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Guinée-Chine : Amadou Oury Bah célèbre l’amitié sino-guinéenne à bord de l’Auspicious Ark

Le Premier ministre guinéen Amadou Oury Bah a pris part, mardi 6 octobre à Conakry, à la commémoration du 77e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine. La cérémonie s’est tenue à bord de l’« Auspicious Ark », le navire-hôpital militaire chinois déployé en Guinée dans le cadre de la mission médicale Harmony 2026.

Accompagné de plusieurs membres du gouvernement, de collaborateurs de son cabinet et de responsables militaires, le chef du gouvernement a été accueilli à bord du bâtiment, arrivé au Port autonome de Conakry le 3 octobre pour une semaine de soins médicaux gratuits au bénéfice des populations guinéennes.

Au-delà de la commémoration, cette visite a permis au Premier ministre de découvrir les installations médicales du navire et de s’informer du déroulement de la mission. Les équipes chinoises y assurent des consultations, des examens et différentes interventions dans plusieurs spécialités, avec un dispositif comprenant notamment des services de chirurgie, d’ophtalmologie, de radiologie et de réanimation.

Selon les informations communiquées lors de la visite, plus de 1 500 patients avaient déjà été pris en charge depuis le début des opérations, le 3 octobre. Les équipes médicales chinoises visent près de 5 000 patients avant le départ du navire, prévu le 10 octobre.

L’escale de l’Auspicious Ark s’inscrit dans la mission Harmony 2026, une opération médicale internationale de la marine chinoise. La Guinée constitue l’une des étapes de cette tournée, qui prévoit plusieurs escales en Afrique et en Asie du Sud. Il s’agit par ailleurs de la première visite d’un navire-hôpital militaire chinois en Guinée.

À travers cette présence, la coopération entre Conakry et Pékin se manifeste ainsi dans le domaine sanitaire, avec la mise à disposition de soins spécialisés gratuits pour les populations. La mission prévoit également des activités de formation et d’échanges médicaux avec des professionnels guinéens.

La commémoration du 77e anniversaire de la République populaire de Chine à bord du navire donne donc une dimension particulière à l’événement. Elle intervient alors que la mission Harmony 2026 met concrètement en avant l’un des volets de la coopération sino-guinéenne : l’assistance médicale et les échanges dans le secteur de la santé.

À quelques jours de la fin de son escale à Conakry, l’Auspicious Ark constitue ainsi un point de convergence entre les relations diplomatiques entre la Guinée et la Chine et une opération humanitaire destinée à renforcer temporairement l’accès des populations à des soins spécialisés.

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Santé : un projet de centre de thérapie par cellules souches de 10 millions de dollars annoncé à Dakar.

Le Sénégal pourrait franchir une nouvelle étape dans le développement de son offre de soins spécialisés. La société égyptienne Safe Call Bank envisage d’investir 10 millions de dollars dans la construction d’un centre thérapeutique consacré aux cellules souches à Dakar. Le projet a été présenté, dimanche 4 octobre 2026, au président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, lors de son séjour à El-Alamein, en Égypte.

La proposition a été exposée par le Dr Hisham Issa, directeur général de l’entreprise égyptienne. Selon les informations communiquées, Safe Call Bank prévoit de financer la réalisation de cette infrastructure sur fonds propres. Aucun calendrier précis de construction ou de mise en service n’a toutefois été annoncé.

Dakar ciblée pour accueillir des patients de la sous-région

Le futur établissement devrait accueillir des patients sénégalais, mais également des personnes venant d’autres pays d’Afrique de l’Ouest. À travers cette initiative, les promoteurs entendent rapprocher les soins spécialisés des populations de la région et réduire la nécessité pour certains patients de se rendre à l’étranger pour bénéficier de traitements spécifiques.

Si le projet se concrétise, il pourrait contribuer à diversifier l’offre médicale disponible au Sénégal et à renforcer l’attractivité de Dakar dans le domaine des soins spécialisés. Il s’inscrit également dans une dynamique de coopération économique entre le Sénégal et l’Égypte, qui explorent plusieurs possibilités de partenariat dans différents secteurs.

Les enjeux médicaux des thérapies par cellules souches

Les cellules souches suscitent un intérêt important dans la recherche biomédicale en raison de leur capacité à se différencier en plusieurs types de cellules. Certaines applications médicales sont déjà établies, tandis que d’autres font encore l’objet de recherches et d’essais cliniques.

