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Africa Forward 2026 : à Nairobi, Bassirou Diomaye Faye place l’économie bleue au cœur du développement africain.

En marge du sommet Africa Forward 2026 organisé à Nairobi, au Kenya, du 10 au 13 mai, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a pris part, ce 12 mai, à une table ronde de haut niveau consacrée à l’économie bleue, l’un des temps forts du Forum des affaires Afrique-France.

Le Chef de l’État sénégalais a co-présidé cette rencontre stratégique aux côtés du Premier ministre de Maurice, dans un contexte où les enjeux liés à la préservation des ressources marines et au développement durable occupent une place croissante dans les politiques économiques africaines.

Concilier protection de l’environnement et aspirations des populations

Au cours de son intervention, Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la nécessité de trouver un équilibre entre les impératifs environnementaux et les besoins économiques des populations africaines.

Le président sénégalais a rappelé que la lutte pour la préservation de la planète ne pouvait être dissociée des réalités sociales et économiques auxquelles sont confrontés les États africains.

Selon lui, les politiques environnementales doivent intégrer les aspirations légitimes des populations à la prospérité, à l’emploi et à l’amélioration de leurs conditions de vie.

L’économie bleue présentée comme un levier stratégique de transformation

Pour le Chef de l’État, l’économie bleue représente désormais un axe prioritaire de développement pour les pays africains disposant d’importantes ressources maritimes et fluviales.

Il a toutefois souligné que cette dynamique devait reposer sur trois piliers essentiels : la protection des écosystèmes, le progrès économique et une répartition plus équitable des revenus issus de l’exploitation des ressources naturelles.

Cette approche s’inscrit dans un contexte où plusieurs pays africains cherchent à mieux valoriser leurs espaces maritimes, tout en faisant face aux défis du changement climatique, de la surexploitation des ressources halieutiques et de la pression démographique.

Le Sénégal alerte sur la surpêche et la dégradation des ressources naturelles

Bassirou Diomaye Faye a également mis en garde contre les conséquences de la surpêche, de la pêche illicite et de la pression croissante exercée sur les nappes phréatiques.

Face à ces défis, le président sénégalais a plaidé pour une modernisation du secteur halieutique à travers le développement de l’aquaculture et une meilleure structuration des activités de pêche.

Il a aussi évoqué la nécessité de réformes foncières adaptées, de l’organisation des coopératives agricoles et de la mise en place de dispositifs modernes de conservation post-récolte afin de limiter les pertes et d’améliorer les revenus des producteurs.

Tourisme vert et emplois durables au centre de la stratégie sénégalaise

Le Chef de l’État a enfin mis en avant le potentiel du tourisme vert comme moteur de croissance durable et de création d’emplois.

Selon lui, la valorisation responsable des ressources naturelles peut permettre à la fois de préserver les écosystèmes et de générer des opportunités économiques pour les populations locales.

À travers cette prise de parole à Nairobi, le Sénégal entend ainsi défendre une vision du développement conciliant croissance économique, souveraineté alimentaire, protection de l’environnement et inclusion sociale.

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Forum de la biodiversité 2026 : vers une gouvernance renforcée du capital naturel guinéen.

Le Forum de la biodiversité 2026 s’est achevé à Conakry sur une série d’engagements structurants en faveur de la préservation et de la gestion durable du capital naturel. Organisée dans un contexte d’accélération des projets de développement, cette rencontre a permis de poser les bases d’une approche plus intégrée entre croissance économique et protection de l’environnement.

Des échanges centrés sur les enjeux de compensation et de conservation

Au cours de la deuxième journée, les discussions ont porté sur plusieurs axes stratégiques, notamment la compensation des pertes de biodiversité liées au Projet Simandou, le suivi des impacts du corridor ferroviaire sur la faune du Parc national de Pinselli–Soyah–Sabouyah, ainsi que les mécanismes de financement des compensations environnementales, en particulier au niveau du Mont Béro.

Les participants ont également examiné le rôle de la Fondation pour la conservation de la biodiversité en Guinée dans la consolidation du Réseau Guinéen des Aires Protégées, considéré comme un outil central de structuration des politiques de conservation.

