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Burkina Faso : une rizerie de 100 tonnes par jour inaugurée à Bagré.

Le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a inauguré mardi une rizerie d’une capacité de traitement de 100 tonnes de riz paddy par jour à Bagré, dans le Centre-Est du pays. Financée sur les ressources propres de l’État, l’infrastructure est gérée par la société publique Faso Agropôles (SOFA).

Inscrite dans le cadre de l’Offensive agropastorale, hydraulique et halieutique 2026-2028, cette unité dispose d’une chaîne complète de transformation, du nettoyage du riz paddy au conditionnement du riz blanc.

Elle doit notamment permettre de valoriser les stocks de riz achetés auprès des producteurs locaux, d’améliorer les débouchés commerciaux et de renforcer la transformation agricole nationale.

Lors de l’inauguration, le chef du gouvernement a souligné que l’autosuffisance alimentaire constituait un enjeu de souveraineté nationale. Il a appelé les populations à préserver l’infrastructure et confié à la SOFA la responsabilité d’en assurer l’exploitation durable.

Le Premier ministre a également annoncé l’installation prochaine d’autres unités industrielles dans plusieurs régions, afin d’accélérer la transformation locale des produits agricoles et de consolider la sécurité alimentaire du Burkina Faso.

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Sénégal : les importations de sucre à nouveau suspendues à partir de novembre 2026.

Le ministère de l’Industrie et du Commerce prévoit de suspendre à nouveau les importations de sucre à compter de novembre 2026, pour une durée estimée entre huit et neuf mois. Cette mesure vise à favoriser la production nationale, tout en préservant la stabilité des prix et la continuité de l’approvisionnement du marché.

Dans un communiqué signé par le ministre Serigne Guèye Diop, le département précise que la durée de la suspension pourra être ajustée en fonction de l’évolution de la production locale et des besoins des consommateurs. Une mesure similaire avait été appliquée entre novembre 2025 et août 2026.

La production locale au cœur du dispositif

L’arrêt des Déclarations d’importation de produits alimentaires (DIPA) doit intervenir dès la reprise effective des activités industrielles de la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS). Le ministère souligne également la nécessité de constituer un stock de sécurité équivalant à un mois de consommation nationale. Les stocks actuels de la CSS sont estimés à environ 30 000 tonnes.

Entre protection de l’industrie et pouvoir d’achat

Les autorités reconnaissent toutefois que le sucre importé est généralement moins cher que le produit local. Cet écart de prix fait l’objet d’un suivi afin de concilier le soutien à l’industrie nationale et la préservation du pouvoir d’achat des ménages.

Le ministère appelle les acteurs de la filière à faire preuve de responsabilité pour éviter les ruptures d’approvisionnement et maintenir un climat social apaisé. Il réaffirme enfin sa volonté de garantir un accès équitable au sucre sur l’ensemble du territoire national.

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Mali : Bamako veut transformer localement au moins 10 % de son coton fibre.

Le Mali veut accélérer la transformation locale de son coton afin d’accroître la valeur ajoutée de cette filière stratégique. L’objectif de Bamako est de transformer sur son territoire au moins 10 % de sa production nationale de coton fibre, une ambition présentée mercredi à New York, à l’occasion de la Journée mondiale du coton.

Lors d’une rencontre organisée par les missions permanentes du Mali et de l’Inde auprès des Nations unies, le représentant malien, Issa Konfourou, a plaidé pour un renforcement des investissements dans la transformation de cette matière première. Son homologue indien, Harish Parvathaneni, a également participé à cette initiative, qui a réuni des représentants de pays producteurs et industrialisés autour des perspectives de développement de la filière.

L’ambition affichée par Bamako est de réduire la dépendance aux exportations de coton brut et de favoriser la création de valeur sur le territoire national. La transformation locale pourrait notamment contribuer au développement des activités textiles, à la diversification industrielle et à la création d’emplois. Toutefois, le calendrier de réalisation de cet objectif et les mécanismes de financement nécessaires restent à préciser.

