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Ghana : une usine textile « zéro déchet »‎ de 6,69 milliards FCFA inaugurée à Savelugu.

Le président ghanéen John Dramani Mahama a officiellement inauguré, vendredi 28 août 2026, la Northshore Apparel Ghana Limited, une unité industrielle implantée à Savelugu, dans la Région du Nord. Porté par des capitaux entièrement ghanéens, le projet représente un investissement de 6,69 milliards de francs CFA et ambitionne de créer jusqu’à 30 000 emplois à terme.

Présentée comme un important centre de production textile à vocation régénérative et zéro déchet, l’usine compte déjà plus de 2 300 emplois directs. Son développement doit contribuer à renforcer l’activité industrielle dans le nord du pays et à offrir davantage de débouchés professionnels à la jeunesse locale.

Une production tournée vers les marchés extérieurs

Une grande partie de la production de Northshore Apparel Ghana Limited est destinée à l’exportation. À travers ce positionnement, les promoteurs entendent faire de Savelugu un pôle industriel capable de participer à la croissance des exportations ghanéennes et à la valorisation du « made in Ghana ».

Le financement du projet a notamment mobilisé la Ghana Exim Bank, la banque allemande KfW et l’Agricultural Development Bank. Pour les autorités, cette combinaison de financements illustre la possibilité de développer des infrastructures industrielles compétitives en dehors des principaux centres économiques du sud du pays.

Lors de l’inauguration, John Dramani Mahama a estimé que le projet démontrait que les contraintes traditionnellement associées à l’industrialisation du nord, notamment en matière d’énergie, de logistique et de disponibilité de la main-d’œuvre, pouvaient être surmontées.

Réduire l’exode des jeunes vers le sud

Au-delà de la filière textile, le gouvernement présente cette initiative comme un instrument de rééquilibrage du développement économique entre les différentes régions du Ghana.

Le nord du pays est confronté depuis plusieurs années à un important déplacement de jeunes vers Accra et les régions méridionales, à la recherche d’opportunités professionnelles. La création d’emplois industriels sur place constitue ainsi l’un des leviers envisagés pour retenir cette main-d’œuvre et stimuler l’économie locale.

Le projet s’inscrit par ailleurs dans la stratégie gouvernementale visant à promouvoir une économie fonctionnant en continu, avec une place accrue accordée à l’industrie et à la création d’emplois.

Si l’objectif de 30 000 emplois est atteint, Northshore Apparel Ghana Limited pourrait contribuer à faire de Savelugu l’un des principaux pôles industriels de la Région du Nord, tout en renforçant la capacité du Ghana à développer une production manufacturière destinée aux marchés internationaux.

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COP17 sur la désertification : la Guinée défend ses priorités environnementales à Oulan-Bator.

La Guinée a pris part aux travaux de la 17e session de la Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (COP17), organisée à Oulan-Bator, en Mongolie. Cette rencontre internationale, placée sous le thème « Restaurer les terres, restaurer l’espoir », a réuni les représentants des États parties autour des principaux défis liés à la dégradation des terres, à la sécheresse et à la restauration des écosystèmes.

Les travaux de la COP17 se sont déroulés parallèlement à la 24e session du Comité chargé de l’examen de la mise en œuvre de la Convention (CRIC24) et à la 17e session du Comité de la science et de la technologie (CST17). Ces différentes instances ont notamment permis d’examiner les progrès réalisés dans la lutte contre la désertification et de réfléchir aux orientations à privilégier pour les prochaines années.

Une délégation guinéenne mobilisée autour des enjeux environnementaux

Pour porter la voix de la Guinée et défendre ses priorités dans les discussions internationales, le pays a dépêché une délégation composée de 18 participants. Celle-ci regroupait principalement des représentants du ministère de l’Environnement et du Développement durable ainsi que du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation.

