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Guinée : Conakry accueille la 12ᵉ Conférence africaine sur la santé et les droits sexuels et reproductifs.

La Guinée accueille, du 2 au 5 septembre 2026 à Conakry, la 12ᵉ Conférence africaine sur la Santé et les Droits sexuels et reproductifs (ACSHR). La rencontre réunit plusieurs acteurs du continent autour des enjeux liés à la santé sexuelle et reproductive des adolescentes et des jeunes, dans un contexte marqué par la multiplication des crises et la diminution des financements internationaux.

Placée sous le thème « Santé et Droits sexuels et reproductifs des adolescentes et des jeunes en Afrique face aux crises multiformes », la conférence rassemble des responsables publics, des professionnels de santé, des chercheurs, des représentants de la société civile, des partenaires techniques et financiers ainsi que des jeunes venus de différents pays africains.

La jeunesse au cœur des échanges

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah. Les travaux doivent notamment favoriser le partage d’expériences entre les différents acteurs et permettre d’identifier des réponses adaptées aux difficultés qui limitent l’accès des adolescents et des jeunes à l’information et aux services de santé sexuelle et reproductive.

La rencontre intervient alors que les crises sécuritaires, économiques, sanitaires et sociales affectent de manière particulière les populations les plus jeunes. Pour les participants, l’enjeu consiste notamment à maintenir l’accès aux services essentiels malgré ces contraintes et à mieux intégrer les besoins des jeunes dans les politiques publiques.

La Guinée mise sur le renforcement de son système de santé

La ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Khaïté Sall, a réaffirmé la volonté du gouvernement de poursuivre la transformation du système sanitaire guinéen et d’améliorer l’accès de la population aux soins.

Elle a également présenté la santé comme un investissement majeur dans le développement du capital humain et la construction de l’avenir du pays. Cette orientation s’inscrit, selon les autorités, dans les ambitions du programme de développement socio-économique durable et responsable Simandou 2040.

Amadou Oury Bah appelle à mieux répondre aux besoins des jeunes

Prenant la parole lors de la cérémonie, le Premier ministre a insisté sur le rôle déterminant de la santé, de l’éducation et de la protection de la jeunesse dans le développement du continent africain.

Amadou Oury Bah a appelé à intensifier les actions d’information et de prévention, tout en garantissant aux jeunes un accès effectif à des services de santé de qualité. Il a également insisté sur la nécessité de prendre en compte les réalités des populations, aussi bien dans les zones urbaines que rurales.

Le chef du gouvernement guinéen a par ailleurs encouragé l’adoption de stratégies de sensibilisation davantage adaptées aux attentes et aux aspirations de la jeunesse. L’objectif est de favoriser leur implication et de parvenir à des changements durables dans les comportements.

Vers de nouveaux engagements

Durant quatre jours, les participants doivent poursuivre les échanges autour des moyens de mieux protéger la santé et les droits des adolescents et des jeunes africains face aux différentes crises.

La conférence de Conakry ambitionne ainsi de renforcer le dialogue entre gouvernements, acteurs sanitaires, organisations de la société civile, partenaires au développement et jeunes, avec l’objectif de faire émerger des engagements et des solutions concrètes en faveur de la santé sexuelle et reproductive sur le continent.

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La Guinée accueillera la 77ᵉ session du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique en 2027.

La Guinée a été officiellement désignée pour accueillir, du 23 au 27 août 2027 à Conakry, la 77ᵉ session du Comité régional de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l’Afrique. Cette décision place la capitale guinéenne au centre des échanges continentaux consacrés aux enjeux sanitaires.

Conakry, future capitale africaine de la santé

La tenue de cette importante rencontre en Guinée constitue une reconnaissance du rôle croissant du pays dans les discussions relatives à la santé publique en Afrique. Pendant plusieurs jours, responsables politiques, ministres de la Santé, experts et partenaires du secteur devraient se réunir à Conakry pour examiner les principales priorités sanitaires du continent.

