Thumb 1260x800 6910f7df297ac 2jGyfcfnLu 360x320

Sénégal : paiement d’eurobonds, la confiance des marchés au cœur d’un mois de juin décisif.

Le Sénégal aborde un mois de juin crucial pour sa crédibilité financière internationale. Derrière plusieurs échéances obligataires relativement limitées en volume se joue une question plus profonde : la capacité du pays à restaurer durablement la confiance des investisseurs après une période marquée par des tensions budgétaires et une forte dégradation de sa perception sur les marchés financiers.

Des spreads qui traduisent une montée du risque

Selon une note d’analyse publiée début juin par Oxford Economics, les écarts de rendement exigés sur les obligations sénégalaises se situent désormais à des niveaux généralement observés pour des pays confrontés à de graves difficultés de financement. Cette situation reflète les préoccupations persistantes des investisseurs concernant la soutenabilité de la dette publique, les besoins de financement élevés de l’État et l’incertitude entourant la reprise du programme avec le Fonds monétaire international (FMI).

Pour les marchés, les spreads souverains constituent un indicateur clé de la perception du risque. Plus ils augmentent, plus le coût de financement du pays devient élevé et plus l’accès aux capitaux internationaux se complique.

Une pression financière malgré le respect des échéances

Malgré les inquiétudes exprimées par certains observateurs ces derniers mois, le Sénégal a jusqu’à présent honoré ses engagements financiers. Le pays est notamment parvenu à mobiliser d’importantes ressources sur le marché régional de l’UEMOA, ce qui lui a permis de faire face à plusieurs échéances de dette et de maintenir sa liquidité.

Toutefois, cette stratégie repose en grande partie sur un recours accru au marché régional, dans un contexte où les financements internationaux restent coûteux et où les agences de notation ont revu à la baisse leur appréciation du risque souverain sénégalais.

Le défi de la crédibilité budgétaire

Au-delà des échéances immédiates, les analystes estiment que l’enjeu principal réside dans la capacité du gouvernement à présenter une trajectoire budgétaire crédible. Les investisseurs attendent notamment des mesures permettant de réduire progressivement les déficits, de maîtriser l’endettement et de renforcer la transparence des finances publiques.

La publication du rapport de la Cour des comptes sur la dette publique et les discussions en cours avec les partenaires financiers internationaux ont profondément modifié l’évaluation du risque sénégalais. Depuis lors, les marchés scrutent avec attention chaque décision budgétaire et chaque signal envoyé par les autorités.

Entre ressources énergétiques et contraintes financières

Les perspectives économiques du Sénégal demeurent néanmoins soutenues par le développement de la production pétrolière et gazière, qui pourrait contribuer à améliorer les recettes publiques et les équilibres extérieurs à moyen terme. Mais pour les analystes, ces perspectives ne suffisent pas à elles seules à dissiper les inquiétudes actuelles.

Le pays doit encore convaincre qu’il est capable de transformer ces nouvelles ressources en un levier durable de redressement financier, tout en poursuivant les réformes attendues par les bailleurs et les investisseurs.

Un test pour la réputation financière du Sénégal

Dans ce contexte, le mois de juin apparaît comme un moment charnière. Plus que le remboursement de quelques obligations, c’est la réputation financière du Sénégal qui est observée par les marchés. La capacité des autorités à rassurer sur la gestion de la dette, à relancer le dialogue avec les institutions financières internationales et à maintenir l’accès aux financements déterminera en grande partie l’évolution du risque souverain du pays dans les prochains mois.

96764888 67455284 360x320

CAN U17 2026 : le Sénégal sacré champion d’Afrique au terme d’une finale haletante.

Le Sénégal a remporté la Coupe d’Afrique des Nations U17 2026 en s’imposant face à la Tanzanie au terme d’une finale particulièrement disputée, conclue par une séance de tirs au but après un match marqué par l’intensité, la rigueur tactique et une forte tension émotionnelle.