Le défi concerne l’ensemble des pays africains producteurs de coton. Le Mali, le Bénin, le Burkina Faso et le Tchad constituent le groupe Coton-4 (C-4), formé pour défendre les intérêts de leurs producteurs dans les négociations commerciales internationales. La Côte d’Ivoire s’est ensuite associée à cette dynamique dans le cadre du C-4+.

Ces pays ont notamment contribué à promouvoir la reconnaissance internationale du coton comme enjeu de développement. À leur initiative, l’Assemblée générale des Nations unies a proclamé le 7 octobre Journée mondiale du coton en 2021, afin de mettre en lumière le rôle économique et social de cette filière.

Malgré son importance pour les économies de la région, le coton africain reste largement exporté sans transformation industrielle. Selon les données de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) citées dans les informations présentées, environ 98 % du coton de la région est encore commercialisé sous forme de fibre brute. Cette situation limite les retombées industrielles que les pays producteurs pourraient tirer de cette ressource.

Pour inverser cette tendance, le Partenariat pour le coton prévoit de mobiliser cinq milliards de dollars sur dix ans afin de soutenir le développement des activités textiles et de contribuer à la création d’environ 500 000 emplois dans les pays du C-4+.

À l’échelle mondiale, les perspectives de marché restent également déterminantes pour les producteurs. Pour la campagne 2026-2027, la production mondiale de coton est estimée à 25,9 millions de tonnes, contre une consommation prévue de 25,2 millions de tonnes. Les échanges internationaux devraient, quant à eux, diminuer de 2,7 % pour s’établir à 9,6 millions de tonnes, selon les projections du Comité consultatif international du coton présentées à l’OMC.

Pour le Mali, l’enjeu est désormais de traduire son objectif de transformation locale en investissements concrets, en capacités industrielles et en débouchés commerciaux. La réussite de cette stratégie dépendra notamment de l’accès au financement, de la disponibilité des infrastructures et de la capacité à structurer une véritable chaîne de valeur textile.

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Ouagadougou franchit un cap historique : RAFFINOR-BF, la première raffinerie d’or du pays est inaugurée.

Ouagadougou franchit un cap historique : la première raffinerie d’or du pays est inaugurée
Le Burkina Faso franchit une nouvelle étape dans sa politique de transformation locale de l’or. Le président Ibrahim Traoré a inauguré, ce lundi 28 septembre 2026 à Ouagadougou, RAFFINOR-BF, la première raffinerie d’or du pays. L’investissement, estimé à 11 milliards de FCFA, soit environ 18 millions de dollars, doit permettre au pays de mieux valoriser ses ressources en retenant la valeur ajoutée sur son propre sol.
Longtemps cantonné au rôle d’exportateur de métal brut, le Burkina Faso s’offre désormais les moyens de sa souveraineté minière. Érigée sur une superficie de cinq hectares au cœur du quartier de Ouaga 2000, l’usine RAFFINOR-BF concrétise la volonté des autorités de la Transition de rompre avec l’ancien modèle d’exploitation. « L’or des Burkinabè doit briller pour les Burkinabè », a martelé le chef de l’État lors de la coupure du ruban symbolique, marquant le lancement officiel des activités de ce complexe industriel de pointe.

Une capacité de production d’envergure industrielle

Portée par la Société nationale des substances précieuses (SONASP) en partenariat avec des investisseurs privés nationaux, la nouvelle infrastructure affiche des ambitions techniques particulièrement élevées.
Dans sa première phase d’exploitation, l’usine est calibrée pour traiter entre 164 et 167 tonnes d’or par an, soit un rythme de traitement quotidien d’environ 400 kilogrammes de matière brute. À terme, la phase 2 devrait propulser cette capacité jusqu’à 515 tonnes annuelles. L’usine dispose de technologies de dernière génération capables de raffiner le métal jaune à un taux de pureté maximal de 99,99 %, correspondant aux standards internationaux de l’or fin 24 carats.

