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Zimbabwe : une première historique en neurochirurgie ouvre la voie à des traitements de pointe.

Le Zimbabwe vient de franchir un cap majeur dans le développement de sa médecine spécialisée avec la réalisation réussie de ses premières interventions de stimulation cérébrale profonde (Deep Brain Stimulation – DBS) et de stimulation de la moelle épinière (Spinal Cord Stimulation – SCS). Cette avancée médicale marque l’entrée du pays dans le cercle restreint des nations africaines capables de proposer des thérapies avancées de neuromodulation pour le traitement de pathologies neurologiques complexes.

Les deux opérations ont été réalisées les 28 et 29 mai derniers sous la direction du neurochirurgien zimbabwéen Nathaniel Zimani, avec l’appui technique d’une équipe médicale chinoise déployée dans le cadre d’un partenariat de coopération sanitaire.

Une avancée majeure pour la médecine spécialisée

Selon les autorités sanitaires, les patients ayant bénéficié de ces interventions présentent une évolution favorable et poursuivent actuellement leur suivi post-opératoire.

Ces procédures figurent parmi les techniques les plus sophistiquées utilisées en neurochirurgie moderne. Elles permettent de traiter certaines maladies neurologiques et troubles chroniques dont la prise en charge demeure difficile avec les traitements conventionnels.

La stimulation cérébrale profonde consiste à implanter des électrodes dans des zones précises du cerveau afin de réguler l’activité neuronale responsable de certains symptômes. Cette technologie est notamment utilisée dans le traitement de la maladie de Parkinson, de la dystonie, de certaines formes d’épilepsie résistantes aux médicaments et de plusieurs troubles neurologiques sévères.

La stimulation de la moelle épinière repose quant à elle sur l’envoi d’impulsions électriques contrôlées visant à réduire des douleurs chroniques persistantes, souvent invalidantes, et à améliorer la qualité de vie des patients.

Mettre fin à l’exil médical des patients

Jusqu’à présent, les Zimbabwéens nécessitant ce type de traitement devaient se rendre à l’étranger pour accéder à ces interventions hautement spécialisées, avec des coûts souvent inaccessibles pour la majorité des patients.

La réalisation de ces opérations sur le territoire national représente donc un tournant important pour le système de santé du pays. Elle ouvre la voie à une prise en charge locale de pathologies complexes tout en réduisant les dépenses liées aux évacuations médicales internationales.

Pour le neurochirurgien chinois Chen Yanliang, membre de l’équipe ayant participé aux interventions, cette réussite permet de combler un déficit technologique important et constitue une étape décisive dans le développement des capacités neurochirurgicales du Zimbabwe.

Une technologie innovante déployée pour la première fois en Afrique

Ces opérations marquent également le premier déploiement officiel sur le continent africain d’une technologie de neuromodulation développée par l’Université Tsinghua et commercialisée par l’entreprise chinoise Beijing PINS Medical Co.

Selon les responsables du programme, ces équipements répondent aux standards internationaux tout en proposant des coûts plus compétitifs que ceux de nombreux dispositifs occidentaux. Cette accessibilité pourrait favoriser une démocratisation progressive des traitements neurologiques de pointe dans plusieurs pays africains confrontés à des contraintes budgétaires importantes.

Un signal fort pour l’innovation médicale en Afrique

Au-delà de leur portée nationale, ces premières interventions témoignent des progrès réalisés par plusieurs systèmes de santé africains dans les domaines de la chirurgie spécialisée et des technologies médicales avancées.

En rejoignant le groupe des pays capables de pratiquer la stimulation cérébrale profonde et la stimulation médullaire, le Zimbabwe renforce son positionnement dans le domaine des neurosciences et ouvre de nouvelles perspectives pour la prise en charge de milliers de patients souffrant de maladies neurologiques complexes à travers la région.

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Burkina Faso : près de 25 milliards FCFA mobilisés pour moderniser les infrastructures de santé.