Une feuille de route concertée et inclusive

Au terme de deux jours de concertation, une vision commune a émergé autour de plusieurs avancées majeures. Les parties prenantes ont d’abord convenu de renforcer les efforts d’information et de sensibilisation, afin de mieux accompagner la réforme des aires protégées dans un contexte marqué par la mise en œuvre du Programme Simandou 2040, impulsé sous le leadership du président Mamadi Doumbouya.

Une feuille de route conjointe a également été adoptée, reposant sur un processus participatif associant l’ensemble des acteurs concernés, notamment les communautés locales, les collectivités territoriales, le secteur privé, les entreprises minières et la société civile. L’objectif est de co-construire et de réviser, de manière concertée, les limites des aires protégées.

Une approche méthodologique et des résultats concrets

Les participants ont par ailleurs validé une approche fondée sur l’évaluation environnementale stratégique, destinée à encadrer la délimitation et la gestion du réseau des aires protégées.

Parmi les résultats concrets figure également la validation de 14 sites de compensation, désormais intégrés au REGAP. Cette avancée s’inscrit dans la stratégie globale visant à atténuer les impacts environnementaux des grands projets structurants, tout en renforçant les mécanismes de conservation.

Les bases d’une gouvernance renouvelée

À travers ces engagements, le Forum de la biodiversité 2026 marque une étape importante dans la construction d’un modèle de gouvernance plus inclusif et durable. L’enjeu est désormais de traduire ces orientations en actions concrètes, afin de concilier impératifs de développement économique et préservation des écosystèmes en Guinée.

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Guinée : lancement du projet Kounki pour une pêche durable et résiliente.

Le gouvernement guinéen a officiellement lancé, vendredi 24 avril 2026, le projet Kounki à l’occasion d’un atelier national présidé par le Premier ministre, Amadou Oury Bah. Cette initiative marque une nouvelle étape dans la stratégie de développement durable des secteurs de la pêche et de l’aquaculture en Guinée.

Une mobilisation institutionnelle et des partenaires internationaux

La cérémonie s’est tenue en présence de la ministre de l’Environnement et du Développement durable, Djami Diallo, qui a réaffirmé l’engagement de son département en faveur de la gestion durable des ressources naturelles.

Porté par le ministère de la Pêche et de l’Économie maritime, le projet bénéficie du soutien de partenaires techniques et financiers de premier plan, notamment la Banque mondiale et l’Agence Française de Développement. Cette collaboration illustre l’importance accordée à la gouvernance des ressources halieutiques dans un contexte de pression croissante sur les écosystèmes marins.

Un levier pour le développement des filières pêche et aquaculture

Le projet Kounki vise à promouvoir une exploitation durable des ressources halieutiques, tout en renforçant les chaînes de valeur liées à la pêche et à l’aquaculture. Il ambitionne également d’améliorer les conditions de vie des acteurs du secteur, en particulier dans les zones côtières où ces activités constituent une source essentielle de revenus et de sécurité alimentaire.

Dans cette perspective, l’initiative met l’accent sur la préservation des écosystèmes, la modernisation des pratiques et le renforcement des capacités des communautés locales.

Une contribution à la vision Simandou 2040

Aligné sur les orientations du programme Simandou 2040, le projet Kounki s’inscrit dans une approche intégrée du développement, associant croissance économique, protection de l’environnement et inclusion sociale.

En renforçant la résilience des communautés côtières face aux défis climatiques et économiques, cette initiative entend contribuer durablement à la transformation des filières halieutiques en Guinée, tout en consolidant les bases d’un développement plus équilibré et durable.

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Monts Nimba–Diecké : un accord tripartite pour renforcer la protection d’un écosystème stratégique.

La Guinée a franchi une nouvelle étape dans la préservation de son patrimoine naturel avec la signature, mercredi 15 avril 2026, d’un accord majeur dédié à la gestion durable du paysage transfrontalier des Monts Nimba–Diecké.

La cérémonie a été présidée par la ministre de l’Environnement et du Développement durable, Djami Diallo, marquant le lancement officiel d’un programme structurant visant à protéger l’un des écosystèmes les plus riches d’Afrique de l’Ouest.

