612260041 1274498648036766 4798658713082980481 n 360x320

Palais Mohammed V : le Gouvernement présente ses vœux de Nouvel An au Président de la République.

Les membres du Gouvernement ont présenté, ce mardi 6 janvier 2026, leurs vœux de Nouvel An au Président de la République, à l’occasion d’une cérémonie solennelle organisée au Palais Mohammed V, à Conakry. Cette rencontre institutionnelle, à forte portée symbolique, s’inscrit dans le respect de la tradition républicaine et marque l’ouverture officielle de l’année administrative et politique.

La délégation gouvernementale était conduite par le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Amadou Oury Bah. Elle comprenait également plusieurs membres du cabinet présidentiel, dont le Ministre Secrétaire général de la Présidence, le Général Amara Camara, ainsi que le Ministre Directeur de Cabinet du Président de la République, Djiba Diakité.

Au cours de la cérémonie, le Chef du Gouvernement a, au nom de l’ensemble de l’Exécutif, adressé ses vœux de santé, de succès et de réussite au Chef de l’État, tout en réaffirmant l’engagement du Gouvernement à accompagner le Président dans la mise en œuvre des orientations stratégiques définies pour la conduite de l’action publique. Il a souligné la nécessité de maintenir la cohésion institutionnelle, la rigueur dans la gestion des affaires publiques et la mobilisation collective au service de l’intérêt général.

En réponse, le Président de la République, Mamadi Doumbouya, a salué cette démarche républicaine et exhorté les membres du Gouvernement à poursuivre les efforts engagés en faveur de la stabilité, du développement et du renforcement de la souveraineté nationale. Il a rappelé l’importance de l’exemplarité, du sens de l’État et de la responsabilité dans l’exercice des fonctions publiques, particulièrement dans le contexte de refondation institutionnelle que traverse le pays.

Cette cérémonie de présentation des vœux de Nouvel An vient ainsi consacrer un moment de communion institutionnelle, tout en réaffirmant la volonté des autorités de travailler de manière concertée pour répondre aux attentes des populations et consolider les acquis du processus de transformation en cours.

Miniere 360x320

Dossier Mines 2025 en Guinée : défis relevés, réformes en cours et ambitions confirmées.

Le 11 novembre 2025 restera gravé comme une date clé dans l’histoire économique du pays. Après plus de deux décennies d’attente, la Guinée a officiellement lancé l’exploitation du gisement de fer de Simandou, l’un des plus grands au monde par ses réserves.

La cérémonie inaugurale s’est déroulée au port minéralier de Moribaya, en présence du président Mamadi Doumbouya, de plusieurs chefs d’État africains et de partenaires internationaux, marquant l’entrée effective du pays dans le cercle restreint des grands producteurs mondiaux de minerai de fer.

Ce lancement a été précédé, début octobre 2025, par la réception des quatre premières locomotives destinées au chemin de fer multi-usages du corridor minier transguinéen. Les travaux ferroviaires, incluant la ligne principale et ses bretelles, ont été réalisés par China Railway Group, tandis que la construction du port a été confiée à China Harbour Engineering Company.

Simandou est présenté par les autorités comme un levier de transformation structurelle, appelé à générer des recettes durables, des emplois qualifiés et des infrastructures structurantes à l’échelle nationale, avec des retombées économiques attendues dès 2026.

Réformes minières : modernisation et souveraineté accrue

Parallèlement à Simandou, l’année 2025 a été marquée par une accélération des réformes du cadastre minier, visant à renforcer la transparence, la traçabilité des permis et la crédibilité du secteur. L’annonce de la digitalisation de la gestion des titres miniers s’inscrit dans cette dynamique de modernisation administrative, destinée à limiter les pratiques opaques et à améliorer l’attractivité du climat des affaires.

Le gouvernement a également poursuivi une politique de rééquilibrage au profit de l’État, avec une implication accrue des structures publiques et parapubliques dans certains projets stratégiques, traduisant une volonté affirmée de souveraineté sur les ressources naturelles.

Bauxite et or : ambitions industrielles et transformation locale

Dans les filières bauxite et or, la Guinée confirme ses ambitions de montée en gamme industrielle. Les autorités ont multiplié les discours et initiatives en faveur de la transformation locale, notamment à travers le développement de raffineries, la promotion de champions nationaux et une meilleure intégration des chaînes de valeur.

Toutefois, ces ambitions se heurtent encore à plusieurs défis : insuffisance énergétique, besoins en capitaux lourds, maîtrise technologique et renforcement des compétences locales.

Des défis persistants malgré une année charnière

Si 2025 marque indéniablement une année de rupture, elle met aussi en lumière des interrogations majeures : capacité de l’État à capter durablement la rente minière, redistribution équitable des revenus, préservation de l’environnement et articulation entre exploitation minière et développement local.

Le défi pour les années à venir sera de transformer les avancées structurelles en bénéfices concrets pour les populations, tout en consolidant la gouvernance et la crédibilité internationale du secteur minier guinéen.

Macron et Doumbouya 360x320

La France salue l’élection de Mamadi Doumbouya et évoque la fin de la transition en Guinée.

La France a officiellement salué l’élection de Mamadi Doumbouya à la tête de la République de Guinée, à la suite de la validation définitive du scrutin présidentiel par la Cour suprême de Guinée. Selon plusieurs médias français, un entretien téléphonique s’est tenu dimanche soir entre le président français et le nouveau chef de l’État guinéen.

Au cours de cet échange, le président français aurait adressé ses félicitations à son homologue, soulignant le caractère déterminant de cette élection pour l’avenir institutionnel du pays. Il aurait notamment salué « une étape décisive vers l’achèvement de la transition », estimant que la proclamation des résultats définitifs marque un tournant politique majeur pour la Guinée.

Une reconnaissance internationale du processus électoral

Cette prise de position de Paris intervient après la confirmation, par la Cour suprême, de la victoire de Mamadi Doumbouya à l’issue du scrutin présidentiel. Elle s’inscrit dans une dynamique plus large de reconnaissance internationale du processus électoral guinéen, déjà salué par plusieurs partenaires et organisations régionales et internationales.

Pour la France, cet échange de haut niveau traduit la volonté d’accompagner la Guinée dans la consolidation de ses institutions démocratiques et dans la stabilisation politique post-transition.

Des relations bilatérales appelées à se renforcer

Au-delà du message de félicitations, cet entretien est également perçu comme un signal politique fort en faveur de la continuité du dialogue diplomatique entre la France et la Guinée. Les deux pays entretiennent des relations anciennes, fondées sur la coopération politique, économique, sécuritaire et culturelle.

Selon des sources proches du dossier, Paris souhaite désormais voir s’ouvrir une nouvelle phase de coopération, axée sur la stabilité institutionnelle, les réformes économiques et l’appui au développement, dans un contexte régional marqué par de nombreux défis sécuritaires et politiques.

Un message politique à portée symbolique

En saluant publiquement l’élection de Mamadi Doumbouya, la France envoie un message de normalisation progressive des relations avec Conakry après la transition. Cette reconnaissance est également interprétée comme un encouragement à poursuivre les réformes engagées et à renforcer l’État de droit.

Pour les autorités guinéennes, ce geste diplomatique constitue un appui symbolique important sur la scène internationale, à l’heure où le nouveau pouvoir entend asseoir sa légitimité et relancer les partenariats stratégiques du pays.