Entièrement financés par le budget national au titre de l’exercice 2026, ces investissements s’inscrivent dans la stratégie des autorités visant à améliorer l’accès aux soins et à renforcer les capacités des établissements de santé face à une demande croissante de services médicaux.

Un investissement majeur pour améliorer l’offre de soins

Selon le rapport adopté par le Conseil des ministres, le montant mobilisé, précisément évalué à 24 671 907 314 FCFA TTC, permettra d’accélérer la réalisation de projets prioritaires dans le secteur sanitaire. L’objectif est de doter les structures de santé d’infrastructures adaptées et d’équipements modernes capables d’améliorer la qualité de la prise en charge des patients.

Les projets concernent notamment la construction de nouveaux bâtiments sanitaires dans plusieurs localités du pays ainsi que le renforcement des capacités techniques des formations sanitaires grâce à l’acquisition de matériels médicotechniques de dernière génération.

Répondre aux besoins croissants du secteur sanitaire

Le gouvernement justifie le recours à une procédure spécifique par l’urgence de répondre aux besoins du système de santé et par la nécessité de réduire les délais de mise en œuvre des projets.

Cette décision intervient dans un contexte où les infrastructures sanitaires sont fortement sollicitées, notamment en raison de la croissance démographique, des défis liés à la couverture sanitaire et de la nécessité d’améliorer l’accès aux soins dans les zones éloignées.

Les autorités estiment que ces investissements contribueront à renforcer la résilience du système de santé tout en améliorant les conditions de travail des professionnels du secteur.

Une ambition de modernisation à l’échelle nationale

À travers ce programme d’investissement, le Burkina Faso entend accroître les capacités d’accueil de ses structures sanitaires, améliorer leur niveau d’équipement et rapprocher davantage les services de santé des populations.

L’initiative s’inscrit dans une politique plus large de modernisation des services publics et de renforcement du capital humain, considérée comme un levier essentiel pour le développement du pays.

En mobilisant près de 25 milliards FCFA pour le secteur sanitaire, les autorités burkinabè affichent leur volonté de faire de l’amélioration de l’offre de soins une priorité, dans un contexte où l’accès à des services de santé de qualité demeure un enjeu majeur pour de nombreuses communautés à travers le territoire national.

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À l’Assemblée mondiale de la Santé, la Guinée défend une vision souveraine et durable de son système sanitaire.

À l’occasion de la 79e Session de l’Assemblée mondiale de la Santé, la Guinée a réaffirmé son ambition de bâtir un système de santé plus équitable, résilient et durable face aux grands défis sanitaires mondiaux.

Prenant la parole devant les représentants des États membres et des organisations internationales, la ministre guinéenne de la Santé a porté la vision du pays autour d’une gouvernance sanitaire fondée sur la souveraineté, l’accès universel aux soins et le financement durable des politiques publiques de santé.

Une rencontre mondiale marquée par les défis sanitaires et financiers

Placée sous le thème « Repenser la santé mondiale : une responsabilité partagée », cette 79e Assemblée mondiale de la Santé se déroule dans un contexte international marqué par de profondes mutations sanitaires, économiques et géopolitiques.

Les conséquences des crises sanitaires récentes, les tensions sur le financement des systèmes de santé ainsi que les inégalités persistantes dans l’accès aux soins et aux vaccins figurent parmi les principaux sujets au cœur des débats.

Face à cette situation, la Guinée a choisi de mettre en avant une approche reposant sur la responsabilité nationale et le renforcement des capacités internes.

La Couverture Sanitaire Universelle érigée en droit fondamental

Au cours de son intervention, la ministre de la Santé a rappelé que la Guinée a inscrit la Couverture Sanitaire Universelle (CSU) comme un droit fondamental dans sa Constitution.

Cette orientation traduit la volonté des autorités guinéennes de garantir progressivement un accès plus large et plus équitable aux services de santé essentiels pour l’ensemble de la population.

Le gouvernement entend notamment renforcer le financement national du secteur sanitaire afin de réduire la dépendance aux financements extérieurs et d’assurer une meilleure stabilité des politiques publiques de santé.

