Mourana Soumah nouveau ministre de lEconomie et des Finances de la Guinee 360x320

Guinée : un pari politique assumé pour impulser une nouvelle dynamique dans le numérique et les médias.

La nomination de Mourana Soumah à la tête du ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, à la suite du remaniement gouvernemental de février 2026, a surpris plus d’un observateur. Peu d’analystes avaient anticipé le transfert de cet ancien haut cadre du Trésor vers un secteur aussi stratégique que celui du numérique et des médias.

Pourtant, derrière ce choix, le président de la transition, Mamadi Doumbouya, semble avoir voulu impulser une rupture, en misant sur un profil réputé rigoureux pour accélérer la transformation d’un secteur en quête de modernisation.

Un secteur en quête de transformation structurelle

Le pari présidentiel s’inscrit dans un contexte marqué par des décennies de sous-investissement dans les infrastructures numériques et audiovisuelles. Si des progrès ont été enregistrés ces dernières années, les défis restent importants, notamment en matière de connectivité, de modernisation des équipements et de structuration de l’écosystème médiatique.

Dans cette perspective, la nomination de Mourana Soumah apparaît comme une tentative de créer un électrochoc, en insufflant une nouvelle dynamique dans un département considéré comme stratégique pour le développement.

Un style managérial axé sur la performance

Depuis sa prise de fonction, le ministre imprime un rythme de travail soutenu. Décrit comme méthodique et exigeant, il privilégie une approche fondée sur des objectifs mesurables, la recherche de résultats concrets et l’optimisation des performances.

Lors des réunions de travail, il accorde une attention particulière aux détails, encourage les contributions de ses collaborateurs tout en exigeant précision et rigueur. Un style qui tranche avec certaines pratiques administratives et qui vise à renforcer l’efficacité de l’action publique.

Des premiers résultats visibles avec le projet TNT

Parmi les avancées notables, figure la relance du projet de télévision numérique terrestre (TNT), un chantier engagé depuis près d’une décennie. La promulgation récente de la loi relative à son financement, par le président Mamadi Doumbouya, constitue une étape décisive.

Ce projet, financé à hauteur d’environ 66 millions d’euros avec le concours de BPI France, prévoit notamment le déploiement d’infrastructures de diffusion, la modernisation des studios de production, ainsi que la numérisation des contenus audiovisuels à l’échelle nationale.

Au-delà de ses aspects techniques, la TNT est perçue comme un levier de transformation du paysage médiatique, avec des retombées attendues en matière de qualité de diffusion, de production de contenus et de valorisation culturelle.

Une vision inscrite dans la dynamique Simandou 2040

Cette dynamique s’inscrit dans la vision plus large des autorités, notamment à travers le programme Simandou 2040, qui ambitionne de moderniser les infrastructures et de renforcer la compétitivité de l’économie guinéenne.

Au sein du gouvernement dirigé par le Premier ministre Amadou Oury Bah, les projets liés au numérique et aux télécommunications figurent désormais parmi les priorités, avec notamment le développement de la fibre optique et l’extension des capacités de connectivité.

Accélérer la transformation numérique de la Guinée

Parmi les chantiers évoqués, figure l’extension du réseau de câbles, avec l’ambition d’atteindre près de 10 000 kilomètres contre environ 4 500 actuellement. L’objectif est de renforcer l’accès à internet et d’améliorer l’intégration de la Guinée dans l’économie numérique mondiale.

À travers ces initiatives, Mourana Soumah et son équipe entendent rattraper le retard accumulé et donner un nouveau visage au secteur des médias et de l’audiovisuel.

Au-delà des infrastructures, l’enjeu est aussi de structurer un écosystème capable de soutenir l’innovation, de créer des emplois et de favoriser l’émergence d’une économie numérique compétitive.

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Guinée : promulgation d’une loi clé pour le financement de la TNT.

