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Niger : une éruption incontrôlée de pétrole à Agadem fait craindre une grave catastrophe environnementale.

Depuis le 25 septembre, le Niger fait face à un incident pétrolier majeur dans la région d’Agadem, au nord-est du pays. Une éruption incontrôlée de pétrole brut et de gaz sur un puits exploité par CNPC Niger Petroleum S.A. a conduit les autorités à qualifier la situation d’« incident environnemental d’une gravité exceptionnelle ». Alors que les opérations de confinement se poursuivent, les risques pour les installations voisines et l’environnement suscitent de vives inquiétudes.

L’incident s’est produit sur le puits Goumeri W8, situé à environ 1 700 kilomètres de Niamey, au cœur du bloc pétrolier d’Agadem. Selon le ministère nigérien du Pétrole, d’importantes quantités de pétrole brut et de gaz sont projetées à plus de dix mètres de hauteur depuis le début de l’éruption. Des images diffusées par la télévision nationale montrent une nappe de pétrole qui s’étend sur plusieurs centaines de mètres autour du site.

Les autorités indiquent que la fuite a été partiellement contenue, mais que la situation demeure préoccupante, l’éruption n’étant pas encore totalement maîtrisée. Le gouvernement a confirmé que deux employés exposés dès les premières heures de l’incident avaient été blessés et hospitalisés. Aucune perte en vie humaine n’a toutefois été signalée à ce stade.

Les conséquences pourraient également toucher les installations pétrolières voisines. La plateforme concernée partage en effet des infrastructures avec les puits Goumeri W3 et Goumeri W4. Selon les autorités, les dégradations subies par la structure pourraient compromettre l’intégrité de ces deux puits et accroître les risques techniques et environnementaux.

Les causes exactes de l’accident restent inconnues. Le ministère du Pétrole a écarté les hypothèses d’un acte criminel ou terroriste, tandis qu’une enquête indépendante a été ouverte afin de déterminer les circonstances de l’éruption et d’établir les responsabilités. Des experts algériens doivent contribuer aux investigations. En parallèle, des mesures d’urgence ont été engagées pour sécuriser le site, prévenir les risques d’incendie et limiter la propagation de la pollution.

La situation alimente les préoccupations des organisations de la société civile, notamment dans une région sahélienne où les ressources naturelles sont particulièrement vulnérables. Le Groupe de réflexion et d’action sur les industries extractives au Niger (GREN) a alerté sur les conséquences potentielles de cette pollution pour les pâturages, les troupeaux, les sols et les ressources en eau. Ces milieux sont essentiels aux activités pastorales et aux moyens de subsistance des populations locales.

À ce stade, aucun bilan officiel n’a été communiqué sur les volumes de pétrole et de gaz libérés ni sur l’étendue exacte des zones contaminées. La durée de l’éruption, l’ampleur des projections et les dommages signalés aux installations voisines rendent toutefois nécessaire une évaluation approfondie des conséquences environnementales.

La priorité reste désormais de maîtriser définitivement la fuite, de sécuriser les installations et de mesurer l’impact de la pollution sur les écosystèmes et les communautés environnantes. Les conclusions de l’enquête indépendante seront déterminantes pour comprendre les causes de cet incident et préciser les responsabilités dans l’un des épisodes les plus préoccupants récemment signalés dans le secteur pétrolier nigérien.

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Ouganda : autour de Bwindi, les communautés locales mobilisées pour préserver les gorilles des montagnes.

Dans le sud-ouest de l’Ouganda, les communautés vivant aux abords du parc national de la Forêt impénétrable de Bwindi multiplient les initiatives pour restaurer les espaces forestiers et réduire la pression exercée sur l’habitat des gorilles des montagnes.

Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, le parc constitue l’un des principaux refuges de cette espèce menacée. Il abrite environ 450 gorilles des montagnes, soit près de la moitié de la population mondiale. Malgré l’amélioration des effectifs observée ces dernières années, l’espace disponible pour ces primates demeure limité, faisant de la protection de leur habitat un enjeu majeur.

