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Technologies numériques en Afrique : à Nairobi, l’appel à une innovation centrée sur les populations.

L’Afrique doit prendre une place centrale dans la conception, la gouvernance et le financement de ses technologies. C’est le message porté lors du Sommet sur les technologies centrées sur les personnes en Afrique, organisé du 5 au 7 octobre 2026 à Nairobi, au Kenya, à l’initiative de la Fondation Open Society, avec l’appui d’Andela, de Code for Africa, d’Ushahidi et de Build Up.

La rencontre a rassemblé 774 délégués issus de 35 pays et représentant 39 nationalités, parmi lesquels des responsables publics, des innovateurs, des chercheurs, des bailleurs de fonds et des organisations communautaires. Les échanges ont porté sur la manière de développer des outils numériques adaptés aux réalités africaines, capables de renforcer la gouvernance démocratique, la paix, la participation citoyenne et la confiance envers les institutions.

Faire de la technologie un levier de développement inclusif

Durant les deux premières journées, les participants ont abordé plusieurs enjeux majeurs : l’appropriation locale des technologies, les garanties éthiques, la démocratie, la responsabilité publique, les minerais critiques et le financement durable de l’innovation.

Un constat s’est dégagé des discussions : la performance technologique ne suffit pas à garantir l’utilité d’un outil. Sa pertinence doit également être évaluée à l’aune de sa capacité à répondre aux besoins des populations et à améliorer concrètement leurs conditions de vie.

Les intervenants ont ainsi défendu une approche dans laquelle les communautés participent à la conception des solutions qui les concernent. Les technologies numériques peuvent notamment contribuer aux systèmes d’alerte précoce, à la prévention des conflits, au dialogue entre communautés et au suivi de l’action publique.

L’intelligence artificielle et les infrastructures numériques ont également occupé une place importante dans les débats. Les participants ont appelé à orienter leur développement vers les priorités du continent, notamment l’emploi, la lutte contre la pauvreté, l’accès à l’énergie, à l’eau et aux services essentiels.

Souveraineté numérique et protection des droits

Au-delà des perspectives offertes par l’innovation, le sommet a mis en lumière les risques associés à un développement technologique insuffisamment encadré. La surveillance abusive, la désinformation, les discriminations algorithmiques et les inégalités d’accès au numérique figurent parmi les préoccupations soulevées.

L’enjeu est donc de concilier innovation, protection des droits fondamentaux et responsabilité des acteurs publics et privés. Les participants ont insisté sur la nécessité de faire progresser conjointement les cadres réglementaires et les solutions technologiques, afin de prévenir les dérives et de préserver la confiance des citoyens.

Cette réflexion concerne également les relations entre les États et les populations. Les outils numériques peuvent améliorer l’accès à l’information, renforcer la transparence et faciliter les mécanismes de contrôle citoyen, à condition que leur utilisation respecte les droits et les libertés.

La question de la propriété des données a également été soulevée. Pour Joshua Ogure, représentant de Map Kibera, la maîtrise communautaire des données produites localement constitue un enjeu essentiel. L’objectif est de permettre aux populations de participer aux décisions concernant les informations qu’elles génèrent et leur utilisation.

Passer de la consommation à la création de solutions africaines

Les discussions ont également mis en évidence la nécessité de renforcer la capacité des acteurs africains à concevoir et à maîtriser leurs propres outils numériques. Christella Igiranez, du programme Tech4Peace du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), a notamment relevé que de nombreuses solutions utilisées sur le continent sont conçues à l’extérieur de l’Afrique.

Des applications destinées à accompagner les survivantes de violences basées sur le genre ou à faciliter l’accès des petits agriculteurs au microcrédit illustrent pourtant le potentiel de technologies développées à partir de besoins locaux.

Pour les participants, les communautés ne doivent plus être considérées comme de simples utilisatrices des innovations, mais comme des partenaires dans leur conception, leur gouvernance et leur développement. Cette approche suppose aussi de tester les solutions auprès des populations concernées avant leur déploiement à grande échelle.

