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Guinée : L’État guinéen veut transformer son partenariat avec la Chine en levier d’employabilité en matière d’éducation et de formation.

Dans son ambition d’industrialiser son économie, la Guinée s’efforce d’aligner sa formation professionnelle sur les besoins réels du marché du travail. Les investissements chinois, du minier au ferroviaire, génèrent une demande de compétences techniques que le pays entend désormais anticiper.

L’État guinéen veut transformer son partenariat avec Pékin en levier d’employabilité. Le ministre de l’Éducation nationale, Alpha Bacar Barry a reçu l’ambassadeur de Chine, Sun Yong, le 15 mai à Conakry. L’audience a porté sur les axes stratégiques de coopération en éducation et en formation. L’enseignement technique, la formation professionnelle et la transformation numérique y ont occupé une place centrale, selon le communiqué du ministère. Cette rencontre s’inscrit dans un partenariat bilatéral plus large, la Chine étant présente en Guinée dans les secteurs minier, ferroviaire et agricole à travers plusieurs entreprises publiques.

Boffa, le rail, le numérique : trois chantiers, une même urgence

La finalisation du Centre de formation professionnelle de Chinalco à Boffa figure parmi les projets phares évoqués. Ce centre est « appelé à devenir un levier important pour le développement des compétences techniques nationales », selon le ministère. Chalco Guinea Company, filiale de Chinalco, emploie directement plus de 650 Guinéens dans ses opérations minières à Boffa. Présentée par ses responsables comme « le plus grand investisseur étranger en Guinée », elle n’en reste pas moins dépendante d’une main-d’œuvre expatriée que la formation locale devra progressivement remplacer.

L’école de formation aux métiers du chemin de fer constitue l’autre urgence identifiée. Elle souffre de « besoins importants en formateurs qualifiés et en équipements modernes ». L’enjeu est de taille, le projet Simandou mobilisant 620 kilomètres de voies ferrées en construction avec des partenaires chinois, selon Simfer S.A. Former les jeunes Guinéens à ces métiers, c’est leur ouvrir l’accès direct aux emplois générés par ces chantiers colossaux.

Sur le front numérique, Alpha Bacar Barry a présenté le projet de Village Numérique éducatif (lancé en 2023, toujours en construction), un écosystème de formation pensé du primaire aux filières d’ingénierie, ciblant les métiers de demain. L’ambassadeur Sun Yong a exprimé son intérêt pour accompagner l’initiative et a été convié à visiter le site.

Le volet agricole n’est pas en reste. Les entreprises chinoises du secteur rizicole sont appelées à s’impliquer dans la formation pratique dispensée au sein des Écoles nationales d’agriculture et d’élevage (ENAE). L’apprentissage du mandarin via l’Institut Confucius de Conakry a par ailleurs été mis en avant comme « une passerelle linguistique pour renforcer l’employabilité internationale » des apprenants guinéens, un atout qui s’impose progressivement sur un marché du travail de plus en plus marqué par les partenariats sino-africains.

Des chiffres qui imposent l’urgence d’agir

Le contexte du marché du travail guinéen rend ce rapprochement incontournable. L’Observatoire national du travail (ONT) a publié son premier bulletin en janvier 2025. Le taux de chômage des 15-24 ans s’établit à 7,3 %, mais un autre chiffre alarme davantage : 34 % des jeunes ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation. « Cette classe d’âge nécessite une attention particulière », avertit le directeur national de l’ONT. Par ailleurs, 80 % des emplois restent cantonnés au secteur informel, ce qui rend d’autant plus pressante l’adéquation entre formation et débouchés réels.

L’Agence guinéenne pour la promotion de l’emploi (AGUIPE) a recensé 53 478 demandeurs d’emploi au 1er janvier 2025. Dans le même temps, les investissements chinois continuent de s’étendre sur le territoire guinéen.

Simfer S.A., société titulaire des blocs 3 et 4 du projet Simandou, est une joint-venture réunissant l’État guinéen (15 %) et un consortium international emmené par Rio Tinto et Chinalco. Des chantiers d’une telle envergure appellent des compétences pointues que le système éducatif local peine encore à fournir. C’est précisément ce fossé que la coopération avec Pékin ambitionne de combler, à condition que les modalités de financement des projets annoncés, encore tenues sous silence par les parties, se concrétisent rapidement.