Planter des arbres pour réduire la pression sur la forêt

Pour limiter la dépendance des populations locales aux ressources du parc, plusieurs associations distribuent des plants d’arbres aux habitants des villages voisins.

Ces arbres doivent notamment fournir, à terme, du bois de chauffage, des ressources utilisées dans la médecine traditionnelle ainsi que des matières premières destinées à l’artisanat. L’objectif est de permettre aux communautés d’accéder à ces ressources à proximité de leurs habitations et de réduire ainsi la nécessité de pénétrer dans les zones protégées.

Cette approche associe donc restauration des écosystèmes et amélioration des conditions de vie des populations riveraines.

Les espèces indigènes au cœur des initiatives

Christina Katushabe, fondatrice de l’organisation Change a Life Bwindi, participe à l’une de ces initiatives. Elle met en avant l’importance de privilégier les espèces indigènes, qui peuvent contribuer au maintien de la biodiversité locale tout en constituant des ressources supplémentaires pour les populations et la faune.

La restauration de la couverture végétale vise également à améliorer les conditions d’alimentation et de déplacement de la faune sauvage, dans un environnement où l’espace forestier reste particulièrement précieux.

Sensibiliser les jeunes à la protection de la forêt

Les programmes de restauration impliquent également les établissements scolaires de la région. Les élèves sont sensibilisés à l’importance des arbres et participent à des activités de plantation.

Cette implication vise à développer, dès le plus jeune âge, une culture de préservation des écosystèmes. Elle doit aussi permettre aux générations futures de disposer de ressources forestières accessibles autour des villages.

Le tourisme comme levier de conservation

Le tourisme lié à l’observation des gorilles constitue également un élément important de cette stratégie de conservation. Les visiteurs génèrent des revenus qui peuvent bénéficier aux communautés locales et créer des incitations économiques à la préservation de l’environnement.

La protection des gorilles apparaît ainsi étroitement liée à celle des populations qui vivent à proximité de leur habitat. La création de solutions permettant de répondre aux besoins quotidiens des communautés constitue un moyen de réduire la pression sur les zones protégées.

Une espèce toujours menacée

Après avoir connu une forte diminution de ses effectifs au cours du XXe siècle, le gorille des montagnes a enregistré une progression de sa population. Celle-ci dépasse désormais le millier d’individus à l’échelle mondiale.

Malgré cette évolution positive, l’espèce reste classée « en danger ». La conservation de son habitat demeure donc essentielle, notamment dans les massifs forestiers d’Afrique centrale et orientale où vivent les dernières populations sauvages.

À Bwindi, les initiatives communautaires cherchent ainsi à associer restauration des forêts, développement local et protection de la biodiversité afin de préserver durablement l’un des habitats essentiels du goril

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Ghana : une usine textile « zéro déchet »‎ de 6,69 milliards FCFA inaugurée à Savelugu.

Le président ghanéen John Dramani Mahama a officiellement inauguré, vendredi 28 août 2026, la Northshore Apparel Ghana Limited, une unité industrielle implantée à Savelugu, dans la Région du Nord. Porté par des capitaux entièrement ghanéens, le projet représente un investissement de 6,69 milliards de francs CFA et ambitionne de créer jusqu’à 30 000 emplois à terme.

Présentée comme un important centre de production textile à vocation régénérative et zéro déchet, l’usine compte déjà plus de 2 300 emplois directs. Son développement doit contribuer à renforcer l’activité industrielle dans le nord du pays et à offrir davantage de débouchés professionnels à la jeunesse locale.

Une production tournée vers les marchés extérieurs

Une grande partie de la production de Northshore Apparel Ghana Limited est destinée à l’exportation. À travers ce positionnement, les promoteurs entendent faire de Savelugu un pôle industriel capable de participer à la croissance des exportations ghanéennes et à la valorisation du « made in Ghana ».

Le financement du projet a notamment mobilisé la Ghana Exim Bank, la banque allemande KfW et l’Agricultural Development Bank. Pour les autorités, cette combinaison de financements illustre la possibilité de développer des infrastructures industrielles compétitives en dehors des principaux centres économiques du sud du pays.

