


Coupe du monde 2026: le Maroc s’en sort contre Haïti et se qualifie en 16es de finale, le Brésil termine en tête.
Les Lions de l’Atlas ont dû batailler mais ils seront bien au rendez-vous des 16es de finale. Au coude-à-coude avec le Brésil en tête du groupe, le Maroc a eu la vie dure face à une surprenante équipe haïtienne qui a mené au score à deux reprises, le 24 juin à Atlanta, mais a finalement fait craquer les Grenadiers en fin de match pour décrocher sa qualification.
Contre Haïti, pourtant déjà éliminé de cette Coupe du monde, les hommes de Mohamed Ouahbi se sont fait peur dans les premières minutes du match. Preuve une fois de plus que tout est possible dans le football et encore davantage dans une Coupe du monde. Après un premier coup franc dangereux obtenu par Haïti devant la surface et tiré juste au-dessus du cadre par Bellegarde (6e), les Grenadiers ont surpris le Maroc en ouvrant le score contre toute attente.
Le très bon travail de Duverne sur le côté droit suivi d’un centre devant le but a permis à Lenny Joseph de tromper Bounou d’une talonnade qui a rebondi sur le dos du gardien marocain avant de rentrer dans le but (10e, 0-1). Un début de match dont se seraient bien passés les Lions de l’Atlas, d’autant plus que le Brésil venait d’ouvrir le score contre l’Écosse quelques instants plus tôt après une énorme erreur de relance qui a profité à Vinicius Junior (7e, 0-1).
Les Lions de l’Atlas ont tardé à retrouver leur efficacité pour égaliser rapidement alors que les tentatives se sont enchaînées sur le but de Johny Placide, à l’image de la lourde frappe non cadrée d’El Kaabi à bout portant (13e) ou encore du double arrêt spectaculaire du gardien haïtien devant Hakimi puis El Kaabi (30e). Les Marocains ont pris leur temps, mais la délivrance est finalement venue du pied d’Achraf Hakimi qui a égalisé après un ballon mal détourné par Placide devant sa cage (39e, 1-1).
Le rythme de la rencontre est devenu complètement fou à la fin du premier acte lorsque Wilson Isidor a signé l’un des plus beaux buts du Mondial jusqu’à présent avec une frappe somptueuse qui a trouvé la lucarne de Bounou (43e, 1-2). Saibari lui a répondu sans attendre pour ne pas laisser les siens douter trop longtemps d’un tir au ras du poteau de Placide (45e+1, 2-2) et conclure une première période emballante et animée.
Source : RFI.

Libye-Maroc: renforcement des liens dans les exportations et l’investissement.
Rabat et Tripoli renforcent leur coopération économique
Le Maroc et la Libye franchissent une nouvelle étape dans le renforcement de leurs relations économiques. Réunis à Rabat, les représentants de la Libyan Export Development Authority (LEDA) et de l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE) ont signé un mémorandum d’entente destiné à stimuler les échanges commerciaux, encourager les investissements croisés et favoriser le rapprochement entre les milieux d’affaires des deux pays.
Cette initiative intervient dans un contexte de relance des partenariats économiques au sein du Maghreb, où les gouvernements cherchent à exploiter davantage les complémentarités existantes entre leurs économies afin de soutenir la croissance et l’intégration régionale.
Un partenariat axé sur les exportations et l’investissement
L’accord prévoit la mise en place d’un cadre de coopération visant à faciliter l’accès des entreprises libyennes et marocaines aux marchés respectifs des deux pays.
Dans cette perspective, les deux agences travailleront conjointement à l’organisation de missions commerciales, de forums économiques, de salons professionnels et de programmes de formation destinés aux opérateurs économiques. Elles entendent également renforcer le partage d’informations stratégiques, réaliser des études de marché communes et développer des mécanismes de veille économique afin d’identifier de nouvelles opportunités d’affaires.
L’objectif affiché est de créer un environnement plus favorable aux échanges commerciaux et à l’investissement, tout en améliorant la connaissance mutuelle des potentialités économiques de chaque pays.
Deux économies aux atouts complémentaires
Cette coopération intervient à un moment où la Libye poursuit ses efforts de diversification économique. Longtemps dépendante des revenus du pétrole et du gaz, l’économie libyenne cherche aujourd’hui à attirer davantage d’investissements dans des secteurs tels que les infrastructures, la logistique, l’industrie manufacturière, les services et les technologies.