La question du financement reste déterminante. La pérennité des initiatives dépend notamment de la disponibilité de ressources durables, d’infrastructures adaptées et de partenariats capables d’accompagner les innovations au-delà de leur phase initiale.

Des technologies au service de la paix et de la gouvernance

Les applications numériques dans la prévention des conflits, la sécurité publique et la gouvernance ont constitué un autre axe majeur du sommet. L’expérience d’Ushahidi, plateforme née au Kenya à la suite des violences postélectorales de 2007-2008 pour recueillir et cartographier les témoignages des citoyens, a notamment illustré la capacité des technologies développées en Afrique à répondre à des crises concrètes.

Pour Michelle Ndiaye, directrice du programme « Transformative Peace » à Open Society Foundations, les technologies peuvent contribuer au renforcement de la paix, à la participation citoyenne et à la gouvernance démocratique, mais aussi à la prévention de certains conflits.

Les échanges ont également porté sur la gouvernance des ressources naturelles et les minerais critiques, dont l’importance économique et géopolitique ne cesse de croître. Les outils numériques peuvent favoriser la traçabilité, la transparence et le suivi des activités extractives, tout en renforçant la responsabilité des acteurs concernés.

Des initiatives africaines mises à l’honneur

Le sommet a également permis de distinguer plusieurs initiatives innovantes du continent. Cinq organisations ont été récompensées : l’Institute for Multiparty Democracy, Devligence Limited, Factcheck Africa, Map Kibera et Campus Safety Initiative.

Cette reconnaissance vise à valoriser les solutions conçues par des acteurs africains et à favoriser leur visibilité auprès des partenaires, des investisseurs et des organisations susceptibles de soutenir leur développement.

Lors de la clôture, Fiona Asuke a appelé les participants à dépasser le stade des discussions pour transformer les idées en solutions concrètes, puis en résultats mesurables.

Construire un avenir numérique porté par les Africains

Au terme de trois jours de travaux, le sommet a mis en avant une ambition commune : faire de la technologie un instrument de progrès social, de gouvernance responsable et de consolidation de la paix, plutôt qu’un facteur supplémentaire d’exclusion.

La concrétisation de cette ambition reposera sur plusieurs conditions : une participation effective des communautés, une protection rigoureuse des données, des mécanismes de financement durables et une meilleure articulation entre innovation et réglementation.

Pour l’Afrique, l’enjeu dépasse ainsi la seule adoption des nouvelles technologies. Il s’agit de renforcer sa capacité à concevoir, gouverner et financer des solutions correspondant à ses propres priorités. La prochaine étape consistera à traduire les recommandations du sommet en partenariats durables et en initiatives capables de produire des effets tangibles sur le terrain.

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ONU : La Première Dame du Sénégal, Marie Khone Faye plaide pour un espace numérique plus sûr et inclusif pour les enfants

En marge de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, la Première Dame du Sénégal, Marie Khone Faye, a participé à New York à une rencontre consacrée à la protection des enfants dans l’environnement numérique.

Organisée à l’invitation d’Emine Erdoğan, Première Dame de Turquie, cette rencontre avait pour thème : « Promouvoir une architecture numérique sûre, éthique et inclusive pour nos enfants ». Elle a réuni plusieurs acteurs engagés sur les questions liées à l’enfance, à l’éducation et aux nouvelles technologies.

Pour un accès équitable et sécurisé au numérique

Dans son intervention, Marie Khone Faye a souligné l’importance de garantir aux enfants un accès équitable aux technologies numériques, tout en les protégeant contre les risques liés à leur utilisation.

La Première Dame du Sénégal a notamment insisté sur la nécessité de renforcer la protection des données personnelles des enfants et de mieux encadrer leurs usages numériques. Elle a également appelé à une mobilisation collective afin que les enfants soient davantage pris en compte dans les décisions relatives à leur environnement numérique.

Selon cette approche, les technologies doivent pouvoir contribuer à l’éducation, à l’apprentissage et à l’ouverture sur le monde, tout en réduisant l’exposition des plus jeunes aux différents risques présents en ligne.

