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Sénégal : l’Assemblée nationale renforce les obligations de déclaration de patrimoine.

L’Assemblée nationale sénégalaise a adopté, lundi 18 août, une réforme constitutionnelle renforçant les obligations de transparence financière des plus hauts responsables de l’État. Désormais, le président de la République, le président de l’Assemblée nationale et le Premier ministre devront déclarer et publier leur patrimoine à leur entrée en fonction, mais également à leur départ.

Le texte, qui modifie l’article 37 de la Constitution, a été approuvé par 133 députés sur 165. Il prévoit que la déclaration de patrimoine de sortie soit déposée dans un délai de trois mois suivant la fin des fonctions.

Une obligation de transparence renforcée

La déclaration de patrimoine était déjà inscrite dans la Constitution sénégalaise depuis 2001. Toutefois, elle concernait principalement le début de l’exercice des fonctions. La nouvelle disposition étend désormais cette obligation au terme du mandat ou de la mission exercée.

Cette évolution vise à permettre un meilleur suivi de la situation patrimoniale des responsables concernés et à renforcer les mécanismes de prévention de la corruption et des conflits d’intérêts.

La mesure s’inscrit dans les engagements pris par les autorités issues de l’alternance de 2024, qui avaient placé la reddition des comptes, la transparence et la moralisation de la vie publique au cœur de leur programme.

Une réforme adoptée dans un contexte politique tendu

Au-delà de son objectif institutionnel, le vote intervient dans un contexte politique marqué par la dégradation des relations entre le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien Premier ministre Ousmane Sonko.

La proposition initiale, portée par la majorité parlementaire conduite par Ousmane Sonko, concernait uniquement le chef de l’État. Elle a finalement été élargie au président de l’Assemblée nationale et au Premier ministre à la suite d’un amendement gouvernemental.

Cette évolution donne au débat une dimension politique particulière, alors que les deux anciens alliés du Pastef sont désormais engagés dans une relation beaucoup plus conflictuelle.

Des réserves au sein même de la majorité

Les débats parlementaires ont fait apparaître des divergences au sein de la majorité. Certains députés ont notamment exprimé la crainte que le dispositif puisse être utilisé dans le cadre du différend politique opposant les deux principales figures de l’ex-majorité.

Pour ces élus, le renforcement de la transparence doit rester un instrument de gouvernance publique et ne pas devenir un moyen de pression dans les rivalités politiques.

Le ministre de la Justice, Moussa Sarr, présent lors de la séance, a pour sa part accueilli favorablement le principe de la réforme tout en estimant que la question pourrait être intégrée au projet plus large de réforme constitutionnelle annoncé par le président Faye.

Une première réforme institutionnelle majeure

L’adoption de cette modification constitue l’une des premières évolutions institutionnelles importantes depuis l’arrivée au pouvoir des nouvelles autorités en 2024.

Son efficacité dépendra désormais de la mise en œuvre concrète du dispositif, notamment de la publication effective des déclarations et des mécanismes de contrôle associés.

Au-delà de la confrontation politique actuelle, la réforme pose ainsi une question centrale pour la gouvernance sénégalaise : comment transformer les engagements de transparence en mécanismes durables capables de renforcer la confiance des citoyens dans les institutions ?

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Sénégal : Les députés se penchent sur deux textes majeurs ce mardi

Après l’examen, lundi, de la proposition de loi portant modification de l’article 37 de la Constitution, les députés poursuivent leurs travaux en séance plénière ce mardi 18 août 2026. Deux textes majeurs sont au cœur de cette journée parlementaire : le projet de loi n°15/2026 portant Code du travail et le projet de loi n°16/2026 portant Code de la sécurité sociale.

Le projet de loi n°15/2026 portant Code du travail vise à remplacer le Code du travail de 1997. Composé de 458 articles, il cherche à adapter la législation sénégalaise aux évolutions économiques, sociales et technologiques.

Le texte introduit notamment un cadre légal pour le télétravail, la dématérialisation des procédures et le droit à la déconnexion. Il renforce aussi la protection des travailleurs contre le harcèlement, les violences et les discriminations, tout en portant le congé de maternité à 18 semaines.

Le projet assouplit certaines règles relatives aux CDD, encadre davantage la sous-traitance et le travail temporaire, et renforce le dialogue social ainsi que les pouvoirs de l’Inspection du travail.