Pour les autorités guinéennes, l’organisation de cette session représente également une opportunité de renforcer la visibilité internationale du pays et de présenter les réformes engagées dans le secteur de la santé.

La souveraineté sanitaire au cœur des ambitions nationales

Cette désignation intervient dans un contexte où la Guinée affirme vouloir renforcer la performance et la résilience de son système de santé. À travers ses orientations nationales de développement, le gouvernement entend notamment améliorer l’accès aux soins, renforcer les infrastructures sanitaires et développer les capacités nationales face aux crises de santé publique.

Le programme Simandou 2040 inscrit par ailleurs la santé et le bien-être des populations parmi les enjeux associés à la transformation économique et sociale du pays. Dans cette perspective, l’amélioration du système sanitaire apparaît comme un élément essentiel du développement humain.

Une vitrine pour la Guinée

Au-delà de sa dimension institutionnelle, Conakry 2027 devrait offrir à la Guinée une importante vitrine diplomatique et sanitaire. L’accueil de la session permettra au pays de mettre en avant ses infrastructures, ses compétences et son expérience dans la gestion des problématiques de santé publique.

Cette rencontre sera également l’occasion pour la Guinée de contribuer aux débats sur les grands défis sanitaires du continent, notamment le financement des systèmes de santé, la prévention des épidémies, la formation des professionnels, l’accès équitable aux soins et le renforcement de la production locale de médicaments et de vaccins.

La 77ᵉ session du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique est ainsi appelée à constituer un rendez-vous majeur pour le secteur sanitaire continental. Pour Conakry, l’enjeu sera double : assurer la réussite de l’événement et démontrer, à travers cette organisation, la capacité de la Guinée à accueillir des rencontres internationales de premier plan.

Rendez-vous est donc pris à Conakry du 23 au 27 août 2027 pour une nouvelle étape dans les échanges sur l’avenir de la santé en Afrique.

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L’Ouganda déclare la fin de l’épidémie d’Ebola liée au virus Bundibugyo.

L’Ouganda a officiellement déclaré la fin de l’épidémie de maladie à virus Ebola liée à l’espèce Bundibugyo, après 42 jours consécutifs sans nouveau cas confirmé. L’annonce, faite jeudi par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique), marque une étape importante dans la réponse sanitaire du pays.

Une épidémie maîtrisée après plusieurs semaines de surveillance

L’épidémie avait été déclarée le 15 mai 2026, après l’apparition de cas liés à une contamination en provenance de la République démocratique du Congo (RDC). Au total, 20 cas confirmés ont été recensés en Ouganda, dont 15 importés de RDC et cinq résultant de transmissions locales.

Le bilan fait état de 18 personnes guéries et de deux décès. Plus de 800 contacts ont également été identifiés et placés sous surveillance afin de limiter les risques de propagation du virus.

Le dernier patient encore hospitalisé est sorti de l’hôpital le 16 juillet. L’absence de nouveau cas pendant 42 jours consécutifs a ensuite permis aux autorités sanitaires de confirmer l’interruption de la transmission.

Cette période correspond à deux fois la durée maximale d’incubation du virus et constitue le délai de référence utilisé pour déclarer officiellement la fin d’une épidémie d’Ebola.

Une réponse sanitaire renforcée

Pour contenir la propagation du virus, les autorités ougandaises ont renforcé plusieurs dispositifs de santé publique, notamment la détection précoce des cas, la recherche et le suivi des contacts ainsi que l’isolement et la prise en charge des personnes infectées.

Les mesures de prévention et de contrôle des infections ont également été renforcées dans les établissements de santé et au sein des communautés.

Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a salué la réponse mise en œuvre par l’Ouganda, estimant que cette expérience démontrait la capacité des mesures rapides et coordonnées à contenir efficacement une épidémie d’Ebola.

De son côté, le directeur général du CDC Afrique, Jean Kaseya, a appelé à préserver les capacités de surveillance et à tirer les enseignements de cette réponse sanitaire.