Le New Deal Technologique mis en avant

Marie Khone Faye a également présenté certaines orientations du Sénégal en matière de transformation numérique. Elle a notamment évoqué le New Deal Technologique, inscrit dans l’Agenda Sénégal 2050, ainsi que les initiatives visant à promouvoir des usages responsables des technologies et à renforcer la protection des enfants sur Internet.

Cette prise de parole intervient alors que la sécurité numérique des enfants s’impose progressivement comme un enjeu majeur dans les discussions internationales. Protection des données, accès équitable aux outils numériques, éducation aux médias et aux technologies figurent parmi les principales préoccupations soulevées autour de cette question.

Une mobilisation internationale pour l’enfance

La rencontre organisée à New York témoigne de la volonté de renforcer la coopération autour de la protection des enfants dans un environnement numérique en constante évolution.

À l’issue de son intervention, Marie Khone Faye a exprimé sa reconnaissance à Emine Erdoğan, à l’UNICEF et aux Nations unies pour cette initiative consacrée aux enjeux auxquels les enfants sont confrontés à l’ère du numérique.

À travers cette participation, le Sénégal a ainsi mis en avant les enjeux liés à la protection de l’enfance dans sa stratégie de transformation numérique, tout en prenant part aux échanges internationaux consacrés à la construction d’un environnement numérique plus sûr et inclusif pour les jeunes générations.

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Sénégal : Cybastion annonce 300 millions de dollars pour accélérer la transformation numérique.

Cybersécurité, data centers et transfert de technologies

Le financement annoncé doit soutenir des projets structurants dans plusieurs domaines stratégiques, notamment la cybersécurité, les centres de données, le transfert de technologies et le renforcement des compétences nationales.

Des start-up sénégalaises devraient également être associées à la réalisation de ces différents projets. Cette implication du secteur technologique local doit permettre de favoriser le développement des compétences et de renforcer les capacités nationales dans des domaines liés à la souveraineté numérique.

Au cours des échanges, Bassirou Diomaye Faye a rappelé l’importance accordée par son gouvernement à la souveraineté économique et technologique. Le chef de l’État a appelé à privilégier des partenariats fondés sur des intérêts mutuellement bénéfiques.

L’emploi des jeunes au cœur des priorités

Le président sénégalais a également mis l’accent sur la création d’emplois, particulièrement pour les jeunes, ainsi que sur l’amélioration des services proposés aux populations.

L’investissement dans les infrastructures numériques et les technologies de pointe est ainsi présenté comme un levier susceptible d’accompagner la transformation de l’économie sénégalaise et le développement de nouveaux secteurs d’activité.

Des échanges avec les entreprises américaines

Bassirou Diomaye Faye s’est ensuite entretenu avec une délégation de la Chambre de commerce des États-Unis conduite par Kendra Gaither, présidente du U.S.-Africa Business Center.

La rencontre s’est déroulée en présence de plusieurs dirigeants d’entreprises américaines opérant au Sénégal, notamment dans les secteurs de l’énergie, de la santé et du numérique.

Le chef de l’État a présenté aux investisseurs américains les principaux atouts du Sénégal, parmi lesquels son cadre institutionnel, son économie ouverte et sa position géographique.

Il les a également encouragés à renforcer leurs investissements dans les secteurs considérés comme prioritaires par les autorités sénégalaises.

Vers un renforcement des partenariats économiques

La mobilisation annoncée par Cybastion intervient dans le cadre des efforts engagés par le Sénégal pour développer ses infrastructures numériques et renforcer son autonomie technologique.

À Washington, le président Bassirou Diomaye Faye a par ailleurs mis en avant la transparence et la rigueur dans la gestion des finances publiques, deux éléments présentés comme essentiels pour consolider la confiance des investisseurs et favoriser des partenariats durables avec le secteur privé américain.

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Guinée : Amadou Oury Bah évalue l’opérationnalisation du Data Center National.