La participation guinéenne s’est inscrite dans une approche visant à mieux articuler les impératifs de développement économique avec la préservation des ressources naturelles. Cette orientation rejoint les ambitions affichées dans le cadre du programme Simandou 2040, qui entend accompagner la transformation économique du pays tout en accordant une place importante aux enjeux environnementaux.

L’orpaillage clandestin au cœur des préoccupations

Parmi les sujets défendus par la délégation guinéenne figure la lutte contre l’orpaillage clandestin. Cette activité constitue un enjeu environnemental majeur en raison de ses effets sur les sols, les ressources en eau et les écosystèmes, mais également de ses répercussions économiques et sociales.

À Oulan-Bator, la Guinée a ainsi participé à plusieurs rencontres bilatérales, aux échanges de haut niveau ainsi qu’aux travaux consacrés à la coopération contre l’exploitation minière illégale.

Le pays entend notamment renforcer les initiatives permettant de limiter la dégradation des terres et la pollution des cours d’eau, tout en favorisant une réponse concertée à l’échelle régionale.

Le Fouta Djallon présenté comme une priorité nationale

La protection du Massif du Fouta Djallon a également occupé une place importante dans les échanges portés par la délégation guinéenne. Cet ensemble montagneux joue un rôle déterminant dans l’équilibre écologique de l’Afrique de l’Ouest, notamment en raison de son importance pour les ressources hydriques de plusieurs pays de la région.

La Guinée a plaidé en faveur d’un accompagnement renforcé pour la préservation et la restauration de cet écosystème. Elle a notamment insisté sur la nécessité de mobiliser des financements adaptés, de faciliter l’accès aux technologies appropriées et d’associer davantage les communautés locales aux politiques de gestion et de restauration des terres.

Des partenariats pour accélérer la restauration des écosystèmes

La COP17 a également constitué une plateforme de dialogue pour la Guinée en matière de coopération internationale. La délégation a mis à profit les différentes rencontres organisées en marge des négociations pour rechercher de nouveaux partenariats et renforcer les appuis susceptibles d’accompagner les projets nationaux de restauration des terres et des écosystèmes.

Les discussions ont porté plus largement sur plusieurs enjeux : gestion durable des terres, adaptation aux sécheresses, financement climatique et environnemental, préservation des pâturages, participation des populations locales et préparation du cadre stratégique appelé à guider l’action internationale après 2030.

De l’engagement international à l’action nationale

Au terme des négociations, l’enjeu pour la Guinée consiste désormais à traduire les orientations retenues à l’échelle internationale en mesures concrètes sur le terrain. Parmi les priorités figurent l’adaptation des politiques nationales de gestion des terres aux nouvelles orientations internationales et la consolidation des mécanismes permettant de financer la restauration des zones dégradées.

Cette démarche s’inscrit dans la stratégie de développement portée par les autorités guinéennes, qui souhaitent faire de la transition écologique un élément du développement national.

À travers Simandou 2040, le gouvernement entend ainsi poursuivre une transformation économique susceptible de s’accompagner d’une meilleure prise en compte des impératifs environnementaux. La restauration des terres, la protection des écosystèmes et la lutte contre leur dégradation apparaissent dès lors comme des composantes essentielles de cette ambition, avec pour objectif de concilier développement, résilience écologique et préservation des ressources pour les générations futures.

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La Côte d’Ivoire lance une coalition africaine contre l’orpaillage illégal et la dégradation des terres.

Le ministre ivoirien de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, a lancé officiellement, jeudi 27 août 2026, une nouvelle initiative destinée à renforcer la lutte contre l’orpaillage illégal et ses conséquences sur les écosystèmes africains.

Baptisée Coalition africaine contre la dégradation des terres et la pollution environnementale causées par l’exploitation minière illégale, cette plateforme ambitionne de favoriser une réponse collective face à un phénomène qui affecte de nombreux pays du continent.

L’initiative intervient dans le contexte de la 17ᵉ Conférence des Parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (COP17), organisée à Oulan-Bator, en Mongolie. Elle entend placer la lutte contre l’exploitation minière clandestine au cœur des politiques africaines de protection des terres et de restauration des écosystèmes.

