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Guinée : après l’investiture, les grands chantiers du mandat de Mamadi Doumbouya.

Lors de sa prestation de serment, quelques jours après la prise du pouvoir le 21 septembre 2021, le président Mamadi Doumbouya s’était engagé à instaurer un nouveau pacte de confiance entre l’État et les citoyens. Il promettait alors une Guinée ambitieuse, solidaire et respectée, fondée sur la performance, la justice sociale et la refondation des institutions.

Quatre années plus tard, cet engagement initial s’est transformé en un mandat populaire, porté par l’espoir d’une population en quête de stabilité et de renouveau. Désormais investi pour conduire la destinée nationale, le Chef de l’État se retrouve face à une équation complexe : par où commencer lorsque tout apparaît prioritaire et que les attentes sont immenses ?

Le capital humain, socle de la refondation nationale

Au cœur de ce nouveau mandat, le développement du capital humain s’impose comme une priorité stratégique. Santé, éducation et formation constituent les piliers d’une transformation durable. Le président est attendu sur sa capacité à investir davantage dans ces secteurs afin de bâtir une génération compétente, innovante et responsable.

Les effets positifs observés ces dernières années, souvent qualifiés d’« effet Doumbouya », ont permis à de nombreux jeunes d’accéder à des formations qualifiantes et à des responsabilités accrues dans l’administration et le secteur productif. Toutefois, ces avancées demeurent insuffisantes face à la croissance démographique et aux besoins structurels du pays. La consolidation de ces acquis et leur extension à l’ensemble du territoire constituent désormais un impératif.

Transformation économique et valorisation des ressources nationales

La refondation passe également par une transformation structurelle de l’économie. La valorisation des produits agricoles, le développement des chaînes de transformation locale et la réduction de la dépendance aux importations figurent parmi les leviers majeurs de création de richesse et d’emplois.

Le soutien au secteur privé national est appelé à jouer un rôle central, notamment à travers des programmes ciblés en faveur des villes secondaires. L’objectif est d’intégrer davantage les entreprises guinéennes dans les chaînes de valeur régionales et internationales, tout en faisant émerger des champions locaux capables de porter la compétitivité du pays.

Rigueur budgétaire et gouvernance économique

Sur le plan macroéconomique, la rigueur dans la gestion des finances publiques demeure une attente forte. L’optimisation des procédures administratives, l’amélioration du suivi des paiements, le renforcement de la mobilisation des recettes et la poursuite des réformes de gouvernance constituent des axes structurants du mandat.

La lutte contre la fraude financière, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme s’inscrit également dans cette dynamique. En renforçant les mécanismes de contrôle et de transparence, la Guinée ambitionne de se positionner comme un modèle de bonne gouvernance en Afrique de l’Ouest.

Jeunesse, femmes et stabilité : les piliers de l’avenir

Les politiques sociales restent étroitement liées à la jeunesse et aux femmes, considérées comme des acteurs centraux du développement. Formation, insertion professionnelle, entrepreneuriat et créativité constituent les principaux leviers pour transformer ce potentiel démographique en moteur de croissance.

Enfin, la stabilité et la sécurité demeurent des conditions essentielles à la réussite de l’ensemble de ces réformes. Sans un climat apaisé et sécurisé, aucun développement durable ne peut s’enraciner.

Un mandat sous le signe des choix stratégiques

À l’ouverture de ce nouveau chapitre, le président Mamadi Doumbouya fait face à des attentes élevées et à des défis multiples. Le succès de son mandat dépendra de sa capacité à hiérarchiser les urgences, à maintenir le cap des réformes engagées et à traduire les engagements politiques en résultats tangibles pour les populations.

La Guinée entre ainsi dans une phase décisive, où la refondation annoncée devra s’incarner dans des politiques cohérentes, inclusives et durables, à la hauteur des espoirs placés en ce nouveau départ.

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Guinée : Femmes et jeunesse au cœur du projet national, la vision présidentielle en action.

Dans les marchés, les exploitations agricoles, les foyers et les quartiers populaires de Guinée, les femmes et les jeunes constituent depuis des décennies la colonne vertébrale silencieuse de l’économie et de la cohésion sociale. Longtemps reléguée au second plan du débat public, cette réalité s’est progressivement imposée au centre du discours politique porté par le président Mamadi Doumbouya. Depuis le 5 septembre 2021, son action s’est accompagnée d’une orientation claire : revaloriser le rôle des femmes et structurer l’encadrement de la jeunesse comme leviers de stabilité et de développement.

