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Procès des supporters sénégalais au Maroc : un tournant attendu en appel.

L’affaire des supporters sénégalais détenus au Maroc entre dans une phase décisive. Ce lundi 13 avril 2026, leur procès en appel s’ouvre à Rabat, dans un climat de forte attention médiatique et diplomatique.

Une procédure marquée par les reports

Initialement prévue le 16 mars, l’audience avait été renvoyée à la demande conjointe du parquet et de la partie civile marocaine, prolongeant une procédure déjà suivie de près au Sénégal comme au Maroc.

Ce report a suscité des critiques du côté de la défense. L’avocat des prévenus, Patrick Kabou, dénonce un allongement injustifié de la procédure, estimant qu’il « prolonge inutilement » l’attente des détenus, en quête d’une issue rapide.

Une audience aux enjeux multiples

Au-delà du cadre judiciaire, cette audience en appel constitue une étape déterminante. Elle pourrait redéfinir l’issue d’un dossier devenu particulièrement sensible, tant sur le plan juridique que diplomatique.

Entre la mobilisation des familles, la pression de l’opinion publique et les implications pour les relations entre Dakar et Rabat, l’affaire dépasse désormais le seul cadre des faits reprochés.

Une décision très attendue

Ce procès est scruté comme un moment charnière. Son issue pourrait non seulement sceller le sort des prévenus, mais aussi influencer la perception des relations entre les deux pays.

Dans ce contexte, la décision de la juridiction d’appel est attendue avec une attention particulière, tant par les proches des détenus que par les observateurs des dynamiques régionales.

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Football africain : Patrice Motsepe attendu à Dakar dans un contexte de tensions post-CAN.

Le président de la Confédération africaine de football, Patrice Motsepe, est attendu ce mercredi à Dakar dans le cadre d’une tournée régionale consacrée au développement du football africain.

Une visite au plus haut niveau de l’État

Selon Abdoulaye Thiam, président de l’Association nationale de la presse sportive sénégalaise, le dirigeant de la CAF doit rencontrer le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, ainsi que le président de la Fédération sénégalaise de football, Abdoulaye Fall.

Cette étape sénégalaise s’inscrit dans une démarche visant à renforcer la coopération avec les fédérations nationales et à soutenir le développement des infrastructures et des compétitions sur le continent.

Une tournée sur fond de contentieux autour de la CAN 2025

La visite de Patrice Motsepe intervient dans un climat encore marqué par les tensions liées à la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025. Initialement remportée sur le terrain par le Sénégal, la rencontre avait été requalifiée en faveur du Maroc par le jury d’appel de la CAF, qui avait déclaré les Lions forfaits sur tapis vert (3-0).

Contestant cette décision, le Sénégal a saisi le Tribunal arbitral du sport, ouvrant un contentieux juridique toujours en cours.

Apaiser les tensions et préparer les échéances à venir

Avant de poursuivre sa tournée au Maroc, Patrice Motsepe a réaffirmé sa volonté de promouvoir l’unité entre les fédérations africaines. Il a insisté sur les liens historiques entre les deux nations, rappelant que le football doit rester un vecteur de rassemblement.

Cette tournée diplomatique intervient à un moment stratégique, alors que les regards sont déjà tournés vers les grandes échéances internationales, notamment la Coupe du monde de football 2026.

À Dakar, cette visite est perçue comme une tentative d’apaisement, mais aussi comme une opportunité de consolider les relations entre la CAF et les autorités sénégalaises dans un contexte de fortes attentes autour de la gouvernance du football africain.

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CAN 2025 : le procès en appel des supporters sénégalais renvoyé au 13 avril à Rabat.

Le procès en appel des supporters sénégalais interpellés à la suite de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025, initialement prévu ce lundi à Rabat, a été reporté au 13 avril 2026.

Des condamnations en première instance

Le 19 février dernier, le tribunal de première instance de Rabat avait condamné plusieurs supporters à des peines allant de trois mois à un an de prison ferme, pour des faits liés à des troubles à l’ordre public lors d’un événement sportif.