La vigilance reste nécessaire à la frontière avec la RDC

Malgré la fin officielle de l’épidémie en Ouganda, le risque de réintroduction du virus demeure. La proximité géographique avec la RDC, les déplacements de populations et les échanges commerciaux entre les deux pays constituent autant de facteurs susceptibles de favoriser une nouvelle transmission.

L’OMS et le CDC Afrique recommandent donc de maintenir une surveillance renforcée, notamment aux points d’entrée, tout en conservant des capacités suffisantes de dépistage, de prise en charge et de prévention des infections.

La coopération transfrontalière reste également essentielle pour détecter rapidement d’éventuels nouveaux cas et éviter une propagation régionale.

Pas de restrictions générales sur les voyages et le commerce

Dans le cadre de sa réponse aux épidémies d’Ebola, l’OMS continue de déconseiller l’instauration de restrictions générales sur les voyages et le commerce. L’organisation privilégie plutôt des mesures ciblées de santé publique, fondées sur la surveillance, la détection rapide et la prise en charge efficace des cas.

La fin de l’épidémie en Ouganda constitue ainsi une avancée importante pour la santé publique en Afrique de l’Est. Toutefois, la persistance de la transmission en RDC rappelle que la vigilance et la coopération régionale restent indispensables pour prévenir toute nouvelle propagation du virus.

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Guinée : le ministère de la Santé clarifie la fermeture temporaire du CHU Ignace Deen.

Face aux interrogations suscitées par l’évacuation et la fermeture temporaire du CHU Ignace Deen, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a apporté, mercredi 19 août 2026, des précisions sur les raisons de cette décision.

Selon le département dirigé par Khaïté Sall, cette mesure constitue une étape préparatoire au projet de reconstruction et de modernisation de l’établissement, l’un des principaux centres hospitaliers historiques de Guinée.

Les activités transférées au Camp Camayenne

Dans le cadre de cette transition, les activités du CHU Ignace Deen seront temporairement délocalisées vers le Camp Camayenne. Le ministère indique que ce transfert doit permettre de libérer et de sécuriser le site avant le démarrage effectif des travaux.

À compter du mercredi 19 août, aucune nouvelle hospitalisation ni intervention programmée ne sera donc admise au CHU Ignace Deen.

Les patients déjà hospitalisés feront, quant à eux, l’objet d’un suivi afin d’assurer la continuité des soins. Les personnes nécessitant une prise en charge seront orientées vers les structures sanitaires disposant des capacités adaptées à leur état et à leur pathologie.

Un projet destiné à moderniser l’offre hospitalière

Pour le ministère, la reconstruction du CHU Ignace Deen répond à la nécessité de moderniser les infrastructures sanitaires et d’améliorer les conditions de prise en charge des patients.

Le projet vise notamment à renforcer la qualité et la sécurité des soins, ainsi que les capacités nationales dans la prise en charge des pathologies complexes.

À terme, les autorités souhaitent également réduire le recours aux évacuations sanitaires à l’étranger en développant davantage les capacités spécialisées disponibles en Guinée.

Une fermeture temporaire avant la reconstruction

Le ministère précise que la fermeture actuelle ne constitue donc pas un abandon du CHU Ignace Deen, mais une phase transitoire liée au lancement de sa reconstruction.

Une fois le transfert achevé, les services de l’établissement poursuivront temporairement leurs activités au Camp Camayenne pendant la durée des travaux.

Ils devraient réintégrer le site après l’achèvement du chantier et la mise en service du nouveau CHU Ignace Deen, dans le cadre de la modernisation du système hospitalier guinéen.

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Hôpital International Indo-Guinéen : la ministre de la Santé évalue l’état d’avancement avant l’inauguration.

La ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Khaïté SALL, a effectué une visite de terrain sur le chantier de l’Hôpital International Indo-Guinéen, situé à Gbessia Cité de l’Air, à Conakry.

