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Sénégal : le Grand Magal pèse 630 milliards de FCFA.

Touba. Dans la cité sainte du mouridisme, les foules convergent comme chaque année vers la Grande Mosquée.

Mais derrière la ferveur religieuse du Grand Magal se dessine une autre réalité : celle d’un événement devenu un acteur économique majeur du Sénégal. Selon une étude conjointe de l’Université Alioune Diop de Bambey et de l’Université Cheikh Ahmadoul Khadim de Touba, les retombées économiques du pèlerinage atteindraient désormais près de 630 milliards de francs CFA, contre 250 milliards en 2017.

Pour un observateur extérieur, le Magal est d’abord une manifestation spirituelle commémorant l’exil de Cheikh Ahmadou Bamba par l’administration coloniale française en 1895. Pour les économistes, il ressemble de plus en plus à un gigantesque marché temporaire dont l’influence s’étend bien au-delà des frontières de Touba. 

La croissance de son impact reflète plusieurs tendances. La ville de Touba elle-même a connu une expansion démographique spectaculaire, tandis que le pèlerinage attire un nombre croissant de fidèles sénégalais et issus de la diaspora. Les chercheurs évoquent une affluence pouvant dépasser cinq millions de personnes, créant une explosion de la demande en nourriture, transport, hébergement et services financiers. 

Comme souvent en Afrique de l’Ouest, les premiers bénéficiaires sont les secteurs agricole et pastoral. Des centaines de milliers de volailles et des dizaines de milliers de ruminants sont consommés pendant la période du Magal. Cette demande exceptionnelle irrigue les chaînes de valeur du pays, depuis les producteurs de Casamance jusqu’aux éleveurs du bassin arachidier. Plus de 600 000 poulets seraient consommés durant l’événement, illustrant l’ampleur de cette économie de pèlerinage. 

Les services financiers profitent également de ce boom saisonnier. Les opérateurs de mobile money enregistreraient une hausse d’au moins 60 % de leur chiffre d’affaires durant le Magal, portée par les transferts d’argent de la diaspora et des familles qui financent l’accueil des pèlerins. Dans un pays où les paiements numériques gagnent du terrain, le pèlerinage agit comme un accélérateur temporaire de l’activité financière. 

L’étude révèle cependant un paradoxe. Si le Magal génère une richesse considérable, une partie importante de la valeur ajoutée est produite hors de Touba. Les produits agricoles, les denrées alimentaires et de nombreux biens consommés durant l’événement proviennent d’autres régions du Sénégal. Certains économistes plaident donc pour une industrialisation accrue de la ville afin qu’elle capture une plus grande part des bénéfices générés par le pèlerinage. 

Les chercheurs avancent même des pistes concrètes. Le développement de filières de transformation du cuir à partir des peaux issues des sacrifices, ou encore le renforcement d’une production agricole locale destinée à remplacer certaines importations, pourraient créer plusieurs dizaines de milliers d’emplois au cours des prochaines années. 

Cette évolution témoigne d’une tendance plus large observée dans plusieurs économies émergentes : les grands rassemblements religieux ne sont plus seulement des phénomènes culturels ou spirituels. Ils deviennent aussi des plateformes économiques capables de stimuler la consommation, l’investissement et l’entrepreneuriat à grande échelle. 

À Touba, le Grand Magal demeure avant tout une célébration de la foi mouride. Mais à mesure que le nombre de pèlerins augmente, son importance économique devient impossible à ignorer. Dans un Sénégal en quête de nouveaux moteurs de croissance, la ville sainte apparaît désormais comme un laboratoire singulier où spiritualité et économie avancent main dans la main. 

Source : LesNouvellesd’Afrique.

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Khady Sy, la pionnière sénégalaise qui fait rayonner la physique nucléaire médicale.

À 30 ans, Khady Sy a déjà inscrit son nom dans l’histoire de la médecine sénégalaise.

Première et, à ce jour, unique radio physicienne spécialisée en médecine nucléaire et en imagerie médicale au Sénégal, la jeune scientifique incarne une nouvelle génération de femmes qui repoussent les frontières de la science. Derrière ce parcours exceptionnel se cache pourtant une trajectoire qui semblait toute tracée vers une tout autre carrière.

Originaire de Nioro du Rip, dans le Saloum, Khady Sy grandit avec une passion pour les sciences. Élève de l’école primaire de Sarra Thilore Bessane, puis du lycée Maba Diakhou Ba, elle nourrit très tôt le rêve de transmettre son savoir. Après une licence, elle poursuit un Master 1 à la Faculté des sciences et technologies (FST) de l’Université Cheikh Anta Diop avant d’intégrer la Faculté des sciences et technologies de l’éducation et de la formation (FASTEF), où elle obtient un Master 2 en enseignement de la Physique Chimie. À ce moment-là, son avenir semble déjà écrit : elle sera enseignante.

