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Classement BAD (2010-2024) : Le Maroc détrône l’Afrique du Sud et devient le nouveau géant industriel africain

Selon le dernier rapport de l’Indice de l’industrialisation en Afrique (IIA) publié par la Banque africaine de développement (BAD), la carte manufacturière du continent subit un bouleversement historique. Porté par une décennie de réformes agressives, le Maroc s’empare de la première place, reléguant l’Afrique du Sud au second rang.
C’est une véritable secousse économique qui vient redéfinir les équilibres du continent africain. L’Indice de l’industrialisation en Afrique (IIA), un rapport de référence élaboré conjointement par la BAD, l’Union africaine (UA) et l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI), a livré son verdict sur la période 2010-2024. Pour la toute première fois, l’Afrique du Sud perd son statut de leader industriel au profit du Royaume du Maroc.
Avec un score global de 0,8415, le Maroc se hisse sur la plus haute marche du podium, devançant d’une courte tête l’Afrique du Sud, qui affiche un score de 0,8396. Ce basculement est le reflet des trajectoires divergentes suivies par les deux puissances économiques au cours des quatorze dernières années.

Le Top 10 des puissances industrielles africaines (BAD 2010-2024)

Le rapport met en évidence une nette domination des économies d’Afrique du Nord, qui s’adjugent quatre des cinq premières places du peloton de tête :

Rang Pays Score Global (IIA) Points forts sectoriels
1er 🇲🇦 Maroc 0,8415 Automobile, Aéronautique, Énergies renouvelables, Textiles
2e 🇿🇦 Afrique du Sud 0,8396 Métallurgie, Automobile, Machines-outils, Produits chimiques
3e 🇪🇬 Égypte 0,7877 Agroalimentaire, Textiles, Chimie, Matériaux de construction
4e 🇹🇳 Tunisie 0,7714 Composants automobiles & aéronautiques, Électronique, Pharmacie
5e 🇩🇿 Algérie 0,6045 Pétrochimie, Engrais, Industries lourdes
6e 🪘 Maurice 0,5302 Textile haut de gamme, Transformation sucrière, Horlogerie
7e 🇸🇿 Eswatini 0,4955 Agro-industrie (sucre, bois), Textiles
8e 🇸🇪 Sénégal 0,4655 Chimie (ICS), Cimenteries, Agroalimentaire
9e 🇳🇬 Nigeria 0,4555 Raffinage, Ciment, Agro-industrie, Biens de consommation
10e 🇰🇪 Kenya 0,4485 Assemblage automobile, Matériaux, Agroalimentaire
Le Maroc : Le triomphe de la stratégie des écosystèmes

La consécration du Maroc n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat d’une politique industrielle à long terme initiée au début des années 2010. En misant sur la création d’« écosystèmes industriels », le Royaume a réussi à attirer des investissements directs étrangers (IDE) massifs et à s’insérer durablement dans les chaînes de valeur mondiales.
Aujourd’hui, le pays s’impose comme un hub incontournable dans des secteurs de haute technicité, notamment l’automobile (devenu le premier producteur de voitures de tourisme sur le continent avec des géants comme Renault et Stellantis) et l’aéronautique (plus de 140 entreprises opérant comme fournisseurs pour Boeing ou Airbus). Cette diversification, appuyée par des infrastructures de classe mondiale à l’image du complexe portuaire Tanger Med, a permis au tissu industriel marocain d’afficher une résilience remarquable.

L’Afrique du Sud freinée, la Tunisie et le Sénégal se distinguent

À l’inverse, l’Afrique du Sud subit les contrecoups d’une décennie compliquée. Bien que le pays conserve une base manufacturière solide, sa dynamique a été lourdement freinée par des crises énergétiques persistantes (notamment les délestages massifs d’Eskom), des tensions logistiques et les difficultés de la reprise post-Covid-19.
Au-delà du duel de tête, le rapport met en lumière la performance remarquable de la Tunisie (4e). En dépit d’un contexte macroéconomique parfois difficile, l’industrie tunisienne démontre une forte résilience, portée par ses secteurs phares des composants électroniques, mécaniques et pharmaceutiques. L’Afrique de l’Ouest tire également son épingle du jeu grâce au Sénégal (8e), qui intègre le Top 10 continental grâce au dynamisme de ses cimenteries, de ses industries chimiques et de son secteur agroalimentaire en pleine modernisation.

