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Guinée : Amadou Oury Bah félicite les 26 lauréats admis dans les grandes écoles africaines de statistique.

Le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, a reçu en audience les 26 candidats guinéens admis dans plusieurs grandes écoles africaines spécialisées en statistique et en démographie, à la suite du concours d’entrée organisé par l’Institut national de la statistique.

Cette performance marque une progression notable pour la formation de compétences nationales dans les domaines de la statistique, de la démographie et de l’analyse des données. Parmi les 26 admis, 21 sont issus des Classes préparatoires aux grandes écoles de Dalaba, témoignant des résultats obtenus par cette filière dans la préparation des jeunes aux formations scientifiques de haut niveau.

Les statistiques au service de la gouvernance

Lors de la rencontre, Amadou Oury Bah a félicité les lauréats pour leurs résultats et les a encouragés à poursuivre leur parcours avec rigueur et détermination.

Le chef du Gouvernement a également souligné l’importance stratégique de la statistique dans la conduite des politiques publiques. Selon lui, la disponibilité de données fiables et de qualité constitue un outil essentiel pour anticiper les évolutions, planifier les investissements et orienter efficacement les décisions de l’État.

Cette rencontre met ainsi en lumière l’importance accordée au développement des compétences scientifiques et techniques en Guinée. La formation de statisticiens et de démographes qualifiés doit notamment contribuer à améliorer la production et l’analyse des données nécessaires à la planification du développement national.

À travers cette réussite, les 26 lauréats représentent une nouvelle génération de compétences appelées à jouer un rôle dans la modernisation de l’administration publique et dans l’amélioration de la gouvernance fondée sur les données.

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Guinée : l’ISFAD devient l’Université Numérique de Guinée pour accélérer la transformation de l’enseignement supérieur.

La Guinée franchit une nouvelle étape dans la modernisation de son système d’enseignement supérieur. Le président de la République a signé, ce jeudi 30 juillet 2026, un décret portant transformation de l’Institut Supérieur de Formation à Distance (ISFAD) en Université Numérique de Guinée (UNG).

Cette réforme marque la volonté des autorités de renforcer l’offre de formation universitaire à distance et d’intégrer davantage les outils numériques dans l’enseignement supérieur. Elle intervient dans un contexte où l’accès à l’université demeure un enjeu majeur, notamment face à l’augmentation du nombre de bacheliers et aux besoins croissants en compétences adaptées aux évolutions du marché du travail.

Une université publique dotée d’une autonomie de gestion

Selon les dispositions du décret présidentiel, l’Université Numérique de Guinée est érigée en Établissement public à caractère scientifique (EPS). Elle bénéficie à ce titre de la personnalité juridique, d’un patrimoine propre et d’une autonomie de gestion.

L’institution est appelée à exercer ses missions dans l’intérêt général et devra respecter plusieurs principes fondamentaux du service public, notamment l’égalité, la neutralité, l’impartialité, l’objectivité et la laïcité.

Sur le plan institutionnel, l’UNG sera placée sous la tutelle technique du ministère chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Sa tutelle financière relèvera, quant à elle, du ministère en charge de l’Économie et des Finances.

Cette organisation vise à garantir un encadrement institutionnel clair tout en permettant à la nouvelle université de disposer d’une marge de manœuvre dans la gestion de ses activités et le développement de ses programmes.

Le numérique comme levier d’accès à l’enseignement supérieur

La principale mission de l’Université Numérique de Guinée sera de proposer des formations universitaires et continues en fonction des besoins du pays, en s’appuyant principalement sur une plateforme numérique et sur différents dispositifs d’enseignement et de formation à distance.

L’ambition est de permettre à un plus grand nombre d’apprenants d’accéder à des formations universitaires de qualité, indépendamment de leur lieu de résidence ou de leur capacité à suivre un cursus classique en présentiel.

La création de cette université répond ainsi à plusieurs défis auxquels est confronté le système éducatif guinéen, notamment l’augmentation des effectifs étudiants, la nécessité de diversifier les modalités d’apprentissage et l’adaptation des formations aux mutations technologiques et économiques.

Des formations innovantes pour les nouveaux bacheliers

Le décret attribue à l’UNG plusieurs missions prioritaires. L’établissement devra notamment proposer aux nouveaux bacheliers des filières de formation innovantes et porteuses, en cohérence avec les besoins du développement national et les perspectives d’évolution du marché de l’emploi.

L’université aura également pour objectif de mettre à la disposition du public des formations en ligne de haut niveau, accessibles au plus grand nombre.

