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JOJ Dakar 2026 : la flamme olympique sillonnera les 14 régions du Sénégal.

Allumée à Athènes, berceau historique de l’olympisme, le 10 septembre, la flamme arrivera à Dakar le 12 septembre. Elle débutera ensuite son parcours national deux jours plus tard, avec plus de 30 étapes programmées dans différentes localités du pays.

Plus de 30 étapes à travers le pays

Le relais passera notamment par plusieurs communes de la région de Dakar, dont Dakar, Rufisque, Guédiawaye et Pikine. Il se poursuivra dans les autres régions, avec des étapes annoncées notamment à Saint-Louis, Matam, Kolda et Ziguinchor.

Au total, le programme prévoit 30 étapes, réparties entre 14 étapes dans la région de Dakar et 16 dans les autres régions du Sénégal. Plusieurs centaines de relayeurs participeront à cette traversée nationale, donnant à la population l’occasion de prendre part symboliquement à l’aventure des JOJ.

Chaque étape sera accompagnée d’animations destinées au grand public. Des activités sportives, culturelles et éducatives, ainsi que des démonstrations, initiations, ateliers et animations numériques sont prévues. Les établissements scolaires seront également associés à plusieurs séquences de la tournée.

« Pass the Energy », un message de transmission

Au-delà de sa dimension sportive, le relais de la flamme entend mettre en avant les valeurs portées par l’olympisme. Le slogan « Pass the Energy » symbolise la transmission de l’énergie, de l’enthousiasme et des valeurs olympiques d’une génération à l’autre.

Le passage de la flamme entre les mains des différents relayeurs doit ainsi illustrer les notions d’amitié, de respect et de solidarité. La tournée offrira également une vitrine à plusieurs éléments du patrimoine culturel sénégalais.

Une dernière étape avant l’ouverture des Jeux

Le périple national de la flamme prendra fin le 30 octobre, à la veille de la cérémonie d’ouverture des JOJ Dakar 2026, prévue le 31 octobre au stade Abdoulaye Wade de Diamniadio.

La flamme sera alors utilisée pour allumer la vasque olympique, qui restera allumée pendant toute la compétition, programmée jusqu’au 13 novembre 2026.

Avec Dakar 2026, le Sénégal s’apprête à accueillir le premier événement olympique organisé sur le continent africain. La tournée nationale de la flamme constitue ainsi l’une des principales séquences de mobilisation populaire avant le lancement officiel des Jeux.

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Sénégal : le hashtag #30JoursPourLeJustePrix mobilise contre la vie chère.

Un nouveau mouvement citoyen prend de l’ampleur sur les réseaux sociaux sénégalais. Réuni autour du hashtag #30JoursPourLeJustePrix, il rassemble des consommateurs qui dénoncent la hausse des prix des produits et services du quotidien et souhaitent placer la question du pouvoir d’achat au cœur du débat public.

Cette mobilisation intervient dans un contexte de pression croissante sur les budgets des ménages. À Dakar comme dans plusieurs autres localités du pays, les consommateurs font état de variations importantes du prix de certaines denrées et produits de première nécessité. Face à cette situation, les initiateurs de la campagne veulent dépasser la simple dénonciation et encourager une démarche collective fondée sur l’observation et le partage d’informations.

Trente jours pour documenter les prix

Le principe de la campagne repose sur la participation des citoyens. Pendant trente jours, ils sont invités à relever les prix pratiqués dans différents commerces et marchés, à comparer les tarifs et à partager les écarts constatés selon les zones géographiques.

Les données collectées doivent contribuer à établir une photographie plus précise de l’évolution des prix sur le terrain. Les promoteurs espèrent ainsi faire émerger un véritable mécanisme de veille citoyenne susceptible d’alimenter les discussions sur le coût de la vie et les pratiques commerciales.

Le boycott comme moyen de pression

La campagne ne se limite toutefois pas à la collecte d’informations. Ses initiateurs envisagent également différentes actions destinées à renforcer le pouvoir d’action des consommateurs, notamment le boycott de certains produits et des opérations de sensibilisation sur les plateformes numériques.

L’objectif affiché est de montrer que les consommateurs, lorsqu’ils coordonnent leurs comportements d’achat, peuvent exercer une influence sur le marché et interpeller les acteurs concernés sur leurs pratiques tarifaires.

