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Sénégal : la bataille des pouvoirs est lancée.

Le Sénégal vit une nouvelle séquence de tensions au sommet de l’État. Réunie ce 29 juin, l’Assemblée nationale examine une réforme constitutionnelle portée par le parti au pouvoir, le Pastef, et son président, Ousmane Sonko, dans un contexte de rupture désormais ouverte avec le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye.

Officiellement, le texte vise à « rééquilibrer » les pouvoirs entre l’exécutif, le législatif et le judiciaire. Mais au-delà des arguments institutionnels, cette révision constitutionnelle apparaît comme le premier grand affrontement politique entre les deux figures qui avaient incarné ensemble l’alternance de 2024.

La proposition entend limiter plusieurs prérogatives présidentielles. Le chef de l’État ne pourrait plus diriger un parti politique ni une coalition partisane. L’élaboration du programme gouvernemental devrait désormais se faire en concertation avec le Premier ministre, qui récupérerait également des pouvoirs de nomination jusque-là réservés à la présidence.

Le Parlement sortirait également renforcé. Les députés disposeraient de pouvoirs d’enquête élargis, avec la possibilité d’auditionner toute personnalité jugée utile à leurs travaux. L’Assemblée serait aussi systématiquement informée des conventions d’investissement liées aux ressources naturelles, un domaine particulièrement sensible dans un pays qui s’apprête à exploiter ses ressources pétrolières et gazières.

Pour les proches de Ousmane Sonko, il s’agit d’un pas vers la fin de l’« hyperprésidentialisme » qui caractérise traditionnellement les institutions sénégalaises. Pour les soutiens de Bassirou Diomaye Faye, l’analyse est radicalement différente. Ils dénoncent une tentative de transfert de pouvoir au profit du Parlement et, indirectement, de son président.

La coalition présidentielle a ainsi demandé le retrait du texte, estimant que des modifications aussi profondes de l’architecture institutionnelle devraient être soumises à référendum après une large consultation nationale. Plusieurs organisations de la société civile ont également appelé à davantage de transparence et d’inclusivité dans le processus.

Avec 130 députés sur 165, le Pastef dispose toutefois d’une majorité confortable à l’Assemblée nationale, ce qui devrait lui permettre de faire adopter le texte. Reste ensuite l’étape décisive : celle de la promulgation. Selon la Constitution, le président de la République pourrait choisir de soumettre la réforme à référendum plutôt que de la promulguer directement.

Au-delà des débats juridiques, cette réforme révèle surtout une réalité politique nouvelle : un an après leur accession commune au pouvoir, Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko se retrouvent désormais engagés dans un bras de fer qui pourrait redessiner durablement l’équilibre des institutions sénégalaises.

Source : LesNouvellesd’Afrique 

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Sénégal : Oyass Capital injecte 1,3 milliard FCFA dans La Ripaille pour accélérer le développement de la filière avicole.

Le fonds d’investissement Oyass Capital, sous-fonds du Fonds souverain d’investissements stratégiques (FONSIS), poursuit sa stratégie de soutien aux entreprises à fort potentiel. Il a annoncé un investissement de 1,3 milliard de francs CFA au profit de l’entreprise sénégalaise La Ripaille, dans le but d’accélérer son développement et de contribuer au renforcement de la souveraineté alimentaire du Sénégal.

La convention de financement a été signée jeudi à Keur Moussa, dans la région de Thiès, en présence de représentants du ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, du FONSIS, de la banque allemande de développement KfW, ainsi que de plusieurs partenaires financiers et acteurs du secteur privé.

Un financement structurant pour une filière intégrée

L’opération repose sur un mécanisme combinant une prise de participation au capital de l’entreprise et un financement conforme aux principes de la finance islamique. Ce montage financier vise à accompagner durablement la croissance de La Ripaille tout en consolidant son modèle industriel.

Grâce à cet apport, l’entreprise entend poursuivre son ambition de bâtir une chaîne de valeur entièrement intégrée dans le secteur avicole. Son projet couvre l’ensemble des activités, depuis l’élevage des poules pondeuses jusqu’à la commercialisation des produits finis, en passant par la production d’aliments pour bétail, les poussinières et les unités d’abattage.

Pour le directeur général de La Ripaille, Alioune Badiane, ce partenariat dépasse le simple cadre financier.

« Cette collaboration traduit la rencontre de deux ambitions : celle de La Ripaille de devenir un acteur industriel de référence dans la filière avicole et celle d’Oyass Capital de faire émerger des entreprises capables de devenir de véritables champions nationaux », a-t-il déclaré.

Miser sur un capital patient pour faire émerger des champions nationaux

Du côté d’Oyass Capital, cette opération illustre une stratégie d’investissement fondée sur le long terme.

Son président, Jamal Abisourour, estime que de nombreuses entreprises sénégalaises disposent d’un fort potentiel de croissance, mais manquent de financements adaptés à leurs besoins de développement.

