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Sénégal : les recettes de l’État rebondissent à 394,4 milliards de FCFA en avril 2026.

Les recettes totales de l’État sénégalais ont enregistré une nette progression en avril 2026, atteignant 394,4 milliards de FCFA, contre 318,7 milliards de FCFA le mois précédent. Cette évolution représente une hausse de 23,8 % en variation mensuelle, selon les données publiées lundi par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) dans son rapport Repères statistiques.

Cette performance traduit un rebond significatif des ressources mobilisées par l’État au cours du mois d’avril, après le ralentissement observé en mars.

Une progression soutenue par les recettes fiscales et non fiscales

Selon l’ANSD, cette amélioration repose sur la progression simultanée des différentes composantes des recettes publiques.

Le rapport fait état de 39,9 milliards de FCFA de recettes fiscales et de 35,9 milliards de FCFA de recettes non fiscales. Ces performances ont contribué à renforcer les ressources disponibles pour le financement des dépenses publiques et la mise en œuvre des politiques économiques et sociales.

L’évolution des recettes publiques constitue un indicateur important de la capacité de l’État à mobiliser des ressources internes et à soutenir ses engagements budgétaires dans un contexte marqué par des besoins croissants en matière d’investissements publics et de développement.

Une hausse de 16,1 % sur un an

La dynamique est également positive sur une base annuelle. En comparaison avec avril 2025, les recettes totales de l’État affichent une progression de 16,1 %.

Cette amélioration s’explique notamment par la hausse des recettes fiscales, qui ont progressé de 44 milliards de FCFA, ainsi que par l’augmentation des recettes non fiscales, en hausse de 10,8 milliards de FCFA sur la même période.

« En glissement annuel, les recettes totales affichent une amélioration de 16,1 % comparativement au mois d’avril 2025 », souligne l’ANSD.

Un indicateur à surveiller dans le suivi des finances publiques

Cette progression des recettes intervient alors que le Sénégal poursuit ses efforts de mobilisation des ressources intérieures et de consolidation de ses finances publiques.

La capacité à accroître les recettes fiscales et non fiscales demeure un enjeu majeur pour les autorités, notamment pour financer les priorités nationales tout en maîtrisant les équilibres budgétaires.

Le rebond enregistré en avril constitue ainsi un signal favorable, même si son évolution au cours des prochains mois permettra de déterminer s’il s’agit d’une tendance durable ou d’une performance ponctuelle.

Pour les autorités économiques, l’enjeu reste désormais de maintenir cette dynamique de mobilisation des recettes afin de renforcer les marges de manœuvre budgétaires de l’État et de soutenir les investissements nécessaires au développement du pays.

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Sénégal : Dakar apporte officiellement son soutien à la candidature de Macky Sall à la tête de l’ONU.

Le Sénégal apporte désormais officiellement son soutien à la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies. La décision a été annoncée lundi par les autorités sénégalaises, à la suite d’une rencontre entre l’ancien chef de l’État et son successeur, Bassirou Diomaye Faye, tenue le 17 juillet au Palais de la République.

Dans un communiqué rendu public par le ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, la présidence sénégalaise indique que le chef de l’État a décidé que « le Sénégal va apporter son plein soutien » à la candidature de Macky Sall pour succéder à António Guterres, dont le mandat arrive à échéance à la fin de l’année 2026.

Cette prise de position officielle marque une étape importante dans la campagne de l’ancien président, désormais soutenu par son pays d’origine dans la course à la direction de l’organisation internationale.

Une rencontre placée sous le signe de la continuité républicaine

Ancien président du Sénégal de 2012 à 2024, Macky Sall avait été reçu vendredi 17 juillet par Bassirou Diomaye Faye afin de lui présenter officiellement sa candidature et de faire le point sur les démarches engagées dans le cadre de sa campagne internationale.

Selon le communiqué gouvernemental, l’entretien s’est déroulé « dans un climat empreint de cordialité et de courtoisie républicaine ». Les autorités sénégalaises présentent cette rencontre comme une illustration de l’attachement du président Bassirou Diomaye Faye au dialogue institutionnel, à la continuité de l’État et à la défense des intérêts supérieurs du pays.

À l’issue de cet échange, le chef de l’État a donné instruction au gouvernement ainsi qu’à l’ensemble du réseau diplomatique sénégalais de se mobiliser pour promouvoir la candidature de Macky Sall auprès des États membres des Nations unies.

Macky Sall poursuit son offensive diplomatique

Avant même l’annonce officielle du soutien de Dakar, Macky Sall avait confirmé la tenue de cette rencontre sur ses réseaux sociaux.