Source : ecomnewsafrique.com

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À Londres, la Guinée défend une vision stratégique de l’éducation au service de sa transformation.

La Guinée a marqué sa présence à l’Education World Forum 2026 organisé à Londres, en portant une vision ambitieuse de l’éducation comme moteur central du développement économique et de la transformation sociale.

À l’occasion du panel 4B consacré à l’utilisation des données probantes dans les politiques éducatives, le ministre guinéen de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Alpha Bacar Barry, a défendu une approche plaçant le capital humain au cœur de la stratégie nationale de développement.

L’éducation présentée comme pilier du programme Simandou 2040

Animée par Rachel Hinton, la rencontre a réuni plusieurs responsables internationaux du secteur éducatif, parmi lesquels Vesna Janevska, Andreas Schleicher ainsi que Berj Akian.

Au cours des échanges, Alpha Bacar Barry a mis en avant la vision portée par le programme Simandou 2040, présenté comme le cadre stratégique de refondation du capital humain guinéen sous l’impulsion du président Mamadi Doumbouya.

Selon le ministre, la transformation économique durable de la Guinée ne peut se construire sans un système éducatif performant, inclusif et capable de répondre aux exigences technologiques, économiques et sociales du XXIe siècle.

Modernisation du système éducatif et montée en compétences

Dans son intervention, le ministre a détaillé plusieurs axes prioritaires engagés par les autorités guinéennes pour moderniser le secteur éducatif.

Parmi les réformes évoquées figurent notamment la modernisation des curricula, le développement des compétences techniques et professionnelles, l’accélération de la digitalisation de l’enseignement ainsi que l’amélioration de la gouvernance éducative à travers une utilisation accrue des données.

Le gouvernement entend également renforcer l’adéquation entre les formations dispensées et les besoins réels du marché de l’emploi afin de mieux préparer les jeunes aux mutations économiques en cours sur le continent africain.

Cette approche vise à faire émerger une génération de compétences capables d’accompagner l’industrialisation, l’innovation et la diversification économique du pays.

Une Guinée de plus en plus présente dans les débats internationaux sur l’éducation

À travers cette participation remarquée à l’Education World Forum 2026, la Guinée affirme progressivement son positionnement dans les grands débats internationaux consacrés à l’éducation et au développement du capital humain.

Les autorités guinéennes cherchent ainsi à promouvoir une vision où le savoir, l’innovation et la formation professionnelle deviennent des leviers essentiels de souveraineté économique et de transformation durable.

Dans un contexte africain marqué par une forte croissance démographique et des défis importants en matière d’emploi des jeunes, la question de l’éducation apparaît désormais comme l’un des principaux enjeux stratégiques du continent.

À Londres, la Guinée a ainsi défendu l’image d’un pays qui entend faire de l’investissement dans le capital humain un socle fondamental de son émergence économique et sociale.

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Oxford Africa Conference 2026 : la Guinée défend sa stratégie de transformation fondée sur le capital humain.

À l’occasion de l’Oxford Africa Conference 2026, organisée à Oxford, la Guinée a porté sa vision de transformation économique et sociale axée sur le développement du capital humain.

Le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Alpha Bacar Barry, est intervenu ce dimanche en qualité de speaker lors d’un dialogue ministériel de haut niveau consacré aux politiques publiques et aux dynamiques de transformation du continent africain.

La vision « Simandou 2040 » présentée à Oxford

Au cours de son intervention, le ministre guinéen a présenté les grandes orientations stratégiques impulsées par le président Mamadi Doumbouya à travers le programme « Simandou 2040 ».

Cette vision nationale ambitionne de faire de la transformation économique, de l’industrialisation et du développement du capital humain les principaux moteurs du repositionnement de la Guinée sur la scène africaine et internationale.

Selon Alpha Bacar Barry, aucune transformation durable ne peut être envisagée sans un investissement massif dans l’éducation, la formation professionnelle et le développement des compétences.