Selon lui, l’enjeu est de mettre à leur disposition un « capital patient », capable d’accompagner leur expansion sur plusieurs années plutôt que de rechercher une rentabilité immédiate.

« Le Sénégal ne manque ni d’entrepreneurs, ni d’idées, ni de marchés. Ce qui fait parfois défaut, c’est un financement structurant permettant aux entreprises de franchir un nouveau cap », a-t-il souligné.

Un appui salué par les partenaires au développement

La coopération allemande, représentée par Inès Adjari pour la banque de développement KfW, a salué cette initiative qu’elle considère comme un levier important de transformation économique.

Selon elle, le soutien aux petites et moyennes entreprises favorise la création de valeur locale, stimule l’emploi et contribue au renforcement du tissu industriel national.

Représentant le ministre de l’Agriculture, le directeur de cabinet Assane Ndiaye a, pour sa part, qualifié cet investissement de projet structurant, en cohérence avec la politique nationale visant à renforcer la souveraineté alimentaire et à développer une production locale plus compétitive.

La troisième entreprise financée par Oyass Capital

Avec cette nouvelle opération, La Ripaille devient la troisième société à intégrer le portefeuille d’Oyass Capital, après Eyone et Dimbaya.

À travers cet investissement, le fonds confirme sa volonté d’accompagner l’émergence d’entreprises sénégalaises capables de jouer un rôle moteur dans la transformation économique du pays, tout en renforçant des secteurs stratégiques comme l’agriculture et l’agroalimentaire.

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Sénégal : à Abidjan, Cheikhou Oumar Bâ expose la stratégie agricole au service de la souveraineté alimentaire.

Le Sénégal a réaffirmé son ambition de bâtir une agriculture plus performante, résiliente et souveraine lors de l’Atelier régional de mise en œuvre des projets et du Forum paysan du Fonds international de développement agricole (FIDA), organisé à Abidjan. À cette occasion, le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Dr Cheikhou Oumar Bâ, a présenté les principales réformes engagées par les autorités sénégalaises pour accélérer la transformation durable du secteur agricole.

Intervenant lors d’un panel ministériel de haut niveau consacré aux défis du financement agricole, de la productivité et de l’adaptation au changement climatique, le ministre a mis en avant la volonté du gouvernement de faire de l’agriculture un moteur essentiel de croissance, de création d’emplois et de sécurité alimentaire.

Des réformes pour accélérer les investissements agricoles

Selon Dr Cheikhou Oumar Bâ, les autorités ont engagé une série de réformes destinées à lever les obstacles administratifs et financiers qui freinent l’exécution des projets ruraux. Cette démarche s’inscrit dans les orientations stratégiques de l’Agenda national de transformation « Sénégal 2050 » ainsi que du Plan de redressement économique et social (PRES 2025-2028).

Parmi les mesures mises en œuvre figurent l’introduction d’autorisations d’engagement pluriannuelles dans les lois de finances afin de sécuriser le financement des projets structurants, la modernisation des procédures de passation des marchés publics et la digitalisation progressive de la chaîne de dépense de l’État.

L’objectif est d’améliorer la rapidité d’exécution des programmes agricoles tout en renforçant l’efficacité et la transparence dans l’utilisation des ressources publiques.

Le numérique au cœur de la modernisation du secteur

Le ministre a également souligné l’importance croissante des outils numériques dans la transformation de l’agriculture sénégalaise. Le Système de gestion des intrants (SGI), les registres numériques des producteurs, les mécanismes de subvention via les e-vouchers et les solutions de paiement électronique permettent désormais un meilleur ciblage des bénéficiaires et une gestion plus rigoureuse des aides publiques.

Ces innovations facilitent également le suivi-évaluation des programmes agricoles et contribuent à une meilleure collecte des données nécessaires à la prise de décision.

Dans cette dynamique, les organisations de producteurs jouent un rôle déterminant. Grâce à leur proximité avec les exploitants agricoles, elles participent activement à l’enrôlement numérique des producteurs, à la diffusion des innovations et à la remontée des informations de terrain.

Renforcer la résilience face aux défis climatiques

Face à la multiplication des aléas climatiques, le Sénégal mise sur une approche intégrée de résilience agricole. Le ministre a rappelé que plusieurs instruments stratégiques encadrent désormais cette ambition, notamment la Stratégie nationale de souveraineté alimentaire 2024-2034, la Lettre de politique sectorielle de l’agriculture et de l’élevage 2025-2029, ainsi que le Plan national d’adaptation du secteur agricole.

Les autorités entendent notamment accélérer la diffusion de semences améliorées adaptées aux changements climatiques, développer les systèmes d’irrigation alimentés par l’énergie solaire, restaurer les terres dégradées et promouvoir les pratiques agroécologiques.