Accompagnée de plusieurs cadres de son département, la ministre s’est rendue sur le site afin d’évaluer le niveau de réalisation de cette infrastructure sanitaire et de s’assurer de son état de préparation avant sa prochaine inauguration.

Une infrastructure de 160 lits extensible à 400

L’Hôpital International Indo-Guinéen est conçu pour disposer, dans sa configuration initiale, d’une capacité de 160 lits, avec une possibilité d’extension pouvant porter cette capacité à 400 lits.

Lors de la visite, Khaïté SALL a inspecté plusieurs installations destinées à assurer la prise en charge des patients et le fonctionnement de l’établissement. La délégation s’est notamment rendue dans l’unité de soins intensifs, le bloc opératoire, le centre de transfusion sanguine et le service de pédiatrie.

Le bloc administratif ainsi que la morgue ont également fait l’objet d’une inspection.

Des orientations avant la mise en service

La visite a permis à la ministre d’échanger directement avec les responsables du site sur l’état des différentes installations et les dernières étapes à accomplir avant l’ouverture de l’établissement.

À travers cette démarche, le ministère entend disposer d’une évaluation globale de l’infrastructure et identifier les éventuels ajustements nécessaires à son fonctionnement.

Khaïté SALL a ainsi donné des orientations aux équipes concernées afin de préparer les conditions de mise en service de l’hôpital.

Renforcer l’offre de soins

Avec sa capacité importante et ses différents services spécialisés, l’Hôpital International Indo-Guinéen doit contribuer au renforcement de l’offre sanitaire à Conakry.

Sa prochaine inauguration constituera une nouvelle étape dans le développement des infrastructures de santé et l’amélioration des capacités de prise en charge des populations.

La visite ministérielle intervient ainsi dans la phase préparatoire précédant l’ouverture officielle du centre, dont les autorités souhaitent assurer le bon fonctionnement dès sa mise en service.

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RDC : un centre de 100 lits bientôt opérationnel pour renforcer la lutte contre Ebola.

La République démocratique du Congo (RDC) s’apprête à renforcer son dispositif de lutte contre Ebola avec l’ouverture prochaine du plus grand centre de traitement du pays à Bunia, dans la province de l’Ituri. Cette nouvelle infrastructure intervient alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) fait état d’une progression préoccupante de l’épidémie.

En attendant sa mise en service, les patients présentant des symptômes suspects sont pris en charge au centre de transit de Kigonze, où ils sont placés en isolement le temps de confirmer ou d’écarter l’infection. Selon le médecin Francis Bigirimwami Chibanvunya, les personnes testées négatives sont autorisées à regagner leur domicile et reçoivent un traitement adapté à leur pathologie.

Actuellement, quatre personnes, dont un enfant de deux ans souffrant de fièvre, de diarrhées et de vomissements, sont en observation. Son père est récemment décédé dans un centre de transit Ebola.

Le futur centre de traitement de Rwankole, réalisé avec le soutien de l’ONG International Medical Corps, disposera de 100 lits, dont 60 réservés aux cas confirmés et 40 aux cas suspects. Plus de 300 professionnels de santé y seront mobilisés pour améliorer la prise en charge des patients, renforcer le dépistage et limiter la propagation du virus.

Selon les dernières données de l’OMS, arrêtées au 30 juillet, la RDC a enregistré 3 605 cas confirmés d’Ebola, dont 1 587 décès. Face à cette situation, l’organisation appelle à intensifier les actions de dépistage, de prise en charge et de sensibilisation des populations afin de contenir l’épidémie.

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Khady Sy, la pionnière sénégalaise qui fait rayonner la physique nucléaire médicale.

À 30 ans, Khady Sy a déjà inscrit son nom dans l’histoire de la médecine sénégalaise.

Première et, à ce jour, unique radio physicienne spécialisée en médecine nucléaire et en imagerie médicale au Sénégal, la jeune scientifique incarne une nouvelle génération de femmes qui repoussent les frontières de la science. Derrière ce parcours exceptionnel se cache pourtant une trajectoire qui semblait toute tracée vers une tout autre carrière.

