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Sénégal : Maram Kairé rejoint le comité éditorial d’une revue internationale consacrée à l’exploration spatiale.

Le Sénégal consolide sa présence dans le secteur des sciences spatiales. Maram Kairé, directeur général de l’Agence sénégalaise d’études spatiales (ASES), a été désigné membre du premier comité éditorial de la revue scientifique internationale Deep Space Exploration. Officialisée le 3 septembre 2026, cette nomination lui confie notamment un rôle dans l’évaluation des travaux scientifiques soumis à la publication et dans les orientations éditoriales de la revue.

Une reconnaissance à l’échelle internationale

Maram Kairé intègre un comité réunissant près de 60 scientifiques et experts issus d’une vingtaine de pays. Parmi les États représentés figurent notamment les États-Unis, la Chine, la France, l’Afrique du Sud et Singapour.

La revue Deep Space Exploration couvre un large éventail de thématiques liées à l’exploration spatiale. Ses travaux portent aussi bien sur les sciences fondamentales et les nouvelles technologies que sur les enjeux liés à la gouvernance et au développement des activités spatiales.

Pour le responsable de l’ASES, cette nomination constitue également une reconnaissance du développement progressif des compétences scientifiques du Sénégal. Elle représente, selon lui, un signal encourageant pour la jeunesse et la communauté scientifique africaine.

Le Sénégal veut renforcer son secteur spatial

Cette désignation intervient alors que le Sénégal poursuit la structuration de son secteur spatial à travers l’Agence sénégalaise d’études spatiales. La participation de Maram Kairé à ce comité pourrait notamment contribuer à rapprocher les chercheurs sénégalais des réseaux scientifiques internationaux et à favoriser de nouvelles collaborations.

La revue s’appuie notamment sur le Harbin Institute of Technology ainsi que sur l’International Deep Space Exploration Association (IDSEA), deux acteurs engagés dans le développement des connaissances et des coopérations autour de l’exploration spatiale.

Au-delà de la dimension individuelle de cette nomination, la présence d’un expert sénégalais au sein de cette instance offre au pays une nouvelle visibilité dans un domaine scientifique stratégique.

Elle pourrait également permettre au Sénégal, et plus largement aux chercheurs africains, de participer davantage aux espaces internationaux où se développent les connaissances, les technologies et les réflexions qui accompagneront les prochaines étapes de l’exploration spatiale.

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Sénégal : recrudescence de la diphtérie, 34 cas confirmés et six décès.

Le Sénégal fait face depuis le début du mois d’août 2026 à une recrudescence de la diphtérie, maladie infectieuse et contagieuse pourtant largement maîtrisée grâce à la vaccination. Dans un point de situation publié le 4 septembre, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique fait état de 34 cas confirmés, dont six décès, enregistrés dans plusieurs régions du pays.

L’alerte déclenchée à Kédougou

La situation a commencé à susciter l’inquiétude à la fin du mois de juillet, après plusieurs décès d’enfants de moins de cinq ans au Centre hospitalier régional Amath Dansokho de Kédougou.

L’examen rétrospectif des dossiers médicaux a fait apparaître plusieurs cas suspects présentant des symptômes compatibles avec une forme respiratoire de la diphtérie, notamment des difficultés respiratoires importantes, une atteinte des amygdales, des lésions au niveau de la région rhinopharyngée et un gonflement du cou.

Le premier cas a été officiellement confirmé par l’Institut Pasteur de Dakar le 1er août 2026.

Depuis cette confirmation, 34 cas ont été recensés dans huit districts sanitaires répartis sur six régions. Kédougou demeure le principal foyer avec 23 cas, devant Dakar avec cinq cas et Thiès avec trois. Louga, Diourbel et Kaolack comptent chacune un cas.

Le ministère souligne par ailleurs que plusieurs patients étaient soit totalement non vaccinés, soit insuffisamment vaccinés, faisant de la couverture vaccinale un enjeu central dans la réponse à cette recrudescence.