Simandou 2040 au cœur de la stratégie sanitaire nationale

La vision sanitaire présentée à l’Assemblée mondiale de la Santé s’inscrit également dans le cadre du programme stratégique Simandou 2040, considéré par les autorités comme un pilier majeur du développement national.

À travers ce programme, la Guinée ambitionne d’investir massivement dans les infrastructures sanitaires, le développement des soins de santé primaires ainsi que le renforcement des capacités médicales sur l’ensemble du territoire.

Les autorités prévoient également d’intensifier la lutte contre les maladies transmissibles et non transmissibles, tout en améliorant l’accès aux services de prévention et de prise en charge.

L’objectif affiché est de transformer les ressources naturelles du pays en leviers de développement humain capables de garantir un accès durable à des soins de qualité.

Un appel à une gouvernance sanitaire mondiale plus inclusive

Dans son intervention, la Guinée a également plaidé pour une mobilisation internationale renforcée autour des enjeux de financement de la santé mondiale.

Les autorités guinéennes ont insisté sur la nécessité de garantir un accès plus équitable aux vaccins, aux innovations médicales et aux traitements essentiels, notamment pour les pays en développement.

Conakry appelle par ailleurs à une gouvernance sanitaire internationale plus inclusive et davantage fondée sur la solidarité entre les États.

Cette prise de position intervient alors que plusieurs pays africains réclament une réforme plus équilibrée des mécanismes mondiaux de financement et de gestion des crises sanitaires.

La santé mondiale confrontée à d’importantes inégalités

Selon les estimations évoquées durant les travaux de l’Assemblée mondiale de la Santé, près de 4,6 milliards de personnes dans le monde demeurent encore privées d’un accès complet aux soins essentiels.

Dans ce contexte, la Guinée entend défendre une approche axée sur le renforcement des systèmes de santé nationaux, la souveraineté sanitaire et la valorisation des investissements publics dans le capital humain.

À travers sa participation à cette rencontre internationale, le pays cherche également à renforcer sa présence dans les grands débats mondiaux liés à la santé, au développement et à la résilience des États face aux crises futures.

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Ebola : l’Ouganda place plus d’une centaine de personnes en quarantaine face au risque de propagation

Les autorités de Ouganda ont annoncé mardi le placement en quarantaine de plus d’une centaine de personnes dans le cadre des mesures de prévention contre l’épidémie d’Ebola qui frappe actuellement l’est de la République démocratique du Congo.

Selon le gouvernement ougandais, les personnes concernées sont surveillées dans un lieu tenu confidentiel afin de détecter rapidement d’éventuels signes ou symptômes liés au virus.

Cette décision intervient dans un contexte de forte vigilance sanitaire alors que les autorités cherchent à empêcher toute propagation transfrontalière de l’épidémie.

Kampala tente de rassurer la population

Face aux inquiétudes grandissantes, les autorités ougandaises multiplient les messages de sensibilisation et de prévention.

Le directeur exécutif de l’Uganda Media Centre, Alan Kasujja, a assuré que les personnes placées en quarantaine bénéficient d’un suivi médical assuré par des équipes spécialisées expérimentées dans la gestion des épidémies d’Ebola.

Selon lui, l’Ouganda dispose d’une solide expérience acquise lors de précédentes flambées épidémiques enregistrées dans la région.

Les autorités sanitaires rappellent également que le virus se transmet principalement par contact direct avec des personnes infectées, appelant ainsi les populations à renforcer les mesures de précaution et de vigilance.

Deux cas confirmés en Ouganda, dont un décès

À ce stade, deux cas confirmés ont été recensés sur le territoire ougandais, dont un décès.

D’après les autorités, les personnes contaminées revenaient récemment de la RDC, principal foyer actuel de l’épidémie.

Cette situation alimente les préoccupations dans plusieurs pays voisins, en raison de l’intensité des échanges humains et commerciaux dans les zones frontalières entre les deux États.