L’agriculture de précision occupe également une place grandissante dans cette stratégie. Les technologies basées sur l’intelligence artificielle, l’imagerie satellitaire et les capteurs connectés offrent aujourd’hui des perspectives importantes pour améliorer les rendements tout en réduisant l’impact environnemental des activités agricoles.

Jeunesse et entrepreneuriat rural au centre des priorités

La transformation agricole portée par le gouvernement sénégalais accorde une attention particulière aux jeunes et aux femmes, considérés comme des acteurs essentiels du développement rural.

À travers des programmes tels qu’Agri-Jeunes « Tekki Ndaw Ñi », les autorités encouragent l’entrepreneuriat agricole et accompagnent l’adoption de solutions innovantes dans les domaines de l’énergie solaire, de l’agroécologie et de la valorisation des chaînes de valeur agricoles.

Cette orientation vise à créer davantage d’opportunités économiques en milieu rural tout en limitant l’exode des jeunes vers les centres urbains.

La Banque africaine de développement réaffirme son soutien

En marge de l’atelier, le ministre sénégalais a rencontré le vice-président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Dr Martin Fregene, afin de faire le point sur les projets agro-pastoraux financés au Sénégal.

Les échanges ont permis d’évaluer l’état d’avancement des programmes en cours, d’identifier les contraintes qui ralentissent certaines réalisations et de définir des pistes d’amélioration pour renforcer l’efficacité des interventions.

Au terme de cette rencontre, la BAD a renouvelé son engagement à accompagner les nouvelles priorités du gouvernement sénégalais. L’institution panafricaine a notamment annoncé sa disponibilité à mobiliser davantage de ressources financières pour soutenir les projets structurants du secteur agro-pastoral.

Une attention particulière sera accordée aux initiatives destinées aux femmes et aux jeunes, afin de renforcer leur participation à la transformation économique et sociale des territoires ruraux.

À travers ces réformes, le Sénégal entend consolider sa souveraineté alimentaire, moderniser son agriculture et faire du secteur rural un levier majeur de croissance inclusive dans la perspective de la Vision Sénégal 2050.

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Sénégal–France : Dakar et Paris renforcent leur partenariat en matière de sécurité et de gouvernance territoriale

Le Sénégal et la France ont franchi une nouvelle étape dans le renforcement de leur coopération bilatérale à l’occasion d’une visite de travail effectuée à Paris par le ministre sénégalais de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Makhtar Cissé. Cette mission, menée du 22 au 25 juin 2026, a permis aux deux pays de consolider leur dialogue sur des enjeux stratégiques liés à la sécurité, à l’administration territoriale et à la préparation des grands rendez-vous internationaux.

Une rencontre de haut niveau au cœur de la coopération sécuritaire

Le point d’orgue de ce déplacement a été la rencontre entre Mouhamadou Makhtar Cissé et son homologue français, Laurent Nunez, au ministère français de l’Intérieur, Place Beauvau.

Les échanges se sont déroulés en présence des équipes techniques des deux ministères ainsi que de l’ambassadeur du Sénégal en France, Baye Moctar Diop. Les discussions ont porté sur plusieurs domaines de coopération, notamment le partage d’expertise en matière de sécurité intérieure, la gestion des risques, la gouvernance territoriale et le renforcement des capacités institutionnelles.

Cette réunion a permis aux deux parties de réaffirmer leur volonté de maintenir une collaboration étroite face aux défis sécuritaires contemporains et aux exigences croissantes liées à l’administration des territoires.

Les Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026 au centre des priorités

Une attention particulière a été accordée aux préparatifs des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, un événement historique qui fera du Sénégal le premier pays africain à accueillir une compétition olympique.

Les autorités sénégalaises et françaises ont fait le point sur les dispositifs de coopération déjà engagés afin d’accompagner l’organisation de cet événement majeur. Les discussions ont notamment porté sur les questions de sécurité, de coordination opérationnelle et de gestion des flux liés à l’accueil des délégations et des visiteurs attendus à Dakar, Diamniadio et Saly.

À l’issue de la rencontre, Laurent Nunez a salué la qualité des échanges, évoquant sur le réseau social X une réunion particulièrement constructive ayant permis d’évaluer les actions de coopération déjà mises en œuvre dans la perspective des JOJ Dakar 2026.

Un nouvel accord pour renforcer les échanges institutionnels

La visite du ministre sénégalais a également été marquée par la signature d’un arrangement administratif destiné à approfondir la coopération entre les deux pays dans le domaine de l’administration territoriale.

Cet accord vise à favoriser les échanges d’expertise, le partage de bonnes pratiques et le renforcement des capacités des administrations chargées de la gestion des collectivités territoriales. Il traduit la volonté commune de Dakar et de Paris de moderniser leurs outils de gouvernance et d’améliorer l’efficacité des politiques publiques à l’échelle locale.