Il accorde également une place importante à la santé et à la sécurité au travail, avec le droit de retrait en cas de danger grave et imminent. Le chômage technique est plafonné à un an, avec une allocation minimale de 50 % de la rémunération.

Enfin, le texte réforme le règlement des conflits en supprimant la conciliation obligatoire préalable, tout en réintroduisant l’arbitrage et en consacrant la médiation pour les différends collectifs.

Moderniser le système

Quant au  projet de loi n°16/2026 portant Code de la sécurité sociale veut moderniser le système sénégalais en remplaçant les lois de 1973 et 1975 par un Code unique de 326 articles.

Sa principale nouveauté est la création d’une pension d’invalidité pour les travailleurs ayant perdu au moins deux tiers de leur capacité de travail. Il instaure également une assurance maladie universelle obligatoire pour les salariés, les indépendants et les personnes sans ressources.

Le texte élargit ainsi la protection sociale aux travailleurs indépendants (artisans, commerçants, agriculteurs, professions libérales, etc.) et renforce le recouvrement des cotisations ainsi que les pouvoirs de contrôle de l’administration.

Le projet n’est toutefois pas encore adopté définitivement : après son examen en plénière le 22 juin 2026, il a été renvoyé en commission pour approfondissement. Plusieurs modalités, notamment l’âge de la retraite et certains taux de cotisation, doivent encore être fixées par décret.

Source : LeSoleil.

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Sénégal : une nouvelle mission du FMI attendue à Dakar du 19 août au 1er septembre.

Une équipe des services du Fonds monétaire international (FMI) se rendra à Dakar du 19 août au 1er septembre 2026 pour poursuivre les discussions avec les autorités sénégalaises sur les politiques économiques et les réformes susceptibles d’être soutenues par un nouvel accord de financement.

La mission sera conduite par Mercedes Vera Martin, cheffe de mission du FMI pour le Sénégal.

Les discussions se poursuivent autour d’un nouveau programme

Cette visite intervient dans le prolongement des échanges engagés entre Dakar et le Fonds autour de la mise en place éventuelle d’un nouveau programme soutenu par le FMI.

Les discussions devront notamment permettre aux deux parties de rapprocher leurs positions sur les politiques économiques à mettre en œuvre et les réformes prioritaires à accompagner.

Selon l’institution, l’objectif est notamment de contribuer au maintien de la stabilité macroéconomique tout en favorisant une croissance plus durable et inclusive.

Plusieurs acteurs économiques et sociaux attendus

Au cours de son séjour, l’équipe du FMI prévoit également de rencontrer différents acteurs économiques et sociaux sénégalais.

Ces consultations doivent permettre aux représentants du Fonds de recueillir des informations sur la situation économique du pays, mais aussi sur ses perspectives et les principaux enjeux auxquels il est confronté.

La mission intervient après une précédente visite effectuée en juin. À cette occasion, le FMI avait indiqué que les autorités sénégalaises avaient confirmé leur intérêt pour un nouveau programme et que les discussions se poursuivaient autour des politiques et priorités de réforme susceptibles d’être soutenues.

Une déclaration attendue à l’issue de la mission

À la fin de la mission, Mercedes Vera Martin doit présenter les principaux enseignements tirés des échanges entre les services du FMI et les autorités sénégalaises.

Cette nouvelle étape devrait ainsi permettre de préciser les contours d’une éventuelle coopération financière entre Dakar et le Fonds.

Le FMI réaffirme pour sa part sa volonté d’accompagner le Sénégal dans ses efforts visant à consolider la stabilité macroéconomique, renforcer les réformes et soutenir une croissance durable et inclusive.

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Sénégal : 200 nouveaux bus pour accélérer la modernisation du transport interurbain.

Le renouvellement du parc de transport interurbain au Sénégal franchit une nouvelle étape avec la réception de 200 nouveaux bus destinés aux opérateurs du secteur. L’opération est portée par un partenariat entre le Fonds de Développement des Transports terrestres (FDTT) et l’Association de Financement des Professionnels du Transport Urbain (AFTU), avec le concours financier de Coris Bank International Sénégal.

Un financement de 12 milliards de FCFA

Les véhicules, fabriqués par les constructeurs Yutong et TATA, ont été acquis grâce à un mécanisme associant plusieurs acteurs. L’AFTU intervient dans la structuration de la demande et l’accompagnement des professionnels du transport, tandis que le FDTT apporte une garantie de 400 millions de FCFA.

