Conseil des ministres au senegal president bassirou diomaye faye 1024x675 1 360x320

Conseil des ministres au Sénégal : Bassirou Diomaye Faye met l’accent sur la production locale, l’économie solidaire et les infrastructures

Le Conseil des ministres s’est tenu ce mercredi 11 mars 2026 au Palais de la République, sous la présidence du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye. Au cours de cette réunion hebdomadaire du gouvernement, le président de la République a mis en avant plusieurs priorités stratégiques, notamment la promotion du « consommer local », le développement de l’économie sociale et solidaire, ainsi que l’accélération des projets d’infrastructures routières.

Ces orientations s’inscrivent dans la volonté des autorités de renforcer la résilience économique du pays et de valoriser davantage les ressources nationales.

Renforcer la production nationale et promouvoir le consommer local

Le président de la République a insisté sur la nécessité d’améliorer l’organisation des marchés agricoles afin d’accompagner les performances enregistrées ces dernières années dans le secteur. Pour Sénégal, l’enjeu consiste désormais à consolider les gains de production en structurant mieux les circuits de commercialisation et de transformation.

Selon le chef de l’État, l’augmentation de la production agricole doit s’accompagner d’une vision globale intégrant la modernisation des marchés, la transformation locale des produits et la promotion de la consommation nationale.

Dans cette perspective, il a demandé au gouvernement de renforcer l’encadrement de la commercialisation des produits agricoles et horticoles, tout en accélérant la mise en œuvre du programme national d’infrastructures de stockage et de conservation. Les ministres en charge de l’Agriculture, de l’Industrie et du Commerce ont également été instruits de conclure des conventions de commercialisation afin de faciliter l’écoulement des productions à des prix rémunérateurs pour les producteurs.

Le chef de l’État a par ailleurs évoqué la création d’un label de qualité « Sénégal », destiné à valoriser les produits locaux, ainsi que le renforcement des capacités de l’Institut de Technologie Alimentaire afin d’améliorer la valorisation scientifique et technologique des céréales et des productions horticoles.

L’économie sociale et solidaire érigée en levier de développement territorial

Rappelant que l’année 2026 est dédiée à l’économie sociale et solidaire, Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la nécessité d’appliquer pleinement la loi d’orientation encadrant ce secteur.

Le président a appelé à accélérer la mise en place des mécanismes prévus par ce cadre légal, notamment la création d’un fichier national de l’économie sociale et solidaire. L’objectif est de mieux structurer ce secteur qui regroupe coopératives, mutuelles et initiatives communautaires.

Le chef de l’État a également plaidé pour une mobilisation élargie autour d’un modèle de développement endogène reposant sur la participation conjointe des acteurs publics, du secteur privé, des institutions de microfinance, ainsi que des organisations de femmes et de jeunes.

Dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, il a souligné l’importance du Registre National Unique, outil central permettant d’identifier les ménages vulnérables et d’améliorer l’efficacité des programmes sociaux. Il a également demandé une meilleure articulation entre les dispositifs de protection sociale et les initiatives relevant de l’économie solidaire.

Le président a enfin annoncé la tenue, d’ici fin octobre 2026, de la première session du Conseil national de l’économie sociale et solidaire.

Les infrastructures routières érigées en priorité nationale

Les infrastructures de transport ont également occupé une place importante dans les orientations présidentielles. Le chef de l’État a rappelé que la construction, la réhabilitation et l’entretien des routes, autoroutes et pistes de production constituent des attentes fortes pour les populations comme pour les acteurs économiques.

Dans ce contexte, il a demandé une accélération de l’exécution des projets routiers prioritaires et la mise en œuvre d’un nouveau schéma routier national optimisé, en cohérence avec la dynamique d’urbanisation et le développement des pôles économiques du pays.

Diplomatie : Dakar s’apprête à accueillir deux grands rendez-vous internationaux

Sur le plan diplomatique, le président de la République a réaffirmé l’attachement du Sénégal aux principes de paix, de multilatéralisme et d’intégration africaine.