Cette orientation vise notamment à démocratiser l’accès aux études supérieures et à offrir de nouvelles possibilités aux étudiants qui, pour des raisons géographiques, économiques ou professionnelles, ne peuvent pas toujours suivre un parcours universitaire traditionnel.

La formation continue au cœur du dispositif

Au-delà de la formation initiale, l’Université Numérique de Guinée aura également pour mission de soutenir la formation tout au long de la vie.

L’établissement devra notamment répondre aux besoins des professionnels et des entreprises en matière de formation continue, dans un environnement où l’évolution rapide des technologies impose une actualisation régulière des compétences.

Cette dimension pourrait permettre à l’UNG de jouer un rôle important dans l’accompagnement de la transformation du marché du travail, en proposant des parcours de perfectionnement et de reconversion adaptés aux besoins des secteurs économiques.

Une gouvernance ouverte aux acteurs socio-professionnels

Le décret fixe également le cadre de gouvernance de la nouvelle institution. L’Université Numérique de Guinée sera administrée par un Conseil d’administration composé de onze membres.

Cette instance comprendra notamment un représentant du ministère chargé de l’Enseignement supérieur, un représentant du ministère chargé des Finances, ainsi que trois représentants du secteur socioprofessionnel.

La communauté universitaire sera également représentée avec deux enseignants-chercheurs, un représentant des étudiants et un représentant du personnel non enseignant. Deux personnes ressources compléteront la composition du Conseil d’administration.

Cette configuration traduit la volonté d’associer plusieurs parties prenantes à la gouvernance de l’établissement, notamment les pouvoirs publics, la communauté universitaire et le monde professionnel.

Un nouvel outil pour accompagner la transformation du système universitaire

Avec la transformation de l’ISFAD en Université Numérique de Guinée, les autorités entendent faire du numérique un levier stratégique pour élargir l’accès à l’enseignement supérieur et diversifier l’offre de formation.

La réussite de cette réforme dépendra toutefois de plusieurs facteurs, notamment la qualité et la stabilité des infrastructures numériques, l’accès à Internet, la disponibilité des équipements, la formation des enseignants aux méthodes d’enseignement à distance ainsi que la capacité de l’institution à garantir la qualité et la reconnaissance des diplômes délivrés.

L’UNG devra également relever le défi de l’inclusion numérique afin que la formation à distance bénéficie au plus grand nombre, y compris aux étudiants vivant dans les zones où l’accès aux technologies demeure limité.

À travers cette réforme, la Guinée pose néanmoins les bases d’un nouveau modèle d’enseignement supérieur, davantage tourné vers le numérique, la flexibilité et l’apprentissage tout au long de la vie. La transformation de l’ISFAD en Université Numérique de Guinée marque ainsi une étape importante dans l’adaptation du système universitaire aux nouveaux enjeux de formation et de développement des compétences.

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Sénégal : Concours général 2026, la Nation célèbre ses cracks aujourd’hui.

Le Concours général sénégalais (Cgs) célèbre, ce jeudi 30 juillet, sa 60ᵉ édition au Grand Théâtre national Doudou Ndiaye Coumba Rose. Présidée par le Chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, la cérémonie solennelle mettra à l’honneur, comme à l’accoutumée, les meilleurs élèves du pays.

Soixante ans après sa création, le Concours général sénégalais (Cgs) demeure l’une des plus prestigieuses distinctions du système éducatif sénégalais. L’édition 2026, placée sous la présidence du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, s’inscrit dans une dynamique de célébration de l’excellence scolaire et de transmission des valeurs citoyennes fondées sur le mérite.

Organisée au Grand Théâtre national Doudou Ndiaye Coumba Rose, la cérémonie réunira les meilleurs élèves de la Nation autour d’un thème en résonance avec un rendez-vous historique. Intitulé « Le Sénégal à l’heure des Joj 2026 : refonder le sens du bien commun à l’école des valeurs olympiques », celui-ci établit un lien entre la réussite scolaire et les idéaux de dépassement de soi, de solidarité et de respect portés par les Jeux olympiques de la jeunesse que le Sénégal accueillera du 31 octobre au 13 novembre 2026.

Lors de la cérémonie, un hommage sera rendu à la marraine de l’édition, le Professeur Awa Marie Coll Seck, ancienne ministre de la République, dont le parcours est salué comme une référence d’excellence, de compétence et d’engagement au service de la nation. Les résultats publiés par le ministère de l’Éducation nationale traduisent la bonne santé de cette compétition d’élite.