L’ancien président s’est félicité d’un entretien qu’il a qualifié de « convivial et constructif », précisant que les échanges avaient porté sur sa candidature au poste de secrétaire général des Nations unies ainsi que sur « des enjeux majeurs du multilatéralisme contemporain ».

Cette rencontre s’inscrit dans une offensive diplomatique engagée depuis plusieurs mois par Macky Sall pour obtenir le soutien des États membres de l’ONU.

Dans le cadre de cette campagne, l’ancien président sénégalais a multiplié les déplacements et les consultations internationales. Il s’est notamment rendu dans plusieurs capitales et a rencontré des responsables politiques et diplomatiques de premier plan, poursuivant ses échanges avec différents partenaires autour de sa vision du multilatéralisme et du rôle que devrait jouer l’ONU dans le contexte international actuel.

Sa campagne l’a également conduit à New York, au siège des Nations unies, où il a rencontré plusieurs représentants permanents, ainsi qu’en Chine et en Grèce, dans le cadre de démarches destinées à renforcer sa candidature.

Une candidature inscrite dans un processus international très disputé

Le processus de sélection du prochain secrétaire général des Nations unies est désormais entré dans une phase active. Les candidats ont participé à des dialogues interactifs organisés par l’Assemblée générale, avant que le Conseil de sécurité n’engage ses consultations et ne recommande un nom à l’Assemblée générale.

La candidature de Macky Sall a été officiellement enregistrée auprès des Nations unies le 2 mars 2026, à la suite de sa nomination par le Burundi. La liste officielle de l’ONU comprend également Rafael Mariano Grossi, Rebeca Grynspan, María Fernanda Espinosa et Carolyn Rodrigues Birkett. La candidature de Michelle Bachelet, initialement enregistrée en février, a quant à elle fait l’objet d’un retrait de nomination par le Chili en mars.

Cette configuration place l’ancien président sénégalais au cœur d’une compétition internationale dont l’issue dépendra largement des équilibres diplomatiques au sein du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale.

Dakar mobilise son réseau diplomatique

Avec le soutien officiel de Bassirou Diomaye Faye, Macky Sall dispose désormais de l’appui institutionnel de l’État sénégalais pour poursuivre sa campagne.

La mobilisation annoncée du gouvernement et du réseau diplomatique devrait permettre à Dakar de défendre activement cette candidature auprès des différents États membres, dans un processus où les alliances régionales et les équilibres géopolitiques joueront un rôle déterminant.

Pour le Sénégal, cette candidature représente également une opportunité de renforcer sa visibilité sur la scène multilatérale et de promouvoir une voix africaine à la tête de l’organisation mondiale.

Alors que le continent cherche à accroître sa représentation et son influence dans les instances internationales, la campagne de Macky Sall s’inscrit ainsi dans un contexte plus large de revendication d’un rôle accru de l’Afrique dans la gouvernance mondiale.

L’ancien président devra désormais poursuivre son offensive diplomatique pour convaincre les États membres et faire valoir sa vision du multilatéralisme, de la paix, de la sécurité internationale, des droits humains et du développement durable.

La décision finale reviendra, conformément à la Charte des Nations unies, à l’Assemblée générale, sur recommandation du Conseil de sécurité. Le processus devrait ainsi continuer à mobiliser les capitales et les diplomaties du monde entier jusqu’à la désignation du successeur d’António Guterres.

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Sénégal : L’inflation se stabilise à un niveau historique de 0,4 % en juin 2026

Une bouffée d’oxygène pour l’économie sénégalaise. Selon les derniers chiffres publiés par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), l’Indice harmonisé des prix à la consommation (IHPC) a enregistré une progression particulièrement modérée de 0,4 % en glissement annuel pour le mois de juin 2026. L’indice global est ainsi passé de 101,2 points en juin 2025 à 101,6 points cette année.
Cette maîtrise de la hausse des prix témoigne d’une stabilité remarquable, marquée par une évolution à deux vitesses selon les secteurs d’activité.
Une stabilité parfaite sur un mois grâce à l’énergie
D’un mois à l’autre (entre mai et juin 2026), les prix à la consommation sont restés parfaitement stables. Cette stagnation s’explique par un jeu de vases communicants : la hausse saisonnière de 0,6 % des produits alimentaires et des boissons non alcoolisées a été intégralement compensée par une baisse significative de 2,3 % des coûts du logement, de l’eau, de l’électricité et du gaz. L’ANSD attribue principalement cette baisse à la diminution du coût de l’électricité toutes sources confondues.
Alcool et tabac en forte hausse, l’alimentaire en léger recul sur un an
Si l’on observe l’évolution sur l’année écoulée, les dynamiques sectorielles sont contrastées :