Du rêve d’enseigner à la physique nucléaire

Au lieu de rejoindre une salle de classe, la jeune diplômée choisit de continuer à explorer le vaste univers de la physique. En effectuant des recherches sur les spécialisations offertes dans son domaine, elle découvre un Master en physique nucléaire à l’Institut des technologies nucléaires appliquées (ITNA). Une révélation. Cette filière réveille une fascination pour la physique de l’atome et ouvre devant elle un champ de possibilités jusque-là insoupçonné.

Ce choix audacieux va bouleverser sa carrière. Formée à l’ITNA, Khady Sy acquiert des compétences de haut niveau qui lui permettent de se distinguer bien au-delà des frontières sénégalaises. En 2018, elle est sacrée lauréate lors d’une conférence internationale organisée par le Centre international de physique théorique (ICTP), dans le cadre de l’African School of Physics, à Windhoek, en Namibie. La même année, elle est sélectionnée pour participer à la prestigieuse école du Large Hadron Collider (LHC) au Pakistan, un rendez-vous réservé à de jeunes talents venus du monde entier.

Son ascension se poursuit grâce au soutien de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Sur recommandation de la direction de l’ITNA et avec l’appui du point focal national du Sénégal, elle obtient une bourse qui lui permet d’approfondir sa formation en physique médicale à l’ICTP. Une étape décisive qui consolide son expertise dans un domaine stratégique pour la médecine moderne.

Une pionnière au service de la médecine

Aujourd’hui, Khady Sy met ce savoir au service des patients. Elle vient d’être recrutée au Centre hospitalier national Cheikh Ahmadou Bamba de Touba, où son expertise contribuera au développement de la médecine nucléaire, une discipline essentielle pour le diagnostic et le traitement de nombreuses pathologies, notamment les cancers.

Chercheuse passionnée, elle continue également de promouvoir l’innovation scientifique. En mars dernier, représentant l’ITNA au Salon international de l’entrepreneuriat, de la recherche et de l’innovation organisé à l’Université Cheikh Anta Diop, elle a vu son projet décrocher la deuxième place, confirmant une fois de plus son potentiel.

Le parcours de Khady Sy raconte bien plus qu’une réussite personnelle. Il illustre la capacité de l’école sénégalaise à former des profils d’excellence capables de rivaliser sur la scène internationale. Dans un secteur où les femmes restent encore peu nombreuses, elle ouvre la voie à toute une génération de jeunes filles convaincues que les sciences les plus pointues ne connaissent ni plafond de verre ni frontières.

Première radio physicienne en médecine nucléaire du Sénégal, Khady Sy n’est sans doute que la première d’une longue lignée. Et c’est précisément ce qui fait de son histoire une aventure pionnière.

Source : LeSoleil

Cheikh Gora DIOP

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Hépatites virales au Sénégal : une urgence sanitaire face à une maladie encore trop silencieuse.

Les hépatites virales s’imposent comme l’un des défis majeurs de santé publique au Sénégal. Leur forte prévalence, combinée à leur évolution souvent silencieuse et au risque de complications graves, en fait une priorité sanitaire qui nécessite, selon les spécialistes, une mobilisation accrue en matière de prévention, de dépistage et de prise en charge.

À l’approche de la Journée mondiale contre l’hépatite, célébrée chaque année le 28 juillet, le coordonnateur du Programme national de lutte contre les hépatites (PNLH), le professeur Bamba Kane, a tiré la sonnette d’alarme sur l’ampleur de la situation. Dans un entretien accordé à l’APS, il a notamment évoqué des niveaux de prévalence particulièrement préoccupants pour les virus des hépatites B et C.

Une circulation importante du virus de l’hépatite B

Selon les données communiquées par le PNLH, 85 % de la population sénégalaise présentent des marqueurs indiquant un contact antérieur avec le virus de l’hépatite B (VHB). Parmi ces personnes, entre 5,7 % et 10 % seraient des porteurs chroniques du virus. Par ailleurs, environ 2 % de la population vivraient avec une infection chronique au virus de l’hépatite C (VHC).

« Au Sénégal, 85 % de la population ont un marqueur de l’hépatite B, 5,7 à 10 % sont des porteurs chroniques du VHB qui est la première cause de cancer du foie et 2 % sont des porteurs chroniques du virus de l’hépatite C », a expliqué le professeur Bamba Kane.

Ces chiffres illustrent, selon le spécialiste, l’importance de la circulation des virus des hépatites dans le pays et la nécessité de renforcer les dispositifs de lutte contre ces infections.

L’hépatite B constitue notamment une préoccupation majeure en raison de ses complications potentielles. Lorsqu’elle devient chronique et n’est pas correctement prise en charge, l’infection peut entraîner des lésions progressives du foie, évoluer vers une cirrhose et, dans certains cas, conduire à un cancer primitif du foie.