De son côté, Coris Bank International Sénégal a mobilisé une enveloppe de 12 milliards de FCFA pour financer l’acquisition des véhicules.

Ce dispositif doit permettre aux opérateurs d’accéder plus facilement à des moyens de transport modernes, tout en favorisant le renouvellement progressif d’un parc vieillissant.

Vers une transformation du secteur

Au-delà de la mise à disposition des nouveaux bus, le programme ambitionne de contribuer à une transformation durable de la filière. Les partenaires prévoient notamment de développer progressivement des capacités locales d’assemblage et de maintenance, avec un accent particulier sur le transfert de compétences et de technologies.

Cette orientation s’inscrit dans le prolongement du mémorandum d’entente signé en Chine et traduit la volonté de faire du renouvellement du parc un outil de professionnalisation et d’industrialisation progressive du transport.

Sécurité et qualité de service au cœur des objectifs

L’arrivée de ces 200 bus doit également contribuer à améliorer les conditions de transport des usagers. Le programme vise notamment à renforcer la sécurité, le confort des passagers et la qualité des services proposés sur les liaisons interurbaines.

Pour les autorités et les professionnels concernés, cette première livraison constitue ainsi une étape dans un programme plus vaste de modernisation du transport terrestre.

À terme, le renouvellement du parc devrait permettre de renforcer la compétitivité des opérateurs, tout en favorisant l’émergence d’un secteur mieux structuré, plus moderne et davantage intégré aux ambitions industrielles du Sénégal.

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Sénégal : deux centrales solaires de 50 MW chacune prévues à Linguère et Koungheul.

Le Sénégal accélère le développement des énergies renouvelables avec la signature, en Chine, d’un protocole d’accord entre la Senelec et Huawei pour la réalisation de deux centrales solaires photovoltaïques d’une capacité de 50 MW chacune.

L’accord a été conclu à Shenzhen, où le ministre de l’Énergie et du Pétrole, Dr El Hadji Abdourahmane Diouf, effectue une visite de travail consacrée au renforcement de la coopération énergétique entre le Sénégal et le groupe chinois.

Deux centrales solaires de 100 MW au total

Les infrastructures seront implantées à Linguère et Koungheul, avec une capacité de production de 50 MW chacune. Le partenariat prévoit également la mise en place de 30 MW/90 MWh de capacités de stockage pour l’ensemble des deux centrales.

Ce dispositif doit permettre de mieux gérer l’intermittence de la production solaire et d’améliorer la flexibilité du système électrique national.

Huawei accompagne la transition énergétique

Lors de sa visite, le ministre sénégalais, accompagné notamment du directeur général de la Senelec, Papa Toby Gaye, a découvert le centre d’exposition « Watt » de Huawei, consacré aux technologies énergétiques développées par le groupe.

Les échanges techniques ont ensuite porté sur les possibilités de coopération dans les domaines des énergies renouvelables, du stockage et de la modernisation du système électrique.

Vers un mix énergétique davantage renouvelable

À travers ce partenariat, Dakar entend renforcer ses capacités de production solaire et diversifier davantage son mix énergétique. Le recours aux solutions de stockage doit également contribuer à optimiser l’intégration des énergies renouvelables au réseau.

Ces deux projets s’inscrivent dans la stratégie du Sénégal visant à accroître l’accès à l’électricité et à accélérer sa transition énergétique, notamment grâce au développement de nouvelles capacités solaires dans différentes régions du pays.

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ÉCLIPSE SOLAIRE DU 12 AOÛT : UN SPECTACLE CÉLESTE VISIBLE DÉPUIS LE SÉNÉGAL.

Le ciel sénégalais s’apprête à offrir un spectacle astronomique particulier ce mercredi 12 août 2026. La Lune passera devant le Soleil et en masquera une partie, donnant lieu à une éclipse solaire partielle observable depuis Dakar et plusieurs régions du pays.

Selon les données communiquées par l’Agence sénégalaise d’études spatiales (ASES) et la Sénégalaise School Astronomy Studies (SASS), le phénomène débutera à 18h20 GMT, avec le premier contact entre la Lune et le disque solaire. À 18h40, environ 20 % du Soleil sera occulté.

Le maximum de l’éclipse est prévu à 19h12 GMT. À ce moment, la Lune devrait masquer entre 36 et 37 % du disque solaire depuis Dakar et la majeure partie du territoire national. L’événement commencea ensuite à s’estomper à partir de 19h20, avant de prendre fin à 19h34 GMT.

