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Kigali au cœur des échanges africains sur l’avenir de l’Internet.

La capitale rwandaise accueille, du 18 au 20 août 2026, la 15ᵉ édition du Forum africain du peering et de l’interconnexion (AfPIF), consacré au développement des infrastructures et de l’écosystème Internet sur le continent.

Organisée par l’Association africaine des points d’échange Internet (African IXP), en partenariat avec la Rwanda Internet Community and Technology Alliance (RICTA), la rencontre réunit au Kigali Marriott Hotel des opérateurs de réseaux, fournisseurs de contenus, gestionnaires de points d’échange Internet, acteurs des centres de données et spécialistes du numérique.

Renforcer l’interconnexion des réseaux

Les échanges portent notamment sur le peering, les points d’échange Internet (IXP), les infrastructures numériques, les câbles sous-marins et la distribution de contenus.

Les participants examinent également les moyens de renforcer la résilience des réseaux et de réduire les coûts liés à la connectivité. L’un des enjeux consiste à favoriser davantage l’échange local du trafic Internet afin de limiter la dépendance à des infrastructures situées en dehors du continent.

Un enjeu stratégique pour l’économie numérique

Cette 15ᵉ édition intervient alors que les pays africains accélèrent leur transformation numérique. Le développement d’infrastructures Internet plus robustes et mieux interconnectées apparaît essentiel pour soutenir les entreprises numériques, améliorer l’accès aux services en ligne et accompagner la croissance de l’économie digitale.

Au-delà des discussions techniques, l’AfPIF constitue également un espace de partage d’expertise, de coopération et de création de partenariats entre les différents acteurs de l’écosystème Internet africain et international.

À Kigali, l’objectif est ainsi de renforcer les bases techniques d’un Internet africain plus résilient, plus performant et davantage interconnecté.

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Burkina Faso : trois plateformes numériques pour moderniser les services diplomatiques et consulaires.

Le Burkina Faso poursuit la transformation numérique de son administration. Le ministère des Affaires étrangères a officiellement lancé, mercredi à Ouagadougou, trois plateformes destinées à faciliter l’accès aux services protocolaires, diplomatiques et consulaires.

La cérémonie, présidée par le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, s’est tenue en présence de la ministre de la Transition digitale, Aminata Zerbo/Sabane, ainsi que de plusieurs représentants du corps diplomatique. Les ambassades et postes consulaires burkinabè à l’étranger ont également participé à distance.

Des services accessibles en ligne

La première plateforme, le « Portail de la diaspora burkinabè », permettra aux ressortissants vivant à l’étranger de procéder à leur immatriculation et de prendre rendez-vous en ligne pour certaines démarches consulaires.

La deuxième, baptisée « E-Protocole », s’adresse notamment aux ambassades et organisations internationales accréditées au Burkina Faso. Elle doit faciliter les demandes de cartes diplomatiques, d’accès aux salons officiels des aéroports de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso, ainsi que certaines autorisations spéciales.

La troisième plateforme regroupe le site officiel du ministère et ceux de ses 52 missions diplomatiques et postes consulaires. Cette centralisation vise à améliorer la visibilité de l’action diplomatique burkinabè et à faciliter l’accès aux informations officielles.

Accélérer la dématérialisation

Pour Karamoko Jean Marie Traoré, ce lancement constitue une nouvelle étape dans la modernisation des services publics. Le ministre a notamment appelé les représentations diplomatiques à maintenir les plateformes à jour et les usagers à faire part de leurs observations afin d’en améliorer le fonctionnement.

La ministre Aminata Zerbo/Sabane a, de son côté, souligné la fiabilité des outils et encouragé leur appropriation par les utilisateurs.

Le corps diplomatique a également salué cette initiative, présentée comme une avancée dans la simplification des démarches administratives.

À travers ces trois plateformes, le Burkina Faso entend ainsi rapprocher l’administration des citoyens, notamment de sa diaspora, et rendre les services diplomatiques plus accessibles, rapides et adaptés aux usages numériques.