  • Les plus fortes hausses : Le poste « boissons alcoolisées, tabac et stupéfiants » explose avec un bond de 12,0 %. Les services de soins personnels (+2,6 %), la restauration/hébergement (+2,2 %) et la santé (+1,6 %) affichent également des progressions notables.
  • Les baisses notables : À l’inverse, les postes clés que sont les produits alimentaires, le logement et les transports ont tous enregistré un recul de 0,6 % sur un an, soulageant le panier de la ménagère sur les dépenses essentielles.

Produits locaux vs Produits importés
Le rapport de l’ANSD met également en lumière une divergence entre l’origine des biens : les prix des produits locaux ont augmenté de 0,7 % sur un an, tandis que ceux des produits importés ont reculé de 0,8 %.
Enfin, l’inflation sous-jacente — qui exclut les produits frais et l’énergie pour mesurer la tendance structurelle de fond — s’établit à 0,7 %. Un indicateur qui confirme que, même hors facteurs volatils, la trajectoire des prix reste solidement maîtrisée au Sénégal.

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Sénégal : l’UNIS poursuit son offensive judiciaire contre la présidence d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale.

Dans une ordonnance rendue en référé, le juge de la Cour suprême a déclaré irrecevable la requête introduite par l’UNIS, qui sollicitait la suspension de l’acte ayant consacré l’installation du leader de Pastef à la présidence de l’Assemblée nationale. Cette décision laisse ainsi Ousmane Sonko en fonction, dans l’attente d’un éventuel examen du dossier sur le fond.

L’UNIS conteste une décision limitée à la procédure

Loin d’y voir une défaite définitive, l’UNIS estime que l’ordonnance du juge des référés ne répond pas aux questions de fond soulevées par son recours. Dans un communiqué, le mouvement affirme que la décision porte uniquement sur la recevabilité de la procédure d’urgence et ne préjuge en rien de la légalité de l’installation du président de l’Assemblée nationale.

Selon ses responsables, plusieurs interrogations juridiques demeurent quant à la régularité du processus ayant conduit à l’accession d’Ousmane Sonko à la tête de l’hémicycle. Ils considèrent que seule une décision sur le fond permettra d’apporter une réponse définitive aux griefs formulés.

Un recours maintenu devant les chambres réunies de la Cour suprême

Déterminée à poursuivre son action, l’UNIS annonce le maintien de son recours principal et sollicite l’examen du dossier par les chambres réunies de la Cour suprême.

Le mouvement estime qu’une décision collégiale de la plus haute juridiction du pays offrirait une clarification juridique durable sur les questions soulevées et permettrait de lever les incertitudes entourant cette affaire, devenue l’un des principaux contentieux institutionnels de ces derniers mois.

Un dossier révélateur de la judiciarisation du débat politique

Cette nouvelle étape judiciaire s’inscrit dans un contexte de judiciarisation croissante de la vie politique sénégalaise. Depuis plusieurs années, les juridictions sont régulièrement appelées à se prononcer sur des différends relatifs aux élections, aux institutions ou à l’interprétation des textes régissant le fonctionnement de l’État.

Ce recours illustre ainsi le rôle de plus en plus central de la justice dans l’arbitrage des conflits politiques, alors que le paysage institutionnel sénégalais connaît d’importantes recompositions.

Deux lectures opposées d’un même dossier

Pour les responsables de l’UNIS, l’affaire dépasse largement la personne d’Ousmane Sonko. Ils estiment que le litige soulève des questions essentielles liées au respect des procédures institutionnelles, à la sécurité juridique et à l’équilibre des pouvoirs au sein des institutions de la République.

À l’inverse, les partisans du président de l’Assemblée nationale considèrent que la décision rendue en référé conforte la régularité du processus ayant conduit à son installation et renforce la légitimité de son élection à la tête du Parlement.

Une bataille judiciaire appelée à se poursuivre

En attendant qu’une éventuelle décision intervienne sur le fond, Ousmane Sonko demeure pleinement en exercice à la présidence de l’Assemblée nationale.

Toutefois, la volonté affichée par l’UNIS de poursuivre les procédures devant la Cour suprême laisse présager un prolongement de ce bras de fer judiciaire. Au-delà de ses implications politiques, l’issue de cette affaire pourrait contribuer à préciser la jurisprudence sénégalaise en matière de contrôle des actes institutionnels et de règlement des contentieux relatifs au fonctionnement des pouvoirs publics.