Il a annoncé la tenue, les 18 et 19 avril 2026 à Dakar, de la Conférence des ambassadeurs, consuls généraux et consuls du Sénégal. Cette rencontre vise à renforcer la cohérence et l’efficacité de la politique étrangère du pays.

Dans la continuité de ces initiatives, la capitale sénégalaise accueillera également les 20 et 21 avril la 10ᵉ édition du Forum de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, un rendez-vous majeur réunissant responsables politiques, experts et acteurs civils et militaires autour des enjeux de stabilité et de sécurité sur le continent.

Selon les autorités, ces deux événements contribueront à consolider le rôle diplomatique du Sénégal et à renforcer son positionnement comme acteur clé dans la promotion du dialogue et de la coopération en Afrique.

Installation Mamiba Senegal jpg 360x320

Industrie pharmaceutique : un projet d’usine de médicaments porté par un groupe égyptien au Sénégal.

Le Sénégal pourrait bientôt accueillir une nouvelle unité de production pharmaceutique destinée à fabriquer localement des médicaments pour le marché national et la sous-région ouest-africaine. Le projet est porté par l’entreprise égyptienne Mamiba, qui a récemment créé sa filiale locale, Sen Mamiba.

L’initiative a été au centre d’une audience accordée par le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ibrahima Sy, à l’ambassadeur de la République arabe d’Égypte au Sénégal, Khaled Aref. Le diplomate accompagnait les représentants de l’entreprise venus présenter les contours de ce projet industriel.

Produire localement pour renforcer la souveraineté pharmaceutique

Selon les informations communiquées par le ministère, l’objectif est de mettre en place au Sénégal une unité de production capable de fabriquer localement plusieurs types de médicaments, afin de réduire la dépendance aux importations et de renforcer la disponibilité des produits pharmaceutiques dans le pays et dans la sous-région.

Le ministre de la Santé a salué une initiative en phase avec les ambitions de souveraineté sanitaire et industrielle portées par la stratégie nationale de développement, notamment dans le cadre de la vision à long terme du pays.

Vers une coopération pharmaceutique renforcée

Au cours de la rencontre, les discussions ont également porté sur les perspectives de collaboration avec la Pharmacie nationale d’approvisionnement du Sénégal (PNA), institution chargée de l’approvisionnement en médicaments et produits de santé pour les structures sanitaires publiques.

Les échanges ont aussi abordé le renforcement de la coopération entre les autorités de régulation pharmaceutique du Sénégal et de l’Égypte, dans le but de faciliter la mise en œuvre de ce projet et de développer des partenariats durables dans le domaine de la production et de la distribution de médicaments.

Si elle se concrétise, cette initiative pourrait contribuer à structurer davantage l’industrie pharmaceutique locale et à améliorer l’accès aux médicaments pour les populations du Sénégal et de l’Afrique de l’Ouest.

MSAS jpg 360x320

Renforcement du système de santé : un don de 400 millions de FCFA en équipements médicaux.

Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique du Sénégal a réceptionné, lundi 9 mars 2026, un important lot de matériel médical d’une valeur estimée à 400 millions de francs CFA. Cette dotation, offerte par l’ONG Al Attaa en partenariat avec Baitulmaal, vise à renforcer les capacités des structures sanitaires et à améliorer la qualité des soins offerts aux populations.

La cérémonie de remise s’est déroulée en présence du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ibrahima Sy, qui a salué un geste de solidarité venant appuyer les efforts du gouvernement en matière de renforcement du système de santé. Selon lui, cette contribution constitue un soutien important pour les établissements de santé confrontés à des besoins croissants en équipements spécialisés.

Des équipements destinés aux services clés

Le don est composé de deux conteneurs renfermant divers équipements médicaux destinés principalement aux services de chirurgie, de pédiatrie ainsi qu’à la gynécologie-obstétrique. Une attention particulière a été accordée au matériel nécessaire pour la prise en charge des interventions chirurgicales, notamment les césariennes.

