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Reporter Sahel Matin

Mamadi Doumbouya 2
Guinée

Transition énergétique : Mamadi Doumbouya fixe le cadre d’action de l’Agence de la Maîtrise de l’Énergie

Dans un décret rendu public ce samedi 15 août 2026 à la télévision nationale, le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, a officiellement défini le statut, les attributions ainsi que l’organisation administrative de l’Agence de la Maîtrise de l’Énergie (AME). Cette décision marque un tournant stratégique pour la gestion et l’optimisation des ressources énergétiques en Guinée. Un statut juridique d’autonomie sous tutelle ministérielle L’Agence de la Maîtrise de l’Énergie (AME) est désormais structurée sous la forme d’un établissement public administratif (EPA). À ce titre, elle bénéficie de la personnalité morale et d’une autonomie financière. Sur le plan institutionnel, l’AME évoluera sous une double tutelle : Tutelle technique : Le Ministère en charge de l’Énergie. Tutelle financière : Le Ministère en charge des Finances. Une feuille de route axée sur l’efficacité et la régulation Au cœur de ce décret, l’AME se voit confier la mise en œuvre globale de la politique gouvernementale en matière d’efficacité énergétique. Ses missions s’articulent autour de plusieurs axes majeurs : Réglementation et certification : Définir les normes, performances et exigences minimales d’étiquetage, tout en gérant l’attribution, le recouvrement et le retrait des labels et certificats de performance énergétique. Contrôle et audits : Assurer la conformité des installations, équipements et bâtiments publics ou privés, et promouvoir ou superviser les audits énergétiques obligatoires et volontaires. Gestion des données : Collecter, analyser et diffuser les indicateurs et bilans énergétiques nationaux. Incitations et finance verte : Proposer des régimes de subventions, des mesures fiscales adaptées, et participer à la politique tarifaire. L’agence est également chargée de canaliser les financements climatiques, fonds verts et mécanismes carbone. Accompagnement et sensibilisation : Appuyer les collectivités, entreprises et institutions dans leurs projets d’efficacité énergétique, former les acteurs du secteur et développer le marché des sociétés de services énergétiques. Conformément aux dispositions finales du décret, les détails spécifiques de l’organisation interne de l’AME seront élaborés par le Directeur général puis soumis à l’approbation du Conseil … Read More

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Burkina Faso

Burkina Faso : Plus de 55 tonnes d’or enregistrées au premier semestre 2026

Le secteur minier burkinabè affiche des résultats très encourageants pour la première moitié de l’année 2026. Entre la production des installations industrielles et les captages de la filière artisanale, le pays franchit la barre des 55 tonnes d’or suivies et régulées, confirmant le rôle central du métal jaune dans l’économie nationale. À l’occasion de l’évaluation à mi-parcours de son contrat d’objectifs, le ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, a présenté le bilan des activités extractives au 30 juin 2026. Les chiffres traduisent une dynamique soutenue et une reprise en main progressive des circuits de commercialisation par l’État. 26 tonnes industrielles et une forte poussée de la SONASP Selon les données officielles, les mines industrielles implantées sur le territoire ont extrait environ 26 tonnes d’or fin au cours des six premiers mois de l’année. Parallèlement, la Société nationale des substances précieuses (SONASP) a réalisé une progression remarquable dans la formalisation de l’orpaillage en collectant près de 29 tonnes d’or issues de l’exploitation artisanale et semi-mécanisée. Ce résultat d’étape place la SONASP en excellente posture pour atteindre, voire dépasser, son objectif annuel fixé à 45 tonnes. Traçabilité et application du nouveau Code minier Afin d’assainir le secteur et de lutter efficacement contre les circuits frauduleux d’exportation, le gouvernement poursuit le déploiement des réformes prévues par le nouveau Code minier : Organisation du secteur artisanal : Création de neuf nouvelles coopératives minières artisanales. Aménagement des sites : Délimitation de quatre couloirs d’exploitation encadrés. Contrôle renforcé : Intensification des opérations de pesée, de traçabilité et de suivi de la production sur l’ensemble du territoire. Un taux d’exécution ministériel supérieur à 60 % Lors de la session d’évaluation, le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a salué les progrès accomplis en précisant que le taux global d’exécution du contrat d’objectifs du ministère de l’Énergie, des Mines et des Carrières s’élevait à 61,7 % au 30 juin 2026. Qualifiant ce bilan de « globalement satisfaisant », le ministre Yacouba Zabré Gouba s’est engagé à accélérer le rythme des réformes au second semestre pour consolider la souveraineté de l’État sur ses ressources minières et … Read More