Lors de l’inauguration, John Dramani Mahama a estimé que le projet démontrait que les contraintes traditionnellement associées à l’industrialisation du nord, notamment en matière d’énergie, de logistique et de disponibilité de la main-d’œuvre, pouvaient être surmontées.

Réduire l’exode des jeunes vers le sud

Au-delà de la filière textile, le gouvernement présente cette initiative comme un instrument de rééquilibrage du développement économique entre les différentes régions du Ghana.

Le nord du pays est confronté depuis plusieurs années à un important déplacement de jeunes vers Accra et les régions méridionales, à la recherche d’opportunités professionnelles. La création d’emplois industriels sur place constitue ainsi l’un des leviers envisagés pour retenir cette main-d’œuvre et stimuler l’économie locale.

Le projet s’inscrit par ailleurs dans la stratégie gouvernementale visant à promouvoir une économie fonctionnant en continu, avec une place accrue accordée à l’industrie et à la création d’emplois.

Si l’objectif de 30 000 emplois est atteint, Northshore Apparel Ghana Limited pourrait contribuer à faire de Savelugu l’un des principaux pôles industriels de la Région du Nord, tout en renforçant la capacité du Ghana à développer une production manufacturière destinée aux marchés internationaux.

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COP17 sur la désertification : la Guinée défend ses priorités environnementales à Oulan-Bator.

La Guinée a pris part aux travaux de la 17e session de la Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (COP17), organisée à Oulan-Bator, en Mongolie. Cette rencontre internationale, placée sous le thème « Restaurer les terres, restaurer l’espoir », a réuni les représentants des États parties autour des principaux défis liés à la dégradation des terres, à la sécheresse et à la restauration des écosystèmes.

Les travaux de la COP17 se sont déroulés parallèlement à la 24e session du Comité chargé de l’examen de la mise en œuvre de la Convention (CRIC24) et à la 17e session du Comité de la science et de la technologie (CST17). Ces différentes instances ont notamment permis d’examiner les progrès réalisés dans la lutte contre la désertification et de réfléchir aux orientations à privilégier pour les prochaines années.

Une délégation guinéenne mobilisée autour des enjeux environnementaux

Pour porter la voix de la Guinée et défendre ses priorités dans les discussions internationales, le pays a dépêché une délégation composée de 18 participants. Celle-ci regroupait principalement des représentants du ministère de l’Environnement et du Développement durable ainsi que du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation.

La participation guinéenne s’est inscrite dans une approche visant à mieux articuler les impératifs de développement économique avec la préservation des ressources naturelles. Cette orientation rejoint les ambitions affichées dans le cadre du programme Simandou 2040, qui entend accompagner la transformation économique du pays tout en accordant une place importante aux enjeux environnementaux.

L’orpaillage clandestin au cœur des préoccupations

Parmi les sujets défendus par la délégation guinéenne figure la lutte contre l’orpaillage clandestin. Cette activité constitue un enjeu environnemental majeur en raison de ses effets sur les sols, les ressources en eau et les écosystèmes, mais également de ses répercussions économiques et sociales.

À Oulan-Bator, la Guinée a ainsi participé à plusieurs rencontres bilatérales, aux échanges de haut niveau ainsi qu’aux travaux consacrés à la coopération contre l’exploitation minière illégale.

Le pays entend notamment renforcer les initiatives permettant de limiter la dégradation des terres et la pollution des cours d’eau, tout en favorisant une réponse concertée à l’échelle régionale.

Le Fouta Djallon présenté comme une priorité nationale

La protection du Massif du Fouta Djallon a également occupé une place importante dans les échanges portés par la délégation guinéenne. Cet ensemble montagneux joue un rôle déterminant dans l’équilibre écologique de l’Afrique de l’Ouest, notamment en raison de son importance pour les ressources hydriques de plusieurs pays de la région.

La Guinée a plaidé en faveur d’un accompagnement renforcé pour la préservation et la restauration de cet écosystème. Elle a notamment insisté sur la nécessité de mobiliser des financements adaptés, de faciliter l’accès aux technologies appropriées et d’associer davantage les communautés locales aux politiques de gestion et de restauration des terres.

