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Sénégal : le Pastef réclame la fixation de la date des prochaines élections locales.

À l’approche de l’échéance du mandat des élus locaux, le Pastef appelle les autorités sénégalaises à clarifier le calendrier des prochaines élections municipales et départementales. Dans un communiqué publié mercredi, le parti dirigé par l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko demande notamment au gouvernement de fixer officiellement la date du prochain scrutin.

Le parti au pouvoir s’appuie sur le calendrier électoral pour justifier sa demande. Les dernières élections municipales et départementales se sont tenues le 23 janvier 2022. Les conseillers municipaux et départementaux étant élus pour un mandat de cinq ans, le prochain renouvellement doit intervenir au plus tard en janvier 2027.

Le Pastef met en garde contre tout report

Dans sa déclaration, le Pastef estime que le respect du calendrier électoral constitue une exigence à laquelle les différents acteurs doivent se conformer. La formation politique appelle ainsi les autorités à prendre les dispositions nécessaires pour préparer le prochain scrutin et écarter toute possibilité de report.

Cette sortie intervient alors qu’aucune décision officielle du gouvernement concernant la date des élections locales n’a encore été rendue publique. L’exécutif n’a, à ce stade, annoncé ni calendrier définitif ni modalités précises d’organisation du scrutin.

L’enjeu est important pour les collectivités territoriales, puisque les prochaines élections permettront de renouveler les équipes municipales et départementales à travers le pays.

Un scrutin attendu dans un contexte politique particulier

La question du calendrier électoral intervient dans un contexte politique marqué par la consolidation du nouveau pouvoir issu de l’élection présidentielle de 2024. Le président Bassirou Diomaye Faye et son gouvernement devront notamment définir les conditions d’organisation du prochain cycle électoral local.

Le débat pourrait également prendre une dimension politique plus large, les différentes formations cherchant à renforcer leur implantation dans les collectivités territoriales. Pour le Pastef, qui dispose d’une majorité parlementaire, la préparation des élections locales constitue un enjeu stratégique en vue de conforter sa présence sur le terrain.

La date du scrutin reste toutefois à déterminer officiellement. Son annonce devra permettre aux partis politiques, aux candidats potentiels et aux autorités électorales d’organiser les différentes étapes préparatoires dans les délais requis.

À quelques mois de l’échéance théorique, la pression monte donc sur le gouvernement pour clarifier le calendrier. La publication d’un calendrier électoral officiel devrait désormais constituer une étape déterminante pour éviter les incertitudes autour du renouvellement des conseils municipaux et départementaux.

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COP17 : le Sénégal plaide pour une réponse renforcée à la sécheresse et à la dégradation des terres.

À mi-parcours de la 17ᵉ Conférence des Parties de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (COP17), le Sénégal poursuit son plaidoyer en faveur d’une action renforcée contre la dégradation des terres, la sécheresse et les effets du changement climatique.

Organisée à Oulan-Bator, en Mongolie, du 17 au 28 août 2026, la conférence réunit les représentants des États parties autour des principaux défis liés à la gestion durable des terres et à la résilience des territoires. À la tête de la délégation sénégalaise, le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Dr Aliou Gori Diouf, défend une approche visant à traduire les engagements internationaux en mesures concrètes au bénéfice des populations.

Depuis l’ouverture des travaux, la délégation sénégalaise participe aux séances de négociation, aux dialogues ministériels ainsi qu’aux rencontres de haut niveau. Dakar met notamment l’accent sur l’accélération de la restauration des terres et des parcours pastoraux, le renforcement de la résilience des communautés et la mobilisation de nouveaux mécanismes de financement.

La sécheresse, un enjeu central des négociations

La lutte contre la sécheresse figure parmi les principaux dossiers examinés lors de cette COP17. Face à l’intensification et à la multiplication des épisodes de sécheresse dans différentes régions du monde, les négociations portent notamment sur le renforcement des mécanismes d’anticipation, de prévention et de réponse.

Dans ce cadre, le Sénégal soutient le développement d’initiatives internationales consacrées à la résilience face à la sécheresse, notamment l’International Drought Resilience Alliance (IDRA) et l’International Drought Resilience Observatory (IDRO). Ces dispositifs visent à améliorer la connaissance des phénomènes de sécheresse et à favoriser le développement de politiques publiques mieux adaptées.