Un message clair pour le reste du continent

Au-delà des chiffres, ce classement de la BAD trace une feuille de route pour le reste des nations africaines. Il démontre que l’industrialisation moderne ne dépend plus uniquement de la possession de matières premières brutes, mais de la capacité des États à transformer ces ressources sur place, à moderniser leurs cadres réglementaires et à investir dans le capital humain.
Alors que la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) entre dans sa phase active, les performances de ce Top 10 prouvent que la clé de l’émergence économique africaine réside, plus que jamais, dans la valeur ajoutée « Made in Africa ».

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Crise du carburant : Royal Air Maroc suspend 12 lignes internationales, l’Afrique centrale durement touchée

Face à une hausse vertigineuse des prix du kérosène et à un ralentissement de la demande, la compagnie nationale marocaine a pris la décision radicale de geler temporairement douze liaisons aériennes majeures reliant le hub de Casablanca et Marrakech à l’Afrique et à l’Europe.
Le secteur aérien subit de plein fouet les secousses de la conjoncture géopolitique et économique mondiale. Ce week-end, la Royal Air Maroc (RAM) a officiellement annoncé un ajustement drastique de son réseau international. En cause : la flambée incontrôlable du prix du carburant. Le kérosène, qui représentait traditionnellement environ 25 % des charges d’exploitation des transporteurs, pèse désormais jusqu’à 45 % du budget opérationnel de la compagnie. Une équation financière devenue intenable sur les liaisons les moins rentables.
L’Afrique centrale au cœur des coupures
Parmi les douze routes rayées provisoirement du programme de vols de la RAM, les liaisons vers l’Afrique centrale paient le plus lourd tribut. Les dessertes ultra-stratégiques reliant Casablanca à de grandes capitales économiques et politiques africaines sont gelées jusqu’à nouvel ordre. Sont notamment concernées :

  • Casablanca – Kinshasa (République démocratique du Congo)
  • Casablanca – Brazzaville (République du Congo)
  • Casablanca – Bangui (République centrafricaine)
  • Casablanca – Douala (Cameroun)

Ces suspensions risquent de compliquer sérieusement la connectivité pour de nombreux passagers d’Afrique centrale et de l’Ouest, qui utilisaient le hub de l’aéroport Mohammed V de Casablanca comme point de transit majeur vers l’Europe et l’Amérique du Nord.

Le réseau européen également impacté

L’Afrique n’est pas la seule touchée par ce plan d’urgence. Soucieuse d’endiguer ses pertes financières sur les axes où la demande montre des signes d’essoufflement, la RAM a également suspendu plusieurs liaisons européennes, notamment au départ des pôles touristiques marocains.
Les lignes reliant Marrakech à des villes clés comme Bruxelles, Marseille ou Bordeaux, ainsi que des vols vers Barcelone et Lyon, ont vu leurs réservations immédiatement bloquées sur les plateformes de la compagnie.

Un œil sur la situation internationale

La direction de la Royal Air Maroc a assuré mettre en œuvre toutes les dispositions nécessaires pour accompagner les clients lésés et limiter au maximum les désagréments (remboursements, réacheminements).
Dans son communiqué, la compagnie souligne qu’elle suit « avec une grande attention l’évolution de la situation internationale ». La reprise de ces lignes dépendra exclusivement d’un éventuel reflux des prix du pétrole et d’une amélioration des conditions économiques globales. En attendant, le ciel africain s’apprête à connaître des semaines de turbulences logistiques.

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Procès des supporters sénégalais au Maroc : un tournant attendu en appel.

L’affaire des supporters sénégalais détenus au Maroc entre dans une phase décisive. Ce lundi 13 avril 2026, leur procès en appel s’ouvre à Rabat, dans un climat de forte attention médiatique et diplomatique.