De son côté, le Maroc s’est imposé ces dernières années comme l’un des principaux hubs économiques du continent africain. Grâce à son expérience en matière de promotion des exportations, d’attraction des investissements étrangers et d’intégration aux marchés africains, européens et moyen-orientaux, le royaume dispose d’un savoir-faire susceptible d’intéresser les acteurs économiques libyens.
Les entreprises marocaines pourraient quant à elles bénéficier des opportunités offertes par la reconstruction progressive de la Libye et par les besoins importants du pays dans des secteurs stratégiques tels que l’énergie, les transports, le bâtiment, les services et les infrastructures.
Favoriser des partenariats concrets entre opérateurs économiques
Au-delà du cadre institutionnel, les deux organismes souhaitent encourager le développement de collaborations directes entre entreprises. L’ambition est de transformer les engagements officiels en projets économiques concrets capables de générer des investissements, des emplois et des transferts de compétences.
Les autorités des deux pays considèrent que la coopération entre les secteurs privés constitue un levier essentiel pour renforcer durablement les relations économiques bilatérales et créer davantage de valeur ajoutée.
Cette dynamique pourrait également permettre aux entreprises libyennes de bénéficier de l’expertise marocaine en matière d’organisation industrielle, de logistique et de développement commercial, tandis que les entreprises marocaines pourraient accéder à un marché en pleine reconstruction présentant d’importantes perspectives de croissance.
Un enjeu plus large pour l’intégration économique du Maghreb
Au-delà de ses retombées bilatérales, cet accord est présenté comme une contribution aux efforts visant à renforcer les échanges économiques au sein du Maghreb.
Malgré une proximité géographique, culturelle et historique importante, les échanges commerciaux intra-maghrébins demeurent parmi les plus faibles au monde en proportion du commerce global des pays de la région. Les experts soulignent régulièrement que les économies maghrébines disposent pourtant de nombreuses complémentarités susceptibles de favoriser une intégration économique plus poussée.
Les contraintes logistiques, les barrières administratives et la mise en œuvre limitée de certains mécanismes de coopération régionale continuent toutefois de freiner l’exploitation de ce potentiel.
Le défi de la mise en œuvre
Si la signature de cet accord marque une avancée significative, son succès dépendra essentiellement de sa concrétisation sur le terrain. Les missions économiques, les rencontres d’affaires, les investissements réalisés et les partenariats conclus constitueront les principaux indicateurs de son efficacité.
Pour la Libye, l’enjeu consiste à accélérer son intégration dans les réseaux commerciaux et économiques nord-africains tout en diversifiant son économie. Pour le Maroc, il s’agit de consolider sa présence dans un marché à fort potentiel et de renforcer son rôle d’acteur économique majeur dans la région.
À travers ce rapprochement, Rabat et Tripoli affichent leur volonté de faire de la coopération économique un moteur de développement partagé et un levier de rapprochement entre les économies maghrébines.

Classement BAD (2010-2024) : Le Maroc détrône l’Afrique du Sud et devient le nouveau géant industriel africain
Selon le dernier rapport de l’Indice de l’industrialisation en Afrique (IIA) publié par la Banque africaine de développement (BAD), la carte manufacturière du continent subit un bouleversement historique. Porté par une décennie de réformes agressives, le Maroc s’empare de la première place, reléguant l’Afrique du Sud au second rang.
C’est une véritable secousse économique qui vient redéfinir les équilibres du continent africain. L’Indice de l’industrialisation en Afrique (IIA), un rapport de référence élaboré conjointement par la BAD, l’Union africaine (UA) et l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI), a livré son verdict sur la période 2010-2024. Pour la toute première fois, l’Afrique du Sud perd son statut de leader industriel au profit du Royaume du Maroc.
Avec un score global de 0,8415, le Maroc se hisse sur la plus haute marche du podium, devançant d’une courte tête l’Afrique du Sud, qui affiche un score de 0,8396. Ce basculement est le reflet des trajectoires divergentes suivies par les deux puissances économiques au cours des quatorze dernières années.
