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Dakar 2026 : le Sénégal réceptionne le stade Iba Mar Diop et la piscine olympique.

Le Sénégal franchit une nouvelle étape dans les préparatifs des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026. Ce mardi 19 mai, les ministres Déthié Fall et Khady Diène Gaye ont procédé à la réception technique du stade Stade Iba Mar Diop et de la piscine olympique, deux infrastructures majeures appelées à accueillir plusieurs compétitions du rendez-vous olympique.

Cette étape marque l’achèvement des principaux travaux de réhabilitation et de modernisation engagés dans le cadre des préparatifs de Dakar 2026, premier événement olympique organisé sur le continent africain.

Des infrastructures désormais conformes aux standards internationaux

Selon le ministre des Infrastructures, les ouvrages répondent désormais aux exigences techniques requises pour accueillir des compétitions internationales.

Déthié Fall a toutefois précisé que certaines opérations liées au traçage et au marquage des installations sportives devront encore être réalisées sous la supervision du Comité international olympique, qui doit dépêcher ses experts pour cette dernière phase de validation.

Le ministre a également souligné qu’il s’agit, à ce stade, d’une réception technique, l’inauguration officielle devant intervenir ultérieurement selon l’agenda du président de la République.

Des travaux de finition encore attendus à la piscine olympique

De son côté, Khady Diène Gaye a assuré que les travaux restants demeurent limités, notamment au niveau de la piscine olympique.

Selon la ministre des Sports, il reste essentiellement des finitions techniques ainsi que certaines installations temporaires qui seront directement mises en place par le CIO dans le cadre de l’organisation des compétitions.

Elle a également rappelé que plusieurs infrastructures du stade Iba Mar Diop ont été entièrement rénovées et adaptées aux standards internationaux.

Basketball, volleyball, handball : plusieurs équipements modernisés

Les travaux ont notamment concerné les terrains de basketball, le stadium de volleyball, le gymnase de l’INSEP ainsi que la salle couverte destinée au handball et à d’autres disciplines sportives.

À travers cette modernisation, les autorités sénégalaises ambitionnent de doter Dakar d’équipements capables d’accueillir durablement des compétitions continentales et internationales au-delà même des Jeux olympiques de la jeunesse.

Un musée de l’athlétisme prévu au stade Iba Mar Diop

Parmi les projets annoncés figure également la création d’un musée de l’athlétisme au sein du stade Iba Mar Diop.

Selon Khady Diène Gaye, cette initiative vise à préserver et valoriser l’héritage des grandes figures sportives ayant marqué l’histoire de cette enceinte emblématique du sport sénégalais.

Le projet s’inscrit dans une volonté plus large de faire des Jeux de Dakar 2026 un événement porteur d’un héritage culturel, éducatif et sportif durable pour le pays.

Une accélération des travaux pour respecter les délais

Le ministre des Infrastructures a par ailleurs reconnu que le suivi des chantiers avait été considérablement renforcé ces derniers mois afin de respecter les délais imposés par l’organisation des Jeux.

Déthié Fall a évoqué les contraintes rencontrées sur certains sites, notamment les nuisances liées aux travaux effectués en continu pour accélérer les livraisons.

Selon lui, plusieurs équipes ont dû travailler jour et nuit afin d’assurer l’achèvement des infrastructures dans les délais fixés.

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Sénégal–Malaisie : Dakar et Kuala Lumpur renforcent leurs échanges économiques et culturels.

L’ambassade de Malaisie à Dakar a organisé, samedi 16 mai, une journée portes ouvertes consacrée à la promotion économique, culturelle et éducative, dans un contexte marqué par l’accélération des relations bilatérales entre Dakar et Kuala Lumpur.

Cette rencontre a permis de mettre en lumière la diversification progressive des échanges entre les deux pays ainsi que les nouvelles opportunités de coopération dans plusieurs secteurs stratégiques.

Une progression de près de 50 % des échanges commerciaux

Selon les chiffres communiqués par l’ambassadeur de Malaisie au Sénégal, Dato’ Zainal Izrna Zahari, le volume global des échanges économiques entre les deux pays a connu une forte progression ces dernières années.

Les échanges commerciaux sont passés de 210 millions de dollars en 2023, soit environ 117 milliards de francs CFA, à 312 millions de dollars en 2024, représentant près de 175 milliards de francs CFA.