Au total, le phénomène devrait durer environ une heure et quatorze minutes. Il se présente cependant alors que le Soleil sera très bas à l’horizon ouest, à environ quatre degrés de hauteur. Les observateurs devront donc privilégier des endroits offrant une vue parfaitement dégagée sur l’ouest, notamment les plages, les corniches ou les grands espaces ouverts.

Une observation qui exige des précautions

Si l’éclipse constitue une occasion rare d’observer un phénomène astronomique, les spécialistes rappellent qu’elle ne doit jamais être regardée directement à l’œil nu. Même lorsque le Soleil est partiellement masqué, son rayonnement peut provoquer de graves lésions oculaires.

Les lunettes de soleil classiques ne constituent pas une protection suffisante. Pour observer le phénomène directement, il est recommandé d’utiliser des lunettes spéciales pour éclipse répondant à la norme ISO 12312-2. L’observation indirecte, notamment par projection à l’aide d’un sténopé, constitue également une alternative sûre.

Le spectacle sera d’autant plus particulier au Sénégal que l’éclipse se déroulera à proximité du coucher du Soleil, offrant un décor de crépuscule aux observateurs.

Les passionnés d’astronomie comme le grand public pourront ainsi profiter de ce rendez-vous céleste, à condition de respecter strictement les consignes de sécurité afin d’observer l’éclipse sans mettre leur vue en danger.

Source : RTS 

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Marché des titres publics : le Sénégal vise 487 milliards de FCFA au troisième trimestre 2026.

Le Sénégal poursuit activement sa mobilisation de ressources sur le marché des titres publics de l’UEMOA. Pour le troisième trimestre 2026, le Trésor public prévoit de lever 487 milliards de FCFA afin de répondre aux besoins de financement de l’État.

Cette stratégie intervient après plusieurs opérations réussies au cours des premiers mois de l’année, témoignant de l’intérêt des investisseurs pour les titres émis par le Sénégal, malgré un environnement financier marqué par des contraintes importantes.

487 milliards de FCFA attendus entre juillet et septembre

La première opération du trimestre, organisée le 17 juillet 2026, portait sur une enveloppe de 100 milliards de FCFA. Le Trésor a finalement mobilisé 90,249 milliards de FCFA, sur un volume global de soumissions de 120,794 milliards.

L’émission combinait des Bons assimilables du Trésor (BAT) de 91 et 364 jours ainsi que des Obligations assimilables du Trésor (OAT) de trois et cinq ans.

Le 1er août, une nouvelle opération a permis de mobiliser 71,5 milliards de FCFA. Le BAT à 364 jours a enregistré la demande la plus importante, avec 34,3 milliards de FCFA retenus, confirmant l’attrait des investisseurs pour les placements de court terme.

Les OAT à trois et cinq ans ont respectivement permis de lever 23,4 milliards et 13,8 milliards de FCFA.

Des émissions importantes prévues en août et septembre

Le calendrier du troisième trimestre prévoit encore plusieurs opérations.

En août, le Sénégal ambitionne de mobiliser 165 milliards de FCFA lors d’une première émission, à travers un BAT de 45 milliards et trois OAT d’une maturité comprise entre trois et sept ans.

Une seconde opération, prévue le 27 août, portera sur 60 milliards de FCFA, répartis entre un BAT et deux OAT à trois et cinq ans.

Enfin, une dernière émission de 100 milliards de FCFA est programmée en septembre.

Près de 1 700 milliards déjà mobilisés en 2026

Entre janvier et juillet 2026, le Sénégal a réalisé 61 opérations sur le marché des titres publics de l’UEMOA, dont 22 émissions de BAT et 39 émissions d’OAT.

Ces opérations ont permis au Trésor de mobiliser au total 1 699 milliards de FCFA. Les BAT représentent environ 920 milliards de FCFA, contre 778,48 milliards pour les OAT.

Sur la même période, l’État a remboursé 1 091 milliards de FCFA de capital, auxquels s’ajoutent environ 181 milliards de FCFA d’intérêts.

L’une des opérations les plus importantes de l’année a été réalisée le 16 janvier, avec 154 milliards de FCFA mobilisés, alors que 140 milliards avaient initialement été proposés.

Un objectif annuel de 2 400 milliards de FCFA

Pour l’ensemble de l’année 2026, le Sénégal prévoit de mobiliser 2 400 milliards de FCFA sur le marché des titres publics de l’UEMOA, contre 2 225 milliards de FCFA en 2025.