Un partenariat stratégique en constante évolution

Au-delà des questions techniques, cette visite illustre la dynamique de coopération qui unit le Sénégal et la France sur des enjeux jugés prioritaires pour les deux États. Sécurité intérieure, gouvernance territoriale, organisation des grands événements internationaux et renforcement des capacités institutionnelles figurent désormais parmi les axes majeurs de ce partenariat.

À l’approche des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026, cette collaboration renforcée apparaît comme un levier important pour garantir le succès de l’événement tout en consolidant les mécanismes de coopération entre les administrations sénégalaises et françaises.

La rencontre de Paris témoigne ainsi de la volonté des deux pays de poursuivre un dialogue stratégique fondé sur le partage d’expertise, la confiance mutuelle et la recherche de réponses communes aux défis contemporains.

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Sénégal : 1,5 milliard FCFA investis pour moderniser le site stratégique de diffusion de Thiès avant les JOJ Dakar 2026.

Le Sénégal accélère la modernisation de ses infrastructures de diffusion audiovisuelle à l’approche des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026. Les autorités ont engagé une enveloppe de 1,5 milliard de francs CFA pour le renouvellement du pylône du site de la Télédiffusion du Sénégal (TDS-SA) à Thiès, une installation considérée comme l’un des maillons essentiels du réseau national de transmission des contenus audiovisuels.

Cette opération vise notamment à garantir une qualité optimale de diffusion des images et des programmes durant cet événement mondial que le Sénégal accueillera à la fin de l’année 2026.

Un site stratégique au cœur du dispositif national de diffusion

L’annonce a été faite le 23 juin par le ministre de la Communication et des Relations avec les institutions, Dr Bakary Sarr, lors d’une visite de terrain au centre de diffusion de Thiès.

Selon le ministre, cette infrastructure occupe une place centrale dans l’écosystème audiovisuel sénégalais. Deuxième site de diffusion du pays après celui de Dakar, il joue un rôle déterminant dans la collecte, le transport et la retransmission des contenus télévisuels à destination des populations.

« Le renouvellement de ce pylône constitue un investissement stratégique, notamment dans la perspective des Jeux olympiques de la jeunesse, afin d’assurer aux Sénégalais une réception d’images de haute qualité », a expliqué le ministre.

Dakar 2026, un catalyseur pour la modernisation technologique

À quelques mois du premier événement olympique organisé sur le continent africain, les autorités sénégalaises multiplient les investissements dans les infrastructures jugées essentielles au succès des Jeux.

La modernisation du site de Thiès s’inscrit dans cette dynamique. Au-delà des exigences liées à la couverture médiatique de Dakar 2026, le projet vise également à renforcer durablement les capacités techniques du pays en matière de diffusion audiovisuelle.

L’enjeu est de garantir une transmission fiable des contenus, tant pour les téléspectateurs sénégalais que pour les audiences internationales qui suivront les compétitions.

Une tournée pour évaluer les infrastructures du secteur

Cette visite du ministre intervient dans le cadre d’une série de déplacements effectués auprès des directions et structures relevant de son département. Moins d’un mois après sa prise de fonction, Dr Bakary Sarr entend établir un diagnostic précis des infrastructures, des équipements techniques et des ressources humaines du secteur de la communication.

L’objectif est d’identifier les besoins prioritaires, d’améliorer les performances des services publics audiovisuels et de renforcer l’efficacité des outils de diffusion à l’échelle nationale.

Une réflexion élargie à l’ensemble du réseau national

Les ambitions du ministère ne se limitent pas au seul site de Thiès. La réflexion engagée concerne également les 23 autres sites de diffusion répartis sur l’ensemble du territoire sénégalais.

Les autorités souhaitent travailler en concertation avec les différents acteurs du secteur afin de définir une stratégie globale de modernisation des infrastructures audiovisuelles. Cette démarche doit permettre d’améliorer la couverture du territoire, d’optimiser la qualité des services offerts aux citoyens et de préparer le paysage audiovisuel sénégalais aux défis technologiques des prochaines années.

À travers cet investissement, le gouvernement entend ainsi faire de Dakar 2026 non seulement une vitrine sportive internationale, mais aussi une opportunité d’accélérer la transformation numérique et audiovisuelle du Sénégal.

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Mondial 2026 : battu par la Norvège, le Sénégal compromet sérieusement ses chances de qualification.

Le Sénégal traverse une phase délicate dans cette Coupe du monde 2026. Battus une première fois par la France (3-1), les Lions de la Teranga ont concédé une deuxième défaite consécutive face à la Norvège (3-2), compromettant fortement leurs ambitions de qualification pour les huitièmes de finale.

Dans une rencontre où les erreurs défensives ont coûté cher, les hommes de Pape Thiaw ont une nouvelle fois payé leur manque de solidité face à une sélection norvégienne efficace et emmenée par un Erling Haaland décisif.