Le président de la République, S.E Mamadi Doumbouya, a officialisé, par décret lu le jeudi 16 avril à la télévision nationale, la promulgation d’une loi stratégique relative au financement du projet de télévision numérique terrestre (TNT). Cette décision marque une nouvelle étape dans le processus de modernisation du secteur audiovisuel guinéen.

Une loi modificative désormais en vigueur

Le texte promulgué, la loi ordinaire L-2025-018-CNT du 30 mai 2025, entre officiellement en application. Il vient modifier la loi L-2024-022-CNT du 23 octobre 2024, qui autorisait déjà la ratification d’une convention de crédit acheteur conclue entre l’État guinéen et BPI France.

Cette mise à jour législative vise à adapter le cadre juridique aux exigences opérationnelles et financières du projet.

Un financement de 66 millions d’euros pour moderniser l’audiovisuel

D’un montant global de 66 millions d’euros, l’accord signé le 25 juin 2024 prévoit le financement du déploiement de la TNT sur l’ensemble du territoire national. Ce projet structurant ambitionne d’améliorer significativement la qualité et l’accessibilité de la diffusion télévisuelle en Guinée.

Au-delà de la TNT, le programme inclut également la modernisation du réseau de radiodiffusion FM, la rénovation des studios de production ainsi que la sauvegarde et la valorisation des archives audiovisuelles nationales.

Un levier pour la transformation du paysage médiatique

À travers cette initiative, les autorités guinéennes entendent accélérer la transition vers le numérique et renforcer les capacités techniques du secteur audiovisuel. L’objectif est de doter le pays d’infrastructures modernes, capables de soutenir une offre médiatique plus diversifiée et compétitive.

Cette réforme s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation numérique, considérée comme un levier essentiel de développement et de souveraineté informationnelle.

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Réseaux sociaux : la HAC met en garde contre les dérives et appelle à la responsabilité.

Face à la montée préoccupante de contenus jugés inappropriés sur les réseaux sociaux, la Haute Autorité de la Communication (HAC) a exprimé son inquiétude dans un communiqué officiel. L’organe de régulation des médias dénonce notamment la prolifération de propos injurieux, la diffusion d’informations non vérifiées et la circulation de messages susceptibles de fragiliser la cohésion sociale.

Une menace pour le vivre-ensemble

Selon la HAC, ces dérives numériques constituent un risque réel pour la stabilité sociale et le vivre-ensemble. L’institution rappelle que si la liberté d’expression est garantie par la Constitution, elle doit s’exercer dans le respect des principes fondamentaux, notamment la dignité humaine, la vie privée et les institutions de la République.

Dans ce contexte, le régulateur met en garde contre les effets délétères de la désinformation et des discours haineux, qui peuvent rapidement se propager et alimenter les tensions au sein de la société.

Un appel à la vigilance et à l’éthique

La HAC insiste également sur la responsabilité individuelle de chaque utilisateur des plateformes numériques. Elle invite les internautes à faire preuve de discernement dans le partage des contenus, en vérifiant la fiabilité des informations avant toute diffusion.

L’institution exhorte par ailleurs les créateurs de contenus à adopter une démarche éthique, fondée sur la rigueur, la retenue et le sens des responsabilités, afin de contribuer à un espace numérique plus sain et apaisé.

Des sanctions en cas de manquements

Au-delà de cet appel à la responsabilité, la HAC prévient qu’elle n’exclut pas de recourir à des mesures coercitives en cas de dérives persistantes. Les sanctions envisagées pourraient aller de la suspension de comptes ou de contenus à des poursuites judiciaires, conformément aux dispositions légales en vigueur.

Vers un environnement médiatique plus responsable

À travers cette mise en garde, la HAC réaffirme son engagement en faveur d’un environnement médiatique respectueux des normes professionnelles et des valeurs républicaines. Elle appelle à une mobilisation collective de l’ensemble des acteurs — institutions, médias et citoyens — pour préserver l’intégrité de l’espace numérique.