Cette vision a trouvé son expression la plus solennelle lors de l’investiture présidentielle du 17 janvier 2026. À cette occasion, le chef de l’État a dédié son mandat aux femmes et à la jeunesse, qu’il a présentées comme des forces motrices de l’économie nationale, de la paix sociale et de la continuité républicaine. Un message fort, inscrit dans une trajectoire politique construite durant la transition et appelée à se consolider dans la durée.

Une inflexion politique amorcée dès la transition

Dès les premiers mois de gouvernance, les autorités ont affiché la volonté de repositionner les femmes au sein de l’appareil d’État, de l’économie locale et de la vie communautaire. La promotion de la présence féminine dans l’administration publique, l’accès accru aux postes de responsabilité et l’encouragement à l’auto-organisation économique — notamment à travers les coopératives et groupements d’intérêt économique — ont progressivement renforcé la visibilité sociale des femmes.

Si ces avancées demeurent inégalement réparties selon les secteurs et les territoires, elles traduisent néanmoins une inflexion politique assumée. L’objectif affiché est de rompre avec une marginalisation historique des femmes dans les circuits décisionnels, en reconnaissant leur rôle comme une composante structurante du développement national.

Autonomisation économique et reconnaissance sociale

Sur le plan économique, l’appui aux activités génératrices de revenus portées par des femmes — en particulier dans l’agriculture, la transformation artisanale et le petit commerce — a contribué à consolider les bases d’une autonomie financière plus large. Cette approche s’appuie sur une réalité profondément ancrée dans la société guinéenne : celle de femmes qui assurent, au quotidien, la survie des ménages et la stabilité des communautés, souvent dans des conditions de grande précarité.

En s’adressant directement à ces actrices de terrain dans ses messages publics, le président a choisi de reconnaître leur rôle social non plus comme une donnée informelle, mais comme un pilier à part entière de l’économie nationale. Cette reconnaissance symbolique s’accompagne d’une volonté de structuration, afin de transformer des initiatives de subsistance en activités productives durables.

Protection des femmes et avenir des jeunes filles

La protection des filles et des femmes occupe également une place croissante dans l’agenda public. Les campagnes de sensibilisation contre les violences basées sur le genre, le renforcement progressif des dispositifs d’accompagnement des victimes et l’implication accrue des autorités locales témoignent d’une volonté de rompre avec la banalisation de certaines pratiques, longtemps tolérées au nom de traditions mal interprétées.

L’éducation des jeunes filles est, dans ce cadre, présentée comme un levier central de transformation sociale à long terme. Maintenir les filles dans le système scolaire, lutter contre les abandons précoces et favoriser l’accès à la formation qualifiante constituent autant de priorités mises en avant. Une fille instruite devient une actrice économique, une mère mieux informée et une citoyenne plus apte à participer à la vie publique.

La jeunesse, moteur de transformation productive

Autre pilier du discours présidentiel, la jeunesse est envisagée dans une logique complémentaire à celle des femmes. Le pari assumé consiste à canaliser son énergie vers l’entrepreneuriat, la formation professionnelle et l’innovation locale. Les initiatives de soutien aux porteurs de projets, les cadres de dialogue entre investisseurs et jeunes entrepreneurs, ainsi que la valorisation de l’économie productive visent à rompre avec une culture de l’attente et de la dépendance.

L’ambition est de favoriser l’émergence d’une jeunesse autonome, responsable et créatrice de valeur. Toutefois, la portée réelle de ces dispositifs dépendra de leur capacité à s’inscrire dans la durée et à produire des effets mesurables en matière d’emploi et de cohésion sociale.

Un soutien politique à forte charge symbolique

Dans ce paysage, la relation entre le président et une partie significative des organisations féminines guinéennes revêt une dimension particulière. Leur mobilisation en amont de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, leur plaidoyer public et leur engagement matériel dans le processus électoral ont contribué à donner à ce scrutin une tonalité singulière.

