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Souveraineté pharmaceutique : Duopharm accélère la transformation de l’industrie du médicament au Sénégal.

Un nouveau siège et une future usine pour renforcer la production locale

Le Sénégal franchit une nouvelle étape dans sa quête de souveraineté pharmaceutique. Le groupe Duopharm a marqué, mardi 21 juillet, une double avancée stratégique avec l’inauguration de son nouveau siège à Rufisque Est et la pose de la première pierre de l’usine Défi Pharma. Deux projets qui ambitionnent de renforcer à la fois la distribution et la production locale de médicaments.

Présidées par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, les cérémonies ont réuni des représentants de l’Ordre des pharmaciens, des organisations syndicales et professionnelles du secteur, ainsi que des autorités publiques et des partenaires techniques et financiers.

Pour le ministre, ces réalisations constituent une véritable « révolution silencieuse » dans le secteur pharmaceutique. Elles pourraient contribuer à positionner progressivement le Sénégal comme un pôle régional de référence, à la faveur d’une industrie davantage intégrée et moins dépendante des importations.

Duopharm, quinze ans après : le pari de l’industrie pharmaceutique nationale

Le nouveau siège du groupe, réalisé grâce à un investissement de 7 milliards de FCFA, vient couronner quinze années de développement et de structuration de l’entreprise.

Pour la présidente du Conseil d’administration de Duopharm, Dr Sokhna Diagne Ndiaye, cette infrastructure représente l’aboutissement d’un pari porté depuis plusieurs années par les pharmaciens sénégalais : celui de construire collectivement un outil national de distribution pharmaceutique.

Le groupe revendique aujourd’hui une position importante sur le marché national. Avec 555 pharmaciens actionnaires, Duopharm détient environ 19 % de parts de marché, dessert plus de 1 200 officines et emploie 250 collaborateurs, dont 35 % de femmes.

Au-delà de son activité économique, l’entreprise met également en avant sa contribution aux finances publiques. Selon sa présidente, le groupe a versé 23 milliards de FCFA à l’État au cours des quinze dernières années.

Duopharm revendique par ailleurs un engagement dans le domaine social, avec plus de 150 millions de FCFA consacrés à des actions de lutte contre le cancer et au soutien à l’hôpital Dalal Jamm, notamment dans le domaine du diagnostic de l’infertilité.

Défi Pharma, un projet industriel de 23,3 milliards de FCFA

La deuxième étape de cette dynamique est incarnée par le projet Défi Pharma, dont la première pierre a été posée mardi.

Cette future unité industrielle, qui nécessitera un investissement de 23,3 milliards de FCFA, sera implantée sur un site de 2,5 hectares. Sa vocation sera de produire localement plusieurs catégories de médicaments afin de contribuer à réduire la dépendance du Sénégal aux importations.

À terme, l’usine devrait afficher une capacité annuelle de 450 millions de comprimés, 50 millions de gélules, 20 millions de flacons de sirop et 10 millions de tubes de pommade.

L’ambition affichée est de permettre au pays de couvrir 50 % de ses besoins en médicaments à l’horizon 2035, grâce au développement d’une production pharmaceutique nationale compétitive.

L’État vise jusqu’à 70 % de production locale

Pour le ministre de l’Industrie et du Commerce, cette initiative s’inscrit dans une ambition plus large de transformation de l’industrie pharmaceutique sénégalaise. Serigne Guèye Diop souhaite voir la part de la production locale atteindre progressivement 60 à 70 % des besoins nationaux au cours des dix prochaines années.

L’État entend accompagner cette transition, notamment à travers la mise en place d’un cadre réglementaire favorable et le soutien aux investissements industriels.

La recherche et l’innovation occuperont également une place centrale dans le dispositif. Selon Dr Sokhna Diagne Ndiaye, un laboratoire-école devrait être mis en place afin de favoriser la valorisation des ressources naturelles du pays et de rapprocher davantage l’industrie du monde universitaire.

« Il n’y a pas d’industrie durable sans recherche », a-t-elle souligné, plaidant ainsi pour une meilleure articulation entre la recherche scientifique, la formation et les besoins du secteur pharmaceutique.

Un projet créateur d’emplois et soutenu par des partenaires internationaux

Le projet Défi Pharma bénéficie également de l’appui de plusieurs partenaires techniques et financiers, parmi lesquels la Société financière internationale (SFI) et l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI).

Au-delà de la production de médicaments, le projet devrait générer 130 emplois directs qualifiés et environ 400 emplois indirects, contribuant ainsi au développement des compétences et à la création d’opportunités dans le secteur industriel.