Dans une rencontre équilibrée de bout en bout, les deux sélections ont livré une bataille acharnée pour tenter de décrocher le titre continental. Malgré plusieurs situations offensives de part et d’autre, aucune équipe n’est parvenue à prendre l’avantage durant le temps réglementaire, témoignant de la solidité défensive et de l’engagement affichés sur le terrain.

Une finale fermée et indécise jusqu’au bout

Face à une équipe tanzanienne disciplinée et déterminée, les Lionceaux ont dû faire preuve de patience et de maturité. Les jeunes Sénégalais se sont heurtés à un adversaire qui a su résister à leurs offensives tout en se montrant dangereux dans les phases de transition.

Au fil des minutes, la pression est montée d’un cran, chaque erreur pouvant être décisive dans une finale où les marges étaient extrêmement réduites. Les deux formations ont continué à se neutraliser jusqu’au coup de sifflet final, repoussant l’issue du match à l’épreuve des tirs au but.

Le sang-froid sénégalais fait la différence

Dans cet exercice toujours redouté, les jeunes Sénégalais ont démontré une remarquable maîtrise mentale. Plus précis et plus efficaces face au but, ils ont su convertir leurs tentatives avec sang-froid tandis que la Tanzanie a fini par céder sous la pression.

Cette réussite a permis au Sénégal de décrocher un nouveau titre continental dans les catégories de jeunes, confirmant la qualité du travail de formation entrepris depuis plusieurs années au sein du football sénégalais.

Une génération prometteuse récompensée

Au coup de sifflet final, l’émotion a envahi les joueurs, les membres du staff et les supporters venus accompagner cette aventure. Entre larmes de joie, accolades et célébrations, chacun mesurait l’importance de cet accomplissement pour le football sénégalais.

Ce sacre vient couronner le parcours remarquable d’une génération qui s’est distinguée tout au long du tournoi par sa discipline, sa solidité collective et sa capacité à répondre présente dans les moments décisifs.

Le Sénégal confirme sa place parmi les références du football africain

Au-delà du trophée, cette victoire illustre la progression constante du football sénégalais dans les compétitions de jeunes. Depuis plusieurs années, le pays multiplie les performances sur la scène continentale et internationale, aussi bien chez les seniors que dans les catégories de formation.

En remportant la CAN U17 2026, les Lionceaux renforcent encore davantage la réputation du Sénégal comme l’un des principaux viviers de talents du continent. Un succès qui nourrit également l’espoir de voir émerger une nouvelle génération capable de porter les ambitions du pays sur les plus grandes scènes du football mondial dans les années à venir.

710596588 1490266156473413 4288543515746569581 n 360x320

Mondial 2026 : Pape Thiaw dévoile sa liste de 26 Lions pour porter les ambitions du Sénégal.

Le sélectionneur national du Sénégal, Pape Thiaw, a rendu publique la liste des 26 joueurs retenus pour représenter le pays à la Coupe du monde 2026. Très attendue par les supporters et les observateurs du football africain, cette sélection marque une étape importante dans la préparation des Lions de la Teranga pour le plus prestigieux rendez-vous du football mondial.

À travers cette liste, le technicien sénégalais mise sur un équilibre entre expérience et jeunesse afin de permettre à l’équipe nationale d’aborder la compétition avec ambition. Plusieurs cadres habitués de la sélection figurent parmi les joueurs convoqués, aux côtés de nouveaux visages appelés à apporter leur énergie et leur fraîcheur au groupe.

Cette sélection traduit également la volonté du staff technique de s’appuyer sur un effectif compétitif capable de répondre aux exigences d’un tournoi où chaque détail peut faire la différence. L’objectif affiché est de permettre au Sénégal de confirmer son statut parmi les grandes nations du football africain et de réaliser un parcours remarquable sur la scène internationale.

Après plusieurs mois de préparation et d’évaluation des performances des joueurs en club comme en sélection, Pape Thiaw dispose désormais de son groupe définitif pour relever le défi mondial. Les 26 Lions auront la responsabilité de défendre les couleurs nationales et de porter les espoirs de millions de Sénégalais tout au long de la compétition.