Originaire de Nioro du Rip, dans le Saloum, Khady Sy grandit avec une passion pour les sciences. Élève de l’école primaire de Sarra Thilore Bessane, puis du lycée Maba Diakhou Ba, elle nourrit très tôt le rêve de transmettre son savoir. Après une licence, elle poursuit un Master 1 à la Faculté des sciences et technologies (FST) de l’Université Cheikh Anta Diop avant d’intégrer la Faculté des sciences et technologies de l’éducation et de la formation (FASTEF), où elle obtient un Master 2 en enseignement de la Physique Chimie. À ce moment-là, son avenir semble déjà écrit : elle sera enseignante.

Du rêve d’enseigner à la physique nucléaire

Au lieu de rejoindre une salle de classe, la jeune diplômée choisit de continuer à explorer le vaste univers de la physique. En effectuant des recherches sur les spécialisations offertes dans son domaine, elle découvre un Master en physique nucléaire à l’Institut des technologies nucléaires appliquées (ITNA). Une révélation. Cette filière réveille une fascination pour la physique de l’atome et ouvre devant elle un champ de possibilités jusque-là insoupçonné.

Ce choix audacieux va bouleverser sa carrière. Formée à l’ITNA, Khady Sy acquiert des compétences de haut niveau qui lui permettent de se distinguer bien au-delà des frontières sénégalaises. En 2018, elle est sacrée lauréate lors d’une conférence internationale organisée par le Centre international de physique théorique (ICTP), dans le cadre de l’African School of Physics, à Windhoek, en Namibie. La même année, elle est sélectionnée pour participer à la prestigieuse école du Large Hadron Collider (LHC) au Pakistan, un rendez-vous réservé à de jeunes talents venus du monde entier.

Son ascension se poursuit grâce au soutien de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Sur recommandation de la direction de l’ITNA et avec l’appui du point focal national du Sénégal, elle obtient une bourse qui lui permet d’approfondir sa formation en physique médicale à l’ICTP. Une étape décisive qui consolide son expertise dans un domaine stratégique pour la médecine moderne.

Une pionnière au service de la médecine

Aujourd’hui, Khady Sy met ce savoir au service des patients. Elle vient d’être recrutée au Centre hospitalier national Cheikh Ahmadou Bamba de Touba, où son expertise contribuera au développement de la médecine nucléaire, une discipline essentielle pour le diagnostic et le traitement de nombreuses pathologies, notamment les cancers.

Chercheuse passionnée, elle continue également de promouvoir l’innovation scientifique. En mars dernier, représentant l’ITNA au Salon international de l’entrepreneuriat, de la recherche et de l’innovation organisé à l’Université Cheikh Anta Diop, elle a vu son projet décrocher la deuxième place, confirmant une fois de plus son potentiel.

Le parcours de Khady Sy raconte bien plus qu’une réussite personnelle. Il illustre la capacité de l’école sénégalaise à former des profils d’excellence capables de rivaliser sur la scène internationale. Dans un secteur où les femmes restent encore peu nombreuses, elle ouvre la voie à toute une génération de jeunes filles convaincues que les sciences les plus pointues ne connaissent ni plafond de verre ni frontières.

Première radio physicienne en médecine nucléaire du Sénégal, Khady Sy n’est sans doute que la première d’une longue lignée. Et c’est précisément ce qui fait de son histoire une aventure pionnière.

Source : LeSoleil

Cheikh Gora DIOP

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Hépatites virales au Sénégal : une urgence sanitaire face à une maladie encore trop silencieuse.

Les hépatites virales s’imposent comme l’un des défis majeurs de santé publique au Sénégal. Leur forte prévalence, combinée à leur évolution souvent silencieuse et au risque de complications graves, en fait une priorité sanitaire qui nécessite, selon les spécialistes, une mobilisation accrue en matière de prévention, de dépistage et de prise en charge.