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Sénégal : le gouvernement ouvre les importations de sucre pour sécuriser l’approvisionnement avant les fêtes religieuses.

Le gouvernement sénégalais a décidé d’ouvrir le marché des importations de sucre à compter du 15 juillet 2026, une mesure destinée à prévenir tout risque de pénurie et à garantir un approvisionnement suffisant du marché national à l’approche des grandes célébrations religieuses. Les autorités assurent toutefois que cette décision ne remet pas en cause leur stratégie de soutien à la production locale et à l’industrialisation nationale.

Dans un communiqué publié lundi, le ministère de l’Industrie et du Commerce a tenu à clarifier la situation, démentant les informations faisant état d’autorisations d’importation déjà accordées. Le département précise qu’aucune licence d’importation de sucre ou de DIPA n’a été délivrée depuis le 15 décembre 2025, une décision qui visait à permettre à la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS) d’écouler sa production sur le marché intérieur.

Des stocks en baisse face à une demande croissante

Si cette politique de protection de la production nationale a été maintenue durant plusieurs mois, les autorités estiment aujourd’hui que la diminution progressive des stocks de la CSS impose un ajustement.

La compagnie produit environ 140 000 tonnes de sucre par an, tandis que la consommation nationale avoisine 25 000 tonnes par mois. Cette demande augmente sensiblement durant les périodes de fortes célébrations religieuses, notamment à l’occasion du Grand Magal de Touba et du Gamou, qui entraînent traditionnellement une hausse de la consommation des ménages.

Le ministère rappelle également que les besoins du pays entre août et novembre sont habituellement couverts en partie par des importations destinées à compléter la production locale.

Préserver l’approvisionnement et la stabilité des prix

Selon le gouvernement, l’ouverture des importations à partir du 15 juillet répond exclusivement à un impératif de sécurité alimentaire et de stabilité économique. L’objectif est d’assurer la continuité de la distribution sur l’ensemble du territoire, d’éviter les ruptures de stock et de contenir toute hausse excessive des prix susceptible de pénaliser les consommateurs.

Les autorités insistent sur le caractère ponctuel et complémentaire de cette mesure, qui vise à répondre à une tension conjoncturelle du marché sans remettre en question la place de la production nationale.

Le soutien à la filière sucrière réaffirmé

Le ministère de l’Industrie et du Commerce souligne que cette décision s’inscrit dans une approche équilibrée conciliant soutien à la filière sucrière nationale et protection du pouvoir d’achat des ménages.

Le gouvernement réaffirme ainsi son engagement en faveur de la politique d’import-substitution, qui demeure l’un des axes de sa stratégie de souveraineté économique et industrielle.

Enfin, les autorités invitent la Compagnie sucrière sénégalaise ainsi que l’ensemble des acteurs de la filière à poursuivre leur collaboration avec l’État afin d’optimiser les circuits d’approvisionnement. Elles préviennent également qu’aucune tentative de perturbation du marché ou de spéculation ne sera tolérée, assurant que les pouvoirs publics prendront toutes les mesures nécessaires pour préserver l’intérêt général et garantir un accès régulier au sucre pour les consommateurs sénégalais.

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Sénégal : le procès civil entre Ousmane Sonko et Mame Mbaye Niang renvoyé au 22 juillet.

Le bras de fer judiciaire entre le président de l’Assemblée nationale sénégalaise, Ousmane Sonko, et l’ancien ministre Mame Mbaye Niang connaît un nouveau rebondissement. Le tribunal de grande instance de Dakar a décidé de renvoyer au 22 juillet prochain l’examen du procès civil qui oppose les deux hommes autour du paiement de dommages et intérêts de 200 millions de francs CFA.

Cette nouvelle audience porte sur une procédure engagée par Mame Mbaye Niang pour obtenir l’annulation d’une mutation immobilière qu’il juge frauduleuse. L’ancien ministre estime qu’Ousmane Sonko aurait transféré un bien immobilier situé à Dakar au nom de membres de sa famille afin d’empêcher son éventuelle saisie par la justice.

Un contentieux hérité de l’affaire pour diffamation

L’affaire trouve son origine dans le procès en diffamation qui avait opposé les deux responsables politiques en 2023. À l’issue de cette procédure, Ousmane Sonko avait été condamné à verser 200 millions de francs CFA de dommages et intérêts à Mame Mbaye Niang.