Selon le calendrier annoncé, une première phase de conditionnement devrait démarrer à partir de juillet 2027, avant le lancement de la production industrielle prévu en mai 2028.

Avec ces deux investissements majeurs, Duopharm entend ainsi participer à une transformation structurelle du secteur pharmaceutique sénégalais. Pour les autorités comme pour les acteurs de l’industrie, l’enjeu dépasse désormais la seule réduction des importations : il s’agit de bâtir une véritable filière pharmaceutique nationale, capable de produire, d’innover et de répondre durablement aux besoins de santé des populations.

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Vaccination : l’UNICEF mobilise la jeunesse africaine avec le réseau « Génération Zéro Polio »

Face aux défis persistants de la vaccination des enfants en Afrique de l’Ouest et du Centre, l’UNICEF a lancé « Génération Zéro Polio », un réseau de cinq jeunes leaders francophones chargés de renforcer le plaidoyer en faveur de l’immunisation et d’accompagner les efforts d’éradication de la poliomyélite. Cette initiative intervient alors que la région concentre près d’un tiers des enfants « zéro dose » dans le monde, c’est-à-dire n’ayant reçu aucun vaccin de routine.

Faire de la jeunesse un acteur clé de la santé publique

À travers ce nouveau réseau, l’UNICEF entend placer les jeunes au cœur des politiques de santé publique afin de rapprocher les besoins des communautés des décisions prises aux niveaux national, régional et international.

Les membres de « Génération Zéro Polio » participeront à des campagnes de sensibilisation, soutiendront les opérations de vaccination et contribueront à élaborer des stratégies de communication visant à renforcer la confiance des populations envers les vaccins, tout en luttant contre la désinformation.

Pour Gilles Fagninou, directeur régional de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, l’engagement des jeunes constitue un levier essentiel pour atteindre les enfants encore exclus des services de vaccination.

« Des millions d’enfants en Afrique de l’Ouest et du Centre ne reçoivent toujours pas les vaccins dont ils ont besoin. Leur voix, leur créativité et leur capacité de mobilisation sont essentielles pour atteindre les enfants qui restent privés de services vitaux », a-t-il déclaré.

Une couverture vaccinale encore insuffisante

Les dernières estimations conjointes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’UNICEF montrent que la couverture vaccinale mondiale poursuit sa progression. En 2025, 90 % des nourrissons ont reçu au moins une dose du vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche (DTC), tandis que 85 % ont bénéficié des trois doses recommandées.

En Afrique de l’Ouest et du Centre, les résultats demeurent toutefois préoccupants. Les taux de vaccination restent inférieurs aux niveaux enregistrés avant la pandémie de Covid-19 et peinent à progresser.

La région compte encore près de six millions d’enfants insuffisamment vaccinés, dont quatre millions n’ont reçu aucune dose de vaccin. La couverture de la troisième dose du vaccin DTC plafonne à 71 %, loin de l’objectif de 90 % fixé par le Programme pour la vaccination à l’horizon 2030.

La poliomyélite reste une menace sanitaire

Malgré les progrès accomplis dans plusieurs pays, la circulation de variants du poliovirus demeure une source de préoccupation pour les autorités sanitaires.

Depuis le début de l’année, 56 cas de poliomyélite ont été recensés en Afrique de l’Ouest et du Centre, notamment au Cameroun, en République centrafricaine, au Tchad, en République démocratique du Congo, au Niger et au Nigéria.

Selon l’UNICEF, cette situation s’explique en grande partie par les conflits, les déplacements de populations, l’insécurité et les difficultés d’accès à certaines zones, qui compliquent les campagnes de vaccination et fragilisent les systèmes de santé.

Cinq jeunes ambassadeurs pour porter la voix des communautés

Le réseau « Génération Zéro Polio » réunit cinq jeunes engagés originaires du Cameroun, du Niger, de la République centrafricaine, de la République démocratique du Congo et du Tchad.

Leur mission sera de promouvoir la vaccination au sein des communautés, de combattre les fausses informations sur les vaccins et de représenter les préoccupations de la jeunesse dans les forums régionaux et internationaux consacrés à la santé publique.

À travers cette initiative, l’UNICEF ambitionne de former une nouvelle génération de leaders capables d’influencer les politiques publiques, de renforcer la confiance dans les programmes de vaccination et d’accélérer l’élimination de la poliomyélite en Afrique de l’Ouest et du Centre, où les défis sanitaires demeurent importants malgré les progrès enregistrés ces dernières années.

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Santé : l’Inde veut renforcer ses investissements pharmaceutiques en Guinée.

