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Sénégal : une ligne de refinancement de 2 milliards FCFA pour renforcer la microfinance.

Le Fonds national de la Microfinance (FONAMIF) et la Caisse des Marchés publics (CDMP SA), filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC Sénégal), ont signé, vendredi 7 août 2026, une convention-cadre portant sur la mise en place d’une ligne de refinancement de 2 milliards de francs CFA destinée aux institutions de microfinance (IMF).

Ce mécanisme vise à renforcer les capacités de financement des IMF afin de faciliter l’accès au crédit pour les entrepreneurs, PME, femmes, jeunes, coopératives et acteurs de l’Économie sociale et solidaire.

La convention s’inscrit dans le cadre du Pacte pour l’Inclusion Financière Universelle (PACTIFU), porté par le ministère de la Microfinance, de l’Économie sociale et solidaire avec l’appui de l’Association professionnelle des Institutions de Microfinance (APIM) et de plusieurs partenaires publics.

Le PACTIFU prévoit de mobiliser plus de 683 milliards de francs CFA entre 2025 et 2029 pour accélérer l’inclusion financière et soutenir le financement des activités productives. La nouvelle ligne de refinancement constitue ainsi l’un des instruments destinés à rapprocher les financements des populations et des entreprises, notamment dans les territoires où l’accès au crédit demeure limité.

Au-delà du montant mobilisé, le dispositif doit permettre aux institutions de microfinance de mieux répondre aux besoins des acteurs économiques et de soutenir davantage les initiatives génératrices de revenus.

Cette initiative s’inscrit également dans les orientations de la Vision Sénégal 2050, qui fait de l’inclusion financière, du développement économique et de la promotion de l’Économie sociale et solidaire des leviers importants de transformation du pays.

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Sénégal : le parti KIIRAAY mise sur l’implantation territoriale pour la structuration.

Le parti Kiiraay entend franchir une nouvelle étape dans son organisation avec l’installation progressive de ses structures de base. Dans un message adressé aux militants, son président, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a placé l’implantation territoriale et la mobilisation à la base au cœur des prochaines priorités de la formation politique.

La première phase prévoit la création de cellules dans les quartiers et les villages, accompagnée d’une opération de massification et d’organisation des militants. Des comités d’initiative seront également chargés de préparer la mise en place des différents mouvements prévus par les statuts.

Ces structures devraient notamment concerner les jeunes, les femmes, les cadres, les sages, les personnes handicapées, les enseignants, les doomu daara, les artisans et les transporteurs.

Le processus se poursuivra par le placement des cartes de membres, avant l’installation officielle des sections, coordinations et mouvements statutaires, aussi bien au Sénégal qu’au sein de la diaspora.

Selon le président du parti, les structures de proximité doivent constituer le « fondement » de Kiiraay. Elles auront notamment pour mission de renforcer le rassemblement autour du projet politique, de faire remonter les préoccupations des populations et de soutenir les initiatives de développement local.

Le parti entend également privilégier une implantation inclusive, en veillant à ce que ses structures reflètent la diversité des forces vives dans les différentes localités.

Pour encadrer cette organisation, un mécanisme de validation sera instauré. Les cellules, sections communales, coordinations et mouvements devront être approuvés par des commissaires politiques, selon des modalités qui seront précisées dans une prochaine circulaire.

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Sénégal : faire du reboisement une responsabilité collective (PM).

Le Premier ministre sénégalais, Ahmadou Al Aminou Lô, a appelé dimanche à Darou Salam, dans le département de Nioro du Rip (Kaolack, centre), à renforcer l’engagement des communautés dans la protection et la préservation des arbres, à l’occasion de la célébration de la 43e édition de la Journée nationale de l’Arbre.