Des modes de transmission multiples

Les hépatites virales regroupent plusieurs infections provoquées par différents virus, généralement désignés par les lettres A, B, C, D et E. Leur mode de transmission et leur évolution diffèrent selon le type de virus.

Les hépatites A et E sont principalement liées à la consommation d’eau ou d’aliments contaminés. Elles guérissent généralement sans évoluer vers une infection chronique. Les hépatites B et C, en revanche, présentent un risque plus important de complications à long terme.

Le virus de l’hépatite B peut notamment se transmettre de la mère à l’enfant, lors de l’accouchement, mais aussi par contact avec du sang infecté ou lors de rapports sexuels non protégés. Le virus de l’hépatite C est principalement transmis par exposition au sang contaminé. Quant à l’hépatite D, elle ne peut infecter qu’une personne déjà porteuse du virus de l’hépatite B.

La diversité des modes de transmission souligne l’importance d’une approche globale combinant vaccination, prévention, sécurité des soins, sensibilisation et dépistage.

Une maladie souvent silencieuse jusqu’aux complications

L’un des principaux obstacles à la lutte contre les hépatites réside dans leur caractère souvent asymptomatique. De nombreuses personnes infectées peuvent vivre pendant plusieurs années sans présenter de signes apparents, tout en développant progressivement des lésions hépatiques.

Lorsque les symptômes apparaissent, ils peuvent se traduire par une fatigue persistante, une perte d’énergie, des nausées, des vomissements ou encore une diminution de l’appétit. Dans les formes plus avancées, un ictère, reconnaissable à la coloration jaunâtre de la peau et du blanc des yeux, peut également survenir.

Cette évolution silencieuse rend le dépistage particulièrement important. Une personne qui ignore son statut peut en effet ne pas bénéficier d’une prise en charge précoce et, dans certains cas, transmettre le virus à son entourage.

Le dépistage et la prévention au cœur de la riposte

Face à cette situation, le coordonnateur du PNLH plaide pour une intensification des efforts de sensibilisation et de prévention. Le renforcement de la vaccination contre l’hépatite B, l’élargissement de l’accès au dépistage et l’amélioration de la prise en charge des personnes infectées figurent parmi les principaux leviers de lutte contre la maladie.

L’enjeu est également de mieux informer les populations sur les modes de transmission et sur l’importance d’un diagnostic précoce. Pour les professionnels de santé, l’identification rapide des personnes infectées permet de les orienter vers une prise en charge adaptée et de limiter le risque d’évolution vers des complications sévères.

À l’occasion de la Journée mondiale contre l’hépatite, le Sénégal est ainsi appelé à renforcer sa mobilisation contre ces infections qui demeurent largement méconnues du grand public. Dans un contexte où les hépatites B et C peuvent évoluer durant de longues années sans symptômes apparents, le message des autorités sanitaires reste clair : se faire dépister constitue une étape essentielle pour connaître son statut, accéder aux soins à temps et prévenir les conséquences les plus graves de la maladie.

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Port de Ndayane : DP World achève le dragage avec treize mois d’avance.

Le projet du futur port en eaux profondes de Ndayane franchit une nouvelle étape décisive. DP World a annoncé, lundi 27 juillet 2026, l’achèvement des principaux travaux de dragage du site, avec treize mois d’avance sur le calendrier initial.

Cette avancée technique permet désormais d’accélérer la phase suivante du chantier, notamment la construction des quais et des principales infrastructures maritimes. Elle constitue également un signal positif pour l’avancement global de ce projet stratégique destiné à renforcer les capacités portuaires du Sénégal et à consolider sa position sur les grandes routes du commerce maritime international.

Les travaux de construction des infrastructures maritimes peuvent s’accélérer

Le dragage représente une phase essentielle dans la réalisation d’un port en eaux profondes. Il consiste à retirer les sédiments présents sur le fond marin afin d’atteindre les profondeurs nécessaires à la navigation et à l’accueil de navires de grande capacité.

L’achèvement anticipé de cette opération ouvre ainsi la voie à la poursuite des travaux structurants. Les équipes peuvent désormais engager plus rapidement la construction des quais et des autres infrastructures nécessaires au fonctionnement du futur complexe portuaire.

Pour DP World, cette progression constitue une étape importante dans la réalisation d’un projet appelé à jouer un rôle central dans la transformation de l’écosystème logistique et portuaire sénégalais.

Un projet stratégique pour la compétitivité logistique du Sénégal

Le port de Ndayane s’inscrit dans une ambition plus large visant à renforcer les infrastructures maritimes du pays et à améliorer sa capacité à capter une part croissante des flux commerciaux régionaux et internationaux.