Des partenariats pour accélérer la restauration des écosystèmes

La COP17 a également constitué une plateforme de dialogue pour la Guinée en matière de coopération internationale. La délégation a mis à profit les différentes rencontres organisées en marge des négociations pour rechercher de nouveaux partenariats et renforcer les appuis susceptibles d’accompagner les projets nationaux de restauration des terres et des écosystèmes.

Les discussions ont porté plus largement sur plusieurs enjeux : gestion durable des terres, adaptation aux sécheresses, financement climatique et environnemental, préservation des pâturages, participation des populations locales et préparation du cadre stratégique appelé à guider l’action internationale après 2030.

De l’engagement international à l’action nationale

Au terme des négociations, l’enjeu pour la Guinée consiste désormais à traduire les orientations retenues à l’échelle internationale en mesures concrètes sur le terrain. Parmi les priorités figurent l’adaptation des politiques nationales de gestion des terres aux nouvelles orientations internationales et la consolidation des mécanismes permettant de financer la restauration des zones dégradées.

Cette démarche s’inscrit dans la stratégie de développement portée par les autorités guinéennes, qui souhaitent faire de la transition écologique un élément du développement national.

À travers Simandou 2040, le gouvernement entend ainsi poursuivre une transformation économique susceptible de s’accompagner d’une meilleure prise en compte des impératifs environnementaux. La restauration des terres, la protection des écosystèmes et la lutte contre leur dégradation apparaissent dès lors comme des composantes essentielles de cette ambition, avec pour objectif de concilier développement, résilience écologique et préservation des ressources pour les générations futures.

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La Côte d’Ivoire lance une coalition africaine contre l’orpaillage illégal et la dégradation des terres.

Le ministre ivoirien de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, a lancé officiellement, jeudi 27 août 2026, une nouvelle initiative destinée à renforcer la lutte contre l’orpaillage illégal et ses conséquences sur les écosystèmes africains.

Baptisée Coalition africaine contre la dégradation des terres et la pollution environnementale causées par l’exploitation minière illégale, cette plateforme ambitionne de favoriser une réponse collective face à un phénomène qui affecte de nombreux pays du continent.

L’initiative intervient dans le contexte de la 17ᵉ Conférence des Parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (COP17), organisée à Oulan-Bator, en Mongolie. Elle entend placer la lutte contre l’exploitation minière clandestine au cœur des politiques africaines de protection des terres et de restauration des écosystèmes.

L’orpaillage illégal, une menace pour les écosystèmes

Dans plusieurs régions d’Afrique, l’exploitation aurifère artisanale non réglementée entraîne une dégradation importante des sols, une destruction du couvert végétal et une pollution des cours d’eau. L’utilisation de produits chimiques dans certaines activités d’extraction contribue également à fragiliser les écosystèmes et les moyens de subsistance des populations riveraines.

Pour les promoteurs de la coalition, cette situation ne constitue plus uniquement une question environnementale. Elle touche également à la sécurité alimentaire, à la santé publique, à la disponibilité des ressources en eau et à la préservation des moyens de subsistance des communautés rurales.

La dégradation des terres provoquée par les activités minières clandestines peut en outre compromettre durablement les capacités agricoles et pastorales des territoires concernés.

Vers une réponse africaine coordonnée

À travers cette coalition, Abou Bamba souhaite favoriser une meilleure coordination entre les États africains confrontés à l’ampleur de l’orpaillage illégal. L’objectif est notamment de renforcer les échanges d’expériences, d’améliorer les mécanismes de surveillance et de promouvoir des politiques communes en matière de restauration des terres dégradées.

Cette approche repose sur le constat que les impacts de l’exploitation minière illégale dépassent fréquemment les frontières nationales. La pollution des cours d’eau, la circulation des produits issus de l’exploitation clandestine ou encore les déplacements de populations liées aux activités minières peuvent en effet avoir des répercussions à l’échelle régionale.

La coalition entend ainsi encourager une coopération plus étroite entre les pays africains, tout en renforçant le dialogue avec les organisations régionales et les partenaires internationaux.