Présidant la cérémonie lors de la 43e Journée nationale de l’Arbre, au nom du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, le chef du gouvernement sénégalais a lancé officiellement la campagne nationale de reboisement 2026, placée sous le thème « Des plants aux arbres : la responsabilité aux communautés », avec pour slogan « Reboiser, c’est bien. Faire pousser, c’est nous ».

« Planter est le commencement, faire vivre l’arbre est notre véritable responsabilité », a déclaré M. Lô, soulignant que l’efficacité d’une politique de reboisement ne doit plus être évaluée uniquement à travers le nombre de plants mis en terre, mais surtout à travers leur taux de survie et leur capacité à contribuer durablement à la restauration des terres.

Le Premier ministre a invité les collectivités territoriales, les organisations communautaires, les établissements scolaires et universitaires, les entreprises ainsi que la société civile à s’impliquer davantage dans la protection du patrimoine forestier.

Il a annoncé, à cet effet, la mise en œuvre de l’initiative « Une commune, une pépinière », destinée à renforcer la production locale de plants et à rapprocher les ressources forestières des populations.

Il a également annoncé le lancement d’un Challenge national des collectivités territoriales pour le reboisement et le verdissement, qui doit permettre de distinguer les collectivités les plus engagées dans la plantation, mais surtout dans l’entretien et la survie des arbres.

Une proposition portant création d’un Prix du président de la République pour le reboisement et le verdissement des collectivités territoriales sera par ailleurs soumise au chef de l’État, a-t-il indiqué.

Selon Ahmadou Al Aminou Lô, le reboisement constitue un levier de lutte contre la désertification, de restauration des terres et de protection de la biodiversité, tout en contribuant à la résilience des territoires face aux effets du changement climatique.

Il a également mis en avant le potentiel économique du secteur forestier, notamment dans la création d’emplois verts pour les jeunes et les femmes et dans le renforcement de la souveraineté alimentaire grâce à la valorisation des espèces forestières et fruitières.

Le choix de Darou Salam pour abriter la cérémonie officielle traduit, selon lui, la volonté de renforcer la mobilisation communautaire autour de la gestion durable des ressources naturelles.

La commune, située dans le bassin arachidier, fait notamment face à la dégradation des terres et à la réduction du couvert végétal, mais dispose d’un important potentiel de mobilisation locale en faveur de l’environnement.

Cette édition met à l’honneur le néré (Parkia biglobosa) et le nébéday (Moringa oleifera), deux espèces présentant des intérêts écologiques, alimentaires, nutritionnels et économiques.

Le Premier ministre a insisté sur la nécessité d’assurer le suivi des plantations après les cérémonies de reboisement.

« La réussite de cette campagne ne sera pas l’affaire d’une journée », a-t-il averti, appelant les acteurs à inscrire leurs efforts dans la durée.

« Planter. Protéger. Entretenir. Faire grandir », a-t-il résumé, invitant chaque communauté à faire de la préservation des arbres une responsabilité quotidienne.

La cérémonie a réuni plusieurs membres du gouvernement, des autorités administratives et territoriales, des responsables des services techniques, ainsi que des représentants des communautés locales.

Source : APANews.

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Sénégal : l’Assemblée nationale ouvre sa première session extraordinaire de 2026.

L’Assemblée nationale du Sénégal ouvre, ce lundi 10 août 2026, sa première session extraordinaire de l’année. Les députés examineront plusieurs textes et dossiers portant notamment sur la transparence, le contrôle des finances publiques et la gouvernance.

Au cœur des travaux figure une proposition de modification de l’article 37 de la Constitution, relatif notamment à la déclaration de patrimoine du président de la République. Le texte devrait donner lieu à des débats sur les exigences de transparence et de responsabilité des autorités publiques.

Les parlementaires se pencheront également sur l’encadrement des crédits spéciaux et des fonds secrets, avec pour objectif de renforcer le contrôle et la traçabilité de l’utilisation des ressources de l’État.

