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Sénégal : Dakar désignée pour accueillir les Jeux de la Francophonie en 2031.

Le Sénégal accueillera les XIes Jeux de la Francophonie en 2031. Cette désignation, annoncée par le ministère de la Jeunesse et des Sports dans un communiqué publié mardi, ouvre une nouvelle perspective pour le rayonnement international du pays, à la croisée du sport, de la culture et de la coopération francophone.

Organisés tous les quatre ans, les Jeux de la Francophonie réunissent de jeunes talents issus des États et gouvernements membres de la Francophonie. L’événement associe compétitions sportives et concours culturels, offrant aux participants une vitrine pour exprimer leurs talents et valoriser leurs savoir-faire.

Pour le Sénégal, cette échéance s’inscrit dans la continuité des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026. Les autorités entendent s’appuyer sur l’expérience acquise dans l’organisation de grands rendez-vous internationaux pour renforcer les capacités nationales, promouvoir les talents locaux et consolider la place du pays sur la scène sportive et culturelle.

Selon le ministère, l’organisation de cette nouvelle édition devra également permettre de pérenniser les acquis des JOJ Dakar 2026 et de construire un héritage durable au profit des générations futures. La préparation nécessitera une collaboration entre les institutions concernées et les différentes parties prenantes afin d’assurer le bon déroulement de l’événement.

Au-delà des compétitions, les Jeux de la Francophonie 2031 représentent un enjeu pour la jeunesse sénégalaise, mais aussi pour les industries culturelles et créatives. Ils pourraient contribuer à stimuler les initiatives locales, à développer les compétences et à créer de nouvelles opportunités autour du sport et de la culture.

 

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JOJ Dakar 2026 : Human Rights Watch alerte sur les droits des personnes LGBT+ au Sénégal.

À quelques semaines de l’ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) de Dakar, Human Rights Watch (HRW) interpelle les autorités sénégalaises sur la situation des personnes LGBT+. Dans un rapport publié lundi, l’organisation de défense des droits humains dénonce une « répression brutale » et exprime ses inquiétudes quant au respect des principes de non-discrimination inscrits dans la Charte olympique.

Prévu du 31 octobre au 13 novembre, cet événement marquera une étape historique pour le mouvement olympique, puisque le Sénégal sera le premier pays africain à accueillir les Jeux olympiques de la jeunesse. Quelque 2 700 athlètes sont attendus dans la capitale sénégalaise pour cette quatrième édition.

Un durcissement de la législation sur l’homosexualité

Les préoccupations de HRW font suite à l’adoption, en mars dernier, d’une loi renforçant les sanctions contre les relations homosexuelles. Selon les dispositions rapportées, les personnes reconnues coupables de relations entre personnes de même sexe encourent désormais des peines de cinq à dix ans d’emprisonnement, soit le double des sanctions précédentes.

La nouvelle législation prévoit également des poursuites pénales contre la promotion ou le financement de l’homosexualité. Adoptée à une large majorité par les parlementaires, cette réforme intervient dans un contexte marqué par une forte hostilité sociale envers les minorités sexuelles, au sein d’un pays où les questions liées à l’homosexualité demeurent particulièrement sensibles.

Des arrestations qui suscitent l’inquiétude

Dans son rapport, Human Rights Watch fait état d’une multiplication des arrestations depuis le durcissement de la législation. En août, 71 hommes auraient notamment été renvoyés devant la justice pour « actes contre nature », une expression employée dans le droit sénégalais pour désigner les relations entre personnes de même sexe.

L’organisation affirme par ailleurs que les personnes LGBT+ rencontrent des difficultés croissantes pour accéder à une assistance juridique et à des services de santé. Elle estime que le climat de répression contribue à renforcer la peur et la stigmatisation.

« La répression grandissante menée par le Sénégal à l’encontre des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres porte atteinte à leurs droits, suscite une peur et une stigmatisation grandissantes, et doit cesser immédiatement », déclare HRW dans son rapport.

La Charte olympique au cœur du débat

À l’approche des JOJ, cette situation soulève également la question des obligations du Sénégal en tant que pays hôte d’une compétition olympique. Human Rights Watch rappelle que la Charte olympique interdit toute forme de discrimination et met en avant les exigences de respect des droits humains et de la dignité des personnes.