Les incidents remontent au 18 janvier 2026, à l’issue de la finale opposant le Maroc au Sénégal au Complexe sportif Moulay Abdellah, où des violences avaient éclaté dans les tribunes, entraînant l’interpellation de plusieurs personnes.

Un report lié à une demande de la défense

Selon des sources concordantes, ce renvoi est motivé par la demande d’un mis en cause de nationalité franco-algérienne, nécessitant un délai supplémentaire dans l’examen du dossier.

Les prévenus sont poursuivis pour hooliganisme, une qualification juridique couvrant notamment des actes de violence contre les forces de l’ordre, des dégradations d’infrastructures sportives, des invasions de terrain et des jets de projectiles.

Des répercussions sportives toujours en suspens

Au-delà du volet judiciaire, cette affaire continue d’avoir des conséquences sur le plan sportif. Le 17 mars, la Confédération africaine de football a déclaré le Sénégal forfait en finale, attribuant la victoire au Maroc sur tapis vert (3-0), conformément au règlement de la compétition.

La Fédération sénégalaise de football a contesté cette décision et saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS). Le président de la CAF, Patrice Motsepe, a indiqué que l’instance se conformait à la décision de sa commission d’appel, tout en précisant qu’aucune communication supplémentaire ne serait faite dans l’attente du verdict du TAS.

Une affaire toujours en cours

En attendant l’issue de la procédure devant les juridictions sportives internationales, le volet judiciaire se poursuit au Maroc, avec une audience désormais attendue à la mi-avril, dans un dossier qui continue de susciter une forte attention au Sénégal comme à l’international.

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CAN 2025 : la réaction de Patrice Motsepe après le retrait du titre au Sénégal

La décision de la Confédération africaine de football (CAF) de retirer au Sénégal son titre de champion de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 continue de provoquer une onde de choc dans le monde du football africain. Face à la polémique et aux nombreuses critiques, le président de l’instance continentale, Patrice Motsepe, a pris la parole pour défendre la procédure et rappeler la position de la CAF.

Une décision controversée qui secoue le football africain

Initialement vainqueur de la finale de la CAN 2025 face au Maroc sur le score de 1-0 après prolongation, le Sénégal a vu son titre annulé à la suite d’une décision de la commission d’appel de la CAF. Celle-ci a estimé que les Lions de la Téranga avaient enfreint le règlement en quittant temporairement la pelouse pour protester contre une décision arbitrale durant la rencontre.

Selon l’interprétation du règlement par l’instance, cette action constitue un abandon de match, ce qui entraîne automatiquement une défaite par forfait. Le résultat officiel de la finale a donc été modifié et attribué au Maroc sur le score administratif de 3-0. 

Cette décision, rendue plusieurs semaines après la finale, a suscité de vives réactions au Sénégal, où les autorités et les responsables du football dénoncent une mesure injuste et sans précédent.

Patrice Motsepe défend l’indépendance des instances de la CAF

Dans sa réaction officielle, Patrice Motsepe a tenu à rappeler que les organes disciplinaires et d’appel de la CAF fonctionnent de manière indépendante. Selon lui, ces structures sont composées de juristes et de spécialistes chargés d’appliquer strictement les règlements du football africain.

Le président de la CAF a également reconnu que cette affaire intervient dans un contexte de défiance autour de la gouvernance du football africain. Il a admis que la décision avait suscité des interrogations et des tensions, mais a insisté sur la nécessité de respecter les procédures institutionnelles. 

Motsepe a par ailleurs encouragé le Sénégal à utiliser les voies de recours prévues par les instances sportives internationales si la fédération estime que la décision est injustifiée.

Le Sénégal conteste et envisage un recours

Du côté sénégalais, la décision est perçue comme un coup dur pour le football national. Les autorités et la fédération sénégalaise ont dénoncé une décision « injuste » et ont annoncé leur intention de saisir le Tribunal arbitral du sport afin de contester la décision de la CAF.

Certains responsables politiques ont même appelé à une enquête internationale, évoquant des soupçons de pressions ou d’influences dans ce dossier sensible. 