Une maladie contagieuse mais évitable

La diphtérie est une infection bactérienne transmissible principalement par les gouttelettes respiratoires émises lors de la toux ou des éternuements, ainsi que lors de contacts rapprochés. Elle peut également se transmettre par contact direct avec des lésions cutanées infectées.

La maladie peut provoquer notamment des maux de gorge, de la fièvre, des difficultés à avaler, un enrouement et un gonflement du cou. Dans les formes sévères, des membranes grisâtres peuvent se développer dans la gorge et entraîner une obstruction des voies respiratoires.

La vaccination constitue le principal moyen de prévention contre la diphtérie. La résurgence de cas observée au Sénégal met ainsi en évidence les risques liés aux insuffisances de couverture vaccinale dans certaines populations.

Les autorités renforcent la riposte

Face à la situation, le ministère de la Santé, en coordination avec les autorités administratives et territoriales et ses partenaires techniques, a renforcé la surveillance et la prise en charge des personnes infectées.

Les mesures comprennent notamment l’investigation autour des cas confirmés, le suivi des personnes ayant été en contact avec les patients ainsi que la mise en œuvre d’une campagne de vaccination de rattrapage dans les zones affectées.

Les autorités sanitaires invitent les parents à vérifier le statut vaccinal de leurs enfants et à compléter les doses prévues par le calendrier du Programme élargi de vaccination (PEV).

Elles recommandent également de consulter rapidement une structure de santé en cas de symptômes évocateurs et déconseillent l’automédication, susceptible de retarder une prise en charge appropriée.

Cette recrudescence rappelle l’importance du maintien d’une couverture vaccinale élevée. Dans les zones où la vaccination diminue, des maladies pourtant largement contrôlées peuvent en effet réapparaître et provoquer des foyers épidémiques, en particulier chez les enfants insuffisamment immunisés.

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Sénégal : Ahmadou Al Aminou Lo présente sa Déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale

Le Premier ministre sénégalais Ahmadou Al Aminou Lo présente ce mardi 8 septembre 2026, à 10 heures, sa Déclaration de politique générale (DPG) devant l’Assemblée nationale. Nommé à la tête du gouvernement le 25 mai dernier, il doit exposer aux députés les grandes orientations et les priorités de son action gouvernementale.

Une DPG au début d’une nouvelle séquence gouvernementale

Cette intervention intervient dans le cadre de la deuxième session extraordinaire de l’année, ouverte le 1er septembre à la demande du président de la République, Bassirou Diomaye Faye.

Initialement prévue le 1er septembre, la présentation de la DPG a finalement été reportée au 8 septembre. La Conférence des présidents de l’Assemblée nationale a arrêté cette nouvelle date conformément aux dispositions du Règlement intérieur de l’institution.

Succédant à Ousmane Sonko à la Primature, Ahmadou Al Aminou Lo doit ainsi préciser devant la représentation nationale les priorités de son gouvernement et les principales mesures envisagées pour leur mise en œuvre.

Un contexte économique marqué par les discussions avec le FMI

La présentation intervient quelques jours après l’annonce, le 1er septembre, d’un accord au niveau des services entre le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI). Cet accord porte sur les principales politiques économiques devant soutenir un nouveau programme de 36 mois au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC).

Le financement envisagé s’élève à environ 2,2 milliards de dollars, soit 1 537,1 millions de droits de tirage spéciaux (DTS), correspondant à environ 475 % de la quote-part du Sénégal au FMI. L’accord doit encore recevoir l’approbation de la direction du Fonds puis de son Conseil d’administration.

Le futur programme doit accompagner les réformes économiques et financières prévues sur la période 2026-2029.

Parmi les priorités annoncées figurent l’augmentation des recettes intérieures, la maîtrise des dépenses publiques, le renforcement de la gestion de la dette et un meilleur suivi des arriérés de l’État. Le programme prévoit également une surveillance accrue des entreprises publiques ainsi que le renforcement des dispositifs de protection sociale, notamment à travers des transferts monétaires ciblés.