Alors que l’attente grandit à travers le pays, les regards sont désormais tournés vers les prochains rendez-vous de préparation avant l’entrée en lice des Lions de la Teranga au Mondial 2026.

Peut être un graphique de texte qui dit ’LISTE MONDE 2026 COUPE DU EDQURRD EDQUARDMENDV MENDY MOR DIAW YEHIRANDIOUF KALEDEU A NIUSSANIAKHATE WANADIUSARR ASDIULIVESECK IREPA IREPINDIATTA DIATTA ANTDINE ATONEMENDV ISNUAIL JAKOBS ELHION 回店EMIGUEVE 白南所美 GUEVE IDRISSAA LIMINE GAMARA PAPE GUEYE FAPENHTARSARR SARR FAPE MHTAR HANBDIARRA 3a3A SAPOIND DuNi PATHÉCISS PATHE SADIDMANE IEMALISARR LNAN NDIAVE NISBUISJACKSON HERIF NDIAVE BANBA DIENG BRAHINMBAYE MBAYE BRAHIN ASSAMEDIAO’

Diomaye Faye 360x320

Sénégal : un nouveau gouvernement nommé.

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye a nommé ce 1er juin les membres du gouvernement dirigé par Ahmadou Al-Aminou Lo. Il est composée de 30 membres dont des ministres du gouvernement SONKO. 

Voici la liste de l’équipe gouvernementale

M. Yankoba Diémé, ministre des Forces armées

M. Cheikh Diba, ministre de l’Économie, des Finances et du Plan

M. Mouhamadou Makhtar Cissé, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique

M. Cheikh Niang, ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur

M. Moussa Sarr, ministre de la Justice, garde des Sceaux

Mme Marie-Angélique Mame Selbé Diouf, ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités

M. Boubacar Camara, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation

M. El Hadji Abdourahmane Diouf, ministre de l’Énergie et du Pétrole

M. Serigne Guèye Diop, ministre de l’Industrie et du Commerce

M. Cheikh Tidiane Dièye, ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement

M. Moustapha Mamba Guirassy, ministre de l’Éducation nationale

M. Ibrahima Sy, ministre de la Santé et de l’Hygiène publique

M. Moussa Bala Fofana, ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires

M. Dethié Fall, ministre des Infrastructures

M. Bakary Sarr, ministre de la Communication et des Relations avec les Institutions, porte-parole du Gouvernement

M. Alioune Dione, ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire

M. Serigne Oumar Ba, ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage

M. Samba Diouf, ministre des Télécommunications et du Numérique

M. Mamoudou Lamine Dianté, ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du service public

Mme Djireye Clotilde COLY, ministre de la Jeunesse et des Sports

M. Alpha Thiam, ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme

M. Idrissa Samb, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique

M. Cheikh Oumar Ciss, ministre des Mines et de la Géologie

M. Aliou Gory Diouf, ministre de l’Environnement et de la Transition écologique

M. Abdou Khadre Ndiaye, ministre des Transports terrestres et aériens

Mme Ami Mbengue Ndao, ministre des Pêches et de l’Économie maritime

Les ministres délégués

M. Bassirou Sarr, ministre auprès du ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, chargé du Budget

M. Allé Nar Diop, ministre auprès du ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, chargé de l’Économie, du Plan et de la Coopération

M. Ousmane Diagne, ministre auprès du ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, chargé de l’Élevage

Mme Mame Coumba Diop, ministre auprès du ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, chargée de la Culture, des Industries créatives et du Patrimoine historique

Article 2. Le présent décret sera publié au journal officiel de la République du Sénégal.

Source : lesnouvellesdafrique.info

HJrHz66bUAA74lv 360x320

Industrialisation en Afrique : le Sénégal s’impose parmi les dix économies les plus performantes du continent.

Avec un score de 0,6368 sur 1, le Sénégal devance désormais la Côte d’Ivoire et s’affirme comme la locomotive industrielle de son espace communautaire. Cette performance témoigne des avancées enregistrées ces dernières années dans les domaines de la transformation industrielle, de la diversification économique et du développement des infrastructures productives.