L’Inde entend consolider son partenariat avec la Guinée dans le domaine de la santé en misant sur le développement de l’industrie pharmaceutique locale. À l’occasion d’un point de presse organisé ce mardi 14 juillet 2026 à Conakry, l’ambassadeur de l’Inde en Guinée, Sandeep Sood, a réaffirmé la volonté de son pays d’accompagner les autorités guinéennes à travers l’implantation de nouvelles entreprises pharmaceutiques et le partage de son expertise dans le secteur.

Cette coopération s’inscrit dans une dynamique de renforcement des capacités nationales en matière de production de médicaments, avec pour objectif de réduire la dépendance aux importations, d’améliorer l’accès aux traitements et de soutenir le développement d’une industrie pharmaceutique compétitive en Guinée.

Une production locale en pleine expansion

Le diplomate a rappelé que plusieurs entreprises indiennes participent déjà au développement du secteur pharmaceutique guinéen. Parmi elles, l’une a mis en place une unité de production de médicaments capable d’approvisionner non seulement le marché national, mais également certains pays voisins.

« Une entreprise indienne a déjà implanté une unité de production pharmaceutique en Guinée. Cette installation permet non seulement de répondre aux besoins du marché local, mais également d’exporter vers les pays voisins. C’est une fierté pour la coopération entre nos deux pays », a déclaré Sandeep Sood.

Selon lui, cette présence industrielle constitue une étape importante dans la stratégie visant à renforcer la souveraineté sanitaire de la Guinée tout en favorisant l’émergence d’un tissu industriel local créateur d’emplois et de valeur ajoutée.

L’Inde prête à partager son expertise

Au-delà des investissements, New Delhi souhaite mettre son expérience au service de la Guinée dans plusieurs domaines stratégiques, notamment la fabrication de médicaments, la couverture sanitaire, le développement des infrastructures de santé et la formation des professionnels du secteur.

L’ambassadeur a indiqué que son pays poursuivait ses échanges avec les autorités sanitaires guinéennes afin d’encourager l’installation de nouvelles entreprises pharmaceutiques et de favoriser le transfert de compétences.

« L’Inde est prête à partager son expérience avec la Guinée. Nous travaillons avec les autorités sanitaires guinéennes pour encourager d’autres entreprises à s’installer et à produire localement des médicaments au bénéfice des populations », a-t-il souligné.

Faire de la Guinée un pôle pharmaceutique régional

À travers ce partenariat, les deux pays ambitionnent de faire émerger en Guinée une véritable plateforme régionale de production pharmaceutique. L’objectif est de répondre plus efficacement aux besoins du marché national, d’alimenter les pays de la sous-région en médicaments fabriqués localement et d’améliorer l’accessibilité des produits de santé grâce à une offre plus abondante et à des coûts plus compétitifs.

Ce renforcement de la coopération sanitaire illustre également la volonté commune de Conakry et de New Delhi d’élargir leurs relations économiques et industrielles, tout en contribuant au développement d’un système de santé plus résilient et mieux adapté aux besoins des populations guinéennes.

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Sénégal : les autorités alertent sur la prolifération de sachets d’eau et de boissons fabriqués clandestinement.

Dans un communiqué publié lundi, le ministère indique que ces sachets d’eau et de boissons sont souvent produits sans respecter les exigences d’hygiène, de sécurité sanitaire et de traçabilité imposées aux fabricants agréés. Les autorités précisent que certains de ces produits peuvent être conditionnés à partir d’eau non traitée ou d’ingrédients de qualité incertaine, dans des installations ne répondant pas aux standards requis.

Des risques sanitaires importants pour les consommateurs

Selon le ministère, la consommation de ces produits expose la population à de nombreux risques pour la santé. Les autorités évoquent notamment des intoxications alimentaires, des diarrhées aiguës ainsi que plusieurs maladies d’origine hydrique, dont la fièvre typhoïde et le choléra.

Les enfants, les personnes âgées ainsi que les personnes souffrant de pathologies ou en situation de vulnérabilité sont considérés comme les plus exposés aux conséquences de la consommation de produits non conformes.

Face à cette situation, le ministère invite les consommateurs à faire preuve de vigilance en privilégiant les boissons et sachets d’eau issus d’unités de production agréées. Il recommande également de vérifier que les produits sont vendus dans des emballages correctement scellés et comportent un étiquetage conforme permettant d’identifier leur origine.

Les autorités encouragent par ailleurs les citoyens à signaler aux services compétents toute activité suspecte de fabrication ou de commercialisation de produits clandestins.