L’orpaillage illégal, une menace pour les écosystèmes

Dans plusieurs régions d’Afrique, l’exploitation aurifère artisanale non réglementée entraîne une dégradation importante des sols, une destruction du couvert végétal et une pollution des cours d’eau. L’utilisation de produits chimiques dans certaines activités d’extraction contribue également à fragiliser les écosystèmes et les moyens de subsistance des populations riveraines.

Pour les promoteurs de la coalition, cette situation ne constitue plus uniquement une question environnementale. Elle touche également à la sécurité alimentaire, à la santé publique, à la disponibilité des ressources en eau et à la préservation des moyens de subsistance des communautés rurales.

La dégradation des terres provoquée par les activités minières clandestines peut en outre compromettre durablement les capacités agricoles et pastorales des territoires concernés.

Vers une réponse africaine coordonnée

À travers cette coalition, Abou Bamba souhaite favoriser une meilleure coordination entre les États africains confrontés à l’ampleur de l’orpaillage illégal. L’objectif est notamment de renforcer les échanges d’expériences, d’améliorer les mécanismes de surveillance et de promouvoir des politiques communes en matière de restauration des terres dégradées.

Cette approche repose sur le constat que les impacts de l’exploitation minière illégale dépassent fréquemment les frontières nationales. La pollution des cours d’eau, la circulation des produits issus de l’exploitation clandestine ou encore les déplacements de populations liées aux activités minières peuvent en effet avoir des répercussions à l’échelle régionale.

La coalition entend ainsi encourager une coopération plus étroite entre les pays africains, tout en renforçant le dialogue avec les organisations régionales et les partenaires internationaux.

La souveraineté environnementale au cœur de l’initiative

Pour les autorités ivoiriennes, la protection des terres et des ressources naturelles doit désormais être considérée comme une composante de la souveraineté des États.

La lutte contre l’orpaillage illégal ne consiste donc pas seulement à fermer des sites clandestins. Elle implique également de restaurer les zones dégradées, de protéger les ressources en eau, de renforcer les capacités des services de contrôle et de proposer des alternatives économiques aux populations dépendantes de ces activités.

Cette dimension apparaît d’autant plus importante que de nombreux territoires ruraux sont confrontés à la combinaison de plusieurs pressions : dégradation des terres, changement climatique, expansion des activités minières et fragilisation des systèmes agricoles.

Restaurer les terres pour préserver les générations futures

Le lancement de la coalition s’inscrit dans les débats plus larges de la COP17 sur la lutte contre la désertification et la restauration des terres.

Pour les pays africains, l’enjeu est de parvenir à concilier exploitation des ressources naturelles et préservation des écosystèmes. Cette équation est particulièrement sensible dans les régions où l’exploitation minière constitue une importante source de revenus, mais où ses conséquences environnementales peuvent compromettre les activités agricoles et les ressources naturelles à long terme.

Avec cette nouvelle coalition, la Côte d’Ivoire entend ainsi contribuer à l’émergence d’une réponse africaine plus structurée contre l’orpaillage illégal et la pollution environnementale.

L’initiative place la restauration des terres, la protection des ressources naturelles et la coopération entre États au centre d’une même stratégie, avec l’ambition de faire de la préservation de l’environnement un levier de stabilité, de souveraineté et de développement durable pour le continent.

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Boké : 24 000 hectares mobilisés pour moderniser l’élevage guinéen.

Le Centre d’appui à l’élevage de Boké s’apprête à jouer un rôle majeur dans la mise en œuvre du Programme national d’amélioration génétique bovine 2026-2035. Implanté sur une vaste superficie de 24 000 hectares, le site doit contribuer au développement des capacités de production et à la modernisation de la filière bovine en Guinée.