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Guinée : l’ISFAD devient l’Université Numérique de Guinée pour accélérer la transformation de l’enseignement supérieur.

La Guinée franchit une nouvelle étape dans la modernisation de son système d’enseignement supérieur. Le président de la République a signé, ce jeudi 30 juillet 2026, un décret portant transformation de l’Institut Supérieur de Formation à Distance (ISFAD) en Université Numérique de Guinée (UNG).

Cette réforme marque la volonté des autorités de renforcer l’offre de formation universitaire à distance et d’intégrer davantage les outils numériques dans l’enseignement supérieur. Elle intervient dans un contexte où l’accès à l’université demeure un enjeu majeur, notamment face à l’augmentation du nombre de bacheliers et aux besoins croissants en compétences adaptées aux évolutions du marché du travail.

Une université publique dotée d’une autonomie de gestion

Selon les dispositions du décret présidentiel, l’Université Numérique de Guinée est érigée en Établissement public à caractère scientifique (EPS). Elle bénéficie à ce titre de la personnalité juridique, d’un patrimoine propre et d’une autonomie de gestion.

L’institution est appelée à exercer ses missions dans l’intérêt général et devra respecter plusieurs principes fondamentaux du service public, notamment l’égalité, la neutralité, l’impartialité, l’objectivité et la laïcité.

Sur le plan institutionnel, l’UNG sera placée sous la tutelle technique du ministère chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Sa tutelle financière relèvera, quant à elle, du ministère en charge de l’Économie et des Finances.

Cette organisation vise à garantir un encadrement institutionnel clair tout en permettant à la nouvelle université de disposer d’une marge de manœuvre dans la gestion de ses activités et le développement de ses programmes.

Le numérique comme levier d’accès à l’enseignement supérieur

La principale mission de l’Université Numérique de Guinée sera de proposer des formations universitaires et continues en fonction des besoins du pays, en s’appuyant principalement sur une plateforme numérique et sur différents dispositifs d’enseignement et de formation à distance.

L’ambition est de permettre à un plus grand nombre d’apprenants d’accéder à des formations universitaires de qualité, indépendamment de leur lieu de résidence ou de leur capacité à suivre un cursus classique en présentiel.

La création de cette université répond ainsi à plusieurs défis auxquels est confronté le système éducatif guinéen, notamment l’augmentation des effectifs étudiants, la nécessité de diversifier les modalités d’apprentissage et l’adaptation des formations aux mutations technologiques et économiques.

Des formations innovantes pour les nouveaux bacheliers

Le décret attribue à l’UNG plusieurs missions prioritaires. L’établissement devra notamment proposer aux nouveaux bacheliers des filières de formation innovantes et porteuses, en cohérence avec les besoins du développement national et les perspectives d’évolution du marché de l’emploi.

L’université aura également pour objectif de mettre à la disposition du public des formations en ligne de haut niveau, accessibles au plus grand nombre.

Cette orientation vise notamment à démocratiser l’accès aux études supérieures et à offrir de nouvelles possibilités aux étudiants qui, pour des raisons géographiques, économiques ou professionnelles, ne peuvent pas toujours suivre un parcours universitaire traditionnel.

La formation continue au cœur du dispositif

Au-delà de la formation initiale, l’Université Numérique de Guinée aura également pour mission de soutenir la formation tout au long de la vie.

L’établissement devra notamment répondre aux besoins des professionnels et des entreprises en matière de formation continue, dans un environnement où l’évolution rapide des technologies impose une actualisation régulière des compétences.

Cette dimension pourrait permettre à l’UNG de jouer un rôle important dans l’accompagnement de la transformation du marché du travail, en proposant des parcours de perfectionnement et de reconversion adaptés aux besoins des secteurs économiques.