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Simandou 2040 : lancement d’un atelier stratégique pour accélérer la mise en œuvre des projets numériques.

Le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Mourana Soumah, a procédé, ce mardi 14 avril 2026, à l’ouverture d’un atelier stratégique consacré au pilotage opérationnel des projets inscrits dans le programme Simandou 2040.

La rencontre a réuni les principaux responsables du département, notamment le secrétaire général, les membres du cabinet, ainsi que le délégué général de l’Unité d’exécution du programme, Angelo Diallo. Directeurs nationaux, chefs de service et partenaires techniques ont également pris part aux travaux.

Le numérique, levier transversal du développement

Dans son allocution d’ouverture, le ministre a rappelé la place centrale du programme Simandou 2040 dans la stratégie de développement de la Guinée, le présentant comme une véritable boussole pour l’action gouvernementale.

Il a particulièrement insisté sur le rôle structurant du numérique, considéré comme une infrastructure transversale essentielle. Selon lui, le développement des technologies de l’information constitue un levier clé pour renforcer la connectivité, soutenir la souveraineté nationale et favoriser l’appropriation des réformes par les populations.

Une approche orientée vers l’action

L’atelier vise à traduire les orientations stratégiques en plans d’action concrets. Les différentes directions, structures sous tutelle et experts mobilisés travaillent à la définition des priorités, à la structuration des projets et à l’organisation de leur mise en œuvre effective.

Cette démarche s’inscrit dans une volonté affirmée des autorités de passer d’une phase de planification à une logique d’exécution, en assurant une meilleure coordination entre les acteurs impliqués.

Des résultats attendus à court terme

Les travaux, en cours tout au long de la journée, doivent déboucher sur une restitution permettant de dégager des orientations opérationnelles claires. L’objectif est d’accélérer le déploiement des projets liés au numérique dans le cadre du programme Simandou 2040, afin d’en faire un moteur de transformation économique et sociale pour le pays.

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Sénégal : lancement d’une tournée nationale pour connecter les territoires via le satellite.

Le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique a lancé, ce 9 avril 2026, une tournée nationale dédiée au déploiement de kits satellitaires, marquant ainsi le coup d’envoi du programme de connectivité universelle.

Une première phase dans trois régions clés

Cette phase initiale, prévue du 9 au 13 avril, concerne les régions de Ziguinchor, Kolda et Kaolack. Elle s’inscrit dans une ambition nationale visant à connecter gratuitement un million de Sénégalais à Internet d’ici la fin de l’année 2026.

Réduire durablement la fracture numérique

À travers ce programme, les autorités entendent garantir un accès équitable au numérique, notamment dans les zones rurales et enclavées. Les écoles, les centres de santé et les communautés les plus vulnérables figurent parmi les principales cibles de cette initiative.

Le recours à la technologie satellitaire apparaît comme une solution adaptée pour atteindre des localités jusque-là difficilement accessibles par les infrastructures classiques.

Un levier pour le développement et l’inclusion

Au-delà de l’enjeu technologique, cette tournée traduit la volonté des pouvoirs publics de faire de l’accès à Internet un moteur de transformation. L’objectif est de soutenir l’éducation, stimuler l’innovation et favoriser le développement socio-économique à l’échelle nationale.

Ce programme s’inscrit dans une vision plus large d’un Sénégal inclusif et connecté, où le numérique devient un outil stratégique pour réduire les inégalités territoriales et accompagner la modernisation du pays.

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Inclusion numérique : Orange Guinée lance l’édition 2026 du programme Hello Women

Orange Guinée a annoncé le lancement de l’édition 2026 de son programme « Hello Women », une initiative destinée à renforcer l’accès des jeunes filles et des femmes guinéennes aux métiers scientifiques, techniques et du numérique. Le programme a été officiellement lancé le 9 mars 2026 en Guinée.