Cette intensification des émissions traduit la volonté du Trésor de diversifier ses sources de financement et de maintenir un accès régulier au marché régional. Elle intervient également dans un contexte où la capacité de l’État à mobiliser des ressources à des conditions soutenables demeure un enjeu central pour les finances publiques.

Le rythme des prochaines émissions sera donc particulièrement suivi par les investisseurs, mais aussi par les acteurs économiques de la région, alors que le Sénégal poursuit sa stratégie de financement pour l’exercice 2026.

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JOJ Dakar 2026 : le Sénégal entre dans la dernière ligne droite des préparatifs.

À 80 jours de l’ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, le Sénégal accélère les préparatifs afin de finaliser les infrastructures, renforcer les dispositifs de transport et de sécurité et assurer la mise en service des principaux équipements avant l’arrivée des délégations.

Le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo a présidé mardi, au Building administratif Président Mamadou Dia, un Conseil interministériel consacré à l’état d’avancement des préparatifs. La réunion a permis de faire le point sur les réalisations et de fixer plusieurs échéances pour les travaux restant à achever.

Des infrastructures déjà largement avancées

Plusieurs équipements majeurs ont déjà été réceptionnés, notamment le stade Iba Mar Diop et la Piscine olympique. Le Village olympique ainsi que certains autres sites sont en phase de finalisation.

Le programme sportif définitif a également été arrêté avec les fédérations internationales et le Comité international olympique (CIO). Sur le volet de l’hébergement, 74 conventions ont été conclues avec des établissements hôteliers, représentant près de 2 500 chambres réservées.

Le dispositif de sécurité est, pour sa part, finalisé et son déploiement a débuté. Le programme du Brevet olympique civique et sportif a également permis de sensibiliser plus d’un million de jeunes à travers le pays.

Des échéances rapprochées

Plusieurs opérations doivent toutefois être achevées dans les prochaines semaines. Le Village olympique devra être terminé au plus tard le 15 août et remis au Comité d’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse (COJOJ) avant le 31 août. Le Centre équestre de Diamniadio doit être finalisé avant le 20 août.

Les travaux de voirie et d’aménagement prévus à Dakar, Diamniadio et Saly devront, quant à eux, être achevés au plus tard le 30 septembre.

Le transport constitue également un enjeu majeur. Le gouvernement vise la mise en exploitation de la liaison TER Diamniadio-AIBD avant le 27 septembre, ainsi que la disponibilité de la flotte de bus destinée aux personnes accréditées avant le 30 septembre. Des mesures spécifiques sont également prévues pour fluidifier la circulation sur les axes routiers et autoroutiers.

Santé, salubrité et mobilisation

Le dispositif sanitaire devra être pleinement opérationnel avant la fin du mois d’août. L’hôpital des enfants de Diamniadio, désigné comme établissement officiel des JOJ, devra disposer des équipements et du personnel nécessaires avant le 31 août. L’approvisionnement en médicaments des sites d’hébergement et de compétition est prévu d’ici au 30 août.

La question de la salubrité fait également l’objet d’un calendrier spécifique. Un programme de maintien de la propreté sera déployé à partir du 17 août à Dakar, Diamniadio et Saly, notamment autour des sites de compétition, du Village olympique et du parcours du TER.

Le gouvernement prévoit par ailleurs un important dispositif de mobilisation populaire. Un plan de mobilisation sociale et communautaire doit être présenté avant le 14 août, tandis que les actions de communication seront renforcées à partir du 15 août. Un programme d’animations culturelles dans la banlieue dakaroise et les régions doit également être finalisé avant le 22 août.

Préparer l’après-JOJ

Au-delà de l’organisation des compétitions, les autorités travaillent déjà sur l’héritage de l’événement à travers le programme « JOJ Impacts ». Celui-ci doit notamment porter sur la maintenance et l’exploitation durable des infrastructures ainsi que sur le développement de l’industrie des rencontres et événements professionnels.

À 80 jours du coup d’envoi, le Sénégal entre ainsi dans une phase décisive. Si plusieurs infrastructures et dispositifs sont déjà opérationnels ou en voie de finalisation, le respect des prochaines échéances sera déterminant pour garantir des JOJ Dakar 2026 pleinement fonctionnels et préparer leur héritage à long terme.

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Sénégal : Ousmane Diagne prend la tête du Conseil constitutionnel et réaffirme l’indépendance du juge.