Une gouvernance ouverte aux acteurs socio-professionnels

Le décret fixe également le cadre de gouvernance de la nouvelle institution. L’Université Numérique de Guinée sera administrée par un Conseil d’administration composé de onze membres.

Cette instance comprendra notamment un représentant du ministère chargé de l’Enseignement supérieur, un représentant du ministère chargé des Finances, ainsi que trois représentants du secteur socioprofessionnel.

La communauté universitaire sera également représentée avec deux enseignants-chercheurs, un représentant des étudiants et un représentant du personnel non enseignant. Deux personnes ressources compléteront la composition du Conseil d’administration.

Cette configuration traduit la volonté d’associer plusieurs parties prenantes à la gouvernance de l’établissement, notamment les pouvoirs publics, la communauté universitaire et le monde professionnel.

Un nouvel outil pour accompagner la transformation du système universitaire

Avec la transformation de l’ISFAD en Université Numérique de Guinée, les autorités entendent faire du numérique un levier stratégique pour élargir l’accès à l’enseignement supérieur et diversifier l’offre de formation.

La réussite de cette réforme dépendra toutefois de plusieurs facteurs, notamment la qualité et la stabilité des infrastructures numériques, l’accès à Internet, la disponibilité des équipements, la formation des enseignants aux méthodes d’enseignement à distance ainsi que la capacité de l’institution à garantir la qualité et la reconnaissance des diplômes délivrés.

L’UNG devra également relever le défi de l’inclusion numérique afin que la formation à distance bénéficie au plus grand nombre, y compris aux étudiants vivant dans les zones où l’accès aux technologies demeure limité.

À travers cette réforme, la Guinée pose néanmoins les bases d’un nouveau modèle d’enseignement supérieur, davantage tourné vers le numérique, la flexibilité et l’apprentissage tout au long de la vie. La transformation de l’ISFAD en Université Numérique de Guinée marque ainsi une étape importante dans l’adaptation du système universitaire aux nouveaux enjeux de formation et de développement des compétences.

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Guinée : le gouvernement lance la numérisation des archives de l’état civil pour garantir une identité unique à chaque citoyen

Le gouvernement guinéen franchit une nouvelle étape dans la modernisation de l’administration publique. Le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), à travers l’Office national de l’état civil et de l’identification (ONECI), a officiellement lancé, mercredi 15 juillet 2026 à Kindia, le processus de numérisation des archives de l’état civil. Cette réforme d’envergure ambitionne de doter chaque Guinéen d’une identité juridique et numérique unique, tout en renforçant la fiabilité des documents administratifs et la lutte contre la fraude.

Une réforme au cœur de la modernisation de l’administration

Placée sous le thème « Un Guinéen, une identité juridique et numérique », cette initiative vise à transformer en profondeur le système national d’état civil. Au-delà de la simple digitalisation des archives, le projet entend mettre en place une base de données nationale sécurisée permettant d’identifier chaque citoyen de manière unique, de sa naissance jusqu’à son décès.

Les autorités estiment que cette modernisation contribuera à améliorer la qualité des services publics, à sécuriser les droits des citoyens et à renforcer la transparence dans la gestion des données d’état civil.

Mettre fin aux faux actes de naissance et aux doublons

Prenant la parole lors de la cérémonie, le directeur général de l’ONECI, Kemoko Dioubaté, a insisté sur l’importance de cette réforme dans la lutte contre les irrégularités qui affectent le système actuel.

Selon lui, la numérisation permettra d’éliminer les cas de multiples actes de naissance attribués à une même personne et de réduire considérablement la fraude documentaire.

« Nous voulons mettre fin aux faux actes. Aujourd’hui, certains citoyens possèdent plusieurs extraits de naissance. Avec la numérisation, chaque Guinéen disposera d’un identifiant unique qui l’accompagnera tout au long de sa vie. Cela renforcera la crédibilité de nos documents et garantira une meilleure sécurisation des droits des citoyens grâce à une base de données nationale », a-t-il expliqué.