Contrôle, traçabilité et lutte contre les flux illicites

Au-delà de l’impact purement comptable sur le produit intérieur brut (PIB), cette usine répond à un enjeu sécuritaire et de gouvernance majeur. En centralisant l’affinage à Ouagadougou, l’État burkinabè entend reprendre la main sur la traçabilité de sa production. L’objectif affiché est de couper l’herbe sous le pied des réseaux de contrebande qui alimentent le marché clandestin et privent le Trésor public de recettes fiscales cruciales.
La certification locale des lingots permettra ainsi d’intégrer le secteur artisanal et semi-mécanisé dans un circuit formel, transparent et plus facilement contrôlable par la direction des mines.

Le défi logistique de l’approvisionnement

Si l’inauguration de RAFFINOR-BF est saluée comme une victoire politique et économique par les observateurs, le plus dur reste à faire : alimenter l’usine de manière régulière. Le secteur minier burkinabè opère dans un contexte sécuritaire complexe qui pèse sur l’exploitation de certains gisements. Les autorités devront rapidement harmoniser les circuits de collecte des comptoirs privés et des mines industrielles pour garantir que l’usine tourne à plein régime et rentabilise au plus vite les 11 milliards de FCFA investis.
Avec cette infrastructure, le Burkina Faso envoie un signal fort au reste du continent africain, s’inscrivant dans la dynamique régionale de transformation locale des matières premières avant toute exportation.

 

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Casamance : Sadio Mané lance un projet agro-industriel de 11,7 milliards de FCFA à Bambali.

Une nouvelle initiative d’investissement privé vient renforcer les perspectives de transformation agro-industrielle en Casamance. Samedi 19 septembre 2026, la première pierre de SM10 Agro a été posée à Bambali, dans la région de Sédhiou, en présence de plusieurs autorités administratives, territoriales et coutumières.

Porté par l’international sénégalais Sadio Mané, le projet représente un investissement annoncé de 11,7 milliards de francs CFA. Il doit s’étendre sur une superficie de 500 hectares et s’appuyer principalement sur la filière mangue.

Une capacité de production de 8 500 tonnes par an

SM10 Agro prévoit la mise en place d’infrastructures dédiées à la production, au traitement et à la transformation des mangues. La capacité annoncée s’élève à 8 500 tonnes par an.

Le projet devrait générer plus de 1 000 emplois directs lors de sa phase initiale, avec une perspective pouvant atteindre 2 500 emplois à terme. Ces prévisions placent l’initiative parmi les projets privés susceptibles de contribuer au développement de l’activité économique locale.

Pour Sadio Mané, le choix de Bambali revêt également une dimension personnelle. Né et ayant grandi dans cette localité, le footballeur souhaite investir dans sa région d’origine et contribuer à créer des opportunités pour les jeunes, les agriculteurs et les femmes.

Réduire les pertes et développer la transformation

Le projet part notamment du constat de pertes importantes enregistrées dans la production de mangues, en raison de capacités encore insuffisantes en matière de stockage, de conservation et de transformation.

Selon les éléments présentés par le promoteur, ces pertes pourraient atteindre 30 à 40 % de la production dans certaines situations. La mise en place d’unités industrielles à proximité des zones de production doit permettre de mieux conserver les récoltes et de limiter les pertes post-récolte.

L’objectif est également de maintenir davantage de valeur ajoutée au niveau local en développant la transformation des produits agricoles.

Des produits destinés aux marchés locaux et extérieurs

SM10 Agro doit intégrer plusieurs maillons de la chaîne de valeur de la mangue. Les infrastructures prévues devraient notamment permettre la production de purée, de beurre de mangue et de mangue séchée.

Une partie des produits transformés devrait également être orientée vers les marchés extérieurs. Le projet entend ainsi associer production agricole, transformation industrielle et commercialisation.

À terme, cette organisation pourrait contribuer au développement d’un écosystème économique réunissant agriculture, industrie, logistique, formation et distribution autour de la filière fruitière.

Ousmane Sonko appelle à préserver la paix en Casamance

La cérémonie s’est déroulée en présence du président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, qui a salué le choix de Sadio Mané d’investir dans sa région d’origine.