Leur utilisation dépend notamment de la pathologie concernée, du type de cellules employé et des données scientifiques disponibles. Toutes les thérapies présentées comme fondées sur les cellules souches ne disposent donc pas du même niveau de validation médicale. La mise en place d’un centre spécialisé devra s’accompagner d’exigences rigoureuses en matière d’autorisation, de sécurité des traitements, de qualification des équipes et de suivi des patients.

À ce stade, les informations rendues publiques ne précisent pas les maladies qui seront prises en charge dans le futur établissement, les traitements qui y seront proposés ni les modalités de contrôle médical et réglementaire prévues.

Un projet au service des ambitions sanitaires du Sénégal

Au-delà de son volet médical, cet investissement annoncé s’inscrit dans l’ambition de positionner le Sénégal comme un pôle régional de santé capable d’attirer des capitaux privés, des technologies et des compétences spécialisées.

L’implantation d’infrastructures de pointe pourrait contribuer au renforcement des capacités nationales et à une meilleure prise en charge des patients dans la sous-région. Ses retombées dépendront toutefois de la concrétisation du projet, de son accessibilité financière et de la qualité des services proposés.

Pour le Sénégal, l’enjeu sera ainsi de transformer cette annonce d’investissement en une infrastructure opérationnelle, répondant aux normes médicales en vigueur et aux besoins réels des populations.

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Santé publique : à Lomé, les professionnels des laboratoires plaident pour mieux préparer l’Afrique de l’Ouest aux épidémies.

La première conférence régionale de la Fédération ouest-africaine des sciences de laboratoire médical s’est ouverte mercredi à Lomé, au Togo. Réunis pendant trois jours, des professionnels de laboratoire médical de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest échangent sur les défis liés aux épidémies et sur les moyens de renforcer les capacités de diagnostic dans la région.

Placée sous le thème « Les biologistes médicaux et la santé publique en Afrique de l’Ouest : enjeux, défis et perspectives », la rencontre vise notamment à tirer les enseignements des grandes crises sanitaires qui ont touché le continent ces dernières années, notamment l’épidémie d’Ebola et la pandémie de Covid-19.

Les laboratoires au cœur de la réponse sanitaire

Pour les participants, les expériences récentes ont démontré l’importance des laboratoires dans la détection précoce des maladies infectieuses et dans l’orientation de la prise en charge des patients.

Les capacités de diagnostic constituent en effet un élément essentiel de la surveillance épidémiologique. Elles permettent d’identifier rapidement les agents pathogènes, de confirmer les cas suspects et d’aider les autorités sanitaires à adapter leur réponse.

Le Dr Arthur Garber, président de l’Association des professionnels de laboratoire médical de Sierra Leone, a notamment évoqué l’épidémie d’Ebola qui avait durement touché son pays en 2014.

Selon lui, cette crise avait mis en évidence plusieurs insuffisances du système de santé, notamment en matière de diagnostic et de disponibilité de professionnels spécialisés. Il estime que l’intervention du personnel médical avait contribué à limiter les conséquences de l’épidémie.

Tirer les leçons d’Ebola et de la Covid-19

Les échanges de Lomé s’inscrivent dans une réflexion plus large sur la préparation des systèmes de santé ouest-africains face à de futures crises sanitaires.

Le Dr Kossi Kabo, président de l’Association des biologistes médicaux du Togo et coprésident du congrès, estime que les épisodes d’Ebola et de Covid-19 ont montré la nécessité de maintenir des capacités de réponse opérationnelles, y compris en dehors des périodes de crise.

Pour les professionnels réunis dans la capitale togolaise, les investissements dans les infrastructures de laboratoire, la formation continue et la disponibilité des équipements doivent donc s’inscrire dans la durée.

Des investissements jugés nécessaires

Les participants souhaitent également attirer l’attention des gouvernements sur les ressources consacrées à la préparation sanitaire. Ils plaident pour un renforcement des équipements de laboratoire, des effectifs qualifiés et des mécanismes de financement permettant de répondre rapidement à l’apparition de nouveaux foyers épidémiques.