Une identité unique pour chaque Guinéen

Présidant la cérémonie, la directrice générale des élections, Djenabou Touré, a rappelé que cette réforme s’inscrit dans la vision portée par le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, visant à garantir à chaque citoyen une identité juridique et numérique fiable.

Elle a indiqué que cette rencontre poursuivait un double objectif : vulgariser les dispositions des nouvelles lois relatives à l’identification des personnes physiques et à l’état civil, tout en lançant officiellement la numérisation des archives.

La responsable a précisé que l’identité juridique repose sur l’acte de naissance, document fondateur de l’existence administrative d’un citoyen, tandis que l’identité numérique sera matérialisée par un identifiant unique attribué dès la naissance et conservé tout au long de la vie.

Selon elle, ce nouveau dispositif permettra à la Guinée de disposer d’un cadre juridique moderne et cohérent pour l’identification des personnes physiques et la délivrance des documents officiels.

Un système harmonisé pour tous les documents d’identification

Les autorités ont également profité de cette cérémonie pour rappeler la distinction entre l’acte de naissance et l’extrait de naissance.

Djenabou Touré a expliqué que l’acte de naissance constitue la copie intégrale contenant l’ensemble des informations relatives à une personne, tandis que l’extrait ne reprend que les données nécessaires aux démarches administratives courantes.

Elle a souligné que la carte nationale d’identité, le passeport ainsi que les autres documents prévus par la législation seront désormais intégrés dans un système d’identification harmonisé, reposant sur une base de données centralisée.

Des avancées législatives pour renforcer les droits des citoyens

La directrice générale des élections a insisté sur la nécessité d’assurer une large appropriation des nouvelles dispositions législatives par les administrations et les citoyens.

Elle a rappelé que les lois relatives à l’identification des personnes physiques et à l’état civil ont été élaborées de manière concertée, adoptées par le Conseil national de la transition puis promulguées.

Parmi les principales innovations, elle a notamment salué l’introduction de l’âge minimum de 18 ans révolus pour le mariage, présenté comme une avancée importante en matière de protection des droits des personnes.

Vers une base de données nationale fiable

Au-delà de la modernisation administrative, les autorités voient dans cette réforme un levier stratégique pour améliorer la gouvernance publique.

Grâce à la constitution d’une base de données nationale fiable, la Guinée ambitionne de renforcer la sécurité des documents officiels, de limiter les fraudes documentaires et d’optimiser plusieurs politiques publiques, notamment l’organisation des élections.

Selon Djenabou Touré, cette réforme pourrait également permettre, à terme, de mettre fin aux recensements électoraux coûteux, dont les équipements représentent près de 900 milliards de francs guinéens, en s’appuyant sur un système d’identification permanent et sécurisé.

À travers ce chantier de numérisation, les autorités guinéennes affichent leur volonté de bâtir un état civil moderne, fiable et entièrement digitalisé, garantissant à chaque citoyen une identité unique et sécurisée, tout au long de son existence.

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Guinée : le ministre Mourana Soumah explore un partenariat stratégique avec Alibaba pour accélérer la transformation numérique.

Vers la création d’un hub logistique et numérique en Afrique de l’Ouest

En déplacement en Chine, le ministre guinéen de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Mourana Soumah, poursuit une série de rencontres avec des acteurs majeurs de l’industrie technologique mondiale. À Shanghai, il s’est entretenu avec des responsables du groupe Alibaba afin d’explorer de nouvelles opportunités de coopération dans les domaines du commerce électronique, de la logistique et des infrastructures numériques.

Les échanges ont notamment réuni les dirigeants d’Alibaba en charge des régions Moyen-Orient, Asie et Afrique, ainsi que le directeur général de Cainiao, la filiale logistique du groupe spécialisée dans les solutions de livraison et de gestion des chaînes d’approvisionnement.