Une première période marquée par les difficultés sénégalaises

Conscients de l’importance du rendez-vous, les Sénégalais avaient pourtant l’occasion de relancer leur campagne mondiale. Mais dès les premières minutes, les Lions ont affiché des difficultés dans l’organisation du jeu et une certaine fébrilité dans les phases défensives.

Face à des Norvégiens entreprenants, le gardien Édouard Mendy a longtemps maintenu son équipe dans le match. Multipliant les interventions décisives, le portier sénégalais a retardé l’ouverture du score grâce à plusieurs arrêts de grande classe.

Cependant, juste avant la pause, la résistance sénégalaise a fini par céder. À la 43e minute, une erreur de relance de Kalidou Koulibaly profite à Marcus Pedersen, entré en jeu quelques minutes plus tôt après la blessure de Julian Ryerson. Le milieu norvégien conclut l’action à bout portant et donne l’avantage aux Scandinaves.

Ce but encaissé dans les derniers instants de la première période a constitué un véritable coup dur pour le Sénégal.

Haaland punit une défense en difficulté

Au retour des vestiaires, le sélectionneur Pape Thiaw choisit de maintenir son onze de départ. Un choix rapidement mis à l’épreuve par l’efficacité norvégienne.

À peine deux minutes après la reprise, Erling Haaland profite d’un nouveau manque de vigilance de la défense sénégalaise pour inscrire le deuxième but de son équipe. L’attaquant norvégien confirme ainsi son statut de leader offensif et de joueur capable de faire basculer une rencontre à tout moment.

Malgré ce nouveau coup du sort, les Lions refusent de renoncer. Portés par leur volonté de revenir dans le match, ils trouvent la faille grâce à Ismaïla Sarr, auteur du but de la réduction du score.

Cet espoir renaissant sera toutefois de courte durée. Quelques minutes plus tard, une nouvelle erreur défensive permet à Haaland de signer un doublé et de redonner deux buts d’avance à la Norvège.

Dans le temps additionnel, Ismaïla Sarr inscrit un second but personnel et réduit à nouveau l’écart. Mais cette réaction tardive ne suffit pas à empêcher une nouvelle défaite sénégalaise.

Une qualification désormais suspendue à un exploit

Avec zéro point après deux journées, le Sénégal se retrouve dans une situation particulièrement compliquée avant son dernier match de groupe.

Les Lions devront impérativement s’imposer face à l’Irak lors de l’ultime journée et espérer un scénario favorable dans les autres rencontres afin de conserver une chance d’accéder à la phase à élimination directe parmi les meilleurs troisièmes.

Au-delà du résultat, l’encadrement technique devra rapidement trouver des solutions pour corriger les insuffisances défensives observées lors des deux premières sorties. Malgré un potentiel offensif capable de rivaliser avec les meilleures équipes, les erreurs individuelles et le manque de rigueur collective fragilisent considérablement les ambitions sénégalaises.

Face à l’Irak, les Lions joueront donc une véritable finale avec l’obligation de l’emporter et de soigner leur différence de buts pour espérer prolonger leur aventure mondiale.

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Diamniadio : le Sénégal relance son ambition textile avec l’inauguration d’Avci Global Textile.

Le Sénégal veut renouer avec son histoire industrielle et reconstruire une filière textile capable de créer de la valeur localement. C’est dans cette perspective que le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a procédé samedi 20 juin 2026 à l’inauguration de l’usine Avci Global Textile, implantée au sein de la Zone économique spéciale (ZES) de Diamniadio.

Fruit d’un investissement de 6 milliards de francs CFA porté par un groupe turc, cette nouvelle unité industrielle marque une étape importante dans la stratégie de souveraineté économique défendue par les autorités sénégalaises. L’ambition affichée est de mettre en place une chaîne de production complète, allant de la culture du coton jusqu’à la confection de vêtements, notamment destinés aux besoins des forces de défense et de sécurité.

Accompagné du Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo et du ministre du Commerce et de l’Industrie Serigne Guèye Diop, le chef de l’État a présenté cette inauguration comme le symbole d’un Sénégal engagé dans une nouvelle phase de transformation industrielle.

Diamniadio, nouveau pôle de production et d’emplois

Installée sur une superficie de 4 680 mètres carrés dans la Plateforme industrielle intégrée de Diamniadio, l’usine Avci Global Textile constitue, selon le président Bassirou Diomaye Faye, la concrétisation d’un engagement pris lors de sa visite officielle en Turquie.

Le chef de l’État a salué le rôle joué par l’Agence de promotion des investissements et des grands travaux (APIX), ainsi que par l’Agence d’aménagement et de promotion des sites industriels (APROSI), dans l’accompagnement et la réalisation du projet.

Pour lui, cette implantation dépasse le cadre d’un simple investissement privé. Elle traduit la volonté du gouvernement de faire des zones économiques spéciales de véritables espaces de transformation productive, de création d’emplois et de développement des compétences nationales.