L’OMS préoccupée par l’ampleur de l’épidémie en RDC

L’évolution rapide de la situation sanitaire inquiète également l’Organisation mondiale de la santé.

Son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus, s’est déclaré « profondément préoccupé par l’ampleur et la rapidité » de la propagation de l’épidémie en RDC.

Selon les derniers chiffres communiqués par le ministre congolais de la Santé, Samuel Roger Kamba, au moins 131 décès ont déjà été enregistrés, tandis que plus de 500 cas suspects font actuellement l’objet d’investigations sanitaires.

Une coopération renforcée entre Kampala et Kinshasa

Face à la menace régionale, les autorités ougandaises et congolaises ont intensifié leur coordination.

Alan Kasujja a indiqué que le président ougandais Yoweri Museveni échange régulièrement avec son homologue congolais Félix Tshisekedi afin de suivre l’évolution de la situation et renforcer les mesures de riposte.

Les ministères de la Santé des deux pays maintiennent également un contact permanent pour coordonner les dispositifs de surveillance sanitaire le long de la frontière commune.

Pour Kampala, la stabilité sanitaire de l’est de la RDC demeure directement liée à celle de l’Ouganda, compte tenu des mouvements constants de populations entre les deux pays.

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Ebola : Washington ferme ses portes aux voyageurs de trois pays africains.

Les États-Unis ont annoncé, lundi 18 mai 2026, un renforcement de leurs mesures sanitaires face à la progression de l’épidémie d’Ebola en Afrique centrale.

Cette décision intervient après la contamination d’un médecin humanitaire américain exerçant en République démocratique du Congo, dans une zone touchée par la nouvelle flambée du virus.

Les autorités américaines ont désormais interdit l’entrée sur le territoire américain à tout ressortissant étranger ayant séjourné au cours des 21 derniers jours en RDC, en Ouganda ou au Soudan du Sud.

Un médecin humanitaire contaminé dans la province de l’Ituri

Selon les informations communiquées par les autorités sanitaires américaines, le patient infecté est un médecin humanitaire basé depuis trois ans à l’hôpital de Nyankunde, dans la province de l’Ituri.

Le praticien aurait contracté le virus alors qu’il assurait la prise en charge de patients atteints d’Ebola dans cet établissement situé à proximité de Bunia.

Son transfert vers un hôpital militaire américain en Allemagne est actuellement en cours afin qu’il bénéficie d’une prise en charge spécialisée.

Plusieurs personnes placées en quarantaine

Dans le cadre des mesures de précaution mises en place par les autorités sanitaires, l’épouse du médecin ainsi qu’une autre personne proche, toutes deux de nationalité américaine, ont été placées en quarantaine malgré l’absence de symptômes.

Les autorités américaines ont également annoncé que plusieurs autres personnes potentiellement exposées au virus devraient être évacuées vers l’Allemagne dans les prochains jours pour des examens médicaux et une surveillance renforcée.

Les CDC renforcent les contrôles aux frontières

Face à l’évolution de la situation, les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies ont décidé de renforcer les contrôles sanitaires aux frontières américaines.

Les autorités ont également annoncé une limitation temporaire de l’octroi de visas dans les pays concernés par la mesure.

Cette politique est déjà appliquée par l’ambassade américaine de Kampala, où les procédures de délivrance de visas font désormais l’objet de restrictions renforcées.

Washington veut prévenir tout risque de propagation

Malgré ce durcissement des mesures sanitaires, les autorités américaines assurent que le risque immédiat pour la population américaine demeure faible à ce stade.

De son côté, l’Organisation mondiale de la santé a classé l’épidémie d’Ebola en RDC comme une urgence sanitaire internationale, en raison des risques de propagation régionale et des difficultés de contrôle dans certaines zones affectées.

L’est de la RDC reste particulièrement vulnérable aux crises sanitaires en raison des déplacements de population, de l’insécurité persistante et des défis logistiques rencontrés par les équipes médicales.