Cette hausse de plus de 48 % illustre le dynamisme croissant des relations économiques entre les deux États, dont la coopération remonte aux années 1970.

L’huile de palme reste au cœur des exportations malaisiennes

Le marché sénégalais demeure un débouché important pour l’économie malaisienne, notamment dans le secteur de l’huile de palme, principal produit exporté par Kuala Lumpur vers le Sénégal.

La Malaisie figure parmi les principaux producteurs mondiaux de cette matière première largement utilisée dans les industries agroalimentaires et manufacturières.

Au-delà de ce secteur traditionnel, les autorités malaisiennes cherchent désormais à élargir leur présence économique au Sénégal à travers des activités à plus forte valeur ajoutée.

Le secteur halal présenté comme un axe stratégique de coopération

Lors de cette journée portes ouvertes, plusieurs entreprises malaisiennes ont exposé une large gamme de produits certifiés halal, ciblant un marché ouest-africain en pleine croissance.

Les autorités malaisiennes misent notamment sur les proximités culturelles et religieuses entre les deux pays pour développer davantage les échanges dans ce domaine.

Le secteur halal apparaît aujourd’hui comme l’un des axes stratégiques de la diplomatie économique malaisienne sur le continent africain, avec des perspectives importantes dans l’agroalimentaire, les cosmétiques, la pharmacie et les services.

Tourisme et enseignement supérieur au cœur de la stratégie malaisienne

L’ambassadeur malaisien a également mis en avant les opportunités offertes dans le domaine touristique, facilitées par des mesures d’assouplissement des conditions de voyage.

Les ressortissants sénégalais peuvent notamment bénéficier d’une exemption de visa pouvant aller jusqu’à 30 jours pour se rendre en Malaisie.

Par ailleurs, Kuala Lumpur cherche à renforcer sa coopération avec le Sénégal dans le secteur de l’enseignement supérieur, considéré comme un pilier important de sa stratégie d’influence économique et culturelle.

Les universités malaisiennes séduisent la jeunesse sénégalaise

Face à une demande croissante de mobilité académique chez les jeunes Sénégalais, l’ambassade de Malaisie a largement promu son offre universitaire lors de l’événement.

Des visiteurs comme Aminata Ndao et Yacine Guèye ont notamment manifesté leur intérêt pour les opportunités d’études proposées par les établissements malaisiens.

Les autorités diplomatiques mettent en avant des formations jugées compétitives, accessibles financièrement et reconnues parmi les meilleures d’Asie dans plusieurs domaines.

Kuala Lumpur veut consolider son positionnement au Sénégal

À travers cette offensive diplomatique et économique, la Malaisie affiche clairement sa volonté de renforcer sa présence au Sénégal et, plus largement, en Afrique de l’Ouest.

Les autorités malaisiennes cherchent désormais à transformer des relations historiques solides en partenariats économiques plus structurés, capables de générer des opportunités concrètes pour les entreprises, les étudiants et les investisseurs des deux pays.

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Hantavirus : le Sénégal rassure après des informations relayées sur une possible alerte sanitaire.

Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a publié, ce jour, un communiqué destiné à rassurer l’opinion nationale face aux inquiétudes suscitées par des informations circulant autour du hantavirus. Les autorités sanitaires affirment qu’aucun cas de cette maladie n’a été détecté au Sénégal, ni dans un autre pays du continent africain, tout en rappelant que le dispositif national de veille sanitaire reste pleinement opérationnel.

Selon le ministère, les cas récemment évoqués concernent exclusivement des passagers d’un navire de croisière ayant effectué une traversée entre l’Amérique du Sud et certaines îles de l’Atlantique. Les personnes concernées sont actuellement prises en charge par les autorités sanitaires compétentes des pays impliqués, sous la coordination de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Dans son communiqué, le département de la Santé insiste sur la capacité du Sénégal à prévenir et gérer d’éventuelles menaces sanitaires. Il met en avant l’existence d’un système national de surveillance épidémiologique et d’alerte jugé performant, permettant la détection précoce, l’investigation rapide ainsi que la prise en charge des maladies à potentiel épidémique.

