offre également l’occasion de réaffirmer l’importance des relations entre la Guinée et la Gambie dans la dynamique de coopération régionale en Afrique de l’Ouest.

DCI-PRG

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Sénégal–Gambie : Dakar et Banjul scellent un accord sur la délimitation de leur frontière commune.

Sénégal–Gambie : Dakar et Banjul scellent un accord sur la délimitation de leur frontière commune
Après plusieurs années de discussions et une récente montée des tensions à Bulock, les deux pays annoncent une avancée majeure vers une gestion concertée de leur frontière

Le Sénégal et la Gambie ont franchi une étape importante dans le règlement de leurs questions frontalières. Les deux pays sont parvenus à un accord définitif sur la délimitation de leur frontière commune, au terme d’un processus de dialogue et de concertation engagé depuis plusieurs années.

L’annonce a été faite par le Secrétariat permanent sénégalo-gambien, qui a salué l’aboutissement des travaux menés conformément aux orientations des chefs d’État des deux pays. Dakar et Banjul ont ainsi privilégié les mécanismes de dialogue bilatéral et l’esprit de fraternité pour parvenir à une solution consensuelle à une question sensible.

Les opérations de réaffirmation de la frontière reprendront le 15 août

Dans le prolongement de cet accord, les activités conjointes de réaffirmation et de densification de la frontière sud doivent reprendre à compter du 15 août 2026.

Les opérations concerneront dans un premier temps le tronçon compris entre Touba Tranquil–Dar Salam et Saré Yoro Guèye–Jahanka. Ces travaux doivent permettre de matérialiser plus clairement la ligne frontalière et de renforcer la coordination entre les administrations et les forces chargées de la surveillance des deux côtés de la frontière.

Cette reprise intervient alors que la question de la gestion de la frontière avait récemment suscité des tensions, notamment autour de la zone de Bulock, dans la région gambienne de la Côte-Ouest.

L’incident de Bulock avait ravivé les tensions entre les deux pays

Le 17 juillet dernier, le gouvernement gambien avait dénoncé un incident survenu au niveau du poste-frontière militaire de Bulock. Banjul avait alors accusé des éléments des Forces armées sénégalaises d’avoir détruit une partie de la clôture d’une installation militaire gambienne, sans concertation préalable avec les autorités concernées.

Dans un communiqué, le porte-parole du gouvernement gambien et conseiller présidentiel chargé de la diaspora, Ebrima G. Sankareh, avait qualifié l’incident de « profondément provocateur » et de « totalement inacceptable ».

Selon les autorités gambiennes, une partie de la clôture d’une installation des Forces armées gambiennes avait été démolie en dehors des mécanismes militaires et diplomatiques bilatéraux établis entre les deux pays.

Malgré la fermeté de sa réaction, Banjul avait indiqué privilégier une résolution pacifique du différend. Le gouvernement gambien avait précisé qu’un dialogue diplomatique avec Dakar était engagé et que la question devait être examinée dans le cadre du Comité militaire conjoint, ainsi que des autres mécanismes bilatéraux existants.

Les autorités gambiennes avaient également assuré que la situation sécuritaire restait « calme et totalement sous contrôle », tout en saluant la retenue de leurs forces armées afin d’éviter toute escalade.

Dakar rappelle l’existence de discussions bilatérales sur la zone

De son côté, le Sénégal avait également réaffirmé sa volonté de régler la question par le dialogue.

Dans une déclaration du ministère sénégalais de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, Dakar avait rappelé que les relations entre les deux pays reposent sur des « liens historiques de fraternité, de bon voisinage et de coopération stratégique ».

Les autorités sénégalaises avaient toutefois indiqué avoir, à plusieurs reprises, attiré l’attention de la partie gambienne sur certaines installations et activités considérées comme des empiètements présumés sur le territoire sénégalais et incompatibles avec une gestion concertée de la frontière.

Dakar avait également précisé que l’incident du 16 juillet ne constituait pas une remise en cause de la souveraineté gambienne ni une volonté de détériorer les relations entre les deux États. Le Sénégal avait ainsi appelé à poursuivre les discussions dans le cadre des mécanismes diplomatiques et bilatéraux déjà établis.

Un accord qui intervient dans un contexte de coopération étroite

Au-delà des différends ponctuels, le Sénégal et la Gambie entretiennent des relations particulièrement étroites, liées à leur proximité géographique, historique et culturelle.

Les deux pays coopèrent notamment dans les domaines de la défense, de la sécurité, du commerce, de la gestion des frontières et du développement économique. La configuration géographique de la Gambie, enclavée à l’intérieur du territoire sénégalais à l’exception de son ouverture sur l’océan Atlantique, rend par ailleurs la coopération transfrontalière particulièrement stratégique.

