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La Guinée se dote d’un Commandement des opérations spéciales pour renforcer ses capacités militaires.

Par un décret lu à la télévision nationale le mercredi 22 avril 2026, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a officialisé la création du Commandement des opérations spéciales (COS), une nouvelle structure stratégique au sein des forces armées guinéennes. Cette initiative s’inscrit dans une volonté de modernisation de l’appareil sécuritaire et de renforcement de la capacité opérationnelle face aux menaces contemporaines.

Une structure interarmées sous autorité militaire centrale

Selon les dispositions du décret, le COS est institué comme un commandement opérationnel interarmées et interservices. Dépourvu de personnalité juridique propre, il est placé sous l’autorité du chef d’état-major général des armées et agit conformément aux orientations stratégiques définies par le chef de l’État.

Cette organisation traduit une approche intégrée de la gestion des opérations spéciales, visant à améliorer la coordination entre les différentes composantes des forces de défense et de sécurité.

Des missions axées sur les opérations d’élite et la lutte contre les menaces asymétriques

Le Commandement des opérations spéciales a pour vocation principale de coordonner et d’employer les unités d’élite placées sous son autorité. À ce titre, il est chargé de planifier, préparer et conduire des opérations spéciales, notamment celles présentant un enjeu stratégique élevé.

Le décret précise également que le COS contribuera au renforcement des capacités d’anticipation et de réaction des forces armées, en particulier dans la lutte contre le terrorisme et les menaces asymétriques. Il devra, en outre, travailler en étroite collaboration avec les services compétents en matière de renseignement opérationnel.

Une composition élargie aux principales forces de sécurité

Le COS repose sur une architecture interarmées et interservices, intégrant des éléments issus de l’armée de terre, de l’armée de l’air, de la marine, ainsi que de la gendarmerie et de la police nationale.

Parmi les unités concernées figurent notamment le Groupement des forces spéciales, le Bataillon des troupes aéroportées, le Groupement des forces d’intervention rapide, le Groupement d’intervention de la gendarmerie nationale, les fusiliers commandos de l’air et de la marine, ainsi que le Groupement d’intervention de la police nationale.

Cette diversité reflète la volonté des autorités de mutualiser les compétences et les expertises au sein d’un dispositif unifié.

Une organisation structurée et encadrée

Le Commandement des opérations spéciales est organisé autour d’un commandant, assisté d’un commandant adjoint, d’un état-major opérationnel, d’unités spéciales intégrées et de structures de soutien.

Le commandant, nommé par décret, doit être un officier général ou un officier supérieur du grade de colonel, titulaire du brevet de l’École de guerre et justifiant d’une expérience significative dans le domaine des opérations spéciales.

L’état-major opérationnel est chargé de la planification et de la conduite des missions, tandis que les unités intégrées assurent leur exécution sur le terrain. Les structures de soutien garantissent, pour leur part, l’appui logistique, technique et administratif.

Le Commandement des opérations spéciales est constitué d’éléments issus de l’armée de terre, de l’armée de l’air, de la marine, ainsi que de la gendarmerie et de la police nationale.

Parmi les unités concernées figurent notamment :

  • le groupement des forces spéciales (GFS),
  • le bataillon des troupes aéroportées (BATA),
  • le groupement des forces d’intervention rapide (GFIR),
  • le groupement d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN),
  • les fusiliers commandos de l’air,
  • les fusiliers marins commandos,
  • ainsi que le groupement d’intervention de la police nationale (GIPPN).

Un outil de coordination sans remise en cause des structures existantes

Le décret insiste sur le principe de non-substitution : le COS n’a pas vocation à se substituer aux forces existantes, mais à en optimiser l’emploi. Il s’agit d’un mécanisme de coordination destiné à renforcer l’efficacité globale des unités d’élite, sans altérer leurs prérogatives respectives.

Modalités de mise en œuvre

Le personnel du COS sera mis à disposition par les ministères en charge de la Défense nationale et de la Sécurité et de la Protection civile. Le commandement aura la responsabilité de leur sélection, de leur formation, de leur entraînement et de leur engagement opérationnel.