Un classement qui mesure la transformation industrielle du continent

Présenté à Brazzaville, le rapport de la BAD analyse l’évolution de l’industrialisation dans les 54 pays africains sur la période 2010-2024. L’étude évalue notamment la capacité des États à développer leur tissu manufacturier, à accroître la valeur ajoutée industrielle et à renforcer leur compétitivité sur les marchés régionaux et internationaux.

L’édition 2025 confirme la domination du nord du continent dans ce domaine. Le Maroc conserve la première place africaine avec un score de 0,8415, se rapprochant davantage du niveau maximal fixé par l’indice. Il est suivi de l’Afrique du Sud (0,8396), qui retrouve son meilleur niveau depuis 2020, même si ses performances demeurent légèrement inférieures à celles observées avant la pandémie de Covid-19.

L’Égypte consolide sa troisième position continentale, devant la Tunisie, tandis que Maurice complète le Top 5 africain.

Le Sénégal parmi les dix champions de l’industrialisation

Derrière les quatre leaders continentaux, plusieurs pays se distinguent par leurs performances. Maurice (0,6731), l’Algérie (0,6661), l’Eswatini (0,6509), le Sénégal (0,6368), la Namibie (0,6295) et la Côte d’Ivoire (0,6173) figurent parmi les dix économies africaines les mieux classées en matière d’industrialisation.

Cette progression du Sénégal traduit les effets des investissements réalisés dans les infrastructures, les zones industrielles, l’énergie, ainsi que les politiques visant à encourager la transformation locale des matières premières et le développement du secteur manufacturier.

Au-delà du classement, le pays figure également parmi les États ayant enregistré les avancées les plus significatives ces dernières années. La BAD souligne que le Sénégal fait partie des nations africaines ayant gagné plusieurs places dans le classement, aux côtés de la République démocratique du Congo, du Gabon, du Bénin, de la Mauritanie, du Rwanda, de la Guinée, de Djibouti et de la Somalie.

L’industrialisation, un levier stratégique pour la croissance africaine

Dans son analyse, la Banque africaine de développement rappelle que l’industrialisation demeure l’un des principaux moteurs de la transformation économique du continent. Elle constitue un outil essentiel pour créer des emplois productifs, réduire la dépendance aux exportations de matières premières et renforcer la résilience des économies africaines face aux chocs extérieurs.

L’institution estime que le développement du secteur industriel représente également une condition indispensable pour accélérer la diversification économique et améliorer la compétitivité des pays africains dans les chaînes de valeur mondiales.

Des progrès réels, mais un potentiel encore largement inexploité

Malgré les avancées observées dans plusieurs pays, la BAD souligne que la transformation industrielle du continent reste inachevée. La valeur ajoutée manufacturière africaine est certes passée de 285 milliards de dollars en 2020 à 315 milliards de dollars en 2024, traduisant une progression constante de l’activité industrielle.

Cependant, l’Afrique représente encore moins de 2 % de la production manufacturière mondiale et seulement 1,4 % des exportations mondiales de produits manufacturés.

Ces chiffres illustrent à la fois les progrès accomplis et l’ampleur des défis qui demeurent. Pour les experts de la BAD, le renforcement des capacités industrielles, l’amélioration du climat des affaires, l’innovation technologique et l’intégration régionale seront déterminants pour permettre au continent de franchir une nouvelle étape dans sa transformation économique.

Pour le Sénégal, cette reconnaissance continentale constitue un signal encourageant, mais également une invitation à poursuivre les réformes destinées à consolider son ambition de devenir l’un des principaux pôles industriels d’Afrique de l’Ouest.

713863459 1052750217104510 65932361500949236 n 360x320

Mondial 2026 : le Sénégal chute face aux États-Unis.

À moins de trois semaines du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, le Sénégal a enregistré un premier revers préoccupant dans sa campagne de préparation. Opposés aux États-Unis ce samedi 31 mai lors d’un match amical international, les Lions de la Teranga se sont inclinés sur le score de 3 buts à 2, au terme d’une rencontre marquée par de nombreuses fragilités défensives.