Le pouvoir d’achat au cœur des préoccupations

Les promoteurs de #30JoursPourLeJustePrix présentent leur démarche comme une mobilisation citoyenne en faveur d’une meilleure protection du pouvoir d’achat. Ils appellent notamment à davantage de vigilance sur les prix et à une implication plus forte des pouvoirs publics dans la lutte contre les pratiques considérées comme abusives.

La campagne trouve un écho sur plusieurs plateformes, notamment Facebook, X et TikTok, où des internautes partagent leurs expériences et leurs observations concernant le coût des produits et services.

Certaines organisations de défense des consommateurs s’inscrivent également dans cette dynamique en encourageant les citoyens à comparer les prix, à privilégier la concurrence et à signaler les pratiques susceptibles de contrevenir à la réglementation.

Une mobilisation à suivre

Au-delà de son impact sur les réseaux sociaux, l’initiative illustre la place croissante de la question du coût de la vie dans les préoccupations des Sénégalais. Son véritable impact dépendra toutefois de sa capacité à transformer la mobilisation numérique en données vérifiables, en actions coordonnées et, éventuellement, en réponses concrètes des acteurs économiques et des pouvoirs publics.

Avec #30JoursPourLeJustePrix, les initiateurs veulent ainsi faire du consommateur un acteur davantage informé et capable d’agir sur le marché, dans un contexte où la maîtrise des dépenses quotidiennes demeure un enjeu économique et social majeur.

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Fintech : le Sénégal prend la tête de l’UEMOA‎‎‎.

Selon les récents derniers chiffres de la BCEAO, Dakar décroche la première place de la finance inclusive en zone UEMOA. Devancé de justesse en microfinance, le Sénégal creuse l’écart en mobile money et s’impose comme la locomotive de la région.


‎Le Sénégal est officiellement N°1 de la finance inclusive dans l’UEMOA. Les données 2026 de la BCEAO et de la Commission bancaire de l’UEMOA placent Dakar en tête, avec une domination particulièrement marquée sur la monnaie électronique. Le Sénégal pèse 1 234,3 milliards FCFA d’actifs en microfinance. Soit 26,5% du total régional. La Côte d’Ivoire suit de très près avec 26,3%. Le Burkina Faso complète le podium avec 19,1%. L’écart entre Dakar et Abidjan ne tient qu’à 0,2 point. Le pays compte aussi 2,28 millions de comptes de microfinance actifs, en hausse de 15,2% sur un an. 81 structures sont opérationnelles sur le territoire.

‎ C’est sur ce terrain que le Sénégal prend nettement les devants. Avec 29,7% de l’encours régional, le pays domine le marché de la monnaie électronique en UEMOA. L’encours total de la zone atteint 1 923,2 milliards FCFA, en bond de 35,2% sur un an. La Côte d’Ivoire arrive deuxième avec 23,5%, malgré une croissance de 35,2% elle aussi. Portés par Wave et Orange Money, les acteurs sénégalais tirent l’écosystème. Dakar s’impose ainsi comme un hub fintech continental. La zone compte désormais 60,6 millions de comptes de mobile money actifs sur 172,9 millions ouverts. Le taux d’activation atteint 35,1%, en progression de 12% sur un an. La Commission bancaire de l’UEMOA confirme une accélération générale de l’inclusion financière.

‎Au-delà des chiffres, le Sénégal gagne sur deux leviers. En premier lieu, l’innovation low-cost : Wave a cassé les tarifs et forcé tout le marché à baisser. Résultat, l’usage explose même en zone rurale. En second lieu, l’écosystème : Dakar concentre incubateurs, régulateur ouvert et partenaires techniques.


‎Contrairement à d’autres pays, la régulation sénégalaise a rapidement validé les portefeuilles électroniques, permettant aux fintechs de scaler. Avec cet écart de 6,2 points sur la monnaie électronique, le Sénégal ne joue plus seulement la première place. Il installe un modèle que ses voisins tentent de copier. Et si la tendance se confirme en 2027, l’écart avec Abidjan en microfinance pourrait disparaître au profit d’une double domination sénégalaise.

