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Sénégal : lancement du Fonds de développement de la microfinance islamique, un nouvel outil pour l’inclusion financière.

La cérémonie officielle de lancement du Fonds de développement de la microfinance islamique (FDMI) s’est tenue mardi 21 avril 2026 à Dakar. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie du ministère de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire visant à renforcer la place de la finance islamique dans l’architecture financière nationale et à accroître son rayonnement international.

Un instrument stratégique pour la période 2026-2030

Le FDMI entend déployer son action sur la période 2026-2030, conformément à son plan stratégique de développement. Selon son administrateur général, Abdou Diaw, sa mise en place constitue une étape structurante dans l’évolution de la microfinance islamique au Sénégal.

Doté désormais d’une personnalité juridique et d’une autonomie de gestion, le Fonds bénéficie d’une plus grande flexibilité opérationnelle. Cette configuration doit lui permettre de mobiliser, structurer et orienter des ressources conformes aux principes de la finance islamique vers les institutions de microfinance partenaires, chargées de les redistribuer aux bénéficiaires finaux, notamment les petites et moyennes entreprises, les micro-entrepreneurs et les acteurs de l’économie sociale et solidaire.

Un levier d’innovation financière et d’inclusion

Le FDMI se veut également un cadre de développement de produits financiers innovants adaptés aux besoins des populations exclues du système bancaire classique. L’approche repose sur une coopération renforcée avec les institutions financières islamiques, afin de promouvoir des mécanismes de financement conformes aux principes de partage des risques et d’ancrage dans l’économie réelle.

Cette orientation est présentée comme une réponse aux limites du système financier traditionnel, qui exclut encore une partie importante des populations rurales, périurbaines et urbaines.

Une vision politique axée sur une croissance inclusive

Prenant la parole lors de la cérémonie, le ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, Alioune Dione, a inscrit ce lancement dans une vision politique plus large de transformation économique. Il a rappelé l’ambition du Sénégal d’atteindre une croissance comprise entre 6 et 7 % du PIB à l’horizon 2050 et de tripler le revenu par habitant.

Selon lui, cette dynamique ne peut être durable que si elle est inclusive et repose sur des mécanismes permettant une meilleure redistribution des richesses. Dans cette perspective, la microfinance islamique est appelée à jouer un rôle de catalyseur, en complément des dispositifs classiques de financement.

Une architecture institutionnelle renforcée

Le ministre a également souligné la transformation du FDMI, issu du Programme de microfinance islamique (PROMISE), désormais restructuré et doté d’une gouvernance renforcée. L’objectif est de garantir davantage de transparence, d’efficacité et de crédibilité dans la gestion des ressources.

Il a insisté sur la nécessité d’une synergie entre les acteurs publics et les institutions de microfinance afin de maximiser l’impact des financements sur l’économie réelle, notamment dans les secteurs agricoles et industriels.

Un instrument contre l’exclusion financière

Au-delà de l’aspect économique, la finance islamique est présentée comme un levier d’inclusion sociale. En excluant les mécanismes d’intérêt et de spéculation, elle repose sur une logique de partage des risques et de financement adossé à des actifs réels, ce qui la rend accessible à une partie de la population souvent exclue des circuits bancaires traditionnels.

Une ambition de transformation économique et sociale

En conclusion, le ministre a appelé les institutions de microfinance à saisir les opportunités offertes par ce nouveau cadre juridique afin de diversifier leurs offres et de répondre à une demande sociale croissante. Il a également souligné que cette dynamique vise à créer de la valeur ajoutée locale, à soutenir l’industrialisation des chaînes de valeur agricoles et à contribuer à la réduction de l’exode rural et de l’émigration irrégulière.

Le lancement du FDMI est ainsi présenté comme un instrument au service d’une transformation économique fondée sur l’éthique, la solidarité et la performance.

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Sénégal : une campagne agricole 2026-2027 anticipée et sécurisée.