Cette défaite met fin à une série de dix matchs consécutifs sans revers pour les champions d’Afrique, dont la dernière défaite remontait à novembre 2025 face au Brésil.

Une entame de match difficile pour les Lions

Dès les premières minutes, les hommes de Pape Thiaw ont été mis sous pression par une sélection américaine particulièrement agressive dans l’utilisation du ballon et efficace dans les transitions offensives.

Les Américains ont rapidement pris les commandes de la rencontre grâce à leurs principales individualités. À la 7e minute, Sergiño Dest a ouvert le score après un service précis de Christian Pulisic, profitant d’un manque de vigilance de la défense sénégalaise.

Dominateurs dans le jeu, les États-Unis ont accentué leur avance à la 20e minute. Cette fois, Christian Pulisic s’est illustré en trouvant lui-même le chemin des filets, confirmant son rôle de leader technique de la sélection américaine.

Mené 2-0 après seulement vingt minutes de jeu, le Sénégal a longtemps peiné à trouver des solutions face à un bloc américain bien organisé.

Sadio Mané relance l’espoir avant la pause

Progressivement, les Lions sont parvenus à hausser leur niveau d’intensité et à se montrer plus dangereux offensivement.

Leur réaction a été récompensée juste avant la mi-temps. Bien lancé dans la profondeur par Habib Diarra, Sadio Mané a réduit l’écart d’un tir croisé parfaitement maîtrisé à la 43e minute.

Ce but a permis au Sénégal de rejoindre les vestiaires avec un retard d’un seul but et l’espoir de renverser la rencontre lors du second acte.

Des ajustements sans effet sur les difficultés défensives

Au retour des vestiaires, le sélectionneur Pape Thiaw a tenté de redynamiser son équipe en procédant à plusieurs changements. Abdoulaye Seck, Ismaïla Jakobs et Lamine Camara ont cédé leur place à Pape Gueye, El Hadj Malick Diouf et Moustapha Mbow.

Malgré ces ajustements, les difficultés défensives observées en première période ont persisté. Les Américains ont d’ailleurs cru inscrire un troisième but dès les premières minutes de la seconde période par l’intermédiaire de Folarin Balogun, avant que celui-ci ne soit annulé pour une position de hors-jeu.

Dans la foulée, le Sénégal a trouvé les ressources nécessaires pour revenir au score. À la suite d’une belle initiative de Nicolas Jackson, Sadio Mané a signé un doublé à la 52e minute, portant son total à 56 réalisations sous le maillot national.

Les États-Unis profitent des erreurs sénégalaises

Alors que les Lions semblaient avoir repris l’ascendant psychologique, leurs insuffisances défensives ont de nouveau été exploitées par les Américains.

À la 63e minute, Folarin Balogun a finalement trouvé l’ouverture et redonné l’avantage aux États-Unis, profitant d’un nouveau manque de coordination au sein de l’arrière-garde sénégalaise.

Pape Thiaw a alors multiplié les changements offensifs avec les entrées de Chérif Ndiaye, Bamba Dieng et Assane Diao afin de tenter d’arracher l’égalisation.

Malgré plusieurs situations intéressantes en fin de rencontre, les Lions n’ont pas réussi à revenir au score.

Un avertissement avant la Coupe du monde

Au-delà du résultat, cette rencontre constitue un signal d’alerte pour le staff sénégalais à l’approche du Mondial. Si l’animation offensive a montré des signes encourageants, notamment grâce à l’efficacité retrouvée de Sadio Mané, les nombreuses erreurs défensives observées tout au long du match soulèvent des interrogations.

Le Sénégal dispose toutefois encore d’un ultime rendez-vous de préparation pour corriger ces insuffisances. Les Lions affronteront l’Arabie saoudite le 9 juin prochain avant leur entrée en lice à la Coupe du monde 2026.

Ce dernier test sera particulièrement scruté, alors que le Sénégal nourrit de grandes ambitions dans une compétition où il espère confirmer son statut parmi les meilleures sélections du continent africain.