Cette démarche repose sur le constat que les épidémies peuvent apparaître de manière imprévisible et se propager rapidement au-delà des frontières. Pour les spécialistes, la préparation ne devrait donc pas être limitée aux périodes où une crise est déjà déclarée.

Des recommandations attendues à l’issue de la conférence

Au terme des trois jours de travaux, les professionnels doivent formuler des recommandations à destination des gouvernements et des acteurs de santé publique d’Afrique de l’Ouest.

Ces propositions devraient notamment porter sur le renforcement des capacités diagnostiques, le développement des compétences professionnelles et l’amélioration des dispositifs de surveillance et de prévention.

À travers cette première conférence régionale, les spécialistes des sciences de laboratoire médical souhaitent ainsi placer le diagnostic et la préparation sanitaire au cœur des stratégies de prévention des futures épidémies en Afrique de l’Ouest.

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Octobre Rose 2026 : la LISCA lance la campagne de sensibilisation et de dépistage.

La Ligue sénégalaise contre le cancer (LISCA) a officiellement lancé, dimanche 27 septembre 2026 à Dakar, l’édition 2026 d’Octobre Rose, la campagne annuelle dédiée à la sensibilisation et au dépistage du cancer du sein. Placée sous le thème « Agir pour la vie », cette nouvelle édition met l’accent sur l’importance du diagnostic précoce et de l’accès rapide aux soins.

Le lancement a été marqué par une randonnée pédestre qui a rassemblé plus de 3 400 participants. Cette mobilisation vise à renforcer la sensibilisation du public autour du cancer du sein et à encourager les femmes à effectuer régulièrement les examens de dépistage.

Selon la présidente de la LISCA, Dr Fatma Guenoune, environ 2 220 nouveaux cas de cancer du sein sont enregistrés chaque année au Sénégal, pour plus de 1 300 décès. Le cancer du sein demeure ainsi le cancer le plus fréquent chez les femmes dans le pays, malgré la baisse observée concernant le cancer du col de l’utérus.

Face à cette situation, la LISCA insiste sur l’importance du dépistage précoce, qui permet d’identifier d’éventuelles anomalies et de favoriser une prise en charge médicale dans les meilleurs délais.

Des consultations proposées dès le 1er octobre

Dans le cadre de la campagne, la LISCA prévoit d’ouvrir des consultations à son siège à partir du 1er octobre. Les séances seront accessibles du lundi au samedi afin de permettre à davantage de femmes de bénéficier d’un dépistage.

La présidente de l’organisation a invité les femmes à profiter de cette période pour se faire examiner. En cas d’anomalie détectée, la LISCA prévoit également un accompagnement des patientes concernées.

Cette démarche intervient dans un contexte où le coût de la prise en charge du cancer constitue encore un obstacle pour de nombreuses patientes. La LISCA souligne ainsi la nécessité de renforcer les mécanismes de soutien financier destinés aux personnes confrontées à la maladie.

La campagne bénéficie du soutien de plusieurs partenaires, dont DP World, la Fondation Sénégal Solidaire et Wave Sénégal. La mobilisation doit également s’étendre au réseau des pharmaciens du Sénégal, appelés à participer aux actions de sensibilisation durant tout le mois d’octobre.

Par ailleurs, la Fondation Sénégal Solidaire et la LISCA travaillent à l’aménagement d’un centre de dépistage des cancers féminins à l’hôpital Dalal Jamm de Guédiawaye. Selon la Première dame Absa Faye, ce projet vise notamment à améliorer l’accès des femmes au dépistage et à la sensibilisation.

À travers Octobre Rose 2026, la LISCA entend donc renforcer la prévention et rappeler que le dépistage constitue un élément essentiel de la lutte contre le cancer du sein. La campagne se poursuivra tout au long du mois d’octobre avec des actions de sensibilisation et de dépistage à destination des populations.

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LE SÉNÉGAL RENFORCE SES CAPACITÉS DE RADIOTHÉRAPIE ET DE MÉDECINE NUCLÉAIRE.

Le Sénégal réaffirme son engagement dans la lutte contre le cancer. Représenté à Vienne par le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Ibrahima Sy, le pays a participé aux échanges consacrés au thème « Honorer la promesse de soins contre le cancer ». Une occasion de présenter les principales actions engagées pour renforcer la prévention, améliorer le diagnostic et élargir l’accès aux traitements.