La dette et les réformes structurelles au cœur des enjeux

Le Sénégal prévoit par ailleurs de solliciter un traitement de sa dette afin de restaurer sa viabilité et de créer de nouvelles marges budgétaires pour financer les secteurs prioritaires.

Les autorités envisagent également l’adoption, en 2027, d’une stratégie de mobilisation des recettes à moyen terme. Celle-ci doit permettre d’accroître durablement les ressources fiscales, tout en améliorant l’environnement des affaires et l’accès aux services financiers.

Ces orientations devraient constituer des éléments importants du cadre économique dans lequel le Premier ministre présente sa feuille de route devant les députés.

Une économie portée par les hydrocarbures

Selon les données communiquées par le FMI, le Sénégal a enregistré une croissance réelle de 6,7 % en 2025, notamment grâce à la première année complète de production pétrolière.

Hors pétrole et gaz, la croissance s’est limitée à 2,2 % en 2025 avant d’atteindre 4,7 % au premier trimestre 2026, principalement sous l’effet de la consommation privée. L’inflation s’est, pour sa part, établie à 1,4 %.

Le nouveau programme avec le FMI reste toutefois soumis à plusieurs conditions, notamment la mise en œuvre de mesures correctrices liées au précédent épisode de communication d’informations erronées ainsi que l’obtention des garanties de financement nécessaires auprès des partenaires du Sénégal.

La Déclaration de politique générale d’Ahmadou Al Aminou Lo intervient ainsi à un moment stratégique, entre réformes économiques, contraintes budgétaires et volonté du gouvernement de définir clairement ses priorités pour les prochaines années.

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Sénégal : la SENELEC annonce des perturbations de l’électricité du 7 au 13 septembre.

La fourniture d’électricité connaîtra des perturbations dans plusieurs zones du Sénégal entre le lundi 7 et le dimanche 13 septembre 2026. La Société nationale d’électricité (SENELEC) indique que plusieurs quartiers de Dakar, Diamniadio et Rufisque, ainsi que différentes localités du pays, sont concernés.

Dans un communiqué publié dimanche, la SENELEC explique que ces perturbations sont liées à des opérations d’entretien, de renforcement du réseau et d’amélioration de la qualité du service.

La société avait également annoncé des perturbations ponctuelles dans la nuit du dimanche au lundi dans plusieurs localités, en raison de contraintes techniques affectant temporairement le système électrique.

Selon la SENELEC, cette situation entraîne une diminution provisoire de la capacité disponible pour répondre à la demande. Les difficultés pourraient être davantage ressenties durant les périodes de forte consommation, notamment en soirée.

La centrale West African Energy (WAE), qui figure parmi les principales unités de production électrique du Sénégal avec une puissance disponible annoncée autour de 240 MW, est notamment concernée par cette contrainte technique.

Face à cette situation, la SENELEC assure que ses équipes travaillent en coordination avec celles de WAE afin de rétablir progressivement les conditions normales d’alimentation du réseau.

La société appelle ainsi les usagers des zones concernées à faire preuve de compréhension durant cette période de travaux et de contraintes techniques, tout en assurant que les interventions se poursuivent pour limiter autant que possible la durée et l’impact des perturbations.

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Sénégal : une mobilisation citoyenne réclame des mesures contre la cherté de la vie

Une marche citoyenne consacrée à la défense du pouvoir d’achat s’est tenue à Dakar, avec la participation de consommateurs venus dénoncer la hausse du coût de la vie. Organisée dans le cadre du collectif « 30 Jours pour le Juste Prix », la mobilisation a porté sur plusieurs postes de dépenses qui pèsent sur les ménages, notamment l’alimentation, le logement et l’électricité.

Partis du quartier Castors, les participants ont défilé avec des tee-shirts aux couleurs du collectif et des pancartes appelant à une meilleure maîtrise des prix. Parmi les messages affichés figuraient notamment « Stop à la cherté de la vie » et « Juste prix, mon combat ».