En visite sur le terrain, le ministre de l’Élevage, Alpha Bacar Barry, accompagné de partenaires venus du Sénégal, du Mali et du Brésil, a procédé à une évaluation des potentialités du domaine. L’objectif était notamment d’examiner les conditions de valorisation des terres disponibles pour la production fourragère et l’aménagement des infrastructures nécessaires au fonctionnement du centre.

Un site stratégique pour l’amélioration génétique

La superficie disponible constitue un atout important pour le développement d’un élevage plus structuré. Une partie du domaine devrait être consacrée à la production de fourrages destinés à assurer une alimentation adaptée au cheptel, un élément essentiel pour améliorer les performances des animaux en matière de croissance, de production de viande et de lait.

Le site doit également accueillir une base-vie et différentes infrastructures nécessaires à l’organisation des activités d’élevage. Cette approche vise à créer un environnement favorable au développement d’un modèle de production plus moderne et mieux adapté aux objectifs du programme national.

Vers une filière bovine plus productive

Le Programme national d’amélioration génétique bovine 2026-2035 ambitionne de renforcer progressivement la qualité du cheptel guinéen à travers l’introduction de races performantes, l’amélioration des pratiques d’élevage et le développement des compétences techniques.

Dans cette perspective, le Centre d’appui à l’élevage de Boké pourrait servir de plateforme pour accompagner la diffusion de nouvelles pratiques auprès des éleveurs et favoriser la constitution de noyaux reproducteurs performants.

La disponibilité de ressources fourragères produites localement constitue également un enjeu majeur. Une alimentation suffisante et de qualité doit permettre de mieux valoriser le potentiel génétique des animaux et de réduire les contraintes liées à l’approvisionnement en aliments pour bétail.

Une coopération régionale et internationale

La présence de partenaires sénégalais, maliens et brésiliens lors de la visite illustre par ailleurs la dimension partenariale du projet. La Guinée entend s’appuyer sur les expériences et les compétences développées dans d’autres pays pour accélérer la transformation de son secteur de l’élevage.

Cette coopération pourrait notamment porter sur l’amélioration génétique, la conduite des élevages, la production fourragère, la formation des techniciens et le transfert de savoir-faire.

Avec ses 24 000 hectares, le Centre d’appui à l’élevage de Boké apparaît ainsi comme l’un des sites structurants de la nouvelle politique guinéenne en matière d’élevage bovin. Sa mise en valeur devra permettre de renforcer la productivité du cheptel, de soutenir les éleveurs et, à terme, de contribuer au développement d’une filière animale plus organisée et économiquement performante.

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COP17 : la Guinée plaide pour une restauration durable des terres africaines

En marge du segment ministériel de la 17ᵉ Conférence des Parties (COP17) consacrée à la lutte contre la désertification, la Guinée a réaffirmé son ambition de contribuer à la restauration des terres africaines et d’atteindre la neutralité en matière de dégradation des terres à l’horizon 2030.

Portée par les orientations du président de la République, Mamadi Doumbouya, la position guinéenne s’inscrit dans une approche qui place la protection des ressources naturelles au cœur des priorités de développement et de souveraineté du pays.

Le capital naturel au cœur de la stratégie nationale

Devant les représentants des États parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, la délégation guinéenne a défendu l’idée que la préservation des terres constitue à la fois un enjeu environnemental, économique et stratégique.

Cette vision est notamment articulée avec le Programme Simandou 2040, présenté comme un cadre destiné à transformer les ressources minières en moteur de diversification économique et de développement humain, tout en renforçant les exigences de protection de l’environnement.

Les autorités guinéennes mettent ainsi en avant la nécessité de concilier exploitation des ressources naturelles, restauration des écosystèmes et préservation des intérêts des générations futures.

Une politique de fermeté contre l’exploitation illégale

La lutte contre l’exploitation minière clandestine constitue également l’un des axes de cette politique environnementale. Les opérations de fermeture de plusieurs sites d’orpaillage illégal ont été présentées comme une illustration de la volonté des autorités de mieux protéger les sols, les cours d’eau et les espaces forestiers soumis à une forte pression.