Larissa Kojoué, chercheuse spécialisée dans les droits des personnes LGBT+ au sein de l’organisation, estime que la campagne menée contre les minorités sexuelles « soulève de graves inquiétudes sur le respect par le Sénégal de la Charte olympique et du droit international ».

Cette interpellation place les autorités sénégalaises face à un enjeu sensible, à l’heure où le pays s’apprête à accueillir un événement international mettant en avant les valeurs du sport, de l’inclusion et du respect entre les participants.

Un durcissement observé dans la région

Human Rights Watch inscrit enfin la situation sénégalaise dans une tendance plus large en Afrique de l’Ouest, où plusieurs pays ont récemment adopté ou renforcé des dispositions pénalisant l’homosexualité.

Selon l’ONG, ces évolutions législatives alimentent la stigmatisation et incitent certaines personnes LGBT+ à dissimuler leur identité ou leurs relations par crainte d’être arrêtées. Elles peuvent également constituer un obstacle à l’accès au dépistage et aux traitements contre le VIH.

À l’approche des Jeux olympiques de la jeunesse, les alertes de HRW relancent ainsi le débat sur la conciliation entre les législations nationales, les réalités socioculturelles et les engagements internationaux en matière de droits humains.

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Sénégal–Rwanda : onze accords signés pour renforcer la coopération bilatérale.

Le Sénégal et le Rwanda donnent un nouvel élan à leur partenariat avec la signature de onze accords et instruments de coopération. Conclus à l’issue de la première session de leur Grande Commission mixte, tenue les 6 et 7 octobre 2026 à Kigali, ces engagements couvrent plusieurs domaines, allant de la diplomatie à l’économie, en passant par le numérique, la culture, l’enseignement supérieur et la coopération judiciaire.

La délégation sénégalaise était conduite par Cheikh Niang, ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur. Cette rencontre marque une nouvelle étape dans le rapprochement entre Dakar et Kigali, qui souhaitent consolider leurs relations politiques et élargir leurs échanges économiques.

Onze instruments pour diversifier les domaines de coopération

Les accords conclus portent notamment sur les consultations politiques, le numérique, l’innovation, le tourisme, la jeunesse, la culture, le sport, l’enseignement supérieur, la recherche scientifique et la normalisation.

Trois instruments sont consacrés à la coopération judiciaire. Ils concernent l’entraide judiciaire en matière pénale, l’extradition et le transfèrement des personnes condamnées. Ces dispositions visent à renforcer les mécanismes de collaboration entre les deux États dans le domaine de la justice.

Au-delà de ces engagements, le Sénégal et le Rwanda entendent étendre leur partenariat à plusieurs secteurs stratégiques, notamment la défense et la sécurité, l’éducation, l’agriculture, la santé, les infrastructures, le numérique et les investissements.

Les responsables des deux pays ont également souligné l’importance d’assurer un suivi rigoureux des accords conclus. L’enjeu est de traduire les engagements diplomatiques en actions concrètes et en résultats mesurables pour les administrations, les entreprises et les populations.

Le développement des échanges économiques au cœur des discussions

La coopération économique a occupé une place importante dans les travaux de Kigali. En marge de la Grande Commission mixte, un Forum des Affaires et des Investissements Rwanda-Sénégal a réuni des représentants des secteurs public et privé des deux pays.

Organisée avec l’appui de l’Agence pour la promotion des investissements et des grands travaux (APIX) du Sénégal et du Rwanda Development Board, cette rencontre a permis de mettre en avant les possibilités de partenariats commerciaux, de promouvoir les investissements et d’identifier de nouvelles perspectives de collaboration entre les entreprises.

Dakar et Kigali souhaitent ainsi renforcer les relations entre leurs opérateurs économiques et favoriser une meilleure exploitation des opportunités offertes par leurs marchés respectifs.

Les deux pays entendent notamment s’appuyer sur la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) pour stimuler les échanges commerciaux et les investissements intra-africains. Ce cadre continental constitue un levier potentiel pour faciliter l’accès aux marchés, encourager les partenariats et soutenir l’intégration économique africaine.

Dans la continuité du rapprochement engagé en 2025

Cette nouvelle dynamique s’inscrit dans le prolongement de la visite d’État du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye au Rwanda, en octobre 2025. Cette visite avait déjà donné lieu à la conclusion de plusieurs accords et contribué au renforcement des relations entre les deux pays.