Des ustensiles de cuisine, des paniers et des bols vides ont également accompagné le cortège. Ces objets, utilisés comme symboles, ont permis aux manifestants d’illustrer les difficultés rencontrées par de nombreux ménages pour faire face aux dépenses quotidiennes.

Le coût de la vie au cœur des revendications

Tout au long de l’itinéraire, les participants ont repris plusieurs slogans en wolof pour dénoncer la hausse des dépenses courantes. « Dund gi dafa seer » pour évoquer la cherté de la vie, « Location bi dafa seer » concernant les loyers ou encore « Woyofal bi dafa seer » au sujet de l’électricité traduisaient l’étendue des préoccupations exprimées.

Pour les manifestants, la question du pouvoir d’achat ne se limite donc pas au prix des produits alimentaires. Elle englobe également les charges liées au logement, à l’énergie et aux dépenses familiales.

Des témoignages qui illustrent la pression sur les ménages

Plusieurs participants ont profité de la mobilisation pour témoigner des difficultés auxquelles ils sont confrontés au quotidien.

Maimouna Ndiaye Sy, une sexagénaire venue prendre part à la marche, a estimé que la hausse des prix rend de plus en plus difficile la gestion du budget familial. Elle a notamment cité le prix du poisson, qu’elle affirme acheter à environ 3 500 francs CFA le kilogramme. La manifestante a également insisté sur la nécessité de préserver le caractère citoyen du mouvement, à l’écart de toute récupération politique.

De son côté, Mame Binta Fall, retraitée venue de Diamaguène, a choisi de porter un panier vide pour représenter les difficultés rencontrées par les familles au moment de faire leurs provisions. Elle a souligné que les sommes consacrées aux achats quotidiens permettent désormais de couvrir une quantité de produits plus limitée qu’auparavant.

La situation des femmes en situation de vulnérabilité a également été évoquée. Kiné Guèye, qui participait à la marche avec une calebasse renversée sur la tête et un bol vide, a attiré l’attention sur les difficultés particulières rencontrées par certaines veuves et femmes divorcées sans emploi. Loyer, eau, électricité et frais de scolarité figurent, selon elle, parmi les principales charges qui fragilisent les ménages concernés.

Le pouvoir d’achat au centre des orientations gouvernementales

Cette mobilisation intervient alors que la question de la cherté de la vie demeure au cœur des préoccupations des autorités sénégalaises. Lors du Conseil des ministres du 2 septembre, le président Bassirou Diomaye Faye a de nouveau appelé le Gouvernement à renforcer les actions destinées à préserver le pouvoir d’achat des ménages.

Le chef de l’État a notamment insisté sur la nécessité d’améliorer la maîtrise des prix des produits et services de consommation courante et de renforcer l’application des dispositifs prévus par la législation en matière de prix et de protection des consommateurs.

La régulation des loyers fait également partie des priorités évoquées. Le président de la République a appelé à une mise en œuvre effective des mécanismes destinés à mieux encadrer les coûts du logement.

Parallèlement, l’exécutif entend renforcer les dispositifs de veille sur les approvisionnements afin de mieux anticiper les tensions sur certains produits et de contribuer à une plus grande stabilité du marché.

Le collectif veut inscrire la mobilisation dans la durée

Pour Bathie Drissy, porte-parole du collectif « 30 Jours pour le Juste Prix », la démarche se veut exclusivement citoyenne. Il affirme que la mobilisation rassemble avant tout des consommateurs confrontés aux conséquences de la hausse des prix.

Le collectif entend poursuivre ses actions et maintenir la pression sur la question du pouvoir d’achat jusqu’à l’obtention d’améliorations jugées concrètes par les consommateurs.

La marche s’est achevée au rond-point Jet d’eau, à Grand-Dakar. Au-delà de cette mobilisation, les revendications exprimées témoignent de la place centrale qu’occupe désormais la maîtrise du coût de la vie dans le débat public sénégalais.

Entre attentes des consommateurs et engagements des pouvoirs publics, la question reste celle de l’efficacité des mécanismes de régulation et de leur impact réel sur le budget quotidien des ménages.