Le président de l’Assemblée nationale a appelé les Sénégalais disposant de capacités d’investissement à s’engager davantage dans la création d’emplois et le développement des territoires. Il a également insisté sur l’importance de préserver la paix en Casamance, qu’il considère comme une condition nécessaire à la poursuite des investissements et à la valorisation du potentiel économique de la région.

Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, était également présent. Il a salué l’initiative et transmis les félicitations du président de la République.

L’APIX accompagne le projet

L’Agence pour la promotion des investissements et des grands projets (APIX) accompagne SM10 Agro dans sa mise en œuvre. L’agence avait notamment annoncé un investissement de 11,7 milliards de francs CFA, avec plus de 1 000 emplois directs prévus dans une première phase et une ambition de 2 500 emplois à terme.

À travers ce projet, Bambali entend ainsi renforcer sa vocation agricole tout en développant des activités de transformation sur place. Pour la Casamance, l’enjeu est de faire davantage de la production locale un moteur d’emplois, d’investissement et de création de valeur.

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Côte d’Ivoire : la première unité d’affinage d’or annoncée pour 2027.

La Côte d’Ivoire prévoit la mise en exploitation de sa première unité d’affinage d’or au cours du premier semestre 2027. L’annonce a été faite mercredi 16 septembre 2026 à Abidjan par le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly.

Porté par la Société ivoirienne des métaux précieux (SIMEP), le projet s’inscrit dans la volonté des autorités de renforcer la transformation locale de l’or et d’accroître la valeur ajoutée générée par l’exploitation de cette ressource stratégique.

Vers une transformation locale de l’or

La mise en service de cette unité doit permettre à la Côte d’Ivoire de franchir une nouvelle étape dans la structuration de sa filière aurifère. Jusqu’ici, une partie importante de la production nationale est destinée à l’exportation sous une forme qui ne permet pas au pays de capter l’ensemble de la valeur créée par les opérations d’affinage.

À travers la SIMEP, les autorités souhaitent développer une capacité nationale permettant de traiter l’or produit sur le territoire avant sa commercialisation. Cette orientation participe plus largement à la stratégie de transformation locale des ressources minières.

La SIMEP au cœur du projet

La Société ivoirienne des métaux précieux, entreprise à participation financière publique, porte le projet d’unité d’affinage. Sa mise en exploitation devrait contribuer à renforcer le rôle de l’État dans la chaîne de valorisation de l’or et à améliorer la maîtrise des opérations liées à cette ressource.

Le développement de cette infrastructure intervient alors que la production aurifère ivoirienne connaît une progression soutenue. Le secteur occupe une place croissante dans l’économie nationale, notamment en matière de recettes publiques, d’investissements et d’activités liées au développement du secteur minier.

Un enjeu économique et stratégique

Au-delà de la capacité industrielle, l’affinage local de l’or représente un enjeu de souveraineté économique. La transformation sur place peut permettre de mieux contrôler les flux de production, de renforcer la traçabilité du métal précieux et de développer des compétences spécialisées dans le pays.

La mise en exploitation annoncée pour le premier semestre 2027 constituera ainsi une étape importante pour la filière aurifère ivoirienne. Pour les autorités, l’objectif est de faire davantage bénéficier l’économie nationale de la richesse générée par ses ressources minières, tout en consolidant les capacités industrielles locales.

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Sadio Mané investit 23,5 millions de dollars dans un projet agro-industriel au Sénégal.

Après avoir marqué l’histoire du football africain, Sadio Mané entend désormais renforcer son engagement dans le développement économique de son pays. L’international sénégalais a annoncé, en août 2026, un investissement de 23,5 millions de dollars à travers sa marque SM10 Agro pour la mise en place d’un vaste parc agro-industriel dédié à la production de mangues dans le sud du Sénégal.

Le projet prévoit l’aménagement de 500 hectares et vise une production pouvant atteindre 50 000 tonnes de mangues par an. Il devrait également générer environ 2 500 emplois directs, avec une priorité annoncée pour les jeunes des zones rurales.

Un investissement tourné vers l’emploi et le développement local

Originaire de Bambaly, dans la région de Sédhiou, Sadio Mané a grandi dans un environnement marqué par des difficultés économiques et un accès limité à certaines infrastructures et opportunités. Sa réussite internationale lui a permis, au fil des années, de financer plusieurs initiatives dans son pays d’origine.