Des arrêtés du ministre de la Défense viendront préciser les modalités pratiques d’organisation et de fonctionnement de cette nouvelle structure, tandis que les départements concernés sont chargés de l’application du décret.

Avec la création du COS, la Guinée franchit ainsi une nouvelle étape dans la structuration de so

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Olympiades des Métiers 2026 : au-delà de la compétition, une plateforme d’apprentissage et d’opportunités.

En Guinée, les Olympiades des Métiers 2026 ne se limitent pas à une confrontation de talents entre apprenants issus des écoles professionnelles. L’événement s’impose désormais comme un espace structurant d’apprentissage, de partage d’expériences et de création d’opportunités pour la jeunesse en formation.

Panels thématiques, masterclass animées par des experts, sessions d’entretiens et espaces de réseautage viennent enrichir cette initiative, en la positionnant comme un véritable carrefour de développement des compétences. À travers ces activités, les organisateurs entendent offrir aux participants une immersion concrète dans les réalités du monde professionnel, tout en favorisant les échanges entre formateurs, apprenants et acteurs économiques.

Une immersion ministérielle au cœur des activités

Dans cette dynamique, le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Alpha Bacar Barry, s’est rendu au Palais du Peuple pour s’imprégner du déroulement des activités.

Au cours de sa visite, il est allé à la rencontre des apprenants engagés dans une masterclass, prenant le temps d’échanger avec eux sur leurs parcours, leurs ambitions et les compétences acquises dans le cadre de cette initiative. Cette immersion témoigne de l’attention particulière accordée par les autorités au développement du capital humain et à la valorisation de la formation technique et professionnelle.

Valoriser les talents et rapprocher formation et emploi

Au-delà de la compétition, les Olympiades des Métiers traduisent une ambition plus large : faire de cet événement un levier stratégique de professionnalisation des jeunes et d’adéquation entre formation et besoins du marché du travail.

En mettant en relation directe les apprenants avec des experts et des recruteurs potentiels, cette plateforme contribue à réduire le fossé entre les compétences acquises en formation et les exigences du monde de l’emploi. Elle participe ainsi à la promotion d’une main-d’œuvre qualifiée, capable de répondre aux défis du développement économique du pays.

À travers cette approche intégrée, les Olympiades des Métiers confirment leur rôle de catalyseur dans la transformation du système de formation professionnelle en Guinée.

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Conakry et Bissau resserrent leurs liens autour d’une mémoire partagée et d’ambitions communes.

En visite de travail et d’amitié à Conakry, le Premier ministre de la Guinée-Bissau, Ilídio Té Vieira, a été reçu en audience ce mercredi 22 avril 2026 au Palais Mohammed V par le Président de la République de Guinée, le Général Mamadi Doumbouya. Cette rencontre de haut niveau s’inscrit dans une dynamique de relance et de consolidation des relations bilatérales entre les deux pays, unies par une histoire commune et des enjeux de développement convergents.

Une reconnaissance appuyée du rôle historique de la Guinée

Au cœur des échanges, la mémoire de la lutte pour l’indépendance de la Guinée-Bissau a occupé une place centrale. Porteur d’un message du Président bissau-guinéen, Ilídio Té Vieira a tenu à exprimer la profonde gratitude de son pays envers la Guinée, dont l’engagement a été déterminant dans le processus de libération.

« La Guinée a joué un rôle très important pour la libération de notre pays. C’est une contribution que nous ne pouvons pas oublier. Le peuple guinéen a consenti d’importants sacrifices, allant jusqu’au don de son sang », a-t-il déclaré, réaffirmant ainsi un devoir de mémoire et de reconnaissance au nom de la nation bissau-guinéenne.

Le chef du gouvernement a également salué le leadership du Président Mamadi Doumbouya, tout en lui adressant ses félicitations pour son accession à la magistrature suprême.