Le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, a effectué mercredi 9 septembre 2026 une visite de terrain au Data Center National de Guinée. Cette immersion avait pour objectif d’évaluer les acquis enregistrés depuis l’inauguration de l’infrastructure, son niveau actuel d’opérationnalisation ainsi que les mesures à prendre pour accélérer sa pleine mise en service.

Une infrastructure stratégique pour la transformation numérique

Accueilli par le secrétaire général du ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Souleymane Bah, entouré de plusieurs cadres du département, le chef du gouvernement a pris connaissance de l’évolution des activités du Data Center National.

Cette infrastructure est appelée à jouer un rôle central dans le développement de l’écosystème numérique guinéen. Elle doit notamment contribuer à renforcer les capacités nationales de stockage et de traitement des données, tout en améliorant leur sécurisation.

Au cours de la visite, Amadou Oury Bah a réaffirmé la volonté du gouvernement de faire du Data Center National l’un des piliers de la transformation numérique du pays.

Accélérer la mise en service de l’infrastructure

Une année après son inauguration, la visite du Premier ministre visait également à identifier les éventuels obstacles à la pleine opérationnalisation du centre.

À l’issue de son immersion, le chef du gouvernement a donné des instructions aux équipes concernées afin de finaliser et de transmettre rapidement les documents techniques et administratifs nécessaires à la poursuite du processus.

Cette démarche doit permettre d’accélérer la mise en exploitation effective de l’infrastructure et de renforcer son intégration dans les différents projets de modernisation numérique de l’État.

La souveraineté numérique au cœur des priorités

Le développement du Data Center National s’inscrit dans les ambitions des autorités guinéennes en matière de souveraineté numérique. L’objectif est notamment de disposer d’infrastructures nationales capables d’assurer une meilleure maîtrise des données publiques et de renforcer la résilience des services de l’État.

Cette orientation s’intègre également dans la vision portée par le président Mamadi Doumbouya à travers le Programme Simandou 2040, qui accorde une place importante à la modernisation des infrastructures et à la transformation économique du pays.

À travers cette visite, le gouvernement entend ainsi accélérer la concrétisation de ses ambitions dans le domaine numérique et faire du Data Center National un outil stratégique au service d’une administration plus moderne, sécurisée et performante.

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Kigali au cœur des échanges africains sur l’avenir de l’Internet.

La capitale rwandaise accueille, du 18 au 20 août 2026, la 15ᵉ édition du Forum africain du peering et de l’interconnexion (AfPIF), consacré au développement des infrastructures et de l’écosystème Internet sur le continent.

Organisée par l’Association africaine des points d’échange Internet (African IXP), en partenariat avec la Rwanda Internet Community and Technology Alliance (RICTA), la rencontre réunit au Kigali Marriott Hotel des opérateurs de réseaux, fournisseurs de contenus, gestionnaires de points d’échange Internet, acteurs des centres de données et spécialistes du numérique.

Renforcer l’interconnexion des réseaux

Les échanges portent notamment sur le peering, les points d’échange Internet (IXP), les infrastructures numériques, les câbles sous-marins et la distribution de contenus.

Les participants examinent également les moyens de renforcer la résilience des réseaux et de réduire les coûts liés à la connectivité. L’un des enjeux consiste à favoriser davantage l’échange local du trafic Internet afin de limiter la dépendance à des infrastructures situées en dehors du continent.

Un enjeu stratégique pour l’économie numérique

Cette 15ᵉ édition intervient alors que les pays africains accélèrent leur transformation numérique. Le développement d’infrastructures Internet plus robustes et mieux interconnectées apparaît essentiel pour soutenir les entreprises numériques, améliorer l’accès aux services en ligne et accompagner la croissance de l’économie digitale.

Au-delà des discussions techniques, l’AfPIF constitue également un espace de partage d’expertise, de coopération et de création de partenariats entre les différents acteurs de l’écosystème Internet africain et international.

À Kigali, l’objectif est ainsi de renforcer les bases techniques d’un Internet africain plus résilient, plus performant et davantage interconnecté.

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Burkina Faso : trois plateformes numériques pour moderniser les services diplomatiques et consulaires.