La première session de la Grande Commission mixte vise désormais à consolider cette coopération en lui donnant un cadre de concertation et de suivi plus structuré. Elle doit également permettre d’identifier les secteurs dans lesquels les deux États peuvent approfondir leurs échanges et développer des projets communs.

Un mécanisme de suivi pour concrétiser les engagements

Pour assurer la mise en œuvre des décisions prises à Kigali, un comité conjoint sera mis en place. Une réunion d’experts est prévue en 2027 afin d’évaluer les progrès accomplis et d’examiner l’état d’avancement des engagements pris par les deux parties.

La deuxième session de la Grande Commission mixte devrait ensuite se tenir au Sénégal, à une date qui sera fixée par voie diplomatique.

Au-delà de la signature des onze instruments, le principal défi sera désormais d’assurer leur application effective. Pour Dakar et Kigali, la consolidation du partenariat dépendra de la capacité des deux États à transformer ces engagements en projets opérationnels, à renforcer les échanges entre leurs entreprises et à inscrire leur coopération dans une dynamique durable au service de l’intégration africaine.

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Sénégal : un programme de 921 milliards FCFA annoncé pour lutter durablement contre les inondations.

Face à la persistance des inondations qui affectent Dakar et plusieurs localités du pays, le gouvernement sénégalais annonce une réponse structurelle. Le Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Lo, a annoncé lundi la mise en place d’un programme national de lutte contre les inondations, doté d’une enveloppe de 921 milliards de francs CFA.

L’annonce a été faite à l’issue d’une réunion d’urgence tenue dans la matinée à la Primature. Selon les services du chef du gouvernement, ce programme doit compléter les opérations d’urgence actuellement menées sur le terrain et apporter des solutions durables à un phénomène qui revient chaque année avec son lot de dégâts.

À la suite de la réunion, le Premier ministre s’est rendu dans plusieurs zones touchées afin d’évaluer l’ampleur des inondations et de recueillir les préoccupations des populations.

Aux Parcelles Assainies, notamment à l’Unité 7, Ahmadou Al Aminou Lo a présenté les condoléances du président de la République et de la Nation à la famille et aux proches d’une femme et de son enfant décédés dans des circonstances tragiques liées aux inondations.

Sur place, le chef du gouvernement a également fait le point sur les moyens déployés par l’État pour intervenir dans les secteurs les plus affectés et répondre aux besoins des populations sinistrées.

La tournée s’est poursuivie à Jaxaay et à Camille Basse, dans la commune de Keur Massar. Le Premier ministre y a rencontré les habitants et les acteurs locaux afin de mesurer les difficultés rencontrées et de présenter les mesures prises par les autorités.

Avec cette enveloppe de 921 milliards de francs CFA, le gouvernement entend ainsi dépasser la seule gestion des situations d’urgence pour s’attaquer durablement aux causes et aux conséquences des inondations. L’enjeu sera désormais de traduire cette annonce en infrastructures et en dispositifs capables de réduire durablement la vulnérabilité des zones régulièrement exposées.

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Sénégal : la rentrée scolaire reportée au 12 octobre en raison des intempéries.

Initialement prévue les 7 et 8 octobre selon les communications diffusées, la rentrée scolaire des élèves est finalement reportée au lundi 12 octobre 2026 sur l’ensemble du territoire national. Le ministère de l’Éducation nationale invoque l’évolution de la situation météorologique et la nécessité de garantir la sécurité des élèves.

La décision intervient après les fortes pluies enregistrées ces derniers jours dans plusieurs régions du Sénégal, qui ont affecté des établissements scolaires et perturbé la circulation. Le délai supplémentaire doit permettre aux services de l’État, aux collectivités territoriales et aux communautés de poursuivre les opérations de nettoyage, d’assainissement, de désinfection et de remise en état des écoles touchées.

Le ministère précise que l’impact des intempéries varie d’une académie à l’autre. Il a néanmoins retenu une mesure nationale afin de garantir l’équité territoriale et l’égalité des chances, en permettant aux élèves de reprendre les cours dans des conditions aussi homogènes que possible.