Un partenariat international au service de la conservation

Cet accord tripartite réunit le ministère guinéen de l’Environnement, l’Union européenne et l’Union internationale pour la conservation de la nature. Il s’inscrit dans le cadre de l’initiative NaturAfrica, portée par les partenaires européens pour soutenir la préservation de la biodiversité sur le continent.

La signature s’est déroulée en présence de plusieurs partenaires diplomatiques, dont l’ambassadeur de l’Union européenne, Xavier Sticker, ainsi que l’ambassadeur de France en Guinée et en Sierra Leone, Luc Briard, aux côtés de représentants de l’« Équipe Europe » et de l’UICN.

Préserver un site classé et menacé

Le programme vise en priorité la protection des Monts Nimba et de la forêt classée de Diecké, deux zones d’une valeur écologique exceptionnelle. Classé au patrimoine mondial, le site des Monts Nimba fait cependant face à de nombreuses pressions, notamment liées aux activités humaines et à l’exploitation des ressources naturelles.

L’un des objectifs affichés de cet accord est de contribuer au retrait du site de la liste du patrimoine mondial en péril, en renforçant les mécanismes de conservation, de surveillance et de gestion durable.

Concilier environnement, développement et bien-être des populations

À travers ce partenariat, les autorités guinéennes entendent promouvoir une approche intégrée, conciliant protection de la biodiversité, développement économique et amélioration des conditions de vie des populations locales.

Cette démarche s’inscrit dans la vision portée par le président de la République, Mamadi Doumbouya, qui met en avant un modèle de développement équilibré, respectueux des ressources naturelles.

Au-delà de la dimension environnementale, cet accord reflète une ambition plus large : faire de la préservation des Monts Nimba un levier de développement durable et un héritage préservé pour les générations futures.

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Nomination au ministère de l’Environnement : Moustapha Le Grand Sylla promu chef de Cabinet.

Par décret présidentiel lu ce lundi 13 avril 2026 à la télévision nationale, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a procédé à une nouvelle nomination au sein de l’administration publique.

Un haut cadre appelé à de nouvelles responsabilités

Moustapha Le Grand Sylla a été nommé chef de Cabinet du ministère de l’Environnement et du Développement durable.

Avant cette promotion, il occupait les fonctions de directeur national du travail gouvernemental, du courrier et de l’intendance au Secrétariat général du Gouvernement, un poste stratégique au cœur du fonctionnement administratif de l’exécutif.

Un rôle clé au sein du département

En tant que chef de Cabinet, il aura pour mission d’assister le ministre dans la coordination des activités du département, le suivi des dossiers prioritaires et la mise en œuvre des orientations gouvernementales en matière d’environnement et de développement durable.

Cette nomination s’inscrit dans la dynamique de renforcement de l’appareil administratif, dans un contexte où les enjeux environnementaux occupent une place croissante dans les politiques publiques.

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Gestion des déchets : déclassement partiel de la forêt de Kakoulima pour un projet d’envergure.

Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a signé, ce lundi 13 avril 2026, un décret actant le déclassement partiel de la forêt classée du mont Kakoulima, en vue de la réalisation d’infrastructures majeures de gestion des déchets.

148,7 hectares mobilisés pour des infrastructures publiques

Selon le texte officiel, une superficie de 148,7 hectares située dans la zone de Baritode, au sein de la forêt du mont Kakoulima, est désormais affectée à l’Agence nationale de l’assainissement et de la salubrité publique.

Ce déclassement permettra la construction d’un centre d’enfouissement technique (CET) destiné au traitement des déchets ménagers, ainsi qu’un centre de transfert à Kindiadi, dans la préfecture de Coyah.

Un dispositif structuré autour de plusieurs zones

Le projet s’articule autour de deux principales composantes :

  • Le CET de Baritode, incluant la zone principale, une zone tampon et des bassins de lixiviats, pour une superficie totale de 140,3 hectares
  • Le centre de transfert de Kindiadi, couvrant 8,4 hectares

Ces infrastructures visent à améliorer durablement la gestion des déchets solides, dans un contexte de pression croissante liée à l’urbanisation.

Des garanties environnementales exigées

Le décret encadre strictement l’usage des terrains concernés. Les superficies déclassées sont exclusivement réservées à ces installations, sans possibilité d’affectation à d’autres projets.