Une affaire qui dépasse le simple cadre sportif

Au-delà du résultat de la finale, cette affaire soulève un débat plus large sur la gouvernance et la crédibilité des institutions du football africain. Pour de nombreux observateurs, la polémique risque de laisser une trace durable dans l’histoire de la CAN et de fragiliser l’image de la CAF.

Alors que le Sénégal prépare son recours, l’affaire pourrait désormais se poursuivre devant les juridictions sportives internationales, laissant planer l’incertitude sur l’issue définitive de ce dossier qui agite tout le continent.

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CAN 2025 : la vive charge de Claude Le Roy après la décision de la CAF.

La décision du Jury d’appel de la Confédération africaine de football (CAF) de retirer au Sénégal son titre de champion d’Afrique 2025 au profit du Maroc continue de susciter de vives réactions dans le monde du football. Parmi les voix les plus critiques figure celle de Claude Le Roy, technicien expérimenté et fin connaisseur du football africain.

Une décision qui fait l’effet d’un séisme

Annoncée dans la soirée du 17 mars 2026, la décision de la CAF a provoqué une onde de choc. Initialement vainqueur sur le terrain au terme d’une finale tendue, le Sénégal a été déchu de son titre en raison d’incidents survenus en fin de match, notamment le départ temporaire de ses joueurs de la pelouse.

S’appuyant sur les règlements disciplinaires, l’instance continentale a entériné une défaite par forfait (3-0), attribuant ainsi le trophée au Maroc. Une issue rarissime à ce niveau de compétition, qui a immédiatement alimenté les débats et les contestations.

Claude Le Roy dénonce une atteinte à l’image du football africain

Interrogé par Radio France Internationale (RFI), Claude Le Roy n’a pas caché son indignation. L’ancien sélectionneur, vainqueur de la CAN 1988 avec le Cameroun, évoque un « sentiment de tristesse » face à une décision qu’il estime préjudiciable à l’image du continent.

Il critique vivement ce qu’il considère comme des décisions « incompréhensibles », pointant du doigt la gouvernance du football africain et dénonçant des choix susceptibles de fragiliser la crédibilité des compétitions.

Des critiques élargies à la gouvernance du football mondial

Dans ses déclarations, Claude Le Roy s’en prend également à certaines figures du football international, notamment Gianni Infantino, qu’il accuse d’exercer une influence excessive sur le football africain. Il déplore des pratiques qu’il juge inadaptées et estime que de telles décisions ne seraient pas envisageables dans d’autres compétitions majeures à travers le monde.

Le technicien français met ainsi en cause l’équilibre des rapports de gouvernance et appelle à une gestion plus rigoureuse et équitable des compétitions continentales.

Un appel à préserver la crédibilité des compétitions africaines

Au-delà de la polémique, Claude Le Roy insiste sur la nécessité de préserver les progrès réalisés par le football africain, notamment en matière d’organisation et d’infrastructures. Il souligne que des compétitions comme la CAN ont atteint un niveau élevé en termes logistiques et organisationnels, qu’il convient de ne pas fragiliser par des décisions controversées.

Pour lui, cette affaire illustre les défis persistants en matière de gouvernance sportive sur le continent, et souligne l’urgence de renforcer la transparence et la cohérence dans l’application des règlements.

Un débat loin d’être clos

Alors que la décision de la CAF continue de diviser, les réactions comme celle de Claude Le Roy témoignent de l’ampleur de la controverse. Entre respect des règlements et perception d’une injustice sportive, cette affaire pourrait durablement marquer l’histoire récente du football africain.

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CAN 2025 : le Sénégal conteste la décision de la CAF et annonce un recours.

La Fédération Sénégalaise de Football (FSF) a réagi à la décision du Jury d’appel de la Confédération africaine de football (CAF) concernant la finale de la CAN 2025 opposant le Sénégal au Maroc.

Dans un communiqué publié le 17 mars 2026, l’instance sénégalaise indique « prendre acte » de la décision ayant conduit à attribuer officiellement le titre au Maroc sur tapis vert (3-0), à la suite des incidents ayant perturbé la rencontre.