Des contrôles renforcés et des sanctions prévues

Le ministère rappelle que les producteurs et distributeurs impliqués dans ces activités illicites s’exposent à des sanctions prévues par la législation sénégalaise. Celles-ci peuvent inclure la saisie et la destruction des marchandises, des amendes, la fermeture des unités de production concernées ainsi que des poursuites judiciaires.

Afin de garantir la sécurité des consommateurs, les opérations de contrôle seront intensifiées sur l’ensemble du territoire national. Les services compétents auront pour mission d’identifier, de retirer du marché et de détruire les produits jugés non conformes aux normes sanitaires.

Un produit de grande consommation au cœur d’un double enjeu sanitaire et environnemental

Très répandus au Sénégal, notamment pendant les périodes de fortes chaleurs, les sachets d’eau vendus à 50 FCFA constituent une source d’hydratation accessible pour une large partie de la population. Leur faible coût explique leur forte consommation dans les grandes villes, les transports publics et les zones à forte affluence.

Toutefois, au-delà des préoccupations liées à la santé publique, ces emballages plastiques alimentent également les débats sur la protection de l’environnement. Leur abandon dans les rues, les caniveaux et les espaces publics contribue à la pollution urbaine et à l’obstruction des réseaux d’évacuation des eaux pluviales, malgré les efforts engagés par les autorités pour limiter l’utilisation des plastiques à usage unique et promouvoir des pratiques plus respectueuses de l’environnement.

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Guinée : MSHP Présentation des résultats de la VIème Enquête Démographique et de Santé (EDS-VI)

MSHP | Présentation des résultats de la VIème Enquête Démographique et de Santé (EDS-VI)

Conakry, le 2 juillet 2026 – Le Gouvernement, à travers les ministères du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement, de la Santé et de l’Hygiène Publique, ainsi que l’Institut National de la Statistique (INS), a procédé ce jeudi à la présentation officielle des résultats de la 6ᵉ Enquête Démographique et de Santé (EDS-VI).

Réalisée entre 2024 et 2025 avec l’appui des partenaires au développement, cette enquête nationale constitue un outil stratégique d’aide à la décision. Elle fournit des données fiables et actualisées sur la situation démographique, sanitaire et sociale de la Guinée.

Dans son allocution, Madame la Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, Mme Khaïté SALL, a exprimé sa profonde satisfaction face aux résultats de l’EDS-VI. Les données révèlent une avancée notable : la mortalité infantile a reculé de 67 % en 2018 à 61 % en 2025, tandis que la mortalité infanto-juvénile est passée de 111 % à 95 %.
« Ces avancées sont le fruit de choix politiques courageux, portés par le Chef de l’État et soutenus par nos partenaires », a-t-elle déclaré, avant d’ajouter : « Ces données ne dormiront pas dans des tiroirs. Pour le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, elles constituent un engagement sacré. Chaque décision, chaque budget, chaque déploiement de personnel devra désormais être guidé par une obsession unique : sauver des vies et améliorer la qualité des soins dans nos structures. »

Le Ministre du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement, M. Ismael NABÉ, a abondé dans le même sens, soulignant que cette enquête permettra à la Guinée de mieux suivre ses engagements internationaux, notamment les Objectifs de Développement Durable (ODD), l’Agenda 2063 de l’Union africaine et les autres cadres auxquels le pays a souscrit.

« Les statistiques ne prennent tout leur sens que lorsqu’elles deviennent des politiques publiques. Les rapports n’ont de valeur que s’ils conduisent à des décisions concrètes. Les indicateurs ne sont utiles que s’ils améliorent effectivement la vie des populations. La publication de l’EDS-VI marque donc le début d’une nouvelle étape où chaque ministère, chaque collectivité locale, chaque partenaire et chaque chercheur devra s’approprier ces résultats pour mieux agir », a-t-il affirmé.

Cette enquête d’envergure a couvert plus de 8 000 ménages répartis sur l’ensemble du territoire national.
Au nom du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, le Ministre Directeur de Cabinet de la Primature, Dr Daouda Kamissoko, a salué cette avancée. Il a rappelé que la disponibilité de données statistiques fiables et actualisées constitue le socle de la bonne gouvernance, de la transparence et de la prise de décisions fondées sur des faits probants.
« Le Gouvernement veillera à ce que les résultats soient immédiatement exploités pour anticiper les mesures futures en matière de santé, d’éducation et de protection sociale ; planifier les investissements publics structurants dans le domaine sanitaire ; et renforcer l’alignement des politiques sectorielles sur les priorités nationales du développement humain », a-t-il précisé.

L’aboutissement de cette 6ᵉ enquête, après celle de 2018, s’inscrit pleinement dans le 5ᵉ pilier Santé et Bien-être du programme stratégique Simandou 2040.