Les autorités rappellent également que le pays dispose de capacités de diagnostic biologique renforcées, appuyées par des équipes techniques spécialisées mobilisables en cas de besoin. Cette organisation vise à assurer une réponse rapide et adaptée face à toute situation sanitaire pouvant représenter un risque pour les populations.

À travers cette communication, le ministère cherche à éviter toute psychose liée à la circulation d’informations non vérifiées, tout en appelant les citoyens à s’informer auprès des canaux officiels et des autorités sanitaires compétentes.

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Conseil des ministres au Sénégal : Bassirou Diomaye Faye accélère les réformes sociales et économiques.

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a présidé ce mercredi 6 mai 2026 un Conseil des ministres marqué par plusieurs orientations stratégiques autour du dialogue social, de la relance économique, de l’emploi, de la prévention des inondations et de la modernisation de l’administration publique.

Dans un contexte économique et social exigeant, le chef de l’État a appelé le gouvernement à renforcer la cadence des réformes et à accélérer la mise en œuvre des engagements pris en faveur des populations.

Dialogue social : le chef de l’État exige des réponses rapides aux syndicats

Quelques jours après la réception des cahiers de doléances transmis par les centrales syndicales, le président de la République a demandé au gouvernement d’examiner avec diligence les revendications exprimées par les différents secteurs professionnels.

Le chef de l’État a salué les avancées enregistrées dans le cadre du dialogue social, notamment l’adoption des projets de Code du travail et de Code de sécurité sociale. Il a également insisté sur la nécessité d’assurer un suivi rigoureux des engagements contenus dans le Pacte de stabilité sociale.

Dans cette dynamique, plusieurs priorités ont été fixées au gouvernement, parmi lesquelles :

  • l’accélération de la mise en œuvre de la nouvelle politique nationale de l’emploi ;
  • la poursuite des réformes liées aux retraites et au système de rémunération ;
  • la préparation de la ratification de la Convention 190 de l’Organisation internationale du Travail, relative à la lutte contre le harcèlement en milieu professionnel.

Relance économique : le Sénégal veut renforcer son secteur privé

Sur le plan économique, le président Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé sa volonté de faire du secteur privé un moteur central de la croissance nationale.

Le chef de l’État a particulièrement insisté sur l’initiative « SunuChampions », destinée à accompagner l’émergence d’entreprises nationales compétitives et capables de soutenir la souveraineté économique du pays.

Parmi les mesures annoncées figurent :

  • la finalisation, d’ici juin 2026, d’une loi sur le patriotisme économique ;
  • la réforme du Code des douanes et du Code des impôts afin d’améliorer le climat des affaires ;
  • la poursuite de la digitalisation des services administratifs pour simplifier les procédures et renforcer l’efficacité de l’administration.

Le président a également évoqué la nécessité d’apurer progressivement la dette intérieure, de relancer les activités du secteur des BTP et de renforcer les mécanismes de financement de l’économie.

Tabaski et pèlerinage de Popenguine sous haute surveillance

À l’approche de la fête de la Tabaski, le gouvernement a été instruit de prendre toutes les dispositions nécessaires afin de garantir un approvisionnement suffisant des marchés en moutons et en produits de première nécessité, à des prix accessibles pour les populations.

Le chef de l’État a également insisté sur la nécessité de renforcer :

  • la sécurité routière ;
  • la fluidité des transports ;
  • l’organisation logistique du pèlerinage marial de Popenguine.

Prévention des inondations : priorité à l’anticipation

Face aux risques récurrents d’inondations durant l’hivernage, le président de la République a demandé un état des lieux précis des actions engagées dans les zones exposées.

Il a appelé à accélérer la mise en œuvre du Programme national de gestion des inondations, avec un accent particulier sur les dispositifs de prévention et d’anticipation.

Énergie et administration : les priorités du Premier ministre

De son côté, le Premier ministre a mis en avant plusieurs enjeux stratégiques, notamment la sécurisation des documents administratifs à travers la mise en place d’un système national garantissant leur authenticité et leur traçabilité.

Il a également attiré l’attention sur les tensions internationales affectant le marché énergétique mondial, notamment les conséquences des crises au Moyen-Orient sur les prix du pétrole.