129 distinctions, dont 69 Prix et 60 Accessits

Au total, 3 690 candidats ont pris part aux épreuves ; soit une progression de 122 élèves par rapport à 2025. Les filles représentent 61,27 % des effectifs avec 2 261 candidates. À l’issue des délibérations, 129 distinctions, dont 69 Prix et 60 Accessits seront remises aux 118 lauréats. Les établissements publics confirment leur domination en remportant près de 80 % des distinctions, tandis que les filières scientifiques concentrent la majorité des lauréats avec 83 distinctions.

Pour la deuxième année consécutive, Ameth Babou, élève en Terminale S1 au Prytanée militaire, Charles N’Tchoréré de Saint-Louis, décroche le titre de meilleur élève du Sénégal. Avec 68 points et 4 premiers Prix, notamment en français, en citoyenneté et droits de l’homme, en dissertation philosophique et en physique, il confirme un parcours exceptionnel, renseigne un communiqué du ministère de l’Éducation nationale.

Cette édition marque également un tournant en matière d’inclusion. Pour la première fois, les élèves non-voyants de l’Institut national d’éducation et de formation des jeunes aveugles (Inefja) de Thiès ont concouru dans les mêmes conditions que les autres candidats. Le palmarès s’ouvre aussi à de nouveaux établissements, témoignant d’un élargissement de la carte de l’excellence scolaire à travers le pays.

Pour célébrer ce jubilé, le ministère de l’Éducation nationale procédera à la présentation d’un ouvrage intitulé : « Le Concours général au Sénégal, miroir de la nation » ainsi qu’au lancement d’une exposition immersive retraçant six décennies d’histoire d’une institution qui continue d’incarner l’excellence académique et le mérite dans notre système éducatif.

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La nouvelle ministre Bintou Keïta entend inscrire son action dans la continuité des réformes engagées.

Nommée à la tête du ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Bintou Keïta a officiellement pris ses fonctions ce mercredi 29 juillet 2026. La cérémonie de passation de service avec son prédécesseur, Alpha Bacar Barry, a été placée sous le signe de la continuité et de la consolidation des réformes engagées pour transformer le système éducatif guinéen.

Cette transition intervient alors que le secteur de l’éducation demeure au cœur des priorités nationales, avec des enjeux qui concernent aussi bien l’amélioration de la qualité des apprentissages que le renforcement des infrastructures scolaires, la formation professionnelle et l’adéquation entre les compétences des jeunes et les besoins de l’économie.

Bintou Keïta mise sur la continuité et l’action collective

Prenant officiellement les rênes du ministère, Bintou Keïta a, à son tour, rendu hommage au travail accompli par son prédécesseur. La nouvelle ministre a affirmé sa volonté de s’inscrire dans une logique de continuité, tout en apportant sa propre dynamique aux réformes du secteur.

Consciente de l’ampleur des défis à relever, elle s’est toutefois montrée confiante quant aux capacités du département à poursuivre sa transformation.

« Je mesure pleinement l’ampleur des défis qui nous attendent, mais je suis également convaincue que notre ministère dispose des compétences, des ressources humaines et de la volonté nécessaires pour poursuivre la transformation de notre système éducatif », a-t-elle déclaré.

Pour Bintou Keïta, les acquis enregistrés ces dernières années constituent une base sur laquelle il convient désormais de s’appuyer pour accélérer les changements.

« Rien qu’à la lecture de tout ce qui a été accompli, je suis confiante que nous avons les fondations pour aller de l’avant », a-t-elle ajouté.

La poursuite des réformes au cœur de la nouvelle feuille de route

La nouvelle ministre a clairement indiqué que la continuité des réformes engagées constituera l’un des principaux axes de son action. Elle a toutefois insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective pour atteindre les objectifs fixés au secteur éducatif.

« Je place mon mandat sous le signe de la continuité des réformes engagées. Ses priorités ne pourront être atteintes que grâce à un engagement collectif », a-t-elle souligné.

Dans cette perspective, Bintou Keïta a lancé un appel à l’ensemble des acteurs du système éducatif, notamment les cadres du ministère, les partenaires sociaux, les organisations syndicales, les parents d’élèves ainsi que les partenaires techniques et financiers.

La nouvelle ministre entend ainsi favoriser une approche fondée sur la concertation et la synergie d’action, dans un secteur où les réformes nécessitent une implication durable de l’ensemble des parties prenantes.