Dans ce contexte, la délimitation précise et consensuelle de la frontière apparaît comme un enjeu essentiel pour faciliter la circulation, sécuriser les zones frontalières et prévenir les incidents susceptibles d’affecter les relations entre les deux États.

Dakar et Banjul veulent désormais tourner la page

L’accord annoncé par le Secrétariat permanent sénégalo-gambien constitue ainsi une avancée significative dans le règlement de la question frontalière. Il intervient après une séquence de tensions qui aura rappelé l’importance d’une coordination permanente entre les autorités des deux pays.

Le Secrétariat permanent a salué les efforts déployés par Alieu Njie, président de la Commission nationale des frontières de Gambie, et le général de division Cheikh M. L. B. Camara, président de la Commission nationale de gestion des frontières du Sénégal, dont l’implication a contribué à l’aboutissement du processus.

La reprise des opérations de réaffirmation et de densification de la frontière, prévue à partir du 15 août, devrait désormais permettre de traduire l’accord politique en actions concrètes sur le terrain.

Pour Dakar comme pour Banjul, l’objectif est désormais de consolider cette dynamique afin de prévenir de nouveaux incidents, renforcer la coopération transfrontalière et préserver les relations historiques de fraternité et de bon voisinage qui unissent les deux peuples.

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Gambie : Aliko Dangote annonce un investissement de 2 milliards de dollars pour renforcer la sécurité énergétique.

La Gambie s’apprête à franchir une nouvelle étape dans le développement de son secteur énergétique. En marge des réunions 2026 du Caucus africain, organisées à Banjul, le président-directeur général du Dangote Group, Aliko Dangote, a annoncé un engagement d’investissement de 2 milliards de dollars destiné à financer deux projets d’envergure : la construction d’une centrale solaire de 250 mégawatts et la mise en place d’un dépôt stratégique de stockage de carburants.

Cette initiative, dévoilée à l’issue d’une audience accordée par le président gambien Adama Barrow à la State House, illustre la volonté des autorités de renforcer durablement les capacités énergétiques du pays tout en consolidant son attractivité auprès des investisseurs africains.

Deux infrastructures majeures pour transformer le secteur énergétique

Selon la présidence gambienne, les investissements porteront sur la réalisation d’un parc solaire de 250 MW et d’un terminal moderne de stockage de produits pétroliers.

Le futur parc solaire devrait augmenter de manière significative la capacité nationale de production d’électricité, réduire la dépendance du pays aux énergies fossiles et accélérer la transition vers un modèle énergétique plus durable. Les autorités espèrent ainsi améliorer l’accès à une électricité plus fiable et plus abordable pour les ménages, les entreprises et les industries.

En parallèle, la création d’un dépôt stratégique de carburants vise à renforcer les capacités nationales de stockage afin de sécuriser l’approvisionnement en produits pétroliers, de limiter les risques de pénuries et de favoriser une meilleure stabilité des prix sur le marché intérieur.

Un partenariat porté par le Dangote Group et First Bank

La rencontre entre le chef de l’État gambien et Aliko Dangote s’est tenue en présence d’Olusegun Alebiosu, directeur général de First Bank Group, partenaire financier du projet.

Les deux parties ont convenu d’engager les démarches nécessaires à la concrétisation de ces investissements, notamment à travers la signature des accords de partenariat, la réalisation des études de faisabilité et la mise en place de mécanismes conjoints chargés du suivi et de l’exécution des projets.

L’objectif est de garantir une mise en œuvre conforme aux standards internationaux et de permettre un démarrage rapide des différentes phases de développement.

Un signal fort pour l’économie gambienne

Le président Adama Barrow a salué cet engagement comme un témoignage de confiance dans la stabilité politique, les réformes économiques et l’amélioration du climat des affaires en Gambie.

Il a assuré que son gouvernement mobiliserait l’ensemble des ministères et des agences compétentes afin de faciliter les procédures administratives et d’accélérer la réalisation des deux infrastructures.

De son côté, Aliko Dangote a réaffirmé la confiance de son groupe dans le potentiel économique de la Gambie et son ambition de contribuer au développement d’infrastructures énergétiques capables de soutenir la croissance du pays sur le long terme.

Un levier pour la transition énergétique et l’intégration économique africaine

Pour les autorités gambiennes, cet investissement constitue une étape majeure de leur stratégie de développement économique. Au-delà du renforcement de la sécurité énergétique nationale, ces projets devraient stimuler l’activité industrielle, améliorer l’attractivité du pays pour les investisseurs et favoriser la création d’emplois.

Ils s’inscrivent également dans une dynamique plus large de promotion des investissements intra-africains, illustrant le rôle croissant des grands groupes du continent dans le financement des infrastructures stratégiques et dans l’accélération de la transition énergétique en Afrique.