Cette démarche s’inscrit dans le cadre du Plan national de lutte contre le cancer 2025-2029. Le programme accorde une place importante au développement des infrastructures sanitaires, au renforcement des compétences médicales ainsi qu’à la disponibilité et à la maintenance des équipements et des traitements.

L’AIEA, un partenaire clé dans le renforcement des capacités

La coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) constitue l’un des axes de cette politique. Elle a notamment permis à 23 professionnels de santé sénégalais de bénéficier de formations spécialisées dans des domaines essentiels à la prise en charge du cancer, notamment la radiothérapie, la médecine nucléaire, la radiopharmacie et la physique médicale.

En parallèle, le Sénégal poursuit la modernisation de son plateau technique. La mise en service du SPECT-CT de l’Hôpital général Idrissa Pouye fait partie des avancées prévues, tandis que les travaux préparatoires à l’installation d’un cyclotron se poursuivent.

Cinq nouveaux centres de radiothérapie à l’étude

Le renforcement des infrastructures constitue également une priorité. Le Sénégal prévoit la création de cinq nouveaux centres de radiothérapie afin d’élargir l’offre de soins et de rapprocher les traitements spécialisés des populations.

Le développement de ces structures devra toutefois s’accompagner d’un renforcement des ressources humaines, de dispositifs efficaces de maintenance des équipements et de mécanismes de financement capables d’assurer la continuité des soins sur le long terme.

À Vienne, le ministre de la Santé a réaffirmé l’ambition du Sénégal de faire de chaque investissement consacré à la lutte contre le cancer un levier concret pour améliorer l’accès aux soins, renforcer la qualité de la prise en charge et contribuer à réduire la mortalité liée à la maladie.

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Tanzanie : neuf centres intégrés de cancérologie prévus d’ici 2030.

La Tanzanie prévoit de renforcer son dispositif national de lutte contre le cancer avec la construction de neuf centres intégrés de cancérologie d’ici 2030. Réparties dans les six zones stratégiques du pays, ainsi qu’à Zanzibar, ces infrastructures doivent contribuer à améliorer la prévention, le diagnostic et la prise en charge des patients.

Vers une meilleure couverture des soins spécialisés

Le projet a été présenté par le vice-président tanzanien, Deogratius Ndejembi, lors du Forum scientifique de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à Vienne. Il représentait à cette occasion la présidente Samia Suluhu Hassan.

Selon les autorités, ces nouveaux établissements doivent permettre de rapprocher les services spécialisés des populations et de renforcer les capacités nationales dans le domaine de la cancérologie. Ils devraient également contribuer au développement de la formation et à la position de la Tanzanie comme pôle régional dans la prise en charge du cancer.

Le gouvernement affirme avoir déjà engagé plusieurs investissements pour étendre progressivement les services de cancérologie, depuis les structures de soins primaires jusqu’aux établissements spécialisés.

Des progrès dans la prévention du cancer du col de l’utérus

La prévention figure également parmi les priorités des autorités tanzaniennes. La couverture vaccinale contre le papillomavirus humain (HPV) chez les filles âgées de 9 à 14 ans est passée de 58 % en 2018 à 98 % en 2026, selon les données communiquées par le vice-président.

Cette progression est notamment associée à l’adoption d’un schéma vaccinal à dose unique, présenté par les autorités comme l’un des facteurs ayant facilité l’élargissement de la couverture.

Le réseau de radiothérapie renforcé

La Tanzanie a également accru ses capacités en matière de radiothérapie. Le nombre de centres proposant ce type de traitement est passé de trois en 2020 à six en 2026.

Selon les autorités, cette expansion a permis de faire progresser l’accès aux services de radiothérapie de 14 % à 26 % et de prendre en charge environ 6 500 patients.

Le pays a par ailleurs introduit la tomographie par émission de positons couplée à la tomodensitométrie (TEP-TDM), associée à un cyclotron, afin d’améliorer la détection et l’évaluation de certains cancers. La Tanzanie fait partie, selon le vice-président, des dix premiers pays africains à disposer de cette technologie.

Une stratégie de décentralisation

Avec les neuf centres intégrés annoncés pour 2030, les autorités souhaitent poursuivre la décentralisation des soins oncologiques et réduire les disparités d’accès aux services spécialisés.