Une décision contestée par Dakar

Cette issue tranche avec le résultat initial du match, remporté sur le terrain par la sélection sénégalaise avant l’interruption liée aux tensions survenues en fin de partie. La décision de la CAF fait suite à un recours introduit par la Fédération royale marocaine de football, finalement jugé recevable par le Jury d’appel.

L’instance continentale considère que le comportement de l’équipe sénégalaise constitue une infraction aux règlements, notamment en matière d’abandon de match. En conséquence, le Sénégal a été déclaré forfait, entraînant l’homologation du score de 3-0 en faveur du Maroc.

La FSF dénonce une décision « inique »

Dans sa réaction officielle, la Fédération sénégalaise de football a vivement critiqué cette décision, qu’elle qualifie d’« inique, sans précédent et inacceptable ». Elle estime qu’un tel verdict porte atteinte à la crédibilité des compétitions africaines et jette le discrédit sur la gouvernance du football continental.

Un recours annoncé devant le Tribunal arbitral du sport

Face à cette situation, la FSF annonce son intention de saisir « dans les plus brefs délais » le Tribunal arbitral du sport (TAS), juridiction compétente pour trancher les litiges sportifs internationaux.

L’instance sénégalaise affirme vouloir faire valoir ses droits dans le respect des procédures, tout en réitérant son attachement aux principes d’intégrité et de justice sportive.

Une affaire appelée à se poursuivre

Ce recours ouvre un nouveau chapitre dans ce dossier, qui dépasse désormais le cadre continental. En attendant une éventuelle décision du TAS, cette affaire continue d’alimenter les débats autour de la gestion des compétitions africaines et du respect des règlements en situation de crise.

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CAN 2025 : la CAF attribue officiellement le titre au Maroc après une finale sous tension.

La Confédération africaine de football (CAF) a officiellement tranché. Dans un communiqué publié ce mardi, l’instance a déclaré le Maroc vainqueur de la CAN 2025, mettant ainsi un terme à la controverse née de la finale face au Sénégal.

Une réserve marocaine jugée recevable

La décision fait suite à une réserve introduite par la fédération marocaine, examinée par le Jury d’appel de la CAF. Après délibération, celle-ci a été jugée recevable, entraînant des conséquences immédiates sur l’issue de la rencontre.

L’équipe nationale du Sénégal a été déclarée forfait, et le match homologué sur le score de 3-0 en faveur du Maroc, conformément aux règlements en vigueur dans les compétitions africaines.

Le départ des Lions de la Teranga au cœur de la sanction

Au centre de cette affaire figure le comportement des Lions de la Teranga, qui avaient quitté la pelouse avant le coup de sifflet final, en signe de protestation contre le déroulement de la rencontre.

Pour la CAF, une telle attitude constitue une infraction claire aux règles disciplinaires. L’instance rappelle en effet que toute équipe abandonnant le terrain sans l’autorisation de l’arbitre est automatiquement considérée comme perdante.

Dans son communiqué, la CAF précise : « Le Jury d’appel a décidé de déclarer l’équipe du Sénégal forfait, le résultat étant entériné sur le score de 3-0 en faveur du Maroc ».

Une application stricte du règlement

La décision s’appuie sur les dispositions réglementaires encadrant les compétitions continentales. Celles-ci prévoient explicitement qu’un abandon de match entraîne une défaite par forfait, généralement entérinée par un score de 3-0.

Cette application stricte du règlement vise à préserver l’intégrité des compétitions et à garantir le respect des décisions arbitrales, même en cas de contestation.

Une finale polémique, un dénouement officiel

Avec cette décision, la CAF met un point final à une finale particulièrement tendue, marquée par des contestations et une interruption prématurée du match. Le Maroc est ainsi officiellement sacré champion d’Afrique 2025.

Ce dénouement, bien que conforme aux règlements, intervient dans un climat de polémique, illustrant les tensions persistantes autour de l’arbitrage et de la gestion des grandes compétitions sur le continent.

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Incidents lors de la finale de la CAN 2025 : la CAF prononce de lourdes sanctions disciplinaires et financières

La Confédération africaine de football (CAF) a rendu publiques les décisions disciplinaires consécutives aux incidents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025, opposant le Sénégal au Maroc. Ces sanctions concernent aussi bien des acteurs sportifs que les fédérations nationales impliquées, traduisant la volonté de l’instance continentale de préserver l’ordre, le fair-play et l’intégrité des compétitions africaines.