AP26146431554362 360x320

Sénégal : Ousmane Sonko promet d’éviter « un chaos institutionnel ».

Quelques minutes seulement après avoir repris officiellement son siège de député, Ousmane Sonko a été élu, ce mardi, président de l’Assemblée nationale du Sénégal.

L’ancien Premier ministre succède ainsi à El Malick Ndiaye, qui avait annoncé sa démission dimanche dernier dans un contexte politique marqué par de fortes tensions au sommet de l’État.

Une élection largement dominée par la majorité

Sans véritable surprise, Ousmane Sonko a obtenu une large majorité lors du vote parlementaire avec 132 voix sur 133 votants.

Le scrutin s’est toutefois déroulé sans la participation des députés de l’opposition, qui ont choisi de boycotter l’élection du nouveau président du Parlement.

Cette élection confirme le poids politique de la majorité issue du PASTEF au sein de l’hémicycle et marque une nouvelle étape dans la recomposition du pouvoir sénégalais.

Un retour au cœur du pouvoir institutionnel

Le retour de Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale intervient quelques jours après son départ du gouvernement, dans une séquence politique particulièrement suivie au Sénégal.

Figure centrale de la majorité au pouvoir et leader du PASTEF, il prend désormais la tête de l’institution parlementaire dans un contexte marqué par de nombreuses attentes autour du fonctionnement des institutions et des équilibres politiques internes.

Depuis le perchoir, le nouveau président de l’Assemblée nationale a salué le travail accompli par son prédécesseur, rendant hommage aux réformes engagées ces derniers mois au sein du Parlement.

Un discours axé sur l’apaisement institutionnel

Dans sa première prise de parole en tant que président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko a adopté un ton conciliant à l’égard des différentes sensibilités politiques représentées dans l’institution.

Le nouveau président du Parlement a insisté sur la nécessité de préserver la stabilité institutionnelle et de favoriser le dialogue politique.

« Je n’utiliserai pas cette responsabilité pour créer un chaos institutionnel », a-t-il déclaré devant les députés.

Cette déclaration intervient alors que le Sénégal traverse une période politique sensible, marquée par des recompositions internes au pouvoir et de nombreuses interrogations sur les futurs équilibres institutionnels.

Une nouvelle séquence politique au Sénégal

Avec l’arrivée de Ousmane Sonko à la tête de l’Assemblée nationale, une nouvelle phase politique s’ouvre au Sénégal.

Son installation au perchoir renforce son rôle central dans l’architecture institutionnelle du pays, au moment où le pouvoir cherche à stabiliser la gouvernance et à maintenir une dynamique d’apaisement après plusieurs jours de fortes turbulences politiques.

9e2d9d83 af5b 41b3 8b2e 65f72e7b5c2f 360x320

AHMDOU ALHAMINOU MOHAMED LO : NOUVEAU PREMIER MINISTRE DE LA RÉPUBLIQUE DU SÉNÉGAL.

Ahmadou Alhaminou Mohamed LO, soixante ans, nationalité sénégalaise, est nommé Premier Ministre. Économiste de formation, spécialiste de la macroéconomie, de la régulation bancaire, des marchés financiers et de la finance islamique, il est membre du Gouvernement depuis avril 2024 et compte parmi les artisans de la mise en marche de la nouvelle gouvernance.

Il est issu du Prytanée militaire de Saint-Louis, où il décroche en 1985 le baccalauréat scientifique avec mention Bien comme major de promotion. Il poursuit à l’Université Cheikh Anta Diop, où il obtient une maîtrise en sciences économiques, après un Diplôme d’Études de Techniques Bancaires au Centre Ouest-Africain de Formation et d’Études Bancaires de Dakar. Il complète son parcours en 2023 par un Executive Master in IslamicFinance à l’INCEIF University de Kuala Lumpur.