L’éducation au service du développement et de la vision « Simandou 2040 »

En clôturant son intervention, Bintou Keïta a rappelé la dimension stratégique de l’éducation dans le développement économique et social de la Guinée.

« L’éducation demeure le premier investissement pour l’avenir d’une nation. C’est par elle que se construisent le capital humain, la citoyenneté, la paix, la cohésion sociale, l’innovation et la prospérité », a-t-elle déclaré.

La nouvelle ministre a également établi un lien entre la transformation du système éducatif et les ambitions nationales de développement, en particulier celles portées par le programme Simandou 2040. Elle estime que la formation d’un capital humain qualifié constitue une condition essentielle à la réussite des grands projets économiques et industriels envisagés par le pays.

« Je suis persuadée qu’ensemble, dans le respect de la vision du Président de la République, nous poursuivrons avec succès les réformes engagées et construirons un système éducatif plus performant, plus inclusif, davantage tourné vers les orientations du programme Simandou 2040 », a-t-elle conclu.

 

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Le Sénégal franchit une nouvelle étape vers une politique linguistique au service de l’école.

Le Sénégal amorce une nouvelle étape dans la transformation de son système éducatif avec l’élaboration de son premier Document de politique linguistique nationale (DPLN). Ce cadre stratégique entend redéfinir la place des langues nationales dans l’éducation, la transmission des savoirs et la préservation du patrimoine culturel, tout en renforçant leur contribution au développement du capital humain.

La validation technique du document s’est tenue mardi 28 juillet 2026 à Dakar, à l’occasion d’un atelier présidé par Moustapha Mamba Guirassy, ministre de l’Éducation nationale. La rencontre a réuni plusieurs catégories d’acteurs engagés dans les politiques éducatives et linguistiques : universitaires, linguistes, chercheurs, spécialistes de l’éducation, représentants de la société civile ainsi que partenaires techniques et financiers.

À travers cette démarche, les autorités sénégalaises ambitionnent de construire un système éducatif davantage en phase avec les réalités linguistiques, culturelles et sociales du pays.

Un cadre stratégique pour repenser l’apprentissage

Fruit d’un processus de réflexion, de concertation et d’expertise, le DPLN est appelé à devenir un document de référence pour l’orientation des politiques publiques relatives aux langues. Son objectif est notamment de favoriser l’émergence d’un environnement éducatif dans lequel les langues nationales occupent une place plus importante dans l’acquisition et la transmission des connaissances.

Au-delà de leur fonction de communication, ces langues constituent en effet des vecteurs de savoirs endogènes, de mémoire collective et d’identité culturelle. Leur meilleure intégration dans le système éducatif est ainsi présentée comme un moyen de rapprocher l’école des réalités quotidiennes des apprenants et de renforcer leur capacité à comprendre et à assimiler les enseignements.

Cette orientation repose sur un principe central : la maîtrise de la langue première peut faciliter les apprentissages fondamentaux et favoriser une meilleure appropriation des connaissances. L’ambition est donc de permettre aux enfants d’accéder aux premiers enseignements dans une langue qu’ils comprennent et pratiquent, avant de développer progressivement leurs compétences dans d’autres langues, notamment le français.

Le plurilinguisme présenté comme un levier de réussite scolaire

Pour les autorités éducatives, la promotion des langues nationales ne s’inscrit pas dans une logique de substitution, mais dans une approche fondée sur le plurilinguisme. Il s’agit de valoriser les compétences linguistiques des élèves tout en leur permettant d’acquérir progressivement la maîtrise de plusieurs langues nécessaires à leur parcours scolaire, professionnel et citoyen.

Cette approche s’inscrit dans la dynamique de refondation curriculaire engagée par le Sénégal. Celle-ci vise à faire évoluer les contenus et les méthodes d’enseignement afin de construire une école plus inclusive, plus équitable et davantage adaptée aux réalités du pays.

Dans cette perspective, le plurilinguisme est considéré comme une richesse et un atout stratégique. Il doit permettre de mieux prendre en compte la diversité culturelle et linguistique du Sénégal, tout en préparant les jeunes générations à évoluer dans un environnement national, africain et international de plus en plus interconnecté.

Une ambition qui dépasse le cadre de l’école

La portée du DPLN dépasse toutefois la seule question de l’enseignement. À travers cette politique, le Sénégal entend également renforcer la reconnaissance institutionnelle des langues nationales et leur contribution à la construction d’une société fondée sur ses propres ressources culturelles, intellectuelles et scientifiques.