Sanctions infligées au Sénégal

La Commission disciplinaire de la CAF a décidé de sanctionner plusieurs membres de l’encadrement et de l’équipe nationale sénégalaise :

  • Pape Bouna Thiaw, sélectionneur national du Sénégal, écope d’une suspension de cinq (5) matchs officiels, pour comportement antisportif et violation des principes de fair-play.

  • Les joueurs Ismaïla Sarr et Iliman Ndiaye sont chacun suspendus pour deux (2) matchs, en raison de leur attitude jugée inappropriée envers l’arbitre à l’issue de la rencontre.

Sur le plan financier, la Fédération sénégalaise de football (FSF) a été condamnée à une amende globale de 615 000 dollars américains, soit plus de 400 millions de francs CFA.

Cette sanction financière se décompose comme suit :

  • 300 000 dollars pour le comportement des supporters sénégalais,

  • 300 000 dollars pour la conduite antisportive des joueurs et du staff,

  • 15 000 dollars pour le cumul de cartons jaunes enregistrés durant la finale.

Décisions concernant le Maroc

La CAF a également sanctionné plusieurs acteurs marocains :

  • Le joueur Achraf Hakimi a écopé de deux (2) matchs de suspension, dont un avec sursis, pour comportement antisportif.

  • Ismaël Saibari a été suspendu pour trois (3) matchs, assortis d’une amende individuelle de 100 000 dollars.

  • La Fédération royale marocaine de football (FRMF) a été condamnée à une amende de 315 000 dollars, notamment pour des incidents liés au comportement des ramasseurs de balles, à l’envahissement de la zone VAR et à l’usage de lasers par certains supporters.

Validation du résultat sportif

Malgré les tensions observées et les contestations formulées, la CAF a rejeté la réclamation introduite par le Maroc. Le résultat sportif de la finale est donc maintenu, et le Sénégal conserve officiellement son titre de champion d’Afrique 2025.

Un signal fort de la CAF

À travers ces décisions, la CAF entend adresser un message clair à l’ensemble des acteurs du football africain : la passion du jeu ne saurait justifier des comportements contraires à l’éthique sportive. L’instance continentale réaffirme ainsi son engagement en faveur du respect des règles, de l’autorité arbitrale et des valeurs fondamentales du sport.

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Finale de la CAN 2025 : la FSF, Pape Thiaw et deux Lions auditionnés par la CAF.

La procédure disciplinaire engagée à la suite de la finale de la Coupe d’Afrique des nations Maroc 2025 a franchi une nouvelle étape. Réuni ce mardi 27 janvier, le jury disciplinaire de la Confédération africaine de football (CAF) a auditionné la Fédération sénégalaise de football (FSF), le sélectionneur national Pape Thiaw, ainsi que les internationaux sénégalais Ismaïla Sarr et Iliman Ndiaye.

Une comparution liée aux rapports de match et aux réserves marocaines

Dans un communiqué officiel, la FSF a confirmé sa comparution devant l’instance disciplinaire de la CAF. La fédération sénégalaise était représentée par son secrétaire général, Abdoulaye Seydou Sow, assisté de Maître Seydou Diagne, juriste de l’institution.

Selon la FSF, cette audition fait suite aux rapports établis par les officiels de la rencontre, ainsi qu’aux réserves formulées par la Fédération royale marocaine de football (FRMF) à l’issue de la finale disputée entre le Sénégal et le Maroc. Ces documents ont servi de base à l’ouverture de la procédure disciplinaire par la CAF.

Pape Thiaw, Ndiaye et Sarr entendus à titre individuel

Le sélectionneur national, Pape Thiaw, ainsi que les joueurs Iliman Ndiaye et Ismaïla Sarr ont également été entendus par la commission. D’après la Fédération sénégalaise de football, les intéressés ont présenté leurs moyens de défense et apporté leurs explications sur les faits qui leur sont reprochés dans les rapports soumis à la CAF.