Alibaba intéressé par le potentiel logistique guinéen

Au cœur des discussions : la possibilité de faire de la Guinée le premier hub logistique d’Alibaba en Afrique de l’Ouest. Une ambition qui s’appuie sur l’expertise de Cainiao, l’un des leaders mondiaux du secteur, capable de traiter près de 100 millions de colis quotidiennement à travers le monde.

Pour les autorités guinéennes, ce partenariat potentiel représente une opportunité de positionner le pays comme une plateforme régionale dans le commerce numérique et les échanges internationaux.

Le ministre Mourana Soumah a insisté sur l’importance d’avancer rapidement dans l’étude et la mise en œuvre de cette coopération, considérée comme un levier stratégique pour accompagner la modernisation économique du pays.

Renforcer la souveraineté numérique de la Guinée

Les discussions ont également porté sur le déploiement d’infrastructures Cloud en Guinée. Ces technologies pourraient contribuer à accélérer la transformation digitale de l’administration publique, améliorer les services destinés aux citoyens et offrir de nouveaux outils aux entreprises.

À travers ces investissements numériques, le gouvernement ambitionne de renforcer la souveraineté technologique du pays et de créer un environnement favorable au développement de l’économie numérique.

Une démarche alignée sur la vision Simandou 2040

Selon le ministre, cette coopération s’inscrit dans la dynamique portée par le programme Simandou 2040, qui vise à faire de la Guinée un acteur économique majeur à travers le développement des infrastructures, l’innovation et la diversification des secteurs de croissance.

Au-delà des enjeux technologiques, cette démarche traduit la volonté des autorités guinéennes de positionner le pays comme un carrefour régional capable de soutenir l’intégration économique ouest-africaine grâce à des infrastructures numériques adaptées aux exigences de l’économie moderne.

À travers ces échanges avec les grands groupes internationaux, le ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation entend ainsi renforcer les partenariats stratégiques susceptibles d’accompagner la transformation digitale et le développement économique de la Guinée.

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Côte d’Ivoire : une nouvelle étape de digitalisation pour accélérer le dédouanement.

La Côte d’Ivoire poursuit la modernisation de son administration douanière avec l’introduction d’un nouvel outil numérique destiné à réduire significativement les délais de dédouanement et à fluidifier les opérations du commerce extérieur. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation digitale engagée depuis plusieurs années par les autorités douanières ivoiriennes.

Une réforme axée sur la dématérialisation des procédures

Au cœur du dispositif figure la volonté de renforcer la dématérialisation des formalités douanières, déjà largement engagée à travers des plateformes électroniques de gestion des déclarations et des échanges de données. Cette évolution vise à limiter les traitements manuels, réduire les déplacements physiques des opérateurs économiques et accélérer la circulation des marchandises dans les principaux corridors logistiques du pays.

Selon les orientations générales de la Direction générale des douanes, la numérisation des procédures constitue un levier central pour améliorer la transparence, sécuriser les recettes publiques et optimiser la performance des chaînes logistiques.

Un objectif clair : réduire les délais et renforcer la compétitivité

Le nouvel outil annoncé s’inscrit dans une stratégie visant à réduire les temps de traitement des déclarations et à diminuer les coûts liés au passage en douane, notamment les frais de magasinage et les délais d’attente dans les ports et zones logistiques.

Dans un contexte où le port d’Abidjan joue un rôle stratégique pour les échanges sous-régionaux, l’amélioration de la fluidité des procédures est considérée comme un facteur clé de compétitivité pour les opérateurs économiques nationaux et régionaux.

Une continuité des réformes déjà engagées

La modernisation du système douanier ivoirien ne constitue pas une rupture, mais plutôt une accélération d’un processus amorcé depuis plusieurs années, notamment avec l’adoption de systèmes informatisés de gestion des déclarations et l’interconnexion progressive avec les administrations fiscales, portuaires et les partenaires régionaux.