Cette orientation rejoint les ambitions affichées dans la vision « Sénégal 2050 », qui accorde une place importante à la valorisation du savoir, à l’innovation et au développement d’un capital humain capable de soutenir la transformation économique et sociale du pays.

La politique linguistique apparaît ainsi comme un élément d’une réflexion plus large sur la souveraineté éducative et culturelle. En donnant davantage de place aux langues nationales dans la production et la transmission des connaissances, les autorités souhaitent favoriser l’émergence d’un modèle éducatif mieux enraciné dans les réalités sénégalaises, tout en restant ouvert sur le monde.

Prenant la parole lors de l’atelier de validation technique, le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, a réaffirmé la volonté du gouvernement de poursuivre une démarche fondée sur la concertation et la co-construction.

Le ministre a salué l’implication des différents acteurs ayant contribué à l’élaboration du document, notamment le comité scientifique de la Refondation curriculaire, les experts nationaux et internationaux ainsi que les partenaires techniques et financiers.

La validation technique constitue désormais une étape importante dans le processus d’élaboration de cette politique linguistique nationale. Elle ouvre la voie à la poursuite des travaux nécessaires à sa mise en œuvre et à sa traduction concrète dans le système éducatif.

De la politique à la réalité des salles de classe

Le véritable enjeu résidera désormais dans la capacité du Sénégal à transformer les orientations du DPLN en actions concrètes. La généralisation de l’utilisation des langues nationales dans l’éducation suppose en effet de relever plusieurs défis, notamment la formation des enseignants, la production de supports pédagogiques adaptés, la standardisation et la disponibilité des ressources linguistiques ainsi que l’accompagnement des établissements scolaires.

La réussite de cette politique dépendra également de la capacité à articuler efficacement les différentes langues d’enseignement et à garantir aux élèves une continuité pédagogique tout au long de leur parcours.

Avec ce premier Document de politique linguistique nationale, le Sénégal pose néanmoins les bases d’une nouvelle réflexion sur le rôle des langues dans l’éducation et la construction du capital humain. Une démarche qui pourrait contribuer à rapprocher davantage l’école des réalités du pays et à faire des langues nationales non seulement des instruments de transmission culturelle, mais également de véritables leviers de réussite scolaire, d’inclusion et de développement.

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CEE 2026 : plus de 63 % de réussite au niveau national, des résultats équilibrés entre filles et garçons.

La Direction générale des examens, du contrôle scolaire, des concours et passerelles (DGECS-CP) a publié, ce lundi 6 juillet 2026, les résultats statistiques nationaux de l’Examen de fin d’études élémentaires (CEE), session 2026. Les chiffres officiels font état d’un taux de réussite national supérieur à 63 %, confirmant des performances globalement satisfaisantes et une quasi-parité entre les filles et les garçons.

Selon les données communiquées par la DGECS-CP, 497 970 candidats étaient inscrits à cette session, dont 338 392 garçons et 159 578 filles. Au total, 478 378 élèves ont effectivement pris part aux épreuves, soit 324 403 garçons et 153 975 filles, traduisant un fort taux de participation à cet examen qui marque la fin du cycle primaire.

À l’issue des délibérations, 302 948 candidats ont été déclarés admis, parmi lesquels 205 516 garçons et 97 432 filles, portant le taux de réussite national à un niveau supérieur à 63 %.

Des performances presque identiques dans l’enseignement général

Dans l’enseignement général (EG), 440 381 candidats ont composé, dont 295 591 garçons et 144 790 filles. Les résultats montrent que 280 047 élèves ont obtenu leur admission, répartis entre 188 108 garçons et 91 939 filles.

Le taux de réussite s’établit ainsi à 63,64 % chez les garçons contre 63,50 % chez les filles. Cet écart très faible confirme une égalité de performance entre les deux sexes, illustrant les progrès réalisés en matière d’accès et de réussite scolaire.

Des résultats également encourageants dans le Franco-Arabe

Les candidats de l’option Franco-Arabe (FA) affichent également des résultats globalement satisfaisants. Sur les 37 997 élèves ayant participé aux épreuves, dont 28 812 garçons et 9 185 filles, 22 901 ont été déclarés admis.

Dans cette filière, le taux de réussite atteint 60,42 % chez les garçons contre 59,80 % chez les filles, des niveaux qui témoignent, là encore, d’une faible différence entre les performances des candidats.