Grâce à ses infrastructures en eaux profondes, le futur port doit notamment permettre d’accueillir des navires de plus grande taille et d’améliorer les conditions de traitement des marchandises. Il est également présenté comme un levier potentiel pour développer les activités logistiques, favoriser l’implantation d’industries et stimuler les échanges commerciaux avec les marchés de l’Afrique de l’Ouest.

L’infrastructure doit ainsi compléter le dispositif portuaire existant et contribuer à renforcer la compétitivité du Sénégal dans un contexte marqué par l’intensification de la concurrence entre les plateformes portuaires de la région.

Une avancée qui conforte le calendrier du projet

Avec l’achèvement anticipé des principaux travaux de dragage, le projet de Ndayane franchit donc une étape technique majeure. Cette avance sur le calendrier initial devrait permettre d’optimiser la suite du chantier et de conforter l’objectif de mise en service progressive du futur port.

Au-delà de la performance technique, cette progression illustre l’importance stratégique accordée à Ndayane, appelé à devenir l’un des principaux projets d’infrastructures du Sénégal. La prochaine phase des travaux sera désormais particulièrement suivie, alors que le pays entend faire de cette infrastructure un moteur de croissance, d’intégration régionale et de développement économique à long terme.

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Aflatoxines dans le riz : le ministère de l’Industrie et du Commerce dément une contamination généralisée au Sénégal.

Le ministère de l’Industrie et du Commerce a formellement démenti les informations faisant état d’une contamination généralisée du riz par les aflatoxines au Sénégal. Dans un communiqué rendu public dimanche 26 juillet, le département ministériel assure que les produits alimentaires destinés à la consommation font l’objet de contrôles sanitaires réguliers et invite les populations à ne pas céder à la psychose.

Plus de 2 000 analyses réalisées au premier semestre 2026

Selon le ministère, les informations relayées ces derniers jours ne reflètent pas la réalité du système national de surveillance de la qualité des denrées alimentaires. Les autorités rappellent que les produits alimentaires, qu’ils soient importés ou issus de la production locale, sont soumis à des contrôles de conformité avant leur mise sur le marché, puis à des inspections régulières effectuées par les services compétents et les laboratoires de référence.

Entre janvier et juin 2026, plus de 2 000 analyses auraient ainsi été réalisées par plusieurs structures spécialisées, parmi lesquelles le Laboratoire national d’analyse et de contrôle (Lanac), l’Institut de technologie alimentaire (Ita), l’Institut Pasteur de Dakar (Ipd), l’École supérieure polytechnique (Esp) et le Centre de recherche en écotoxicologie (Ceres-Locustox).

Pour le ministère, ces dispositifs visent à garantir la conformité des denrées alimentaires aux normes sanitaires en vigueur et à protéger la santé des consommateurs.

Un débat sur la méthodologie de l’étude à l’origine des inquiétudes

Le département de l’Industrie et du Commerce conteste également la portée des résultats d’une étude récemment relayée dans l’espace public. Selon les autorités, celle-ci repose sur un échantillon de 200 prélèvements effectués dans seulement trois localités : Dakar, Thiès et Kaolack.

Une base d’échantillonnage que le ministère juge insuffisante pour permettre d’étendre les conclusions à l’ensemble du territoire national. Les autorités estiment ainsi que les résultats obtenus ne peuvent être considérés comme représentatifs de la situation globale du riz commercialisé ou produit au Sénégal.

Le ministère met également en avant une différence dans les seuils réglementaires utilisés pour évaluer la présence d’aflatoxines. D’après son communiqué, l’étude aurait retenu le seuil fixé par la réglementation européenne, soit 4 microgrammes par kilogramme, tandis que le Sénégal se réfère à la norme internationale du Codex Alimentarius, qui établit la limite maximale à 20 microgrammes par kilogramme.

Le ministère conteste les affirmations sur le riz produit localement

Sur cette base, le département ministériel souligne que la concentration la plus élevée relevée dans l’étude, estimée à 18,6 microgrammes par kilogramme, reste inférieure au seuil de 20 microgrammes par kilogramme retenu par la réglementation à laquelle le Sénégal se conforme.

Le ministère réfute par ailleurs l’affirmation selon laquelle la moitié du riz produit localement serait contaminée par les aflatoxines. Il souligne qu’aucun des échantillons analysés dans l’étude ne proviendrait de la vallée du fleuve Sénégal, principale zone de production rizicole du pays.

Pour les autorités, cette absence d’échantillons provenant de cette importante zone agricole ne permet donc pas d’extrapoler les résultats de l’étude à l’ensemble du riz produit localement.

Les autorités veulent rassurer les consommateurs

Alors que les informations sur une éventuelle contamination ont suscité des inquiétudes parmi les consommateurs, le ministère de l’Industrie et du Commerce entend ainsi rassurer l’opinion publique sur la qualité des denrées disponibles sur le marché.