Source : sante.gov.gn

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Sénégal : des chercheurs de l’UCAD découvrent une nouvelle bactérie prometteuse pour la lutte contre la malnutrition infantile.

Une équipe de chercheurs de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a identifié une nouvelle espèce bactérienne, baptisée Neobacillus camarae, à partir du microbiote du lait maternel sénégalais. Cette découverte scientifique, publiée dans une revue internationale spécialisée, ouvre de nouvelles perspectives dans la prévention et le traitement de la malnutrition chez les jeunes enfants grâce au développement de probiotiques innovants.

Cette avancée est le résultat d’un programme de recherche mené en collaboration entre l’UCAD, l’IHU Méditerranée Infection et l’Université d’Aix-Marseille. Les travaux s’inscrivent dans une dynamique de recherche visant à mieux comprendre le rôle du microbiote humain dans la santé infantile et à développer des solutions thérapeutiques adaptées aux défis nutritionnels auxquels sont confrontés de nombreux pays, notamment en Afrique.

Une découverte issue du microbiote du lait maternel

Les chercheurs ont isolé cette nouvelle espèce bactérienne à partir d’échantillons de lait maternel recueillis au Sénégal. Le microbiote du lait maternel est aujourd’hui reconnu comme un élément essentiel du développement immunitaire et digestif du nourrisson, en raison des micro-organismes bénéfiques qu’il transmet au nouveau-né dès les premiers jours de vie.

Selon les scientifiques, l’identification de Neobacillus camarae constitue une étape importante dans la compréhension des bactéries naturellement présentes dans le lait maternel et de leur potentiel thérapeutique.

À terme, cette découverte pourrait contribuer à la mise au point de nouveaux probiotiques capables de renforcer la santé nutritionnelle des enfants et de prévenir certaines formes de malnutrition.

Un hommage au professeur Makhtar Camara

La nouvelle espèce bactérienne a été nommée Neobacillus camarae en hommage au professeur Makhtar Camara, enseignant-chercheur à la Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontologie de l’UCAD.

Cette distinction scientifique vient saluer sa contribution aux recherches en microbiologie ainsi que son engagement dans le développement des sciences biomédicales au Sénégal.

Une reconnaissance du savoir-faire scientifique sénégalais

Pour les responsables de l’UCAD, cette découverte illustre la capacité des chercheurs sénégalais à produire des travaux de haut niveau répondant à des enjeux majeurs de santé publique.

Le recteur de l’université, le professeur Alioune Badara Kandji, a adressé ses félicitations au professeur Makhtar Camara ainsi qu’à l’ensemble de l’équipe de recherche. Il estime que cette reconnaissance internationale contribue au rayonnement de l’UCAD, du Sénégal et, plus largement, de la recherche scientifique africaine.

L’université souligne que cette avancée confirme son engagement en faveur d’une recherche d’excellence, tournée vers l’innovation et la recherche de solutions concrètes aux défis sanitaires auxquels le continent est confronté.

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MSHP : Lancement du Projet de Transformation du Système de Santé « PT2S » du Programme Simandou 2040.

MSHP : Lancement du Projet de Transformation du Système de Santé « PT2S » du Programme Simandou 2040

Le Ministre Directeur de Cabinet de la Présidence, M. Djiba DIAKITÉ, en présence du Ministre Secrétaire Général de la Présidence, le Général Amara CAMARA, et accompagné des membres du Gouvernement, a présidé la cérémonie de lancement officiel du Projet de Transformation du Système de Santé (PT2S) du Programme Simandou 2040. Cette initiative de grande envergure vise à transformer durablement le système de santé guinéen afin d’offrir des services de qualité, accessibles et résilients au bénéfice des populations, conformément à la vision du Chef de l’État, S.E.M. Mamadi DOUMBOUYA.d5469a27 f30a 4929 9d27 ecf2b174af7b