Par ailleurs, l’ANSP devra réaliser une étude d’impact environnemental et social actualisée, accompagnée d’un plan de gestion environnementale et sociale (PGES), afin de limiter les effets du projet sur l’écosystème.

Une compensation écologique obligatoire

Pour atténuer l’impact du déclassement forestier, le texte impose une compensation intégrale : un reboisement ou une restauration d’un domaine équivalent à 148,7 hectares devra être իրականաց.

Cette exigence vise à préserver l’équilibre environnemental, dans une zone à forte valeur écologique.

Plusieurs ministères mobilisés

La mise en œuvre du décret impliquera plusieurs départements ministériels, notamment en charge de l’économie, de l’environnement, de l’assainissement et de l’administration du territoire.

À travers ce projet, les autorités entendent répondre aux défis croissants de gestion des déchets, tout en tentant de concilier impératifs de salubrité publique et préservation de l’environnement.

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Eau et assainissement : le Sénégal désigné hôte du Congrès africain de 2028.

Le Sénégal a officiellement été investi pays hôte du Congrès africain de l’eau 2028, au terme d’un processus salué comme une réussite diplomatique et institutionnelle. L’annonce, relayée par la Société nationale des eaux du Sénégal (SONES), consacre le retour de ce rendez-vous continental à Dakar, 32 ans après l’édition de 1994.

Les symboles traditionnels de transmission — la pirogue et la pagaie — ont été remis au ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, marquant officiellement le passage de témoin et l’ouverture d’un nouveau cycle pour la gouvernance de l’eau en Afrique.

Une passation symbolique entre Yaoundé et Diamniadio

La cérémonie de remise s’est tenue à Yaoundé, au Palais des Congrès, avant une transmission officielle organisée en marge d’une rencontre à Diamniadio. Ce double temps fort illustre à la fois la dimension continentale de l’événement et l’ancrage national de sa préparation.

Le directeur général de la SONES, Abdoul Niang, également président du Comité Sénégal, a salué l’implication du ministre, soulignant le rôle déterminant joué par ce dernier dans le repositionnement stratégique du pays. Présent à Yaoundé, Cheikh Tidiane Dièye y participait également en sa qualité de président du Conseil des ministres africains en charge de l’eau, renforçant la portée institutionnelle de la candidature sénégalaise.

Une mise en scène artistique porteuse de sens

Parmi les temps forts de cette investiture, la présentation d’une fresque réalisée par le Cameroun a retenu l’attention. L’œuvre illustre un itinéraire symbolique « de Douala à Dakar », mettant en scène une pirogue voguant vers le Monument de la Renaissance africaine, en passant par le monument « J’aime mon pays le Cameroun » à Yaoundé.

Cette représentation artistique, accompagnée d’une performance de l’Ensemble lyrique traditionnel, met en avant la pirogue et la pagaie comme des symboles de continuité, de leadership et de coopération. Elle traduit une ambition partagée : naviguer collectivement vers des solutions durables en matière d’eau et d’assainissement sur le continent.

Dakar 2028 en ligne de mire

 

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Au-delà de l’organisation logistique, les autorités sénégalaises entendent faire de ce congrès une plateforme stratégique pour débattre des défis liés à l’accès à l’eau, au financement des infrastructures et à la résilience face aux changements climatiques.

Avec cette désignation officielle, le Sénégal se projette vers 2028 avec l’ambition de positionner Dakar comme un hub africain de réflexion, d’innovation et de décisions autour des enjeux hydriques. Un rendez-vous continental qui s’annonce déterminant pour l’avenir de « l’Afrique de l’eau ».

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Pollution plastique : le navire Plastic Odyssey fait escale à Dakar pour renforcer les solutions locales.

Après plusieurs étapes en Méditerranée et en Afrique du Nord, notamment au Liban, en Égypte, en Tunisie et au Maroc, le navire-laboratoire Plastic Odyssey a accosté à Dakar le 26 janvier. Cette escale sénégalaise, particulièrement symbolique, marque l’un des temps forts de l’expédition mondiale entamée il y a trois ans pour lutter concrètement contre la pollution plastique. Une conférence de lancement s’est tenue à l’Institut français de Dakar, en présence d’acteurs institutionnels, diplomatiques et de la société civile.