Ce soutien, qui n’efface pas la diversité des opinions féminines dans le pays, s’est construit autour de gestes concrets posés durant la transition. La dédicace du mandat aux femmes peut ainsi être lue comme un acte de reconnaissance politique et sociale, dans un contexte où la parole donnée conserve une forte valeur symbolique.

Une vision fondée sur la complémentarité sociale

L’architecture de cette orientation repose sur une articulation entre reconnaissance sociale, inclusion institutionnelle et autonomisation économique. Les femmes y sont envisagées comme socle de la stabilité familiale et communautaire, tandis que la jeunesse est appelée à incarner le renouvellement productif et l’innovation. L’une garantit la continuité, l’autre porte la transformation.

En consacrant son mandat aux femmes et à la jeunesse, le président inscrit son action dans une lecture pragmatique de la société guinéenne, où une large part de la population repose sur ces deux forces longtemps sous-représentées dans les cercles de décision. La transition a servi de laboratoire politique ; le mandat qui s’ouvre marque une phase de consolidation.

Si les engagements annoncés se traduisent par des politiques cohérentes, inclusives et durables, la Guinée pourrait voir émerger un modèle de développement fondé sur celles et ceux qui, hier encore, étaient perçus comme périphériques, mais qui se trouvent désormais placés au cœur du récit national.

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Emploi et chômage en Guinée : les autorités corrigent les perceptions et livrent des chiffres actualisés.

La Guinée affiche des indicateurs du marché du travail nettement éloignés des estimations alarmistes souvent relayées dans le débat public. Selon les données officielles du Ministère du Travail et de la Fonction publique, le taux d’activité nationale est actuellement estimé à 54,2 %, tandis que le taux d’emploi s’établit à 51,6 %.

Ces statistiques ont été rendues publiques ce jeudi 15 janvier 2026, lors d’une conférence de presse organisée à Conakry, en présence du secrétaire général du ministère et du directeur national de l’Observatoire national du travail.

Un taux de chômage bien inférieur aux idées reçues

D’après les chiffres croisés de l’Institut national de la statistique (INS) et de l’Organisation internationale du travail (OIT), le taux de chômage global en Guinée se situe entre 4,8 % et 5,2 %.

Pour Aboubacar Kourouma, secrétaire général du ministère du Travail, ces chiffres appellent à une remise en question du discours dominant :

« Il existe un faux narratif autour du chômage en Guinée. On évoque souvent des taux de 70 ou 80 %, ce qui est totalement erroné. Ce type de discours ne reflète pas la réalité du pays et contribue surtout à décourager les populations. »

Les autorités soulignent que ces données sont établies conformément aux standards internationaux en matière de mesure de l’emploi, incluant le secteur informel, qui demeure prédominant dans l’économie guinéenne.

Jeunes et inactivité : un défi structurel

S’agissant de la situation des jeunes âgés de 15 à 24 ans, le directeur national de l’Observatoire national du travail, Alsény Niaré, a indiqué que le taux de chômage des jeunes est estimé à 7,3 %.

Toutefois, il a attiré l’attention sur un phénomène préoccupant :
près de 34 % des jeunes sont classés dans la catégorie NEET (ni en emploi, ni en études, ni en formation), une situation largement liée aux tâches domestiques, à la précarité sociale et à l’accès limité à la formation qualifiante.

Cette réalité pose un défi majeur en matière de politiques publiques, notamment en ce qui concerne l’insertion professionnelle, l’éducation technique et la formation professionnelle.

Fonction publique : un rajeunissement en cours

Concernant l’administration publique, les autorités mettent en avant une dynamique de renouvellement générationnel.
Selon le ministère, l’âge moyen des nouveaux fonctionnaires recrutés en 2024 est de 34 ans, contre 45 ans pour l’ensemble des agents actuellement en activité.

Cette évolution s’inscrit dans une stratégie visant à moderniser l’administration, renforcer ses compétences et améliorer la qualité du service public.

Vers une meilleure lecture du marché du travail

À travers cette communication, le gouvernement entend rétablir une lecture plus objective de la situation de l’emploi en Guinée, tout en reconnaissant les défis persistants liés à la jeunesse, à l’informalité et à la qualité des emplois. Les autorités appellent ainsi à un débat fondé sur des données fiables, afin d’orienter efficacement les réformes économiques et sociales à venir.