Pour Conakry, le développement économique ne peut être durable s’il entraîne une dégradation irréversible du patrimoine naturel.

Le Fouta Djallon, un enjeu régional

La Guinée a également mis l’accent sur la protection du Massif du Fouta Djallon, considéré comme l’une des principales zones de sources des grands cours d’eau d’Afrique de l’Ouest.

La préservation des têtes de sources, la restauration des bassins versants et le renforcement de la résilience des communautés locales sont présentés comme des priorités dépassant les frontières nationales. La Guinée entend ainsi inscrire la protection du Fouta Djallon dans une approche régionale liée à la sécurité hydrique, alimentaire et à la stabilité des populations.

Cette dynamique s’appuie notamment sur la coopération au sein de l’Union du Fleuve Mano, avec la Côte d’Ivoire, le Liberia et la Sierra Leone, autour de la gestion durable des forêts et des paysages transfrontaliers.

Un appel à renforcer les financements internationaux

Au-delà des engagements nationaux, la Guinée a appelé à une mobilisation accrue de la communauté internationale. Elle plaide notamment pour un accès plus simple et plus important aux mécanismes de financement consacrés à la protection des terres et à la lutte contre la désertification, notamment à travers le Fonds pour l’environnement mondial (FEM).

Conakry défend également une meilleure coordination entre les trois grandes conventions environnementales issues du processus de Rio, consacrées à la biodiversité, au climat et à la lutte contre la désertification.

La participation des femmes, des jeunes et du secteur privé local figure également parmi les priorités mises en avant, avec l’objectif d’en faire des acteurs à part entière de la transition écologique et de la restauration des terres.

Vers une nouvelle approche de la gestion des terres

À travers sa participation à la COP17, la Guinée entend donc défendre une approche fondée sur la restauration des écosystèmes, la coopération régionale et l’accès aux financements internationaux.

Le pays réaffirme ainsi son soutien à la position commune africaine et entend faire de la protection des terres agricoles et des ressources naturelles un levier de sécurité alimentaire, de résilience climatique et de développement durable.

L’enjeu est désormais de traduire ces engagements en actions concrètes afin de préserver les terres productives et les ressources en eau indispensables aux générations futures.

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Guinée : le projet de crédit carbone au cœur des échanges entre le ministère de l’Environnement et West Africa Blue.

Le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Fassou Théa, a reçu lundi une délégation de la société West Africa Blue pour faire le point sur l’avancement de son projet de crédit carbone en République de Guinée.

Conduite par le directeur pays de l’entreprise, Mohamed Dansoko, la délégation a présenté au ministre les principales avancées du projet, ainsi que les perspectives de son développement. La rencontre intervient dans un contexte où la Guinée cherche à renforcer les mécanismes de financement de la protection de ses écosystèmes.

Préserver les mangroves et générer des revenus

Le projet repose notamment sur la conservation et la restauration des forêts de mangroves, avec pour objectif de générer des crédits carbone destinés aux marchés internationaux.

Selon Mohamed Dansoko, cette initiative doit permettre de créer des retombées économiques pour plusieurs parties prenantes. Les revenus issus de la vente des crédits carbone seraient ainsi répartis entre l’État, les communautés riveraines des zones concernées et le promoteur du projet.

Au-delà de son volet financier, le dispositif vise à contribuer à la préservation des mangroves, des écosystèmes essentiels à la biodiversité et à la protection des zones côtières.

Un mécanisme au service de la transition écologique

Les échanges entre le ministre et les responsables de West Africa Blue ont également porté sur les conditions nécessaires à la mise en œuvre du projet et à son développement en Guinée.

À travers cette initiative, les promoteurs entendent associer protection de l’environnement, mobilisation de financements climatiques et développement local. Le projet s’inscrit ainsi dans les efforts engagés pour renforcer la résilience des communautés et valoriser les ressources naturelles de manière durable.