Une procédure marquée par les reports

Initialement prévue le 16 mars, l’audience avait été renvoyée à la demande conjointe du parquet et de la partie civile marocaine, prolongeant une procédure déjà suivie de près au Sénégal comme au Maroc.

Ce report a suscité des critiques du côté de la défense. L’avocat des prévenus, Patrick Kabou, dénonce un allongement injustifié de la procédure, estimant qu’il « prolonge inutilement » l’attente des détenus, en quête d’une issue rapide.

Une audience aux enjeux multiples

Au-delà du cadre judiciaire, cette audience en appel constitue une étape déterminante. Elle pourrait redéfinir l’issue d’un dossier devenu particulièrement sensible, tant sur le plan juridique que diplomatique.

Entre la mobilisation des familles, la pression de l’opinion publique et les implications pour les relations entre Dakar et Rabat, l’affaire dépasse désormais le seul cadre des faits reprochés.

Une décision très attendue

Ce procès est scruté comme un moment charnière. Son issue pourrait non seulement sceller le sort des prévenus, mais aussi influencer la perception des relations entre les deux pays.

Dans ce contexte, la décision de la juridiction d’appel est attendue avec une attention particulière, tant par les proches des détenus que par les observateurs des dynamiques régionales.

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CAN 2025 : la réaction de Patrice Motsepe après le retrait du titre au Sénégal

La décision de la Confédération africaine de football (CAF) de retirer au Sénégal son titre de champion de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 continue de provoquer une onde de choc dans le monde du football africain. Face à la polémique et aux nombreuses critiques, le président de l’instance continentale, Patrice Motsepe, a pris la parole pour défendre la procédure et rappeler la position de la CAF.

Une décision controversée qui secoue le football africain

Initialement vainqueur de la finale de la CAN 2025 face au Maroc sur le score de 1-0 après prolongation, le Sénégal a vu son titre annulé à la suite d’une décision de la commission d’appel de la CAF. Celle-ci a estimé que les Lions de la Téranga avaient enfreint le règlement en quittant temporairement la pelouse pour protester contre une décision arbitrale durant la rencontre.

Selon l’interprétation du règlement par l’instance, cette action constitue un abandon de match, ce qui entraîne automatiquement une défaite par forfait. Le résultat officiel de la finale a donc été modifié et attribué au Maroc sur le score administratif de 3-0. 

Cette décision, rendue plusieurs semaines après la finale, a suscité de vives réactions au Sénégal, où les autorités et les responsables du football dénoncent une mesure injuste et sans précédent.

Patrice Motsepe défend l’indépendance des instances de la CAF

Dans sa réaction officielle, Patrice Motsepe a tenu à rappeler que les organes disciplinaires et d’appel de la CAF fonctionnent de manière indépendante. Selon lui, ces structures sont composées de juristes et de spécialistes chargés d’appliquer strictement les règlements du football africain.

Le président de la CAF a également reconnu que cette affaire intervient dans un contexte de défiance autour de la gouvernance du football africain. Il a admis que la décision avait suscité des interrogations et des tensions, mais a insisté sur la nécessité de respecter les procédures institutionnelles. 

Motsepe a par ailleurs encouragé le Sénégal à utiliser les voies de recours prévues par les instances sportives internationales si la fédération estime que la décision est injustifiée.

Le Sénégal conteste et envisage un recours

Du côté sénégalais, la décision est perçue comme un coup dur pour le football national. Les autorités et la fédération sénégalaise ont dénoncé une décision « injuste » et ont annoncé leur intention de saisir le Tribunal arbitral du sport afin de contester la décision de la CAF.

Certains responsables politiques ont même appelé à une enquête internationale, évoquant des soupçons de pressions ou d’influences dans ce dossier sensible. 

Une affaire qui dépasse le simple cadre sportif

Au-delà du résultat de la finale, cette affaire soulève un débat plus large sur la gouvernance et la crédibilité des institutions du football africain. Pour de nombreux observateurs, la polémique risque de laisser une trace durable dans l’histoire de la CAN et de fragiliser l’image de la CAF.