Source : ceuxquifontlafrique.com
‎Marcelle NTONGONO

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Sénégal : le FMI et Dakar s’accordent sur un nouveau programme de financement de 2,2 milliards de dollars

Le Fonds monétaire international (FMI) et les autorités sénégalaises sont parvenus, mardi 1er septembre 2026, à un accord au niveau des services sur un nouveau programme de financement d’environ 2,2 milliards de dollars. D’une durée de 36 mois, cet accord doit soutenir les efforts du Sénégal pour rétablir l’équilibre de ses finances publiques et réduire les vulnérabilités liées à sa dette.

L’accord, conclu à l’issue d’une mission du FMI conduite à Dakar du 19 août au 1er septembre par Mercedes Vera Martin, doit encore être soumis à l’approbation de la direction du Fonds puis de son Conseil d’administration.

Des conditions avant l’approbation définitive

Le nouveau programme intervient après la suspension du précédent dispositif de financement de 1,8 milliard de dollars, à la suite de la découverte d’importantes irrégularités dans les déclarations relatives aux finances publiques sénégalaises.

Le FMI estime que la dette du secteur public et parapublic atteignait environ 132 % du PIB à fin 2024. L’institution souligne toutefois les progrès réalisés par les autorités dans la correction des données financières et la consolidation de la gestion de la dette, tout en appelant à des mesures supplémentaires.

Avant l’examen du nouvel accord par son Conseil d’administration, le FMI demande notamment au Sénégal de mettre en œuvre des mesures correctives permettant de traiter les déclarations erronées de données financières. Des garanties de financement de la part des partenaires du pays sont également nécessaires.

Un soutien pour rétablir la stabilité financière

Ce nouveau programme doit accompagner les efforts de Dakar en matière de consolidation budgétaire, de gestion de la dette et de renforcement de la transparence des finances publiques.

Le FMI avait déjà souligné, lors de sa mission de juin 2026, la nécessité pour le Sénégal de réduire ses vulnérabilités liées à la dette et de renforcer la gouvernance financière. L’institution avait également relevé la bonne dynamique de croissance enregistrée en 2025, portée notamment par le développement du secteur des hydrocarbures.

L’accord de principe constitue ainsi une étape importante dans la reprise de la coopération financière entre le Sénégal et le FMI. Sa mise en œuvre effective reste toutefois conditionnée à l’approbation des instances dirigeantes de l’institution et au respect des engagements convenus.

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Sénégal : le gel des importations d’oignons officiellement levé.

Le ministère de l’Industrie et du Commerce a annoncé la levée, à compter de ce lundi 31 août 2026, de la mesure de gel des importations d’oignons.

Mise en place depuis le 16 janvier 2026, cette mesure visait à favoriser la commercialisation de la production locale et à protéger les débouchés des petits producteurs sénégalais.

Selon le ministère, la reprise des importations est rendue possible par l’évolution des disponibilités sur le marché national. Elle doit permettre d’assurer un approvisionnement régulier des consommateurs tout en contribuant à limiter les tensions sur les prix.

Les importateurs sont invités à se rapprocher de l’Agence de Régulation des Marchés (ARM) afin de prendre connaissance des dispositions nécessaires à la reprise de leurs activités.

Le ministère appelle par ailleurs les différents acteurs de la filière à respecter les règles en vigueur et à faire preuve de responsabilité dans la mise en œuvre de cette nouvelle mesure.

Cette décision marque ainsi un nouvel ajustement de la politique de régulation du marché de l’oignon, entre soutien à la production nationale et nécessité de garantir la disponibilité du produit pour les consommateurs.

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Sénégal : le Pastef réclame la fixation de la date des prochaines élections locales.

À l’approche de l’échéance du mandat des élus locaux, le Pastef appelle les autorités sénégalaises à clarifier le calendrier des prochaines élections municipales et départementales. Dans un communiqué publié mercredi, le parti dirigé par l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko demande notamment au gouvernement de fixer officiellement la date du prochain scrutin.

Le parti au pouvoir s’appuie sur le calendrier électoral pour justifier sa demande. Les dernières élections municipales et départementales se sont tenues le 23 janvier 2022. Les conseillers municipaux et départementaux étant élus pour un mandat de cinq ans, le prochain renouvellement doit intervenir au plus tard en janvier 2027.

Le Pastef met en garde contre tout report

Dans sa déclaration, le Pastef estime que le respect du calendrier électoral constitue une exigence à laquelle les différents acteurs doivent se conformer. La formation politique appelle ainsi les autorités à prendre les dispositions nécessaires pour préparer le prochain scrutin et écarter toute possibilité de report.