Le Sénégal aborde la campagne agricole 2026-2027 avec une avance stratégique, dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques et la volatilité des prix des intrants agricoles. Les autorités mettent en avant une politique d’anticipation visant à garantir la disponibilité des engrais et à sécuriser la production nationale.

Une stratégie fondée sur la souveraineté et l’anticipation

En visite sur le site des Industries Chimiques du Sénégal (ICS) à Mbao, le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Mabouba Diagne, a mis en avant une approche proactive.

Le responsable gouvernemental a insisté sur la nécessité de réduire la dépendance extérieure en sécurisant en amont les intrants essentiels à la campagne.

Des stocks d’engrais déjà constitués

Selon les données communiquées, le pays dispose actuellement de 125 000 tonnes d’engrais NPK et DAP. À ces volumes s’ajoutent 18 000 tonnes d’urée déjà disponibles, ainsi que plus de 30 000 tonnes supplémentaires en cours d’acheminement.

Ces niveaux de stock visent à garantir un approvisionnement régulier des producteurs, dès le lancement de la campagne.

Une attention accrue à la fertilité des sols

Au-delà des engrais conventionnels, les autorités intègrent une dimension durable dans leur stratégie agricole. Sont ainsi prévues 30 000 tonnes d’engrais organiques, 30 000 tonnes de chaux agricole et 30 000 tonnes de phosphate, destinées à améliorer la fertilité des sols et à soutenir la productivité à long terme.

Innovation et partenariats industriels

Dans une logique de modernisation, un partenariat a été conclu avec le groupe Indorama afin d’enrichir les formulations d’engrais en oligo-éléments et macro-éléments, essentiels au développement des cultures et à l’amélioration des rendements.

Un investissement structurant pour l’agriculture

Cette stratégie repose sur un investissement global estimé à 126 milliards de francs CFA. L’objectif est de porter la capacité de production nationale à 400 000 tonnes par an, tout en positionnant le Sénégal comme un hub industriel régional dans le domaine des intrants agricoles.

Un message de confiance aux producteurs

Les autorités entendent rassurer les agriculteurs quant aux conditions de la prochaine campagne. Des instructions ont été données pour un démarrage anticipé de la distribution des intrants dès le mois de mai.

À travers cette approche, le gouvernement affiche une ligne directrice claire : anticiper, produire et sécuriser, afin de construire une agriculture plus souveraine, résiliente et performante.

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Sénégal : le port de Bargny-Sendou se profile comme un futur hub logistique stratégique.

En chantier depuis plusieurs années, le port minéralier et vraquier de Bargny-Sendou devrait être livré d’ici la fin de l’année 2026. Présenté comme une infrastructure structurante pour l’économie nationale, il ambitionne de transformer en profondeur le paysage logistique du pays, avec une capacité cible de 20 millions de tonnes de marchandises traitées par an et la création attendue d’environ 2 600 emplois.

Une montée en puissance progressive des capacités

Selon les responsables du projet, le port entamera ses activités avec une capacité initiale de 7 millions de tonnes de produits vraquiers dès sa première année d’exploitation. Cette capacité devrait ensuite évoluer progressivement pour atteindre 12 millions, avant de culminer à 20 millions de tonnes par an, positionnant ainsi le site comme l’un des principaux pôles logistiques de la sous-région.

Un levier pour la compétitivité économique

Située à une quarantaine de kilomètres de Dakar, cette infrastructure vise à désengorger le port autonome de la capitale et à fluidifier les chaînes d’approvisionnement.

En visite sur le site, le sous-secrétaire d’État adjoint américain aux Affaires africaines, Richard Michaels, a mis en avant le potentiel du projet pour renforcer la compétitivité de l’économie sénégalaise. Il a notamment évoqué les importantes capacités de stockage prévues pour les céréales, les hydrocarbures et d’autres types de marchandises.

Un projet encore dépendant de financements complémentaires

Malgré ses ambitions, la concrétisation complète du projet reste conditionnée à la mobilisation de financements additionnels estimés à 400 millions de dollars. Des discussions sont actuellement en cours entre les autorités sénégalaises et des partenaires américains afin de sécuriser ces ressources.