L’essentiel de sa carrière s’écrit à la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, qu’il intègre en 1987 et où il gravit progressivement tous les échelons. Chef du service de la trésorerie, puis chef du service chargé des opérations de marché, il devient successivement Directeur des opérations de marché, Directeur des activités bancaires et du financement des économies, Directeur général de l’organisation et des systèmes d’information. Nommé Directeur national pour le Sénégal en décembre 2016, fonction qu’il cumule à partir de mai 2021 avec celle de Conseiller du Gouverneur, il accède en février 2024 au Secrétariat général de l’Institution, à son siège de Dakar.

Au cours de la décennie écoulée à la BCEAO, il accompagne l’État du Sénégal dans ses émissions d’eurobonds sur les marchés financiers internationaux, dans ses échanges avec Standard & Poor’s et Moody’s, et dans les négociations conduites avec le Fonds monétaire international au titre des programmes ISPE et ICPE. Il pilote la structuration des relations entre les banques locales et les investisseurs étrangers dans le développement des exploitations pétrolières et gazières. Il coordonne par ailleurs le groupe de travail BCEAO-Banque islamique de développement sur la promotion de la finance islamique dans l’UMOA, prend part aux travaux de la feuille de route pour la monnaie unique de la CEDEAO et participe au schéma de restructuration du système bancaire sénégalais des années quatre-vingt-dix.

Il représente par ailleurs le Président du Conseil d’administration du Fonds de Garantie de Dépôt et de Résolution de l’UMOA et siège au Conseil de la Caisse de Retraite par Répartition des Agents d’encadrement de l’Union. Il parle et écrit le français et l’anglais, et lit l’arabe.

Appelé au Gouvernement le 5 avril 2024, dès la formation de la nouvelle équipe issue de l’alternance, il en devient le Ministre Secrétaire général. Pendant un peu plus d’un an, il est le pivot administratif du Conseil des Ministres, le coordonnateur de l’action interministérielle, le garant de la cohérence et du suivi des décisions présidentielles. Il assure à ce titre le démarrage opérationnel de la nouvelle gouvernance, dans une séquence inédite de refondation des chantiers stratégiques. Le 30 avril 2025, le Président de la République le promeut Ministre d’État, Ministre auprès de la Présidence, chargé du suivi, du pilotage et de l’évaluation de l’Agenda national de transformation « Sénégal 2050 ». Il en devient le maître d’œuvre opérationnel, responsable de son cadencement, des arbitrages techniques qu’il appelle et de la mesure de ses résultats à l’échelle de l’ensemble de l’action publique.

En le portant à la Primature, le Président de la République confie l’exécutif à un haut commis de l’État rompu aux questions monétaires et financières, présent au cœur du Gouvernement depuis le premier jour de la nouvelle ère, et déjà responsable, au sein de la Présidence, de la conduite opérationnelle de l’Agenda national de transformation.

Source : rts.sn

Premier Ministre Ousmane Sonko 360x320

Ousmane Sonko au perchoir : stratégie ou nécessité politique ?

La rapidité avec laquelle Ousmane Sonko a réintégré son écharpe de député, combinée à la démission simultanée d’El Malick Ndiaye, alimente toutes les spéculations : le leader du Pastef se prépare-t-il à prendre la présidence de l’Assemblée nationale ? Si l’hypothèse se confirme, ce choix répondrait à une logique politique hautement stratégique.
Sur le plan arithmétique, l’élection d’Ousmane Sonko ne souffrirait d’aucune contestation majeure. Le Pastef et ses alliés disposant d’une majorité confortable au sein de l’hémicycle, le vote du mardi 26 mai pourrait s’apparenter à une formalité pour le leader de la majorité.
Au-delà des chiffres, cette option offre plusieurs avantages politiques majeurs pour le camp présidentiel :

  • Un rééquilibrage des pouvoirs : Après avoir occupé la Primature, Ousmane Sonko prendrait la tête du pouvoir législatif, la deuxième institution du pays. Cela lui permettrait de garder la haute main sur l’agenda législatif, de sécuriser l’adoption des réformes promises lors de la campagne présidentielle et de faire bloc derrière l’exécutif dirigé par Bassirou Diomaye Faye.
  • Le maintien d’un leadership fort : En s’installant au perchoir, Ousmane Sonko conserverait un statut institutionnel de premier plan, indispensable pour un chef de parti de son envergure, tout en s’allégeant de la gestion quotidienne et usante de l’action gouvernementale.