Estimant que cette condamnation n’a toujours pas été exécutée, l’ancien ministre cherche aujourd’hui à faire reconnaître ses droits sur un bien immobilier appartenant à l’actuel dirigeant du parti Pastef. Selon lui, la mutation de la propriété aurait été réalisée dans le but d’organiser son insolvabilité et d’empêcher toute mesure de recouvrement.

Une villa au cœur de la procédure

D’après les éléments présentés devant la justice, le litige concerne une villa située dans la cité Keur Gorgui à Dakar. Mame Mbaye Niang soutient que le droit sur ce bien aurait été transféré au profit de proches d’Ousmane Sonko pour soustraire l’immeuble à une éventuelle saisie judiciaire.

Les avocats de l’ancien ministre demandent donc l’annulation de cette opération afin que le bien puisse être utilisé dans le cadre du recouvrement des sommes qui lui sont dues.

Du côté de la défense d’Ousmane Sonko, les accusations sont contestées. Les conseils du président de l’Assemblée nationale ont demandé un délai supplémentaire pour répondre aux arguments déposés par la partie adverse, ce qui a conduit le tribunal à reporter l’audience au 22 juillet.

Un dossier à forte portée politique

Au-delà de son aspect civil, cette affaire conserve une importante dimension politique. Elle oppose deux figures majeures de la scène politique sénégalaise et constitue l’un des derniers épisodes d’un contentieux qui a profondément marqué la vie publique du pays ces dernières années.

Le rendez-vous du 22 juillet pourrait donc être déterminant pour la suite de cette procédure, alors que la justice devra se prononcer sur la validité de la mutation immobilière contestée et sur les moyens de recouvrement des 200 millions de francs CFA réclamés par Mame Mbaye Niang.

Source : LeSoleil

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Sénégal : l’ancien président Macky Sall attendu à Dakar le 17 juillet pour une rencontre annoncée avec S.E Bassirou Diomaye Faye.

L’ancien président sénégalais Macky Sall est attendu à Dakar le 17 juillet 2026, où il devrait être reçu en audience par le président de la République, SE Bassirou Diomaye Faye, selon des informations relayées par son entourage. Si elle est confirmée, cette rencontre constituerait l’un des premiers échanges officiels de haut niveau entre les deux hommes depuis l’alternance politique de 2024.

Au-delà de son caractère protocolaire, cette visite pourrait revêtir une dimension à la fois politique et diplomatique, dans un contexte où l’ancien chef de l’État poursuit plusieurs initiatives sur la scène internationale.

Un déplacement en préparation

Selon un message adressé à plusieurs proches collaborateurs de Macky Sall, les modalités de son accueil ainsi que le programme détaillé de son séjour au Sénégal seront communiqués dans les prochains jours.

Les responsables de son camp politique devraient également examiner cette visite lors d’une prochaine réunion de leurs instances dirigeantes, alors que ce retour ponctuel de l’ancien président suscite déjà de nombreuses attentes.

Une rencontre à forte portée symbolique

Si elle se concrétise, l’audience entre Macky Sall et S.E Bassirou Diomaye Faye marquera une étape importante dans les relations entre l’ancien président et son successeur.

Depuis la transmission du pouvoir en avril 2024, les rapports entre les nouvelles autorités et l’ancien régime ont été suivis de près par les observateurs politiques. Une rencontre officielle entre les deux dirigeants pourrait ainsi être interprétée comme un signal de continuité institutionnelle et de dialogue républicain, dans un contexte marqué par de profondes recompositions du paysage politique sénégalais.

Une dimension diplomatique en toile de fond

Selon plusieurs sources concordantes, ce déplacement intervient également alors que Macky Sall poursuit des démarches en vue d’une éventuelle candidature à une haute fonction au sein du système des Nations unies.

Dans cette perspective, le soutien officiel des autorités sénégalaises pourrait constituer un élément déterminant. En matière de candidatures internationales, l’appui de l’État d’origine demeure généralement un levier diplomatique important.

Fort du réseau de relations qu’il a développé au cours de ses douze années à la tête du Sénégal, l’ancien président multiplie depuis plusieurs mois les consultations avec différents dirigeants et partenaires internationaux afin de renforcer cette démarche.

Une visite suivie avec attention

À ce stade, aucune communication officielle n’a été faite par la présidence sénégalaise sur la tenue de cette audience ni sur les sujets qui pourraient être abordés.

L’annonce de ce déplacement alimente toutefois les commentaires dans les milieux politiques dakarois, où les relations entre Macky Sall et les nouvelles autorités restent au cœur de nombreuses analyses.