Tout en réaffirmant l’importance du contrôle sanitaire et de la vigilance des autorités, le département appelle les populations à se fier aux résultats des dispositifs officiels de surveillance et à éviter toute conclusion générale fondée sur des données jugées limitées.

Le débat met néanmoins en lumière l’importance d’un suivi scientifique régulier et transparent de la qualité des produits alimentaires, notamment du riz, qui occupe une place centrale dans l’alimentation des Sénégalais.

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Lutte contre le VIH : le Sénégal réaffirme son engagement pour une riposte durable et une meilleure souveraineté sanitaire.

Le Sénégal entend maintenir le cap dans la lutte contre le VIH/Sida et renforcer sa contribution aux efforts continentaux visant à accélérer l’élimination de l’épidémie. En marge du Sommet extraordinaire de l’Union africaine consacré à la santé, organisé les 21 et 22 juillet 2026 à Accra, au Ghana, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Ibrahima Sy, accompagné de la secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le Sida (CNLS), Dr Safiatou Thiam, s’est entretenu avec la directrice exécutive de l’ONUSIDA, Winnie Byanyima.

Cette rencontre de haut niveau a permis d’examiner les perspectives de la riposte contre le VIH, aussi bien en Afrique qu’à l’échelle mondiale, dans un contexte marqué par l’évolution de l’épidémie, les transformations du système multilatéral et la nécessité de repenser les mécanismes de financement de la santé.

La recrudescence des infections chez les jeunes au cœur des préoccupations

Les échanges ont notamment porté sur la progression préoccupante des nouvelles infections chez les adolescentes, les jeunes filles et les jeunes garçons. Face à cette tendance, les participants ont insisté sur la nécessité d’adapter les stratégies de prévention et de renforcer les interventions ciblées en direction des populations les plus exposées.

Pour les autorités sénégalaises et l’ONUSIDA, l’inversion de cette dynamique passe par une approche globale combinant prévention, accès au dépistage, prise en charge précoce et lutte contre les facteurs sociaux qui favorisent la propagation du virus. La mobilisation des jeunes eux-mêmes et le renforcement de leur accès à l’information et aux services de santé apparaissent également comme des leviers essentiels.

Vers une souveraineté pharmaceutique africaine

Un autre axe majeur des discussions a concerné la souveraineté sanitaire du continent. Les interlocuteurs ont souligné l’importance d’accélérer le développement de capacités africaines de production de médicaments et de produits de santé.

Cette orientation vise à réduire la dépendance du continent aux importations, à sécuriser les chaînes d’approvisionnement et à garantir un accès plus régulier aux traitements. Elle doit également permettre aux systèmes de santé africains de mieux résister aux crises sanitaires et aux perturbations internationales.

Un sommet continental consacré aux grands défis sanitaires

Placée sous le thème « Éliminer le VIH d’ici à 2030, mettre fin aux décès maternels évitables, lutter contre les maladies transmissibles et non transmissibles endémiques sur le continent et renforcer les systèmes de santé d’ici 2030 », la rencontre d’Accra a réuni plusieurs chefs d’État et de gouvernement, des ministres de la Santé, des partenaires techniques et financiers ainsi que des représentants d’institutions africaines et internationales.

Les travaux ont permis d’évaluer les progrès réalisés dans le secteur sanitaire, tout en mettant en lumière les défis persistants qui compromettent l’atteinte des objectifs fixés à l’horizon 2030. Les participants ont également identifié plusieurs priorités destinées à accélérer la mise en œuvre des Objectifs de développement durable dans le domaine de la santé.

Dakar veut maintenir la mobilisation face au recul des financements

Au cours de leur entretien, les représentants sénégalais et la directrice exécutive de l’ONUSIDA ont réaffirmé leur volonté de promouvoir une riposte durable, équitable et résiliente contre le VIH. Une ambition qui intervient dans un contexte international marqué par une diminution des financements consacrés à la lutte contre la pandémie, faisant peser de nouvelles incertitudes sur les progrès enregistrés ces dernières années.

À travers sa participation au sommet d’Accra et ses échanges avec les principaux partenaires internationaux, le Sénégal réaffirme ainsi son engagement dans la lutte contre le VIH et dans le renforcement des systèmes de santé africains.

Dakar entend poursuivre ses efforts pour contribuer à l’objectif d’élimination du sida à l’horizon 2030, tout en consolidant les bases d’une santé publique plus autonome et plus résiliente. Cette démarche s’inscrit dans les ambitions de l’Agenda 2063 de l’Union africaine et dans la perspective de la réalisation de la Couverture sanitaire universelle sur le continent.

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Sénégal : Bassirou Diomaye Faye annonce de nouvelles mesures pour améliorer les conditions de détention.