Une quasi-parité au niveau national

Toutes filières confondues, les statistiques nationales révèlent un taux de réussite de 63,35 % chez les garçons et de 63,28 % chez les filles. Ces résultats confirment que les performances scolaires sont pratiquement identiques entre les deux catégories de candidats, reflétant une évolution positive vers une plus grande équité dans le système éducatif.

La publication de ces statistiques marque une étape importante dans le déroulement des examens nationaux de la session 2026. Après les résultats du CEE, l’attention des candidats, des familles et des acteurs du secteur éducatif se tourne désormais vers les prochaines délibérations du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) et du Baccalauréat unique, dont les résultats sont attendus dans les prochains jours.

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Guinée : L’État guinéen veut transformer son partenariat avec la Chine en levier d’employabilité en matière d’éducation et de formation.

Dans son ambition d’industrialiser son économie, la Guinée s’efforce d’aligner sa formation professionnelle sur les besoins réels du marché du travail. Les investissements chinois, du minier au ferroviaire, génèrent une demande de compétences techniques que le pays entend désormais anticiper.

L’État guinéen veut transformer son partenariat avec Pékin en levier d’employabilité. Le ministre de l’Éducation nationale, Alpha Bacar Barry a reçu l’ambassadeur de Chine, Sun Yong, le 15 mai à Conakry. L’audience a porté sur les axes stratégiques de coopération en éducation et en formation. L’enseignement technique, la formation professionnelle et la transformation numérique y ont occupé une place centrale, selon le communiqué du ministère. Cette rencontre s’inscrit dans un partenariat bilatéral plus large, la Chine étant présente en Guinée dans les secteurs minier, ferroviaire et agricole à travers plusieurs entreprises publiques.

Boffa, le rail, le numérique : trois chantiers, une même urgence

La finalisation du Centre de formation professionnelle de Chinalco à Boffa figure parmi les projets phares évoqués. Ce centre est « appelé à devenir un levier important pour le développement des compétences techniques nationales », selon le ministère. Chalco Guinea Company, filiale de Chinalco, emploie directement plus de 650 Guinéens dans ses opérations minières à Boffa. Présentée par ses responsables comme « le plus grand investisseur étranger en Guinée », elle n’en reste pas moins dépendante d’une main-d’œuvre expatriée que la formation locale devra progressivement remplacer.

L’école de formation aux métiers du chemin de fer constitue l’autre urgence identifiée. Elle souffre de « besoins importants en formateurs qualifiés et en équipements modernes ». L’enjeu est de taille, le projet Simandou mobilisant 620 kilomètres de voies ferrées en construction avec des partenaires chinois, selon Simfer S.A. Former les jeunes Guinéens à ces métiers, c’est leur ouvrir l’accès direct aux emplois générés par ces chantiers colossaux.

Sur le front numérique, Alpha Bacar Barry a présenté le projet de Village Numérique éducatif (lancé en 2023, toujours en construction), un écosystème de formation pensé du primaire aux filières d’ingénierie, ciblant les métiers de demain. L’ambassadeur Sun Yong a exprimé son intérêt pour accompagner l’initiative et a été convié à visiter le site.

Le volet agricole n’est pas en reste. Les entreprises chinoises du secteur rizicole sont appelées à s’impliquer dans la formation pratique dispensée au sein des Écoles nationales d’agriculture et d’élevage (ENAE). L’apprentissage du mandarin via l’Institut Confucius de Conakry a par ailleurs été mis en avant comme « une passerelle linguistique pour renforcer l’employabilité internationale » des apprenants guinéens, un atout qui s’impose progressivement sur un marché du travail de plus en plus marqué par les partenariats sino-africains.

Des chiffres qui imposent l’urgence d’agir

Le contexte du marché du travail guinéen rend ce rapprochement incontournable. L’Observatoire national du travail (ONT) a publié son premier bulletin en janvier 2025. Le taux de chômage des 15-24 ans s’établit à 7,3 %, mais un autre chiffre alarme davantage : 34 % des jeunes ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation. « Cette classe d’âge nécessite une attention particulière », avertit le directeur national de l’ONT. Par ailleurs, 80 % des emplois restent cantonnés au secteur informel, ce qui rend d’autant plus pressante l’adéquation entre formation et débouchés réels.

L’Agence guinéenne pour la promotion de l’emploi (AGUIPE) a recensé 53 478 demandeurs d’emploi au 1er janvier 2025. Dans le même temps, les investissements chinois continuent de s’étendre sur le territoire guinéen.