Les prochains jours devraient permettre de préciser les contours de cette visite, ainsi que les éventuelles implications politiques et diplomatiques qu’elle pourrait avoir pour le Sénégal et pour les ambitions internationales de l’ancien chef de l’État.

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Sénégal : la FSF engage la procédure de départ du sélectionneur Pape Bouna Thiaw après l’élimination au Mondial 2026.

La Fédération sénégalaise de football (FSF) a décidé d’engager la procédure de cessation des fonctions du sélectionneur national Pape Bouna Thiaw et de l’ensemble de son staff technique, quelques jours après l’élimination des Lions en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026.

La décision a été entérinée à l’issue d’une réunion du Comité exécutif de la FSF, qui estime nécessaire d’ouvrir une nouvelle phase dans la gestion de la sélection nationale à la lumière des résultats enregistrés lors de la compétition mondiale.

Une décision motivée par le bilan sportif

Dans un communiqué officiel, la Fédération indique que cette mesure fait suite à une évaluation approfondie des performances de l’équipe nationale ainsi que des perspectives sportives à moyen terme.

« La Fédération sénégalaise de football informe l’opinion publique qu’à l’issue de la réunion du Comité exécutif, il a été décidé d’engager une procédure de cessation de fonction du sélectionneur national Monsieur Pape Thiaw, ainsi que de l’ensemble de son staff technique », précise le texte.

Selon l’instance dirigeante, cette décision répond à la volonté de préserver « l’intérêt supérieur du football sénégalais » et d’engager une nouvelle dynamique pour les prochaines échéances internationales.

Une réorganisation globale des sélections nationales

Le Comité exécutif a chargé le président de la Fédération, Abdoulaye Fall, de notifier officiellement cette décision à Pape Bouna Thiaw, conformément aux dispositions statutaires, réglementaires et contractuelles en vigueur.

Il a également reçu mandat pour conduire une réorganisation plus large des différentes sélections nationales, avec pour objectif de renforcer l’efficacité de l’encadrement technique et de préparer les futures compétitions.

La FSF prévoit de détailler les motivations de cette réorganisation lors d’une conférence de presse programmée le 13 juillet à Dakar, au cours de laquelle seront également présentées les orientations retenues pour l’avenir de la sélection nationale.

Une Coupe du monde en deçà des attentes

Cette décision intervient dans le sillage d’un parcours jugé décevant des Lions de la Teranga lors de la Coupe du monde 2026.

Le Sénégal a quitté la compétition dès les seizièmes de finale après une défaite 3-2 après prolongation face à la Belgique, malgré un avantage conservé durant une grande partie de la rencontre.

En phase de groupes, les Lions avaient connu un début de tournoi difficile avec deux revers contre la France (3-1) puis la Norvège (3-2).

Une large victoire 5-0 contre l’Irak leur avait néanmoins permis d’accéder à la phase à élimination directe parmi les meilleurs troisièmes.

L’élimination face à la Belgique a suscité de nombreuses réactions au Sénégal, où plusieurs observateurs et supporters ont critiqué les choix tactiques opérés durant la rencontre.

Un sélectionneur au bilan contrasté

Arrivé à la tête de la sélection en 2024, après avoir assuré un intérim concluant, Pape Bouna Thiaw avait rapidement gagné la confiance de la Fédération.

Sous sa direction, le Sénégal avait notamment atteint la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025, confirmant sa place parmi les grandes nations du football africain.

En deux années à la tête des Lions, le technicien sénégalais aura dirigé 27 rencontres, pour un bilan de 16 victoires, plusieurs résultats positifs mais également des performances jugées insuffisantes lors du rendez-vous mondial.

Une nouvelle page s’ouvre pour les Lions

À travers cette décision, la Fédération sénégalaise de football souhaite amorcer une nouvelle étape dans la préparation de la sélection nationale.

L’instance assure que la procédure sera conduite dans le respect des règles de gouvernance, des engagements contractuels et des principes de transparence.

Le choix du futur sélectionneur constituera désormais l’un des principaux dossiers de la FSF, qui entend rapidement redonner une nouvelle impulsion aux Lions en vue des prochaines compétitions continentales et internationales.

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Sénégal : le Conseil constitutionnel annule la révision constitutionnelle adoptée par l’Assemblée nationale.

Le Conseil constitutionnel sénégalais a censuré la loi de révision constitutionnelle adoptée le 29 juin 2026 par l’Assemblée nationale, estimant que la procédure ayant conduit à son adoption comportait plusieurs irrégularités majeures.

Saisi en urgence par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, la haute juridiction a déclaré contraire à la Constitution la loi n°18/2026 portant révision de la Constitution, mettant ainsi un terme au processus engagé par les députés de la majorité parlementaire.