L’éducation et la formation au cœur des priorités nationales

Le ministre a insisté sur la nécessité pour les pays africains d’anticiper les mutations économiques et technologiques du XXIe siècle en préparant une jeunesse qualifiée et compétitive.

Dans cette perspective, la Guinée entend faire de l’éducation et de la formation technique des piliers structurants de sa stratégie de développement.

Cette orientation vise notamment à renforcer l’employabilité des jeunes, accompagner l’industrialisation du pays et répondre aux besoins croissants en compétences dans les secteurs stratégiques de l’économie.

Des échanges stratégiques avec plusieurs responsables africains

Lors de cette conférence internationale, Alpha Bacar Barry a participé à des échanges de haut niveau aux côtés de plusieurs responsables africains, dont Ahmed Rostom et Sheku Ahmed Fantamadi Bangura.

Les discussions ont porté sur les politiques publiques, la croissance inclusive, les réformes économiques et les leviers permettant d’assurer une transformation durable des économies africaines.

Les participants ont également échangé sur les défis liés à l’emploi des jeunes, au financement des systèmes éducatifs et à l’adaptation des compétences aux nouvelles réalités du marché du travail.

La Guinée veut faire du capital humain un levier de leadership africain

À travers sa participation à l’Oxford Africa Conference, la Guinée entend défendre une approche plaçant le capital humain au centre des politiques de développement.

Pour les autorités guinéennes, l’investissement dans l’éducation, les compétences et l’innovation constitue désormais un levier stratégique pour construire une croissance durable, renforcer la souveraineté économique et préparer l’émergence d’un nouveau leadership africain.

De Conakry à Oxford, le gouvernement guinéen cherche ainsi à promouvoir une vision du développement fondée sur la valorisation de la jeunesse et la construction d’une économie capable de répondre aux défis futurs du continent.

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Dictée internationale : la Guinée confirme son excellence académique sur la scène mondiale.

La Guinée continue de se distinguer dans les compétitions scolaires internationales. Après avoir décroché la première et la troisième places lors de la précédente édition de la finale internationale de la Dictée, le pays s’est une nouvelle fois illustré cette année en obtenant la deuxième place du concours.

Cette nouvelle performance confirme la régularité des candidats guinéens dans cette compétition académique de haut niveau, devenue au fil des années un rendez-vous majeur de promotion de l’excellence scolaire et de la maîtrise de la langue française.

Hadja Karimata Baldé porte les couleurs de la Guinée

La distinction a été obtenue grâce à Hadja Karimata Baldé, élève d’un complexe scolaire privé guinéen, qui a brillamment représenté son pays en terminant vice-championne de cette édition internationale.

Par sa performance, la jeune candidate permet à la Guinée de maintenir sa présence parmi les nations les plus remarquées de cette compétition réunissant plusieurs participants venus de différents pays.

Son parcours a été salué dans les milieux éducatifs comme un symbole du potentiel académique de la jeunesse guinéenne.

Trois podiums internationaux en deux éditions

Avec cette nouvelle médaille, la Guinée totalise désormais trois places sur le podium international en seulement deux éditions de la compétition.

Une performance qui témoigne de la montée en puissance des élèves guinéens dans les concours éducatifs internationaux et de la qualité de la préparation assurée par les établissements scolaires et les encadreurs pédagogiques.

Cette régularité renforce également la visibilité du système éducatif guinéen sur la scène académique francophone.

Une reconnaissance du travail des encadreurs et des établissements scolaires

Le résultat obtenu par Hadja Karimata Baldé met également en lumière le travail accompli par les enseignants, les formateurs et les structures éducatives impliquées dans l’accompagnement des élèves vers les compétitions internationales.

Les concours de dictée sont souvent considérés comme des exercices exigeants mobilisant rigueur linguistique, concentration et maîtrise approfondie de l’orthographe et de la grammaire françaises.

Dans ce contexte, la performance de la candidate guinéenne apparaît comme le fruit d’un important travail de préparation et d’encadrement.

La Guinée poursuit sa dynamique de promotion de l’excellence

À travers cette nouvelle distinction, la Guinée confirme sa volonté de promouvoir l’excellence académique et de valoriser les performances scolaires de sa jeunesse.