D’ici au 12 octobre, une mobilisation de l’ensemble de la communauté éducative est attendue. Personnels de l’éducation, parents d’élèves, collectivités territoriales, services de l’État, organisations de jeunesse, société civile et communautés sont appelés à contribuer à la préparation de la reprise.

Le ministère souligne toutefois que ce report ne devrait pas être prolongé. L’organisation prochaine des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 aura en effet des incidences sur le fonctionnement de certains établissements. Les autorités souhaitent donc préserver au maximum le temps scolaire et le volume horaire consacré aux enseignements.

La reprise des cours est ainsi fixée au lundi 12 octobre 2026 sur l’ensemble du territoire. Le principal enjeu sera désormais de permettre aux établissements affectés par les intempéries de retrouver des conditions d’accueil adaptées, tout en limitant les perturbations du calendrier scolaire.

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Sénégal : le TGI de Pikine-Guédiawaye expérimente une IA pour les archives judiciaires.

Le Tribunal de grande instance (TGI) de Pikine-Guédiawaye a lancé lundi un projet pilote visant à développer une application locale d’intelligence artificielle (IA) pour numériser, gérer et exploiter les archives judiciaires.

Le projet est mené avec l’appui du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et le soutien de l’État de Corée. Il vise à accélérer la transformation numérique de la justice sénégalaise en facilitant l’accès et l’exploitation des documents judiciaires grâce aux technologies d’intelligence artificielle.

Dans le cadre de cette initiative, du matériel informatique et de numérisation a été remis à la Direction de la Dématérialisation et de l’Automatisation (DDA), notamment un NVIDIA DGX Spark, ainsi que des équipements destinés à la numérisation et au stockage des données.

Pikine-Guédiawaye, juridiction pilote

Le TGI de Pikine-Guédiawaye a été retenu comme juridiction pilote. D’ici vendredi, les équipes doivent mettre en place le processus de numérisation et d’intégration des documents judiciaires, notamment les décisions de justice.

Ces documents serviront ensuite à alimenter et à tester l’application dans des conditions réelles. Des sessions de formation sont également prévues afin de permettre au personnel concerné de maîtriser les nouveaux outils et les procédures associées.

Vers une extension à l’ensemble des juridictions

Cette initiative s’inscrit dans la continuité de la plateforme e-Justice, développée avec l’appui du PNUD pour accompagner la digitalisation des procédures internes des juridictions sénégalaises.

À l’issue de la phase pilote, le dispositif pourrait être progressivement déployé dans d’autres juridictions du pays. L’objectif est de renforcer la numérisation des archives judiciaires et d’améliorer leur exploitation grâce à des outils d’intelligence artificielle.

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Guinée-Sénégal : l’ambassadeur Mandjou Dioubaté et le député de la diaspora Elhadj Diarouga Diallo participe à une rencontre avec la diaspora guinéenne à Dakar

L’ambassadeur de Guinée au Sénégal, Mandjou Dioubaté, a pris part, samedi 3 octobre 2026 à Dakar, à la Convergence de la Diaspora Guinéenne. Organisée par le député de la diaspora guinéenne, Elhadj Diarouga Diallo, la rencontre a réuni plusieurs représentants et acteurs de la communauté guinéenne autour des préoccupations de la diaspora.

La communauté guinéenne établie au Sénégal a été au cœur d’une rencontre consacrée à ses enjeux et à ses préoccupations. Samedi 3 octobre 2026, l’ambassadeur de la République de Guinée au Sénégal, Mandjou Dioubaté, a participé à la Convergence de la Diaspora Guinéenne, organisée à Dakar par l’honorable Elhadj Diarouga Diallo, député de la diaspora guinéenne.

La rencontre a rassemblé différents acteurs de la communauté guinéenne autour d’échanges portant notamment sur les réalités vécues par les Guinéens établis au Sénégal et sur les questions liées à leur participation à la vie économique et sociale de leur pays d’origine.

 

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Secteur spatial : Le Sénégal mise sur la coopération africaine et la maîtrise technologique post-GAINDESAT-1A.