Dans sa décision n°6/C/2026 rendue jeudi, le Conseil constitutionnel a donné suite au recours introduit le 6 juillet par le chef de l’État, qui contestait la conformité de la procédure parlementaire ayant abouti à l’adoption du texte.

Deux violations constitutionnelles relevées par les Sages

Dans son arrêt, le Conseil constitutionnel a retenu deux principaux motifs justifiant l’annulation de la réforme.

La première irrégularité concerne la création de nouvelles charges publiques sans identification préalable des ressources nécessaires à leur financement. La juridiction estime que certaines dispositions de la loi, notamment celles relatives à la création d’un organe unique de gestion des élections et aux modalités de fonctionnement de la future Cour constitutionnelle, auraient entraîné des dépenses supplémentaires pour l’État.

Selon les Sages, cette situation constitue une violation de l’article 82, alinéa 2, de la Constitution, qui encadre les initiatives législatives ayant un impact financier sur les ressources publiques.

Le second grief porte sur la procédure parlementaire suivie lors de l’examen du texte. Le Conseil constitutionnel considère que l’Assemblée nationale n’a pas respecté les dispositions relatives au « vote bloqué », alors même que le gouvernement avait demandé l’application de cette procédure prévue par l’article 82, alinéa 4, de la Constitution.

Pour la haute juridiction, cette prérogative gouvernementale aurait dû être prise en compte dans le déroulement des débats et du vote.

Le Conseil constitutionnel confirme sa compétence

Avant d’examiner les arguments de fond, les membres du Conseil constitutionnel ont rejeté l’exception d’incompétence soulevée par le président de l’Assemblée nationale.

La juridiction a affirmé qu’elle disposait bien de la compétence nécessaire pour contrôler la conformité à la Constitution d’une loi portant révision constitutionnelle.

Elle a également déclaré recevable le recours introduit par le président Bassirou Diomaye Faye, considérant que celui-ci pouvait saisir la haute juridiction dès l’adoption définitive du texte par les députés.

Une réforme au cœur des tensions politiques

Cette décision intervient dans un climat politique marqué par une rupture progressive entre le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien Premier ministre Ousmane Sonko, devenu président de l’Assemblée nationale après son départ du gouvernement en mai.

La révision constitutionnelle censurée avait été portée par la majorité parlementaire proche de M. Sonko. Parmi les principales modifications envisagées figurait notamment une limitation de certaines prérogatives présidentielles, dont la possibilité pour un chef de l’État en exercice de diriger simultanément un parti politique.

Cette disposition intervenait alors que Bassirou Diomaye Faye a engagé des démarches pour créer sa propre formation politique, renforçant les signes d’une séparation politique entre les deux anciens alliés issus du même mouvement.

À l’approche des élections locales prévues en 2027, cette recomposition du paysage politique sénégalais constitue un enjeu majeur pour les différentes forces en présence.

Une saisine présidentielle appuyée par un dossier complet

Le recours présidentiel, enregistré le 6 juillet sous le numéro 6/C/26, avait été introduit par Me Cheikh Ahmadou Ndiaye, avocat à la Cour, au nom du chef de l’État.

Bassirou Diomaye Faye avait demandé l’examen en urgence du dossier et transmis au Conseil constitutionnel un ensemble de seize pièces, comprenant notamment la loi contestée, les échanges officiels entre la Présidence et l’Assemblée nationale, les amendements proposés par le gouvernement, les procès-verbaux des travaux parlementaires ainsi que les enregistrements des débats.

Ces éléments ont permis aux juges constitutionnels d’examiner la régularité du processus législatif ayant conduit à l’adoption du texte.

Réactions politiques après la décision

À la suite de l’arrêt du Conseil constitutionnel, la Coalition Diomaye Président a salué une décision qu’elle considère comme une reconnaissance du rôle du chef de l’État en tant que garant de la Constitution.

Dans un communiqué, elle a dénoncé une « sanction » à l’encontre des députés de la majorité ayant adopté la loi et félicité Bassirou Diomaye Faye pour avoir engagé cette procédure devant la juridiction constitutionnelle.

La coalition a également encouragé le président à poursuivre les consultations engagées autour des réformes institutionnelles.

Du côté du Pastef, formation politique dirigée par Ousmane Sonko et majoritaire à l’Assemblée nationale, aucune réaction officielle n’avait encore été enregistrée au moment de la décision.