Diomaye Sante
Politique

Sénégal : Bassirou Diomaye Faye officialise le lancement de son parti « KIIRAAY – Les Patriotes Républicains »

Au sortir de la réorganisation de la majorité présidentielle et de sa rupture avec Ousmane Sonko, le chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, passe à l’offensive. Ce samedi 25 juillet 2026 à Dakar, il a lancé « KIIRAAY – Les Patriotes Républicains », une formation politique destinée à structurer son camp et préparer les futures échéances électorales. C’est dans le cadre feutré du King Fahd Palace de Dakar que s’est tenu le congrès constitutif transformant la coalition « Diomaye Président » en parti politique unifié. Devant ses partisans et les responsables de sa majorité, Bassirou Diomaye Faye a scellé l’acte de naissance de « KIIRAAY – Les Patriotes Républicains » (Kiiraay signifiant la protection/couverture en wolof), affichant la volonté de fédérer mouvements, partis et personnalités alliés sous une même bannière. L’éthique et le service public comme pierres angulaires Dans son discours d’orientation, le président de la République a tenu à poser des bases morales strictes pour ce nouvel appareil politique, promettant de privilégier la rigueur institutionnelle à l’ambition partisane : « La maison KIIRAAY – Les Patriotes Républicains, qui naît aujourd’hui, se donnera des règles avant de se donner des ambitions. Elle aura l’éthique pour fondation », a martelé le chef de l’État, ajoutant que « l’on y entrera pour servir et jamais pour se servir ». Soucieux de répondre aux attentes de justice et de gouvernance vertueuse exprimées par la population, le président a rappelé que la nouvelle formation ne servirait en aucun cas de bouclier juridique pour ses membres : « Nul ne trouvera un abri contre ses fautes, car la justice de ce pays est et restera indépendante. » De la même manière, la gestion financière interne du parti est promise à une totale transparence, avec des ressources publiques et identifiables où « l’argent gardera sa place, celle d’un moyen, jamais celle d’un maître ». Cap sur les élections locales de 2027 Ce virage politique intervient dans un paysage institutionnel sénégalais en plein redécoupage. Après le compagnonnage historique et la séparation actée avec son premier ministre et allié Ousmane Sonko, Bassirou Diomaye Faye entend désormais se doter de son propre ancrage partisan et d’une machine électorale autonome. En structurant « KIIRAAY », le pouvoir en place prépare en ligne de mire les élections locales prévues pour 2027. L’objectif affiché est d’implanter durablement la nouvelle formation sur l’ensemble du territoire national afin de bâtir une majorité solide pour la seconde moitié de son … Read More

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Gambie

Secrétariat général de l’ONU : Macky Sall de retour à Dakar pour mobiliser l’axe sénégalo-gambien

La course pour la succession d’António Guterres au poste de Secrétaire général des Nations unies entre dans une phase décisive en Afrique de l’Ouest. En pleine campagne internationale, l’ancien président sénégalais Macky Sall a fait son grand retour à Dakar. L’objectif est clair : consolider ses appuis politiques et diplomatiques régionaux, en ciblant tout particulièrement l’axe stratégique formé par Dakar et Banjul. Le ralliement de Dakar : un tournant pour la candidature Jusqu’à récemment, la candidature de Macky Sall au secrétariat général de l’ONU ne bénéficiait pas d’un soutien officiel et explicite des nouvelles autorités sénégalaises. Ce retour au pays marque un changement de dynamique majeur. L’ex-chef de l’État est attendu pour une audience officielle avec son successeur, le président Bassirou Diomaye Faye. Cette rencontre cruciale vise à harmoniser la diplomatie sénégalaise derrière sa candidature et à transformer ce projet personnel en une grande cause nationale et continentale. Pour Macky Sall, l’alternance politique pacifique qu’a connue le Sénégal en 2024 constitue d’ailleurs l’un des piliers majeurs de son argumentaire en matière de gouvernance et de gestion des crises sur la scène internationale. Banjul en ligne de mire : l’importance du bloc de la Sénégambie Au-delà du front intérieur, la stratégie de mobilisation de Macky Sall englobe de manière indissociable la Gambie voisine. En diplomatie, le soutien d’un pays tiers fort et géographiquement imbriqué comme la Gambie s’avère indispensable pour donner du poids à une candidature ouest-africaine. En cherchant à mobiliser simultanément Dakar et Banjul, l’ancien président tente de consolider le bloc de la Sénégambie afin d’en faire le socle d’un ralliement plus large au niveau de la CEDEAO et de l’Union africaine. Une campagne de terrain face aux défis Bien que Macky Sall bénéficie d’une solide stature internationale bâtie au fil de ses mandats et de ses dialogues informels au siège de l’ONU, le chemin reste semé d’embûches. À l’échelle locale et internationale, certaines organisations de victimes de la répression politique sous son régime continuent de contester activement sa légitimité à diriger l’organisation internationale. Cette étape à Dakar, couplée aux efforts diplomatiques menés en direction de Banjul, représente donc un test décisif pour mesurer la capacité de l’ancien président à unifier le continent africain derrière son ambition … Read More