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a réaffirmé son engagement en faveur du respect des droits fondamentaux des personnes privées de liberté. Le chef de l’État a reçu, jeudi, les rapports annuels 2024 et 2025 de l’Observateur national des lieux de privation de liberté (ONLPL), mécanisme national chargé de contribuer à la prévention de la torture et des traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Cette rencontre a été l’occasion pour le président sénégalais d’annoncer plusieurs orientations destinées à améliorer les conditions de détention, réduire la surpopulation carcérale et moderniser le système pénitentiaire.

Un « moment de vérité » pour l’État

À l’occasion de la remise des rapports, Bassirou Diomaye Faye a estimé que cet exercice ne devait pas être considéré comme une simple formalité administrative ou un acte de transparence institutionnelle. Il constitue, selon lui, un véritable « moment de vérité » permettant à l’État d’évaluer la manière dont il traite les personnes auxquelles il a retiré la liberté.

Le chef de l’État a rappelé le rôle spécifique de l’ONLPL, qui n’a vocation ni à se substituer aux agents chargés de l’application des lois ni à défendre directement les personnes privées de liberté. Il représente plutôt, a-t-il souligné, le regard que la République porte sur elle-même pour mesurer la réalité de son engagement en faveur de la dignité humaine.

Au cours des deux dernières années, l’institution a effectué 124 visites dans différents lieux de privation de liberté à travers le pays et formulé plus d’une centaine de recommandations. Le président Faye a salué une démarche fondée sur le dialogue, la coopération et le discernement.

Il a assuré que les recommandations formulées feront l’objet d’un examen approfondi par les départements ministériels concernés, sous la coordination du Premier ministre, afin d’en favoriser la mise en œuvre effective.

Vers un renforcement du cadre juridique

Le président de la République a également mis en avant les évolutions législatives récentes, notamment l’adoption de la loi n° 2026-02 du 26 février 2026, qui actualise le cadre juridique de l’Observateur national.

Le nouveau dispositif rattache désormais le mécanisme à la Primature, une évolution présentée comme un moyen de renforcer son caractère transversal et son efficacité dans la prévention de la torture et la protection des droits fondamentaux.

Dans cette même dynamique, Bassirou Diomaye Faye a demandé aux ministres concernés de réaliser un état des lieux de la prise en charge alimentaire et sanitaire des personnes placées en garde à vue et de veiller au respect effectif des dispositions légales en vigueur. Il a également chargé le Garde des Sceaux de finaliser la révision des textes concernés.

La surpopulation carcérale au cœur des préoccupations

La question de la surpopulation carcérale constitue également une priorité pour l’exécutif. Le président Faye a appelé à approfondir la réflexion sur les peines alternatives à l’emprisonnement et à renforcer l’encadrement de la détention provisoire.

L’objectif est de réduire la pression exercée sur les établissements pénitentiaires et de favoriser une politique pénale mieux adaptée aux réalités du système carcéral.

Sur la question des fouilles, le chef de l’État a également plaidé pour l’utilisation accrue de solutions technologiques, notamment les portiques de détection. Une approche destinée à renforcer la sécurité dans les lieux de détention tout en limitant les pratiques susceptibles de porter atteinte à la dignité des personnes.

Les personnels pénitentiaires au cœur de la réforme

Bassirou Diomaye Faye a, par ailleurs, réaffirmé son soutien aux agents de l’administration pénitentiaire, dont les conditions de travail constituent un élément essentiel du bon fonctionnement du système carcéral.

Il a annoncé que les mesures nécessaires seront prises pour finaliser le projet de loi portant statut des personnels pénitentiaires. Cette réforme doit notamment ouvrir la voie à l’élaboration d’un futur Code pénitentiaire, destiné à moderniser et à mieux structurer le cadre juridique du secteur.

Hommage à Mamadou Yandé Boye

En clôture de son intervention, le président de la République a présenté ses condoléances à l’ONLPL à la suite du décès du commissaire divisionnaire de classe exceptionnelle Mamadou Yandé Boye, qui exerçait les fonctions d’observateur délégué.

Bassirou Diomaye Faye a rendu hommage à la mémoire de ce haut fonctionnaire, qui a consacré 47 années de service à l’État et continué, jusqu’à ses derniers jours, à contribuer à la préparation des rapports remis au chef de l’État.

À travers les orientations annoncées, le gouvernement entend ainsi inscrire la réforme du système pénitentiaire dans une approche combinant respect des droits humains, prévention de la torture, amélioration des conditions de détention et modernisation de l’administration pénitentiaire.

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CANDIDAT À LA TÊTE DE L’ONU : MACKY SALL PRÉSENTE SA VISION D’UNE ORGANISATION RÉFORMÉE ET PLUS EFFICACE.

L’ancien président de la République du Sénégal, Macky Sall, a pris part, jeudi 23 juillet, au débat entre les candidats au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), organisé par l’Assemblée générale au siège de l’institution à New York.