À travers cette initiative, l’opérateur télécom entend contribuer à réduire les inégalités de genre dans les secteurs technologiques, encore largement dominés par les hommes, tout en favorisant l’insertion professionnelle des femmes dans les métiers d’avenir.

Un programme axé sur la sensibilisation et la formation

Le dispositif « Hello Women » repose sur plusieurs activités visant à faire découvrir les opportunités offertes par les filières technologiques. Il prévoit notamment des sessions de sensibilisation aux métiers techniques et du numérique, ainsi que des rencontres avec des professionnelles d’Orange qui partageront leurs parcours et leurs expériences au sein de l’entreprise.

Les participantes auront également l’occasion de bénéficier de stages, d’immersions professionnelles et de visites des installations techniques de l’opérateur, afin de mieux appréhender les réalités du secteur.

Renforcer l’employabilité dans les métiers du numérique

Le programme prévoit en outre des formations courtes destinées à renforcer les compétences numériques des participantes. Ces modules, dispensés au sein de l’Orange Digital Center, porteront notamment sur des domaines clés tels que le codage, le cloud computing, la cybersécurité ou encore la gestion des données.

Dans le même esprit, un hackathon exclusivement féminin sera organisé afin de stimuler l’innovation et encourager l’entrepreneuriat technologique autour de solutions concrètes répondant aux défis de la société guinéenne.

Accompagner les femmes vers des carrières durables

À travers le programme « Hello Women », Orange Guinée ambitionne d’accompagner les femmes tout au long de leur parcours, depuis la découverte des métiers technologiques jusqu’à l’accès à une première expérience professionnelle, voire à une reconversion vers les filières techniques.

L’entreprise souligne que la promotion d’une plus grande présence féminine dans les secteurs scientifiques et numériques constitue un levier essentiel pour le développement de l’innovation et de l’économie numérique en Guinée. Selon l’opérateur, la transformation technologique et économique ne peut se concevoir sans une participation accrue des femmes.

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Starlink au Sénégal : un levier clé du New Deal Technologique pour l’accès universel au numérique.

Le déploiement de Starlink au Sénégal s’inscrit pleinement dans la mise en œuvre du New Deal Technologique, pilier central de la stratégie nationale de transformation numérique. Selon le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique (MCTN), cette décision répond à une ambition clairement affichée par les autorités : démocratiser l’accès au haut et au très haut débit sur l’ensemble du territoire national, avec une attention particulière portée aux zones rurales, enclavées et frontalières, où le déploiement des réseaux terrestres demeure limité par des contraintes économiques et techniques.

Dans cette perspective, l’État sénégalais poursuit le renforcement du maillage national en infrastructures numériques à très haut débit, en s’appuyant sur des solutions innovantes et complémentaires aux réseaux existants. « C’est dans cette dynamique que s’inscrit l’autorisation accordée à Starlink en tant que fournisseur d’accès à Internet au Sénégal », précise le MCTN, tout en soulignant que cette ouverture s’effectue dans un cadre strictement régulé. Le ministère rappelle en effet que tout opérateur satellitaire est soumis aux règles de régulation en vigueur, au même titre que les autres acteurs du secteur.

5 000 kits Starlink pour connecter un million de Sénégalais

L’arrivée de Starlink marque une avancée significative vers l’objectif d’un accès universel à Internet. Dans ce cadre, le Gouvernement du Sénégal a négocié l’acquisition de 5 000 kits Starlink à un tarif préférentiel, avec pour ambition de connecter gratuitement un million de Sénégalais au cours du premier semestre 2026, selon les estimations du MCTN.

Les bénéficiaires prioritaires de ce programme sont clairement identifiés. Il s’agit notamment des zones dites « blanches », à travers la mise en place de dispositifs de wifi communautaire, des secteurs de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle, des collectivités territoriales, des zones frontalières, ainsi que des programmes de développement spécifiques, dont le Plan Diomaye pour la Casamance.