Cette réussite contribue également à encourager les élèves et les établissements du pays à s’investir davantage dans les compétitions éducatives internationales, perçues comme des espaces de valorisation du mérite et du savoir.

Avec cette deuxième place mondiale, la Guinée consolide ainsi son image de nation compétitive dans les concours scolaires internationaux et poursuit sa dynamique de rayonnement académique sur la scène francophone.

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Bambeto : le gouvernement lance un complexe académique intégré à forte portée sociale.

Le gouvernement guinéen a officiellement lancé, ce mercredi à Bambeto, dans le secteur Kabadoudouya, les travaux du futur Complexe Académique Intégré de Bambeto, un projet éducatif présenté comme l’un des symboles de la politique de modernisation du système scolaire engagée par les autorités de la Transition.

La cérémonie de pose de la première pierre a été présidée par le Premier ministre, chef du gouvernement, Amadou Oury Bah, en présence de plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Alpha Bacar Barry, le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Diami Diallo, ainsi que le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Mourana Soumah.

Un projet éducatif structurant pour Bambeto

Porté par la vision du président de la République, le général Mamadi Doumbouya, qui place le capital humain au cœur de la transformation nationale, ce projet vise à renforcer durablement l’accès à une éducation moderne et de qualité dans une zone urbaine marquée par une forte croissance démographique.

Le futur complexe a été conçu comme un espace intégré d’apprentissage, de formation et d’épanouissement. Il comprendra un collège et un lycée de 18 salles de classe équipées de laboratoires numériques, une bibliothèque moderne, des salles polyvalentes, une cantine scolaire et une infirmerie.

Le projet prévoit également la construction d’un bloc primaire de neuf salles adaptées, ainsi que des infrastructures administratives et sanitaires répondant aux standards modernes. À ces équipements s’ajouteront deux villas de fonction pour les responsables, trente-six logements destinés aux enseignants et un terrain multisports dédié au football, au basketball et au volleyball.

Le suivi technique des travaux sera assuré par le Service national des infrastructures et équipements scolaires (SNIES).

Répondre à une forte demande sociale

Pour le ministre Alpha Bacar Barry, cette réalisation vient répondre à un besoin longtemps exprimé par les habitants de Bambeto, confrontés à une insuffisance d’infrastructures éducatives publiques.

Selon lui, ce complexe représente une première historique pour cette partie de la capitale et contribuera à réduire la pression exercée sur les établissements privés, tout en améliorant les conditions d’apprentissage des élèves.

Le ministre a souligné que ce projet s’inscrit dans une dynamique plus large de réforme du système éducatif guinéen, avec l’ambition de bâtir une école plus moderne, inclusive et adaptée aux exigences contemporaines.

Amadou Oury Bah plaide pour une école au service de la cohésion nationale

Dans son intervention, le Premier ministre Amadou Oury Bah a donné une dimension sociale et républicaine à cette initiative, qu’il considère comme un instrument de justice territoriale et de réconciliation nationale.

Revenant sur les difficultés et fractures ayant marqué certaines zones urbaines du pays, le chef du gouvernement a rappelé que l’école demeure l’un des principaux leviers de stabilité sociale, d’égalité des chances et de construction citoyenne.

Il a également insisté sur la nécessité de mettre en place un système éducatif cohérent, capable d’assurer des passerelles entre l’enseignement général, l’enseignement technique et la formation professionnelle, afin d’offrir des perspectives concrètes à la jeunesse guinéenne.

Une ambition éducative au cœur de la transformation nationale

Au-delà de sa dimension infrastructurelle, le Complexe Académique Intégré de Bambeto illustre la volonté des autorités de faire de l’éducation un pilier central du développement national.

À travers ce projet, le gouvernement entend promouvoir une vision d’une Guinée plus inclusive, où l’accès équitable à l’éducation devient un droit effectif pour tous les citoyens, indépendamment de leur origine sociale ou territoriale.

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Éducation : la Guinée accélère la modernisation de l’enseignement scientifique à l’ère de l’intelligence artificielle.

Une réforme pédagogique orientée vers les compétences du XXIe siècle
La transformation du système éducatif guinéen franchit une nouvelle étape avec le déploiement d’un programme national de renforcement des compétences pratiques et numériques au profit de 190 enseignants en STEM (mathématiques, physique, chimie, biologie). Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de modernisation visant à adapter l’enseignement aux exigences d’une économie de plus en plus tournée vers la science, la technologie et l’innovation.

