785215855 1516687020502758 880550835102215963 n 1024x683 1 360x320

L’Ouganda déclare la fin de l’épidémie d’Ebola liée au virus Bundibugyo.

L’Ouganda a officiellement déclaré la fin de l’épidémie de maladie à virus Ebola liée à l’espèce Bundibugyo, après 42 jours consécutifs sans nouveau cas confirmé. L’annonce, faite jeudi par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique), marque une étape importante dans la réponse sanitaire du pays.

Une épidémie maîtrisée après plusieurs semaines de surveillance

L’épidémie avait été déclarée le 15 mai 2026, après l’apparition de cas liés à une contamination en provenance de la République démocratique du Congo (RDC). Au total, 20 cas confirmés ont été recensés en Ouganda, dont 15 importés de RDC et cinq résultant de transmissions locales.

Le bilan fait état de 18 personnes guéries et de deux décès. Plus de 800 contacts ont également été identifiés et placés sous surveillance afin de limiter les risques de propagation du virus.

Le dernier patient encore hospitalisé est sorti de l’hôpital le 16 juillet. L’absence de nouveau cas pendant 42 jours consécutifs a ensuite permis aux autorités sanitaires de confirmer l’interruption de la transmission.

Cette période correspond à deux fois la durée maximale d’incubation du virus et constitue le délai de référence utilisé pour déclarer officiellement la fin d’une épidémie d’Ebola.

Une réponse sanitaire renforcée

Pour contenir la propagation du virus, les autorités ougandaises ont renforcé plusieurs dispositifs de santé publique, notamment la détection précoce des cas, la recherche et le suivi des contacts ainsi que l’isolement et la prise en charge des personnes infectées.

Les mesures de prévention et de contrôle des infections ont également été renforcées dans les établissements de santé et au sein des communautés.

Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a salué la réponse mise en œuvre par l’Ouganda, estimant que cette expérience démontrait la capacité des mesures rapides et coordonnées à contenir efficacement une épidémie d’Ebola.

De son côté, le directeur général du CDC Afrique, Jean Kaseya, a appelé à préserver les capacités de surveillance et à tirer les enseignements de cette réponse sanitaire.

La vigilance reste nécessaire à la frontière avec la RDC

Malgré la fin officielle de l’épidémie en Ouganda, le risque de réintroduction du virus demeure. La proximité géographique avec la RDC, les déplacements de populations et les échanges commerciaux entre les deux pays constituent autant de facteurs susceptibles de favoriser une nouvelle transmission.

L’OMS et le CDC Afrique recommandent donc de maintenir une surveillance renforcée, notamment aux points d’entrée, tout en conservant des capacités suffisantes de dépistage, de prise en charge et de prévention des infections.

La coopération transfrontalière reste également essentielle pour détecter rapidement d’éventuels nouveaux cas et éviter une propagation régionale.

Pas de restrictions générales sur les voyages et le commerce

Dans le cadre de sa réponse aux épidémies d’Ebola, l’OMS continue de déconseiller l’instauration de restrictions générales sur les voyages et le commerce. L’organisation privilégie plutôt des mesures ciblées de santé publique, fondées sur la surveillance, la détection rapide et la prise en charge efficace des cas.

La fin de l’épidémie en Ouganda constitue ainsi une avancée importante pour la santé publique en Afrique de l’Est. Toutefois, la persistance de la transmission en RDC rappelle que la vigilance et la coopération régionale restent indispensables pour prévenir toute nouvelle propagation du virus.

2026 07 26T111247Z 1249191727 RC2NLMAW7TJ7 RTRMADP 3 UN ELECTION SECRETARYGENERAL 360x320

Succession d’António Guterres : l’Ougandais Olara Otunnu rejoint officiellement la course.

La course à la succession d’António Guterres à la tête des Nations unies s’élargit. L’Ouganda a officiellement présenté, samedi, la candidature d’Olara Otunnu, ancien haut responsable de l’ONU et figure de l’opposition politique dans son pays. Âgé de 75 ans, il devient ainsi le septième prétendant déclaré au poste de secrétaire général de l’organisation internationale, dont le mandat de l’actuel titulaire s’achève le 31 décembre 2026.

Cette nouvelle candidature vient renforcer la diversité des profils engagés dans cette compétition internationale, alors que les États membres se préparent à entamer les premières étapes décisives du processus de sélection.

Un ancien haut responsable des Nations unies dans la course

Olara Otunnu dispose d’une solide expérience au sein du système onusien. Il a notamment occupé, entre 1997 et 2005, les fonctions de secrétaire général adjoint des Nations unies et de représentant spécial chargé de la question des enfants et des conflits armés. Il a exercé ces responsabilités sous l’autorité de l’ancien secrétaire général Kofi Annan.

Son parcours politique et diplomatique constitue ainsi l’un des principaux atouts de sa candidature, dans une compétition où l’expérience internationale et la capacité à rassembler les États membres devraient jouer un rôle déterminant.