L’ancien joueur de Liverpool et du Bayern Munich, aujourd’hui évoluant à Al-Nassr, a notamment participé au financement d’un établissement de santé, d’une école secondaire ainsi qu’à différents projets sociaux et d’accès aux services numériques.

Avec SM10 Agro, son engagement prend désormais une dimension davantage économique. Le projet ambitionne de dépasser la simple production agricole pour développer une chaîne de valeur intégrant la production, la transformation et la commercialisation des mangues.

Miser sur une agriculture créatrice de valeur

Le choix de l’agriculture répond à un enjeu majeur pour le Sénégal, où le secteur joue un rôle important dans l’emploi et les revenus des populations rurales. En investissant dans une production à grande échelle, le projet pourrait contribuer à créer des activités économiques autour de l’exploitation agricole et à offrir de nouvelles perspectives professionnelles aux jeunes.

La transformation et la commercialisation des produits pourraient également permettre de générer des revenus supplémentaires et de renforcer la présence du Sénégal sur les marchés régionaux et internationaux.

Au-delà des 2 500 emplois directs annoncés, un tel projet est susceptible de créer des activités indirectes dans plusieurs domaines, notamment le transport, la logistique, la transformation agroalimentaire, le conditionnement et la distribution.

De la philanthropie à l’investissement productif

Le projet traduit une évolution dans l’engagement de Sadio Mané. Après avoir consacré une partie de ses ressources à des infrastructures et à des actions sociales, le footballeur mise désormais sur un investissement susceptible de produire des revenus et des emplois sur le long terme.

Cette orientation rejoint une problématique centrale pour les économies africaines : transformer les ressources et les investissements privés en activités productives capables de soutenir l’emploi des jeunes et le développement des territoires.

Pour la région de Sédhiou, un investissement de cette ampleur pourrait contribuer à dynamiser l’activité économique locale et à renforcer les perspectives offertes aux populations rurales.

Une conception du succès fondée sur le partage

Sadio Mané a régulièrement défendu une conception du succès fondée sur le partage et le soutien à sa communauté. Cette vision s’est traduite par plusieurs actions sociales menées au Sénégal depuis le début de sa carrière internationale.

Son engagement repose notamment sur l’idée que la réussite individuelle peut également servir à améliorer les conditions de vie dans son environnement d’origine. Le projet agro-industriel annoncé s’inscrit dans cette continuité, mais avec une approche davantage axée sur la création de valeur et l’autonomisation économique.

Un projet qui dépasse le cadre du football

Avec cet investissement de 23,5 millions de dollars, Sadio Mané confirme ainsi sa volonté de diversifier son engagement au-delà du sport. Le projet SM10 Agro place l’agriculture et l’emploi des jeunes au cœur d’une stratégie de développement local.

Si les objectifs annoncés en matière de production et d’emplois sont atteints, cette initiative pourrait constituer un exemple d’investissement privé porté par une personnalité sportive africaine et orienté vers le développement d’un territoire.

Pour Sadio Mané, l’enjeu est désormais de transformer une partie de sa réussite sportive en opportunités économiques durables pour son pays et, particulièrement, pour les jeunes de sa région d’origine.

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Ghana : une usine textile « zéro déchet »‎ de 6,69 milliards FCFA inaugurée à Savelugu.

Le président ghanéen John Dramani Mahama a officiellement inauguré, vendredi 28 août 2026, la Northshore Apparel Ghana Limited, une unité industrielle implantée à Savelugu, dans la Région du Nord. Porté par des capitaux entièrement ghanéens, le projet représente un investissement de 6,69 milliards de francs CFA et ambitionne de créer jusqu’à 30 000 emplois à terme.

Présentée comme un important centre de production textile à vocation régénérative et zéro déchet, l’usine compte déjà plus de 2 300 emplois directs. Son développement doit contribuer à renforcer l’activité industrielle dans le nord du pays et à offrir davantage de débouchés professionnels à la jeunesse locale.