Le Burkina Faso poursuit la transformation numérique de son administration. Le ministère des Affaires étrangères a officiellement lancé, mercredi à Ouagadougou, trois plateformes destinées à faciliter l’accès aux services protocolaires, diplomatiques et consulaires.

La cérémonie, présidée par le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, s’est tenue en présence de la ministre de la Transition digitale, Aminata Zerbo/Sabane, ainsi que de plusieurs représentants du corps diplomatique. Les ambassades et postes consulaires burkinabè à l’étranger ont également participé à distance.

Des services accessibles en ligne

La première plateforme, le « Portail de la diaspora burkinabè », permettra aux ressortissants vivant à l’étranger de procéder à leur immatriculation et de prendre rendez-vous en ligne pour certaines démarches consulaires.

La deuxième, baptisée « E-Protocole », s’adresse notamment aux ambassades et organisations internationales accréditées au Burkina Faso. Elle doit faciliter les demandes de cartes diplomatiques, d’accès aux salons officiels des aéroports de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso, ainsi que certaines autorisations spéciales.

La troisième plateforme regroupe le site officiel du ministère et ceux de ses 52 missions diplomatiques et postes consulaires. Cette centralisation vise à améliorer la visibilité de l’action diplomatique burkinabè et à faciliter l’accès aux informations officielles.

Accélérer la dématérialisation

Pour Karamoko Jean Marie Traoré, ce lancement constitue une nouvelle étape dans la modernisation des services publics. Le ministre a notamment appelé les représentations diplomatiques à maintenir les plateformes à jour et les usagers à faire part de leurs observations afin d’en améliorer le fonctionnement.

La ministre Aminata Zerbo/Sabane a, de son côté, souligné la fiabilité des outils et encouragé leur appropriation par les utilisateurs.

Le corps diplomatique a également salué cette initiative, présentée comme une avancée dans la simplification des démarches administratives.

À travers ces trois plateformes, le Burkina Faso entend ainsi rapprocher l’administration des citoyens, notamment de sa diaspora, et rendre les services diplomatiques plus accessibles, rapides et adaptés aux usages numériques.

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Guinée : l’ISFAD devient l’Université Numérique de Guinée pour accélérer la transformation de l’enseignement supérieur.

La Guinée franchit une nouvelle étape dans la modernisation de son système d’enseignement supérieur. Le président de la République a signé, ce jeudi 30 juillet 2026, un décret portant transformation de l’Institut Supérieur de Formation à Distance (ISFAD) en Université Numérique de Guinée (UNG).

Cette réforme marque la volonté des autorités de renforcer l’offre de formation universitaire à distance et d’intégrer davantage les outils numériques dans l’enseignement supérieur. Elle intervient dans un contexte où l’accès à l’université demeure un enjeu majeur, notamment face à l’augmentation du nombre de bacheliers et aux besoins croissants en compétences adaptées aux évolutions du marché du travail.

Une université publique dotée d’une autonomie de gestion

Selon les dispositions du décret présidentiel, l’Université Numérique de Guinée est érigée en Établissement public à caractère scientifique (EPS). Elle bénéficie à ce titre de la personnalité juridique, d’un patrimoine propre et d’une autonomie de gestion.

L’institution est appelée à exercer ses missions dans l’intérêt général et devra respecter plusieurs principes fondamentaux du service public, notamment l’égalité, la neutralité, l’impartialité, l’objectivité et la laïcité.

Sur le plan institutionnel, l’UNG sera placée sous la tutelle technique du ministère chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Sa tutelle financière relèvera, quant à elle, du ministère en charge de l’Économie et des Finances.

Cette organisation vise à garantir un encadrement institutionnel clair tout en permettant à la nouvelle université de disposer d’une marge de manœuvre dans la gestion de ses activités et le développement de ses programmes.

Le numérique comme levier d’accès à l’enseignement supérieur

La principale mission de l’Université Numérique de Guinée sera de proposer des formations universitaires et continues en fonction des besoins du pays, en s’appuyant principalement sur une plateforme numérique et sur différents dispositifs d’enseignement et de formation à distance.