Cependant, ce scénario soulève également des interrogations. La fonction de président de l’Assemblée nationale exige une posture d’arbitre et une certaine neutralité dans la conduite des débats parlementaires, un costume parfois jugé à l’étroit pour un homme politique au style traditionnellement offensif et tribun.
Si certains observateurs estiment que le perchoir pourrait plutôt échoir à une autre figure de la majorité sous la supervision de Sonko, le retour de ce dernier dans le jeu parlementaire prouve qu’il reste le maître du temps et de la stratégie. Qu’il soit candidat ou faiseur de roi, Ousmane Sonko sera le pivot central de la séance du 26 mai.

20260522 091514 750x396 1 360x320

Sénégal : S.E le Président Diomaye Faye ouvre une séquence de consultations politiques avec d’anciens Premiers ministres.

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a lancé, ce jeudi 21 mai, une vaste série de consultations politiques au Palais de la République, en recevant plusieurs anciens Premiers ministres dans le cadre des préparatifs de la Journée nationale du dialogue.

Cette initiative marque une nouvelle étape dans la volonté affichée du chef de l’État d’instaurer un climat de concertation autour des grands enjeux nationaux, dans un contexte politique encore marqué par les tensions des dernières années.

Une diversité de profils réunie autour des enjeux nationaux

Au fil de la journée, le président sénégalais a échangé avec plusieurs figures ayant occupé les plus hautes responsabilités gouvernementales, parmi lesquelles Aminata Touré, Abdoul Mbaye, Amadou Ba, Sidiki Kaba ainsi que Mamadou Lamine Loum.

Selon la présidence sénégalaise, les échanges ont principalement porté sur la situation économique du pays, les questions sécuritaires et les défis institutionnels auxquels le Sénégal est confronté, dans un environnement régional et international jugé particulièrement sensible.

Par cette démarche, l’exécutif semble vouloir s’appuyer sur l’expérience d’anciens responsables d’État issus de sensibilités politiques parfois opposées, afin d’élargir les cadres de réflexion autour des priorités nationales.

Une Journée du dialogue repensée en raison de la Tabaski

Traditionnellement organisée le 28 mai, la Journée nationale du dialogue prendra cette année une forme différente. En raison de la proximité de la Tabaski, les autorités ont choisi d’étaler les consultations sur plusieurs jours plutôt que d’organiser une rencontre unique et centralisée.

Ce format plus souple vise, selon l’entourage présidentiel, à favoriser des discussions approfondies avec différentes composantes de la vie politique et institutionnelle sénégalaise.

Un signal d’apaisement dans un climat politique encore fragile

Au-delà de l’aspect institutionnel, cette séquence apparaît également comme un geste politique fort. Depuis son arrivée au pouvoir, Bassirou Diomaye Faye cherche à définir une méthode de gouvernance mêlant promesse de rupture, ouverture politique et volonté d’apaisement.

En réunissant autour de lui d’anciens Premiers ministres issus de courants divers, le chef de l’État envoie le signal d’une gouvernance fondée sur l’écoute et la concertation, à un moment où une partie de l’opinion reste attentive aux orientations du nouveau pouvoir.

Dans les cercles proches de la présidence, on insiste notamment sur l’idée que certaines questions stratégiques dépassent les clivages partisans et nécessitent des échanges élargis entre acteurs politiques, anciens responsables gouvernementaux et institutions de la République.

D’autres consultations attendues dans les prochains jours

La présidence sénégalaise a indiqué que cette série d’audiences devrait se poursuivre dans les jours à venir avec d’autres personnalités politiques, représentants institutionnels et acteurs de la société nationale.

Cette dynamique pourrait ainsi préfigurer une nouvelle approche du dialogue politique au Sénégal, dans un contexte où les attentes autour de la stabilité institutionnelle et du climat démocratique demeurent particulièrement fortes.