Pour le ministère de l’Environnement et du Développement durable, l’enjeu consiste désormais à accompagner les initiatives susceptibles de concilier les impératifs de conservation des écosystèmes avec la création de nouvelles opportunités économiques au bénéfice des populations locales.

Le projet de West Africa Blue apparaît ainsi comme l’une des initiatives explorant le potentiel du marché du carbone pour soutenir les politiques guinéennes de transition écologique et de protection des ressources naturelles.

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Guinée : le ministère de l’Environnement et la FAO renforcent leur coopération sur les enjeux climatiques.

Le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Fassou Théa, a reçu une délégation de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour faire le point sur plusieurs projets consacrés à la restauration des écosystèmes, à la lutte contre la déforestation et à l’adaptation au changement climatique en Guinée.

Conduite par Dr Mamadou Tanou Diallo, assistant du représentant de la FAO chargé des programmes, la délégation comprenait notamment le coordinateur national, Mohamed Gassimou Keïta, ainsi que Mahamadou Diallo. Le ministre était entouré de plusieurs responsables de son département, dont le secrétaire général, le chef de cabinet, le conseiller principal et le directeur général adjoint du Bureau de stratégie et de développement.

Plusieurs projets examinés

Les échanges ont porté sur l’état d’avancement des programmes mis en œuvre conjointement par la FAO et le ministère de l’Environnement. Les discussions ont notamment permis d’identifier les principales avancées, mais également certaines contraintes rencontrées dans l’exécution des activités sur le terrain.

Parmi les projets examinés figure celui consacré à la restauration des écosystèmes et à la gestion intégrée des paysages dégradés, notamment en Guinée forestière et en Haute-Guinée.

Les deux parties ont également fait le point sur les initiatives liées à la réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation des forêts, à travers notamment le programme REDD+, ainsi que sur les actions d’adaptation au changement climatique déployées en Moyenne-Guinée, en Haute-Guinée et en Guinée forestière.

Ces programmes visent notamment à renforcer la résilience des communautés face aux effets du changement climatique et à favoriser une gestion plus durable des ressources naturelles.

La FAO sollicite un accompagnement renforcé

Selon Dr Mamadou Tanou Diallo, la rencontre avait également pour objectif de présenter un état des lieux des projets et de solliciter un appui accru du ministère afin de faciliter la résolution de certaines contraintes administratives et opérationnelles.

L’objectif est de permettre une accélération de la mise en œuvre des programmes et d’améliorer leur impact sur les territoires et les communautés bénéficiaires.

À l’issue des échanges, le ministre Fassou Théa a réaffirmé la disponibilité de son département à accompagner la FAO dans le suivi et l’exécution de ces initiatives.

Cette coopération s’inscrit dans les efforts engagés par la Guinée pour renforcer la protection de ses écosystèmes, lutter contre la dégradation des ressources naturelles et accroître la résilience des populations face aux effets du changement climatique.

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Sénégal : faire du reboisement une responsabilité collective (PM).

Le Premier ministre sénégalais, Ahmadou Al Aminou Lô, a appelé dimanche à Darou Salam, dans le département de Nioro du Rip (Kaolack, centre), à renforcer l’engagement des communautés dans la protection et la préservation des arbres, à l’occasion de la célébration de la 43e édition de la Journée nationale de l’Arbre.

Présidant la cérémonie lors de la 43e Journée nationale de l’Arbre, au nom du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, le chef du gouvernement sénégalais a lancé officiellement la campagne nationale de reboisement 2026, placée sous le thème « Des plants aux arbres : la responsabilité aux communautés », avec pour slogan « Reboiser, c’est bien. Faire pousser, c’est nous ».

« Planter est le commencement, faire vivre l’arbre est notre véritable responsabilité », a déclaré M. Lô, soulignant que l’efficacité d’une politique de reboisement ne doit plus être évaluée uniquement à travers le nombre de plants mis en terre, mais surtout à travers leur taux de survie et leur capacité à contribuer durablement à la restauration des terres.