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Apprentissage et autonomisation des femmes : la Fondation Orange Guinée investit dans les compétences des métiers de demain.

Engagée de longue date en faveur de l’éducation, de l’employabilité des jeunes et de l’autonomisation économique des femmes, la Fondation Orange Guinée franchit une nouvelle étape stratégique. Avec l’appui de l’Agence française de développement et de la Fondation Orange Groupe, elle déploie un programme structurant destiné à renforcer les compétences autour des métiers de demain, dans une logique d’inclusion sociale et de développement durable.

Mis en œuvre sur la période janvier 2026 – second semestre 2028, ce programme ambitionne d’accélérer et de consolider des initiatives de formation innovantes, en ciblant prioritairement les femmes et les jeunes en situation d’insertion professionnelle. Il s’inscrit dans une vision globale visant à répondre aux défis de l’emploi, de la transition écologique et de la transformation numérique en Guinée.

Un investissement stratégique au service de l’inclusion

Doté d’un financement global de 163 000 euros, cofinancé par l’AFD et la Fondation Orange Groupe, le programme permettra à la Fondation Orange Guinée de renforcer la montée en puissance de ses FabLabs solidaires, notamment à Conakry et Coyah. Ces espaces d’apprentissage et d’innovation constituent aujourd’hui des leviers essentiels pour l’acquisition de compétences pratiques, la créativité et l’entrepreneuriat local.

À travers ce dispositif, la Fondation entend offrir des formations qualifiantes, adaptées aux réalités du marché du travail, tout en favorisant l’égalité des chances et l’autonomie économique des bénéficiaires.

Deux programmes phares au cœur du dispositif

Sanku Decor’Art – Ose Ton Emploi : créativité, écologie et insertion

Déployé au sein du SankuLab de Conakry, le programme Sanku Decor’Art – Ose Ton Emploi se distingue par son approche innovante, à la croisée de l’art, de la décoration intérieure et du recyclage. Il valorise une démarche écoresponsable fondée sur l’utilisation de matériaux recyclés tels que le carton, le cuir, le tissu ou le bois, combinée à des techniques de peinture artistique.

En complément, des formations gratuites en couture et broderie sont proposées à des jeunes femmes âgées de 16 à 25 ans, sans emploi. L’objectif est de former 125 bénéficiaires, avec un taux attendu de 30 % de sorties positives vers l’emploi ou l’auto-emploi, contribuant ainsi à une insertion professionnelle durable.

Le FabLab de Coyah : former aux métiers verts

Le FabLab de Coyah constitue le second pilier du programme. Spécialisé dans les métiers dits “verts”, il est mis en œuvre en collaboration avec le Ministère de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle et de l’Emploi (METFP-E).

Ce dispositif vise à former plus de 125 femmes à travers des parcours qualifiants axés sur l’employabilité, l’entrepreneuriat et l’autonomisation économique, tout en accompagnant la transition vers des activités respectueuses de l’environnement.

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Boké : l’axe Dabis–Kébou en chantier pour renforcer la mobilité transfrontalière avec la Guinée-Bissau.

Dans la région administrative de Boké, les travaux d’aménagement routier entre Dabis et Kébou progressent de manière significative. Ce projet d’infrastructure, jugé stratégique par les autorités, vise à finaliser un corridor essentiel reliant la Guinée à la Guinée-Bissau, tout en améliorant durablement les conditions de circulation dans le Kakandé.

Inscrit dans la politique nationale de modernisation des infrastructures de transport, ce chantier ambitionne de désenclaver plusieurs localités rurales, de fluidifier les échanges commerciaux et de faciliter les déplacements des personnes et des biens entre les deux pays voisins. À terme, cet axe routier devrait jouer un rôle clé dans la dynamisation de l’économie locale, notamment pour les activités agricoles, minières et commerciales fortement présentes dans la région de Boké.

Selon des sources techniques impliquées dans le projet, les travaux portent à la fois sur le reprofilage de la chaussée, le renforcement de la structure routière, l’aménagement des ouvrages de drainage et la sécurisation de certains points sensibles, particulièrement en période hivernale. L’objectif est de garantir une route praticable en toute saison, réduisant ainsi les coupures fréquentes observées par le passé.