La session prévoit par ailleurs la création de plusieurs commissions d’enquête parlementaires. Celles-ci devraient notamment s’intéresser à la gestion du foncier, aux cessions d’immeubles appartenant à l’État ainsi qu’au programme « Un étudiant, un ordinateur ».

Les investigations devront permettre d’examiner les conditions de gestion de ces différents dossiers et, le cas échéant, d’identifier d’éventuelles responsabilités.

À travers cette session extraordinaire, l’Assemblée nationale entend renforcer son rôle de contrôle de l’action gouvernementale et de suivi de la gestion des ressources publiques, dans un contexte marqué par de fortes attentes en matière de transparence et de reddition des comptes.

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Sénégal : Abdourahmane Diouf défend une transition énergétique « juste et souveraine » au Forum Infra for Africa 2026.

Le ministre sénégalais de l’Énergie et du Pétrole, Dr El Hadji Abdourahmane Diouf, a représenté le président Bassirou Diomaye Faye au Forum Infra for Africa 2026, organisé à Dar es Salaam, en Tanzanie, sous le haut patronage de la présidente Samia Suluhu Hassan.

Organisée par Africa50, la rencontre a réuni des responsables gouvernementaux, des institutions financières et des acteurs du secteur privé autour des enjeux liés au financement des infrastructures, à l’accès à l’énergie et à la transition énergétique en Afrique.

Lors d’un panel ministériel de haut niveau, auquel participaient plusieurs ministres africains ainsi que le secrétaire général de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), le ministre sénégalais a présenté la stratégie du Sénégal en faveur d’une transition énergétique « juste, souveraine et inclusive ».

Il a souligné le rôle de la valorisation des ressources gazières nationales dans l’industrialisation du pays, la création de valeur locale et le développement durable, tout en appelant à une accélération des investissements dans les infrastructures énergétiques pour améliorer l’accès à l’électricité sur le continent.

En marge du forum, Dr Abdourahmane Diouf s’est entretenu avec le président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Dr Sidi Ould Tah. Les échanges ont porté sur le renforcement du partenariat entre le Sénégal et la BAD, notamment dans le cadre du Partenariat pour une transition énergétique juste (JETP), de l’initiative Mission 300 et des projets destinés à élargir l’accès à une énergie fiable, abordable et durable.

À travers cette participation, le Sénégal a réaffirmé sa volonté de promouvoir une transition énergétique fondée sur la coopération régionale, le développement des infrastructures et une croissance économique durable en Afrique.

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Sénégal : la Banque mondiale annonce un financement de 340 milliards de FCFA pour soutenir les réformes.

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a reçu, mercredi, Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Cette rencontre s’est conclue par l’annonce d’un nouveau financement de 340 milliards de FCFA destiné à accompagner plusieurs projets prioritaires du Sénégal.

Selon la présidence sénégalaise, ces ressources serviront à financer des initiatives dans les secteurs de l’agriculture, des transports, ainsi que des programmes de résilience économique et sociale en faveur des jeunes et des femmes.

La Banque mondiale a également confirmé un appui budgétaire direct à l’État sénégalais et l’élargissement des financements basés sur les résultats, témoignant de sa confiance dans les réformes engagées par les autorités.

Les échanges ont porté sur plusieurs priorités stratégiques, notamment la réduction du coût de l’énergie, l’accélération du développement du solaire, le renforcement de la résilience agricole afin de soutenir la souveraineté alimentaire, l’amélioration du climat des affaires, ainsi que la modernisation de la gouvernance et des finances publiques.

Les deux parties ont enfin évoqué la préparation d’un nouveau cadre de partenariat qui définira la coopération entre le Sénégal et la Banque mondiale pour les dix prochaines années, en cohérence avec les objectifs de la Vision Sénégal 2050.

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Hydrocarbures : les exportations pétrolières propulsent le Sénégal sur les marchés internationaux.