« Ce ne sont pas des enclaves où des entreprises étrangères viendraient uniquement profiter d’avantages fiscaux. Ce sont des espaces de transformation structurelle, de montée en compétences pour notre jeunesse et d’ancrage industriel durable dans notre territoire », a déclaré le président de la République.

Reconstruire l’héritage textile sénégalais

À travers cette nouvelle usine, les autorités entendent réhabiliter un secteur qui a longtemps occupé une place stratégique dans l’économie nationale. Bassirou Diomaye Faye a notamment évoqué le souvenir de la Société textile du Sénégal (SOTIBA), ancienne référence industrielle dont le déclin a marqué la disparition progressive d’un savoir-faire national.

Selon le chef de l’État, le Sénégal dispose encore d’un important potentiel dans ce domaine, qu’il souhaite désormais remettre au service d’un modèle économique plus intégré.

Cette ambition repose sur la création d’une chaîne de valeur complète : production du coton, transformation en fibre, fabrication du fil, production du tissu et confection des vêtements finis. Un modèle qui permettrait au pays de capter davantage de richesse et de réduire sa dépendance aux importations.

Le coton sénégalais au cœur de la stratégie

Le gouvernement mise notamment sur le renforcement de la production cotonnière, en particulier à travers la Société de développement des fibres textiles (SODEFITEX) implantée à Vélingara.

L’objectif est de connecter davantage l’agriculture et l’industrie afin que le coton produit au Sénégal puisse être transformé localement avant d’être commercialisé sur les marchés nationaux, régionaux et internationaux.

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Sénégal : le TER appelé à franchir une nouvelle étape avec une extension envisagée vers l’intérieur du pays.

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a réaffirmé son ambition de faire du rail un levier majeur de transformation économique et d’intégration territoriale. En visite samedi à Sébikotane, à l’occasion d’un trajet effectué à bord du Train express régional (TER) entre Dakar et l’Aéroport international Blaise-Diagne (AIBD), le chef de l’État a annoncé la volonté des autorités d’étendre progressivement le réseau ferroviaire vers les régions de l’intérieur, avec une perspective évoquée en direction de Tambacounda.

Cette orientation s’inscrit dans une vision plus large de modernisation des infrastructures de transport et de renforcement de la connectivité nationale, alors que le Sénégal poursuit ses investissements dans les projets structurants destinés à accompagner sa croissance démographique et économique.

Le TER, un projet devenu central dans la mobilité sénégalaise

Mis en service le 27 décembre 2021, le Train express régional s’est imposé en quelques années comme l’un des principaux moyens de transport collectif du pays. Reliant actuellement Dakar à Diamniadio, le réseau s’apprête à franchir une nouvelle étape avec son prolongement jusqu’à l’AIBD de Diass, grâce à l’achèvement de la deuxième phase du projet.

Selon les données communiquées par les autorités, plus de 60 millions de passagers ont déjà emprunté le TER depuis son lancement, témoignant de son adoption progressive par les usagers et de son rôle croissant dans la réduction des contraintes de mobilité dans la région de Dakar.

Sébikotane au cœur d’un nouveau pôle de développement

La visite présidentielle a également été marquée par le lancement officiel des travaux de la future gare multimodale de Sébikotane, une infrastructure présentée comme stratégique dans la politique d’aménagement du territoire et de décongestion de la capitale.

Pour le directeur général de l’APIX, Bacary Sèga Bathily, ce projet dépasse largement la simple fonction de gare ferroviaire.

« Sébikotane n’est plus un simple point de transit. Elle est aujourd’hui destinée à devenir une véritable ville urbaine », a-t-il déclaré.

Située sur un axe majeur reliant Dakar aux régions de l’intérieur, la future plateforme permettra notamment aux voyageurs en provenance de Thiès, Touba ou de la Petite-Côte de stationner leurs véhicules à l’entrée de l’agglomération dakaroise avant de poursuivre leur déplacement en TER. L’objectif est de fluidifier la circulation, réduire la congestion routière et offrir une alternative de transport plus efficace.

Une infrastructure pensée comme un hub multimodal

Érigée sur une superficie d’environ 1,2 hectare, la gare multimodale de Sébikotane intégrera plusieurs infrastructures destinées à faciliter l’interconnexion des différents modes de transport.

Le projet prévoit notamment la construction d’un bâtiment voyageurs moderne, de quais dédiés aux autocars, d’espaces réservés aux taxis, de parkings, d’une passerelle piétonne ainsi que de zones commerciales et d’équipements de sécurité.

Au-delà de sa vocation de mobilité, la gare est appelée à devenir un catalyseur de développement local. Les autorités estiment qu’elle favorisera l’émergence de nouvelles activités économiques, attirera des investissements et contribuera à la création d’emplois dans cette zone en pleine expansion.

Un projet valorisant l’expertise locale et la transition écologique

L’APIX met également en avant la dimension nationale du chantier. L’architecture de l’ouvrage a été conçue par un cabinet sénégalais, tandis que les travaux sont réalisés par une entreprise locale. À terme, l’exploitation de l’infrastructure reposera essentiellement sur des compétences sénégalaises.