À l’approche de la Journée mondiale contre l’hépatite, célébrée chaque année le 28 juillet, le coordonnateur du Programme national de lutte contre les hépatites (PNLH), le professeur Bamba Kane, a tiré la sonnette d’alarme sur l’ampleur de la situation. Dans un entretien accordé à l’APS, il a notamment évoqué des niveaux de prévalence particulièrement préoccupants pour les virus des hépatites B et C.

Une circulation importante du virus de l’hépatite B

Selon les données communiquées par le PNLH, 85 % de la population sénégalaise présentent des marqueurs indiquant un contact antérieur avec le virus de l’hépatite B (VHB). Parmi ces personnes, entre 5,7 % et 10 % seraient des porteurs chroniques du virus. Par ailleurs, environ 2 % de la population vivraient avec une infection chronique au virus de l’hépatite C (VHC).

« Au Sénégal, 85 % de la population ont un marqueur de l’hépatite B, 5,7 à 10 % sont des porteurs chroniques du VHB qui est la première cause de cancer du foie et 2 % sont des porteurs chroniques du virus de l’hépatite C », a expliqué le professeur Bamba Kane.

Ces chiffres illustrent, selon le spécialiste, l’importance de la circulation des virus des hépatites dans le pays et la nécessité de renforcer les dispositifs de lutte contre ces infections.

L’hépatite B constitue notamment une préoccupation majeure en raison de ses complications potentielles. Lorsqu’elle devient chronique et n’est pas correctement prise en charge, l’infection peut entraîner des lésions progressives du foie, évoluer vers une cirrhose et, dans certains cas, conduire à un cancer primitif du foie.

Des modes de transmission multiples

Les hépatites virales regroupent plusieurs infections provoquées par différents virus, généralement désignés par les lettres A, B, C, D et E. Leur mode de transmission et leur évolution diffèrent selon le type de virus.

Les hépatites A et E sont principalement liées à la consommation d’eau ou d’aliments contaminés. Elles guérissent généralement sans évoluer vers une infection chronique. Les hépatites B et C, en revanche, présentent un risque plus important de complications à long terme.

Le virus de l’hépatite B peut notamment se transmettre de la mère à l’enfant, lors de l’accouchement, mais aussi par contact avec du sang infecté ou lors de rapports sexuels non protégés. Le virus de l’hépatite C est principalement transmis par exposition au sang contaminé. Quant à l’hépatite D, elle ne peut infecter qu’une personne déjà porteuse du virus de l’hépatite B.

La diversité des modes de transmission souligne l’importance d’une approche globale combinant vaccination, prévention, sécurité des soins, sensibilisation et dépistage.

Une maladie souvent silencieuse jusqu’aux complications

L’un des principaux obstacles à la lutte contre les hépatites réside dans leur caractère souvent asymptomatique. De nombreuses personnes infectées peuvent vivre pendant plusieurs années sans présenter de signes apparents, tout en développant progressivement des lésions hépatiques.

Lorsque les symptômes apparaissent, ils peuvent se traduire par une fatigue persistante, une perte d’énergie, des nausées, des vomissements ou encore une diminution de l’appétit. Dans les formes plus avancées, un ictère, reconnaissable à la coloration jaunâtre de la peau et du blanc des yeux, peut également survenir.

Cette évolution silencieuse rend le dépistage particulièrement important. Une personne qui ignore son statut peut en effet ne pas bénéficier d’une prise en charge précoce et, dans certains cas, transmettre le virus à son entourage.

Le dépistage et la prévention au cœur de la riposte

Face à cette situation, le coordonnateur du PNLH plaide pour une intensification des efforts de sensibilisation et de prévention. Le renforcement de la vaccination contre l’hépatite B, l’élargissement de l’accès au dépistage et l’amélioration de la prise en charge des personnes infectées figurent parmi les principaux leviers de lutte contre la maladie.