Le Premier ministre a invité les collectivités territoriales, les organisations communautaires, les établissements scolaires et universitaires, les entreprises ainsi que la société civile à s’impliquer davantage dans la protection du patrimoine forestier.

Il a annoncé, à cet effet, la mise en œuvre de l’initiative « Une commune, une pépinière », destinée à renforcer la production locale de plants et à rapprocher les ressources forestières des populations.

Il a également annoncé le lancement d’un Challenge national des collectivités territoriales pour le reboisement et le verdissement, qui doit permettre de distinguer les collectivités les plus engagées dans la plantation, mais surtout dans l’entretien et la survie des arbres.

Une proposition portant création d’un Prix du président de la République pour le reboisement et le verdissement des collectivités territoriales sera par ailleurs soumise au chef de l’État, a-t-il indiqué.

Selon Ahmadou Al Aminou Lô, le reboisement constitue un levier de lutte contre la désertification, de restauration des terres et de protection de la biodiversité, tout en contribuant à la résilience des territoires face aux effets du changement climatique.

Il a également mis en avant le potentiel économique du secteur forestier, notamment dans la création d’emplois verts pour les jeunes et les femmes et dans le renforcement de la souveraineté alimentaire grâce à la valorisation des espèces forestières et fruitières.

Le choix de Darou Salam pour abriter la cérémonie officielle traduit, selon lui, la volonté de renforcer la mobilisation communautaire autour de la gestion durable des ressources naturelles.

La commune, située dans le bassin arachidier, fait notamment face à la dégradation des terres et à la réduction du couvert végétal, mais dispose d’un important potentiel de mobilisation locale en faveur de l’environnement.

Cette édition met à l’honneur le néré (Parkia biglobosa) et le nébéday (Moringa oleifera), deux espèces présentant des intérêts écologiques, alimentaires, nutritionnels et économiques.

Le Premier ministre a insisté sur la nécessité d’assurer le suivi des plantations après les cérémonies de reboisement.

« La réussite de cette campagne ne sera pas l’affaire d’une journée », a-t-il averti, appelant les acteurs à inscrire leurs efforts dans la durée.

« Planter. Protéger. Entretenir. Faire grandir », a-t-il résumé, invitant chaque communauté à faire de la préservation des arbres une responsabilité quotidienne.

La cérémonie a réuni plusieurs membres du gouvernement, des autorités administratives et territoriales, des responsables des services techniques, ainsi que des représentants des communautés locales.

Source : APANews.

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JOJ Dakar 2026 : le Sénégal renforce la mobilisation contre la pollution plastique.

À quelques semaines des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, le Gouvernement sénégalais intensifie ses actions en faveur de la protection de l’environnement et de l’amélioration du cadre de vie. Le samedi 25 juillet 2026, le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Dr Aliou Gori Diouf, a donné le coup d’envoi d’une vaste opération de ramassage des déchets plastiques sur les plages des communes de Dalifort et de Hann Bel-Air.

Initiée par la Direction de la Réglementation environnementale et du Contrôle (DIREC), dans le cadre du projet SOLUPLAST, cette campagne a mobilisé les collectivités territoriales concernées, les services techniques de l’État, les organisations de la société civile ainsi que de nombreux habitants. L’objectif est double : contribuer à la préservation du littoral sénégalais et améliorer durablement le cadre de vie, à l’approche d’un événement international qui devrait accueillir des milliers de visiteurs et de délégations.

Faire de Dakar 2026 un rendez-vous sportif écoresponsable

Lors du lancement de l’opération, le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique a souligné l’importance de cette initiative dans la stratégie gouvernementale visant à faire des JOJ Dakar 2026 un modèle d’événement sportif respectueux des exigences environnementales.

Pour Dr Aliou Gori Diouf, l’organisation des Jeux représente une occasion de valoriser l’image du Sénégal et son célèbre esprit d’hospitalité. Il a ainsi insisté sur la nécessité d’offrir aux athlètes, aux délégations et aux visiteurs un environnement propre, sain et conforme aux valeurs associées à la « Teranga ».