Le projet intègre par ailleurs une importante composante environnementale. Plus de 4 000 mètres carrés d’espaces verts seront aménagés autour du site, accompagnés de la plantation de 165 arbres. Le recours à des matériaux locaux vise également à réduire l’empreinte carbone du chantier et à promouvoir une approche plus durable de l’aménagement urbain.

Vers un réseau ferroviaire au service de l’intégration nationale

À travers le développement de la gare multimodale de Sébikotane et les perspectives d’extension du TER vers les régions de l’intérieur du pays, les autorités sénégalaises affichent leur volonté de transformer le réseau ferroviaire en un véritable outil d’intégration territoriale.

Au-delà de la mobilité, cette stratégie vise à soutenir le développement économique régional, à renforcer les échanges entre les territoires et à accompagner la modernisation du Sénégal dans le cadre des grands projets structurants portés par l’État.

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VivaTech 2026 : le Sénégal met en vitrine son écosystème d’innovation et ses startups à fort potentiel.

Le Sénégal a officiellement lancé sa participation à l’édition 2026 de VivaTech, l’un des plus importants rendez-vous mondiaux consacrés à l’innovation, à la technologie et à l’entrepreneuriat. À travers une délégation composée de 15 startups innovantes, le pays entend renforcer sa visibilité auprès des investisseurs internationaux, des grandes entreprises technologiques et des acteurs majeurs de l’économie numérique mondiale.

Coordonnée par la Délégation générale à l’Entrepreneuriat rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ), la participation sénégalaise s’inscrit dans une stratégie plus large visant à accélérer l’internationalisation des jeunes entreprises nationales et à positionner le Sénégal comme un acteur incontournable de l’innovation en Afrique de l’Ouest.

Un écosystème mobilisé autour des champions nationaux

Pour cette cinquième participation consécutive à VivaTech, les startups sénégalaises bénéficient d’un accompagnement institutionnel et stratégique associant la DER/FJ, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, l’Ambassade de France au Sénégal ainsi que Wave Sénégal.

L’inauguration officielle du Pavillon Sénégal s’est tenue le 17 juin en présence de plusieurs personnalités du secteur public et privé, parmi lesquelles Baye Moctar Diop, Aïssatou Mbodji, le directeur général de Wave Sénégal El Hadji Malick Gueye, le directeur général de la Recherche et de l’Innovation, le professeur Hamidou Dathe, ainsi qu’Aymar Pringent, attaché de coopération et d’innovation à l’Ambassade de France au Sénégal.

Cette présence institutionnelle témoigne de l’importance accordée au développement de l’économie numérique et à l’émergence d’un tissu entrepreneurial capable de répondre aux défis économiques et technologiques contemporains.

Un partenariat stratégique pour soutenir l’innovation

L’un des temps forts de cette première journée a été la signature d’une convention de partenariat entre la DER/FJ et Wave Sénégal dans le cadre du programme LionsTech.

Cet accord vise à renforcer durablement les mécanismes d’accompagnement des entrepreneurs innovants, à faciliter l’accès au financement et à créer un environnement plus favorable à la croissance des startups sénégalaises.

La délégation a également échangé avec Sandra Kassab, représentante du groupe Agence française de développement (AFD). Les discussions ont porté sur les perspectives de renforcement de la coopération entre les deux institutions, déjà engagées dans les programmes PAVIE I et PAVIE II, consacrés au financement et à l’accompagnement des petites et moyennes entreprises.

Faire émerger des champions africains de la technologie

À travers sa participation à VivaTech, la DER/FJ poursuit plusieurs objectifs stratégiques : favoriser l’accès des startups sénégalaises à de nouveaux marchés, développer des partenariats internationaux, attirer des investisseurs et renforcer la visibilité des innovations développées localement.

Cette dynamique a été saluée par Modou Mbène Guèye, qui a exprimé la volonté de l’Agence sénégalaise de promotion des exportations (ASEPEX) de rejoindre l’initiative dès la prochaine édition afin de soutenir davantage la conquête des marchés internationaux par les entreprises innovantes sénégalaises.

Un rendez-vous décisif pour les startups sénégalaises

Le programme de la délégation se poursuit jusqu’au 20 juin avec une série de rencontres d’affaires, de séances de réseautage et d’échanges avec des partenaires techniques et financiers venus du monde entier.

L’un des moments les plus attendus est prévu à l’AfricaTech Lab, où Dr Aïssatou Mbodji animera une conférence consacrée au financement du pré-amorçage en Afrique de l’Ouest francophone. Cette intervention sera suivie d’une session de présentation des startups sénégalaises devant un public composé d’investisseurs, d’incubateurs et d’acteurs internationaux de l’innovation.