Sept candidats pour succéder à António Guterres

Avec l’entrée en lice d’Olara Otunnu, sept personnalités sont désormais engagées dans la course à la succession d’António Guterres.

Le candidat ougandais rejoint notamment la Chilienne Michelle Bachelet, ancienne présidente du Chili et ex-Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme ; l’Équatorienne María Fernanda Espinosa, ancienne présidente de l’Assemblée générale de l’ONU ; l’Argentin Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ; la Costaricienne Rebeca Grynspan, secrétaire générale de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) ; la Guyanienne Carolyn Rodrigues-Birkett, ancienne ministre des Affaires étrangères de son pays ; ainsi que l’ancien président sénégalais Macky Sall.

Les six premiers candidats officiellement engagés dans le processus ont participé jeudi à un débat public, leur permettant de présenter leurs priorités et leur vision du rôle que devra jouer le prochain secrétaire général face aux crises internationales.

Le Conseil de sécurité s’apprête à franchir une étape décisive

La prochaine phase du processus se déroulera au Conseil de sécurité des Nations unies. Les quinze membres de l’organe exécutif de l’ONU doivent procéder, le 30 juillet prochain, à un premier vote indicatif à bulletin secret. Cette consultation permettra de mesurer les rapports de force et d’identifier les candidatures susceptibles de recueillir le plus large soutien.

D’autres tours de scrutin devraient ensuite être organisés jusqu’à l’émergence d’un candidat capable d’obtenir le soutien requis. Pour être recommandé à l’Assemblée générale, un prétendant devra recueillir au moins neuf voix au Conseil de sécurité, tout en évitant l’opposition d’un des cinq membres permanents — les États-Unis, le Royaume-Uni, la Chine, la France et la Russie — qui disposent du droit de veto.

Après cette étape, le candidat recommandé par le Conseil de sécurité devra être officiellement nommé par l’Assemblée générale des Nations unies. Le futur secrétaire général prendra ses fonctions le 1er janvier 2027, succédant à António Guterres, en poste depuis 2017.

La multiplication des candidatures et la diversité des profils en lice témoignent de l’importance de cette succession, qui intervient dans un contexte international marqué par la multiplication des conflits, les tensions géopolitiques et les défis liés au financement du développement. Le prochain secrétaire général devra ainsi convaincre les États membres de sa capacité à renforcer l’efficacité de l’ONU tout en préservant son rôle central dans la gestion des crises mondiales.

1024x538 cmsv2 e6123388 b81c 5d62 a348 76e385265fbb 7159660 360x320

Ebola : l’Ouganda place plus d’une centaine de personnes en quarantaine face au risque de propagation

Les autorités de Ouganda ont annoncé mardi le placement en quarantaine de plus d’une centaine de personnes dans le cadre des mesures de prévention contre l’épidémie d’Ebola qui frappe actuellement l’est de la République démocratique du Congo.

Selon le gouvernement ougandais, les personnes concernées sont surveillées dans un lieu tenu confidentiel afin de détecter rapidement d’éventuels signes ou symptômes liés au virus.

Cette décision intervient dans un contexte de forte vigilance sanitaire alors que les autorités cherchent à empêcher toute propagation transfrontalière de l’épidémie.

Kampala tente de rassurer la population

Face aux inquiétudes grandissantes, les autorités ougandaises multiplient les messages de sensibilisation et de prévention.

Le directeur exécutif de l’Uganda Media Centre, Alan Kasujja, a assuré que les personnes placées en quarantaine bénéficient d’un suivi médical assuré par des équipes spécialisées expérimentées dans la gestion des épidémies d’Ebola.

Selon lui, l’Ouganda dispose d’une solide expérience acquise lors de précédentes flambées épidémiques enregistrées dans la région.

Les autorités sanitaires rappellent également que le virus se transmet principalement par contact direct avec des personnes infectées, appelant ainsi les populations à renforcer les mesures de précaution et de vigilance.

Deux cas confirmés en Ouganda, dont un décès

À ce stade, deux cas confirmés ont été recensés sur le territoire ougandais, dont un décès.

D’après les autorités, les personnes contaminées revenaient récemment de la RDC, principal foyer actuel de l’épidémie.

Cette situation alimente les préoccupations dans plusieurs pays voisins, en raison de l’intensité des échanges humains et commerciaux dans les zones frontalières entre les deux États.

L’OMS préoccupée par l’ampleur de l’épidémie en RDC

L’évolution rapide de la situation sanitaire inquiète également l’Organisation mondiale de la santé.

Son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus, s’est déclaré « profondément préoccupé par l’ampleur et la rapidité » de la propagation de l’épidémie en RDC.

Selon les derniers chiffres communiqués par le ministre congolais de la Santé, Samuel Roger Kamba, au moins 131 décès ont déjà été enregistrés, tandis que plus de 500 cas suspects font actuellement l’objet d’investigations sanitaires.