Pour Dakar, les réponses doivent également accorder une place centrale aux communautés locales. La restauration des terres dégradées, notamment dans les zones pastorales, doit être accompagnée d’investissements suffisants et d’un accès renforcé aux financements publics et privés.

Restaurer les terres et renforcer les capacités locales

Le Sénégal entend également promouvoir une approche intégrée de la restauration des terres. Celle-ci doit associer la préservation des ressources naturelles, le développement des activités rurales et le renforcement des capacités des populations directement exposées aux effets de la sécheresse.

Cette orientation revêt une importance particulière pour les territoires dépendant fortement de l’agriculture et de l’élevage. La dégradation des sols et la raréfaction des ressources en eau peuvent en effet affecter la production agricole, les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire.

Dans cette perspective, la mobilisation de ressources financières demeure un enjeu déterminant. Le Sénégal appelle ainsi à renforcer les mécanismes permettant aux pays les plus vulnérables d’accéder aux financements nécessaires à la mise en œuvre de projets de restauration et d’adaptation.

Dakar veut contribuer à des décisions ambitieuses

Alors que les négociations se poursuivent à Oulan-Bator, la délégation sénégalaise entend maintenir son engagement afin de contribuer à l’adoption de décisions susceptibles de renforcer l’action internationale contre la désertification et la sécheresse.

Pour le Sénégal, la COP17 constitue surtout une occasion de passer des engagements aux réalisations. La restauration des terres, la protection des communautés et le renforcement de la résilience climatique nécessitent, selon cette approche, des financements adaptés, une coopération internationale renforcée et une implication accrue des acteurs locaux.

À travers sa participation aux négociations, Dakar cherche ainsi à défendre une vision dans laquelle la lutte contre la dégradation des terres ne se limite pas à la protection de l’environnement, mais constitue également un levier de développement durable, de sécurité alimentaire et de résilience économique pour les populations.

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Mawloud 2026 : le Sénégal au rythme du Gamou entre ferveur religieuse et mobilisation nationale.

Le Sénégal célèbre ce mardi 25 août 2026 le Mawloud, également appelé Gamou, qui commémore la naissance du prophète Mohammed. À cette occasion, les principaux foyers religieux du pays connaissent une forte mobilisation, notamment à Tivaouane et Kaolack, deux importantes villes de la confrérie tidjane.

Tivaouane au cœur des célébrations

À Tivaouane, l’un des principaux centres religieux du Sénégal, les fidèles se réunissent pour une nuit consacrée aux prières, aux récitations coraniques, aux conférences religieuses et aux enseignements sur la vie et les valeurs du Prophète.

Pour l’édition 2026, le khalife général des Tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour, a placé la célébration sous le thème : « Ensemble, penser et agir par le verbe de l’Unicité (Tawhid), Lâ ilâha illa Allah ».

Les autorités religieuses ont notamment appelé les fidèles à privilégier la spiritualité, le recueillement et la dévotion, afin de préserver le caractère religieux de cette commémoration.

Forte mobilisation à Kaolack

À Kaolack, notamment à Médina Baye, autre grand centre de la Tijaniyya, les préparatifs ont également mobilisé les autorités religieuses, administratives et sécuritaires.

Un dispositif du Groupement mobile d’intervention a notamment été déployé afin d’assurer la sécurité des pèlerins et de faciliter le déroulement des rassemblements prévus durant la nuit du 25 août.

La date de cette édition a été déterminée après l’observation du croissant lunaire. La Commission nationale de concertation sur le croissant lunaire (CONACOC) avait retenu le samedi 15 août comme premier jour du mois de Rabi al-Awwal, conduisant à la célébration du Mawloud le 25 août.

L’État mobilise d’importants moyens pour les déplacements

Face à l’affluence attendue dans les foyers religieux, les pouvoirs publics ont également renforcé le dispositif de transport.

Le ministère des Transports terrestres et aériens a annoncé la mobilisation de plusieurs centaines de bus ainsi que de 46 wagons des Grands Trains du Sénégal. Le dispositif ferroviaire doit permettre d’acheminer jusqu’à 13 000 personnes vers les différents sites concernés.

Cette organisation vise à faciliter les déplacements des pèlerins tout en contribuant à fluidifier le trafic routier durant cette période de forte affluence.