Le pétrole est devenu en l’espace de quelques années un moteur majeur des exportations sénégalaises. En 2025, les ventes de pétrole brut ont généré 1 528 milliards de FCFA, contre 464,6 milliards de FCFA en 2024, soit une progression de plus de 1 000 milliards de FCFA en un an, selon les données de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).

Cette forte hausse s’inscrit dans le contexte de la montée en puissance du champ offshore de Sangomar et du démarrage des premières exportations de gaz naturel liquéfié (GNL).

La progression des hydrocarbures a contribué à la forte croissance des exportations nationales. Celles-ci ont atteint 5 805,6 milliards de FCFA en 2025, contre 3 909,1 milliards de FCFA en 2024, soit une hausse de 48,5 %.

Le pétrole brut représente ainsi une part croissante des échanges extérieurs du pays, renforçant la place du Sénégal sur le marché international de l’énergie.

Les cargaisons de brut sénégalais ont notamment été acheminées vers plusieurs grandes économies. Les Pays-Bas arrivent en tête des destinations avec 32 % des exportations pétrolières, suivis de la Chine (25,3 %), de l’Italie (14,7 %), de l’Espagne (13,6 %) et des États-Unis (7,4 %).

Cette dynamique est directement liée à la montée en régime du champ pétrolier de Sangomar, dont l’exploitation a démarré en juin 2024.

En 2025, le site a produit 36,1 millions de barils, dépassant les prévisions initiales grâce aux performances enregistrées par les installations et les puits.

La tendance s’est poursuivie en 2026. Au cours du premier semestre, la production de Sangomar a atteint 17,9 millions de barils, soit plus de la moitié de l’objectif annuel fixé à 31,6 millions de barils.

Depuis le début de l’exploitation du champ, 70,9 millions de barils ont été extraits, dont 70,47 millions ont déjà été commercialisés sur les marchés internationaux.

Au-delà de l’impact sur les exportations, le développement des hydrocarbures ouvre de nouvelles perspectives pour les finances publiques sénégalaises.

Selon les projections officielles, les revenus issus du pétrole et du gaz devraient générer 703,2 milliards de FCFA de recettes budgétaires entre 2027 et 2029.

Ces ressources pourraient ainsi contribuer au financement des investissements publics et au développement économique du pays, tout en renforçant sa capacité à financer ses priorités nationales.

Avec la montée en puissance de Sangomar et le développement de la production gazière, le Sénégal entre progressivement dans une nouvelle phase de son économie. Le défi sera désormais de transformer cette manne énergétique en croissance durable, en emplois et en investissements structurants, tout en veillant à une gestion transparente et responsable des revenus tirés des hydrocarbures.

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Sénégal–Gambie : Dakar et Banjul scellent un accord sur la délimitation de leur frontière commune.

Sénégal–Gambie : Dakar et Banjul scellent un accord sur la délimitation de leur frontière commune
Après plusieurs années de discussions et une récente montée des tensions à Bulock, les deux pays annoncent une avancée majeure vers une gestion concertée de leur frontière

Le Sénégal et la Gambie ont franchi une étape importante dans le règlement de leurs questions frontalières. Les deux pays sont parvenus à un accord définitif sur la délimitation de leur frontière commune, au terme d’un processus de dialogue et de concertation engagé depuis plusieurs années.

L’annonce a été faite par le Secrétariat permanent sénégalo-gambien, qui a salué l’aboutissement des travaux menés conformément aux orientations des chefs d’État des deux pays. Dakar et Banjul ont ainsi privilégié les mécanismes de dialogue bilatéral et l’esprit de fraternité pour parvenir à une solution consensuelle à une question sensible.

Les opérations de réaffirmation de la frontière reprendront le 15 août

Dans le prolongement de cet accord, les activités conjointes de réaffirmation et de densification de la frontière sud doivent reprendre à compter du 15 août 2026.