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Politique

Transition politique : Les députés font leur rentrée en Guinée, actant la fin du CNT

Le paysage institutionnel guinéen franchit un tournant décisif. Ce samedi 18 juillet 2026, l’installation officielle des nouveaux députés de la République marque officiellement la fin de la mission du Conseil national de transition (CNT). L’Assemblée nationale reprend ses pleins droits avec l’entrée en fonction de 147 députés, prêts à siéger au nom de la nation. Le retour à l’ordre parlementaire Cette rentrée parlementaire consacre la dissolution du CNT, l’organe qui faisait office de parlement transitoire ces dernières années. Parmi les nouvelles forces politiques en présence, la dynamique « Génération pour la modernité et le développement » (GMD) s’impose comme l’un des acteurs clés de cette nouvelle législature. Lors de cette session inaugurale, un rappel ferme a été adressé aux nouveaux élus concernant la nature de leur engagement. Les députés ont été renvoyés à leurs responsabilités directes vis-à-vis de leurs électeurs respectifs. Un « contrat social » à honorer La feuille de route des parlementaires s’annonce dense, portée par une exigence de redevabilité. Le message partagé lors de l’installation a mis en exergue l’importance cruciale de la mission de représentation nationale : « Chaque député a été élu dans une circonscription électorale bien précise, et les populations locales attendent désormais des résultats concrets. Il existe un véritable contrat social entre ces citoyens et leurs représentants. » Cette transition réussie entre l’organe provisoire (CNT) et la nouvelle Assemblée nationale pose les bases d’un renouvellement des débats démocratiques et législatifs en … Read More

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Banque

Développement durable : La Banque mondiale injecte 320 millions de dollars au Bénin pour l’énergie et le capital humain

Le Bénin franchit un nouveau cap dans sa stratégie de croissance inclusive. Le 17 juillet 2026, à la Cité ministérielle de Cotonou, le gouvernement béninois et le Groupe de la Banque mondiale ont officialisé la signature de deux accords de financement majeurs d’un montant global de 320 millions de dollars américains. Cet investissement d’envergure vise à propulser simultanément les infrastructures énergétiques du pays et à consolider ses programmes de développement humain. 150 millions de dollars pour le barrage hydro-multifonction de Dogo-Bis La première enveloppe, à hauteur de 150 millions de dollars, est allouée au secteur énergétique et agricole. Elle servira principalement à financer la construction du barrage hydro-multifonction de Dogo-Bis. Cette infrastructure d’envergure poursuit un triple objectif : Accroître de façon significative la production nationale d’électricité. Sécuriser et améliorer l’approvisionnement en eau. Stimuler la création d’un pôle agro-industrialisé stratégique au sein de la vallée de l’Ouémé. Selon Édouard Dahome, ministre de l’Énergie, de l’Eau et des Mines, cette réalisation permettra non seulement de booster les capacités énergétiques nationales, mais jouera également un rôle de catalyseur pour dynamiser l’agriculture locale. 170 millions de dollars pour la nutrition et la petite enfance : le programme ALAFIA I Le second volet de ce financement consacre 170 millions de dollars au déploiement du programme ALAFIA I – « Nourrir le Bénin pour l’avenir ». Axé sur le renforcement du capital humain, ce programme cible en priorité les couches les plus vulnérables, à savoir les femmes et les enfants. Il prévoit une amélioration structurelle des services de nutrition, des soins de santé et du système d’accompagnement de la petite enfance. Hugues Oscar Lokossou, ministre délégué chargé de la mobilisation des ressources extérieures, souligne que ces fonds soutiendront durablement la sécurité alimentaire, optimiseront la connectivité entre les territoires et consolideront les bases de la croissance économique nationale. Par cette double approche combinant infrastructures de production et développement social, le Bénin s’aligne rigoureusement sur ses ambitions de développement durable à long terme. Avec … Read More