Au-delà de son impact local, l’axe Dabis–Kébou s’inscrit dans une vision plus large d’intégration sous-régionale. Il constitue un maillon important des corridors transfrontaliers visant à renforcer la coopération économique et sociale entre la Guinée et la Guinée-Bissau. Les populations riveraines, longtemps confrontées à l’isolement et à des difficultés d’accès aux services de base, expriment déjà l’espoir de voir leurs conditions de vie s’améliorer grâce à cette infrastructure.

Les autorités locales et les services techniques suivent de près l’évolution du chantier, appelant à la poursuite des travaux dans le respect des normes de qualité et des délais fixés. Une fois achevé, ce tronçon routier devrait contribuer à renforcer la connectivité régionale, la sécurité des déplacements et la circulation des échanges, confirmant ainsi le rôle stratégique de Boké comme zone de convergence économique et frontalière.

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Investiture présidentielle : les administrateurs territoriaux mobilisés pour la cérémonie du 17 janvier à Conakry

À l’approche de l’investiture du Président de la République, Mamadi Doumbouya, les autorités guinéennes renforcent les dispositions organisationnelles. Tous les administrateurs territoriaux du pays ont été officiellement convoqués à Conakry pour prendre part à cette cérémonie majeure de la vie institutionnelle nationale.

Dans une correspondance officielle émise par le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), les gouverneurs de régions, préfets, sous-préfets ainsi que les présidents des délégations spéciales sont instruits de rallier la capitale au plus tard quarante-huit heures avant la date prévue de l’événement. Cette mesure vise à garantir une participation complète et ordonnée de l’ensemble de l’administration territoriale à cette cérémonie solennelle.

Outre leur présence institutionnelle, les responsables locaux sont également invités à se rendre au Camp Alpha Yaya Diallo, où ils devront procéder au retrait des tenues de parade spécialement prévues pour l’investiture. Cette étape s’inscrit dans le souci d’uniformité, de discipline et de solennité attaché à l’événement.

La cérémonie d’investiture est programmée pour le 17 janvier 2026 au Stade Général Lansana Conté, à Conakry. Elle marquera officiellement l’entrée en fonction du Président élu et constituera un moment clé de la transition institutionnelle vers la Cinquième République.

Par cette mobilisation générale de l’administration territoriale, les autorités entendent assurer une organisation rigoureuse et symboliser l’adhésion de l’ensemble des structures déconcentrées de l’État à ce rendez-vous historique pour la nation guinéenne.

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Boké : la Fonction publique lance le Fichier unique et l’Espace agent FUGAS, un tournant dans la modernisation administrative.

La Direction générale de la Fonction publique a procédé, ce lundi 12 janvier 2026 à Boké, au lancement officiel du Fichier unique de l’État et à la vulgarisation de l’Espace agent FUGAS, marquant une étape majeure dans la transformation numérique de l’administration guinéenne. La cérémonie s’est tenue en présence des autorités administratives régionales, des cadres publics et des responsables des ressources humaines des cinq préfectures de la région de Boké.

Ce lancement intervient à l’issue d’un cycle de formations destiné à renforcer les capacités opérationnelles et managériales des directeurs des ressources humaines (DRH), désormais chargés d’accompagner les agents de l’État dans l’appropriation des outils digitaux. L’initiative s’inscrit dans la volonté d’installer une fonction publique plus efficace, transparente et orientée vers la performance.

Dans son exposé, le directeur général de la Fonction publique, Guirassy, a mis en avant le rôle central du data center administratif, présenté comme un levier stratégique de gouvernance. Selon lui, ce dispositif a permis la démocratisation et la sécurisation des données de 130 946 agents publics, dont 36 780 femmes, la répartition des effectifs par tranche d’âge, l’orientation des politiques de formation, ainsi que la détection automatisée des fraudes et des doublons. Il a également évoqué l’apport du système à la modélisation des politiques de logement social.

Toujours selon la Direction générale, ces réformes ont généré, entre 2024 et 2026, plus de 240 milliards de francs guinéens et favorisé la création de 20 000 emplois dans le cadre des actions engagées sous le CNRD. « Nous sommes au cœur de la plus grande transformation digitale jamais engagée dans l’administration publique guinéenne », a affirmé le directeur général.