La visite du chantier a réuni plusieurs personnalités, dont l’ambassadrice des États-Unis au Sénégal, Jennifer Davis Paguada, ainsi que le directeur général de Senegal Minergy Port, Dame Diané.

Un projet au cœur des attentes économiques

À terme, le port de Bargny-Sendou est appelé à devenir un hub logistique majeur, capable de soutenir la croissance des échanges commerciaux et d’accompagner le développement industriel du Sénégal. Son aboutissement constitue ainsi un enjeu stratégique pour les autorités, dans un contexte de forte demande en infrastructures modernes et performantes.

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Sénégal : le gouvernement face à la presse dans un contexte de fortes attentes sociales.

Le gouvernement sénégalais organise, ce mardi 21 avril 2026, une conférence de presse à Building administratif Président Mamadou Dia, dans un climat marqué par une pression sociale croissante et une attention soutenue de l’opinion publique. Prévue à 15 heures, cette rencontre s’inscrit dans une démarche de transparence visant à mieux expliquer l’action de l’exécutif.

« Kàddu », un cadre structuré de communication gouvernementale

Placée sous le label « Kàddu », présenté comme le rendez-vous régulier de l’actualité gouvernementale, cette conférence ambitionne de renforcer le dialogue entre les autorités et les citoyens. Les échanges seront modérés par la porte-parole du gouvernement, Marie Rose Khady Fatou Faye, chargée de structurer les interventions et de rendre accessibles les principaux messages.

Une mobilisation ministérielle sur les dossiers prioritaires

Plusieurs membres du gouvernement prendront la parole pour aborder des enjeux sectoriels majeurs. Sont notamment attendus Moustapha Mamba Guirassy, Olivier Boucal, Ibrahima Sy et Déthié Fall.

Leur participation traduit la volonté du gouvernement d’apporter des réponses concrètes et ciblées aux préoccupations des citoyens, dans des domaines clés tels que l’éducation, la santé, l’emploi public et les infrastructures.

Pacte social et infrastructures au cœur des échanges

Au centre des discussions figure le Pacte national de stabilité sociale, un dispositif essentiel dans le cadre du dialogue entre l’État, les organisations syndicales et les partenaires sociaux. Dans un contexte marqué par des tensions, l’exécutif est attendu sur le bilan des engagements pris et sur les mesures envisagées pour préserver un climat social apaisé.

La question des infrastructures constitue le second axe majeur de cette conférence. Les autorités devront faire le point sur l’état d’avancement des projets, les contraintes rencontrées et les perspectives de réalisation, alors que les attentes en matière d’équipements publics et de modernisation restent élevées.

Un exercice politique à fort enjeu pour l’exécutif

Au-delà de l’aspect informatif, cette prise de parole collective représente un moment politique important pour le gouvernement dirigé par le Premier ministre Ousmane Sonko, sous l’autorité du président Bassirou Diomaye Faye.

Dans un environnement socio-économique exigeant, cet exercice de communication constitue un test de crédibilité pour l’exécutif, appelé à concilier pédagogie, résultats et attentes citoyennes.

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Sénégal : le gouvernement fixe ses priorités entre dialogue social, santé et agriculture.

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a présidé, mercredi 15 avril 2026, un Conseil des ministres marqué par l’examen de plusieurs dossiers stratégiques. Au cœur des échanges : la consolidation du dialogue social, la réforme du système de santé et les préparatifs de la prochaine campagne agricole, dans un contexte de fortes attentes sociales et économiques.

Dialogue social : vers un Livre blanc et une nouvelle conférence sociale

Souhaitant apaiser le climat social et structurer la réponse de l’État aux revendications syndicales, le chef de l’État a instruit le gouvernement de publier, avant le 30 avril 2026, un Livre blanc consacré à la prise en charge des doléances des centrales syndicales.