Le Sénégal franchit une nouvelle étape dans sa stratégie spatiale en transformant le succès du satellite GAINDESAT-1A, lancé il y a deux ans, en un levier de coopération continentale. Lors de l’Africa Space Expo 2026, le professeur Gayane Faye, coordonnateur de la SENSAT, a réaffirmé l’ambition de Dakar de structurer un écosystème spatial africain intégré, notamment à travers un partage d’expérience avec la Côte d’Ivoire, qui a officialisé la création de son Agence spatiale en 2025.
Au-delà de l’orbite : bâtir une chaîne de valeur nationale
L’objectif initial du programme sénégalais dépasse la simple présence dans l’espace. GAINDESAT-1A a été conçu comme un catalyseur pour le développement des compétences locales et la création d’une chaîne de valeur nationale complète. Le programme repose sur quatre axes majeurs :
  • Le transfert de compétences technologiques dans la fabrication de satellites.
  • Le déploiement d’infrastructures terrestres de réception de données.
  • L’expérimentation de collectes de données en conditions réelles.
  • La démonstration de l’autonomie opérationnelle du pays.
Aujourd’hui, l’exploitation de ces données s’avère stratégique pour la gestion environnementale, notamment le suivi des ressources hydriques, de la couverture forestière et des indicateurs climatiques. Les récentes phases de test de transmission de données vers Dakar se sont révélées concluantes.
Une feuille de route ambitieuse et commerciale
Pour soutenir cette dynamique, la SENSAT a engagé la construction d’un deuxième satellite. Ce nouvel équipement permettra d’étendre le réseau des stations de collecte au niveau régional, ouvrant ainsi des perspectives de commercialisation de services d’observation aux pays tiers. À plus long terme, la feuille de route prévoit la fabrication intégrale de deux autres satellites par des ingénieurs sénégalais, marquant la transition définitive d’une phase d’apprentissage vers une maîtrise technologique totale.
La Côte d’Ivoire et le Sénégal : une synergie stratégique
Cette trajectoire sert désormais de modèle pour la Côte d’Ivoire. Sous la direction de Tidiane Ouattara, l’Agence spatiale ivoirienne privilégie actuellement la mise en place d’un cadre juridique et d’une gouvernance solide avant le déploiement de ses propres outils. S’appuyant sur l’expérience acquise par le Sénégal auprès du Centre spatial universitaire de Montpellier, la SENSAT prône une logique de mutualisation plutôt que de compétition, visant à accélérer la montée en compétences à l’échelle régionale et à éviter la duplication des erreurs passées.
Du spatial au géospatial : l’intégration de l’intelligence artificielle
La concrétisation de cette vision s’est manifestée lors de l’événement ASPEX 2026, où la délégation sénégalaise a exposé le projet de constellation d’observation de la Terre NINKI-NANKA ainsi que le prototype de fusée FUSEX MALAAW. Au-delà des présentations techniques, la signature d’un accord de partenariat avec une start-up ivoirienne spécialisée dans le géospatial et l’intelligence artificielle illustre la volonté de Dakar de dépasser le seul cadre industriel pour bâtir un écosystème d’applications commerciales et de services à haute valeur ajoutée.
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À New York, Bassirou Diomaye Faye et Emmanuel Macron échangent sur le partenariat Sénégal-France.

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye s’est entretenu mardi 22 septembre 2026 avec son homologue français Emmanuel Macron, en marge de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York. La rencontre a porté notamment sur les relations bilatérales entre Dakar et Paris, les enjeux internationaux de paix et de sécurité ainsi que la prochaine élection du secrétaire général de l’ONU.

Le partenariat entre Dakar et Paris au cœur des échanges

Au cours de leur entretien, les deux chefs d’État ont passé en revue l’état du partenariat entre le Sénégal et la France et examiné les perspectives de son approfondissement. La présidence sénégalaise a indiqué que les discussions avaient porté sur les différents aspects de la coopération entre les deux pays.

Cette rencontre intervient alors que le président Bassirou Diomaye Faye poursuit une série d’échanges bilatéraux à New York, dans le cadre de la semaine de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations unies. Son agenda comprend notamment des rencontres avec plusieurs dirigeants et responsables internationaux.

Paix, sécurité et respect de la Charte de l’ONU

Les deux présidents ont également échangé sur la situation internationale, avec une attention particulière portée aux questions de paix et de sécurité.