Présentant le module « Espace agent FUGAS », le directeur général adjoint, Alhassane Bangoura, a détaillé les modalités d’accès aux informations administratives et les fonctionnalités destinées à simplifier la vie professionnelle des agents de l’État.

Pour la cheffe de cabinet du ministère du Travail et de la Fonction publique, Hassanatou Bah, ces innovations répondent à l’ambition de bâtir une administration moderne, alignée sur la vision stratégique Simandou 2040. Elle a souligné que l’Espace agent FUGAS contribue également à une meilleure maîtrise des effectifs et de la masse salariale.

Les autorités régionales ont, pour leur part, salué une réforme structurante, rappelant que sa réussite dépendra de l’engagement des responsables des ressources humaines et de l’accompagnement constant de l’administration territoriale.

Lancé dans le sillage de la vision portée par le président de la République, Mamadi Doumbouya, le Fichier unique et l’Espace agent FUGAS s’imposent comme des instruments clés d’une gouvernance publique plus rigoureuse, plus transparente et plus proche des agents de l’État. La cérémonie s’est achevée par un panel de haut niveau consacré aux enjeux et perspectives de la digitalisation de la Fonction publique en Guinée.

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Guinée : le MIPME lance LANDAYA, une plateforme numérique au cœur de la modernisation administrative.

Le ministère de l’Industrie et des Petites et Moyennes Entreprises (Ministère de l’Industrie et des Petites et Moyennes Entreprises) a officiellement lancé, ce lundi à Kaloum, la plateforme digitale LANDAYA, un nouvel outil destiné à transformer en profondeur la gestion administrative du département. La cérémonie a été présidée par la ministre, Diaka Sidibé, en présence des cadres du ministère et de représentants du secteur industriel national.

Présentée comme un levier stratégique de modernisation, LANDAYA vise à simplifier, sécuriser et automatiser l’ensemble des procédures administratives relevant du MIPME. À travers cette initiative, les autorités entendent réduire les délais de traitement, améliorer la qualité du service public et renforcer la transparence dans les relations entre l’administration et les acteurs économiques.

S’exprimant à cette occasion, la ministre a rappelé que ce projet s’inscrit dans la dynamique globale de réformes engagée par le gouvernement depuis l’accession au pouvoir du président de la République, le Général Mamadi Doumbouya. Elle a souligné que la digitalisation constitue un pilier central de la transformation de l’administration publique, avec pour objectif de rompre avec les lourdeurs bureaucratiques et d’instaurer une gouvernance plus efficace et orientée vers les résultats.

Le choix du nom LANDAYA, a expliqué Dr Diaka Sidibé, renvoie à une notion issue du terroir guinéen, symbolisant la conscience de l’État, la responsabilité et la relation de confiance entre l’administration et le secteur privé. Cette appellation s’inscrit également dans une démarche de valorisation de l’identité nationale et de promotion de standards élevés dans la gestion publique.

Sur le plan opérationnel, la plateforme permettra la centralisation et la sécurisation de toutes les demandes de documents administratifs du ministère. Les procédures y sont harmonisées, entièrement traçables et consultables en temps réel par les usagers, depuis le dépôt des dossiers jusqu’à leur délivrance. Des outils de pilotage, de suivi et d’évaluation sont intégrés afin d’améliorer la performance des services et de faciliter la prise de décision.

Au-delà de l’aspect administratif, LANDAYA ambitionne également d’avoir un impact économique significatif. La ministre a mis en avant la contribution de la plateforme à la sécurisation et à la mobilisation des recettes publiques, à la lutte contre les doublons et à la protection des données administratives. Elle facilite par ailleurs l’accès à l’information pour les entreprises, dans un environnement plus transparent et plus prévisible.

À noter que l’ancienne plateforme PLAGED est désormais remplacée par LANDAYA, accessible à l’adresse officielle www.landaya.gn, marquant une nouvelle étape dans la digitalisation de l’administration économique guinéenne.

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Boké : Mohamed Lamine Sy Savané remercie les populations du Kakandé après la présidentielle.