Une célébration largement observée en Afrique de l’Ouest

Le Mawloud est également célébré dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest. Dans certains États, notamment le Bénin, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, la Mauritanie, le Nigeria et la Sierra Leone, la journée du 25 août figure parmi les jours fériés prévus à l’occasion de cette commémoration.

Au Nigeria, le gouvernement fédéral a notamment déclaré le mardi 25 août jour férié pour permettre aux fidèles de prendre part aux célébrations.

En Gambie et au Niger, la commémoration est, selon les calendriers nationaux, observée le 26 août.

De Tivaouane à Kaolack, en passant par les autres foyers religieux du Sénégal et plusieurs villes ouest-africaines, le Mawloud 2026 s’inscrit ainsi dans une dynamique de forte mobilisation spirituelle. Prières, récitations, conférences et rassemblements religieux rythment cette journée consacrée à la mémoire du Prophète et à la transmission de ses enseignements.

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Sénégal : les prix des produits importés progressent de 2 % en juin.

Les prix des produits importés au Sénégal ont augmenté de 2 % en juin 2026 par rapport au mois précédent, tandis que ceux des produits exportés sont restés stables, selon les dernières données de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).

Cette évolution traduit une hausse ponctuelle du coût des importations, principalement portée par les produits minéraux, les matériels de transport et certains produits agricoles et industriels.

Les importations tirées par les produits minéraux et les transports

La hausse mensuelle de 2 % des prix à l’importation s’explique notamment par l’augmentation des prix des produits minéraux, qui ont contribué à hauteur de 0,7 point, suivis des matériels de transport (+0,3 point), des produits du règne végétal (+0,2 point) et des produits des industries chimiques (+0,2 point).

Les prix des produits minéraux ont progressé de 1,3 %, notamment sous l’effet du renchérissement des produits pétroliers raffinés et du gaz de pétrole. Les matériels de transport ont, pour leur part, enregistré une hausse de 7,7 %, notamment en raison de l’augmentation des prix des voitures de tourisme et des véhicules destinés au transport de marchandises.

Malgré cette progression mensuelle, les prix des importations restent inférieurs de 0,4 % à leur niveau de juin 2025. Sur les six premiers mois de 2026, ils affichent également un recul de 5,7 % par rapport à la même période de 2025.

Des exportations stables sur le mois

Du côté des exportations, les prix sont restés inchangés entre mai et juin 2026. La hausse des prix des produits minéraux, des produits alimentaires et de certains produits chimiques a été compensée par la baisse des prix des métaux précieux et des produits du règne animal.

Sur un an, les prix des produits exportés affichent toutefois une progression de 10,1 %. Sur le premier semestre, ils ont augmenté de 12,8 % par rapport à la même période de 2025.

Les produits minéraux exportés ont notamment enregistré une hausse de 5 %, portée par l’augmentation des prix des produits pétroliers raffinés. À l’inverse, les prix de l’or destiné au marché suisse ont reculé de 3,8 %.

Les termes de l’échange se dégradent légèrement

Malgré la progression annuelle des prix à l’exportation, les termes de l’échange se sont légèrement détériorés en juin. L’indicateur s’est établi à 1,24, contre 1,26 en mai.

Cette évolution s’explique notamment par des mouvements défavorables dans plusieurs catégories de produits, dont les graisses et huiles, les machines et appareils, ainsi que les peaux et cuirs.

Les données de l’ANSD mettent ainsi en évidence une situation contrastée : le Sénégal bénéficie d’une progression notable des prix de ses exportations sur un an, mais reste confronté à une hausse mensuelle du coût de ses importations.

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Sénégal : l’Assemblée nationale adopte une loi pour renforcer la protection des infrastructures numériques critiques.

L’Assemblée nationale sénégalaise a adopté, jeudi 20 août 2026, le Projet de loi n°25/2026 relatif à la protection des Infrastructures d’Information Critiques (IIC) et à la sécurité numérique. Le texte a recueilli 127 voix favorables.

Un cadre renforcé face aux cybermenaces

Cette nouvelle législation intervient dans un contexte marqué par l’augmentation des cyberattaques et la sophistication croissante des menaces numériques. Elle vise à mieux protéger les réseaux et systèmes d’information dont le fonctionnement est considéré comme essentiel à l’activité économique, administrative et stratégique du pays.