Une coopération bilatérale appelée à se densifier

Conduisant une importante délégation gouvernementale, Ilídio Té Vieira a été introduit auprès du Chef de l’État guinéen par le Premier ministre Amadou Oury Bah. Les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération entre Conakry et Bissau, avec une volonté affirmée de structurer davantage les partenariats dans plusieurs secteurs clés.

Parmi les domaines identifiés figurent notamment les ressources naturelles, l’énergie, l’éducation, la culture et le sport. La Guinée-Bissau manifeste un intérêt particulier pour l გამოცდილ de la Guinée dans la valorisation de ses richesses minières, en particulier autour du projet stratégique de Simandou, considéré comme l’un des plus grands gisements de fer au monde.

« Nous sommes venus avec une forte délégation pour travailler avec nos homologues guinéens sur des secteurs prioritaires. L’objectif est de partager les expériences et de renforcer notre coopération dans une logique gagnant-gagnant », a précisé le Premier ministre bissau-guinéen.

Vers une coopération Sud-Sud renforcée

Au-delà des échanges sectoriels, les deux parties ont insisté sur la nécessité de bâtir une coopération Sud-Sud plus structurée, capable de soutenir durablement le développement économique et la stabilité régionale. Cette approche repose sur une meilleure coordination des politiques publiques et un partage accru d’expertises entre États voisins.

De son côté, le Président Mamadi Doumbouya a mis en avant les liens historiques et fraternels qui unissent les deux nations. Il a réaffirmé l’engagement de la Guinée en faveur du renforcement de l’intégration sous-régionale et a instruit le Premier ministre Amadou Oury Bah de travailler en étroite collaboration avec son homologue bissau-guinéen afin de traduire ces orientations en actions concrètes.

Cette visite officielle marque ainsi une nouvelle étape dans la consolidation des relations entre Conakry et Bissau, fondées à la fois sur une histoire partagée et une ambition commune de développement.

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Guinée – CPI : Conakry réaffirme son engagement dans le procès du 28 septembre 2009.

Le Premier ministre guinéen Amadou Oury Bah a reçu, mardi 21 avril 2026 à Conakry, une délégation de la Cour pénale internationale (CPI), conduite par son procureur général adjoint, Mame Mandiaye Niang. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du suivi du procès relatif au Massacre du 28 septembre 2009, actuellement en cours devant la justice guinéenne.

Le principe de complémentarité au cœur des échanges

Au cours des discussions, le représentant de la CPI a rappelé la centralité du principe de complémentarité, fondement des relations entre la Cour et les juridictions nationales. Depuis l’ouverture d’un examen préliminaire en 2009, la CPI a privilégié une approche consistant à laisser à la Guinée la responsabilité première de juger les faits, tout en assurant un suivi étroit du processus.

Ce mécanisme implique que les autorités judiciaires nationales restent en première ligne dans la conduite des poursuites, la CPI n’intervenant qu’en cas de défaillance ou d’insuffisance des procédures engagées au niveau interne.

Un test pour la crédibilité de la justice guinéenne

La rencontre intervient dans un contexte où les autorités guinéennes poursuivent les audiences liées à ce dossier emblématique, considéré comme l’un des épisodes les plus marquants de l’histoire contemporaine du pays.

Au-delà de l’enjeu judiciaire, ce procès constitue un test majeur pour la crédibilité du système judiciaire guinéen et pour sa capacité à répondre aux attentes des victimes, en matière de vérité, de justice et de réparation.

Une coopération internationale sous surveillance

En réaffirmant son attachement à la dynamique judiciaire en cours, la Cour pénale internationale souligne l’importance d’une coopération efficace avec les autorités nationales. Cette collaboration vise à garantir que les procédures respectent les standards internationaux, tout en consolidant l’ancrage de la justice au niveau national.

À travers ce dialogue, Conakry et la CPI entendent maintenir une trajectoire commune vers l’aboutissement d’un procès équitable, dans un dossier à forte portée historique et symbolique pour la Guinée.

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Guinée : la Cour suprême se prépare aux enjeux du contentieux électoral.