Une production tournée vers les marchés extérieurs

Une grande partie de la production de Northshore Apparel Ghana Limited est destinée à l’exportation. À travers ce positionnement, les promoteurs entendent faire de Savelugu un pôle industriel capable de participer à la croissance des exportations ghanéennes et à la valorisation du « made in Ghana ».

Le financement du projet a notamment mobilisé la Ghana Exim Bank, la banque allemande KfW et l’Agricultural Development Bank. Pour les autorités, cette combinaison de financements illustre la possibilité de développer des infrastructures industrielles compétitives en dehors des principaux centres économiques du sud du pays.

Lors de l’inauguration, John Dramani Mahama a estimé que le projet démontrait que les contraintes traditionnellement associées à l’industrialisation du nord, notamment en matière d’énergie, de logistique et de disponibilité de la main-d’œuvre, pouvaient être surmontées.

Réduire l’exode des jeunes vers le sud

Au-delà de la filière textile, le gouvernement présente cette initiative comme un instrument de rééquilibrage du développement économique entre les différentes régions du Ghana.

Le nord du pays est confronté depuis plusieurs années à un important déplacement de jeunes vers Accra et les régions méridionales, à la recherche d’opportunités professionnelles. La création d’emplois industriels sur place constitue ainsi l’un des leviers envisagés pour retenir cette main-d’œuvre et stimuler l’économie locale.

Le projet s’inscrit par ailleurs dans la stratégie gouvernementale visant à promouvoir une économie fonctionnant en continu, avec une place accrue accordée à l’industrie et à la création d’emplois.

Si l’objectif de 30 000 emplois est atteint, Northshore Apparel Ghana Limited pourrait contribuer à faire de Savelugu l’un des principaux pôles industriels de la Région du Nord, tout en renforçant la capacité du Ghana à développer une production manufacturière destinée aux marchés internationaux.

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RDC : Washington finance la première raffinerie de cuivre et de cobalt à capitaux congolais, un tournant sur le corridor de Lobito.

La raffinerie de Buenassa a obtenu une subvention non remboursable de 3 385 000 dollars américains de l’Agence américaine pour le commerce et le développement (USTDA). Pour la première fois, le gouvernement américain apporte un soutien direct à un projet minier crucial en République démocratique du Congo, dans une optique d’harmonisation géopolitique manifeste.

Par Rodrigue Fenelon Massala 

C’est une étape que Kinshasa qualifie déjà d’historique. Buenassa, porteur d’un ambitieux projet de raffinerie de cuivre et de cobalt dans le Lualaba,  en République démocratique du Congo, a reçu l’approbation officielle d’une subvention non remboursable de 3 385 000 USD de l’USTDA destinée à financer son étude de préfaisabilité (PFS). L’information a été rendue publique par Julien Paluku Kahongya, ministre du Commerce extérieur de la RDC et ancien ministre de l’Industrie, à l’issue d’une séance de travail stratégique tenue le 17 juillet 2026 avec la direction de l’entreprise, conduite par son fondateur et directeur général, Eddy Kioni.

Buenassa n’est pas un projet porté par une firme étrangère  implanté en République du Congo. C’est une initiative portée par un opérateur économique congolais . En effet, depuis juin 2023, l’État congolais détient une part de 10 % dans Buenassa Resources S.A., la société qui gère la mise en œuvre du projet. De plus, l’ancien Premier ministre Samy Badibanga exerce en tant que président non exécutif du conseil d’administration de la société. C’est à Kinshasa, bien avant l’arrivée de Washington, que le processus a été lancé : le gouvernement congolais a fourni le capital initial sous forme de subvention non remboursable de 3,5 millions USD, grâce au Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI), pour couvrir les études de cadrage. Le soutien américain est donc une extension de l’engagement congolais déjà existant, et non une substitution.

Au-delà du symbole, c’est la nature du financement qui marque les esprits. Il s’agit de la toute première injection significative et directe de capitaux publics américains dans un projet minier stratégique congolais aligné sur le corridor de Lobito, cet axe logistique appelé à évacuer les minerais du cœur du continent vers l’Atlantique, tout en stimulant une industrie régionale plus riche et diversifiée. Ce geste s’inscrit dans le cadre de l’accord stratégique entre les États-Unis et la RDC, et Washington signale ainsi sa volonté de peser dans une filière longtemps dominée par d’autres puissances.