L’enjeu est également de mieux informer les populations sur les modes de transmission et sur l’importance d’un diagnostic précoce. Pour les professionnels de santé, l’identification rapide des personnes infectées permet de les orienter vers une prise en charge adaptée et de limiter le risque d’évolution vers des complications sévères.

À l’occasion de la Journée mondiale contre l’hépatite, le Sénégal est ainsi appelé à renforcer sa mobilisation contre ces infections qui demeurent largement méconnues du grand public. Dans un contexte où les hépatites B et C peuvent évoluer durant de longues années sans symptômes apparents, le message des autorités sanitaires reste clair : se faire dépister constitue une étape essentielle pour connaître son statut, accéder aux soins à temps et prévenir les conséquences les plus graves de la maladie.

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Contrôle des structures de santé privées : le gouvernement relance les opérations sur l’ensemble du territoire Guinéen..

Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique de la Guinée annonce la reprise, à compter de ce lundi 27 juillet 2026, des opérations de contrôle des établissements médicaux, paramédicaux et pharmaceutiques privés sur l’ensemble du territoire national. Cette campagne s’inscrit dans le cadre des réformes engagées par le gouvernement pour renforcer la qualité des soins, améliorer la sécurité des patients et assurer une meilleure régulation du système sanitaire.

Dans un communiqué, le département ministériel précise que cette initiative vise notamment à renforcer le dispositif de contrôle du secteur privé de la santé et à veiller au respect des normes légales et réglementaires en vigueur.

Le comité de lutte contre les pratiques illégales relancé

Cette opération marque également la relance des activités du comité technique national chargé de lutter contre les pratiques médicales et paramédicales illégales, le trafic et la contrefaçon des médicaments ainsi que des autres produits de santé.

Pour mener cette campagne, des équipes pluridisciplinaires et multisectorielles seront déployées dans les différentes régions du pays. Leur mission consistera notamment à vérifier la conformité des structures sanitaires privées et à s’assurer que leurs activités sont exercées dans le respect des exigences réglementaires.

Les établissements appelés à présenter leurs documents

Les promoteurs et responsables des établissements concernés devront mettre à la disposition des équipes de contrôle plusieurs pièces justificatives. Il s’agit notamment des agréments de création et d’exploitation, des diplômes légalisés des professionnels de santé, des attestations d’inscription aux ordres professionnels compétents, ainsi que de tout autre document administratif ou technique requis par la réglementation.

À travers ces vérifications, les autorités souhaitent notamment s’assurer que les établissements disposent des autorisations nécessaires et que le personnel qui y exerce répond aux exigences professionnelles en vigueur.

Des sanctions prévues en cas de non-conformité

Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique avertit d’ores et déjà les structures qui ne respecteraient pas les dispositions légales et réglementaires.

Les établissements exerçant sans autorisation ou en infraction avec les textes en vigueur s’exposent à des mesures administratives, auxquelles peuvent s’ajouter des poursuites judiciaires, conformément à la législation.

Cette fermeté affichée traduit la volonté des autorités de renforcer la lutte contre les pratiques médicales et paramédicales illégales, mais également contre la circulation de médicaments et de produits de santé contrefaits. Des phénomènes considérés comme des risques majeurs pour la sécurité des patients et la santé publique.

Les acteurs du secteur privé appelés à coopérer

Le ministère invite enfin les promoteurs et professionnels du secteur privé à collaborer pleinement avec les équipes mobilisées sur le terrain. Les autorités appellent l’ensemble des acteurs concernés à faire preuve de responsabilité et à respecter les normes applicables.

À travers cette campagne nationale de contrôle, le gouvernement entend ainsi consolider la régulation du secteur privé de la santé et contribuer à l’amélioration de la qualité des soins, dans un contexte où la sécurité des patients et la lutte contre les pratiques illégales constituent des priorités de santé publique.

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Lutte contre le VIH : le Sénégal réaffirme son engagement pour une riposte durable et une meilleure souveraineté sanitaire.