Alors que le Sénégal prépare son recours, l’affaire pourrait désormais se poursuivre devant les juridictions sportives internationales, laissant planer l’incertitude sur l’issue définitive de ce dossier qui agite tout le continent.

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CAN 2025 : la CAF attribue officiellement le titre au Maroc après une finale sous tension.

La Confédération africaine de football (CAF) a officiellement tranché. Dans un communiqué publié ce mardi, l’instance a déclaré le Maroc vainqueur de la CAN 2025, mettant ainsi un terme à la controverse née de la finale face au Sénégal.

Une réserve marocaine jugée recevable

La décision fait suite à une réserve introduite par la fédération marocaine, examinée par le Jury d’appel de la CAF. Après délibération, celle-ci a été jugée recevable, entraînant des conséquences immédiates sur l’issue de la rencontre.

L’équipe nationale du Sénégal a été déclarée forfait, et le match homologué sur le score de 3-0 en faveur du Maroc, conformément aux règlements en vigueur dans les compétitions africaines.

Le départ des Lions de la Teranga au cœur de la sanction

Au centre de cette affaire figure le comportement des Lions de la Teranga, qui avaient quitté la pelouse avant le coup de sifflet final, en signe de protestation contre le déroulement de la rencontre.

Pour la CAF, une telle attitude constitue une infraction claire aux règles disciplinaires. L’instance rappelle en effet que toute équipe abandonnant le terrain sans l’autorisation de l’arbitre est automatiquement considérée comme perdante.

Dans son communiqué, la CAF précise : « Le Jury d’appel a décidé de déclarer l’équipe du Sénégal forfait, le résultat étant entériné sur le score de 3-0 en faveur du Maroc ».

Une application stricte du règlement

La décision s’appuie sur les dispositions réglementaires encadrant les compétitions continentales. Celles-ci prévoient explicitement qu’un abandon de match entraîne une défaite par forfait, généralement entérinée par un score de 3-0.

Cette application stricte du règlement vise à préserver l’intégrité des compétitions et à garantir le respect des décisions arbitrales, même en cas de contestation.

Une finale polémique, un dénouement officiel

Avec cette décision, la CAF met un point final à une finale particulièrement tendue, marquée par des contestations et une interruption prématurée du match. Le Maroc est ainsi officiellement sacré champion d’Afrique 2025.

Ce dénouement, bien que conforme aux règlements, intervient dans un climat de polémique, illustrant les tensions persistantes autour de l’arbitrage et de la gestion des grandes compétitions sur le continent.

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Sénégal : l’État mobilisé pour le rapatriement de supporters condamnés au Maroc.

En déplacement à Fatick dans le cadre d’une rencontre d’échanges avec des militants de Pastef sur les prochaines élections territoriales, le secrétaire d’État chargé des Sénégalais de l’Extérieur a évoqué la situation des supporters sénégalais condamnés au Maroc.

Face aux inquiétudes suscitées par cette affaire, Amadou Chérif Diouf s’est voulu rassurant, affirmant que les autorités sénégalaises restent pleinement mobilisées pour obtenir leur retour au pays.

Une action diplomatique en cours

Selon le membre du gouvernement, des démarches sont engagées à haut niveau, sous l’impulsion des autorités de l’État. « Depuis le début de cette affaire, nous travaillons en étroite collaboration, sur instruction du président de la République et du Premier ministre, afin de trouver une issue favorable », a-t-il déclaré.

Il a insisté sur la continuité des efforts diplomatiques et administratifs : « Nous travaillons sans relâche pour permettre à ces jeunes de regagner le Sénégal ».

Des condamnations liées à des violences lors de la CAN

Les dix-huit supporters sénégalais ont été condamnés à la suite d’incidents survenus au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat. Ces violences ont éclaté en marge de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2026, disputée le 18 janvier 2026 entre le Sénégal et le Maroc, pays hôte.

La rencontre s’était soldée par une victoire des Lions du Sénégal sur le score de 1-0, dans un contexte marqué par des tensions en tribunes.