Cette sortie intervient alors qu’aucune décision officielle du gouvernement concernant la date des élections locales n’a encore été rendue publique. L’exécutif n’a, à ce stade, annoncé ni calendrier définitif ni modalités précises d’organisation du scrutin.

L’enjeu est important pour les collectivités territoriales, puisque les prochaines élections permettront de renouveler les équipes municipales et départementales à travers le pays.

Un scrutin attendu dans un contexte politique particulier

La question du calendrier électoral intervient dans un contexte politique marqué par la consolidation du nouveau pouvoir issu de l’élection présidentielle de 2024. Le président Bassirou Diomaye Faye et son gouvernement devront notamment définir les conditions d’organisation du prochain cycle électoral local.

Le débat pourrait également prendre une dimension politique plus large, les différentes formations cherchant à renforcer leur implantation dans les collectivités territoriales. Pour le Pastef, qui dispose d’une majorité parlementaire, la préparation des élections locales constitue un enjeu stratégique en vue de conforter sa présence sur le terrain.

La date du scrutin reste toutefois à déterminer officiellement. Son annonce devra permettre aux partis politiques, aux candidats potentiels et aux autorités électorales d’organiser les différentes étapes préparatoires dans les délais requis.

À quelques mois de l’échéance théorique, la pression monte donc sur le gouvernement pour clarifier le calendrier. La publication d’un calendrier électoral officiel devrait désormais constituer une étape déterminante pour éviter les incertitudes autour du renouvellement des conseils municipaux et départementaux.

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COP17 : le Sénégal plaide pour une réponse renforcée à la sécheresse et à la dégradation des terres.

À mi-parcours de la 17ᵉ Conférence des Parties de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (COP17), le Sénégal poursuit son plaidoyer en faveur d’une action renforcée contre la dégradation des terres, la sécheresse et les effets du changement climatique.

Organisée à Oulan-Bator, en Mongolie, du 17 au 28 août 2026, la conférence réunit les représentants des États parties autour des principaux défis liés à la gestion durable des terres et à la résilience des territoires. À la tête de la délégation sénégalaise, le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Dr Aliou Gori Diouf, défend une approche visant à traduire les engagements internationaux en mesures concrètes au bénéfice des populations.

Depuis l’ouverture des travaux, la délégation sénégalaise participe aux séances de négociation, aux dialogues ministériels ainsi qu’aux rencontres de haut niveau. Dakar met notamment l’accent sur l’accélération de la restauration des terres et des parcours pastoraux, le renforcement de la résilience des communautés et la mobilisation de nouveaux mécanismes de financement.

La sécheresse, un enjeu central des négociations

La lutte contre la sécheresse figure parmi les principaux dossiers examinés lors de cette COP17. Face à l’intensification et à la multiplication des épisodes de sécheresse dans différentes régions du monde, les négociations portent notamment sur le renforcement des mécanismes d’anticipation, de prévention et de réponse.

Dans ce cadre, le Sénégal soutient le développement d’initiatives internationales consacrées à la résilience face à la sécheresse, notamment l’International Drought Resilience Alliance (IDRA) et l’International Drought Resilience Observatory (IDRO). Ces dispositifs visent à améliorer la connaissance des phénomènes de sécheresse et à favoriser le développement de politiques publiques mieux adaptées.

Pour Dakar, les réponses doivent également accorder une place centrale aux communautés locales. La restauration des terres dégradées, notamment dans les zones pastorales, doit être accompagnée d’investissements suffisants et d’un accès renforcé aux financements publics et privés.

Restaurer les terres et renforcer les capacités locales

Le Sénégal entend également promouvoir une approche intégrée de la restauration des terres. Celle-ci doit associer la préservation des ressources naturelles, le développement des activités rurales et le renforcement des capacités des populations directement exposées aux effets de la sécheresse.

Cette orientation revêt une importance particulière pour les territoires dépendant fortement de l’agriculture et de l’élevage. La dégradation des sols et la raréfaction des ressources en eau peuvent en effet affecter la production agricole, les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire.

Dans cette perspective, la mobilisation de ressources financières demeure un enjeu déterminant. Le Sénégal appelle ainsi à renforcer les mécanismes permettant aux pays les plus vulnérables d’accéder aux financements nécessaires à la mise en œuvre de projets de restauration et d’adaptation.