Pour limiter l’impact de cette conjoncture, le gouvernement entend miser sur :

  • la valorisation des ressources gazières nationales ;
  • le développement des énergies renouvelables ;
  • des mesures de soutien au pouvoir d’achat des ménages.

Audit du secteur de l’électricité et suivi des grands projets

Le chef du gouvernement a également demandé un audit approfondi du secteur de l’électricité, notamment de SENELEC, afin d’améliorer les performances du système énergétique national.

Parmi les projets mis en avant lors du Conseil figurent :

  • la réouverture de l’aéroport de Ziguinchor ;
  • l’ouverture partielle de l’autoroute Mbour-Kaolack ;
  • l’inauguration du parc agro-industriel de Kolda.

Réformes institutionnelles et nominations

Le Conseil des ministres a enfin adopté plusieurs textes, dont un projet de loi portant sur l’entraide judiciaire avec Gambie.

Le gouvernement a également validé une réforme du système éducatif prévoyant la suppression du concours d’entrée en sixième.

Au titre des nominations, Tamsir Gueye a été désigné Directeur de l’administration générale et de l’équipement au ministère des Transports.

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Forum PRICE 2026 à Paris : le Sénégal affine sa stratégie de compétitivité et d’investissement.

La première édition du Forum sur la Promotion des Investissements et la Compétitivité Économique (PRICE) s’est ouverte le 29 avril 2026 à Paris, à l’initiative de l’Ambassade du Sénégal en France. Pendant deux jours, responsables publics, investisseurs, chefs d’entreprise et partenaires institutionnels échangent autour d’un objectif commun : transformer le potentiel économique du Sénégal en projets structurants et compétitifs à long terme.

La diaspora, un levier appelé à changer de dimension

Au centre des discussions, la diaspora sénégalaise est repositionnée comme un acteur stratégique du développement économique. Au-delà de son rôle traditionnel dans les transferts de fonds, elle est désormais envisagée comme une force d’investissement productif et de transfert de compétences.

Le directeur général de l’APIX, Bakary Séga Bathily, a souligné la nécessité de renforcer les liens entre les talents établis à l’étranger et les opportunités offertes par les pôles économiques en développement au Sénégal, afin de favoriser une implication plus directe dans la création de valeur.

Diversification économique et compétitivité hors hydrocarbures

Un autre axe central du forum porte sur la transformation structurelle de l’économie sénégalaise. Les échanges ont mis en avant l’importance de l’innovation, du renforcement des partenariats stratégiques et de l’émergence de champions économiques africains.

L’objectif affiché est de réduire progressivement la dépendance aux hydrocarbures et de diversifier les moteurs de croissance, en cohérence avec la Vision Sénégal 2050. La présence de hauts responsables, dont le ministre d’État Al Aminou Lo et l’ambassadeur Baye Moctar Diop, illustre le caractère stratégique accordé à cette réorientation.

Les territoires au cœur de la nouvelle dynamique de développement

L’un des moments marquants de la première journée a été l’intervention du Délégué général de la DGPU, Bara Diouf, qui a défendu une approche territoriale du développement. Selon cette vision, la croissance économique ne doit plus être concentrée, mais répartie à travers des pôles structurés et interconnectés.

Cette stratégie repose sur une meilleure articulation entre urbanisme, mobilité et développement économique afin de créer des environnements attractifs pour les investisseurs. Le pôle de Diamniadio est cité comme une illustration de cette approche intégrée.

Spécialisation des territoires et économie durable

Le forum a également mis en avant le principe de spécialisation économique des territoires. Chaque pôle est appelé à développer une identité propre, fondée sur ses avantages comparatifs. Le cas du Lac Rose est notamment présenté comme un espace de diversification combinant tourisme, numérique et artisanat.

Par ailleurs, l’économie circulaire s’impose progressivement comme un levier de compétitivité. L’optimisation des ressources et la durabilité sont désormais perçues comme des facteurs de performance économique et non comme de simples contraintes environnementales.

Un forum orienté vers l’action et les investissements concrets

Au-delà des échanges conceptuels, le Forum PRICE 2026 ambitionne de devenir un outil opérationnel de suivi et de mise en œuvre. En installant ce cadre de dialogue en Europe, le Sénégal cherche à renforcer l’attractivité de son économie et à transformer les intentions en investissements concrets.