Les opérations concerneront dans un premier temps le tronçon compris entre Touba Tranquil–Dar Salam et Saré Yoro Guèye–Jahanka. Ces travaux doivent permettre de matérialiser plus clairement la ligne frontalière et de renforcer la coordination entre les administrations et les forces chargées de la surveillance des deux côtés de la frontière.

Cette reprise intervient alors que la question de la gestion de la frontière avait récemment suscité des tensions, notamment autour de la zone de Bulock, dans la région gambienne de la Côte-Ouest.

L’incident de Bulock avait ravivé les tensions entre les deux pays

Le 17 juillet dernier, le gouvernement gambien avait dénoncé un incident survenu au niveau du poste-frontière militaire de Bulock. Banjul avait alors accusé des éléments des Forces armées sénégalaises d’avoir détruit une partie de la clôture d’une installation militaire gambienne, sans concertation préalable avec les autorités concernées.

Dans un communiqué, le porte-parole du gouvernement gambien et conseiller présidentiel chargé de la diaspora, Ebrima G. Sankareh, avait qualifié l’incident de « profondément provocateur » et de « totalement inacceptable ».

Selon les autorités gambiennes, une partie de la clôture d’une installation des Forces armées gambiennes avait été démolie en dehors des mécanismes militaires et diplomatiques bilatéraux établis entre les deux pays.

Malgré la fermeté de sa réaction, Banjul avait indiqué privilégier une résolution pacifique du différend. Le gouvernement gambien avait précisé qu’un dialogue diplomatique avec Dakar était engagé et que la question devait être examinée dans le cadre du Comité militaire conjoint, ainsi que des autres mécanismes bilatéraux existants.

Les autorités gambiennes avaient également assuré que la situation sécuritaire restait « calme et totalement sous contrôle », tout en saluant la retenue de leurs forces armées afin d’éviter toute escalade.

Dakar rappelle l’existence de discussions bilatérales sur la zone

De son côté, le Sénégal avait également réaffirmé sa volonté de régler la question par le dialogue.

Dans une déclaration du ministère sénégalais de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, Dakar avait rappelé que les relations entre les deux pays reposent sur des « liens historiques de fraternité, de bon voisinage et de coopération stratégique ».

Les autorités sénégalaises avaient toutefois indiqué avoir, à plusieurs reprises, attiré l’attention de la partie gambienne sur certaines installations et activités considérées comme des empiètements présumés sur le territoire sénégalais et incompatibles avec une gestion concertée de la frontière.

Dakar avait également précisé que l’incident du 16 juillet ne constituait pas une remise en cause de la souveraineté gambienne ni une volonté de détériorer les relations entre les deux États. Le Sénégal avait ainsi appelé à poursuivre les discussions dans le cadre des mécanismes diplomatiques et bilatéraux déjà établis.

Un accord qui intervient dans un contexte de coopération étroite

Au-delà des différends ponctuels, le Sénégal et la Gambie entretiennent des relations particulièrement étroites, liées à leur proximité géographique, historique et culturelle.

Les deux pays coopèrent notamment dans les domaines de la défense, de la sécurité, du commerce, de la gestion des frontières et du développement économique. La configuration géographique de la Gambie, enclavée à l’intérieur du territoire sénégalais à l’exception de son ouverture sur l’océan Atlantique, rend par ailleurs la coopération transfrontalière particulièrement stratégique.

Dans ce contexte, la délimitation précise et consensuelle de la frontière apparaît comme un enjeu essentiel pour faciliter la circulation, sécuriser les zones frontalières et prévenir les incidents susceptibles d’affecter les relations entre les deux États.

Dakar et Banjul veulent désormais tourner la page

L’accord annoncé par le Secrétariat permanent sénégalo-gambien constitue ainsi une avancée significative dans le règlement de la question frontalière. Il intervient après une séquence de tensions qui aura rappelé l’importance d’une coordination permanente entre les autorités des deux pays.