Un coup d’arrêt au processus de réforme constitutionnelle

En déclarant la loi n°18/2026 contraire à la Constitution, le Conseil constitutionnel met fin, à ce stade, à la procédure de révision engagée par l’Assemblée nationale.

Cette décision rappelle l’importance du respect strict des règles de procédure prévues par la Loi fondamentale et confirme le rôle central de la juridiction constitutionnelle dans le contrôle des réformes institutionnelles au Sénégal.

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Sénégal : le Professeur Serigne Magueye Gueye distingué par le Prix des Nations Unies pour la population 2026.

Le Sénégal célèbre une nouvelle reconnaissance internationale dans le domaine de la santé. Le Professeur Serigne Magueye Gueye, chirurgien en obstétrique et enseignant-chercheur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), a été désigné lauréat du Prix des Nations Unies pour la population 2026 dans la catégorie individuelle.

Décernée à l’occasion de la 41ᵉ édition de cette distinction, annoncée mercredi 8 juillet 2026, cette récompense vient saluer plusieurs décennies d’engagement en faveur de la santé maternelle, notamment dans la prise en charge de la fistule obstétricale, une pathologie qui touche principalement les femmes les plus vulnérables.

Un parcours consacré à la lutte contre la fistule obstétricale

Spécialiste reconnu de la chirurgie obstétricale, le Professeur Serigne Magueye Gueye a consacré une grande partie de sa carrière au traitement et à la prévention de la fistule obstétricale.

Cette complication grave liée à un accouchement difficile provoque généralement des lésions entraînant une incontinence permanente. Au-delà des conséquences médicales, elle expose souvent les femmes concernées à l’exclusion sociale, à la stigmatisation et à l’isolement.

Depuis plusieurs décennies, le professeur sénégalais œuvre à offrir une nouvelle chance à ces patientes en leur permettant de retrouver leur santé, leur autonomie et leur dignité.

Former pour élargir l’accès aux soins en Afrique

Au-delà de son activité clinique, le Professeur Gueye s’est également illustré par son engagement dans la transmission des connaissances.

En tant qu’enseignant-chercheur à la Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontologie (FMPOS) de l’UCAD, il a formé de nombreux professionnels de santé, contribuant notamment au renforcement des compétences chirurgicales dans plusieurs pays africains.

Selon les Nations Unies, il a participé à la formation de chirurgiens et chirurgiennes issus de plus de 45 pays d’Afrique subsaharienne, favorisant ainsi l’accès à des traitements spécialisés pour des milliers de femmes victimes de fistule obstétricale.

Son action a contribué à faire progresser la prise en charge de cette pathologie dans une région où les besoins restent importants.

Un engagement social au-delà du bloc opératoire

L’engagement du Professeur Serigne Magueye Gueye ne se limite pas à la pratique médicale et à l’enseignement.

Les Nations Unies ont également mis en avant son implication en faveur des populations défavorisées, notamment dans la banlieue dakaroise. Pour faciliter l’accès aux soins aux personnes qui en sont éloignées, il a transformé sa propre maison en centre de santé, donnant naissance au centre de santé Aristide Mensah, situé à Yeumbeul.

Cette initiative illustre une approche de la médecine fondée sur la proximité et la solidarité, en mettant les services de santé à la portée des populations les plus fragiles.

Un défenseur de la santé maternelle et reproductive

Reconnu comme l’un des premiers cliniciens engagés dans la lutte contre la fistule obstétricale en Afrique de l’Ouest, le Professeur Gueye mène également un important travail de sensibilisation autour de cette pathologie.

Il rappelle que la fistule obstétricale est dans la majorité des cas évitable grâce à un accès rapide à des soins maternels de qualité, à un meilleur suivi des grossesses et à des systèmes de santé plus accessibles.

À travers ses activités de chirurgien, d’enseignant et de défenseur de la santé publique, il a contribué à restaurer la santé et la dignité de nombreuses femmes à travers le continent africain.

Le Prix des Nations Unies pour la population, une distinction internationale majeure

Créé en 1981 par l’Assemblée générale des Nations Unies à travers la résolution 36/201, le Prix des Nations Unies pour la population récompense chaque année une personne ou une institution ayant apporté une contribution exceptionnelle aux questions liées à la population, au développement et à la santé reproductive.

La première édition de cette distinction s’est tenue en 1983. Elle comprend une médaille d’or, un diplôme ainsi qu’une récompense financière.

Avec cette reconnaissance internationale, le Professeur Serigne Magueye Gueye rejoint la liste des personnalités dont l’action contribue à faire progresser les droits, la santé et le bien-être des populations, particulièrement des femmes et des communautés vulnérables.