La souveraineté environnementale au cœur de l’initiative

Pour les autorités ivoiriennes, la protection des terres et des ressources naturelles doit désormais être considérée comme une composante de la souveraineté des États.

La lutte contre l’orpaillage illégal ne consiste donc pas seulement à fermer des sites clandestins. Elle implique également de restaurer les zones dégradées, de protéger les ressources en eau, de renforcer les capacités des services de contrôle et de proposer des alternatives économiques aux populations dépendantes de ces activités.

Cette dimension apparaît d’autant plus importante que de nombreux territoires ruraux sont confrontés à la combinaison de plusieurs pressions : dégradation des terres, changement climatique, expansion des activités minières et fragilisation des systèmes agricoles.

Restaurer les terres pour préserver les générations futures

Le lancement de la coalition s’inscrit dans les débats plus larges de la COP17 sur la lutte contre la désertification et la restauration des terres.

Pour les pays africains, l’enjeu est de parvenir à concilier exploitation des ressources naturelles et préservation des écosystèmes. Cette équation est particulièrement sensible dans les régions où l’exploitation minière constitue une importante source de revenus, mais où ses conséquences environnementales peuvent compromettre les activités agricoles et les ressources naturelles à long terme.

Avec cette nouvelle coalition, la Côte d’Ivoire entend ainsi contribuer à l’émergence d’une réponse africaine plus structurée contre l’orpaillage illégal et la pollution environnementale.

L’initiative place la restauration des terres, la protection des ressources naturelles et la coopération entre États au centre d’une même stratégie, avec l’ambition de faire de la préservation de l’environnement un levier de stabilité, de souveraineté et de développement durable pour le continent.

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Boké : 24 000 hectares mobilisés pour moderniser l’élevage guinéen.

Le Centre d’appui à l’élevage de Boké s’apprête à jouer un rôle majeur dans la mise en œuvre du Programme national d’amélioration génétique bovine 2026-2035. Implanté sur une vaste superficie de 24 000 hectares, le site doit contribuer au développement des capacités de production et à la modernisation de la filière bovine en Guinée.

En visite sur le terrain, le ministre de l’Élevage, Alpha Bacar Barry, accompagné de partenaires venus du Sénégal, du Mali et du Brésil, a procédé à une évaluation des potentialités du domaine. L’objectif était notamment d’examiner les conditions de valorisation des terres disponibles pour la production fourragère et l’aménagement des infrastructures nécessaires au fonctionnement du centre.

Un site stratégique pour l’amélioration génétique

La superficie disponible constitue un atout important pour le développement d’un élevage plus structuré. Une partie du domaine devrait être consacrée à la production de fourrages destinés à assurer une alimentation adaptée au cheptel, un élément essentiel pour améliorer les performances des animaux en matière de croissance, de production de viande et de lait.

Le site doit également accueillir une base-vie et différentes infrastructures nécessaires à l’organisation des activités d’élevage. Cette approche vise à créer un environnement favorable au développement d’un modèle de production plus moderne et mieux adapté aux objectifs du programme national.

Vers une filière bovine plus productive

Le Programme national d’amélioration génétique bovine 2026-2035 ambitionne de renforcer progressivement la qualité du cheptel guinéen à travers l’introduction de races performantes, l’amélioration des pratiques d’élevage et le développement des compétences techniques.

Dans cette perspective, le Centre d’appui à l’élevage de Boké pourrait servir de plateforme pour accompagner la diffusion de nouvelles pratiques auprès des éleveurs et favoriser la constitution de noyaux reproducteurs performants.

La disponibilité de ressources fourragères produites localement constitue également un enjeu majeur. Une alimentation suffisante et de qualité doit permettre de mieux valoriser le potentiel génétique des animaux et de réduire les contraintes liées à l’approvisionnement en aliments pour bétail.

Une coopération régionale et internationale

La présence de partenaires sénégalais, maliens et brésiliens lors de la visite illustre par ailleurs la dimension partenariale du projet. La Guinée entend s’appuyer sur les expériences et les compétences développées dans d’autres pays pour accélérer la transformation de son secteur de l’élevage.