Une nouvelle étape dans le durcissement sanitaire américain

Cette décision marque une nouvelle phase dans la stratégie de prévention mise en place par Washington face à la résurgence d’Ebola en Afrique centrale.

Les autorités américaines cherchent à limiter les risques d’importation du virus tout en poursuivant la coopération sanitaire avec les organisations internationales mobilisées sur le terrain.

Cette situation relance également les inquiétudes autour des capacités de surveillance épidémiologique et de gestion des urgences sanitaires à l’échelle mondiale, dans un contexte marqué par la multiplication des crises sanitaires transfrontalières.

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RDC : une nouvelle flambée d’Ebola alarme les autorités sanitaires en Afrique centrale.

Les autorités sanitaires de la République démocratique du Congo font face à une nouvelle résurgence du virus Ebola dans le nord-est du pays. Selon le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies, au moins 65 décès ont déjà été enregistrés dans les zones touchées, ravivant les inquiétudes autour d’une possible propagation régionale de l’épidémie.

La province de l’Ituri, située dans une région régulièrement confrontée à des crises sécuritaires et sanitaires, concentre actuellement la majorité des cas suspects recensés par les autorités.

Près de 250 cas suspects recensés dans la province de l’Ituri

D’après les premières données communiquées par les autorités sanitaires, près de 250 cas suspects ont été signalés dans plusieurs localités de l’Ituri, notamment dans la ville de Bunia.

Des analyses préliminaires effectuées sur plusieurs échantillons ont confirmé la présence du virus Ebola. Des examens complémentaires sont toutefois en cours afin d’identifier précisément la souche à l’origine de cette nouvelle flambée.

Cette étape est jugée essentielle pour adapter la stratégie de riposte sanitaire, notamment en matière de vaccination, de surveillance épidémiologique et de prise en charge médicale.

Les déplacements de population compliquent la riposte sanitaire

Les autorités craignent désormais une extension de l’épidémie au-delà des frontières congolaises.

Le risque de propagation est accentué par les importants mouvements de population observés dans cette partie de l’Afrique centrale, en particulier autour des zones minières où les échanges et les déplacements sont fréquents.

L’insécurité persistante dans certaines localités affectées complique également le travail des équipes médicales et le suivi des personnes ayant été en contact avec des cas confirmés.

Depuis plusieurs années, les conflits armés et les difficultés d’accès à certaines zones rendent particulièrement complexe la gestion des crises sanitaires dans l’est de la RDC.

L’Ouganda et le Soudan du Sud placés sous surveillance

La proximité géographique avec l’Ouganda et le Soudan du Sud alimente les préoccupations des autorités régionales et des organisations internationales de santé.

Les échanges transfrontaliers permanents entre les populations de cette région augmentent les risques de circulation du virus vers les pays voisins.

Face à cette situation, plusieurs dispositifs de surveillance renforcée auraient déjà été activés dans les zones frontalières afin de détecter rapidement d’éventuels nouveaux cas.

Une mobilisation internationale en préparation

Face à l’évolution de la situation, une réunion d’urgence a été organisée entre les autorités sanitaires régionales, l’Organisation mondiale de la santé et plusieurs laboratoires pharmaceutiques internationaux.

Parmi les entreprises associées aux discussions figurent Merck, Johnson & Johnson et Moderna.

Les échanges portent notamment sur la coordination de la riposte sanitaire, la disponibilité des vaccins et traitements, ainsi que le renforcement des capacités de surveillance dans les zones affectées.

Cette nouvelle flambée rappelle la vulnérabilité persistante de certaines régions africaines face aux épidémies, dans un contexte marqué par les défis sécuritaires, les insuffisances des systèmes de santé et les difficultés logistiques.

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Hantavirus : le Sénégal rassure après des informations relayées sur une possible alerte sanitaire.

Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a publié, ce jour, un communiqué destiné à rassurer l’opinion nationale face aux inquiétudes suscitées par des informations circulant autour du hantavirus. Les autorités sanitaires affirment qu’aucun cas de cette maladie n’a été détecté au Sénégal, ni dans un autre pays du continent africain, tout en rappelant que le dispositif national de veille sanitaire reste pleinement opérationnel.