Le texte impose notamment aux exploitants d’Infrastructures d’Information Critiques de respecter des exigences renforcées en matière de sécurité informatique. Ces obligations seront suivies par les autorités compétentes, notamment l’Autorité nationale de Cybersécurité.

Des obligations et des sanctions

La loi prévoit également un encadrement des produits et services liés à la cybersécurité. Un dispositif de sanctions administratives et pénales est prévu afin de garantir le respect des nouvelles obligations par les acteurs concernés.

Le champ d’application du texte pourra, dans certaines conditions, s’étendre à des services numériques accessibles depuis le Sénégal mais exploités à partir d’infrastructures situées à l’étranger, conformément aux dispositions réglementaires ou aux accords internationaux.

Renforcer la souveraineté numérique

À travers cette réforme, le Sénégal cherche à consolider la sécurité de ses infrastructures numériques les plus sensibles et à améliorer sa capacité de prévention et de réaction face aux cybermenaces.

L’enjeu est également stratégique : protéger les infrastructures critiques revient à préserver la continuité des services essentiels, les données sensibles et les intérêts fondamentaux de l’État dans un environnement numérique de plus en plus exposé.

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Sénégal–ONU : Dakar veut renforcer le partenariat autour de l’Agenda Sénégal 2050.

Le Sénégal souhaite approfondir sa coopération avec le système des Nations Unies afin d’accompagner la mise en œuvre des priorités de l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050. Cette ambition a été au centre d’une rencontre tenue jeudi 20 août 2026 entre le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo et Hannan Sulieman, Directrice générale adjointe de l’UNICEF et responsable de la gestion de la Maison des Nations Unies à Diamniadio.

Le capital humain au cœur des échanges

Les discussions ont porté sur les principaux axes de coopération entre le Sénégal, l’UNICEF et les différentes agences des Nations Unies. Le développement du capital humain figure parmi les priorités mises en avant, notamment à travers l’éducation et la formation professionnelle.

Le gouvernement entend consolider les acquis dans ces secteurs et développer de nouvelles initiatives destinées à renforcer les compétences des jeunes et leurs perspectives d’insertion.

Une administration mieux préparée

La coopération devrait également concerner le renforcement des capacités de l’administration publique. L’objectif est d’accompagner les départements ministériels dans l’amélioration de leur organisation, de leur fonctionnement et de leur capacité à mettre en œuvre efficacement les politiques publiques.

Pour Dakar, cette dimension institutionnelle constitue un élément essentiel de la réussite de l’Agenda Sénégal 2050, qui ambitionne de faire de l’administration un levier plus performant de transformation économique et sociale.

Diamniadio au cœur de la présence onusienne

Les échanges ont enfin porté sur le transfert progressif du système des Nations Unies vers Diamniadio, conformément au calendrier établi.

Cette évolution accompagne la montée en puissance de la ville comme nouveau pôle administratif et institutionnel du Sénégal. La délégation de l’UNICEF a également salué l’engagement de Dakar en faveur du multilatéralisme et de l’intégration régionale.

À travers ce partenariat renforcé, le Sénégal entend ainsi mobiliser l’expertise et l’appui du système des Nations Unies au service de ses priorités nationales, avec une attention particulière portée à la jeunesse, au capital humain et à la modernisation de l’action publique.

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CRÉDITS SPÉCIAUX : L’ASSEMBLÉE NATIONALE DU SENEGAL SUSPEND L’EXAMEN DE LA PROPOSITION DE LOI

L’Assemblée nationale a décidé de suspendre la séance plénière consacrée à l’examen de la proposition de loi portant sur le régime juridique des crédits spéciaux, initialement prévue ce mercredi 19 août 2026.

Dans un communiqué publié ce mardi 18 août, l’institution parlementaire affirme que l’Exécutif a saisi le Conseil constitutionnel d’un recours visant à faire déclarer que certaines dispositions de cette proposition de loi relèvent du pouvoir réglementaire.

L’Assemblée nationale estime que cette saisine intervient dans un contexte d’« obstruction systématique » au processus législatif visant, selon elle, à renforcer la transparence dans la gestion des deniers publics.

Malgré l’absence, selon le communiqué, de disposition prévoyant expressément un effet suspensif du recours, l’Assemblée nationale dit avoir choisi de suspendre la plénière « soucieuse de la stabilité, de l’élégance républicaine et du dialogue entre les Institutions ».