Le contexte donne la mesure de l’enjeu. Selon le Cobalt Institute, la RDC assure près de 73 % de la production mondiale de cobalt en 2025, très loin devant l’Indonésie, et le pays est le 2ième producteur de cuivre au monde derrière le Chili, deux métaux au cœur de l’électrification, du stockage d’énergie et des technologies de défense comme de l’aérospatiale. Fait décisif, Kinshasa a remplacé son interdiction d’exportation du cobalt du début 2025 par un régime de quotas courant jusqu’en 2027, plafonnant les exportations à 87 000 tonnes en 2026 : en limitant les sorties de minerai brut, l’État resserre l’offre mondiale, soutient les prix et accélère la logique de transformation sur place que porte Buenassa. La demande mondiale a atteint 276 000 tonnes en 2025, en hausse de 13 % sur un an, portée par les batteries mais aussi par les superalliages de la défense et de l’aérospatiale, dont la consommation a progressé de 7,5 %. Longtemps exportés à l’état brut, ces minerais sont devenus l’objet d’une rivalité serrée entre Washington et Pékin pour la sécurisation des chaînes d’approvisionnement. C’est précisément la fonction du corridor de Lobito, dont la voie ferrée de 1 300 kilomètres reliant le cœur minier congolais au port angolais fait l’objet d’un financement de plus de 750 millions USD porté notamment par la DFC américaine. En s’y arrimant, la raffinerie Buenassa entend capter la valeur au point de transformation, et non plus à la seule extraction.

Ce premier pas américain appelle toutefois une réponse côté congolais. La lettre d’octroi de l’USTDA subordonne elle-même son offre à la capacité de Buenassa à démontrer l’allocation formelle  d’un  site du projet. Pour maintenir la dynamique, certaines conditions restent donc à réunir par le gouvernement de la RDC, à commencer par l’attribution d’un terrain, condition suspensive du projet. De sa satisfaction dépendra la poursuite du calendrier.

La dynamique ne s’arrête pas là. Des discussions avancées sont en cours avec l’US International Development Finance Corporation (DFC) en vue d’une assistance technique pour l’étude de faisabilité définitive (DFS). L’enveloppe d’investissement total est estimée à 700 millions de dollars pour la phase I et 1,3 milliard pour la phase II, soit près de 2 milliards de dollars pour l’ensemble du projet.

Côté production, les études de cadrage présentées prévoient 120 000 tonnes de cathodes de cuivre au standard LME et 20 000 tonnes de cobalt métal, avec une optionnalité pour du sulfate de cobalt. Buenassa a récemment recentré son positionnement sur les secteurs de la défense et de l’aérospatiale, en quête sécurisée de minerais stratégiques, tout en conservant une optionnalité pour le secteur du stockage d’énergie. Un repositionnement qui place le projet au cœur des chaînes d’approvisionnement les plus stratégiques pour les pays de l’Hémisphère nord, Etats-unis en tête.

Ce financement n’aurait pas vu le jour sans le cap fixé au sommet de l’État. Aux yeux de Kinshasa, le projet Buenassa matérialise la vision du Président de la République Démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo : celle de la transformation locale des ressources congolaises, mise en oeuvre par son Gouvernement. « La RDC s’affirme ainsi comme un acteur incontournable de la transition énergétique mondiale et de l’équilibre sécuritaire grâce à la transformation locale de ses minéraux stratégiques », résume le ministre Julien Paluku.

En misant sur le raffinage sur son propre sol plutôt que sur l’exportation de matière brute, la RDC entend capter davantage de valeur ajoutée, et l’appui financier américain lui en donne, pour la première fois, les moyens concrets.

Sources

Cobalt Institute, Cobalt Market Report 2025 (mai 2026).

U.S. Geological Survey, Mineral Commodity Summaries 2025 (Cobalt).