À l’approche des élections législatives et communales prévues le 31 mai 2026, la Cour suprême de Guinée a lancé, lundi 20 avril, un atelier stratégique de renforcement des capacités à l’intention de ses magistrats et greffiers. L’objectif affiché est de mieux anticiper et gérer les contentieux électoraux, dans un souci de transparence et de crédibilité du processus électoral.

Un rôle central dans la consolidation de l’État de droit

Prenant la parole à l’ouverture des travaux, le premier président de la Cour suprême, Fodé Bangoura, a insisté sur la responsabilité majeure de l’institution en période électorale. Il a souligné la nécessité d’harmoniser les pratiques et d’anticiper les litiges, afin de garantir des décisions rendues avec rigueur, impartialité et célérité.

En tant que juridiction de dernier ressort, la Cour suprême joue un rôle déterminant dans la préservation de la confiance des citoyens et la stabilité institutionnelle.

Une initiative saluée par le ministère de la Justice

Présidant la cérémonie d’ouverture, le Garde des Sceaux, Ibrahima Sory II Tounkara, a qualifié l’initiative de démarche « anticipatrice », rappelant que la gestion efficace du contentieux électoral constitue un pilier fondamental de la légitimité démocratique.

Il a réaffirmé l’engagement des autorités, sous la conduite du président Mamadi Doumbouya et du Premier ministre Amadou Oury Bah, à organiser des élections apaisées, transparentes et crédibles.

Des défis techniques et opérationnels à relever

Les échanges ont mis en évidence la complexité croissante du contentieux électoral, marqué par l’évolution des modes de preuve, la multiplication des contestations et la circulation rapide d’informations, parfois erronées.

Dans ce contexte, magistrats et greffiers ont été appelés à renforcer leur maîtrise des normes électorales, à garantir la fiabilité des procédures et à assurer une traçabilité rigoureuse des dossiers, malgré des délais souvent contraints.

Un atelier soutenu par des partenaires techniques

Cet atelier, prévu sur deux jours, bénéficie de l’appui du cabinet Global Expertise Guinée, en partenariat avec International Partnership for Integrity.

Au nom des formateurs, Mountaga Sylla a rappelé que le contentieux électoral constitue un élément central de la souveraineté de l’État, soulignant l’importance de décisions juridictionnelles cohérentes et motivées.

Une préparation globale du processus électoral

Les travaux couvrent l’ensemble des étapes du processus électoral, du pré-scrutin à la proclamation des résultats, en passant par la validation des candidatures et la campagne électorale. Ils s’appuient sur le nouveau code électoral adopté en septembre 2025, avec des études de cas pratiques destinées à renforcer l’efficacité opérationnelle des participants.

Consolider la confiance et prévenir les crises

Au terme des échanges, un consensus s’est dégagé sur l’importance de la crédibilité du juge électoral, fondée à la fois sur sa compétence technique et sur la confiance qu’il inspire.

À travers cette initiative, la Cour suprême de Guinée entend affirmer son rôle de régulateur démocratique, en contribuant à prévenir les crises électorales et à consolider la paix sociale dans le pays.

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Guinée : la distinction de Mamadi Doumbouya au cœur des priorités du ministère des Infrastructures.

Le ministère guinéen des Infrastructures a tenu, lundi 20 avril 2026, une réunion de cabinet présidée par le ministre Facinet Sylla. Plusieurs points stratégiques étaient à l’ordre du jour, dans un contexte marqué par l’accélération des projets de modernisation du réseau routier.

Une reconnaissance continentale saluée par le gouvernement

La séance a débuté par la mise en lumière d’un événement marquant : la distinction du président de la transition, Mamadi Doumbouya, élevé au rang de « Super Grand Bâtisseur 2026 ».

Ce prix, attribué dans le cadre du Trophée Babacar Ndiaye lors d’une cérémonie à Abidjan, vient saluer les efforts engagés en faveur du développement des infrastructures en Guinée. Il consacre également une volonté affichée de positionner le pays comme un acteur dynamique sur la scène continentale.