Quinze startups pour représenter le savoir-faire sénégalais

La délégation sénégalaise rassemble quinze jeunes entreprises évoluant dans des secteurs variés allant de la fintech à l’agritech, en passant par l’économie circulaire, la cybersécurité, les services numériques et les technologies à impact social.

Les startups sélectionnées sont : DOCSEN, FAJMA, AFRICANITY GROUP, SAHKAN’NA, NGOM RECYCLAGE TRANSFORMATION (NRT), FOSSETIC, TELLURIQ, ANDAKIA, LAFRICAMOBILE, LINKUP, OGUNSEC, BERCO PLUS, ABSAR GROUP, SEN-ITI et BAAMTU.

À travers cette représentation, le Sénégal confirme son ambition de devenir un hub régional de l’innovation et de l’entrepreneuriat, porté par un écosystème en pleine expansion, des politiques publiques volontaristes et une nouvelle génération d’entrepreneurs déterminés à conquérir les marchés internationaux.

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Coupe du monde 2026 : le Sénégal chute face à la France malgré une prestation encourageante.

Le Sénégal a manqué son entrée dans la Coupe du monde 2026 en s’inclinant 3-1 face à la France, mardi à East Rutherford, dans le New Jersey. Malgré une prestation globalement convaincante et une première période de grande qualité, les Lions de la Teranga ont fini par céder face à l’efficacité d’une équipe française portée par un Kylian Mbappé décisif.

Cette rencontre, disputée dans le cadre de la première journée du groupe I, a néanmoins démontré que la sélection sénégalaise possède les ressources nécessaires pour rivaliser avec les meilleures nations du football mondial.

Un Sénégal ambitieux et entreprenant en première période

Dès le coup d’envoi, les hommes de Pape Thiaw ont affiché leurs intentions. Grâce à un pressing intense et une organisation tactique rigoureuse, ils ont rapidement perturbé les Bleus, contraints de subir plusieurs séquences de domination sénégalaise.

Plus agressifs dans les duels et inspirés dans leurs transitions offensives, les Lions se sont procuré les occasions les plus nettes de la première période. Nicolas Jackson est passé tout près de l’ouverture du score avec une frappe repoussée par le poteau, tandis qu’Ismaïla Sarr a manqué une opportunité franche après un excellent service de Sadio Mané.

Malgré ces situations favorables, le Sénégal n’est pas parvenu à concrétiser sa domination, permettant aux deux équipes de rejoindre les vestiaires sur un score vierge.

La réaction française fait basculer la rencontre

Au retour des vestiaires, la physionomie du match a progressivement changé. Plus maîtrisés dans la possession et plus précis dans leurs enchaînements, les Français ont pris le contrôle des débats.

Cette montée en puissance a été récompensée à la 66e minute lorsque Kylian Mbappé a trouvé l’ouverture, profitant d’un moment de flottement dans la défense sénégalaise. Ce premier but a libéré les Bleus, qui ont ensuite accentué leur domination.

À la 82e minute, Bradley Barcola a doublé la mise, plaçant la France dans une position confortable à l’approche du coup de sifflet final.

Un sursaut sénégalais insuffisant

Alors que la rencontre semblait définitivement pliée, le Sénégal a refusé d’abdiquer. Dans le temps additionnel, Ibrahim Mbaye a redonné espoir aux siens en réduisant l’écart grâce à une réalisation qui a récompensé les efforts des Lions.

Mais cet espoir a été de courte durée. Quelques instants plus tard, Kylian Mbappé a inscrit son deuxième but personnel de la soirée, mettant définitivement fin aux ambitions sénégalaises et scellant la victoire française.

Grâce à ce doublé, le capitaine des Bleus entre un peu plus dans l’histoire du football français en devenant le meilleur buteur de tous les temps de la sélection nationale.

Des enseignements positifs malgré la défaite

Si le résultat est décevant, la prestation du Sénégal offre plusieurs motifs de satisfaction. Pendant une grande partie de la rencontre, les Lions ont démontré leur capacité à rivaliser techniquement et tactiquement avec l’un des principaux favoris de la compétition.

Le principal regret restera l’inefficacité offensive affichée lors du premier acte. En convertissant leurs occasions, les Sénégalais auraient pu modifier le cours du match et mettre davantage de pression sur leurs adversaires.

Cette rencontre confirme toutefois le potentiel d’un groupe qui conserve toutes ses chances dans la course à la qualification.

Un rendez-vous déjà décisif face à la Norvège

Avec cette défaite inaugurale, le Sénégal se retrouve dans l’obligation de réagir lors de sa prochaine sortie face à la Norvège, prévue le 23 juin.

Une victoire apparaît désormais essentielle pour préserver les ambitions de qualification pour les huitièmes de finale et relancer la dynamique des Lions dans ce groupe particulièrement relevé.

De son côté, la France prend provisoirement la tête du groupe I avec trois points et confirme son statut de prétendante sérieuse à la conquête du titre mondial.