Ebola : l’Ouganda place plus d’une centaine de personnes en quarantaine face au risque de propagation

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Les autorités de Ouganda ont annoncé mardi le placement en quarantaine de plus d’une centaine de personnes dans le cadre des mesures de prévention contre l’épidémie d’Ebola qui frappe actuellement l’est de la République démocratique du Congo.

Selon le gouvernement ougandais, les personnes concernées sont surveillées dans un lieu tenu confidentiel afin de détecter rapidement d’éventuels signes ou symptômes liés au virus.

Cette décision intervient dans un contexte de forte vigilance sanitaire alors que les autorités cherchent à empêcher toute propagation transfrontalière de l’épidémie.

Kampala tente de rassurer la population

Face aux inquiétudes grandissantes, les autorités ougandaises multiplient les messages de sensibilisation et de prévention.

Le directeur exécutif de l’Uganda Media Centre, Alan Kasujja, a assuré que les personnes placées en quarantaine bénéficient d’un suivi médical assuré par des équipes spécialisées expérimentées dans la gestion des épidémies d’Ebola.

Selon lui, l’Ouganda dispose d’une solide expérience acquise lors de précédentes flambées épidémiques enregistrées dans la région.

Les autorités sanitaires rappellent également que le virus se transmet principalement par contact direct avec des personnes infectées, appelant ainsi les populations à renforcer les mesures de précaution et de vigilance.

Deux cas confirmés en Ouganda, dont un décès

À ce stade, deux cas confirmés ont été recensés sur le territoire ougandais, dont un décès.

D’après les autorités, les personnes contaminées revenaient récemment de la RDC, principal foyer actuel de l’épidémie.

Cette situation alimente les préoccupations dans plusieurs pays voisins, en raison de l’intensité des échanges humains et commerciaux dans les zones frontalières entre les deux États.

L’OMS préoccupée par l’ampleur de l’épidémie en RDC

L’évolution rapide de la situation sanitaire inquiète également l’Organisation mondiale de la santé.

Son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus, s’est déclaré « profondément préoccupé par l’ampleur et la rapidité » de la propagation de l’épidémie en RDC.

Selon les derniers chiffres communiqués par le ministre congolais de la Santé, Samuel Roger Kamba, au moins 131 décès ont déjà été enregistrés, tandis que plus de 500 cas suspects font actuellement l’objet d’investigations sanitaires.

Une coopération renforcée entre Kampala et Kinshasa

Face à la menace régionale, les autorités ougandaises et congolaises ont intensifié leur coordination.

Alan Kasujja a indiqué que le président ougandais Yoweri Museveni échange régulièrement avec son homologue congolais Félix Tshisekedi afin de suivre l’évolution de la situation et renforcer les mesures de riposte.

Les ministères de la Santé des deux pays maintiennent également un contact permanent pour coordonner les dispositifs de surveillance sanitaire le long de la frontière commune.

Pour Kampala, la stabilité sanitaire de l’est de la RDC demeure directement liée à celle de l’Ouganda, compte tenu des mouvements constants de populations entre les deux pays.