Ces réformes ont permis d’améliorer la traçabilité des opérations, de réduire certaines pratiques frauduleuses et de renforcer la transparence dans la chaîne de dédouanement, tout en s’alignant sur les standards internationaux en matière de “douane numérique”.

Un enjeu stratégique pour l’économie ivoirienne

Au-delà de l’aspect technique, cette nouvelle étape intervient dans un contexte de forte ambition économique, marqué par la volonté des autorités de consolider les recettes douanières et de renforcer l’attractivité du corridor ivoirien pour les échanges commerciaux en Afrique de l’Ouest.

La digitalisation du dédouanement est ainsi perçue comme un levier structurant pour accompagner la croissance du commerce extérieur, soutenir les opérateurs économiques et améliorer la performance globale de l’écosystème logistique national.

Vers une administration douanière plus rapide et intégrée

Avec ce nouvel outil, les autorités ivoiriennes confirment leur orientation vers une administration douanière plus intégrée, automatisée et orientée vers la performance. L’objectif affiché reste clair : réduire les délais, renforcer la transparence et positionner la Côte d’Ivoire comme un hub logistique compétitif dans la sous-région.

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Élections 2026 : la DGE lance une plateforme numérique pour moderniser le recrutement des agents électoraux.

Une innovation au cœur de la réforme du processus électoral
À quelques semaines des élections législatives et communales prévues le 31 mai 2026, la Direction générale des élections (DGE) engage une nouvelle étape dans la modernisation du processus électoral. L’institution a officiellement lancé, le lundi 4 mai, une plateforme numérique dédiée au recrutement des agents électoraux. Cette initiative vise à renforcer la transparence, l’efficacité organisationnelle et la gestion des ressources humaines mobilisées lors des scrutins.

Un outil conçu pour corriger les dysfonctionnements passés
Présidant la cérémonie, la Directrice générale des élections, Djénabou Touré, a souligné la portée stratégique de cet outil, qui s’inscrit dans une ambition plus large de digitalisation de l’ensemble des opérations électorales. Elle a rappelé que les précédents scrutins avaient mis en évidence des insuffisances dans la gestion du personnel électoral, notamment l’absence d’un système centralisé et fiable de recrutement et de suivi.

La nouvelle plateforme répond à ces défis en offrant un cadre structuré permettant aux citoyens, y compris ceux de la diaspora, de soumettre leur candidature en ligne pour intégrer les bureaux de vote ou les équipes opérationnelles.

La digitalisation des paiements, gage de sécurité et de transparence
Parmi les innovations majeures figure également l’introduction du paiement digital des agents électoraux. Cette évolution vise à sécuriser les transactions financières, en limitant les manipulations d’espèces et en réduisant les risques de pertes ou d’incidents logistiques lors de l’acheminement des fonds à travers le territoire.

L’identification des bénéficiaires à travers un numéro de téléphone personnel contribue par ailleurs à renforcer la traçabilité et la fiabilité du système.

Une démarche inclusive et orientée vers la performance
Au-delà du recrutement, la plateforme s’inscrit dans une logique d’amélioration qualitative du personnel électoral. Elle s’accompagne de dispositifs de formation en ligne, notamment via des supports vidéo, afin de mieux préparer les agents aux exigences du terrain.

Accessible à l’échelle nationale et internationale, notamment via les ambassades et consulats, cet outil reflète une volonté d’inclusion et d’ouverture, tout en valorisant les compétences locales mobilisées pour son développement.

Vers des scrutins plus efficaces et crédibles
À travers cette digitalisation progressive, la DGE ambitionne d’optimiser l’organisation des élections, de réduire les délais de publication des résultats et de renforcer la crédibilité du processus électoral. Cette réforme s’inscrit dans un contexte de fortes attentes en matière de transparence et de fiabilité des institutions électorales.

La plateforme de recrutement est désormais accessible en ligne, marquant une évolution significative dans la gestion des opérations électorales en Guinée.

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Sénégal : le numérique au cœur des priorités stratégiques de l’État.