Cette démarche s’inscrit également dans une perspective plus large de sensibilisation à la protection des écosystèmes. La pollution plastique constitue en effet une menace majeure pour le littoral et les milieux marins, en raison de l’accumulation des déchets et de leurs conséquences sur la biodiversité et la qualité des espaces côtiers.

Une mobilisation citoyenne appelée à se poursuivre au-delà des Jeux

Le ministre a par ailleurs salué l’engagement des collectivités locales, des organisations de la société civile et des populations, dont la participation contribue à renforcer les efforts engagés pour préserver le littoral. Cette mobilisation collective apparaît comme un élément essentiel de la politique environnementale, alors que la lutte contre les déchets plastiques nécessite des actions coordonnées et une implication durable de l’ensemble des acteurs.

Au-delà de la seule préparation des JOJ Dakar 2026, l’opération vise ainsi à encourager l’adoption de comportements plus responsables en matière de gestion des déchets et de protection de l’environnement. Les autorités souhaitent que les efforts déployés à l’occasion des Jeux puissent produire des effets durables et contribuer à l’émergence d’une véritable culture citoyenne de préservation du cadre de vie.

À travers cette initiative, le Sénégal entend donc conjuguer l’organisation d’un grand rendez-vous sportif international avec la promotion d’un modèle de développement plus respectueux de l’environnement. Un enjeu qui dépasse largement le cadre des Jeux et qui vise à inscrire la protection du littoral et la lutte contre la pollution plastique dans la durée.

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« Une Femme, Un Arbre » : la campagne de reboisement 2026 officiellement lancée à Conakry.

Le Jardin botanique de Camayenne a accueilli, ce mercredi, le lancement officiel de l’édition 2026 de la campagne « Une Femme, Un Arbre », une initiative qui place les femmes au cœur des efforts de restauration des écosystèmes et de préservation de l’environnement en Guinée.

Portée par l’African Women Leaders Network (AWLN) Guinée et le Réseau des Femmes Ministres et Parlementaires de Guinée (REFAMP/G), la campagne a bénéficié de la participation du ministère de l’Environnement et du Développement durable, ainsi que de plusieurs institutions et organisations engagées dans la protection de la nature.

La cérémonie a notamment réuni la ministre de la Femme, de la Famille et des Solidarités, Patricia Lamah, ainsi que de nombreuses femmes issues de différents secteurs, parmi lesquelles des représentantes des Forces de défense et de sécurité.

Un engagement gouvernemental en faveur de la restauration des écosystèmes

Représentant la ministre de l’Environnement et du Développement durable, Djami Diallo, le chef de cabinet, Moustapha Le Grand Sylla, a réaffirmé l’engagement des autorités guinéennes à renforcer les actions en faveur de la restauration des écosystèmes et de la préservation des ressources naturelles.

À travers cette initiative, le gouvernement entend encourager une mobilisation collective autour des enjeux environnementaux, notamment la reforestation, la lutte contre la dégradation des terres et la protection du couvert végétal.

Cette démarche s’inscrit également dans les orientations de Simandou 2040, qui ambitionnent d’accompagner le développement économique du pays tout en intégrant les impératifs de protection de l’environnement et de gestion durable des ressources naturelles.

Les femmes, actrices de la transition écologique

Au-delà de la plantation d’arbres, la campagne « Une Femme, Un Arbre » entend renforcer la participation des femmes aux initiatives environnementales et faire de leur engagement un levier de sensibilisation et d’action communautaire.

À travers cette mobilisation, les organisateurs souhaitent contribuer à l’émergence d’une culture environnementale plus forte et encourager chaque citoyenne à devenir une actrice de la préservation du patrimoine naturel guinéen.

Le lancement de l’édition 2026 marque ainsi une nouvelle étape dans la mobilisation en faveur de la reforestation et de la protection des écosystèmes, tout en mettant en lumière le rôle essentiel des femmes dans la construction d’un développement durable en Guinée.