U.S. International Development Finance Corporation (DFC) et Partnership for Global Infrastructure and Investment, corridor de Lobito.

Benchmark Mineral Intelligence et Fastmarkets, régime de quotas d’exportation de cobalt de la RDC (2025-2027).

Financial Afrika

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Ghana : huit entreprises candidates à la production de cannabis industriel sous contrôle de l’État.

Le Ghana franchit une nouvelle étape dans l’encadrement de la filière du cannabis industriel. Huit entreprises ont officiellement soumis des demandes de licence pour cultiver du cannabis à usage industriel et médical, a annoncé le ministre de l’Intérieur, Alhaji Muntaka Mohammed-Mubarak.

Les autorités ghanéennes rappellent toutefois que cette ouverture demeure strictement réglementée. La culture autorisée concerne uniquement les variétés de cannabis à faible teneur en tétrahydrocannabinol (THC), destinées exclusivement à des applications industrielles et médicales. Toute utilisation récréative reste interdite par la législation nationale.

Un cadre légal limité à une production contrôlée

Intervenant devant la Commission des assurances du Parlement, le ministre de l’Intérieur a précisé que la réglementation ghanéenne permet uniquement la production de cannabis dont le taux de THC ne dépasse pas 0,3 %.

Cette disposition vise à distinguer le cannabis industriel du cannabis destiné à un usage psychoactif. Selon les autorités, l’objectif n’est pas d’ouvrir la voie à une légalisation générale de la culture du cannabis, mais de créer un cadre légal permettant le développement d’une filière encadrée, sous la supervision de la Commission de contrôle des stupéfiants.

Les entreprises souhaitant obtenir une autorisation doivent ainsi se conformer à un processus de licence strict, comprenant des exigences en matière de contrôle, de traçabilité et de respect des normes en vigueur.

Le gouvernement mise sur la sensibilisation et la prévention

Parallèlement au développement de cette nouvelle filière, les autorités ghanéennes renforcent leurs actions de prévention contre l’usage abusif des substances interdites.

Le ministre a indiqué qu’en 2025, son département, en collaboration avec la Commission de contrôle des stupéfiants, a organisé 2 170 campagnes de sensibilisation et émissions radiophoniques, permettant d’informer près de 500 000 personnes sur les règles encadrant les stupéfiants ainsi que sur les risques liés à leur consommation.

Cette stratégie comprend également la mise en place de clubs de prévention contre les drogues dans les établissements scolaires afin de sensibiliser les jeunes aux dangers liés aux substances illicites.

Le gouvernement prévoit par ailleurs le recrutement de spécialistes du renseignement sur les stupéfiants dans les 261 assemblées métropolitaines, municipales et de district du pays, afin de renforcer la surveillance et la prévention au niveau local.

Une extension progressive du dispositif de contrôle

Selon Alhaji Muntaka Mohammed-Mubarak, la Commission de contrôle des stupéfiants dispose actuellement de représentations dans 66 collectivités locales.

L’objectif affiché par les autorités est d’étendre progressivement cette présence à l’ensemble du territoire dans un délai estimé entre cinq et sept ans, afin d’assurer un meilleur suivi des activités liées aux substances réglementées.

Cette expansion doit permettre de renforcer les capacités institutionnelles du pays face aux nouveaux enjeux liés au développement potentiel d’une industrie du cannabis à faible teneur en THC.

Une réforme inscrite dans la réglementation de 2023

La politique ghanéenne sur le cannabis repose principalement sur les réformes introduites en 2023, à travers la modification de la loi relative à la Commission de contrôle des stupéfiants (loi n°1100) ainsi que son règlement d’application (décret législatif n°2475).

Ces textes autorisent la culture contrôlée de cannabis présentant une faible concentration en THC, uniquement pour des usages industriels et médicaux, sous réserve de l’obtention d’une licence officielle.

À travers ce dispositif, le Ghana cherche à concilier deux objectifs : exploiter les opportunités économiques liées à une nouvelle filière agricole et industrielle, tout en maintenant un contrôle strict sur les risques sanitaires et sécuritaires associés aux stupéfiants.