Pour la Représentante intérimaire de la Banque mondiale, le PT2S, financé à hauteur de 95 millions de dollars par le Groupe de la Banque mondiale et le GFF (Mécanisme de financement mondial), constitue un investissement majeur dans l’avenir du capital humain en Guinée. Il couvre sept régions et cible prioritairement les populations les plus exposées aux inégalités d’accès aux soins, notamment les femmes enceintes, les mères, les nouveau-nés, les enfants et les adolescents. « La Guinée est en train de franchir une étape majeure : faire évoluer le financement basé sur les résultats d’un instrument soutenu par les projets vers une politique publique durable, progressivement ancrée dans les ressources propres de l’État. L’inscription, dans la Loi de finances 2026, d’une ligne budgétaire dédiée aux subventions des soins de santé primaires constitue à cet égard une avancée majeure. C’est un signal fort de volonté politique, de responsabilité publique et de souveraineté dans la conduite de la réforme. Le rôle du Groupe de la Banque mondiale est d’accompagner et de renforcer cette dynamique, au service de la couverture sanitaire universelle, de l’équité et du renforcement du système de santé », a indiqué Mme Fatimatou TOURÉ. Elle a également réitéré l’engagement de son institution aux côtés du Gouvernement pour soutenir les réformes qui permettront d’orienter davantage de ressources vers les formations sanitaires de première ligne, au bénéfice des populations les plus vulnérables.

Dans son discours, Madame la Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, satisfaite des avancées enregistrées, a précisé que ce projet place la santé maternelle et néonatale au cœur de ses interventions, depuis la consultation prénatale jusqu’à l’accouchement assisté et aux premiers soins du nourrisson, sans oublier le renforcement de la santé communautaire qui demeure un levier essentiel. « Nous voulons également un système capable de résister aux crises. Face aux inondations, aux épidémies et aux effets du changement climatique, notre système de santé doit rester opérationnel et protéger les populations les plus vulnérables. Ce projet renforcera cette résilience afin que nos mères et nos enfants ne soient jamais abandonnés dans l’épreuve. Cette transformation repose aussi sur l’équité. Le projet étend la gratuité des soins aux plus démunis et concentre ses moyens là où les besoins sont les plus importants. Car la justice en santé consiste à donner davantage à ceux qui ont le moins », a déclaré Mme Khaïté SALL.

En prononçant le discours de lancement officiel du projet au nom du Ministre Directeur de Cabinet de la Présidence, également Président du Comité Stratégique de Simandou, le Ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire a rappelé que sous l’impulsion du Chef de l’État, S.E.M. Mamadi DOUMBOUYA, notre pays a engagé une transformation profonde, portée par la vision Simandou 2040, qui fait du développement économique un instrument au service du mieux-être des populations. « Dans cette ambition, la santé occupe une place centrale. Elle n’est pas seulement un service public parmi d’autres ; elle est la condition même de la stabilité, de la productivité et de la confiance entre l’État et les citoyens. Un pays qui veut se tenir debout doit d’abord protéger la vie, préserver la dignité et garantir à chacun la possibilité de se soigner dans des conditions acceptables », a fait savoir Dr Mohamed Lamine Sy SAVANÉ, avant d’ajouter : « La Guinée que nous voulons construire à l’horizon 2040 ne peut être une Guinée où l’accès aux soins dépend du lieu de naissance, du niveau de revenu ou de la distance qui sépare une famille du centre de santé le plus proche. Elle doit être une Nation capable d’offrir à chaque mère, à chaque enfant, à chaque jeune, à chaque personne vulnérable, la protection que la République leur doit. C’est pourquoi les réformes engagées dans le secteur de la santé doivent être conduites avec méthode, exigence et redevabilité. Les moyens mobilisés n’auront de sens que s’ils produisent des résultats visibles dans la vie quotidienne des populations. Le Président de la République attend de chaque acteur impliqué une discipline d’exécution, une transparence dans la gestion et une obligation permanente de résultats ». Le Ministre a, dans cette dynamique, salué l’engagement de la Banque mondiale ainsi que des PTF qui accompagnent la Guinée.

Avec ses quatre composantes (Fourniture de services de base de qualité dans le cadre de la SRMNIA-N ; Stimuler la demande et l’accès aux services de base de la SRMNIA-N ; Coordination et gestion de projet, suivi et évaluation ; et Intervention d’urgence), ce projet constitue l’un des principaux leviers par lesquels le Gouvernement, avec l’appui de la Banque mondiale, entend renforcer durablement la performance, la résilience et l’équité du système national de santé.

Source : sante.gov.gn

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Ebola en RDC: l’OMS appelle au calme : le risque mondial « reste faible ».

Alors que les autorités françaises ont confirmé, mercredi, un premier cas d’Ebola sur leur territoire depuis le début de l’épidémie en cours en Afrique centrale, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) se veut rassurante. Son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus, estime que le risque de propagation à l’échelle mondiale demeure faible malgré la vigilance accrue suscitée par cette maladie hautement mortelle.

Un premier cas détecté hors d’Afrique depuis le début de l’épidémie

Le patient diagnostiqué en France est un médecin de l’organisation humanitaire Alliance for International Medical Action (ALIMA). Selon les informations communiquées, il revenait récemment d’une mission en République démocratique du Congo, épicentre de l’épidémie actuelle. Les autorités sanitaires françaises ont immédiatement engagé des opérations de traçage afin d’identifier et de suivre les personnes ayant pu être en contact avec lui.