Ces équipements devraient permettre d’améliorer les conditions de travail du personnel soignant et de renforcer la capacité d’intervention des structures hospitalières, en particulier dans les services les plus sollicités.

Une répartition ciblée selon les besoins

Les autorités sanitaires ont indiqué que le matériel sera distribué de manière équitable et stratégique. Les établissements disposant de blocs opératoires seront privilégiés, en fonction des besoins prioritaires identifiés par le ministère.

À travers cette initiative, les partenaires entendent contribuer à l’amélioration de l’offre de soins et à la modernisation progressive du plateau technique des structures sanitaires du pays, dans un contexte où le renforcement des infrastructures médicales demeure un enjeu majeur pour le système de santé sénégalais.

IMG 9743 1200x800 1 360x320

Sénégal : le waqf poursuit sa progression avec plus de 4,6 milliards FCFA mobilisés

La dynamique du waqf continue de se renforcer au Sénégal. Entre janvier 2025 et janvier 2026, douze nouveaux waqf privés ont été enregistrés, pour une valeur cumulée de plus de 408 millions de FCFA. Au total, les waqf formalisés auprès de la Haute Autorité du Waqf dépassent désormais 4,6 milliards de FCFA.

Ces chiffres ont été présentés jeudi 5 mars lors de la deuxième édition de l’iftar institutionnel organisé par l’institution à Dakar. La rencontre a réuni autorités publiques, leaders religieux, acteurs du secteur privé et partenaires au développement autour de la promotion de cet instrument de solidarité.

Le directeur général de la Haute Autorité du Waqf, Ahmed Lamine Athie, a également souligné qu’environ 400 waqf identifiés, mais non encore formalisés, représentent un potentiel estimé à plus de 17 milliards de FCFA.

Parmi les projets en cours figurent la construction d’un immeuble de 20 étages à Dakar pour financer les daaras modernes soutenus par la Banque islamique de développement, un programme de cantines scolaires bénéficiant déjà à 1.600 élèves, ainsi que le projet agricole WAPEC dédié à l’élevage caprin dans les départements de Podor et Koungheul.

Représentant le Premier ministre Ousmane Sonko, le ministre de l’Éducation nationale Moustapha Guirassy a salué le rôle du waqf dans la mobilisation de ressources au service du développement, rappelant que l’année 2026 a été placée par le président Bassirou Diomaye Faye sous le signe de l’économie sociale et solidaire.

Energie au Senegal 1140x570 1 360x320

Sénégal : le gouvernement anticipe la crise pétrolière mondiale.

Face aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient et à leurs répercussions sur les marchés mondiaux, le Sénégal a choisi la prudence. Ce mardi, le Premier ministre Ousmane Sonko a présidé une réunion de crise visant à sécuriser l’approvisionnement en produits pétroliers et à protéger l’économie nationale.

Sécurisation stratégique et gestion proactive

Au cœur des discussions, la « sécurisation stratégique » a été érigée en priorité. Le gouvernement a détaillé des mécanismes d’anticipation pour éviter toute rupture de stock susceptible de paralyser le marché intérieur. Cette démarche inclut une gestion proactive des réserves pétrolières afin de limiter l’impact des fluctuations des prix du brut sur le pouvoir d’achat des ménages.

Une dimension économique et sociale

Au-delà de l’aspect technique, la stratégie adoptée intègre une forte dimension sociale. Dans un contexte où le prix de l’énergie influence directement le coût des transports et le panier de la ménagère, l’exécutif vise à protéger les populations les plus vulnérables. « L’enjeu est autant économique que social », a rappelé la Primature.

Création d’un comité de suivi interministériel

Pour assurer une réaction rapide face aux chocs externes, un comité interministériel de suivi a été mis en place. Il aura pour mission d’observer les marchés internationaux, d’évaluer l’impact des tensions sur les finances publiques et de proposer des ajustements immédiats afin que le Sénégal anticipe plutôt que subisse les crises.

IMG 20260303 WA0247 1200x741 jpg 360x320

Le Sénégal se dote d’un nouveau régulateur des médias.