Dans la même dynamique, il a insisté sur la nécessité d’un suivi rigoureux des tensions sociales et annoncé la tenue prochaine de la cinquième Conférence sociale. Cette rencontre devrait être axée sur la question de la productivité au travail, un enjeu central pour la compétitivité de l’économie sénégalaise.

Santé : accélérer les réformes pour un meilleur accès aux soins

L’amélioration du système de santé a également occupé une place importante lors de ce Conseil. Le président a demandé une accélération du processus d’adoption du Code de la santé, ainsi que la mise en œuvre d’une nouvelle carte sanitaire visant à mieux répartir l’offre de soins sur le territoire.

Les orientations fixées incluent aussi le renforcement des ressources humaines, l’amélioration de la gouvernance hospitalière et l’ouverture d’une réflexion approfondie sur le financement durable de la couverture sanitaire universelle, un pilier des politiques sociales.

Agriculture : anticiper la campagne 2026 et sécuriser les approvisionnements

À l’approche de l’hivernage, les autorités ont été appelées à prendre toutes les dispositions nécessaires pour garantir le bon déroulement de la campagne agricole 2026. Il s’agit notamment d’assurer la disponibilité des semences, des intrants et des mécanismes de financement au profit des producteurs.

Le président a également insisté sur l’adoption prochaine de textes encadrant les activités agricoles et pastorales. Dans la perspective de la Tabaski, il a demandé un approvisionnement suffisant du marché en moutons, afin d’éviter toute tension sur les prix.

Réformes et gouvernance : rationalisation et valorisation des ressources publiques

Le Premier ministre a, pour sa part, présenté plusieurs chantiers en cours, portant notamment sur la réforme de l’Imprimerie nationale, la maîtrise des dépenses publiques et la valorisation des infrastructures étatiques sous-exploitées.

Dans cette optique, un Conseil interministériel consacré aux infrastructures devrait se tenir dans les prochaines semaines, avec pour objectif d’optimiser l’utilisation des équipements publics existants et d’améliorer leur rentabilité.

Activité législative et nominations

Au titre des textes examinés, le Conseil des ministres a adopté plusieurs projets de loi, dont ceux relatifs au Code du travail et au Code de la sécurité sociale, deux instruments clés pour l’encadrement du marché de l’emploi et la protection sociale.

Enfin, plusieurs nominations ont été entérinées au sein de l’administration territoriale et de différents départements ministériels, traduisant la poursuite de la réorganisation de l’appareil d’État.

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Coopération sanitaire : le Sénégal honore la 20e mission médicale chinoise.

Le Sénégal a rendu, lundi 13 avril, un hommage solennel à la 20e mission médicale chinoise, dont les 14 membres ont été élevés à l’Ordre national du Lion, la plus haute distinction honorifique du pays. La cérémonie, organisée au ministère de la Santé, s’est tenue en présence du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ibrahima Sy, et de l’ambassadeur de la République populaire de Chine à Dakar, Li Zhigang.

Un partenariat médical ancré dans l’histoire

Marquée par l’exécution des hymnes nationaux des deux pays, la cérémonie a mis en lumière une coopération médicale engagée depuis près d’un demi-siècle. Initiée en 1975, cette collaboration s’est traduite par le déploiement de 20 missions successives, mobilisant au total 312 professionnels de santé issus de diverses spécialités.

Selon les autorités sanitaires, plus de trois millions de patients ont bénéficié des soins dispensés par ces équipes à travers le territoire national. Une contribution significative qui témoigne de la solidité d’un partenariat fondé sur la confiance et la continuité.

« Ce partenariat exemplaire, fondé sur la confiance et le respect mutuel, s’est consolidé au fil des décennies pour devenir un pilier majeur de notre système de santé », a souligné le ministre de la Santé.

Un levier de renforcement du système de santé

Au-delà de l’assistance médicale, la coopération sino-sénégalaise s’inscrit désormais dans une logique de renforcement durable des capacités du système sanitaire. Les membres de la 20e mission ont notamment contribué aux activités de l’hôpital pour enfants de Diamniadio, en assurant des soins spécialisés, en formant le personnel local et en introduisant des techniques innovantes.