Le programme Simandou 2040, pilier de la stratégie nationale

Au cours des échanges, Facinet Sylla a partagé les conclusions de sa récente mission en Haute-Guinée, mettant en avant les avancées réalisées par AGEROUTE Guinée S.A..

Le ministre a rappelé que le programme Simandou 2040 constitue désormais le cadre de référence de l’action gouvernementale, assurant la cohérence et l’alignement des projets d’infrastructures avec les objectifs de développement à long terme du pays.

Priorité à l’autoroute Hamdallaye–Sonfonia

Parmi les projets jugés prioritaires figure la construction de l’autoroute 2×2 voies reliant Hamdallaye à Sonfonia. Ce chantier structurant s’inscrit dans la dynamique de modernisation des axes urbains de la capitale.

Le ministre a insisté sur la nécessité d’anticiper les contraintes liées aux travaux, notamment à travers la mise en place de déviations adaptées, afin de limiter les perturbations pour les usagers et de garantir la fluidité du trafic.

Accélérer la modernisation du réseau routier

La réunion s’est achevée par une revue technique des différents projets en cours. Les équipes ont identifié des solutions opérationnelles visant à accélérer la mise en œuvre des chantiers et à améliorer la qualité des infrastructures.

À travers cette dynamique, les autorités guinéennes entendent renforcer la connectivité du territoire et soutenir le développement économique, en faisant des infrastructures un levier central de transformation nationale.

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Jeux universitaires de Guinée : la jeunesse mobilisée autour de la vision Simandou 2040.

La 10ᵉ édition des Jeux universitaires de Guinée a été officiellement lancée, dimanche 19 avril 2026, à stade Petit Sory de Nongo, sous la présidence du Premier ministre Amadou Oury Bah. La cérémonie a rassemblé plusieurs membres du gouvernement, des responsables du secteur de l’enseignement supérieur ainsi qu’une importante mobilisation d’étudiants.

Un événement au croisement du sport et de la vision nationale

Placée sous le thème « Simandou 2040, une opportunité d’émancipation pour les étudiants de Guinée », cette édition met en perspective le rôle de la jeunesse dans la transformation économique et sociale du pays. À travers cette initiative, les autorités entendent faire des Jeux universitaires un espace d’expression, de cohésion et de valorisation des talents.

La jeunesse, levier stratégique du développement

Au-delà de la dimension sportive, l’événement s’inscrit dans une vision plus large portée par les autorités guinéennes, visant à positionner les jeunes comme acteurs clés du développement national. Le programme Simandou 2040 est ainsi présenté comme un cadre structurant, offrant des perspectives en matière d’emploi, de formation et d’innovation.

Dans ce contexte, les Jeux universitaires apparaissent comme un moment de mobilisation collective, destiné à renforcer le sentiment d’appartenance et à encourager l’engagement des étudiants dans les grandes ambitions du pays.

Un rendez-vous fédérateur pour l’enseignement supérieur

En réunissant étudiants, institutions académiques et décideurs publics, cette 10ᵉ édition confirme le rôle des Jeux universitaires comme un rendez-vous majeur du calendrier universitaire guinéen. Elle traduit également la volonté des autorités de promouvoir une jeunesse dynamique, capable de contribuer activement aux mutations économiques en cours.

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Dakar accueille la 10ᵉ édition du Forum sur la paix et la sécurité en Afrique.

La capitale sénégalaise, Dakar, accueille depuis ce lundi 20 avril 2026 la 10ᵉ édition du Forum international sur la paix et la sécurité en Afrique. Pendant deux jours, responsables politiques, experts et partenaires internationaux se réunissent pour débattre des défis sécuritaires majeurs auxquels le continent est confronté.

La cérémonie d’ouverture doit être présidée par le chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, confirmant l’importance stratégique de ce rendez-vous dans l’agenda diplomatique africain.