Les autres travaux maintenus

Le Parlement précise toutefois que cette suspension ne concerne pas les autres travaux inscrits à son agenda.

Ainsi, les travaux relatifs à la ratification des propositions de résolution portant création de commissions d’enquête parlementaire sont maintenus pour le jeudi 20 août 2026.

Il en est de même pour l’examen du projet de loi n° 25/2026 portant sur la protection des infrastructures d’information critiques et la sécurité numérique.

Source : RTS.

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Sénégal : le gouvernement saisit le Conseil constitutionnel sur les crédits spéciaux.

Le gouvernement sénégalais a saisi le Conseil constitutionnel pour contester la recevabilité d’une proposition de loi portant sur le régime juridique des crédits spéciaux. Cette démarche intervient alors que l’Assemblée nationale doit examiner le texte en séance plénière ce mercredi 19 août 2026.

Dans un communiqué, la Primature indique que la proposition de loi n°34/2026, déjà adoptée en commission, doit être soumise aux députés à partir de 10 heures. L’Exécutif estime toutefois que certaines de ses dispositions relèvent du domaine réglementaire et non de celui de la loi.

Un désaccord sur les compétences de l’Assemblée

Le gouvernement s’appuie notamment sur les articles 67 et 76 de la Constitution pour considérer que certaines mesures prévues par le texte relèvent de la compétence réglementaire du pouvoir exécutif.

Il a donc opposé l’irrecevabilité à la proposition de loi avant de saisir le Conseil constitutionnel, conformément à la procédure prévue par l’article 83 de la Constitution.

Au cœur du différend figure notamment la question de l’encadrement et du contrôle des crédits spéciaux, des fonds dont l’utilisation fait régulièrement l’objet de débats sur la transparence et la gouvernance des finances publiques.

Un texte déjà discuté en commission

Lors de l’examen en commission, le gouvernement avait proposé de limiter le champ du texte aux crédits spéciaux attribués à la Présidence de la République, à l’Assemblée nationale et à la Primature.

L’Exécutif souhaitait par ailleurs que les modalités pratiques de leur contrôle soient fixées par voie réglementaire.

Le Conseil constitutionnel devra désormais déterminer si les dispositions contestées peuvent être inscrites dans le domaine de la loi ou si elles empiètent effectivement sur les prérogatives réglementaires du gouvernement.

Une nouvelle séquence institutionnelle

Cette saisine intervient au lendemain d’un autre vote important de l’Assemblée nationale. Lundi, les députés ont adopté, par 133 voix contre 2, une modification de l’article 37 de la Constitution renforçant les obligations de déclaration et de publication du patrimoine des principaux responsables de l’État.

Le nouvel épisode autour des crédits spéciaux intervient donc dans un contexte de débats institutionnels particulièrement soutenus.

Pour la Primature, la saisine du Conseil constitutionnel vise à préserver « l’ordre juridique républicain » et à clarifier la répartition des compétences entre le pouvoir législatif et le pouvoir réglementaire.

La décision des Sages sera ainsi déterminante avant l’examen définitif du texte par les députés.

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L’ENSMG-UCAD représente le Sénégal à une conférence internationale sur les géorisques en Chine.

L’École nationale supérieure des mines et de la géologie (ENSMG) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a participé à la Conférence internationale sur la mécanique des géorisques 2026, organisée du 3 au 5 août à Shenyang, en Chine.

Placée sous le thème « Data and Mechanism-Dual-Driven Geohazard Mechanics: Integration and Challenges », cette rencontre scientifique a réuni plus de 500 experts, chercheurs et professionnels issus de plus de 80 universités, instituts de recherche, organismes publics et entreprises industrielles.

Le Sénégal présent parmi les participants africains

Le Sénégal était représenté par le Pr Adama Dione et le Dr Issa Ndoye, parmi les participants africains à cette rencontre consacrée aux enjeux liés aux risques géologiques et géotechniques.

Leur participation a permis de mettre en avant l’expertise développée au Sénégal dans des domaines tels que la géotechnique, l’étude des géorisques et la sécurité des activités minières.

Pendant trois jours, les participants ont notamment abordé les risques liés aux séismes, aux glissements de terrain, aux explosions de roches, à la sismicité induite par les activités minières, ainsi qu’aux phénomènes d’effondrement, d’affaissement et de venues d’eau ou de boue.