Dakar, cœur stratégique de l’aventure Plastic Odyssey

Si Dakar figure parmi les étapes majeures de cette tournée internationale, c’est parce que la capitale sénégalaise occupe une place centrale dans l’histoire du projet. C’est en effet à Dakar qu’a été implantée Plastic Odyssey Factories, la filiale opérationnelle du programme. À partir de cette base, des unités locales de recyclage sont conçues, adaptées aux réalités des territoires et déployées dans plusieurs pays, faisant du Sénégal un hub régional de l’innovation environnementale.

Cette escale vise ainsi à partager les enseignements accumulés au fil du tour du monde, à renforcer les partenariats locaux et à amplifier les actions de terrain au profit de la jeunesse, des entrepreneurs et des organisations de la société civile.

Trois semaines de sensibilisation, de formation et d’actions concrètes

Du 26 janvier au 16 février, Plastic Odyssey déploiera à Dakar un programme dense mêlant ateliers de sensibilisation, formations techniques, tables rondes avec des experts, rencontres avec des élèves et échanges avec l’écosystème sénégalais engagé dans la lutte contre la pollution plastique. À bord du navire, des machines de recyclage « low-tech » seront également construites et présentées, illustrant des solutions accessibles, reproductibles et adaptées aux contextes locaux.

Malgré les efforts consentis par l’État sénégalais, notamment à travers la loi n°2020-04 du 8 janvier 2020 relative à la prévention et à la réduction de l’incidence des plastiques sur l’environnement, la pollution plastique demeure une problématique majeure. « Le Sénégal produit plus de 250 000 tonnes de déchets plastiques par an, dont à peine 30 000 tonnes sont recyclées, soit environ 10 % », a rappelé Ibrahima Diagne, conseiller technique en hydraulique, assainissement et environnement auprès du Premier ministre.

De la gestion des déchets à l’économie circulaire

Selon M. Diagne, la loi repose sur deux piliers : l’interdiction de certains plastiques et la promotion de l’économie circulaire. « Mais il reste encore beaucoup à faire pour garantir une véritable économie circulaire et réduire durablement les déchets plastiques », a-t-il reconnu, saluant la contribution de Plastic Odyssey et de sa filiale Plastic Odyssey Factories. Il a également souligné la volonté des autorités, sous l’impulsion du président Bassirou Diomaye Faye, de changer de paradigme en passant « de la gestion des déchets à l’économie des déchets », dans la perspective d’un Sénégal zéro déchet.

Des micro-usines de recyclage au service des territoires

Pour la France, partenaire clé du projet, cette escale consacre le Sénégal comme un acteur majeur de la lutte contre la pollution plastique. « Sensibiliser ne suffit plus. Il faut agir, structurer, former et créer des solutions pérennes. C’est exactement ce que propose Plastic Odyssey », a déclaré Christine Fages, ambassadrice de France au Sénégal.

Elle a rappelé que le projet Sunu Plastic, soutenu par l’ambassade de France à hauteur d’environ 656 millions de FCFA, a permis le déploiement de micro-usines de recyclage low-tech exploitées par des entrepreneurs sénégalais. Installées dans des conteneurs, ces unités transforment les déchets plastiques en produits utiles tels que pavés, tuiles, poubelles ou tuyaux, répondant aux besoins des collectivités locales. Quatre micro-usines sont déjà opérationnelles à Saint-Louis, Kédougou, Kidira et Gandon, avec d’autres en perspective.

Une prise de conscience née à Dakar

Pour Simon Bernard, cofondateur de Plastic Odyssey, le projet trouve ses racines à Dakar. « Tout est parti d’ici, en 2016, lorsque j’ai découvert, depuis mon bateau, des montagnes de déchets plastiques sur une plage autrefois parmi les plus belles du pays », a-t-il confié. Une image fondatrice qui a donné naissance à une initiative aujourd’hui internationale, mais dont le Sénégal demeure l’un des piliers stratégiques.

Avec cette escale, Dakar s’affirme plus que jamais comme un laboratoire d’innovations environnementales et un acteur clé dans la construction de solutions durables face à un défi mondial.