Un contexte marqué par de profondes recompositions sécuritaires

Cette édition anniversaire intervient dans un environnement régional en pleine mutation. Le retrait progressif des forces françaises du Sahel redessine les équilibres sécuritaires, obligeant les États de la région à repenser leurs dispositifs de défense et de coopération.

Parallèlement, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest fait face à des tensions internes qui fragilisent sa capacité à coordonner efficacement les réponses aux crises.

Une menace sécuritaire en expansion vers les zones côtières

L’un des enjeux majeurs abordés lors de ce forum concerne l’extension des groupes jihadistes vers les pays côtiers du golfe de Guinée. Cette évolution traduit un déplacement progressif des foyers d’instabilité vers des régions jusque-là relativement épargnées, suscitant de nouvelles préoccupations en matière de sécurité régionale.

Face à ces dynamiques, les États sont appelés à adapter leurs stratégies et à renforcer leur coopération pour contenir des menaces désormais transnationales et complexes.

Un cadre de réflexion stratégique pour le continent

Le Forum de Dakar s’impose comme une plateforme de dialogue incontournable pour repenser les approches sécuritaires en Afrique. Les échanges visent notamment à promouvoir des solutions concertées, à renforcer les mécanismes de coopération régionale et à anticiper les évolutions des menaces.

Dans un contexte de recomposition géopolitique et de diversification des risques, cette rencontre intervient à un moment clé pour l’avenir de la sécurité sur le continent africain.

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Guinée : recomposition de la CRIEF avec la nomination de nouveaux magistrats.

Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a procédé, par décret rendu public samedi 18 avril 2026 à la télévision nationale, à une série de nominations au sein de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). Cette décision s’inscrit dans la dynamique de renforcement de l’appareil judiciaire, en particulier dans la lutte contre la corruption et les crimes économiques.

Une nouvelle configuration pour les instances de jugement

1. Siège :
Président de la CRIEF : M. Francis Kova Zoumanigui;
Conseiller à la Chambre des appels de la CRIEF : M. Daye Mara;
Conseiller à la Chambre des appels de la CRIEF : M. Lansana Cissé;
Conseiller à la Chambre des appels de la CRIEF : M. Raymond Bambi Kamano;
Conseiller à la Chambre des appels de la CRIEF : M. Zakaria Koke Camara, précédemment, juge d’instruction au tribunal de première instance de Dubréka;
Conseillère à la Chambre des appels de la CRIEF : Mme Fatoumata Diouldé Diallo;
Président de la Chambre de contrôle de l’instruction, M. Ali Badra Koma, précédemment, doyen des juges d’instruction au tribunal de première instance de Kaloum;
Conseiller à la Chambre spéciale de contrôle de l’instruction, M. Aboubacar Conté;
Conseiller à la Chambre spéciale de contrôle de l’instruction, M. Celestin Camara;
Président de la Chambre de jugement de la CRIEF : M. Alpha Camara, précédemment, président de la cinquième section au tribunal de commerce de Conakry;
Conseiller à la Chambre de jugement de la CRIEF : M. Kanda Doumbouya;
Conseiller à la Chambre de jugement de la CRIEF : M. Mamadou Dian Diallo, précédemment, Juge au tribunal de première instance de Kaloum.
Président de la Chambre de l’instruction de la CRIEF : M. Robert Ouendouno;
Conseiller à la Chambre de l’instruction de la CRIEF : M. Lansana Keïta, précédemment, juge au tribunal de première instance de N’zérékoré.
2. Parquet
Substitut du procureur spécial près la CRIEF : M. Ousmane Sanoh;
Substitut du procureur spécial près la CRIEF : M. Biwon Millimono, précédemment, substitut du procureur de la République près le tribunal de première instance de Dixinn;
Substitut du procureur spécial près la CRIEF : M. Pierre Segbé Kamano, précédemment, substitut du procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou.

Un enjeu majeur pour la gouvernance judiciaire

À travers ces nominations, les autorités guinéennes entendent consolider le fonctionnement de la CRIEF, une juridiction spécialisée appelée à jouer un rôle central dans la lutte contre les infractions économiques et financières.