Les travaux se poursuivent avec des sessions consacrées aux industries culturelles, créatives et au tourisme, confirmant la volonté des autorités de diversifier les sources de croissance.

En filigrane, cette première édition dessine les contours d’un nouveau modèle économique sénégalais, fondé sur la mobilisation de la diaspora, la valorisation des territoires et le développement de secteurs à forte valeur ajoutée.

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Santé et souveraineté pharmaceutique : l’État accélère le suivi de quatre projets structurants.

Dans le cadre du suivi de l’action gouvernementale, le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a fait le point sur l’état d’avancement de plusieurs projets majeurs dans le secteur de la santé, avec un accent particulier sur le renforcement des infrastructures hospitalières et le développement de la souveraineté pharmaceutique.

Des investissements estimés à 310 milliards de FCFA

Les autorités indiquent que quatre projets prioritaires, représentant un investissement global d’environ 310 milliards de FCFA, font l’objet d’un dispositif de suivi renforcé. Ces infrastructures sont considérées comme stratégiques pour améliorer l’offre de soins et réduire les dépendances extérieures en matière de santé.

Parmi les réalisations en cours, l’hôpital Seydi El Hadji Malick Sy de Tivaouane affiche un taux d’exécution de 95 %, se rapprochant de sa phase de finalisation. De son côté, le projet de reconstruction de l’hôpital Aristide Le Dantec, infrastructure de référence à Dakar, est réalisé à hauteur de 60 %.

Vers une souveraineté pharmaceutique renforcée

Au-delà des infrastructures hospitalières, le gouvernement met également l’accent sur la production pharmaceutique locale à travers les projets portés par l’Institut Pasteur de Dakar.

Dans ce cadre, le projet AFRICAMARIL est exécuté à 80 %, tandis que le projet MADIBA atteint 48 % d’avancement. Ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à renforcer l’autonomie sanitaire du pays et à réduire la dépendance aux importations de produits pharmaceutiques.

Une exigence d’accélération des chantiers

Face à l’état d’avancement global de ces projets, le Premier ministre a instruit les ministères concernés de prendre les mesures nécessaires pour accélérer la finalisation des travaux. L’objectif affiché est de mettre rapidement ces infrastructures à la disposition du système de santé national, dans un contexte de fortes attentes en matière d’accès aux soins et de modernisation du secteur.

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Sénégal : le numérique au cœur des priorités stratégiques de l’État.

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a reçu ce mardi les membres du Collège de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP), conduits par leur président, Oumar Diène Sakho.

Au-delà du caractère protocolaire de cette audience, la rencontre s’inscrit dans un contexte de transformation accélérée du secteur des télécommunications, devenu un levier central de développement économique et de souveraineté.

Un secteur en mutation rapide

Le paysage numérique connaît aujourd’hui des évolutions majeures, marquées par le déploiement progressif de la 5G, l’essor de l’intelligence artificielle et l’intensification des enjeux liés à la cybersécurité. Ces mutations redéfinissent les équilibres économiques et technologiques, tout en posant de nouveaux défis aux États en matière de régulation et de gouvernance.

Dans ce contexte, le Sénégal cherche à adapter ses politiques publiques afin d’accompagner ces transformations et de renforcer la compétitivité de son écosystème numérique.

La régulation, un outil stratégique

Face à ces enjeux, la régulation s’impose comme un instrument déterminant, à l’intersection des dimensions économiques, technologiques et politiques. Les autorités sénégalaises mettent en avant la ضرورة d’ajuster les mécanismes de contrôle et d’encadrement à un environnement en constante évolution, marqué par une concurrence accrue et des innovations rapides.

L’ARTP est ainsi appelée à jouer un rôle central, non seulement dans l’organisation du marché, mais également dans la protection des consommateurs et la promotion d’un cadre équitable pour les acteurs du secteur.

Une gouvernance renforcée pour accompagner la transformation

La composition du Collège de l’ARTP, issue d’un processus d’appel à candidatures selon les autorités, traduit une volonté de consolider la crédibilité et la légitimité de l’institution. Cette approche vise à renforcer la transparence et l’efficacité de la régulation, dans un contexte où les enjeux dépassent largement le cadre technique.