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JOJ Dakar 2026 : la flamme olympique sillonnera les 14 régions du Sénégal.

Allumée à Athènes, berceau historique de l’olympisme, le 10 septembre, la flamme arrivera à Dakar le 12 septembre. Elle débutera ensuite son parcours national deux jours plus tard, avec plus de 30 étapes programmées dans différentes localités du pays.

Plus de 30 étapes à travers le pays

Le relais passera notamment par plusieurs communes de la région de Dakar, dont Dakar, Rufisque, Guédiawaye et Pikine. Il se poursuivra dans les autres régions, avec des étapes annoncées notamment à Saint-Louis, Matam, Kolda et Ziguinchor.

Au total, le programme prévoit 30 étapes, réparties entre 14 étapes dans la région de Dakar et 16 dans les autres régions du Sénégal. Plusieurs centaines de relayeurs participeront à cette traversée nationale, donnant à la population l’occasion de prendre part symboliquement à l’aventure des JOJ.

Chaque étape sera accompagnée d’animations destinées au grand public. Des activités sportives, culturelles et éducatives, ainsi que des démonstrations, initiations, ateliers et animations numériques sont prévues. Les établissements scolaires seront également associés à plusieurs séquences de la tournée.

« Pass the Energy », un message de transmission

Au-delà de sa dimension sportive, le relais de la flamme entend mettre en avant les valeurs portées par l’olympisme. Le slogan « Pass the Energy » symbolise la transmission de l’énergie, de l’enthousiasme et des valeurs olympiques d’une génération à l’autre.

Le passage de la flamme entre les mains des différents relayeurs doit ainsi illustrer les notions d’amitié, de respect et de solidarité. La tournée offrira également une vitrine à plusieurs éléments du patrimoine culturel sénégalais.

Une dernière étape avant l’ouverture des Jeux

Le périple national de la flamme prendra fin le 30 octobre, à la veille de la cérémonie d’ouverture des JOJ Dakar 2026, prévue le 31 octobre au stade Abdoulaye Wade de Diamniadio.

La flamme sera alors utilisée pour allumer la vasque olympique, qui restera allumée pendant toute la compétition, programmée jusqu’au 13 novembre 2026.

Avec Dakar 2026, le Sénégal s’apprête à accueillir le premier événement olympique organisé sur le continent africain. La tournée nationale de la flamme constitue ainsi l’une des principales séquences de mobilisation populaire avant le lancement officiel des Jeux.

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Sénégal : le hashtag #30JoursPourLeJustePrix mobilise contre la vie chère.

Un nouveau mouvement citoyen prend de l’ampleur sur les réseaux sociaux sénégalais. Réuni autour du hashtag #30JoursPourLeJustePrix, il rassemble des consommateurs qui dénoncent la hausse des prix des produits et services du quotidien et souhaitent placer la question du pouvoir d’achat au cœur du débat public.

Cette mobilisation intervient dans un contexte de pression croissante sur les budgets des ménages. À Dakar comme dans plusieurs autres localités du pays, les consommateurs font état de variations importantes du prix de certaines denrées et produits de première nécessité. Face à cette situation, les initiateurs de la campagne veulent dépasser la simple dénonciation et encourager une démarche collective fondée sur l’observation et le partage d’informations.

Trente jours pour documenter les prix

Le principe de la campagne repose sur la participation des citoyens. Pendant trente jours, ils sont invités à relever les prix pratiqués dans différents commerces et marchés, à comparer les tarifs et à partager les écarts constatés selon les zones géographiques.

Les données collectées doivent contribuer à établir une photographie plus précise de l’évolution des prix sur le terrain. Les promoteurs espèrent ainsi faire émerger un véritable mécanisme de veille citoyenne susceptible d’alimenter les discussions sur le coût de la vie et les pratiques commerciales.

Le boycott comme moyen de pression

La campagne ne se limite toutefois pas à la collecte d’informations. Ses initiateurs envisagent également différentes actions destinées à renforcer le pouvoir d’action des consommateurs, notamment le boycott de certains produits et des opérations de sensibilisation sur les plateformes numériques.