Cette recomposition intervient dans un contexte où les attentes en matière de transparence, de reddition des comptes et de bonne gouvernance demeurent élevées, faisant de la CRIEF un pilier essentiel du dispositif judiciaire national.

Mourana Soumah nouveau ministre de lEconomie et des Finances de la Guinee 360x320

Guinée : un pari politique assumé pour impulser une nouvelle dynamique dans le numérique et les médias.

La nomination de Mourana Soumah à la tête du ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, à la suite du remaniement gouvernemental de février 2026, a surpris plus d’un observateur. Peu d’analystes avaient anticipé le transfert de cet ancien haut cadre du Trésor vers un secteur aussi stratégique que celui du numérique et des médias.

Pourtant, derrière ce choix, le président de la transition, Mamadi Doumbouya, semble avoir voulu impulser une rupture, en misant sur un profil réputé rigoureux pour accélérer la transformation d’un secteur en quête de modernisation.

Un secteur en quête de transformation structurelle

Le pari présidentiel s’inscrit dans un contexte marqué par des décennies de sous-investissement dans les infrastructures numériques et audiovisuelles. Si des progrès ont été enregistrés ces dernières années, les défis restent importants, notamment en matière de connectivité, de modernisation des équipements et de structuration de l’écosystème médiatique.

Dans cette perspective, la nomination de Mourana Soumah apparaît comme une tentative de créer un électrochoc, en insufflant une nouvelle dynamique dans un département considéré comme stratégique pour le développement.

Un style managérial axé sur la performance

Depuis sa prise de fonction, le ministre imprime un rythme de travail soutenu. Décrit comme méthodique et exigeant, il privilégie une approche fondée sur des objectifs mesurables, la recherche de résultats concrets et l’optimisation des performances.

Lors des réunions de travail, il accorde une attention particulière aux détails, encourage les contributions de ses collaborateurs tout en exigeant précision et rigueur. Un style qui tranche avec certaines pratiques administratives et qui vise à renforcer l’efficacité de l’action publique.

Des premiers résultats visibles avec le projet TNT

Parmi les avancées notables, figure la relance du projet de télévision numérique terrestre (TNT), un chantier engagé depuis près d’une décennie. La promulgation récente de la loi relative à son financement, par le président Mamadi Doumbouya, constitue une étape décisive.

Ce projet, financé à hauteur d’environ 66 millions d’euros avec le concours de BPI France, prévoit notamment le déploiement d’infrastructures de diffusion, la modernisation des studios de production, ainsi que la numérisation des contenus audiovisuels à l’échelle nationale.

Au-delà de ses aspects techniques, la TNT est perçue comme un levier de transformation du paysage médiatique, avec des retombées attendues en matière de qualité de diffusion, de production de contenus et de valorisation culturelle.

Une vision inscrite dans la dynamique Simandou 2040

Cette dynamique s’inscrit dans la vision plus large des autorités, notamment à travers le programme Simandou 2040, qui ambitionne de moderniser les infrastructures et de renforcer la compétitivité de l’économie guinéenne.

Au sein du gouvernement dirigé par le Premier ministre Amadou Oury Bah, les projets liés au numérique et aux télécommunications figurent désormais parmi les priorités, avec notamment le développement de la fibre optique et l’extension des capacités de connectivité.

Accélérer la transformation numérique de la Guinée

Parmi les chantiers évoqués, figure l’extension du réseau de câbles, avec l’ambition d’atteindre près de 10 000 kilomètres contre environ 4 500 actuellement. L’objectif est de renforcer l’accès à internet et d’améliorer l’intégration de la Guinée dans l’économie numérique mondiale.

À travers ces initiatives, Mourana Soumah et son équipe entendent rattraper le retard accumulé et donner un nouveau visage au secteur des médias et de l’audiovisuel.

Au-delà des infrastructures, l’enjeu est aussi de structurer un écosystème capable de soutenir l’innovation, de créer des emplois et de favoriser l’émergence d’une économie numérique compétitive.