Cette coopération pourrait notamment porter sur l’amélioration génétique, la conduite des élevages, la production fourragère, la formation des techniciens et le transfert de savoir-faire.

Avec ses 24 000 hectares, le Centre d’appui à l’élevage de Boké apparaît ainsi comme l’un des sites structurants de la nouvelle politique guinéenne en matière d’élevage bovin. Sa mise en valeur devra permettre de renforcer la productivité du cheptel, de soutenir les éleveurs et, à terme, de contribuer au développement d’une filière animale plus organisée et économiquement performante.

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COP17 : la Guinée plaide pour une restauration durable des terres africaines

En marge du segment ministériel de la 17ᵉ Conférence des Parties (COP17) consacrée à la lutte contre la désertification, la Guinée a réaffirmé son ambition de contribuer à la restauration des terres africaines et d’atteindre la neutralité en matière de dégradation des terres à l’horizon 2030.

Portée par les orientations du président de la République, Mamadi Doumbouya, la position guinéenne s’inscrit dans une approche qui place la protection des ressources naturelles au cœur des priorités de développement et de souveraineté du pays.

Le capital naturel au cœur de la stratégie nationale

Devant les représentants des États parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, la délégation guinéenne a défendu l’idée que la préservation des terres constitue à la fois un enjeu environnemental, économique et stratégique.

Cette vision est notamment articulée avec le Programme Simandou 2040, présenté comme un cadre destiné à transformer les ressources minières en moteur de diversification économique et de développement humain, tout en renforçant les exigences de protection de l’environnement.

Les autorités guinéennes mettent ainsi en avant la nécessité de concilier exploitation des ressources naturelles, restauration des écosystèmes et préservation des intérêts des générations futures.

Une politique de fermeté contre l’exploitation illégale

La lutte contre l’exploitation minière clandestine constitue également l’un des axes de cette politique environnementale. Les opérations de fermeture de plusieurs sites d’orpaillage illégal ont été présentées comme une illustration de la volonté des autorités de mieux protéger les sols, les cours d’eau et les espaces forestiers soumis à une forte pression.

Pour Conakry, le développement économique ne peut être durable s’il entraîne une dégradation irréversible du patrimoine naturel.

Le Fouta Djallon, un enjeu régional

La Guinée a également mis l’accent sur la protection du Massif du Fouta Djallon, considéré comme l’une des principales zones de sources des grands cours d’eau d’Afrique de l’Ouest.

La préservation des têtes de sources, la restauration des bassins versants et le renforcement de la résilience des communautés locales sont présentés comme des priorités dépassant les frontières nationales. La Guinée entend ainsi inscrire la protection du Fouta Djallon dans une approche régionale liée à la sécurité hydrique, alimentaire et à la stabilité des populations.

Cette dynamique s’appuie notamment sur la coopération au sein de l’Union du Fleuve Mano, avec la Côte d’Ivoire, le Liberia et la Sierra Leone, autour de la gestion durable des forêts et des paysages transfrontaliers.

Un appel à renforcer les financements internationaux

Au-delà des engagements nationaux, la Guinée a appelé à une mobilisation accrue de la communauté internationale. Elle plaide notamment pour un accès plus simple et plus important aux mécanismes de financement consacrés à la protection des terres et à la lutte contre la désertification, notamment à travers le Fonds pour l’environnement mondial (FEM).

Conakry défend également une meilleure coordination entre les trois grandes conventions environnementales issues du processus de Rio, consacrées à la biodiversité, au climat et à la lutte contre la désertification.

La participation des femmes, des jeunes et du secteur privé local figure également parmi les priorités mises en avant, avec l’objectif d’en faire des acteurs à part entière de la transition écologique et de la restauration des terres.

Vers une nouvelle approche de la gestion des terres

À travers sa participation à la COP17, la Guinée entend donc défendre une approche fondée sur la restauration des écosystèmes, la coopération régionale et l’accès aux financements internationaux.

Le pays réaffirme ainsi son soutien à la position commune africaine et entend faire de la protection des terres agricoles et des ressources naturelles un levier de sécurité alimentaire, de résilience climatique et de développement durable.