Numérique et souveraineté : un enjeu de long terme

À travers cette rencontre, les autorités sénégalaises réaffirment la place stratégique du numérique dans les politiques publiques. Au-delà des considérations économiques, la régulation du secteur touche désormais à des questions de souveraineté, d’inclusion numérique et de développement durable.

Dans un environnement international marqué par une compétition accrue sur les technologies, le Sénégal entend structurer son écosystème pour tirer pleinement parti des opportunités offertes par la transformation digitale.

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Sénégal : vers une refonte majeure des institutions et du système électoral.

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a annoncé, le 27 avril 2026, la finalisation de quatre avant-projets de loi structurants, dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations issues des dialogues nationaux inclusifs organisés en 2024 et 2025.

Ces concertations, consacrées respectivement à la réforme de la justice et à la refonte du système politique, constituent le socle d’un vaste chantier de transformation institutionnelle engagé par les autorités sénégalaises.

Des réformes au cœur de l’architecture institutionnelle

Les textes finalisés portent sur des domaines clés de la gouvernance. Ils concernent notamment la révision de la Constitution, la réforme de la loi organique encadrant la Cour constitutionnelle du Sénégal, l’élaboration d’un nouveau Code électoral ainsi que l’encadrement du fonctionnement des partis politiques.

Parmi les innovations envisagées figure également la création d’une Commission électorale nationale indépendante (CENI), destinée à renforcer la transparence et la crédibilité des processus électoraux.

Une traduction des recommandations issues des dialogues nationaux

Selon les autorités, ces avant-projets traduisent fidèlement les principales recommandations formulées lors des concertations nationales. Leur mise à disposition sur une plateforme officielle marque une étape avancée dans le processus, en favorisant la transparence et l’appropriation par les citoyens et les acteurs politiques.

Une dynamique parlementaire en cours

En parallèle, l’Assemblée nationale du Sénégal est appelée à examiner une proposition de loi portant modification du Code électoral, notamment ses articles L29 et L30. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation du cadre électoral, dans un contexte de recomposition du paysage politique.

À travers ces réformes, les autorités sénégalaises affichent leur volonté de consolider l’État de droit et de renforcer les mécanismes démocratiques, dans un environnement marqué par de fortes attentes en matière de gouvernance et de transparence.

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Sénégal : lancement du Fonds de développement de la microfinance islamique, un nouvel outil pour l’inclusion financière.

La cérémonie officielle de lancement du Fonds de développement de la microfinance islamique (FDMI) s’est tenue mardi 21 avril 2026 à Dakar. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie du ministère de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire visant à renforcer la place de la finance islamique dans l’architecture financière nationale et à accroître son rayonnement international.

Un instrument stratégique pour la période 2026-2030

Le FDMI entend déployer son action sur la période 2026-2030, conformément à son plan stratégique de développement. Selon son administrateur général, Abdou Diaw, sa mise en place constitue une étape structurante dans l’évolution de la microfinance islamique au Sénégal.

Doté désormais d’une personnalité juridique et d’une autonomie de gestion, le Fonds bénéficie d’une plus grande flexibilité opérationnelle. Cette configuration doit lui permettre de mobiliser, structurer et orienter des ressources conformes aux principes de la finance islamique vers les institutions de microfinance partenaires, chargées de les redistribuer aux bénéficiaires finaux, notamment les petites et moyennes entreprises, les micro-entrepreneurs et les acteurs de l’économie sociale et solidaire.

Un levier d’innovation financière et d’inclusion

Le FDMI se veut également un cadre de développement de produits financiers innovants adaptés aux besoins des populations exclues du système bancaire classique. L’approche repose sur une coopération renforcée avec les institutions financières islamiques, afin de promouvoir des mécanismes de financement conformes aux principes de partage des risques et d’ancrage dans l’économie réelle.

Cette orientation est présentée comme une réponse aux limites du système financier traditionnel, qui exclut encore une partie importante des populations rurales, périurbaines et urbaines.

Une vision politique axée sur une croissance inclusive

Prenant la parole lors de la cérémonie, le ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, Alioune Dione, a inscrit ce lancement dans une vision politique plus large de transformation économique. Il a rappelé l’ambition du Sénégal d’atteindre une croissance comprise entre 6 et 7 % du PIB à l’horizon 2050 et de tripler le revenu par habitant.