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Économie

Sénégal : L’inflation se stabilise à un niveau historique de 0,4 % en juin 2026

Une bouffée d’oxygène pour l’économie sénégalaise. Selon les derniers chiffres publiés par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), l’Indice harmonisé des prix à la consommation (IHPC) a enregistré une progression particulièrement modérée de 0,4 % en glissement annuel pour le mois de juin 2026. L’indice global est ainsi passé de 101,2 points en juin 2025 à 101,6 points cette année. Cette maîtrise de la hausse des prix témoigne d’une stabilité remarquable, marquée par une évolution à deux vitesses selon les secteurs d’activité. Une stabilité parfaite sur un mois grâce à l’énergie D’un mois à l’autre (entre mai et juin 2026), les prix à la consommation sont restés parfaitement stables. Cette stagnation s’explique par un jeu de vases communicants : la hausse saisonnière de 0,6 % des produits alimentaires et des boissons non alcoolisées a été intégralement compensée par une baisse significative de 2,3 % des coûts du logement, de l’eau, de l’électricité et du gaz. L’ANSD attribue principalement cette baisse à la diminution du coût de l’électricité toutes sources confondues. Alcool et tabac en forte hausse, l’alimentaire en léger recul sur un an Si l’on observe l’évolution sur l’année écoulée, les dynamiques sectorielles sont contrastées : Les plus fortes hausses : Le poste « boissons alcoolisées, tabac et stupéfiants » explose avec un bond de 12,0 %. Les services de soins personnels (+2,6 %), la restauration/hébergement (+2,2 %) et la santé (+1,6 %) affichent également des progressions notables. Les baisses notables : À l’inverse, les postes clés que sont les produits alimentaires, le logement et les transports ont tous enregistré un recul de 0,6 % sur un an, soulageant le panier de la ménagère sur les dépenses essentielles. Produits locaux vs Produits importés Le rapport de l’ANSD met également en lumière une divergence entre l’origine des biens : les prix des produits locaux ont augmenté de 0,7 % sur un an, tandis que ceux des produits importés ont reculé de 0,8 %. Enfin, l’inflation sous-jacente — qui exclut les produits frais et l’énergie pour mesurer la tendance structurelle de fond — s’établit à 0,7 %. Un indicateur qui confirme que, même hors facteurs volatils, la trajectoire des prix reste solidement maîtrisée au … Read More

Bassirou diomaye faye
Politique

Sénégal : Bassirou Diomaye Faye annonce un projet de parti pour fédérer ses soutiens