Le Secrétariat permanent a salué les efforts déployés par Alieu Njie, président de la Commission nationale des frontières de Gambie, et le général de division Cheikh M. L. B. Camara, président de la Commission nationale de gestion des frontières du Sénégal, dont l’implication a contribué à l’aboutissement du processus.

La reprise des opérations de réaffirmation et de densification de la frontière, prévue à partir du 15 août, devrait désormais permettre de traduire l’accord politique en actions concrètes sur le terrain.

Pour Dakar comme pour Banjul, l’objectif est désormais de consolider cette dynamique afin de prévenir de nouveaux incidents, renforcer la coopération transfrontalière et préserver les relations historiques de fraternité et de bon voisinage qui unissent les deux peuples.

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Sénégal : le Grand Magal pèse 630 milliards de FCFA.

Touba. Dans la cité sainte du mouridisme, les foules convergent comme chaque année vers la Grande Mosquée.

Mais derrière la ferveur religieuse du Grand Magal se dessine une autre réalité : celle d’un événement devenu un acteur économique majeur du Sénégal. Selon une étude conjointe de l’Université Alioune Diop de Bambey et de l’Université Cheikh Ahmadoul Khadim de Touba, les retombées économiques du pèlerinage atteindraient désormais près de 630 milliards de francs CFA, contre 250 milliards en 2017.

Pour un observateur extérieur, le Magal est d’abord une manifestation spirituelle commémorant l’exil de Cheikh Ahmadou Bamba par l’administration coloniale française en 1895. Pour les économistes, il ressemble de plus en plus à un gigantesque marché temporaire dont l’influence s’étend bien au-delà des frontières de Touba. 

La croissance de son impact reflète plusieurs tendances. La ville de Touba elle-même a connu une expansion démographique spectaculaire, tandis que le pèlerinage attire un nombre croissant de fidèles sénégalais et issus de la diaspora. Les chercheurs évoquent une affluence pouvant dépasser cinq millions de personnes, créant une explosion de la demande en nourriture, transport, hébergement et services financiers. 

Comme souvent en Afrique de l’Ouest, les premiers bénéficiaires sont les secteurs agricole et pastoral. Des centaines de milliers de volailles et des dizaines de milliers de ruminants sont consommés pendant la période du Magal. Cette demande exceptionnelle irrigue les chaînes de valeur du pays, depuis les producteurs de Casamance jusqu’aux éleveurs du bassin arachidier. Plus de 600 000 poulets seraient consommés durant l’événement, illustrant l’ampleur de cette économie de pèlerinage. 

Les services financiers profitent également de ce boom saisonnier. Les opérateurs de mobile money enregistreraient une hausse d’au moins 60 % de leur chiffre d’affaires durant le Magal, portée par les transferts d’argent de la diaspora et des familles qui financent l’accueil des pèlerins. Dans un pays où les paiements numériques gagnent du terrain, le pèlerinage agit comme un accélérateur temporaire de l’activité financière. 

L’étude révèle cependant un paradoxe. Si le Magal génère une richesse considérable, une partie importante de la valeur ajoutée est produite hors de Touba. Les produits agricoles, les denrées alimentaires et de nombreux biens consommés durant l’événement proviennent d’autres régions du Sénégal. Certains économistes plaident donc pour une industrialisation accrue de la ville afin qu’elle capture une plus grande part des bénéfices générés par le pèlerinage. 

Les chercheurs avancent même des pistes concrètes. Le développement de filières de transformation du cuir à partir des peaux issues des sacrifices, ou encore le renforcement d’une production agricole locale destinée à remplacer certaines importations, pourraient créer plusieurs dizaines de milliers d’emplois au cours des prochaines années. 

Cette évolution témoigne d’une tendance plus large observée dans plusieurs économies émergentes : les grands rassemblements religieux ne sont plus seulement des phénomènes culturels ou spirituels. Ils deviennent aussi des plateformes économiques capables de stimuler la consommation, l’investissement et l’entrepreneuriat à grande échelle. 