L’Assemblée nationale du Sénégal a adopté, mardi 3 mars, le projet de loi n°04/2026 portant création du Conseil national de régulation des médias (CNRM). Amendé au cours des débats parlementaires, le texte acte une réforme majeure du cadre juridique encadrant les médias au Sénégal, avec l’ambition d’adapter la régulation aux mutations du numérique.

Cette nouvelle instance est appelée à succéder au Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA), dont les compétences étaient jugées limitées face à l’essor des plateformes numériques, des réseaux sociaux et des technologies émergentes comme l’intelligence artificielle.

D’une régulation sectorielle à une approche intégrée

Présentant le projet devant les députés, le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Alioune Sall, a expliqué que la réforme répond à un constat clair : le dispositif antérieur ne couvrait plus l’ensemble de l’écosystème informationnel.

Selon lui, le CNRM marque un tournant décisif, en passant d’une régulation strictement sectorielle à une régulation intégrée englobant médias traditionnels, plateformes numériques et nouveaux acteurs de la production de contenus. Le futur régulateur sera doté d’outils techniques adaptés, de compétences spécialisées et d’un pouvoir de sanction élargi, incluant des mesures pécuniaires à l’encontre des organes fautifs.

Lutte contre la désinformation et protection des publics

Le gouvernement présente également cette loi comme un instrument de lutte contre les dérives en ligne. L’exécutif met en avant la nécessité de combattre la désinformation, les discours diffamatoires et certains contenus jugés préjudiciables, notamment pour les mineurs.

Le ministre a assuré que l’État entend répondre avec fermeté aux campagnes de diffamation ou d’insultes émanant de l’étranger, dans un contexte où les contenus numériques circulent sans frontières et compliquent l’action des autorités nationales.

Par ailleurs, la loi ouvre la possibilité aux citoyens d’interpeller directement le CNRM, renforçant ainsi le rôle du public dans le contrôle et l’évaluation des pratiques médiatiques.

Une indépendance encadrée par un appel à candidatures

Pour garantir la crédibilité et l’autonomie de l’institution, ses douze membres seront désignés à l’issue d’un appel à candidatures. L’expertise et la compétence constitueront des critères déterminants dans le processus de sélection, selon les assurances données par le gouvernement.

Au-delà de la seule réforme du secteur des médias, le ministre a également évoqué la situation de la Poste, précisant que l’État a déjà mobilisé 3 milliards 71 millions de francs CFA pour financer des départs négociés, dans le cadre des mesures de restructuration en cours.

Avec la création du CNRM, le Sénégal amorce ainsi une nouvelle phase dans l’encadrement de son espace médiatique, à l’heure où la transformation numérique redessine en profondeur les modes de production et de diffusion de l’information.

Diomaye 1024x682 1 360x320

Escalade au Moyen-Orient : le Sénégal exprime une vive inquiétude.

Dans un communiqué officiel publié le 28 février 2026, le gouvernement du Sénégal a fait part de sa « profonde préoccupation » face à la montée des tensions militaires au Moyen-Orient. Les autorités sénégalaises condamnent fermement le recours à la force et alertent sur les conséquences potentiellement graves de cette escalade pour la stabilité internationale.

Un appel pressant à la retenue et au cessez-le-feu

Fidèle à sa tradition diplomatique fondée sur le dialogue et la médiation, Dakar appelle l’ensemble des parties impliquées à observer un cessez-le-feu immédiat et à faire preuve de la plus grande retenue. Dans ce contexte, le ministère des Affaires étrangères insiste sur la primauté de la voie diplomatique, considérée comme « l’unique issue crédible et durable » à la crise.

Les autorités sénégalaises réaffirment également leur attachement au respect du droit international ainsi qu’aux principes consacrés par la Organisation des Nations unies, qu’elles jugent essentiels pour préserver la paix et la sécurité internationales.

Le Sénégal disposé à soutenir les initiatives de paix

Dans la continuité de ses positions, le Sénégal se dit prêt à appuyer toute initiative portée par la communauté internationale en faveur de la désescalade. Cette posture s’inscrit dans une volonté affirmée de contribuer activement aux efforts de stabilisation et de promotion de la paix dans une région marquée par des tensions récurrentes.