Dakar veut contribuer à des décisions ambitieuses

Alors que les négociations se poursuivent à Oulan-Bator, la délégation sénégalaise entend maintenir son engagement afin de contribuer à l’adoption de décisions susceptibles de renforcer l’action internationale contre la désertification et la sécheresse.

Pour le Sénégal, la COP17 constitue surtout une occasion de passer des engagements aux réalisations. La restauration des terres, la protection des communautés et le renforcement de la résilience climatique nécessitent, selon cette approche, des financements adaptés, une coopération internationale renforcée et une implication accrue des acteurs locaux.

À travers sa participation aux négociations, Dakar cherche ainsi à défendre une vision dans laquelle la lutte contre la dégradation des terres ne se limite pas à la protection de l’environnement, mais constitue également un levier de développement durable, de sécurité alimentaire et de résilience économique pour les populations.

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Mawloud 2026 : le Sénégal au rythme du Gamou entre ferveur religieuse et mobilisation nationale.

Le Sénégal célèbre ce mardi 25 août 2026 le Mawloud, également appelé Gamou, qui commémore la naissance du prophète Mohammed. À cette occasion, les principaux foyers religieux du pays connaissent une forte mobilisation, notamment à Tivaouane et Kaolack, deux importantes villes de la confrérie tidjane.

Tivaouane au cœur des célébrations

À Tivaouane, l’un des principaux centres religieux du Sénégal, les fidèles se réunissent pour une nuit consacrée aux prières, aux récitations coraniques, aux conférences religieuses et aux enseignements sur la vie et les valeurs du Prophète.

Pour l’édition 2026, le khalife général des Tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour, a placé la célébration sous le thème : « Ensemble, penser et agir par le verbe de l’Unicité (Tawhid), Lâ ilâha illa Allah ».

Les autorités religieuses ont notamment appelé les fidèles à privilégier la spiritualité, le recueillement et la dévotion, afin de préserver le caractère religieux de cette commémoration.

Forte mobilisation à Kaolack

À Kaolack, notamment à Médina Baye, autre grand centre de la Tijaniyya, les préparatifs ont également mobilisé les autorités religieuses, administratives et sécuritaires.

Un dispositif du Groupement mobile d’intervention a notamment été déployé afin d’assurer la sécurité des pèlerins et de faciliter le déroulement des rassemblements prévus durant la nuit du 25 août.

La date de cette édition a été déterminée après l’observation du croissant lunaire. La Commission nationale de concertation sur le croissant lunaire (CONACOC) avait retenu le samedi 15 août comme premier jour du mois de Rabi al-Awwal, conduisant à la célébration du Mawloud le 25 août.

L’État mobilise d’importants moyens pour les déplacements

Face à l’affluence attendue dans les foyers religieux, les pouvoirs publics ont également renforcé le dispositif de transport.

Le ministère des Transports terrestres et aériens a annoncé la mobilisation de plusieurs centaines de bus ainsi que de 46 wagons des Grands Trains du Sénégal. Le dispositif ferroviaire doit permettre d’acheminer jusqu’à 13 000 personnes vers les différents sites concernés.

Cette organisation vise à faciliter les déplacements des pèlerins tout en contribuant à fluidifier le trafic routier durant cette période de forte affluence.

Une célébration largement observée en Afrique de l’Ouest

Le Mawloud est également célébré dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest. Dans certains États, notamment le Bénin, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, la Mauritanie, le Nigeria et la Sierra Leone, la journée du 25 août figure parmi les jours fériés prévus à l’occasion de cette commémoration.

Au Nigeria, le gouvernement fédéral a notamment déclaré le mardi 25 août jour férié pour permettre aux fidèles de prendre part aux célébrations.

En Gambie et au Niger, la commémoration est, selon les calendriers nationaux, observée le 26 août.

De Tivaouane à Kaolack, en passant par les autres foyers religieux du Sénégal et plusieurs villes ouest-africaines, le Mawloud 2026 s’inscrit ainsi dans une dynamique de forte mobilisation spirituelle. Prières, récitations, conférences et rassemblements religieux rythment cette journée consacrée à la mémoire du Prophète et à la transmission de ses enseignements.

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Sénégal : les prix des produits importés progressent de 2 % en juin.

Les prix des produits importés au Sénégal ont augmenté de 2 % en juin 2026 par rapport au mois précédent, tandis que ceux des produits exportés sont restés stables, selon les dernières données de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).