L’enjeu est désormais de traduire ces engagements en actions concrètes afin de préserver les terres productives et les ressources en eau indispensables aux générations futures.

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Guinée : le projet de crédit carbone au cœur des échanges entre le ministère de l’Environnement et West Africa Blue.

Le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Fassou Théa, a reçu lundi une délégation de la société West Africa Blue pour faire le point sur l’avancement de son projet de crédit carbone en République de Guinée.

Conduite par le directeur pays de l’entreprise, Mohamed Dansoko, la délégation a présenté au ministre les principales avancées du projet, ainsi que les perspectives de son développement. La rencontre intervient dans un contexte où la Guinée cherche à renforcer les mécanismes de financement de la protection de ses écosystèmes.

Préserver les mangroves et générer des revenus

Le projet repose notamment sur la conservation et la restauration des forêts de mangroves, avec pour objectif de générer des crédits carbone destinés aux marchés internationaux.

Selon Mohamed Dansoko, cette initiative doit permettre de créer des retombées économiques pour plusieurs parties prenantes. Les revenus issus de la vente des crédits carbone seraient ainsi répartis entre l’État, les communautés riveraines des zones concernées et le promoteur du projet.

Au-delà de son volet financier, le dispositif vise à contribuer à la préservation des mangroves, des écosystèmes essentiels à la biodiversité et à la protection des zones côtières.

Un mécanisme au service de la transition écologique

Les échanges entre le ministre et les responsables de West Africa Blue ont également porté sur les conditions nécessaires à la mise en œuvre du projet et à son développement en Guinée.

À travers cette initiative, les promoteurs entendent associer protection de l’environnement, mobilisation de financements climatiques et développement local. Le projet s’inscrit ainsi dans les efforts engagés pour renforcer la résilience des communautés et valoriser les ressources naturelles de manière durable.

Pour le ministère de l’Environnement et du Développement durable, l’enjeu consiste désormais à accompagner les initiatives susceptibles de concilier les impératifs de conservation des écosystèmes avec la création de nouvelles opportunités économiques au bénéfice des populations locales.

Le projet de West Africa Blue apparaît ainsi comme l’une des initiatives explorant le potentiel du marché du carbone pour soutenir les politiques guinéennes de transition écologique et de protection des ressources naturelles.

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Guinée : le ministère de l’Environnement et la FAO renforcent leur coopération sur les enjeux climatiques.

Le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Fassou Théa, a reçu une délégation de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour faire le point sur plusieurs projets consacrés à la restauration des écosystèmes, à la lutte contre la déforestation et à l’adaptation au changement climatique en Guinée.

Conduite par Dr Mamadou Tanou Diallo, assistant du représentant de la FAO chargé des programmes, la délégation comprenait notamment le coordinateur national, Mohamed Gassimou Keïta, ainsi que Mahamadou Diallo. Le ministre était entouré de plusieurs responsables de son département, dont le secrétaire général, le chef de cabinet, le conseiller principal et le directeur général adjoint du Bureau de stratégie et de développement.

Plusieurs projets examinés

Les échanges ont porté sur l’état d’avancement des programmes mis en œuvre conjointement par la FAO et le ministère de l’Environnement. Les discussions ont notamment permis d’identifier les principales avancées, mais également certaines contraintes rencontrées dans l’exécution des activités sur le terrain.

Parmi les projets examinés figure celui consacré à la restauration des écosystèmes et à la gestion intégrée des paysages dégradés, notamment en Guinée forestière et en Haute-Guinée.

Les deux parties ont également fait le point sur les initiatives liées à la réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation des forêts, à travers notamment le programme REDD+, ainsi que sur les actions d’adaptation au changement climatique déployées en Moyenne-Guinée, en Haute-Guinée et en Guinée forestière.

Ces programmes visent notamment à renforcer la résilience des communautés face aux effets du changement climatique et à favoriser une gestion plus durable des ressources naturelles.

La FAO sollicite un accompagnement renforcé

Selon Dr Mamadou Tanou Diallo, la rencontre avait également pour objectif de présenter un état des lieux des projets et de solliciter un appui accru du ministère afin de faciliter la résolution de certaines contraintes administratives et opérationnelles.