Selon le ministère, les cas récemment évoqués concernent exclusivement des passagers d’un navire de croisière ayant effectué une traversée entre l’Amérique du Sud et certaines îles de l’Atlantique. Les personnes concernées sont actuellement prises en charge par les autorités sanitaires compétentes des pays impliqués, sous la coordination de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Dans son communiqué, le département de la Santé insiste sur la capacité du Sénégal à prévenir et gérer d’éventuelles menaces sanitaires. Il met en avant l’existence d’un système national de surveillance épidémiologique et d’alerte jugé performant, permettant la détection précoce, l’investigation rapide ainsi que la prise en charge des maladies à potentiel épidémique.

Les autorités rappellent également que le pays dispose de capacités de diagnostic biologique renforcées, appuyées par des équipes techniques spécialisées mobilisables en cas de besoin. Cette organisation vise à assurer une réponse rapide et adaptée face à toute situation sanitaire pouvant représenter un risque pour les populations.

À travers cette communication, le ministère cherche à éviter toute psychose liée à la circulation d’informations non vérifiées, tout en appelant les citoyens à s’informer auprès des canaux officiels et des autorités sanitaires compétentes.

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Santé : lancement de la plateforme “KAYIDI”, un pas décisif vers la digitalisation des agréments.

Une réforme numérique au service de la transparence et de l’efficacité
Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a franchi une nouvelle étape dans la modernisation de son administration avec le lancement, le lundi 4 mai 2026, de la phase pilote de la plateforme numérique “KAYIDI”. Portée par la ministre Khaïté Sall, cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de digitalisation du système de santé, visant à simplifier et sécuriser les procédures administratives.

Une gestion dématérialisée des demandes d’agrément
Développée par Netsen Group, entreprise spécialisée dans les solutions numériques, la plateforme permet aux professionnels de santé et aux promoteurs d’établissements sanitaires d’effectuer l’ensemble de leurs démarches en ligne. Les utilisateurs peuvent ainsi créer un compte sécurisé, soumettre leurs demandes d’agrément, téléverser les documents requis et suivre en temps réel l’évolution de leur dossier.

À l’issue du processus, chaque dossier validé donne lieu à la délivrance d’un certificat d’agrément sécurisé, dont l’authenticité est garantie par un système de vérification via QR code. Ce dispositif vise à renforcer la traçabilité et à lutter contre les fraudes.

Un outil structurant pour le pilotage du secteur
Au-delà de la simplification des procédures, la plateforme “KAYIDI” ambitionne de constituer une base de données centralisée et fiable sur les acteurs du secteur de la santé. Cette capacité de collecte et de traitement de l’information devrait permettre d’améliorer la prise de décision, d’accélérer le traitement des dossiers et de renforcer la transparence administrative.

La ministre de la Santé a salué une avancée majeure, estimant que cet outil contribuera à instaurer un climat de confiance entre l’administration et les usagers, tout en répondant aux exigences de modernisation de l’action publique.

Vers une transformation durable du système de santé
Avec le lancement de “KAYIDI”, les autorités guinéennes affichent leur volonté de faire du numérique un levier central de transformation du secteur sanitaire. Cette initiative marque ainsi une étape importante vers une administration plus performante, accessible et adaptée aux besoins des professionnels comme des citoyens.

La plateforme est désormais accessible en ligne, offrant un point d’entrée unique pour l’ensemble des démarches liées aux agréments sanitaires en Guinée. www.kayidi.sante.gov.gn

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Santé et souveraineté pharmaceutique : l’État accélère le suivi de quatre projets structurants.

Dans le cadre du suivi de l’action gouvernementale, le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a fait le point sur l’état d’avancement de plusieurs projets majeurs dans le secteur de la santé, avec un accent particulier sur le renforcement des infrastructures hospitalières et le développement de la souveraineté pharmaceutique.