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye s’apprête à franchir une nouvelle étape majeure dans sa gouvernance. À l’issue d’une intense rencontre avec les élus locaux de sa majorité, le chef de l’État a exprimé son intention de créer une formation politique unifiée pour rassembler ses soutiens. Cette annonce stratégique survient en pleine période de reconfiguration politique, marquée par des divergences profondes avec son ancien allié Ousmane Sonko autour d’un projet de révision constitutionnelle. C’est à la suite d’une audience de quatre heures au Palais de la République avec les 306 maires de la « Coalition Diomaye Président » que la décision a été officialisée. Venus des 14 régions du pays, ces élus locaux ont réitéré leur adhésion au projet de transformation systémique et territoriale promu par le pouvoir exécutif. Saisissant cette tribune, Bassirou Diomaye Faye a exprimé sa volonté d’évoluer vers une « unité plus organique » des forces politiques qui l’accompagnent au quotidien en jetant les bases d’un parti présidentiel. Aminata Touré à la manœuvre pour concevoir la nouvelle structure Afin de donner corps à cette ambition dans les plus brefs délais, le président de la République a officiellement confié les rênes de la réflexion à Aminata Touré, superviseuse générale de la coalition. Elle est chargée de piloter un comité de réflexion dont la mission consistera à définir et préparer l’ensemble des éléments constitutifs de cette future cellule politique. Pour les responsables de la coalition, cette initiative marque un « tournant historique ». Les élus territoriaux y voient l’opportunité de consolider un bloc uni et structuré en perspective des prochaines échéances électorales, tout en garantissant un relais politique direct entre le sommet de l’État et les différentes collectivités locales du pays. Le contexte d’une rupture consommée avec Ousmane Sonko Ce choix d’officialiser un appareil politique propre intervient alors que le paysage politique sénégalais subit de profondes mutations. Les relations entre le président Faye et Ousmane Sonko se sont progressivement détériorées, aboutissant en mai 2026 à l’éviction de ce dernier de son poste de Premier ministre. Désormais installé au perchoir en tant que président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko conserve le contrôle d’une solide majorité parlementaire, positionnant l’appareil législatif dans une dynamique d’équilibre — ou de confrontation — face à l’exécutif. Arbitrage par référendum : le nœud du débat constitutionnel Les frictions entre les deux figures de l’ex-parti Pastef se cristallisent de façon aiguë autour de la révision de la Constitution adoptée le 29 juin par les députés. Ce projet prévoit des modifications institutionnelles substantielles, à savoir la transformation du Conseil constitutionnel en Cour constitutionnelle, l’extension des prérogatives du Parlement, ainsi qu’une clause interdisant formellement au président de la République de diriger simultanément une formation politique. C’est sur la modalité de validation de cette réforme que le désaccord est total : La position d’Ousmane Sonko : Le président de l’Assemblée nationale soutient que le texte, ayant réuni la majorité qualifiée requise au Parlement, peut faire l’objet d’une promulgation directe par le chef de l’État, s’appuyant pour cela sur la jurisprudence constitutionnelle. La position de Bassirou Diomaye Faye : À l’inverse, le chef de l’État refuse de contourner l’expression directe des citoyens. Il a annoncé sa ferme volonté de soumettre cette réforme globale à l’arbitrage d’un référendum populaire, estimant qu’un tel bouleversement institutionnel doit être directement tranché par le peuple sénégalais. Bien qu’aucun calendrier officiel n’ait encore été arrêté pour la tenue de ce scrutin référendaire, la création imminente de ce nouveau parti apparaît clairement comme le fer de lance de la stratégie présidentielle pour aborder les batailles électorales à … Read More

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Mali : L’armée revendique des succès tactiques face à une recrudescence d’offensives coordonnées

D’après les informations d’APA News Une nouvelle flambée de violence secoue le centre et le nord du Mali. Les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs alliés d’Africa Corps, affirment avoir vigoureusement repoussé plusieurs vagues d’attaques majeures, tandis que les mouvements rebelles de l’Azawad préviennent que les opérations ne font que commencer. La situation sécuritaire reste volatile et extrêmement tendue sur le territoire malien. Au cours du premier week-end de juillet 2026, l’état-major général des armées a fait état d’une série d’affrontements intenses consécutifs à des attaques coordonnées visant plusieurs localités stratégiques. Selon les communiqués officiels de Bamako, la riposte militaire a permis d’endiguer la progression des assaillants dans plusieurs secteurs clés du centre du pays. Riposte coordonnée à Konna et Somadougou Les combats les plus significatifs des dernières heures se sont concentrés autour des localités de Konna et de Somadougou. Selon l’armée malienne, des groupes armés qualifiés de « terroristes » ont mené une tentative d’assaut en arrivant « en surnombre » sur le terrain à Konna. Une contre-offensive menée conjointement par les FAMa et les éléments du partenaire stratégique Africa Corps a permis de repousser les assaillants. Simultanément, un autre groupement d’assaillants qui s’était massé à Somadougou dans le but d’attaquer la localité de Soufroulaye a été intercepté. L’état-major a revendiqué la mise en déroute de ce groupe grâce à une opération aéroterrestre d’envergure. Bien que les autorités militaires évoquent un bilan humain et matériel « particulièrement lourd dans les rangs ennemis », aucun chiffre précis concernant les pertes de part et d’autre n’a encore été officiellement communiqué. Une offensive généralisée sur plusieurs fronts Ces événements font suite à une matinée de haute tension où des tentatives d’attaques simultanées ont visé des positions militaires névralgiques à Gao, Aguelhok, Anéfis, Sévaré et Kéniéroba. Face à cette simultanéité des assauts, Africa Corps a confirmé être engagé dans des opérations de combat actif aux côtés des forces régulières pour stabiliser les lignes de défense. Du côté des insurgés, le Front de libération de l’Azawad (FLA) affiche une posture offensive claire. Le mouvement a annoncé avoir lancé une large opération pour la « libération d’Anéfis ». Le porte-parole du FLA, Elmaouloud Radamane, a averti que les combats allaient se prolonger, déclarant qu’« une longue nuit attendait les forces maliennes et leurs alliés », maintenant ainsi une forte pression psychologique et militaire sur les forces de défense. Le silence du JNIM et le spectre d’avril 2026 Élément notable de cette configuration : le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), entité djihadiste majeure affiliée à Al-Qaïda et habituellement très active dans ces régions, s’est muré dans le silence, n’émettant aucune revendication ni commentaire officiel concernant les attaques de la journée. Cette recrudescence des affrontements fait écho à la vaste offensive coordonnée du 25 avril 2026. À l’époque, une action conjointe du JNIM et du FLA avait ébranlé plusieurs centres urbains d’importance, dont la capitale Bamako, Kati, Gao et Kidal. Ces affrontements printaniers avaient conduit au retrait des FAMa et d’Africa Corps de la ville stratégique de Kidal, passée depuis sous le contrôle du FLA. Les combats actuels s’inscrivent ainsi dans la continuité directe d’une guerre de position acharnée pour le contrôle territorial du … Read More