Aucun détail n’a toutefois été communiqué sur la nature précise des griefs examinés, l’instance disciplinaire étant tenue par les règles de confidentialité qui encadrent ce type de procédure.

Verdict attendu sous 48 heures

À l’issue des auditions, la commission de discipline de la CAF, par la voix de la présidente du jury, a décidé de mettre l’affaire en délibéré. La décision finale est attendue dans un délai de 48 heures.

Ce verdict est particulièrement scruté par les autorités du football sénégalais, alors que les conséquences disciplinaires pourraient concerner aussi bien des sanctions individuelles que d’éventuelles mesures à l’encontre de la Fédération. En attendant, la FSF affirme rester confiante quant à l’issue de la procédure et réitère son attachement au respect des règles et des valeurs du football africain.

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Maroc–Sénégal : un partenariat historique érigé en modèle de coopération africaine.

Les relations entre le Royaume du Maroc et la République du Sénégal sont « historiques, profondes et exemplaires ». C’est en ces termes que l’ambassadeur du Maroc à Dakar, Hassan Naciri, a résumé la nature du partenariat liant les deux pays, insistant sur une fraternité sincère entre les peuples, nourrie par des liens humains, spirituels et culturels pluriséculaires.

Dans un entretien accordé au quotidien Le Soleil, publié dans un magazine spécial en juillet 2025, le diplomate a souligné le caractère singulier de cette relation bilatérale, soutenue, selon lui, par « une volonté politique constante des chefs d’État successifs ». Cette dynamique vise à renforcer une coopération mutuellement bénéfique, au service d’une vision partagée pour le développement, la paix et l’unité du continent africain.

Une proximité politique constante au sommet de l’État

Sur le plan politique, Hassan Naciri a mis en avant « une proximité sans équivalent entre les plus hautes autorités des deux pays ». Il a rappelé que, depuis l’indépendance du Sénégal, tous les souverains marocains ont entretenu des relations étroites avec les présidents sénégalais successifs, dans un climat de fidélité, de loyauté et de confiance réciproque.

Cette continuité politique a permis d’ancrer durablement la coopération bilatérale, qu’il s’agisse de concertation diplomatique, de soutien mutuel dans les instances internationales ou de coordination sur les grandes questions africaines.

Des racines historiques profondément ancrées

Revenant sur les fondements historiques de cette relation, l’ambassadeur a rappelé l’engagement précoce du Maroc aux côtés du Sénégal dès les premiers jours de son indépendance. Le Royaume a notamment été, en 1960, coauteur de la résolution relative à l’admission du Sénégal à l’Organisation des Nations Unies.

Il a également évoqué des épisodes symboliques forts, tels que l’accueil réservé à Feu Sa Majesté Mohammed V à l’aéroport de Yoff en 1955, ou encore la participation de citoyens sénégalais à la Marche Verte en 1975, des événements qui ont, selon lui, « scellé une solidarité africaine vivante et durable ».

Une dimension spirituelle et humaine unique

Au-delà des considérations politiques et historiques, Hassan Naciri a mis l’accent sur la profondeur des liens spirituels unissant les deux nations. Ceux-ci reposent sur un islam sunnite malékite, tolérant et profondément enraciné dans les valeurs du soufisme, conférant au partenariat maroco-sénégalais « une profondeur unique, ancrée dans les cœurs autant que dans les institutions ».

Cette proximité se manifeste également sur le plan humain. Le diplomate a souligné l’existence de milliers de familles mixtes issues de mariages entre Marocains et Sénégalais, ainsi qu’une coopération éducative soutenue, marquée par la mobilité de nombreux étudiants poursuivant leurs études dans les universités des deux pays.

Une relation de référence pour l’Afrique

Pour l’ambassadeur du Maroc à Dakar, l’ensemble de ces éléments fait de la relation entre Rabat et Dakar un modèle de coopération en Afrique. Fondée sur un héritage commun solide, une confiance politique durable et une ambition partagée, cette relation illustre, selon lui, ce que peut être un partenariat africain authentique, tourné vers l’avenir et au service des peuples.