Le programme doit ainsi s’inscrire dans une stratégie plus large combinant prévention, vaccination, diagnostic précoce, traitement et formation des professionnels de santé. L’objectif affiché est de renforcer durablement la capacité de la Tanzanie à répondre aux besoins croissants en matière de lutte contre le cancer, tout en développant son rôle dans la coopération sanitaire régionale.

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Sénégal : recrudescence de la diphtérie, 34 cas confirmés et six décès.

Le Sénégal fait face depuis le début du mois d’août 2026 à une recrudescence de la diphtérie, maladie infectieuse et contagieuse pourtant largement maîtrisée grâce à la vaccination. Dans un point de situation publié le 4 septembre, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique fait état de 34 cas confirmés, dont six décès, enregistrés dans plusieurs régions du pays.

L’alerte déclenchée à Kédougou

La situation a commencé à susciter l’inquiétude à la fin du mois de juillet, après plusieurs décès d’enfants de moins de cinq ans au Centre hospitalier régional Amath Dansokho de Kédougou.

L’examen rétrospectif des dossiers médicaux a fait apparaître plusieurs cas suspects présentant des symptômes compatibles avec une forme respiratoire de la diphtérie, notamment des difficultés respiratoires importantes, une atteinte des amygdales, des lésions au niveau de la région rhinopharyngée et un gonflement du cou.

Le premier cas a été officiellement confirmé par l’Institut Pasteur de Dakar le 1er août 2026.

Depuis cette confirmation, 34 cas ont été recensés dans huit districts sanitaires répartis sur six régions. Kédougou demeure le principal foyer avec 23 cas, devant Dakar avec cinq cas et Thiès avec trois. Louga, Diourbel et Kaolack comptent chacune un cas.

Le ministère souligne par ailleurs que plusieurs patients étaient soit totalement non vaccinés, soit insuffisamment vaccinés, faisant de la couverture vaccinale un enjeu central dans la réponse à cette recrudescence.

Une maladie contagieuse mais évitable

La diphtérie est une infection bactérienne transmissible principalement par les gouttelettes respiratoires émises lors de la toux ou des éternuements, ainsi que lors de contacts rapprochés. Elle peut également se transmettre par contact direct avec des lésions cutanées infectées.

La maladie peut provoquer notamment des maux de gorge, de la fièvre, des difficultés à avaler, un enrouement et un gonflement du cou. Dans les formes sévères, des membranes grisâtres peuvent se développer dans la gorge et entraîner une obstruction des voies respiratoires.

La vaccination constitue le principal moyen de prévention contre la diphtérie. La résurgence de cas observée au Sénégal met ainsi en évidence les risques liés aux insuffisances de couverture vaccinale dans certaines populations.

Les autorités renforcent la riposte

Face à la situation, le ministère de la Santé, en coordination avec les autorités administratives et territoriales et ses partenaires techniques, a renforcé la surveillance et la prise en charge des personnes infectées.

Les mesures comprennent notamment l’investigation autour des cas confirmés, le suivi des personnes ayant été en contact avec les patients ainsi que la mise en œuvre d’une campagne de vaccination de rattrapage dans les zones affectées.

Les autorités sanitaires invitent les parents à vérifier le statut vaccinal de leurs enfants et à compléter les doses prévues par le calendrier du Programme élargi de vaccination (PEV).

Elles recommandent également de consulter rapidement une structure de santé en cas de symptômes évocateurs et déconseillent l’automédication, susceptible de retarder une prise en charge appropriée.

Cette recrudescence rappelle l’importance du maintien d’une couverture vaccinale élevée. Dans les zones où la vaccination diminue, des maladies pourtant largement contrôlées peuvent en effet réapparaître et provoquer des foyers épidémiques, en particulier chez les enfants insuffisamment immunisés.

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Guinée : la 32ᵉ mission médicale chinoise renforce la coopération sanitaire avec Conakry.

L’Hôpital de l’Amitié Sino-Guinéenne a accueilli, lundi 7 septembre 2026, la 32ᵉ mission médicale chinoise en Guinée. Composée de 24 professionnels de santé issus de différentes spécialités, cette nouvelle équipe vient renforcer l’offre de soins, accompagner le personnel médical guinéen et consolider la coopération sanitaire entre Conakry et Beijing.