Combler le déficit de pratiques expérimentales
Au cœur de cette réforme figure une priorité clairement identifiée : corriger le manque d’approches pratiques dans l’enseignement des sciences. Longtemps dominé par des méthodes théoriques, le système éducatif évolue désormais vers des pédagogies actives, fondées sur l’expérimentation, l’observation et la résolution de problèmes. À travers des modules intensifs, les enseignants sont formés à intégrer ces méthodes en classe, en cohérence avec les standards internationaux.

L’intelligence artificielle, levier de transformation pédagogique
L’introduction de l’intelligence artificielle constitue l’un des axes majeurs de cette réforme. Bien au-delà d’une simple sensibilisation, les enseignants bénéficient d’une immersion dans les usages concrets de l’IA appliquée à l’éducation : personnalisation des apprentissages, automatisation de certaines évaluations, conception de contenus interactifs et suivi individualisé des élèves. Cette évolution redéfinit le rôle de l’enseignant, désormais appelé à concevoir et piloter des environnements d’apprentissage enrichis par la technologie.

Une vision stratégique portée par les autorités éducatives
Cette dynamique s’inscrit dans la vision défendue par le ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, Alpha Bacar Barry, pour qui la qualité du système éducatif repose avant tout sur celle de ses enseignants. L’intégration des innovations scientifiques et technologiques apparaît ainsi comme un levier central pour bâtir une école en phase avec les réalités contemporaines.

Vers une mutation durable du système éducatif
Au-delà de la formation de ces 190 enseignants, cette initiative traduit une ambition plus large : celle de refonder en profondeur les pratiques pédagogiques en Guinée. L’objectif est de former un corps enseignant capable de préparer les élèves non seulement à la réussite académique, mais aussi à leur insertion dans un monde professionnel en constante mutation. À travers cette réforme, la Guinée amorce ainsi une transition vers une école plus moderne, plus performante et résolument tournée vers les défis scientifiques et numériques du XXIe siècle.

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Éducation : la Guinée lance sa carte scolaire nationale pour une planification plus efficace.

Sous l’impulsion du Premier ministre Amadou Oury Bah, la Guinée a officiellement engagé, le 29 avril 2026, le processus d’élaboration de sa carte scolaire nationale. Cette initiative vise à doter le pays d’un outil stratégique de planification capable d’améliorer la répartition des ressources éducatives, de fiabiliser les données et de mieux intégrer les réalités territoriales.

Porté par le ministère de l’Éducation nationale, avec l’appui du ministère du Plan et de l’Institut national de la statistique, ce projet entend corriger des dysfonctionnements structurels qui affectent depuis plusieurs années le système éducatif guinéen.

Un outil stratégique pour transformer le système éducatif

Pour les autorités, la carte scolaire dépasse largement le cadre d’un simple exercice technique. Elle constitue un véritable instrument d’aide à la décision, appelé à orienter les politiques publiques en matière d’éducation.

Le ministre du Plan, Ismaël Nabé, a souligné l’importance de cette démarche, insistant sur la nécessité de disposer de données fiables pour bâtir des réformes durables. Dans ce dispositif, l’Institut national de la statistique joue un rôle central en garantissant la qualité et la crédibilité des informations collectées.

Des incohérences révélatrices des défis du secteur

Le lancement de cette initiative intervient dans un contexte marqué par des insuffisances notables en matière de données et de planification. Le ministre de l’Éducation, Alpha Bacar Barry, a évoqué des écarts significatifs entre les statistiques officielles, illustrant les difficultés à disposer d’une vision claire du système.

Au-delà des chiffres, les défis sont également visibles sur le terrain : établissements sous-utilisés, écoles surchargées, affectations d’enseignants dans l’urgence ou encore inadéquation des infrastructures face aux évolutions démographiques.

Vers une meilleure répartition des ressources et des infrastructures

La carte scolaire nationale ambitionne de répondre à ces enjeux en rationalisant l’implantation des établissements, la distribution des enseignants et l’allocation des équipements. L’objectif est de mieux adapter l’offre éducative aux besoins réels des populations, notamment dans les zones rurales souvent défavorisées.