À Touba, le Grand Magal demeure avant tout une célébration de la foi mouride. Mais à mesure que le nombre de pèlerins augmente, son importance économique devient impossible à ignorer. Dans un Sénégal en quête de nouveaux moteurs de croissance, la ville sainte apparaît désormais comme un laboratoire singulier où spiritualité et économie avancent main dans la main. 

Source : LesNouvellesd’Afrique.

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Sénégal : Concours général 2026, la Nation célèbre ses cracks aujourd’hui.

Le Concours général sénégalais (Cgs) célèbre, ce jeudi 30 juillet, sa 60ᵉ édition au Grand Théâtre national Doudou Ndiaye Coumba Rose. Présidée par le Chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, la cérémonie solennelle mettra à l’honneur, comme à l’accoutumée, les meilleurs élèves du pays.

Soixante ans après sa création, le Concours général sénégalais (Cgs) demeure l’une des plus prestigieuses distinctions du système éducatif sénégalais. L’édition 2026, placée sous la présidence du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, s’inscrit dans une dynamique de célébration de l’excellence scolaire et de transmission des valeurs citoyennes fondées sur le mérite.

Organisée au Grand Théâtre national Doudou Ndiaye Coumba Rose, la cérémonie réunira les meilleurs élèves de la Nation autour d’un thème en résonance avec un rendez-vous historique. Intitulé « Le Sénégal à l’heure des Joj 2026 : refonder le sens du bien commun à l’école des valeurs olympiques », celui-ci établit un lien entre la réussite scolaire et les idéaux de dépassement de soi, de solidarité et de respect portés par les Jeux olympiques de la jeunesse que le Sénégal accueillera du 31 octobre au 13 novembre 2026.

Lors de la cérémonie, un hommage sera rendu à la marraine de l’édition, le Professeur Awa Marie Coll Seck, ancienne ministre de la République, dont le parcours est salué comme une référence d’excellence, de compétence et d’engagement au service de la nation. Les résultats publiés par le ministère de l’Éducation nationale traduisent la bonne santé de cette compétition d’élite.

129 distinctions, dont 69 Prix et 60 Accessits

Au total, 3 690 candidats ont pris part aux épreuves ; soit une progression de 122 élèves par rapport à 2025. Les filles représentent 61,27 % des effectifs avec 2 261 candidates. À l’issue des délibérations, 129 distinctions, dont 69 Prix et 60 Accessits seront remises aux 118 lauréats. Les établissements publics confirment leur domination en remportant près de 80 % des distinctions, tandis que les filières scientifiques concentrent la majorité des lauréats avec 83 distinctions.

Pour la deuxième année consécutive, Ameth Babou, élève en Terminale S1 au Prytanée militaire, Charles N’Tchoréré de Saint-Louis, décroche le titre de meilleur élève du Sénégal. Avec 68 points et 4 premiers Prix, notamment en français, en citoyenneté et droits de l’homme, en dissertation philosophique et en physique, il confirme un parcours exceptionnel, renseigne un communiqué du ministère de l’Éducation nationale.

Cette édition marque également un tournant en matière d’inclusion. Pour la première fois, les élèves non-voyants de l’Institut national d’éducation et de formation des jeunes aveugles (Inefja) de Thiès ont concouru dans les mêmes conditions que les autres candidats. Le palmarès s’ouvre aussi à de nouveaux établissements, témoignant d’un élargissement de la carte de l’excellence scolaire à travers le pays.

Pour célébrer ce jubilé, le ministère de l’Éducation nationale procédera à la présentation d’un ouvrage intitulé : « Le Concours général au Sénégal, miroir de la nation » ainsi qu’au lancement d’une exposition immersive retraçant six décennies d’histoire d’une institution qui continue d’incarner l’excellence académique et le mérite dans notre système éducatif.