Selon lui, cette dynamique ne peut être durable que si elle est inclusive et repose sur des mécanismes permettant une meilleure redistribution des richesses. Dans cette perspective, la microfinance islamique est appelée à jouer un rôle de catalyseur, en complément des dispositifs classiques de financement.

Une architecture institutionnelle renforcée

Le ministre a également souligné la transformation du FDMI, issu du Programme de microfinance islamique (PROMISE), désormais restructuré et doté d’une gouvernance renforcée. L’objectif est de garantir davantage de transparence, d’efficacité et de crédibilité dans la gestion des ressources.

Il a insisté sur la nécessité d’une synergie entre les acteurs publics et les institutions de microfinance afin de maximiser l’impact des financements sur l’économie réelle, notamment dans les secteurs agricoles et industriels.

Un instrument contre l’exclusion financière

Au-delà de l’aspect économique, la finance islamique est présentée comme un levier d’inclusion sociale. En excluant les mécanismes d’intérêt et de spéculation, elle repose sur une logique de partage des risques et de financement adossé à des actifs réels, ce qui la rend accessible à une partie de la population souvent exclue des circuits bancaires traditionnels.

Une ambition de transformation économique et sociale

En conclusion, le ministre a appelé les institutions de microfinance à saisir les opportunités offertes par ce nouveau cadre juridique afin de diversifier leurs offres et de répondre à une demande sociale croissante. Il a également souligné que cette dynamique vise à créer de la valeur ajoutée locale, à soutenir l’industrialisation des chaînes de valeur agricoles et à contribuer à la réduction de l’exode rural et de l’émigration irrégulière.

Le lancement du FDMI est ainsi présenté comme un instrument au service d’une transformation économique fondée sur l’éthique, la solidarité et la performance.

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Sénégal : une campagne agricole 2026-2027 anticipée et sécurisée.

Le Sénégal aborde la campagne agricole 2026-2027 avec une avance stratégique, dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques et la volatilité des prix des intrants agricoles. Les autorités mettent en avant une politique d’anticipation visant à garantir la disponibilité des engrais et à sécuriser la production nationale.

Une stratégie fondée sur la souveraineté et l’anticipation

En visite sur le site des Industries Chimiques du Sénégal (ICS) à Mbao, le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Mabouba Diagne, a mis en avant une approche proactive.

Le responsable gouvernemental a insisté sur la nécessité de réduire la dépendance extérieure en sécurisant en amont les intrants essentiels à la campagne.

Des stocks d’engrais déjà constitués

Selon les données communiquées, le pays dispose actuellement de 125 000 tonnes d’engrais NPK et DAP. À ces volumes s’ajoutent 18 000 tonnes d’urée déjà disponibles, ainsi que plus de 30 000 tonnes supplémentaires en cours d’acheminement.

Ces niveaux de stock visent à garantir un approvisionnement régulier des producteurs, dès le lancement de la campagne.

Une attention accrue à la fertilité des sols

Au-delà des engrais conventionnels, les autorités intègrent une dimension durable dans leur stratégie agricole. Sont ainsi prévues 30 000 tonnes d’engrais organiques, 30 000 tonnes de chaux agricole et 30 000 tonnes de phosphate, destinées à améliorer la fertilité des sols et à soutenir la productivité à long terme.

Innovation et partenariats industriels

Dans une logique de modernisation, un partenariat a été conclu avec le groupe Indorama afin d’enrichir les formulations d’engrais en oligo-éléments et macro-éléments, essentiels au développement des cultures et à l’amélioration des rendements.

Un investissement structurant pour l’agriculture

Cette stratégie repose sur un investissement global estimé à 126 milliards de francs CFA. L’objectif est de porter la capacité de production nationale à 400 000 tonnes par an, tout en positionnant le Sénégal comme un hub industriel régional dans le domaine des intrants agricoles.

Un message de confiance aux producteurs

Les autorités entendent rassurer les agriculteurs quant aux conditions de la prochaine campagne. Des instructions ont été données pour un démarrage anticipé de la distribution des intrants dès le mois de mai.

À travers cette approche, le gouvernement affiche une ligne directrice claire : anticiper, produire et sécuriser, afin de construire une agriculture plus souveraine, résiliente et performante.