Une coopération vieille de près de sept décennies

La cérémonie d’accueil a permis de rappeler la longue histoire du partenariat médical entre la Guinée et la Chine, engagé depuis 1968. Au fil des décennies, les équipes chinoises ont contribué à la prise en charge des patients, à la formation des professionnels guinéens et au développement des capacités sanitaires du pays.

Le directeur général de l’Hôpital de l’Amitié Sino-Guinéenne, Dr Mohamed Diané, a salué la continuité de cet engagement, estimant que l’arrivée de cette nouvelle mission constitue une étape supplémentaire dans le renforcement du système de santé guinéen.

De son côté, le responsable de la mission médicale chinoise, Nong Dingguo, a réaffirmé la volonté de Beijing de poursuivre cette coopération de proximité et de répondre aux besoins du secteur sanitaire guinéen.

Depuis le début de ce partenariat, plus de 31 équipes médicales chinoises, représentant environ 750 médecins et personnels de santé, se sont succédé en Guinée.

Une solidarité renforcée lors des crises sanitaires

La coopération sino-guinéenne s’est également illustrée lors de plusieurs crises sanitaires majeures. Le conseiller principal au ministère de la Santé, Dr Sory Condé, qui représentait la ministre, a notamment évoqué l’intervention de la 24ᵉ mission médicale chinoise pendant l’épidémie d’Ebola en 2014.

Selon lui, cette équipe avait rejoint la Guinée alors que l’épidémie provoquait d’importantes difficultés sanitaires et une forte mobilisation internationale. Les médecins chinois avaient notamment participé à la formation des équipes guinéennes. Une solidarité qui s’est également poursuivie durant la pandémie de Covid-19.

La prévention et la santé numérique au cœur des nouveaux enjeux

La coopération ne devrait toutefois plus se limiter aux soins et aux infrastructures. Les deux parties souhaitent désormais renforcer les actions liées à la prévention, à la sensibilisation et à la transformation numérique du secteur de la santé.

La télémédecine, notamment à travers le développement des consultations à distance, figure parmi les pistes envisagées. Des initiatives de sensibilisation du public, à l’image du programme « Parlons de la santé avec Julie », doivent également contribuer à diffuser davantage d’informations sur la prévention et les bonnes pratiques sanitaires.

Pour Dr Sory Condé, cette évolution répond à la nécessité de placer la connaissance et la prévention au centre des politiques de santé, alors qu’une partie importante des problèmes sanitaires peut être évitée grâce à des comportements adaptés.

La 32ᵉ mission médicale chinoise va désormais poursuivre son travail aux côtés des équipes guinéennes. Outre la continuité des soins, elle devrait contribuer au transfert de compétences et au renforcement des capacités du personnel médical, avec pour objectif d’améliorer durablement la prise en charge des populations.

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Guinée : Conakry accueille la 12ᵉ Conférence africaine sur la santé et les droits sexuels et reproductifs.

La Guinée accueille, du 2 au 5 septembre 2026 à Conakry, la 12ᵉ Conférence africaine sur la Santé et les Droits sexuels et reproductifs (ACSHR). La rencontre réunit plusieurs acteurs du continent autour des enjeux liés à la santé sexuelle et reproductive des adolescentes et des jeunes, dans un contexte marqué par la multiplication des crises et la diminution des financements internationaux.

Placée sous le thème « Santé et Droits sexuels et reproductifs des adolescentes et des jeunes en Afrique face aux crises multiformes », la conférence rassemble des responsables publics, des professionnels de santé, des chercheurs, des représentants de la société civile, des partenaires techniques et financiers ainsi que des jeunes venus de différents pays africains.

La jeunesse au cœur des échanges

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah. Les travaux doivent notamment favoriser le partage d’expériences entre les différents acteurs et permettre d’identifier des réponses adaptées aux difficultés qui limitent l’accès des adolescents et des jeunes à l’information et aux services de santé sexuelle et reproductive.

La rencontre intervient alors que les crises sécuritaires, économiques, sanitaires et sociales affectent de manière particulière les populations les plus jeunes. Pour les participants, l’enjeu consiste notamment à maintenir l’accès aux services essentiels malgré ces contraintes et à mieux intégrer les besoins des jeunes dans les politiques publiques.