Entre espoir et attente

Alors que les familles des condamnés restent dans l’attente d’une issue, les déclarations officielles laissent entrevoir une possible évolution du dossier. La résolution de cette situation dépendra toutefois des discussions en cours entre Dakar et Rabat, dans un cadre à la fois judiciaire et diplomatique.

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Violences lors de la CAN 2025 : lourdes condamnations pour des supporters sénégalais à Rabat.

Le tribunal de première instance de Rabat a rendu, ce jeudi, son verdict dans l’affaire des supporters sénégalais interpellés à la suite des incidents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025. Dix-huit prévenus, détenus depuis le 19 janvier, ont été condamnés à des peines de prison ferme allant de trois mois à un an.

Un procès sous haute tension

L’audience, qui s’est ouverte à 13 heures, s’est déroulée en présence de représentants diplomatiques et consulaires du Sénégal, ainsi que de l’avocat de la défense, Me Patrick Kabou. Dans une atmosphère marquée par une forte tension, les débats ont opposé les arguments du ministère public et ceux de la défense, sous le regard attentif des familles et proches des accusés.

Les faits reprochés remontent à la finale opposant le Maroc au Sénégal, une rencontre marquée par des incidents survenus en fin de match. Un penalty accordé au Maroc dans le temps additionnel, peu après un but refusé au Sénégal, avait déclenché des troubles dans les tribunes. Des tentatives d’envahissement du terrain et des jets de projectiles avaient conduit à une interruption prolongée de la rencontre.

Des peines différenciées selon les responsabilités

À l’issue du procès, le tribunal a reconnu les dix-huit supporters coupables de violences. Les peines ont été prononcées de manière graduée :

  • Neuf prévenus ont été condamnés à un an de prison ferme, assorti d’une amende de 5 000 dirhams ;

  • Six autres ont écopé de six mois d’emprisonnement et d’une amende de 2 000 dirhams ;

  • Trois supporters ont été condamnés à trois mois de prison, avec une amende de 1 500 dirhams.

Selon le ministère public, les accusés auraient « délibérément cherché à perturber le bon déroulement du match » et se seraient rendus responsables d’actes de violence, largement relayés par les images diffusées en direct.

Une décision contestée par la défense

Si le tribunal n’a pas retenu les peines les plus lourdes requises par le parquet — qui avait demandé jusqu’à deux ans de prison —, le verdict a néanmoins été jugé sévère par la défense et les proches des condamnés.

D’après l’avocat, l’annonce de la décision a suscité une vive émotion dans la salle d’audience, provoquant notamment le malaise de l’un des détenus. Les familles, présentes lors du procès, ont exprimé leur incompréhension face à la sévérité des sanctions.

Des recours encore possibles

La question d’un éventuel appel reste désormais posée. La défense pourrait engager des voies de recours dans les prochains jours, tandis que les familles tentent d’évaluer les conséquences de cette décision judiciaire.

Au-delà de ce dossier, cette affaire relance le débat sur la gestion des violences dans les enceintes sportives en Afrique et sur les responsabilités individuelles en contexte de fortes tensions lors des grandes compétitions continentales.

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Mondial 2030 : les acteurs économiques marocains, espagnols et portugais en ordre de bataille.

Le Forum d’affaires Maroc–Espagne–Portugal consacré à la Coupe du monde de football 2030 a rassemblé à Salé un large éventail d’entreprises issues des trois pays coorganisateurs. Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de préparation du tournoi, que Rabat, Madrid et Lisbonne ambitionnent de transformer en catalyseur de développement économique et d’intégration régionale.

Des représentants de grandes entreprises, de PME et de start-up évoluant dans les secteurs stratégiques des grands événements sportifs internationaux ont pris part aux échanges. Infrastructures, transports, tourisme, hôtellerie, logistique, innovation technologique et services numériques figuraient parmi les domaines au cœur des discussions.