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COP30 : de nouveaux États rejoignent la coalition pour une taxe sur les jets privés et les classes premium

La dynamique internationale autour d’une taxation des classes premium et des jets privés continue de s’amplifier. Djibouti, le Nigeria et le Soudan du Sud ont officiellement rejoint la coalition de huit pays créée fin juin pour instaurer ce mécanisme fiscal destiné à soutenir le financement de l’adaptation au changement climatique.

Ils rejoignent ainsi des États déjà engagés comme la France, l’Espagne et le Kenya, qui figurent parmi les initiateurs du projet.
Dans le même temps, le Brésil, pays hôte de la COP30, a intégré la coalition en tant qu’observateur, aux côtés des Fidji et du Vanuatu, deux États insulaires particulièrement vulnérables à la montée des eaux.

Une réponse à l’urgence climatique

L’objectif central de cette initiative est de proposer une solution innovante et équitable au défi du financement de l’adaptation climatique, notamment pour les pays les plus exposés.
La mesure vise à faire contribuer davantage les catégories de voyageurs et les modes de transport générant les plus fortes émissions de CO₂.

Certains pays ayant déjà mis en place une taxe similaire, à l’image de la France, plaident désormais pour une fiscalité plus ambitieuse et progressive. Cependant, le gouvernement français a récemment indiqué qu’aucune nouvelle hausse n’est envisagée à court terme.

Une mobilisation populaire à Belém

En parallèle des négociations officielles, des milliers de personnes ont défilé samedi 15 novembre 2025 à Belém, dans une atmosphère festive mais déterminée.
Associations, militants et citoyens avaient un objectif commun : accentuer la pression sur les négociateurs de la COP30 et rappeler l’urgence d’actions concrètes contre le réchauffement climatique.

Les manifestants ont plaidé pour des mesures fortes, une justice climatique accrue et une responsabilité partagée à l’échelle mondiale.

Un enjeu symbolique avant les décisions finales

Avec l’élargissement de la coalition et la mobilisation citoyenne croissante, le débat sur la taxation des transports les plus polluants s’impose comme l’un des sujets majeurs de cette COP30.
Les prochaines semaines seront décisives pour déterminer si cette initiative pourra rallier un plus grand nombre de pays et s’inscrire comme un levier durable de financement climatique.

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Cameroun : cap sur un cacao durable pour protéger les forêts.

Le Cameroun, quatrième producteur africain de cacao, s’engage dans une transition vers une production plus respectueuse de l’environnement. Objectif : préserver ses forêts tout en maintenant la compétitivité de sa filière cacao, essentielle pour l’économie nationale.

Un secteur clé sous pression environnementale

Le cacao représente une source majeure de revenus pour des centaines de milliers de familles camerounaises. Mais l’extension des plantations, souvent au détriment des forêts, a accéléré la déforestation dans plusieurs régions du pays, notamment dans le Sud et l’Est.
Face à cette réalité, les autorités et les acteurs de la filière veulent instaurer des pratiques agricoles durables, conciliant rendement, protection de la biodiversité et amélioration des conditions de vie des producteurs.

Des engagements concrets

Le gouvernement, en collaboration avec des partenaires techniques et financiers, prévoit la mise en place de programmes visant à :

  • Encourager l’agroforesterie, en intégrant des arbres d’ombrage dans les plantations.

  • Améliorer la traçabilité du cacao pour garantir qu’il provient de zones non déboisées.

  • Former les producteurs à des techniques culturales respectueuses des sols et de la biodiversité.

Des initiatives pilotes sont déjà en cours dans certaines localités, avec des résultats jugés prometteurs, tant en termes de préservation de l’environnement que d’augmentation de la qualité des fèves.

Vers une reconnaissance internationale

En adoptant un modèle de production plus durable, le Cameroun espère se positionner favorablement sur les marchés internationaux, où la demande pour un cacao « éthique » et « zéro déforestation » est en forte croissance.
Cette orientation pourrait également ouvrir la voie à des labels de qualité et à des primes financières pour les producteurs respectant les standards environnementaux.

Pour les autorités, la transition vers un cacao durable n’est pas seulement une réponse aux pressions environnementales : c’est aussi une opportunité économique et sociale, capable de renforcer la résilience des communautés rurales tout en protégeant le patrimoine forestier national.