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a reçu ce mardi les membres du Collège de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP), conduits par leur président, Oumar Diène Sakho.

Au-delà du caractère protocolaire de cette audience, la rencontre s’inscrit dans un contexte de transformation accélérée du secteur des télécommunications, devenu un levier central de développement économique et de souveraineté.

Un secteur en mutation rapide

Le paysage numérique connaît aujourd’hui des évolutions majeures, marquées par le déploiement progressif de la 5G, l’essor de l’intelligence artificielle et l’intensification des enjeux liés à la cybersécurité. Ces mutations redéfinissent les équilibres économiques et technologiques, tout en posant de nouveaux défis aux États en matière de régulation et de gouvernance.

Dans ce contexte, le Sénégal cherche à adapter ses politiques publiques afin d’accompagner ces transformations et de renforcer la compétitivité de son écosystème numérique.

La régulation, un outil stratégique

Face à ces enjeux, la régulation s’impose comme un instrument déterminant, à l’intersection des dimensions économiques, technologiques et politiques. Les autorités sénégalaises mettent en avant la ضرورة d’ajuster les mécanismes de contrôle et d’encadrement à un environnement en constante évolution, marqué par une concurrence accrue et des innovations rapides.

L’ARTP est ainsi appelée à jouer un rôle central, non seulement dans l’organisation du marché, mais également dans la protection des consommateurs et la promotion d’un cadre équitable pour les acteurs du secteur.

Une gouvernance renforcée pour accompagner la transformation

La composition du Collège de l’ARTP, issue d’un processus d’appel à candidatures selon les autorités, traduit une volonté de consolider la crédibilité et la légitimité de l’institution. Cette approche vise à renforcer la transparence et l’efficacité de la régulation, dans un contexte où les enjeux dépassent largement le cadre technique.

Numérique et souveraineté : un enjeu de long terme

À travers cette rencontre, les autorités sénégalaises réaffirment la place stratégique du numérique dans les politiques publiques. Au-delà des considérations économiques, la régulation du secteur touche désormais à des questions de souveraineté, d’inclusion numérique et de développement durable.

Dans un environnement international marqué par une compétition accrue sur les technologies, le Sénégal entend structurer son écosystème pour tirer pleinement parti des opportunités offertes par la transformation digitale.

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Guinée : un pari politique assumé pour impulser une nouvelle dynamique dans le numérique et les médias.

La nomination de Mourana Soumah à la tête du ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, à la suite du remaniement gouvernemental de février 2026, a surpris plus d’un observateur. Peu d’analystes avaient anticipé le transfert de cet ancien haut cadre du Trésor vers un secteur aussi stratégique que celui du numérique et des médias.

Pourtant, derrière ce choix, le président de la transition, Mamadi Doumbouya, semble avoir voulu impulser une rupture, en misant sur un profil réputé rigoureux pour accélérer la transformation d’un secteur en quête de modernisation.

Un secteur en quête de transformation structurelle

Le pari présidentiel s’inscrit dans un contexte marqué par des décennies de sous-investissement dans les infrastructures numériques et audiovisuelles. Si des progrès ont été enregistrés ces dernières années, les défis restent importants, notamment en matière de connectivité, de modernisation des équipements et de structuration de l’écosystème médiatique.

Dans cette perspective, la nomination de Mourana Soumah apparaît comme une tentative de créer un électrochoc, en insufflant une nouvelle dynamique dans un département considéré comme stratégique pour le développement.

Un style managérial axé sur la performance

Depuis sa prise de fonction, le ministre imprime un rythme de travail soutenu. Décrit comme méthodique et exigeant, il privilégie une approche fondée sur des objectifs mesurables, la recherche de résultats concrets et l’optimisation des performances.

Lors des réunions de travail, il accorde une attention particulière aux détails, encourage les contributions de ses collaborateurs tout en exigeant précision et rigueur. Un style qui tranche avec certaines pratiques administratives et qui vise à renforcer l’efficacité de l’action publique.