Capitaliser sur l’expérience et mutualiser les compétences

Les participants ont examiné les modalités de coordination nécessaires pour garantir une organisation fluide et efficiente du Mondial 2030. L’accent a été mis sur la mutualisation des expertises et le partage des meilleures pratiques entre les trois pays.

L’expérience récente du Maroc dans l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations 2025 a servi de référence. Les intervenants ont souligné les enseignements tirés en matière de planification, de gestion des infrastructures, de mobilisation des partenaires privés et d’optimisation des retombées économiques.

Une approche intégrée pour un impact durable

Au-delà de la réussite sportive, les débats ont mis en lumière l’enjeu d’un héritage durable. Les participants ont insisté sur la nécessité d’une planification intégrée, combinant investissements structurants, innovation technologique et responsabilité environnementale.

La collaboration étroite entre acteurs publics et privés apparaît comme un levier essentiel pour maximiser l’impact social et économique du tournoi. L’objectif affiché est de faire du Mondial 2030 non seulement un événement sportif de portée mondiale, mais également un moteur de transformation pour les économies marocaine, espagnole et portugaise.

À travers ce forum, les trois pays confirment leur volonté d’inscrire la Coupe du monde 2030 dans une vision stratégique commune, fondée sur la coopération, la compétitivité et la création de valeur à long terme.

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Simandou Academy : la Guinée et le Maroc renforcent leur coopération pour former une élite académique et technique.

La République de Guinée a franchi une nouvelle étape dans le renforcement de la coopération académique Sud-Sud avec le Royaume du Maroc, à travers la signature d’un partenariat stratégique dédié à la formation d’un capital humain d’excellence. La cérémonie officielle s’est tenue ce mercredi 4 février 2026, sous la conduite de Djiba Diakité, ministre, directeur de cabinet de la Présidence de la République et président du Comité stratégique de Simandou.

L’accord a été signé entre le Service national des bourses extérieures (SNABE) et l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) du Royaume du Maroc. Il s’inscrit dans le cadre du déploiement de Simandou Academy, un pilier structurant du Programme Simandou 2040, destiné à accompagner la transformation économique et industrielle de la Guinée.

Un partenariat au cœur de la stratégie Simandou 2040

La signature de cette convention marque la volonté des autorités guinéennes de placer la formation, la recherche et l’innovation au centre du développement du projet Simandou, considéré comme l’un des leviers majeurs de croissance du pays. À travers Simandou Academy, l’objectif est de doter la Guinée de compétences hautement qualifiées, capables de répondre aux besoins des secteurs stratégiques, notamment les mines, l’ingénierie, les sciences, les technologies et la gouvernance des grands projets.

L’Université Mohammed VI Polytechnique, reconnue pour son expertise dans les domaines de la recherche appliquée, de l’innovation industrielle et de la formation de haut niveau, apportera son savoir-faire académique et scientifique. Le SNABE, pour sa part, assurera la coordination et la mise en œuvre des mécanismes de bourses et d’accompagnement des bénéficiaires guinéens.

Une coopération académique Sud-Sud en pleine consolidation

La cérémonie s’est déroulée en présence des conseillers de la Présidence de la République, de l’ambassadeur du Royaume du Maroc en République de Guinée, des cadres du SNABE, ainsi que d’une importante délégation de l’UM6P et des membres du Conseil d’administration du SNABE. Cette mobilisation institutionnelle témoigne de l’importance stratégique accordée à ce partenariat par les deux pays.

Au-delà de la formation individuelle, cet accord ambitionne de poser les bases d’une coopération durable entre institutions guinéennes et marocaines, fondée sur le partage d’expertise, la recherche conjointe et le développement de solutions adaptées aux réalités africaines. À travers Simandou Academy, la Guinée affirme ainsi son choix d’investir dans le capital humain comme moteur essentiel de sa souveraineté économique et de son développement à long terme.

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WAFCON 2026 : l’Afrique du Sud dément toute reprise de l’organisation et réaffirme le rôle du Maroc.