Filters no upscale 360x320

Sénégal : le boom pétrolier de Sangomar face aux enjeux de redistribution

Le principal projet pétrolier offshore du Sénégal poursuit sa phase de montée en régime. Dans son rapport annuel 2025, la compagnie australienne Woodside Energy, opérateur du champ avec une participation de 82 %, fait état d’une production stabilisée autour de 100 000 barils par jour sur la majeure partie de l’année, avec un taux de fiabilité avoisinant les 99 %.

Entré en production en juin 2024, le champ de Sangomar s’impose progressivement comme un actif stratégique pour le pays. Depuis son démarrage, il aurait généré 2,6 milliards de dollars d’Ebitda pour la part de Woodside, traduisant, selon l’opérateur, une performance opérationnelle solide portée par une mise en production rapide et maîtrisée.

Une première année pleine de production rentable

L’année 2025 marque la première période complète d’exploitation et de commercialisation du projet. Sur cet exercice, la production attribuée à Woodside s’élève à 29,7 millions de barils équivalent pétrole, contre 13,3 millions en 2024, une année partielle marquée par les opérations de mise en service.

Cette montée en cadence s’est traduite par des revenus estimés à 1,9 milliard de dollars pour la compagnie australienne. Toutefois, aucune ventilation détaillée n’a été fournie concernant les parts revenant à l’État sénégalais ou à la société nationale Petrosen, laissant persister des zones d’ombre sur la répartition effective des revenus.

Des attentes élevées face à des recettes jugées modestes

La publication de ces résultats intervient dans un contexte de débat national sur les bénéfices réels des hydrocarbures pour l’économie sénégalaise. Lors d’une récente séance à l’Assemblée nationale, le Premier ministre Ousmane Sonko a exprimé ses réserves quant aux retombées budgétaires attendues.

Selon les projections gouvernementales, les recettes pétrolières devraient représenter environ 76 milliards de FCFA en 2026, sur un budget global estimé à 6 000 milliards de FCFA. Elles atteindraient près de 128,6 milliards de FCFA en 2027. Des montants jugés relativement faibles au regard des performances affichées par l’opérateur, ravivant les interrogations sur la structuration des contrats pétroliers et la capacité de l’État à capter une part significative de la rente.

Le chef du gouvernement a également mis en cause la gestion antérieure des ressources, évoquant des richesses insuffisamment valorisées dans les accords conclus par le passé.

Vers une deuxième phase de développement

Parallèlement, Woodside Energy indique étudier les options pour une éventuelle seconde phase de développement du champ. Celle-ci s’appuierait sur les infrastructures existantes, notamment le FPSO — unité flottante de production, de stockage et de déchargement — ainsi que sur les installations sous-marines déjà en place.

L’objectif affiché est d’optimiser la production, prolonger la durée de vie du champ et renforcer la création de valeur. Pour le Sénégal, l’enjeu sera désormais de transformer cette performance technique en gains économiques tangibles, dans un contexte de fortes attentes sociales autour de l’exploitation des ressources naturelles.

2d6aya 29162588 360x320

Sénégal : un projet de loi controversé pour durcir la répression de l’homosexualité.

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a présenté un projet de loi visant à renforcer significativement l’arsenal pénal encadrant les relations homosexuelles au Sénégal. Cette initiative intervient dans un contexte social et politique marqué par de vives tensions autour des questions de mœurs et de normes sociétales.

Un durcissement des peines et un élargissement du cadre légal

Le texte prévoit de porter les peines d’emprisonnement de 5 à 10 ans, contre 1 à 5 ans actuellement. Il introduit également une circonstance aggravante : la peine maximale serait systématiquement appliquée lorsque les faits impliquent un mineur.

Au-delà du renforcement des sanctions, le projet innove en intégrant une définition explicite de l’homosexualité dans le Code pénal. Il crée en outre un nouveau délit d’« apologie de l’homosexualité », passible de trois à sept ans de prison. Les personnes condamnées pourraient également être privées de leurs droits civiques pendant une durée de dix ans.