Une technologie satellitaire pour résorber durablement les zones blanches

Grâce à sa constellation de satellites en orbite basse, Starlink propose une solution de connectivité satellitaire de pointe, capable de couvrir des territoires jusque-là privés d’un accès fiable à Internet. Cette technologie est appelée à jouer un rôle déterminant dans l’éradication progressive des zones blanches, en renforçant ou en prolongeant la couverture des réseaux terrestres existants.

Au-delà de la seule connectivité, les autorités anticipent un impact structurant à plusieurs niveaux. Cette initiative devrait permettre une extension rapide et immédiate de l’accès à Internet sur l’ensemble du territoire national, contribuer fortement à l’inclusion numérique et à la dynamisation de l’économie, tout en consolidant le positionnement du Sénégal comme un acteur de référence de la transformation numérique en Afrique.

Par ailleurs, la mise en œuvre de cette stratégie offre aux différents secteurs d’activités l’opportunité de réduire significativement leurs coûts de connectivité, tout en bénéficiant d’un accès à une connexion très haut débit, fiable et performante. Un facteur clé pour stimuler l’innovation, améliorer les services et renforcer la compétitivité de l’économie sénégalaise.

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Le Sénégal rejoint le réseau Starlink et renforce sa stratégie de connectivité nationale.

Le service d’accès à Internet par satellite Starlink est désormais opérationnel au Sénégal. L’annonce a été faite ce mercredi matin par Elon Musk sur le réseau social X, tandis que le site officiel de Starlink confirme l’entrée du pays dans la liste des territoires couverts, identifiés en bleu, signalant une disponibilité effective du service.

Développé par SpaceX, Starlink propose une connexion Internet à haut débit et à faible latence via une constellation de satellites en orbite basse. Le service affiche un taux de disponibilité moyen supérieur à 99,9 %, avec une couverture mondiale conçue pour garantir une connectivité stable, y compris dans les zones difficilement accessibles par les infrastructures terrestres classiques.

Une technologie clé pour la couverture des zones reculées

L’arrivée de Starlink au Sénégal s’inscrit dans une dynamique anticipée par les autorités nationales. En décembre dernier, devant l’Assemblée nationale, le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Alioune Sall, avait confirmé le déploiement à venir de la connexion satellitaire. Il avait alors souligné que cette solution faisait partie d’un mix technologique destiné à compléter la fibre optique et les réseaux mobiles.

Selon le ministre, cette stratégie vise à assurer une couverture intégrale du territoire national d’ici fin 2026, en incluant les zones rurales et enclavées, souvent mal desservies par les réseaux traditionnels.

Un levier pour l’inclusion numérique

Au-delà de l’aspect technologique, l’État sénégalais ambitionne de faire de la connectivité un outil d’inclusion sociale et territoriale. Le gouvernement s’est fixé pour objectif de connecter gratuitement un million de Sénégalais, en ciblant prioritairement les zones frontalières, les postes de santé, les établissements scolaires nécessitant un accompagnement spécifique ainsi que les bâtiments administratifs isolés.

L’activation de Starlink au Sénégal marque ainsi une étape importante dans la transformation numérique du pays, en offrant une alternative crédible pour réduire la fracture numérique et soutenir les politiques publiques en matière d’éducation, de santé et de services administratifs.

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Niamey, carrefour stratégique du numérique ouest-africain.

Niamey a accueilli, le 27 janvier 2026, la première session ordinaire de l’année du Réseau Ouest Africain des Backbones Nationaux (ROA-BN). Cette rencontre de haut niveau s’inscrit dans une dynamique régionale visant à accélérer le développement des infrastructures numériques et à renforcer l’interconnexion des réseaux nationaux en Afrique de l’Ouest.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par Madame la Ministre de la Fonction publique et du Travail, assurant l’intérim du Ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information. Elle s’est déroulée en présence du représentant du Président de la République, du Vice-président du réseau, du Secrétaire exécutif, du commissaire aux comptes, des membres statutaires du ROA-BN ainsi que de plusieurs invités institutionnels et partenaires techniques.