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Afrique

Mondial 2026 : Le Sénégal et le Cabo Verde arrachent leur billet pour les seizièmes de finale !

Scénario à couper le souffle pour le football ouest-africain. Au terme de la troisième et dernière journée de la phase de poules de la Coupe du monde 2026, le Sénégal et le Cabo Verde ont officiellement validé leur qualification pour les seizièmes de finale. Si les Lions de la Teranga ont dû s’employer au forceps après un début de tournoi manqué, les Requins Bleus s’offrent un exploit historique sur la scène mondiale. Le Sénégal relance la machine et écrase l’Irak (5-0) Dos au mur après deux revers consécutifs face à la France (‭$3-1$‬‭‬) et la Norvège (‭$3-2$‬‭‬), les hommes de Pape Thiaw n’avaient plus le choix : il fallait impérativement s’imposer largement à Toronto pour espérer figurer parmi les meilleurs troisièmes. Mission accomplie avec brio. Retrouvant enfin leur assise défensive et un réalisme offensif foudroyant, les Lions ont littéralement surclassé l’Irak sur le score sans appel de 5 buts à 0. Le fait du match : Entré en cours de jeu, le milieu de terrain Pape Gueye a grandement dynamisé le jeu sénégalais en s’offrant un doublé salvateur. Les réactions : « On a montré un beau visage. Il fallait montrer un autre visage du Sénégal. Aujourd’hui, c’est ce qu’on a fait », a réagi Pape Gueye au micro de la FIFA. Le portier Mory Diaw s’est également félicité de ce sursaut collectif, affirmant que l’équipe avait « enfin montré son vrai visage » au meilleur moment possible. Grâce à cette démonstration de force et à des combinaisons de résultats favorables dans les autres groupes, le Sénégal poursuit son aventure nord-américaine. Le Cabo Verde : Un parcours historique et inédit Dans le Groupe H, le Cabo Verde continue de bousculer la hiérarchie pour sa toute première participation à une phase finale de Coupe du monde. À Houston, les Requins Bleus ont décroché un précieux match nul face à l’Arabie saoudite (0-0). Ce troisième score de parité consécutif – après avoir notamment tenu tête à l’Espagne – combiné à la victoire de la Roja contre l’Uruguay (‭$1-0$‬‭‬), permet au Cabo Verde de s’emparer de la 2e place du groupe avec 3 points. Les Cap-Verdiens signent au passage deux performances statistiques remarquables soulignées par la FIFA : Ils deviennent la première nation depuis le Chili en 1998 à s’extraire de la phase de groupes d’un Mondial en n’obtenant que des matches nuls. Ils sont la première sélection débutante à atteindre le tableau à élimination directe depuis la Slovaquie en 2010. Portés par un Deroy Duarte impérial et élu joueur du match, les insulaires restent invaincus dans la compétition et s’avancent en sérieux poil à gratter pour la suite de la compétition. Le Sénégal et le Cabo Verde rejoignent ainsi le contingent des nations africaines prêtes à en découdre lors de la phase à élimination … Read More

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