L’objectif est de permettre une accélération de la mise en œuvre des programmes et d’améliorer leur impact sur les territoires et les communautés bénéficiaires.

À l’issue des échanges, le ministre Fassou Théa a réaffirmé la disponibilité de son département à accompagner la FAO dans le suivi et l’exécution de ces initiatives.

Cette coopération s’inscrit dans les efforts engagés par la Guinée pour renforcer la protection de ses écosystèmes, lutter contre la dégradation des ressources naturelles et accroître la résilience des populations face aux effets du changement climatique.

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Sénégal : faire du reboisement une responsabilité collective (PM).

Le Premier ministre sénégalais, Ahmadou Al Aminou Lô, a appelé dimanche à Darou Salam, dans le département de Nioro du Rip (Kaolack, centre), à renforcer l’engagement des communautés dans la protection et la préservation des arbres, à l’occasion de la célébration de la 43e édition de la Journée nationale de l’Arbre.

Présidant la cérémonie lors de la 43e Journée nationale de l’Arbre, au nom du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, le chef du gouvernement sénégalais a lancé officiellement la campagne nationale de reboisement 2026, placée sous le thème « Des plants aux arbres : la responsabilité aux communautés », avec pour slogan « Reboiser, c’est bien. Faire pousser, c’est nous ».

« Planter est le commencement, faire vivre l’arbre est notre véritable responsabilité », a déclaré M. Lô, soulignant que l’efficacité d’une politique de reboisement ne doit plus être évaluée uniquement à travers le nombre de plants mis en terre, mais surtout à travers leur taux de survie et leur capacité à contribuer durablement à la restauration des terres.

Le Premier ministre a invité les collectivités territoriales, les organisations communautaires, les établissements scolaires et universitaires, les entreprises ainsi que la société civile à s’impliquer davantage dans la protection du patrimoine forestier.

Il a annoncé, à cet effet, la mise en œuvre de l’initiative « Une commune, une pépinière », destinée à renforcer la production locale de plants et à rapprocher les ressources forestières des populations.

Il a également annoncé le lancement d’un Challenge national des collectivités territoriales pour le reboisement et le verdissement, qui doit permettre de distinguer les collectivités les plus engagées dans la plantation, mais surtout dans l’entretien et la survie des arbres.

Une proposition portant création d’un Prix du président de la République pour le reboisement et le verdissement des collectivités territoriales sera par ailleurs soumise au chef de l’État, a-t-il indiqué.

Selon Ahmadou Al Aminou Lô, le reboisement constitue un levier de lutte contre la désertification, de restauration des terres et de protection de la biodiversité, tout en contribuant à la résilience des territoires face aux effets du changement climatique.

Il a également mis en avant le potentiel économique du secteur forestier, notamment dans la création d’emplois verts pour les jeunes et les femmes et dans le renforcement de la souveraineté alimentaire grâce à la valorisation des espèces forestières et fruitières.

Le choix de Darou Salam pour abriter la cérémonie officielle traduit, selon lui, la volonté de renforcer la mobilisation communautaire autour de la gestion durable des ressources naturelles.

La commune, située dans le bassin arachidier, fait notamment face à la dégradation des terres et à la réduction du couvert végétal, mais dispose d’un important potentiel de mobilisation locale en faveur de l’environnement.

Cette édition met à l’honneur le néré (Parkia biglobosa) et le nébéday (Moringa oleifera), deux espèces présentant des intérêts écologiques, alimentaires, nutritionnels et économiques.

Le Premier ministre a insisté sur la nécessité d’assurer le suivi des plantations après les cérémonies de reboisement.

« La réussite de cette campagne ne sera pas l’affaire d’une journée », a-t-il averti, appelant les acteurs à inscrire leurs efforts dans la durée.

« Planter. Protéger. Entretenir. Faire grandir », a-t-il résumé, invitant chaque communauté à faire de la préservation des arbres une responsabilité quotidienne.

La cérémonie a réuni plusieurs membres du gouvernement, des autorités administratives et territoriales, des responsables des services techniques, ainsi que des représentants des communautés locales.

Source : APANews.