S’adressant aux récipiendaires, Ibrahima Sy a salué leur « engagement, leur professionnalisme et leur dévouement », mettant en avant « un impact direct et profond sur la vie des populations ». Il a également insisté sur l’importance du transfert de compétences, considéré comme un levier essentiel pour l’autonomisation du système de santé national.

Vers une coopération renforcée

Déjà à l’œuvre, la 21e mission médicale chinoise devrait poursuivre cette dynamique, avec un accent particulier sur la formation continue et le renforcement des capacités locales. Cette nouvelle étape confirme la volonté des deux pays de consolider un partenariat devenu stratégique, au service de l’amélioration durable de l’offre de soins au Sénégal.

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Sénégal : lancement d’une tournée nationale pour connecter les territoires via le satellite.

Le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique a lancé, ce 9 avril 2026, une tournée nationale dédiée au déploiement de kits satellitaires, marquant ainsi le coup d’envoi du programme de connectivité universelle.

Une première phase dans trois régions clés

Cette phase initiale, prévue du 9 au 13 avril, concerne les régions de Ziguinchor, Kolda et Kaolack. Elle s’inscrit dans une ambition nationale visant à connecter gratuitement un million de Sénégalais à Internet d’ici la fin de l’année 2026.

Réduire durablement la fracture numérique

À travers ce programme, les autorités entendent garantir un accès équitable au numérique, notamment dans les zones rurales et enclavées. Les écoles, les centres de santé et les communautés les plus vulnérables figurent parmi les principales cibles de cette initiative.

Le recours à la technologie satellitaire apparaît comme une solution adaptée pour atteindre des localités jusque-là difficilement accessibles par les infrastructures classiques.

Un levier pour le développement et l’inclusion

Au-delà de l’enjeu technologique, cette tournée traduit la volonté des pouvoirs publics de faire de l’accès à Internet un moteur de transformation. L’objectif est de soutenir l’éducation, stimuler l’innovation et favoriser le développement socio-économique à l’échelle nationale.

Ce programme s’inscrit dans une vision plus large d’un Sénégal inclusif et connecté, où le numérique devient un outil stratégique pour réduire les inégalités territoriales et accompagner la modernisation du pays.

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Sénégal : vers l’opérationnalisation du fonds de réhabilitation des sites miniers.

Le ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Birame Souleye Diop, a présidé le 7 avril 2026 à Dakar un atelier stratégique consacré à la validation des projets de textes du Fonds de Réhabilitation des Sites Miniers et de Carrières (FRSMC). Cette rencontre marque une étape déterminante vers la mise en œuvre effective de ce mécanisme attendu.

Un outil pour une exploitation minière plus responsable

Selon les autorités, le FRSMC vise à encadrer la remise en état des sites après exploitation, afin de concilier performance économique et respect des exigences environnementales. L’ambition est d’accélérer la mise en place de ce dispositif pour garantir une activité minière durable et mieux encadrée.

Des défis structurels à relever

Le ministère a rappelé plusieurs insuffisances persistantes dans le secteur, notamment le manque d’évaluations environnementales rigoureuses, les disparités dans les plans de fermeture des mines et les lacunes du cadre réglementaire actuel.

À travers ces réformes, l’État entend sécuriser les ressources financières nécessaires à la restauration des sites, tout en renforçant les obligations des opérateurs miniers.

Un levier pour l’environnement et le développement local

Inscrit dans le Code de l’environnement, le fonds est présenté comme un outil stratégique pour restaurer les écosystèmes dégradés et améliorer les conditions de vie des populations riveraines des zones d’exploitation.

Au-delà de l’enjeu écologique, les autorités soulignent que la réhabilitation des sites miniers constitue également un levier de développement territorial, contribuant à la résilience des territoires et au bien-être des communautés.