Cette confirmation constitue le premier cas recensé hors du continent africain depuis le début de la flambée épidémique qui touche principalement la RDC et qui a également enregistré des cas en Ouganda.

L’OMS appelle à éviter toute réaction disproportionnée

Face aux inquiétudes suscitées par cette annonce, le directeur général de l’OMS a tenu à relativiser les risques.

Selon Tedros Adhanom Ghebreyesus, les cas d’Ebola détectés hors d’Afrique restent extrêmement rares. Il rappelle qu’au cours des cinquante dernières années, moins de trente cas ont été identifiés en dehors du continent africain, malgré les différentes flambées enregistrées dans plusieurs pays africains.

Pour l’OMS, cette réalité statistique montre que la menace pour le reste du monde demeure limitée et ne justifie pas de mouvement de panique. L’organisation insiste néanmoins sur la nécessité de maintenir des dispositifs de surveillance efficaces afin de détecter rapidement tout cas importé.

Renforcer la protection des personnels de santé

L’agence onusienne souligne également l’importance de sécuriser les interventions des personnels médicaux déployés dans les zones touchées par l’épidémie.

L’OMS recommande aux États et aux organisations humanitaires de fournir des informations claires sur les risques d’exposition au virus, de renforcer les mesures de prévention et de garantir la capacité d’évacuation sanitaire du personnel si la situation l’exige.

Ces recommandations visent à protéger les travailleurs de première ligne, particulièrement exposés lors des opérations de prise en charge des malades.

Une nouvelle flambée épidémique en RDC

La 17e épidémie d’Ebola enregistrée en République démocratique du Congo a été officiellement déclarée le 15 mai 2026 après plusieurs décès inexpliqués signalés dans la province de l’Ituri, à l’est du pays.

Cette région, riche en ressources minières mais fragilisée par l’insécurité et la présence de groupes armés, représente un environnement particulièrement complexe pour les équipes sanitaires. Les autorités congolaises, avec l’appui de l’OMS et de plusieurs partenaires internationaux, poursuivent les efforts de surveillance, d’isolement des cas et de vaccination afin de contenir la propagation du virus.

Malgré la détection d’un cas importé en France, les autorités sanitaires internationales continuent donc de considérer que l’épidémie reste principalement circonscrite à l’Afrique centrale, tout en maintenant un haut niveau de vigilance pour prévenir toute extension de la maladie au-delà des zones actuellement touchées.

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Tunis accueille un forum international sur la veille sanitaire en Afrique.

Un rendez-vous continental face aux défis des systèmes de santé

La capitale tunisienne accueille ce 15 juin un forum international consacré à la résilience sanitaire en Afrique, dans un contexte où les pays du continent renforcent progressivement leurs dispositifs de prévention, de surveillance épidémiologique et d’accès aux soins. Cette rencontre intervient alors que les systèmes de santé africains restent confrontés à des défis structurels, notamment les inégalités territoriales, le manque d’infrastructures spécialisées et la pression récurrente des crises sanitaires.

L’événement réunit des représentants institutionnels, des professionnels de santé ainsi que des acteurs de la société civile autour des enjeux liés à la prévention des épidémies et à l’amélioration de la capacité de réponse des systèmes sanitaires face aux urgences sanitaires.

Une dynamique de renforcement des politiques de santé publique

Au-delà du forum, cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large observée en Tunisie et dans plusieurs pays africains, visant à consolider les politiques de santé publique et à rapprocher les services médicaux des populations.

Les autorités tunisiennes, en collaboration avec diverses organisations locales, multiplient les actions de terrain à travers l’organisation de caravanes médicales dans différentes régions du pays. Ces initiatives mobilisent des médecins spécialistes et des associations engagées dans la santé communautaire, avec pour objectif de réduire les écarts d’accès aux soins entre les zones urbaines et rurales.

Des actions médicales de proximité pour réduire les inégalités

Parmi ces opérations figure une caravane médicale prévue le 28 juin à Borj Cédria, au sud de Tunis. Organisée par le bureau local de l’Organisation de l’éducation et de la famille (OTE), en partenariat avec des acteurs associatifs et touristiques, cette initiative prévoit des consultations gratuites ainsi que la distribution de médicaments sur prescription aux habitants de la région.