Le Top 10 des puissances industrielles africaines (BAD 2010-2024)
Le rapport met en évidence une nette domination des économies d’Afrique du Nord, qui s’adjugent quatre des cinq premières places du peloton de tête :
| Rang | Pays | Score Global (IIA) | Points forts sectoriels |
|---|---|---|---|
| 1er | 🇲🇦 Maroc | 0,8415 | Automobile, Aéronautique, Énergies renouvelables, Textiles |
| 2e | 🇿🇦 Afrique du Sud | 0,8396 | Métallurgie, Automobile, Machines-outils, Produits chimiques |
| 3e | 🇪🇬 Égypte | 0,7877 | Agroalimentaire, Textiles, Chimie, Matériaux de construction |
| 4e | 🇹🇳 Tunisie | 0,7714 | Composants automobiles & aéronautiques, Électronique, Pharmacie |
| 5e | 🇩🇿 Algérie | 0,6045 | Pétrochimie, Engrais, Industries lourdes |
| 6e | 🪘 Maurice | 0,5302 | Textile haut de gamme, Transformation sucrière, Horlogerie |
| 7e | 🇸🇿 Eswatini | 0,4955 | Agro-industrie (sucre, bois), Textiles |
| 8e | 🇸🇪 Sénégal | 0,4655 | Chimie (ICS), Cimenteries, Agroalimentaire |
| 9e | 🇳🇬 Nigeria | 0,4555 | Raffinage, Ciment, Agro-industrie, Biens de consommation |
| 10e | 🇰🇪 Kenya | 0,4485 | Assemblage automobile, Matériaux, Agroalimentaire |
Le Maroc : Le triomphe de la stratégie des écosystèmes
La consécration du Maroc n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat d’une politique industrielle à long terme initiée au début des années 2010. En misant sur la création d’« écosystèmes industriels », le Royaume a réussi à attirer des investissements directs étrangers (IDE) massifs et à s’insérer durablement dans les chaînes de valeur mondiales.
Aujourd’hui, le pays s’impose comme un hub incontournable dans des secteurs de haute technicité, notamment l’automobile (devenu le premier producteur de voitures de tourisme sur le continent avec des géants comme Renault et Stellantis) et l’aéronautique (plus de 140 entreprises opérant comme fournisseurs pour Boeing ou Airbus). Cette diversification, appuyée par des infrastructures de classe mondiale à l’image du complexe portuaire Tanger Med, a permis au tissu industriel marocain d’afficher une résilience remarquable.
L’Afrique du Sud freinée, la Tunisie et le Sénégal se distinguent
À l’inverse, l’Afrique du Sud subit les contrecoups d’une décennie compliquée. Bien que le pays conserve une base manufacturière solide, sa dynamique a été lourdement freinée par des crises énergétiques persistantes (notamment les délestages massifs d’Eskom), des tensions logistiques et les difficultés de la reprise post-Covid-19.
Au-delà du duel de tête, le rapport met en lumière la performance remarquable de la Tunisie (4e). En dépit d’un contexte macroéconomique parfois difficile, l’industrie tunisienne démontre une forte résilience, portée par ses secteurs phares des composants électroniques, mécaniques et pharmaceutiques. L’Afrique de l’Ouest tire également son épingle du jeu grâce au Sénégal (8e), qui intègre le Top 10 continental grâce au dynamisme de ses cimenteries, de ses industries chimiques et de son secteur agroalimentaire en pleine modernisation.
Un message clair pour le reste du continent
Au-delà des chiffres, ce classement de la BAD trace une feuille de route pour le reste des nations africaines. Il démontre que l’industrialisation moderne ne dépend plus uniquement de la possession de matières premières brutes, mais de la capacité des États à transformer ces ressources sur place, à moderniser leurs cadres réglementaires et à investir dans le capital humain.
Alors que la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) entre dans sa phase active, les performances de ce Top 10 prouvent que la clé de l’émergence économique africaine réside, plus que jamais, dans la valeur ajoutée « Made in Africa ».

Crise du carburant : Royal Air Maroc suspend 12 lignes internationales, l’Afrique centrale durement touchée
Face à une hausse vertigineuse des prix du kérosène et à un ralentissement de la demande, la compagnie nationale marocaine a pris la décision radicale de geler temporairement douze liaisons aériennes majeures reliant le hub de Casablanca et Marrakech à l’Afrique et à l’Europe.