Une gouvernance renforcée du secteur extractif

Les travaux de l’atelier, organisés avec l’appui de la Société des Mines du Sénégal, du Service géologique national du Sénégal et du secrétariat technique du secteur Hydrocarbures et Mines, devraient aboutir à l’adoption de nouveaux textes.

Ces derniers viseront notamment à préciser les modalités d’alimentation du fonds, à clarifier sa gestion et à renforcer la coordination entre les différents acteurs du secteur.

Cette initiative s’inscrit dans la volonté des autorités sénégalaises de promouvoir une gouvernance plus responsable et durable des ressources extractives, dans un contexte de montée en puissance du secteur minier.

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Sénégal : Ousmane Sonko serre la vis sur les dépenses publiques.

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a annoncé, vendredi 4 avril 2026, une série de mesures destinées à rationaliser les finances de l’État, avec en première ligne la limitation des missions officielles à l’étranger.

Des déplacements désormais strictement encadrés

Cette décision a été rendue publique lors d’une communication gouvernementale axée sur la gestion budgétaire, dans un contexte marqué par la hausse des prix du pétrole et des tensions croissantes sur les finances publiques.

Le chef du gouvernement a précisé que les missions à l’international seront désormais « strictement limitées aux besoins essentiels », appelant à une utilisation plus rigoureuse et plus efficiente des ressources de l’État.

Dans cette optique, les déplacements jugés non indispensables pour les ministres et les hauts responsables administratifs sont suspendus. L’objectif est de réduire significativement les dépenses liées aux voyages officiels, notamment les coûts de transport aérien, d’hébergement et de logistique.

Une réponse à un contexte économique sous pression

À travers cette mesure, Ousmane Sonko entend renforcer la discipline budgétaire et adapter la gouvernance économique du Sénégal à un environnement international instable, marqué par la volatilité des prix de l’énergie.

Cette orientation s’inscrit dans une stratégie plus globale de maîtrise des dépenses publiques engagée par les autorités, avec pour objectif de préserver les équilibres macroéconomiques tout en maintenant les priorités de développement.

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Sénégal : Bassirou Diomaye Faye réaffirme le rôle stratégique des Daaras dans le système éducatif.

À l’occasion de la Journée nationale des Daaras, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a réaffirmé l’engagement de l’État en faveur de la valorisation de l’enseignement coranique, pilier historique du système éducatif sénégalais.

Un héritage éducatif et culturel séculaire

Dans un message publié mardi, le chef de l’État a souligné l’importance des Daaras dans la transmission des valeurs et des savoirs : « Depuis des siècles, les Daaras transmettent bien plus que des connaissances. Ils forment des consciences, inculquent une éthique et façonnent une vision du monde ».

Cette reconnaissance s’inscrit dans une volonté de préserver un héritage éducatif profondément ancré dans la société sénégalaise, tout en l’adaptant aux mutations contemporaines.

Vers une modernisation encadrée du système des Daaras

Le président a mis en avant les conclusions des Assises nationales des Daaras, qui dessinent, selon lui, « une voie claire » reposant sur l’écoute des acteurs, l’ancrage territorial et une ambition collective partagée.

Dans cette perspective, l’État prévoit une série de réformes visant à :

  • améliorer les conditions d’apprentissage ;
  • renforcer le statut des maîtres coraniques ;
  • intégrer les Daaras dans la dynamique de refondation du système éducatif national.

Un enjeu de souveraineté éducative

Pour Bassirou Diomaye Faye, la valorisation des Daaras dépasse le cadre éducatif et s’inscrit dans une logique de souveraineté culturelle. « Il ne peut y avoir de souveraineté durable sans maîtrise de nos références éducatives », a-t-il affirmé.

Une vision ancrée dans les valeurs nationales

En conclusion, le chef de l’État a réitéré la volonté du Sénégal d’avancer « avec confiance et fidélité à ses valeurs », en plaçant les Daaras au cœur de sa vision éducative, culturelle et sociale pour les générations futures.