À cette occasion, il a exposé sa vision d’une ONU « réformée et plus efficace », estimant que l’organisation doit être davantage en mesure de remplir ses missions fondamentales, notamment le maintien de la paix et de la sécurité, la promotion des droits de l’homme ainsi que le soutien au développement.

Dans une déclaration publiée à l’issue de cette rencontre, Macky Sall a également mis en avant son parcours à la tête du Sénégal entre 2012 et 2024, ainsi que son expérience sur les scènes africaine et internationale. Selon lui, ce capital d’expérience constitue un atout pour contribuer à relever les grands défis auxquels le monde est confronté, si les États membres lui accordent leur confiance.

La course à la succession d’Antonio Guterres, dont le mandat arrive à son terme en décembre 2026, rassemble quatre candidats. Outre Macky Sall, figurent en lice Michelle Bachelet, ancienne présidente du Chili et ex-Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), ainsi que Rebeca Grynspan, actuelle secrétaire générale de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED).

Le futur Secrétaire général sera désigné par les États membres, à l’issue du processus de sélection conduit au sein des Nations unies.

Source : RTS 

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Sénégal : le camp de Bassirou Diomaye Faye s’apprête à transformer la coalition « Diomaye Président » en parti politique.

Après la conquête du pouvoir, le camp de Bassirou Diomaye Faye s’apprête à franchir une nouvelle étape dans sa structuration politique. La coalition « Diomaye Président » doit officiellement donner naissance à une nouvelle formation politique lors d’une Assemblée générale constitutive prévue samedi prochain à Dakar.

La rencontre se tiendra au King Fahd Palace, où les responsables et représentants des différentes composantes de la coalition sont attendus pour poser les fondations de ce qui doit devenir une organisation politique durable.

L’initiative marque une transition importante pour le camp présidentiel, dont la dynamique électorale doit désormais se transformer en une structure politique organisée, capable d’accompagner l’action gouvernementale et de s’inscrire dans la durée.

Un nouveau parti pour prolonger la dynamique électorale

Au cours de cette assemblée constitutive, plusieurs décisions majeures sont attendues. Le nom officiel de la nouvelle formation politique sera notamment dévoilé à cette occasion.

Les participants devront également examiner et adopter les textes fondateurs du parti, avant de procéder à la mise en place de ses principales instances dirigeantes.

Cette étape doit permettre de définir l’organisation interne de la nouvelle structure, ses orientations politiques et les mécanismes de coordination entre ses différentes composantes.

La transformation d’une coalition électorale en parti politique constitue ainsi un enjeu stratégique pour le camp présidentiel, qui entend désormais disposer d’un cadre institutionnel et militant capable de structurer durablement son implantation sur le terrain.

Un enjeu de rassemblement pour le camp présidentiel

La création de cette nouvelle formation intervient dans un contexte de consolidation du pouvoir et de recomposition du paysage politique sénégalais.

Après avoir contribué à porter Bassirou Diomaye Faye à la présidence de la République, les différentes sensibilités réunies au sein de la coalition « Diomaye Président » sont désormais confrontées à un nouveau défi : maintenir leur cohésion au-delà de la dynamique électorale.

La question de la gouvernance interne et de la représentation des différentes composantes devrait donc occuper une place centrale dans la mise en place de la nouvelle organisation.

L’enjeu sera notamment de parvenir à fédérer les militants et responsables issus de différents courants autour d’une même ligne politique, tout en préservant les équilibres qui ont permis la victoire du camp présidentiel.

Vers une nouvelle étape dans la recomposition politique

Au-delà de la création d’un nouveau parti, cette initiative pourrait contribuer à redessiner durablement les rapports de force politiques au Sénégal.

La structuration du camp présidentiel intervient alors que les prochaines échéances électorales se profilent à l’horizon et que le pouvoir cherche à consolider son ancrage politique à travers une organisation mieux structurée.

L’Assemblée générale constitutive de samedi devrait ainsi permettre de lever les premières interrogations sur l’identité, les orientations et la gouvernance de cette nouvelle formation.

Le rendez-vous du King Fahd Palace sera donc particulièrement scruté. Il devra notamment révéler si la coalition qui a porté Bassirou Diomaye Faye au pouvoir est en mesure de se transformer en une force politique unifiée et durable, capable de s’inscrire dans le temps et d’accompagner le projet politique du nouveau pouvoir.

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Sénégal : Dakar apporte officiellement son soutien à la candidature de Macky Sall à la tête de l’ONU.

Le Sénégal apporte désormais officiellement son soutien à la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies. La décision a été annoncée lundi par les autorités sénégalaises, à la suite d’une rencontre entre l’ancien chef de l’État et son successeur, Bassirou Diomaye Faye, tenue le 17 juillet au Palais de la République.