La Guinée mise sur le renforcement de son système de santé

La ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Khaïté Sall, a réaffirmé la volonté du gouvernement de poursuivre la transformation du système sanitaire guinéen et d’améliorer l’accès de la population aux soins.

Elle a également présenté la santé comme un investissement majeur dans le développement du capital humain et la construction de l’avenir du pays. Cette orientation s’inscrit, selon les autorités, dans les ambitions du programme de développement socio-économique durable et responsable Simandou 2040.

Amadou Oury Bah appelle à mieux répondre aux besoins des jeunes

Prenant la parole lors de la cérémonie, le Premier ministre a insisté sur le rôle déterminant de la santé, de l’éducation et de la protection de la jeunesse dans le développement du continent africain.

Amadou Oury Bah a appelé à intensifier les actions d’information et de prévention, tout en garantissant aux jeunes un accès effectif à des services de santé de qualité. Il a également insisté sur la nécessité de prendre en compte les réalités des populations, aussi bien dans les zones urbaines que rurales.

Le chef du gouvernement guinéen a par ailleurs encouragé l’adoption de stratégies de sensibilisation davantage adaptées aux attentes et aux aspirations de la jeunesse. L’objectif est de favoriser leur implication et de parvenir à des changements durables dans les comportements.

Vers de nouveaux engagements

Durant quatre jours, les participants doivent poursuivre les échanges autour des moyens de mieux protéger la santé et les droits des adolescents et des jeunes africains face aux différentes crises.

La conférence de Conakry ambitionne ainsi de renforcer le dialogue entre gouvernements, acteurs sanitaires, organisations de la société civile, partenaires au développement et jeunes, avec l’objectif de faire émerger des engagements et des solutions concrètes en faveur de la santé sexuelle et reproductive sur le continent.

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La Guinée accueillera la 77ᵉ session du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique en 2027.

La Guinée a été officiellement désignée pour accueillir, du 23 au 27 août 2027 à Conakry, la 77ᵉ session du Comité régional de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l’Afrique. Cette décision place la capitale guinéenne au centre des échanges continentaux consacrés aux enjeux sanitaires.

Conakry, future capitale africaine de la santé

La tenue de cette importante rencontre en Guinée constitue une reconnaissance du rôle croissant du pays dans les discussions relatives à la santé publique en Afrique. Pendant plusieurs jours, responsables politiques, ministres de la Santé, experts et partenaires du secteur devraient se réunir à Conakry pour examiner les principales priorités sanitaires du continent.

Pour les autorités guinéennes, l’organisation de cette session représente également une opportunité de renforcer la visibilité internationale du pays et de présenter les réformes engagées dans le secteur de la santé.

La souveraineté sanitaire au cœur des ambitions nationales

Cette désignation intervient dans un contexte où la Guinée affirme vouloir renforcer la performance et la résilience de son système de santé. À travers ses orientations nationales de développement, le gouvernement entend notamment améliorer l’accès aux soins, renforcer les infrastructures sanitaires et développer les capacités nationales face aux crises de santé publique.

Le programme Simandou 2040 inscrit par ailleurs la santé et le bien-être des populations parmi les enjeux associés à la transformation économique et sociale du pays. Dans cette perspective, l’amélioration du système sanitaire apparaît comme un élément essentiel du développement humain.

Une vitrine pour la Guinée

Au-delà de sa dimension institutionnelle, Conakry 2027 devrait offrir à la Guinée une importante vitrine diplomatique et sanitaire. L’accueil de la session permettra au pays de mettre en avant ses infrastructures, ses compétences et son expérience dans la gestion des problématiques de santé publique.

Cette rencontre sera également l’occasion pour la Guinée de contribuer aux débats sur les grands défis sanitaires du continent, notamment le financement des systèmes de santé, la prévention des épidémies, la formation des professionnels, l’accès équitable aux soins et le renforcement de la production locale de médicaments et de vaccins.

La 77ᵉ session du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique est ainsi appelée à constituer un rendez-vous majeur pour le secteur sanitaire continental. Pour Conakry, l’enjeu sera double : assurer la réussite de l’événement et démontrer, à travers cette organisation, la capacité de la Guinée à accueillir des rencontres internationales de premier plan.

Rendez-vous est donc pris à Conakry du 23 au 27 août 2027 pour une nouvelle étape dans les échanges sur l’avenir de la santé en Afrique.