Une disposition contre les accusations infondées

Dans un contexte marqué par une multiplication des interpellations liées à des accusations d’homosexualité présumée, le texte introduit une mesure visant à sanctionner les dénonciations sans preuve. Ces dernières semaines, plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées, certaines étant également poursuivies pour des faits connexes, notamment la transmission volontaire du VIH.

Entre pressions sociales et critiques politiques

Le chef du gouvernement affirme s’être appuyé sur les propositions de l’organisation conservatrice And Samm Jikko Yi pour élaborer ce projet. Toutefois, l’initiative suscite des critiques au sein de l’opposition, qui reproche à l’exécutif de ne pas être allé jusqu’à criminaliser explicitement l’homosexualité, comme annoncé lors de la campagne électorale.

Ce débat législatif s’inscrit dans un climat social particulièrement tendu, marqué par l’influence croissante de mouvements religieux dans l’espace public et par des affaires sensibles, dont le démantèlement récent d’un réseau de pédocriminalité. Il met en lumière les lignes de fracture persistantes au sein de la société sénégalaise sur les questions liées aux libertés individuelles et aux valeurs culturelles.

Pommes de terre 145521 360x320

Sénégal : l’État resserre l’encadrement du marché de la pomme de terre locale.

Le Sénégal renforce sa politique de régulation agricole en durcissant les règles encadrant la commercialisation de la pomme de terre locale. Dans une lettre circulaire datée du 25 février 2026, le ministère de l’Industrie et du Commerce annonce la suspension, à partir du 28 février, de la mise en vente des pommes de terre par les agro-industries, et ce jusqu’à nouvel ordre.

Une mesure pour accompagner l’arrivée des récoltes locales

Cette décision intervient dans un contexte marqué par l’arrivée progressive des productions issues des exploitations familiales sur le marché national. Elle s’inscrit dans le prolongement du gel des importations décrété le 16 janvier 2025, visant à protéger la production nationale.

Face à l’afflux de l’offre locale, les autorités redoutent des difficultés d’écoulement pour les petits producteurs, souvent dépourvus de capacités de stockage adéquates. Sans régulation, cette situation pourrait entraîner des pertes post-récolte importantes et une baisse des prix préjudiciable à la rentabilité des exploitations.

Préserver l’équilibre entre industriels et producteurs

À travers cette suspension temporaire, les pouvoirs publics entendent instaurer une meilleure articulation entre les agro-industries et les petits exploitants. L’objectif est de permettre à ces derniers d’écouler leurs stocks dans des conditions plus favorables, avant une reprise progressive des activités des unités industrielles.

Cette approche vise à corriger les déséquilibres structurels du marché, où la concurrence des acteurs disposant de capacités logistiques supérieures peut fragiliser les producteurs les plus vulnérables.

Un dispositif de régulation renforcé

Le ministère annonce par ailleurs la mise en place d’un suivi régulier des prix afin de prévenir toute spéculation et de préserver le pouvoir d’achat des consommateurs.

Les entreprises ne disposant pas d’infrastructures de conservation sont invitées à se rapprocher de l’Agence de Régulation des Marchés (ARM), qui mettra à disposition des capacités de stockage, notamment en chambres froides.

Autre mesure importante : tout transport de pommes de terre devra désormais être accompagné d’une lettre de voiture signée par l’ARM, renforçant ainsi la traçabilité et le contrôle des flux sur le marché.

Soutenir durablement la filière agricole nationale

À travers cet encadrement renforcé, les autorités sénégalaises réaffirment leur volonté de soutenir les exploitations familiales, considérées comme un pilier essentiel de la filière agricole.

Au-delà de la gestion conjoncturelle de la campagne, cette mesure s’inscrit dans une stratégie plus large de souveraineté alimentaire, visant à structurer durablement les chaînes de valeur agricoles et à sécuriser les revenus des producteurs locaux.