Cette évolution traduit une hausse ponctuelle du coût des importations, principalement portée par les produits minéraux, les matériels de transport et certains produits agricoles et industriels.

Les importations tirées par les produits minéraux et les transports

La hausse mensuelle de 2 % des prix à l’importation s’explique notamment par l’augmentation des prix des produits minéraux, qui ont contribué à hauteur de 0,7 point, suivis des matériels de transport (+0,3 point), des produits du règne végétal (+0,2 point) et des produits des industries chimiques (+0,2 point).

Les prix des produits minéraux ont progressé de 1,3 %, notamment sous l’effet du renchérissement des produits pétroliers raffinés et du gaz de pétrole. Les matériels de transport ont, pour leur part, enregistré une hausse de 7,7 %, notamment en raison de l’augmentation des prix des voitures de tourisme et des véhicules destinés au transport de marchandises.

Malgré cette progression mensuelle, les prix des importations restent inférieurs de 0,4 % à leur niveau de juin 2025. Sur les six premiers mois de 2026, ils affichent également un recul de 5,7 % par rapport à la même période de 2025.

Des exportations stables sur le mois

Du côté des exportations, les prix sont restés inchangés entre mai et juin 2026. La hausse des prix des produits minéraux, des produits alimentaires et de certains produits chimiques a été compensée par la baisse des prix des métaux précieux et des produits du règne animal.

Sur un an, les prix des produits exportés affichent toutefois une progression de 10,1 %. Sur le premier semestre, ils ont augmenté de 12,8 % par rapport à la même période de 2025.

Les produits minéraux exportés ont notamment enregistré une hausse de 5 %, portée par l’augmentation des prix des produits pétroliers raffinés. À l’inverse, les prix de l’or destiné au marché suisse ont reculé de 3,8 %.

Les termes de l’échange se dégradent légèrement

Malgré la progression annuelle des prix à l’exportation, les termes de l’échange se sont légèrement détériorés en juin. L’indicateur s’est établi à 1,24, contre 1,26 en mai.

Cette évolution s’explique notamment par des mouvements défavorables dans plusieurs catégories de produits, dont les graisses et huiles, les machines et appareils, ainsi que les peaux et cuirs.

Les données de l’ANSD mettent ainsi en évidence une situation contrastée : le Sénégal bénéficie d’une progression notable des prix de ses exportations sur un an, mais reste confronté à une hausse mensuelle du coût de ses importations.

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Sénégal : l’Assemblée nationale adopte une loi pour renforcer la protection des infrastructures numériques critiques.

L’Assemblée nationale sénégalaise a adopté, jeudi 20 août 2026, le Projet de loi n°25/2026 relatif à la protection des Infrastructures d’Information Critiques (IIC) et à la sécurité numérique. Le texte a recueilli 127 voix favorables.

Un cadre renforcé face aux cybermenaces

Cette nouvelle législation intervient dans un contexte marqué par l’augmentation des cyberattaques et la sophistication croissante des menaces numériques. Elle vise à mieux protéger les réseaux et systèmes d’information dont le fonctionnement est considéré comme essentiel à l’activité économique, administrative et stratégique du pays.

Le texte impose notamment aux exploitants d’Infrastructures d’Information Critiques de respecter des exigences renforcées en matière de sécurité informatique. Ces obligations seront suivies par les autorités compétentes, notamment l’Autorité nationale de Cybersécurité.

Des obligations et des sanctions

La loi prévoit également un encadrement des produits et services liés à la cybersécurité. Un dispositif de sanctions administratives et pénales est prévu afin de garantir le respect des nouvelles obligations par les acteurs concernés.

Le champ d’application du texte pourra, dans certaines conditions, s’étendre à des services numériques accessibles depuis le Sénégal mais exploités à partir d’infrastructures situées à l’étranger, conformément aux dispositions réglementaires ou aux accords internationaux.

Renforcer la souveraineté numérique

À travers cette réforme, le Sénégal cherche à consolider la sécurité de ses infrastructures numériques les plus sensibles et à améliorer sa capacité de prévention et de réaction face aux cybermenaces.

L’enjeu est également stratégique : protéger les infrastructures critiques revient à préserver la continuité des services essentiels, les données sensibles et les intérêts fondamentaux de l’État dans un environnement numérique de plus en plus exposé.