La donnée au cœur de la prévention des risques

Les échanges ont également porté sur l’utilisation des données scientifiques et des modèles mécanistes pour mieux comprendre, surveiller et anticiper les phénomènes géologiques dangereux.

Ces questions revêtent une importance particulière dans les régions où l’essor des activités minières s’accompagne de nouveaux défis en matière de sécurité des travailleurs, de protection des infrastructures et de préservation des territoires.

La conférence a ainsi constitué un espace d’échanges sur les méthodes permettant d’améliorer la prévention, la surveillance et la gestion des géorisques, grâce notamment aux avancées scientifiques et technologiques.

Une ouverture vers de nouvelles collaborations

Pour l’ENSMG-UCAD, cette participation constitue une opportunité de renforcer la visibilité de la recherche sénégalaise dans les réseaux scientifiques internationaux.

La rencontre de Shenyang a également permis aux enseignants-chercheurs sénégalais d’échanger avec des chercheurs et professionnels issus de différents pays et d’explorer de potentielles collaborations dans les domaines de la recherche, de la formation et de l’innovation.

À travers cette présence en Chine, l’ENSMG confirme ainsi sa volonté de renforcer son ancrage scientifique international et de contribuer aux réflexions sur la prévention des géorisques et la sécurisation des activités minières.

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Patrick Vieira au Sénégal : contrat, salaire, les objectifs du nouveau sélectionneur.

C’est désormais officiel, Patrick Vieira (50 ans) est le nouveau sélectionneur de l’équipe nationale du Sénégal. La Fédération sénégalaise de football (FSF) a entériné sa nomination à l’unanimité lors d’une session extraordinaire de son Comité d’urgence, avant de l’annoncer ce mardi 18 août 2026.

L’ancien champion du monde 1998 français succède ainsi à Pape Thiaw et prend les commandes d’une sélection qui nourrit de fortes ambitions sur la scène africaine et internationale. Si la FSF n’a pas encore communiqué les détails administratifs et financiers de l’accord, plusieurs informations circulent déjà sur les contours de son futur contrat.

Un bail de quatre ans ?

Selon les éléments disponibles, Patrick Vieira aurait été engagé pour quatre ans, avec une rémunération mensuelle qui se situerait entre 35 et 45 millions de FCFA.

Lire aussi: Patrick Vieira, un grand nom face au défi des Lions (Par Cheikh Gora DIOP)

Le technicien franco-sénégalais aurait également reçu des objectifs sportifs précis. Il devrait notamment avoir pour mission de conduire les Lions en finale de la CAN 2027 et de décrocher la qualification pour la Coupe du monde 2030.

Le projet associé à son arrivée serait par ailleurs baptisé « Patrick Vieira Vision 2030 ». Là encore, ces éléments restent à confirmer officiellement par la FSF.

Un projet tourné vers 2030

Le choix de Vieira traduit la volonté de la Fédération de se projeter au-delà de la prochaine CAN. Le nouveau sélectionneur devra maintenir le Sénégal parmi les références du football africain tout en préparant une équipe capable de franchir un nouveau cap sur la scène mondiale.

Pour l’entourer, plusieurs noms circulent déjà autour de la composition de son futur staff. Patrick Vieira pourrait être épaulé par Malick Daff, actuel entraîneur de Teungueth FC. D’autres noms reviennent également, ceux de ses fidèles adjoints qui l’ont suivi lors de ses dernières expériences sur le banc : Christian Lattanzio, Kristian Wilson, chargé de la performance et Matt Cook, préparateur physique, pourraient ainsi rejoindre l’aventure sénégalaise. La composition définitive de l’encadrement technique reste toutefois à confirmer.

Dans son communiqué, la FSF précise que « les échanges relatifs aux modalités administratives et contractuelles de sa prise de fonction se poursuivent entre les parties ». La date de présentation officielle du nouveau sélectionneur et les prochaines étapes de son installation feront l’objet d’une communication ultérieure.

Après avoir marqué l’histoire comme joueur, notamment avec le titre mondial remporté en 1998, Patrick Vieira entame donc une nouvelle aventure avec les Lions. Les contours financiers et sportifs de son contrat restent encore à officialiser, mais son arrivée ouvre d’ores et déjà une nouvelle page dans l’histoire de la sélection sénégalaise.

Source : LeSoleil