Pretoria clarifie les propos du vice-ministre et appelle à la prudence institutionnelle

Le ministre sud-africain des Sports, des Arts et de la Culture, Gayton McKenzie, est monté au créneau pour clarifier la position officielle de son pays concernant la Coupe d’Afrique des Nations Féminine TotalEnergies 2026 (WAFCON). Cette mise au point intervient après des déclarations du vice-ministre, largement relayées, qui ont alimenté des spéculations sur une éventuelle reprise de l’organisation du tournoi par l’Afrique du Sud, initialement attribuée au Maroc.

Dans un communiqué officiel, le ministre a tenu à dissiper toute ambiguïté, rappelant que la désignation de l’hôte de la compétition demeure inchangée.

Le Maroc reste l’hôte officiellement désigné

Gayton McKenzie a souligné qu’aucune décision formelle n’a été prise en vue d’un déplacement du tournoi et que le Maroc conserve pleinement son statut de pays hôte de la WAFCON 2026.

« À ce stade, aucune décision officielle n’a été prise pour déplacer le tournoi, et le Maroc reste l’hôte officiellement désigné de la Coupe d’Afrique des Nations Féminine 2026 », a précisé le ministre.

Il a ajouté que la Confédération africaine de football (CAF) n’a engagé aucune procédure visant à examiner un changement d’hôte, même si des échanges internes liés à l’état d’avancement des préparatifs peuvent exister, comme c’est habituellement le cas pour les grandes compétitions continentales.

Une disponibilité de principe, strictement encadrée

Le ministre sud-africain a toutefois reconnu que son pays avait exprimé une disponibilité de principe pour soutenir la CAF, uniquement dans l’hypothèse où une solution alternative deviendrait nécessaire.

« L’Afrique du Sud a exprimé sa volonté de soutenir la CAF, si nécessaire, dans le cas où des dispositions alternatives pour l’organisation de la WAFCON 2026 devaient être envisagées », a-t-il indiqué.

Cette position, selon lui, ne saurait être interprétée comme une candidature implicite ou une prise en charge anticipée de l’événement. Toute éventuelle implication sud-africaine serait conditionnée au respect strict des procédures institutionnelles et sportives en vigueur.

« Toute organisation du tournoi par l’Afrique du Sud serait soumise aux processus établis par le gouvernement et la gouvernance footballistique, en partenariat avec la Fédération sud-africaine de football (SAFA) et l’ensemble des parties prenantes concernées », a insisté Gayton McKenzie.

Ces processus incluent notamment une confirmation formelle de la CAF, l’approbation des autorités gouvernementales, l’identification et la validation des villes hôtes, l’évaluation de la disponibilité des infrastructures sportives et logistiques, ainsi que la mise en place des garanties financières et organisationnelles requises.

Des propos sortis de leur contexte

Le ministre a également tenu à revenir sur les déclarations du vice-ministre, à l’origine des interprétations hâtives observées ces dernières semaines dans les milieux du football africain.

« Les propos du Vice-Ministre reflètent l’engagement historique du gouvernement sud-africain en faveur du développement du football africain. Ils ne constituent ni une confirmation formelle ni une prise de responsabilité pour l’organisation du tournoi », a-t-il clarifié.

Cette précision vise à mettre un terme aux rumeurs faisant état d’une relocalisation déjà actée de la WAFCON 2026, dans un contexte où la préparation des compétitions féminines suscite une attention croissante à l’échelle continentale.

Coopération avec la CAF et responsabilité institutionnelle

En conclusion, Gayton McKenzie a réaffirmé l’attachement de l’Afrique du Sud à une coopération étroite et responsable avec la CAF, dans le respect des cadres institutionnels établis.

« Le Département, en collaboration avec la SAFA et les parties prenantes concernées, continuera d’échanger avec la CAF de manière structurée et responsable. Toute annonce supplémentaire ne sera faite qu’une fois l’ensemble des processus requis menés à leur terme », précise le communiqué.

Cette sortie officielle vise ainsi à rétablir les faits, à préserver la clarté institutionnelle autour de l’organisation de la WAFCON 2026 et à éviter toute confusion susceptible d’affecter la préparation de cette compétition majeure du football féminin africain.