L’objectif affiché est de montrer que les consommateurs, lorsqu’ils coordonnent leurs comportements d’achat, peuvent exercer une influence sur le marché et interpeller les acteurs concernés sur leurs pratiques tarifaires.

Le pouvoir d’achat au cœur des préoccupations

Les promoteurs de #30JoursPourLeJustePrix présentent leur démarche comme une mobilisation citoyenne en faveur d’une meilleure protection du pouvoir d’achat. Ils appellent notamment à davantage de vigilance sur les prix et à une implication plus forte des pouvoirs publics dans la lutte contre les pratiques considérées comme abusives.

La campagne trouve un écho sur plusieurs plateformes, notamment Facebook, X et TikTok, où des internautes partagent leurs expériences et leurs observations concernant le coût des produits et services.

Certaines organisations de défense des consommateurs s’inscrivent également dans cette dynamique en encourageant les citoyens à comparer les prix, à privilégier la concurrence et à signaler les pratiques susceptibles de contrevenir à la réglementation.

Une mobilisation à suivre

Au-delà de son impact sur les réseaux sociaux, l’initiative illustre la place croissante de la question du coût de la vie dans les préoccupations des Sénégalais. Son véritable impact dépendra toutefois de sa capacité à transformer la mobilisation numérique en données vérifiables, en actions coordonnées et, éventuellement, en réponses concrètes des acteurs économiques et des pouvoirs publics.

Avec #30JoursPourLeJustePrix, les initiateurs veulent ainsi faire du consommateur un acteur davantage informé et capable d’agir sur le marché, dans un contexte où la maîtrise des dépenses quotidiennes demeure un enjeu économique et social majeur.

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Fintech : le Sénégal prend la tête de l’UEMOA‎‎‎.

Selon les récents derniers chiffres de la BCEAO, Dakar décroche la première place de la finance inclusive en zone UEMOA. Devancé de justesse en microfinance, le Sénégal creuse l’écart en mobile money et s’impose comme la locomotive de la région.
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‎Le Sénégal est officiellement N°1 de la finance inclusive dans l’UEMOA. Les données 2026 de la BCEAO et de la Commission bancaire de l’UEMOA placent Dakar en tête, avec une domination particulièrement marquée sur la monnaie électronique. Le Sénégal pèse 1 234,3 milliards FCFA d’actifs en microfinance. Soit 26,5% du total régional. La Côte d’Ivoire suit de très près avec 26,3%. Le Burkina Faso complète le podium avec 19,1%. L’écart entre Dakar et Abidjan ne tient qu’à 0,2 point. Le pays compte aussi 2,28 millions de comptes de microfinance actifs, en hausse de 15,2% sur un an. 81 structures sont opérationnelles sur le territoire.
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‎ C’est sur ce terrain que le Sénégal prend nettement les devants. Avec 29,7% de l’encours régional, le pays domine le marché de la monnaie électronique en UEMOA. L’encours total de la zone atteint 1 923,2 milliards FCFA, en bond de 35,2% sur un an. La Côte d’Ivoire arrive deuxième avec 23,5%, malgré une croissance de 35,2% elle aussi. Portés par Wave et Orange Money, les acteurs sénégalais tirent l’écosystème. Dakar s’impose ainsi comme un hub fintech continental. La zone compte désormais 60,6 millions de comptes de mobile money actifs sur 172,9 millions ouverts. Le taux d’activation atteint 35,1%, en progression de 12% sur un an. La Commission bancaire de l’UEMOA confirme une accélération générale de l’inclusion financière.
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‎Au-delà des chiffres, le Sénégal gagne sur deux leviers. En premier lieu, l’innovation low-cost : Wave a cassé les tarifs et forcé tout le marché à baisser. Résultat, l’usage explose même en zone rurale. En second lieu, l’écosystème : Dakar concentre incubateurs, régulateur ouvert et partenaires techniques.
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‎Contrairement à d’autres pays, la régulation sénégalaise a rapidement validé les portefeuilles électroniques, permettant aux fintechs de scaler. Avec cet écart de 6,2 points sur la monnaie électronique, le Sénégal ne joue plus seulement la première place. Il installe un modèle que ses voisins tentent de copier. Et si la tendance se confirme en 2027, l’écart avec Abidjan en microfinance pourrait disparaître au profit d’une double domination sénégalaise.
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‎Source : ceuxquifontlafrique.com
‎Marcelle NTONGONO