Installé mardi à la présidence du Conseil constitutionnel du Sénégal, Ousmane Diagne entend placer son mandat sous le signe de la primauté de la Constitution, de l’indépendance de la justice et du renforcement de la confiance des citoyens dans les institutions.

Sa prise de fonctions intervient après le décès de son prédécesseur, Mamadou Badio Camara, survenu le 10 avril 2025. Le nouveau président prend ainsi la direction d’une institution majeure de l’architecture institutionnelle et démocratique sénégalaise.

Lors de son discours d’installation, Ousmane Diagne a insisté sur les exigences liées à sa fonction, appelant à l’exercer avec humilité, retenue, discernement et sens du devoir. Il a notamment rappelé que la solidité des institutions dépend de la manière dont ceux qui les servent respectent leur mission et les principes constitutionnels.

La primauté du droit au cœur du mandat

Le nouveau président du Conseil constitutionnel a également réaffirmé la vocation strictement juridictionnelle de l’institution. Il a souligné que celle-ci n’a pas vocation à intervenir dans la conduite de l’action politique, mais à veiller au respect du droit et de la Constitution.

Cette position prend une importance particulière au regard du rôle du Conseil constitutionnel dans la régulation de la vie institutionnelle et électorale du pays, notamment à travers les contentieux relevant de sa compétence et la proclamation des résultats définitifs de certains scrutins.

Restaurer et consolider la confiance

Ousmane Diagne a par ailleurs placé la confiance des citoyens parmi les priorités de son mandat. Pour lui, les décisions de l’institution doivent contribuer à instaurer un climat de respect, de sérénité et de confiance dans la justice constitutionnelle.

Il a également insisté sur l’importance de la collégialité, mettant en avant l’expérience et la diversité des compétences réunies au sein du Conseil constitutionnel. Selon cette approche, la confrontation des points de vue doit contribuer à renforcer la qualité et la légitimité des décisions rendues.

À travers son discours d’installation, Ousmane Diagne dessine ainsi une ligne directrice fondée sur la défense de la Constitution, l’indépendance du juge et la consolidation de la confiance dans les institutions républicaines.

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Sénégal : une nouvelle unité pour réduire les importations d’œufs à couver.

Le Sénégal renforce sa stratégie de développement de la filière avicole avec la mise en service d’une unité industrielle dédiée à la production d’œufs à couver. Inaugurée le 7 août 2026 à Taïba Ndiaye, dans le département de Tivaouane, l’installation est portée par AVVITE-X SARL, avec l’appui financier du Fonds national de stabilisation et de soutien à l’activité économique (FONSTAB) et de la Banque nationale pour le développement économique (BNDE).

Le projet représente un investissement de 969 millions de francs CFA, financé à hauteur de 50 % par le FONSTAB, 40 % par la BNDE et 10 % par le promoteur.

L’initiative répond à un enjeu important pour le secteur avicole sénégalais. Le pays dépend encore fortement des importations pour son approvisionnement en œufs à couver, qui représenteraient près de 90 % des besoins nationaux, pour une facture annuelle estimée à environ 20 milliards de francs CFA.

Une capacité de 3,15 millions d’œufs par an

Pour son démarrage, l’unité sera équipée de 5 500 femelles et 850 mâles reproducteurs. Sa capacité de production devrait progressivement atteindre 3,15 millions d’œufs à couver par an à partir de la quatrième année d’exploitation.

Les premiers poussins reproducteurs sont attendus le 13 août 2026, date qui doit marquer le début effectif des activités de production.

Présent lors de la cérémonie d’inauguration, le ministre chargé de l’Élevage, Ousmane Diagne, a encouragé les opérateurs économiques et les investisseurs nationaux à renforcer leur présence dans les différents segments de la filière avicole.

Un projet pilote pour renforcer la production locale

Au-delà de sa capacité de production, l’unité d’AVVITE-X SARL est présentée comme un projet pilote destiné à démontrer la viabilité d’une production locale d’œufs à couver et à encourager de nouveaux investissements privés.

Son développement devrait contribuer à réduire progressivement la dépendance du Sénégal aux importations, à renforcer les capacités nationales de reproduction avicole et à améliorer la disponibilité des intrants nécessaires à la production de poussins.

À travers cet investissement, les autorités et les partenaires financiers misent ainsi sur une filière avicole davantage intégrée, capable de créer de la valeur localement et de soutenir les ambitions du Sénégal en matière de souveraineté alimentaire.