Des premiers résultats visibles avec le projet TNT

Parmi les avancées notables, figure la relance du projet de télévision numérique terrestre (TNT), un chantier engagé depuis près d’une décennie. La promulgation récente de la loi relative à son financement, par le président Mamadi Doumbouya, constitue une étape décisive.

Ce projet, financé à hauteur d’environ 66 millions d’euros avec le concours de BPI France, prévoit notamment le déploiement d’infrastructures de diffusion, la modernisation des studios de production, ainsi que la numérisation des contenus audiovisuels à l’échelle nationale.

Au-delà de ses aspects techniques, la TNT est perçue comme un levier de transformation du paysage médiatique, avec des retombées attendues en matière de qualité de diffusion, de production de contenus et de valorisation culturelle.

Une vision inscrite dans la dynamique Simandou 2040

Cette dynamique s’inscrit dans la vision plus large des autorités, notamment à travers le programme Simandou 2040, qui ambitionne de moderniser les infrastructures et de renforcer la compétitivité de l’économie guinéenne.

Au sein du gouvernement dirigé par le Premier ministre Amadou Oury Bah, les projets liés au numérique et aux télécommunications figurent désormais parmi les priorités, avec notamment le développement de la fibre optique et l’extension des capacités de connectivité.

Accélérer la transformation numérique de la Guinée

Parmi les chantiers évoqués, figure l’extension du réseau de câbles, avec l’ambition d’atteindre près de 10 000 kilomètres contre environ 4 500 actuellement. L’objectif est de renforcer l’accès à internet et d’améliorer l’intégration de la Guinée dans l’économie numérique mondiale.

À travers ces initiatives, Mourana Soumah et son équipe entendent rattraper le retard accumulé et donner un nouveau visage au secteur des médias et de l’audiovisuel.

Au-delà des infrastructures, l’enjeu est aussi de structurer un écosystème capable de soutenir l’innovation, de créer des emplois et de favoriser l’émergence d’une économie numérique compétitive.

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Guinée : promulgation d’une loi clé pour le financement de la TNT.

Le président de la République, S.E Mamadi Doumbouya, a officialisé, par décret lu le jeudi 16 avril à la télévision nationale, la promulgation d’une loi stratégique relative au financement du projet de télévision numérique terrestre (TNT). Cette décision marque une nouvelle étape dans le processus de modernisation du secteur audiovisuel guinéen.

Une loi modificative désormais en vigueur

Le texte promulgué, la loi ordinaire L-2025-018-CNT du 30 mai 2025, entre officiellement en application. Il vient modifier la loi L-2024-022-CNT du 23 octobre 2024, qui autorisait déjà la ratification d’une convention de crédit acheteur conclue entre l’État guinéen et BPI France.

Cette mise à jour législative vise à adapter le cadre juridique aux exigences opérationnelles et financières du projet.

Un financement de 66 millions d’euros pour moderniser l’audiovisuel

D’un montant global de 66 millions d’euros, l’accord signé le 25 juin 2024 prévoit le financement du déploiement de la TNT sur l’ensemble du territoire national. Ce projet structurant ambitionne d’améliorer significativement la qualité et l’accessibilité de la diffusion télévisuelle en Guinée.

Au-delà de la TNT, le programme inclut également la modernisation du réseau de radiodiffusion FM, la rénovation des studios de production ainsi que la sauvegarde et la valorisation des archives audiovisuelles nationales.

Un levier pour la transformation du paysage médiatique

À travers cette initiative, les autorités guinéennes entendent accélérer la transition vers le numérique et renforcer les capacités techniques du secteur audiovisuel. L’objectif est de doter le pays d’infrastructures modernes, capables de soutenir une offre médiatique plus diversifiée et compétitive.

Cette réforme s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation numérique, considérée comme un levier essentiel de développement et de souveraineté informationnelle.