Simfer S.A., société titulaire des blocs 3 et 4 du projet Simandou, est une joint-venture réunissant l’État guinéen (15 %) et un consortium international emmené par Rio Tinto et Chinalco. Des chantiers d’une telle envergure appellent des compétences pointues que le système éducatif local peine encore à fournir. C’est précisément ce fossé que la coopération avec Pékin ambitionne de combler, à condition que les modalités de financement des projets annoncés, encore tenues sous silence par les parties, se concrétisent rapidement.

Source : ecomnewsafrique.com

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À Londres, la Guinée défend une vision stratégique de l’éducation au service de sa transformation.

La Guinée a marqué sa présence à l’Education World Forum 2026 organisé à Londres, en portant une vision ambitieuse de l’éducation comme moteur central du développement économique et de la transformation sociale.

À l’occasion du panel 4B consacré à l’utilisation des données probantes dans les politiques éducatives, le ministre guinéen de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Alpha Bacar Barry, a défendu une approche plaçant le capital humain au cœur de la stratégie nationale de développement.

L’éducation présentée comme pilier du programme Simandou 2040

Animée par Rachel Hinton, la rencontre a réuni plusieurs responsables internationaux du secteur éducatif, parmi lesquels Vesna Janevska, Andreas Schleicher ainsi que Berj Akian.

Au cours des échanges, Alpha Bacar Barry a mis en avant la vision portée par le programme Simandou 2040, présenté comme le cadre stratégique de refondation du capital humain guinéen sous l’impulsion du président Mamadi Doumbouya.

Selon le ministre, la transformation économique durable de la Guinée ne peut se construire sans un système éducatif performant, inclusif et capable de répondre aux exigences technologiques, économiques et sociales du XXIe siècle.

Modernisation du système éducatif et montée en compétences

Dans son intervention, le ministre a détaillé plusieurs axes prioritaires engagés par les autorités guinéennes pour moderniser le secteur éducatif.

Parmi les réformes évoquées figurent notamment la modernisation des curricula, le développement des compétences techniques et professionnelles, l’accélération de la digitalisation de l’enseignement ainsi que l’amélioration de la gouvernance éducative à travers une utilisation accrue des données.

Le gouvernement entend également renforcer l’adéquation entre les formations dispensées et les besoins réels du marché de l’emploi afin de mieux préparer les jeunes aux mutations économiques en cours sur le continent africain.

Cette approche vise à faire émerger une génération de compétences capables d’accompagner l’industrialisation, l’innovation et la diversification économique du pays.

Une Guinée de plus en plus présente dans les débats internationaux sur l’éducation

À travers cette participation remarquée à l’Education World Forum 2026, la Guinée affirme progressivement son positionnement dans les grands débats internationaux consacrés à l’éducation et au développement du capital humain.

Les autorités guinéennes cherchent ainsi à promouvoir une vision où le savoir, l’innovation et la formation professionnelle deviennent des leviers essentiels de souveraineté économique et de transformation durable.

Dans un contexte africain marqué par une forte croissance démographique et des défis importants en matière d’emploi des jeunes, la question de l’éducation apparaît désormais comme l’un des principaux enjeux stratégiques du continent.

À Londres, la Guinée a ainsi défendu l’image d’un pays qui entend faire de l’investissement dans le capital humain un socle fondamental de son émergence économique et sociale.

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Oxford Africa Conference 2026 : la Guinée défend sa stratégie de transformation fondée sur le capital humain.

À l’occasion de l’Oxford Africa Conference 2026, organisée à Oxford, la Guinée a porté sa vision de transformation économique et sociale axée sur le développement du capital humain.

Le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Alpha Bacar Barry, est intervenu ce dimanche en qualité de speaker lors d’un dialogue ministériel de haut niveau consacré aux politiques publiques et aux dynamiques de transformation du continent africain.

La vision « Simandou 2040 » présentée à Oxford

Au cours de son intervention, le ministre guinéen a présenté les grandes orientations stratégiques impulsées par le président Mamadi Doumbouya à travers le programme « Simandou 2040 ».

Cette vision nationale ambitionne de faire de la transformation économique, de l’industrialisation et du développement du capital humain les principaux moteurs du repositionnement de la Guinée sur la scène africaine et internationale.

Selon Alpha Bacar Barry, aucune transformation durable ne peut être envisagée sans un investissement massif dans l’éducation, la formation professionnelle et le développement des compétences.