Cette session a réuni les délégations des pays membres, notamment le Niger, le Burkina Faso, le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Sénégal, la Guinée et la Sierra Leone. Les travaux ont porté sur des enjeux stratégiques majeurs, parmi lesquels le développement des backbones nationaux, leur interconnexion transfrontalière, la sécurité et la résilience des réseaux, ainsi que les mécanismes de gouvernance et de financement des infrastructures numériques.

Les participants ont également échangé sur les actions prioritaires à mener pour améliorer la connectivité, réduire les coûts d’accès à Internet et renforcer l’accessibilité des services numériques, considérés comme des leviers essentiels du développement économique, social et de l’inclusion numérique dans la sous-région.

La tenue de cette rencontre à Niamey, avec l’appui de Niger Télécoms, témoigne de la volonté commune des acteurs du secteur de consolider l’intégration régionale et de promouvoir des infrastructures numériques performantes, fiables et inclusives. À cette occasion, Niger Télécoms a exprimé sa satisfaction d’avoir accueilli cette session stratégique et a réaffirmé son engagement en faveur du développement du numérique et du renforcement de la coopération régionale en Afrique de l’Ouest.

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Burkina Faso : Ouagadougou se dote de datacenters stratégiques et renforce sa souveraineté numérique.

Le Burkina Faso a franchi une étape majeure dans sa transition digitale avec l’inauguration, le vendredi 23 janvier 2026 à Ouagadougou, de deux datacenters modulaires de dernière génération. Ces infrastructures de pointe matérialisent l’entrée en vigueur de la politique nationale dite de « zéro donnée de l’administration publique à l’étranger », pilier central de la stratégie de transformation numérique de l’État.

Une rupture stratégique avec l’hébergement externe des données publiques

Jusqu’ici hébergées en grande partie hors du territoire national, les données de l’administration burkinabè seront désormais rapatriées, centralisées et sécurisées sur le sol national. Cette orientation vise à garantir une maîtrise souveraine de l’information publique, à réduire la dépendance vis-à-vis de prestataires étrangers et à renforcer la résilience des systèmes d’information de l’État face aux risques sécuritaires et géopolitiques.

Les autorités voient dans ce projet un levier essentiel de modernisation de l’administration, de sécurisation des services numériques et d’amélioration de la performance de l’action publique.

Des infrastructures de haut niveau technologique

Estimé à près de 15 milliards de FCFA, le projet des deux centres de données nationaux constitue l’un des investissements numériques les plus importants jamais réalisés par le Burkina Faso. Les datacenters disposent de capacités techniques avancées, avec 3 000 téraoctets de stockage, une puissance de calcul de 28 800 cœurs CPU et plus de 105 600 Go de mémoire vive. Ces performances permettent l’hébergement de plus de 7 000 machines virtuelles, offrant une large marge d’évolution pour les besoins futurs de l’administration.

Conçues selon des standards internationaux, ces infrastructures sont réparties sur plusieurs sites hautement sécurisés, afin d’assurer la continuité des services, la redondance des systèmes et une protection optimale des données sensibles de l’État.

Un investissement à fort rendement économique et institutionnel

Au-delà de l’enjeu de souveraineté, le gouvernement burkinabè mise sur des économies substantielles à moyen et long termes, en réduisant les coûts liés à l’hébergement des données à l’étranger. Le projet devrait également favoriser le développement de compétences locales, stimuler l’écosystème numérique national et créer les conditions d’une meilleure gouvernance des données publiques.

En s’équipant de ces datacenters nationaux, le Burkina Faso affirme ainsi sa volonté de reprendre le contrôle de son patrimoine numérique, tout en se positionnant comme un acteur engagé dans la construction d’une administration moderne, sécurisée et tournée vers l’avenir.