Des investissements estimés à 310 milliards de FCFA

Les autorités indiquent que quatre projets prioritaires, représentant un investissement global d’environ 310 milliards de FCFA, font l’objet d’un dispositif de suivi renforcé. Ces infrastructures sont considérées comme stratégiques pour améliorer l’offre de soins et réduire les dépendances extérieures en matière de santé.

Parmi les réalisations en cours, l’hôpital Seydi El Hadji Malick Sy de Tivaouane affiche un taux d’exécution de 95 %, se rapprochant de sa phase de finalisation. De son côté, le projet de reconstruction de l’hôpital Aristide Le Dantec, infrastructure de référence à Dakar, est réalisé à hauteur de 60 %.

Vers une souveraineté pharmaceutique renforcée

Au-delà des infrastructures hospitalières, le gouvernement met également l’accent sur la production pharmaceutique locale à travers les projets portés par l’Institut Pasteur de Dakar.

Dans ce cadre, le projet AFRICAMARIL est exécuté à 80 %, tandis que le projet MADIBA atteint 48 % d’avancement. Ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à renforcer l’autonomie sanitaire du pays et à réduire la dépendance aux importations de produits pharmaceutiques.

Une exigence d’accélération des chantiers

Face à l’état d’avancement global de ces projets, le Premier ministre a instruit les ministères concernés de prendre les mesures nécessaires pour accélérer la finalisation des travaux. L’objectif affiché est de mettre rapidement ces infrastructures à la disposition du système de santé national, dans un contexte de fortes attentes en matière d’accès aux soins et de modernisation du secteur.

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Coopération sanitaire : le Sénégal honore la 20e mission médicale chinoise.

Le Sénégal a rendu, lundi 13 avril, un hommage solennel à la 20e mission médicale chinoise, dont les 14 membres ont été élevés à l’Ordre national du Lion, la plus haute distinction honorifique du pays. La cérémonie, organisée au ministère de la Santé, s’est tenue en présence du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ibrahima Sy, et de l’ambassadeur de la République populaire de Chine à Dakar, Li Zhigang.

Un partenariat médical ancré dans l’histoire

Marquée par l’exécution des hymnes nationaux des deux pays, la cérémonie a mis en lumière une coopération médicale engagée depuis près d’un demi-siècle. Initiée en 1975, cette collaboration s’est traduite par le déploiement de 20 missions successives, mobilisant au total 312 professionnels de santé issus de diverses spécialités.

Selon les autorités sanitaires, plus de trois millions de patients ont bénéficié des soins dispensés par ces équipes à travers le territoire national. Une contribution significative qui témoigne de la solidité d’un partenariat fondé sur la confiance et la continuité.

« Ce partenariat exemplaire, fondé sur la confiance et le respect mutuel, s’est consolidé au fil des décennies pour devenir un pilier majeur de notre système de santé », a souligné le ministre de la Santé.

Un levier de renforcement du système de santé

Au-delà de l’assistance médicale, la coopération sino-sénégalaise s’inscrit désormais dans une logique de renforcement durable des capacités du système sanitaire. Les membres de la 20e mission ont notamment contribué aux activités de l’hôpital pour enfants de Diamniadio, en assurant des soins spécialisés, en formant le personnel local et en introduisant des techniques innovantes.

S’adressant aux récipiendaires, Ibrahima Sy a salué leur « engagement, leur professionnalisme et leur dévouement », mettant en avant « un impact direct et profond sur la vie des populations ». Il a également insisté sur l’importance du transfert de compétences, considéré comme un levier essentiel pour l’autonomisation du système de santé national.

Vers une coopération renforcée

Déjà à l’œuvre, la 21e mission médicale chinoise devrait poursuivre cette dynamique, avec un accent particulier sur la formation continue et le renforcement des capacités locales. Cette nouvelle étape confirme la volonté des deux pays de consolider un partenariat devenu stratégique, au service de l’amélioration durable de l’offre de soins au Sénégal.