Une coopération renforcée entre Kampala et Kinshasa

Face à la menace régionale, les autorités ougandaises et congolaises ont intensifié leur coordination.

Alan Kasujja a indiqué que le président ougandais Yoweri Museveni échange régulièrement avec son homologue congolais Félix Tshisekedi afin de suivre l’évolution de la situation et renforcer les mesures de riposte.

Les ministères de la Santé des deux pays maintiennent également un contact permanent pour coordonner les dispositifs de surveillance sanitaire le long de la frontière commune.

Pour Kampala, la stabilité sanitaire de l’est de la RDC demeure directement liée à celle de l’Ouganda, compte tenu des mouvements constants de populations entre les deux pays.

2025 11 05T052340Z 86437713 RC24QHA8BOZH RTRMADP 3 USA ELECTION NEW YORK MAYOR 360x320

New York : l’Ougandais Zohran Mamdani élu maire de la plus grande ville américaine.

L’élection de Zohran Mamdani à la tête de la mairie de New York marque un tournant symbolique et historique, tant pour les États-Unis que pour l’Afrique. Né à Kampala (Ouganda) il y a 34 ans, le jeune démocrate devient le premier Ougandais à diriger la métropole américaine, l’une des plus influentes du monde.

L’annonce de sa victoire a suscité une vague d’enthousiasme en Ouganda, où ses proches et de nombreux jeunes saluent un parcours inspirant, fruit d’un engagement profond pour la justice sociale et la représentation des diasporas africaines.

De Kampala aux gratte-ciel new-yorkais

Avant de se lancer en politique, Zohran Mamdani s’est d’abord fait connaître dans l’univers musical. Ancien membre du duo de rap Young Cardamom and Hab, il utilisait déjà sa voix pour dénoncer les inégalités et promouvoir la culture africaine.
La présentatrice radio Siima Kyakuhaire Sabiti, qui l’avait interviewé à ses débuts, se souvient d’un jeune homme passionné et attaché à ses racines :

« J’ai fait la connaissance de Zohran lorsqu’il faisait partie d’un duo de rap vraiment génial. Il était drôle, intelligent et plein d’entrain. Ce qui m’a le plus marquée, c’est son amour pour l’Ouganda et son désir sincère de faire le bien autour de lui. »

Un symbole pour la jeunesse africaine

L’élection de Zohran Mamdani est perçue comme un message fort à destination des jeunes du continent africain et de la diaspora : celui de la possibilité d’accéder aux plus hautes fonctions grâce au travail, à la détermination et à la conviction.
Son parcours témoigne également de l’ouverture croissante des sociétés occidentales à des profils issus de la diversité et porteurs d’une vision inclusive.

En Ouganda, plusieurs médias et personnalités publiques ont salué cette victoire comme une fierté nationale. Pour beaucoup, Zohran Mamdani incarne une génération nouvelle, audacieuse, connectée et engagée dans la construction d’un monde plus juste.

Alors qu’il s’apprête à prendre officiellement ses fonctions en janvier prochain, le nouveau maire de New York s’impose déjà comme une figure montante du leadership mondial — un symbole d’espoir et de réussite pour toute une jeunesse africaine en quête d’inspiration.

0a0fed4c 8c2b 4bea 8565 b784a2034786 w1080 h608 360x320

Ouganda : feu vert pour le premier vaccin antipaludique destiné aux nourrissons.

L’Ouganda vient de franchir une étape historique dans la lutte contre le paludisme avec l’approbation du premier vaccin utilisable chez les bébés. Cette décision marque un tournant majeur pour un pays où la maladie reste l’une des principales causes de mortalité infantile.

Une avancée scientifique et médicale

Le vaccin, désormais autorisé par les autorités sanitaires ougandaises, pourra être administré dès les premiers mois de vie. Il vise à offrir une protection durable contre le paludisme, une maladie transmise par les moustiques qui continue de faire des ravages en Afrique subsaharienne.

Selon les experts, cette innovation pourrait sauver des milliers de vies chaque année, en réduisant drastiquement le nombre d’hospitalisations et de décès liés à cette infection parasitaire.

Un enjeu de santé publique prioritaire

Avec plus de 90 % des cas de paludisme recensés sur le continent africain, l’Ouganda se situe parmi les pays les plus touchés. Le gouvernement espère que l’introduction de ce vaccin viendra compléter les mesures déjà en place, telles que la distribution de moustiquaires imprégnées d’insecticide et les campagnes de sensibilisation.

Une lueur d’espoir pour l’Afrique

L’approbation de ce vaccin est perçue comme une victoire collective dans la lutte contre l’une des maladies les plus meurtrières du continent. Elle ouvre également la voie à une adoption plus large dans d’autres pays africains confrontés aux mêmes défis sanitaires.

En combinant prévention, traitement et vaccination, les autorités sanitaires estiment qu’il sera possible d’accélérer la baisse de la mortalité infantile et de rapprocher l’Afrique de l’objectif d’éradication du paludisme à long terme.