Dans un communiqué rendu public par le ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, la présidence sénégalaise indique que le chef de l’État a décidé que « le Sénégal va apporter son plein soutien » à la candidature de Macky Sall pour succéder à António Guterres, dont le mandat arrive à échéance à la fin de l’année 2026.

Cette prise de position officielle marque une étape importante dans la campagne de l’ancien président, désormais soutenu par son pays d’origine dans la course à la direction de l’organisation internationale.

Une rencontre placée sous le signe de la continuité républicaine

Ancien président du Sénégal de 2012 à 2024, Macky Sall avait été reçu vendredi 17 juillet par Bassirou Diomaye Faye afin de lui présenter officiellement sa candidature et de faire le point sur les démarches engagées dans le cadre de sa campagne internationale.

Selon le communiqué gouvernemental, l’entretien s’est déroulé « dans un climat empreint de cordialité et de courtoisie républicaine ». Les autorités sénégalaises présentent cette rencontre comme une illustration de l’attachement du président Bassirou Diomaye Faye au dialogue institutionnel, à la continuité de l’État et à la défense des intérêts supérieurs du pays.

À l’issue de cet échange, le chef de l’État a donné instruction au gouvernement ainsi qu’à l’ensemble du réseau diplomatique sénégalais de se mobiliser pour promouvoir la candidature de Macky Sall auprès des États membres des Nations unies.

Macky Sall poursuit son offensive diplomatique

Avant même l’annonce officielle du soutien de Dakar, Macky Sall avait confirmé la tenue de cette rencontre sur ses réseaux sociaux.

L’ancien président s’est félicité d’un entretien qu’il a qualifié de « convivial et constructif », précisant que les échanges avaient porté sur sa candidature au poste de secrétaire général des Nations unies ainsi que sur « des enjeux majeurs du multilatéralisme contemporain ».

Cette rencontre s’inscrit dans une offensive diplomatique engagée depuis plusieurs mois par Macky Sall pour obtenir le soutien des États membres de l’ONU.

Dans le cadre de cette campagne, l’ancien président sénégalais a multiplié les déplacements et les consultations internationales. Il s’est notamment rendu dans plusieurs capitales et a rencontré des responsables politiques et diplomatiques de premier plan, poursuivant ses échanges avec différents partenaires autour de sa vision du multilatéralisme et du rôle que devrait jouer l’ONU dans le contexte international actuel.

Sa campagne l’a également conduit à New York, au siège des Nations unies, où il a rencontré plusieurs représentants permanents, ainsi qu’en Chine et en Grèce, dans le cadre de démarches destinées à renforcer sa candidature.

Une candidature inscrite dans un processus international très disputé

Le processus de sélection du prochain secrétaire général des Nations unies est désormais entré dans une phase active. Les candidats ont participé à des dialogues interactifs organisés par l’Assemblée générale, avant que le Conseil de sécurité n’engage ses consultations et ne recommande un nom à l’Assemblée générale.

La candidature de Macky Sall a été officiellement enregistrée auprès des Nations unies le 2 mars 2026, à la suite de sa nomination par le Burundi. La liste officielle de l’ONU comprend également Rafael Mariano Grossi, Rebeca Grynspan, María Fernanda Espinosa et Carolyn Rodrigues Birkett. La candidature de Michelle Bachelet, initialement enregistrée en février, a quant à elle fait l’objet d’un retrait de nomination par le Chili en mars.

Cette configuration place l’ancien président sénégalais au cœur d’une compétition internationale dont l’issue dépendra largement des équilibres diplomatiques au sein du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale.

Dakar mobilise son réseau diplomatique

Avec le soutien officiel de Bassirou Diomaye Faye, Macky Sall dispose désormais de l’appui institutionnel de l’État sénégalais pour poursuivre sa campagne.

La mobilisation annoncée du gouvernement et du réseau diplomatique devrait permettre à Dakar de défendre activement cette candidature auprès des différents États membres, dans un processus où les alliances régionales et les équilibres géopolitiques joueront un rôle déterminant.

Pour le Sénégal, cette candidature représente également une opportunité de renforcer sa visibilité sur la scène multilatérale et de promouvoir une voix africaine à la tête de l’organisation mondiale.

Alors que le continent cherche à accroître sa représentation et son influence dans les instances internationales, la campagne de Macky Sall s’inscrit ainsi dans un contexte plus large de revendication d’un rôle accru de l’Afrique dans la gouvernance mondiale.

L’ancien président devra désormais poursuivre son offensive diplomatique pour convaincre les États membres et faire valoir sa vision du multilatéralisme, de la paix, de la sécurité internationale, des droits humains et du développement durable.

La décision finale reviendra, conformément à la Charte des Nations unies, à l’Assemblée générale, sur recommandation du Conseil de sécurité. Le processus devrait ainsi continuer à mobiliser les capitales et les diplomaties du monde entier jusqu’à la désignation du successeur d’António Guterres.