Un levier de modernisation de l’action publique

Au-delà du secteur éducatif, cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation de l’État. Pour le chef du gouvernement, disposer d’outils de planification fiables est une condition essentielle pour améliorer l’efficacité de l’action publique et optimiser l’utilisation des ressources.

Dans cette perspective, la carte scolaire constitue une première étape vers la mise en place d’autres instruments structurants, notamment une future carte sanitaire. Elle sera également articulée avec les dispositifs d’identification des citoyens et de recensement administratif, afin de permettre un suivi précis des besoins.

Une réforme alignée sur les ambitions nationales

Adossée à la vision présidentielle et au Programme Simandou 2040, cette réforme ambitionne de faire de l’éducation un pilier central du développement national.

À terme, la carte scolaire devrait permettre d’anticiper les besoins en infrastructures et en personnel enseignant, de renforcer l’équité d’accès à l’éducation et d’améliorer la cohérence globale du système éducatif guinéen.

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Guinée : une réforme ambitieuse pour rapprocher université et marché de l’emploi.

Le gouvernement guinéen a lancé, le 27 avril 2026 à Conakry, les projets MPS-30 et MPS-32, deux initiatives structurantes destinées à mieux aligner les formations universitaires sur les besoins du marché du travail. Portés par le ministère de l’Enseignement supérieur, ces projets s’inscrivent dans la dynamique du programme Simandou 2040, qui place le capital humain au cœur de la transformation économique du pays.

Corriger une inadéquation structurelle

À travers ces projets, les autorités entendent répondre à un déséquilibre persistant entre les diplômes délivrés et les opportunités d’emploi. La ministre de l’Enseignement supérieur, Diaka Sidibé, a qualifié cette initiative de « réforme sans précédent », soulignant la nécessité d’adapter le système universitaire aux réalités économiques contemporaines.

Les chiffres avancés par le gouvernement illustrent l’ampleur du défi : plus de 15 000 diplômés sortent chaque année des universités guinéennes, mais à peine 30,96 % d’entre eux accèdent à un emploi dans les douze mois suivant l’obtention de leur diplôme.

Des outils pour transformer les formations et suivre l’insertion

Le projet MPS-32 prévoit une refonte en profondeur des programmes pédagogiques, avec pour objectif de les orienter vers les secteurs porteurs de l’économie. Il s’agit notamment de mieux intégrer les besoins des filières stratégiques et d’adapter les contenus de formation aux compétences recherchées par les employeurs.

De son côté, le projet MPS-30 introduit un système national de suivi des compétences et de l’insertion professionnelle, permettant de mesurer plus efficacement l’impact des formations et d’ajuster les politiques publiques en conséquence.

Former des acteurs économiques plutôt que de simples diplômés

Pour Mamadou Angelo Diallo, délégué général de l’unité d’exécution du programme Simandou 2040, l’ambition est de transformer en profondeur la finalité de l’enseignement supérieur. L’objectif est de former des profils capables de s’intégrer rapidement dans le tissu économique et de contribuer activement à la création de valeur.

Des résultats attendus à court terme

Les premiers effets de cette réforme sont attendus dès 2027, avec le lancement de nouvelles filières orientées vers les métiers d’avenir, notamment dans le numérique, les mines, l’énergie et le BTP.

À travers ce chantier, les autorités guinéennes entendent faire de l’enseignement supérieur un levier central du développement économique, en renforçant l’employabilité des jeunes et en répondant aux besoins croissants de compétences dans les secteurs stratégiques.

Pose de la premiere pierre de lERAM de Kindia 360x320

Guinée : lancement des ERAM de Kindia et Mamou, un tournant pour la formation professionnelle.

Le gouvernement guinéen accélère la mise en œuvre de sa politique de formation professionnelle. En déplacement à Kindia, samedi 18 avril 2026, le Premier ministre Amadou Oury Bah a procédé à la pose de la première pierre des Écoles régionales des arts et métiers (ERAM) de Kindia et de Mamou. Une étape symbolique qui marque l’entrée dans une phase opérationnelle d’un programme national dédié à la qualification des jeunes.