L’éducation et la formation au cœur des priorités nationales

Le ministre a insisté sur la nécessité pour les pays africains d’anticiper les mutations économiques et technologiques du XXIe siècle en préparant une jeunesse qualifiée et compétitive.

Dans cette perspective, la Guinée entend faire de l’éducation et de la formation technique des piliers structurants de sa stratégie de développement.

Cette orientation vise notamment à renforcer l’employabilité des jeunes, accompagner l’industrialisation du pays et répondre aux besoins croissants en compétences dans les secteurs stratégiques de l’économie.

Des échanges stratégiques avec plusieurs responsables africains

Lors de cette conférence internationale, Alpha Bacar Barry a participé à des échanges de haut niveau aux côtés de plusieurs responsables africains, dont Ahmed Rostom et Sheku Ahmed Fantamadi Bangura.

Les discussions ont porté sur les politiques publiques, la croissance inclusive, les réformes économiques et les leviers permettant d’assurer une transformation durable des économies africaines.

Les participants ont également échangé sur les défis liés à l’emploi des jeunes, au financement des systèmes éducatifs et à l’adaptation des compétences aux nouvelles réalités du marché du travail.

La Guinée veut faire du capital humain un levier de leadership africain

À travers sa participation à l’Oxford Africa Conference, la Guinée entend défendre une approche plaçant le capital humain au centre des politiques de développement.

Pour les autorités guinéennes, l’investissement dans l’éducation, les compétences et l’innovation constitue désormais un levier stratégique pour construire une croissance durable, renforcer la souveraineté économique et préparer l’émergence d’un nouveau leadership africain.

De Conakry à Oxford, le gouvernement guinéen cherche ainsi à promouvoir une vision du développement fondée sur la valorisation de la jeunesse et la construction d’une économie capable de répondre aux défis futurs du continent.

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Dictée internationale : la Guinée confirme son excellence académique sur la scène mondiale.

La Guinée continue de se distinguer dans les compétitions scolaires internationales. Après avoir décroché la première et la troisième places lors de la précédente édition de la finale internationale de la Dictée, le pays s’est une nouvelle fois illustré cette année en obtenant la deuxième place du concours.

Cette nouvelle performance confirme la régularité des candidats guinéens dans cette compétition académique de haut niveau, devenue au fil des années un rendez-vous majeur de promotion de l’excellence scolaire et de la maîtrise de la langue française.

Hadja Karimata Baldé porte les couleurs de la Guinée

La distinction a été obtenue grâce à Hadja Karimata Baldé, élève d’un complexe scolaire privé guinéen, qui a brillamment représenté son pays en terminant vice-championne de cette édition internationale.

Par sa performance, la jeune candidate permet à la Guinée de maintenir sa présence parmi les nations les plus remarquées de cette compétition réunissant plusieurs participants venus de différents pays.

Son parcours a été salué dans les milieux éducatifs comme un symbole du potentiel académique de la jeunesse guinéenne.

Trois podiums internationaux en deux éditions

Avec cette nouvelle médaille, la Guinée totalise désormais trois places sur le podium international en seulement deux éditions de la compétition.

Une performance qui témoigne de la montée en puissance des élèves guinéens dans les concours éducatifs internationaux et de la qualité de la préparation assurée par les établissements scolaires et les encadreurs pédagogiques.

Cette régularité renforce également la visibilité du système éducatif guinéen sur la scène académique francophone.

Une reconnaissance du travail des encadreurs et des établissements scolaires

Le résultat obtenu par Hadja Karimata Baldé met également en lumière le travail accompli par les enseignants, les formateurs et les structures éducatives impliquées dans l’accompagnement des élèves vers les compétitions internationales.

Les concours de dictée sont souvent considérés comme des exercices exigeants mobilisant rigueur linguistique, concentration et maîtrise approfondie de l’orthographe et de la grammaire françaises.

Dans ce contexte, la performance de la candidate guinéenne apparaît comme le fruit d’un important travail de préparation et d’encadrement.

La Guinée poursuit sa dynamique de promotion de l’excellence

À travers cette nouvelle distinction, la Guinée confirme sa volonté de promouvoir l’excellence académique et de valoriser les performances scolaires de sa jeunesse.

Cette réussite contribue également à encourager les élèves et les établissements du pays à s’investir davantage dans les compétitions éducatives internationales, perçues comme des espaces de valorisation du mérite et du savoir.

Avec cette deuxième place mondiale, la Guinée consolide ainsi son image de nation compétitive dans les concours scolaires internationaux et poursuit sa dynamique de rayonnement académique sur la scène francophone.