Le secteur aérien subit de plein fouet les secousses de la conjoncture géopolitique et économique mondiale. Ce week-end, la Royal Air Maroc (RAM) a officiellement annoncé un ajustement drastique de son réseau international. En cause : la flambée incontrôlable du prix du carburant. Le kérosène, qui représentait traditionnellement environ 25 % des charges d’exploitation des transporteurs, pèse désormais jusqu’à 45 % du budget opérationnel de la compagnie. Une équation financière devenue intenable sur les liaisons les moins rentables.
L’Afrique centrale au cœur des coupures
Parmi les douze routes rayées provisoirement du programme de vols de la RAM, les liaisons vers l’Afrique centrale paient le plus lourd tribut. Les dessertes ultra-stratégiques reliant Casablanca à de grandes capitales économiques et politiques africaines sont gelées jusqu’à nouvel ordre. Sont notamment concernées :
- Casablanca – Kinshasa (République démocratique du Congo)
- Casablanca – Brazzaville (République du Congo)
- Casablanca – Bangui (République centrafricaine)
- Casablanca – Douala (Cameroun)
Ces suspensions risquent de compliquer sérieusement la connectivité pour de nombreux passagers d’Afrique centrale et de l’Ouest, qui utilisaient le hub de l’aéroport Mohammed V de Casablanca comme point de transit majeur vers l’Europe et l’Amérique du Nord.
Le réseau européen également impacté
L’Afrique n’est pas la seule touchée par ce plan d’urgence. Soucieuse d’endiguer ses pertes financières sur les axes où la demande montre des signes d’essoufflement, la RAM a également suspendu plusieurs liaisons européennes, notamment au départ des pôles touristiques marocains.
Les lignes reliant Marrakech à des villes clés comme Bruxelles, Marseille ou Bordeaux, ainsi que des vols vers Barcelone et Lyon, ont vu leurs réservations immédiatement bloquées sur les plateformes de la compagnie.
Un œil sur la situation internationale
La direction de la Royal Air Maroc a assuré mettre en œuvre toutes les dispositions nécessaires pour accompagner les clients lésés et limiter au maximum les désagréments (remboursements, réacheminements).
Dans son communiqué, la compagnie souligne qu’elle suit « avec une grande attention l’évolution de la situation internationale ». La reprise de ces lignes dépendra exclusivement d’un éventuel reflux des prix du pétrole et d’une amélioration des conditions économiques globales. En attendant, le ciel africain s’apprête à connaître des semaines de turbulences logistiques.

Procès des supporters sénégalais au Maroc : un tournant attendu en appel.
L’affaire des supporters sénégalais détenus au Maroc entre dans une phase décisive. Ce lundi 13 avril 2026, leur procès en appel s’ouvre à Rabat, dans un climat de forte attention médiatique et diplomatique.
Une procédure marquée par les reports
Initialement prévue le 16 mars, l’audience avait été renvoyée à la demande conjointe du parquet et de la partie civile marocaine, prolongeant une procédure déjà suivie de près au Sénégal comme au Maroc.
Ce report a suscité des critiques du côté de la défense. L’avocat des prévenus, Patrick Kabou, dénonce un allongement injustifié de la procédure, estimant qu’il « prolonge inutilement » l’attente des détenus, en quête d’une issue rapide.
Une audience aux enjeux multiples
Au-delà du cadre judiciaire, cette audience en appel constitue une étape déterminante. Elle pourrait redéfinir l’issue d’un dossier devenu particulièrement sensible, tant sur le plan juridique que diplomatique.
Entre la mobilisation des familles, la pression de l’opinion publique et les implications pour les relations entre Dakar et Rabat, l’affaire dépasse désormais le seul cadre des faits reprochés.
Une décision très attendue
Ce procès est scruté comme un moment charnière. Son issue pourrait non seulement sceller le sort des prévenus, mais aussi influencer la perception des relations entre les deux pays.
Dans ce contexte, la décision de la juridiction d’appel est attendue avec une attention particulière, tant par les proches des détenus que par les observateurs des dynamiques régionales.
CAN 2025 : la réaction de Patrice Motsepe après le retrait du titre au Sénégal
La décision de la Confédération africaine de football (CAF) de retirer au Sénégal son titre de champion de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 continue de provoquer une onde de choc dans le monde du football africain. Face à la polémique et aux nombreuses critiques, le président de l’instance continentale, Patrice Motsepe, a pris la parole pour défendre la procédure et rappeler la position de la CAF.