Quelques jours après la proclamation des résultats définitifs de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, le ministre directeur de cabinet de la Primature, Mohamed Lamine Sy Savané, effectue un séjour dans la région administrative de Boké. Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une tournée de remerciements du gouvernement à l’endroit des populations du Kakandé, saluées pour leur mobilisation et leur soutien.

Dès son arrivée, l’émissaire du gouvernement a présidé, le samedi 10 janvier 2026, une cérémonie de lecture du Saint Coran. Cette initiative religieuse était dédiée à la consolidation de la paix, à la cohésion sociale et à l’accompagnement de la vision de transformation socio-économique impulsée par le président de la République, Mamadi Doumbouya. Les prières ont également porté sur la stabilité institutionnelle et le développement durable de la région de Boké.

À l’issue de cette cérémonie, Mohamed Lamine Sy Savané a rendu une visite de courtoisie au patriarche du Kakandé, Sanoussy Niokoro Camara, figure respectée de la région, marquant ainsi l’importance accordée aux autorités morales et traditionnelles dans la dynamique nationale.

La journée s’est poursuivie par un grand meeting populaire de remerciements, au cours duquel les populations ont été félicitées pour leur engagement lors du référendum constitutionnel et pour leur soutien massif au chef de l’État. Les intervenants ont mis en avant les axes majeurs de l’action présidentielle, fondés sur la rigueur, la culture du travail et la promotion du progrès.

Prenant la parole, le président de la délégation spéciale de la commune urbaine de Boké, Aboubacar N’Diaye, a réaffirmé l’engagement des autorités locales et de l’ensemble des couches sociales à accompagner le président de la République dans la mise en œuvre de ses projets de développement.

S’exprimant en langue nationale soussou, le directeur régional de campagne du président à Boké, le général Mathurin Bangoura, a salué la fidélité des populations du Kakandé, estimant que le score obtenu lors du scrutin présidentiel constitue une reconnaissance des actions menées par le chef de l’État en faveur de la région. Il a appelé à tourner définitivement la page des divisions, déclarant que « la haine, la division ethnique et l’opposition stérile doivent désormais appartenir au passé dans le Kakandé ».

La rencontre s’est achevée par des prières formulées par les notabilités et leaders religieux, invoquant la longévité du chef de l’État et réaffirmant leur adhésion aux idéaux de paix, d’unité nationale et de développement prônés par les autorités guinéennes.

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Diplomatie culturelle : deux figures du cinéma américain en route vers la nationalité guinéenne.

Une séquence inédite de la diplomatie culturelle guinéenne s’est ouverte ce jeudi à l’aéroport international Ahmed Sékou Touré, avec l’arrivée remarquée de deux figures du cinéma hollywoodien. Jonathan Majors et Meagan Good ont été accueillies avec les honneurs par les plus hautes instances du ministère de la Culture. Accueillis avec les honneurs par des responsables du ministère de la Culture et de l’Artisanat, les acteurs entament un séjour officiel qui devrait s’achever par l’obtention de la nationalité guinéenne.

La délégation gouvernementale, conduite par la secrétaire générale du ministère, Mme Ramatoulaye Camara, représentait le ministre Moussa Moïse Sylla. Elle a salué un moment « fort et symbolique » pour la Guinée, inscrit dans la dynamique de rayonnement culturel et d’ouverture internationale impulsée par le président de la République, Mamadi Doumbouya. ​

« C’est avec beaucoup de fierté et d’honneur que nous recevons ces acteurs du cinéma hollywoodien qui foulent pour la première fois le sol de la Guinée. Cette visite s’inscrit dans la dynamique de rayonnement international voulue par Son Excellence, le président de la République, le Général Mamadi Doumbouya », a-t-elle déclaré.

Une naturalisation à forte portée symbolique

Au-delà du caractère protocolaire de la visite, l’événement revêt une dimension historique. Les deux artistes ont exprimé leur volonté d’acquérir la nationalité guinéenne, un choix présenté comme un acte de reconnaissance des liens profonds entre la Guinée et sa diaspora afro-descendante.

Ce processus de naturalisation, voulu et assumé, s’inscrit dans une démarche de retour aux sources et de valorisation des racines africaines. À travers cet acte, les autorités guinéennes entendent renforcer leur diplomatie culturelle et affirmer la place du pays comme terre d’accueil, de mémoire et de projection internationale.