Ces actions de proximité sont présentées par leurs promoteurs comme un complément essentiel aux efforts de l’État, notamment dans les zones où l’offre de soins demeure limitée ou insuffisamment spécialisée. Elles visent également à renforcer la prévention et à améliorer l’équité dans l’accès aux services de santé.

Une préoccupation croissante à l’échelle du continent

Le forum de Tunis reflète également une prise de conscience accrue des pays africains face aux risques sanitaires transfrontaliers. Les épisodes épidémiques récents ont mis en évidence la nécessité de renforcer la coordination régionale, d’améliorer les systèmes d’alerte précoce et de consolider les capacités nationales de réponse.

Dans ce contexte, la résilience des systèmes de santé s’impose désormais comme une priorité stratégique pour de nombreux gouvernements africains, qui cherchent à tirer les enseignements des crises passées afin de mieux anticiper les défis futurs et de réduire la vulnérabilité des populations.

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Zimbabwe : une première historique en neurochirurgie ouvre la voie à des traitements de pointe.

Le Zimbabwe vient de franchir un cap majeur dans le développement de sa médecine spécialisée avec la réalisation réussie de ses premières interventions de stimulation cérébrale profonde (Deep Brain Stimulation – DBS) et de stimulation de la moelle épinière (Spinal Cord Stimulation – SCS). Cette avancée médicale marque l’entrée du pays dans le cercle restreint des nations africaines capables de proposer des thérapies avancées de neuromodulation pour le traitement de pathologies neurologiques complexes.

Les deux opérations ont été réalisées les 28 et 29 mai derniers sous la direction du neurochirurgien zimbabwéen Nathaniel Zimani, avec l’appui technique d’une équipe médicale chinoise déployée dans le cadre d’un partenariat de coopération sanitaire.

Une avancée majeure pour la médecine spécialisée

Selon les autorités sanitaires, les patients ayant bénéficié de ces interventions présentent une évolution favorable et poursuivent actuellement leur suivi post-opératoire.

Ces procédures figurent parmi les techniques les plus sophistiquées utilisées en neurochirurgie moderne. Elles permettent de traiter certaines maladies neurologiques et troubles chroniques dont la prise en charge demeure difficile avec les traitements conventionnels.

La stimulation cérébrale profonde consiste à implanter des électrodes dans des zones précises du cerveau afin de réguler l’activité neuronale responsable de certains symptômes. Cette technologie est notamment utilisée dans le traitement de la maladie de Parkinson, de la dystonie, de certaines formes d’épilepsie résistantes aux médicaments et de plusieurs troubles neurologiques sévères.

La stimulation de la moelle épinière repose quant à elle sur l’envoi d’impulsions électriques contrôlées visant à réduire des douleurs chroniques persistantes, souvent invalidantes, et à améliorer la qualité de vie des patients.

Mettre fin à l’exil médical des patients

Jusqu’à présent, les Zimbabwéens nécessitant ce type de traitement devaient se rendre à l’étranger pour accéder à ces interventions hautement spécialisées, avec des coûts souvent inaccessibles pour la majorité des patients.

La réalisation de ces opérations sur le territoire national représente donc un tournant important pour le système de santé du pays. Elle ouvre la voie à une prise en charge locale de pathologies complexes tout en réduisant les dépenses liées aux évacuations médicales internationales.

Pour le neurochirurgien chinois Chen Yanliang, membre de l’équipe ayant participé aux interventions, cette réussite permet de combler un déficit technologique important et constitue une étape décisive dans le développement des capacités neurochirurgicales du Zimbabwe.

Une technologie innovante déployée pour la première fois en Afrique

Ces opérations marquent également le premier déploiement officiel sur le continent africain d’une technologie de neuromodulation développée par l’Université Tsinghua et commercialisée par l’entreprise chinoise Beijing PINS Medical Co.

Selon les responsables du programme, ces équipements répondent aux standards internationaux tout en proposant des coûts plus compétitifs que ceux de nombreux dispositifs occidentaux. Cette accessibilité pourrait favoriser une démocratisation progressive des traitements neurologiques de pointe dans plusieurs pays africains confrontés à des contraintes budgétaires importantes.

Un signal fort pour l’innovation médicale en Afrique

Au-delà de leur portée nationale, ces premières interventions témoignent des progrès réalisés par plusieurs systèmes de santé africains dans les domaines de la chirurgie spécialisée et des technologies médicales avancées.

En rejoignant le groupe des pays capables de pratiquer la stimulation cérébrale profonde et la stimulation médullaire, le Zimbabwe renforce son positionnement dans le domaine des neurosciences et ouvre de nouvelles perspectives pour la prise en charge de milliers de patients souffrant de maladies neurologiques complexes à travers la région.