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Sénégal : le FMI et Dakar s’accordent sur un nouveau programme de financement de 2,2 milliards de dollars

Le Fonds monétaire international (FMI) et les autorités sénégalaises sont parvenus, mardi 1er septembre 2026, à un accord au niveau des services sur un nouveau programme de financement d’environ 2,2 milliards de dollars. D’une durée de 36 mois, cet accord doit soutenir les efforts du Sénégal pour rétablir l’équilibre de ses finances publiques et réduire les vulnérabilités liées à sa dette.

L’accord, conclu à l’issue d’une mission du FMI conduite à Dakar du 19 août au 1er septembre par Mercedes Vera Martin, doit encore être soumis à l’approbation de la direction du Fonds puis de son Conseil d’administration.

Des conditions avant l’approbation définitive

Le nouveau programme intervient après la suspension du précédent dispositif de financement de 1,8 milliard de dollars, à la suite de la découverte d’importantes irrégularités dans les déclarations relatives aux finances publiques sénégalaises.

Le FMI estime que la dette du secteur public et parapublic atteignait environ 132 % du PIB à fin 2024. L’institution souligne toutefois les progrès réalisés par les autorités dans la correction des données financières et la consolidation de la gestion de la dette, tout en appelant à des mesures supplémentaires.

Avant l’examen du nouvel accord par son Conseil d’administration, le FMI demande notamment au Sénégal de mettre en œuvre des mesures correctives permettant de traiter les déclarations erronées de données financières. Des garanties de financement de la part des partenaires du pays sont également nécessaires.

Un soutien pour rétablir la stabilité financière

Ce nouveau programme doit accompagner les efforts de Dakar en matière de consolidation budgétaire, de gestion de la dette et de renforcement de la transparence des finances publiques.

Le FMI avait déjà souligné, lors de sa mission de juin 2026, la nécessité pour le Sénégal de réduire ses vulnérabilités liées à la dette et de renforcer la gouvernance financière. L’institution avait également relevé la bonne dynamique de croissance enregistrée en 2025, portée notamment par le développement du secteur des hydrocarbures.

L’accord de principe constitue ainsi une étape importante dans la reprise de la coopération financière entre le Sénégal et le FMI. Sa mise en œuvre effective reste toutefois conditionnée à l’approbation des instances dirigeantes de l’institution et au respect des engagements convenus.

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Sénégal : le gel des importations d’oignons officiellement levé.

Le ministère de l’Industrie et du Commerce a annoncé la levée, à compter de ce lundi 31 août 2026, de la mesure de gel des importations d’oignons.

Mise en place depuis le 16 janvier 2026, cette mesure visait à favoriser la commercialisation de la production locale et à protéger les débouchés des petits producteurs sénégalais.

Selon le ministère, la reprise des importations est rendue possible par l’évolution des disponibilités sur le marché national. Elle doit permettre d’assurer un approvisionnement régulier des consommateurs tout en contribuant à limiter les tensions sur les prix.

Les importateurs sont invités à se rapprocher de l’Agence de Régulation des Marchés (ARM) afin de prendre connaissance des dispositions nécessaires à la reprise de leurs activités.

Le ministère appelle par ailleurs les différents acteurs de la filière à respecter les règles en vigueur et à faire preuve de responsabilité dans la mise en œuvre de cette nouvelle mesure.

Cette décision marque ainsi un nouvel ajustement de la politique de régulation du marché de l’oignon, entre soutien à la production nationale et nécessité de garantir la disponibilité du produit pour les consommateurs.