Le Sénégal entend maintenir le cap dans la lutte contre le VIH/Sida et renforcer sa contribution aux efforts continentaux visant à accélérer l’élimination de l’épidémie. En marge du Sommet extraordinaire de l’Union africaine consacré à la santé, organisé les 21 et 22 juillet 2026 à Accra, au Ghana, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Ibrahima Sy, accompagné de la secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le Sida (CNLS), Dr Safiatou Thiam, s’est entretenu avec la directrice exécutive de l’ONUSIDA, Winnie Byanyima.

Cette rencontre de haut niveau a permis d’examiner les perspectives de la riposte contre le VIH, aussi bien en Afrique qu’à l’échelle mondiale, dans un contexte marqué par l’évolution de l’épidémie, les transformations du système multilatéral et la nécessité de repenser les mécanismes de financement de la santé.

La recrudescence des infections chez les jeunes au cœur des préoccupations

Les échanges ont notamment porté sur la progression préoccupante des nouvelles infections chez les adolescentes, les jeunes filles et les jeunes garçons. Face à cette tendance, les participants ont insisté sur la nécessité d’adapter les stratégies de prévention et de renforcer les interventions ciblées en direction des populations les plus exposées.

Pour les autorités sénégalaises et l’ONUSIDA, l’inversion de cette dynamique passe par une approche globale combinant prévention, accès au dépistage, prise en charge précoce et lutte contre les facteurs sociaux qui favorisent la propagation du virus. La mobilisation des jeunes eux-mêmes et le renforcement de leur accès à l’information et aux services de santé apparaissent également comme des leviers essentiels.

Vers une souveraineté pharmaceutique africaine

Un autre axe majeur des discussions a concerné la souveraineté sanitaire du continent. Les interlocuteurs ont souligné l’importance d’accélérer le développement de capacités africaines de production de médicaments et de produits de santé.

Cette orientation vise à réduire la dépendance du continent aux importations, à sécuriser les chaînes d’approvisionnement et à garantir un accès plus régulier aux traitements. Elle doit également permettre aux systèmes de santé africains de mieux résister aux crises sanitaires et aux perturbations internationales.

Un sommet continental consacré aux grands défis sanitaires

Placée sous le thème « Éliminer le VIH d’ici à 2030, mettre fin aux décès maternels évitables, lutter contre les maladies transmissibles et non transmissibles endémiques sur le continent et renforcer les systèmes de santé d’ici 2030 », la rencontre d’Accra a réuni plusieurs chefs d’État et de gouvernement, des ministres de la Santé, des partenaires techniques et financiers ainsi que des représentants d’institutions africaines et internationales.

Les travaux ont permis d’évaluer les progrès réalisés dans le secteur sanitaire, tout en mettant en lumière les défis persistants qui compromettent l’atteinte des objectifs fixés à l’horizon 2030. Les participants ont également identifié plusieurs priorités destinées à accélérer la mise en œuvre des Objectifs de développement durable dans le domaine de la santé.

Dakar veut maintenir la mobilisation face au recul des financements

Au cours de leur entretien, les représentants sénégalais et la directrice exécutive de l’ONUSIDA ont réaffirmé leur volonté de promouvoir une riposte durable, équitable et résiliente contre le VIH. Une ambition qui intervient dans un contexte international marqué par une diminution des financements consacrés à la lutte contre la pandémie, faisant peser de nouvelles incertitudes sur les progrès enregistrés ces dernières années.

À travers sa participation au sommet d’Accra et ses échanges avec les principaux partenaires internationaux, le Sénégal réaffirme ainsi son engagement dans la lutte contre le VIH et dans le renforcement des systèmes de santé africains.

Dakar entend poursuivre ses efforts pour contribuer à l’objectif d’élimination du sida à l’horizon 2030, tout en consolidant les bases d’une santé publique plus autonome et plus résiliente. Cette démarche s’inscrit dans les ambitions de l’Agenda 2063 de l’Union africaine et dans la perspective de la réalisation de la Couverture sanitaire universelle sur le continent.