Une décision controversée qui secoue le football africain
Initialement vainqueur de la finale de la CAN 2025 face au Maroc sur le score de 1-0 après prolongation, le Sénégal a vu son titre annulé à la suite d’une décision de la commission d’appel de la CAF. Celle-ci a estimé que les Lions de la Téranga avaient enfreint le règlement en quittant temporairement la pelouse pour protester contre une décision arbitrale durant la rencontre.
Selon l’interprétation du règlement par l’instance, cette action constitue un abandon de match, ce qui entraîne automatiquement une défaite par forfait. Le résultat officiel de la finale a donc été modifié et attribué au Maroc sur le score administratif de 3-0.
Cette décision, rendue plusieurs semaines après la finale, a suscité de vives réactions au Sénégal, où les autorités et les responsables du football dénoncent une mesure injuste et sans précédent.
Patrice Motsepe défend l’indépendance des instances de la CAF
Dans sa réaction officielle, Patrice Motsepe a tenu à rappeler que les organes disciplinaires et d’appel de la CAF fonctionnent de manière indépendante. Selon lui, ces structures sont composées de juristes et de spécialistes chargés d’appliquer strictement les règlements du football africain.
Le président de la CAF a également reconnu que cette affaire intervient dans un contexte de défiance autour de la gouvernance du football africain. Il a admis que la décision avait suscité des interrogations et des tensions, mais a insisté sur la nécessité de respecter les procédures institutionnelles.
Motsepe a par ailleurs encouragé le Sénégal à utiliser les voies de recours prévues par les instances sportives internationales si la fédération estime que la décision est injustifiée.
Le Sénégal conteste et envisage un recours
Du côté sénégalais, la décision est perçue comme un coup dur pour le football national. Les autorités et la fédération sénégalaise ont dénoncé une décision « injuste » et ont annoncé leur intention de saisir le Tribunal arbitral du sport afin de contester la décision de la CAF.
Certains responsables politiques ont même appelé à une enquête internationale, évoquant des soupçons de pressions ou d’influences dans ce dossier sensible.
Une affaire qui dépasse le simple cadre sportif
Au-delà du résultat de la finale, cette affaire soulève un débat plus large sur la gouvernance et la crédibilité des institutions du football africain. Pour de nombreux observateurs, la polémique risque de laisser une trace durable dans l’histoire de la CAN et de fragiliser l’image de la CAF.
Alors que le Sénégal prépare son recours, l’affaire pourrait désormais se poursuivre devant les juridictions sportives internationales, laissant planer l’incertitude sur l’issue définitive de ce dossier qui agite tout le continent.

Sénégal : l’État mobilisé pour le rapatriement de supporters condamnés au Maroc.
En déplacement à Fatick dans le cadre d’une rencontre d’échanges avec des militants de Pastef sur les prochaines élections territoriales, le secrétaire d’État chargé des Sénégalais de l’Extérieur a évoqué la situation des supporters sénégalais condamnés au Maroc.
Face aux inquiétudes suscitées par cette affaire, Amadou Chérif Diouf s’est voulu rassurant, affirmant que les autorités sénégalaises restent pleinement mobilisées pour obtenir leur retour au pays.
Une action diplomatique en cours
Selon le membre du gouvernement, des démarches sont engagées à haut niveau, sous l’impulsion des autorités de l’État. « Depuis le début de cette affaire, nous travaillons en étroite collaboration, sur instruction du président de la République et du Premier ministre, afin de trouver une issue favorable », a-t-il déclaré.
Il a insisté sur la continuité des efforts diplomatiques et administratifs : « Nous travaillons sans relâche pour permettre à ces jeunes de regagner le Sénégal ».
Des condamnations liées à des violences lors de la CAN
Les dix-huit supporters sénégalais ont été condamnés à la suite d’incidents survenus au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat. Ces violences ont éclaté en marge de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2026, disputée le 18 janvier 2026 entre le Sénégal et le Maroc, pays hôte.
La rencontre s’était soldée par une victoire des Lions du Sénégal sur le score de 1-0, dans un contexte marqué par des tensions en tribunes.
Entre espoir et attente
Alors que les familles des condamnés restent dans l’attente d’une issue, les déclarations officielles laissent entrevoir une possible évolution du dossier. La résolution de cette situation dépendra toutefois des discussions en cours entre Dakar et Rabat, dans un cadre à la fois judiciaire et diplomatique.

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