Selon la présidence sénégalaise, Bassirou Diomaye Faye et Emmanuel Macron ont réaffirmé leur attachement aux principes de la Charte des Nations unies ainsi qu’au règlement pacifique des différends. Ces échanges interviennent dans un contexte international marqué par plusieurs crises et tensions, au moment où l’Assemblée générale réunit les dirigeants des États membres pour débattre des principaux enjeux internationaux.

La succession d’António Guterres également évoquée

L’entretien entre les deux dirigeants a également porté sur l’élection du prochain secrétaire général des Nations unies. Le processus doit permettre de désigner le successeur d’António Guterres, dont le mandat arrive à son terme.

La candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall figure parmi celles annoncées dans le cadre de cette succession. La question s’inscrit ainsi parmi les dossiers diplomatiques abordés par les dirigeants présents à New York durant cette semaine de haut niveau.

Une séquence diplomatique active pour le Sénégal

Cette rencontre avec Emmanuel Macron s’inscrit dans une série d’entretiens menés par Bassirou Diomaye Faye en marge de l’Assemblée générale. Le président sénégalais s’est notamment entretenu avec les dirigeants du Burundi et de la Somalie, ainsi qu’avec plusieurs responsables internationaux.

La 81ᵉ session de l’Assemblée générale, qui se déroule du 22 au 28 septembre 2026, rassemble les représentants des 193 États membres autour de questions liées notamment à la paix et à la sécurité, au développement, au climat, à la santé et à la gouvernance de l’intelligence artificielle.

La rencontre entre Dakar et Paris s’inscrit ainsi dans cette séquence diplomatique consacrée à la coopération bilatérale et aux principaux dossiers de l’agenda international.

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ONU : La Première Dame du Sénégal, Marie Khone Faye plaide pour un espace numérique plus sûr et inclusif pour les enfants

En marge de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, la Première Dame du Sénégal, Marie Khone Faye, a participé à New York à une rencontre consacrée à la protection des enfants dans l’environnement numérique.

Organisée à l’invitation d’Emine Erdoğan, Première Dame de Turquie, cette rencontre avait pour thème : « Promouvoir une architecture numérique sûre, éthique et inclusive pour nos enfants ». Elle a réuni plusieurs acteurs engagés sur les questions liées à l’enfance, à l’éducation et aux nouvelles technologies.

Pour un accès équitable et sécurisé au numérique

Dans son intervention, Marie Khone Faye a souligné l’importance de garantir aux enfants un accès équitable aux technologies numériques, tout en les protégeant contre les risques liés à leur utilisation.

La Première Dame du Sénégal a notamment insisté sur la nécessité de renforcer la protection des données personnelles des enfants et de mieux encadrer leurs usages numériques. Elle a également appelé à une mobilisation collective afin que les enfants soient davantage pris en compte dans les décisions relatives à leur environnement numérique.

Selon cette approche, les technologies doivent pouvoir contribuer à l’éducation, à l’apprentissage et à l’ouverture sur le monde, tout en réduisant l’exposition des plus jeunes aux différents risques présents en ligne.

Le New Deal Technologique mis en avant

Marie Khone Faye a également présenté certaines orientations du Sénégal en matière de transformation numérique. Elle a notamment évoqué le New Deal Technologique, inscrit dans l’Agenda Sénégal 2050, ainsi que les initiatives visant à promouvoir des usages responsables des technologies et à renforcer la protection des enfants sur Internet.

Cette prise de parole intervient alors que la sécurité numérique des enfants s’impose progressivement comme un enjeu majeur dans les discussions internationales. Protection des données, accès équitable aux outils numériques, éducation aux médias et aux technologies figurent parmi les principales préoccupations soulevées autour de cette question.

Une mobilisation internationale pour l’enfance

La rencontre organisée à New York témoigne de la volonté de renforcer la coopération autour de la protection des enfants dans un environnement numérique en constante évolution.

À l’issue de son intervention, Marie Khone Faye a exprimé sa reconnaissance à Emine Erdoğan, à l’UNICEF et aux Nations unies pour cette initiative consacrée aux enjeux auxquels les enfants sont confrontés à l’ère du numérique.

À travers cette participation, le Sénégal a ainsi mis en avant les enjeux liés à la protection de l’enfance dans sa stratégie de transformation numérique, tout en prenant part aux échanges internationaux consacrés à la construction d’un environnement numérique plus sûr et inclusif pour les jeunes générations.

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