Des infrastructures au service de l’emploi des jeunes

Présentée comme l’aboutissement d’un vaste chantier engagé à l’échelle du pays, cette initiative vise à doter la Guinée d’infrastructures modernes capables de répondre aux défis du chômage et du sous-emploi. Les ERAM sont conçues pour offrir des formations techniques adaptées aux besoins du marché du travail, dans un contexte où la jeunesse représente près de 80 % de la population.

Pour le chef du gouvernement, ce lancement traduit un changement de cap : après la phase de construction des centres, l’enjeu se déplace désormais vers la qualité des formations dispensées.

Une nouvelle étape axée sur la qualité des enseignements

Lors de la cérémonie, Amadou Oury Bah a insisté sur la nécessité de renforcer les contenus pédagogiques, d’améliorer les critères de recrutement et de consolider l’encadrement technique.

Selon lui, la formation professionnelle doit permettre aux jeunes d’acquérir des compétences concrètes et directement mobilisables, favorisant leur insertion socio-professionnelle et leur contribution à l’économie nationale.

Le capital humain au cœur de la stratégie de développement

Le Premier ministre a également mis en avant le rôle central du capital humain dans la stratégie de développement du pays. Il a souligné que la qualification des ressources humaines constitue un levier essentiel pour améliorer la productivité et soutenir la croissance.

Au-delà de la formation technique, ce programme s’inscrit dans une vision plus large de transformation du système éducatif, incluant notamment le développement d’écoles d’ingénieurs et le renforcement des partenariats internationaux.

Offrir des perspectives locales face aux défis migratoires

S’adressant à la jeunesse, Amadou Oury Bah a assuré que des opportunités de formation de qualité sont désormais accessibles en Guinée. Ce message vise à restaurer la confiance des jeunes dans les perspectives offertes sur le territoire national.

Dans ce cadre, les autorités considèrent ces nouvelles infrastructures comme des alternatives crédibles à la migration irrégulière, en offrant des perspectives durables d’apprentissage et d’insertion professionnelle.

Une ambition pour un système de formation plus inclusif

Avec le lancement des ERAM de Kindia et de Mamou, la Guinée entend poser les bases d’un système de formation professionnelle plus inclusif, mieux aligné sur les réalités économiques et résolument orienté vers l’emploi.

Dre Diaka Sidibe 360x320

Guinée : Diaka Sidibé reconnaît les défaillances passées et promet des Jeux universitaires plus crédibles.

À l’approche de la 10e édition des Jeux universitaires, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Diaka Sidibé, a dressé un bilan sans concession de l’édition précédente, marquée par plusieurs dysfonctionnements.

Des retards de paiement qui ont entamé la confiance

Lors d’une conférence de presse tenue le 4 avril 2026 à la plage de Camayenne, la ministre a reconnu des retards significatifs dans le versement des primes aux lauréats de la 9e édition, organisée à Kindia.

Elle a admis que certains étudiants avaient dû attendre plusieurs semaines, voire des mois, avant de recevoir leurs récompenses, une situation qui a suscité frustration et incompréhension au sein de la communauté universitaire.

Selon elle, ces manquements ont porté atteinte à la crédibilité de l’institution, en fragilisant la confiance entre les autorités et les bénéficiaires des distinctions.

Des garanties annoncées pour la régularisation

Face à ces critiques, Diaka Sidibé affirme avoir pris des mesures correctives strictes. Elle indique avoir fait de la régularisation des primes une condition préalable à l’organisation de la nouvelle édition.

La ministre assure par ailleurs que l’ensemble des paiements en souffrance a été effectué, insistant sur la volonté de l’État de respecter ses engagements envers les étudiants et de valoriser leurs performances.

Une 10e édition sous le signe de la rigueur

Les autorités entendent désormais tourner la page et redorer l’image de cet événement. La 10e édition des Jeux universitaires se tiendra du 19 avril au 3 mai 2026 à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry.

Présentée comme une édition de relance, cette rencontre sportive et culturelle devra incarner une nouvelle dynamique, fondée sur la transparence, la rigueur organisationnelle et la crédibilité retrouvée auprès des étudiants.