L’ambition est de permettre à un plus grand nombre d’apprenants d’accéder à des formations universitaires de qualité, indépendamment de leur lieu de résidence ou de leur capacité à suivre un cursus classique en présentiel.

La création de cette université répond ainsi à plusieurs défis auxquels est confronté le système éducatif guinéen, notamment l’augmentation des effectifs étudiants, la nécessité de diversifier les modalités d’apprentissage et l’adaptation des formations aux mutations technologiques et économiques.

Des formations innovantes pour les nouveaux bacheliers

Le décret attribue à l’UNG plusieurs missions prioritaires. L’établissement devra notamment proposer aux nouveaux bacheliers des filières de formation innovantes et porteuses, en cohérence avec les besoins du développement national et les perspectives d’évolution du marché de l’emploi.

L’université aura également pour objectif de mettre à la disposition du public des formations en ligne de haut niveau, accessibles au plus grand nombre.

Cette orientation vise notamment à démocratiser l’accès aux études supérieures et à offrir de nouvelles possibilités aux étudiants qui, pour des raisons géographiques, économiques ou professionnelles, ne peuvent pas toujours suivre un parcours universitaire traditionnel.

La formation continue au cœur du dispositif

Au-delà de la formation initiale, l’Université Numérique de Guinée aura également pour mission de soutenir la formation tout au long de la vie.

L’établissement devra notamment répondre aux besoins des professionnels et des entreprises en matière de formation continue, dans un environnement où l’évolution rapide des technologies impose une actualisation régulière des compétences.

Cette dimension pourrait permettre à l’UNG de jouer un rôle important dans l’accompagnement de la transformation du marché du travail, en proposant des parcours de perfectionnement et de reconversion adaptés aux besoins des secteurs économiques.

Une gouvernance ouverte aux acteurs socio-professionnels

Le décret fixe également le cadre de gouvernance de la nouvelle institution. L’Université Numérique de Guinée sera administrée par un Conseil d’administration composé de onze membres.

Cette instance comprendra notamment un représentant du ministère chargé de l’Enseignement supérieur, un représentant du ministère chargé des Finances, ainsi que trois représentants du secteur socioprofessionnel.

La communauté universitaire sera également représentée avec deux enseignants-chercheurs, un représentant des étudiants et un représentant du personnel non enseignant. Deux personnes ressources compléteront la composition du Conseil d’administration.

Cette configuration traduit la volonté d’associer plusieurs parties prenantes à la gouvernance de l’établissement, notamment les pouvoirs publics, la communauté universitaire et le monde professionnel.

Un nouvel outil pour accompagner la transformation du système universitaire

Avec la transformation de l’ISFAD en Université Numérique de Guinée, les autorités entendent faire du numérique un levier stratégique pour élargir l’accès à l’enseignement supérieur et diversifier l’offre de formation.

La réussite de cette réforme dépendra toutefois de plusieurs facteurs, notamment la qualité et la stabilité des infrastructures numériques, l’accès à Internet, la disponibilité des équipements, la formation des enseignants aux méthodes d’enseignement à distance ainsi que la capacité de l’institution à garantir la qualité et la reconnaissance des diplômes délivrés.

L’UNG devra également relever le défi de l’inclusion numérique afin que la formation à distance bénéficie au plus grand nombre, y compris aux étudiants vivant dans les zones où l’accès aux technologies demeure limité.

À travers cette réforme, la Guinée pose néanmoins les bases d’un nouveau modèle d’enseignement supérieur, davantage tourné vers le numérique, la flexibilité et l’apprentissage tout au long de la vie. La transformation de l’ISFAD en Université Numérique de Guinée marque ainsi une étape importante dans l’adaptation du système universitaire aux nouveaux enjeux de formation et de développement des compétences.

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Guinée : le gouvernement lance la numérisation des archives de l’état civil pour garantir une identité unique à chaque citoyen

Le gouvernement guinéen franchit une nouvelle étape dans la modernisation de l’administration publique. Le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), à travers l’Office national de l’état civil et de l’identification (ONECI), a officiellement lancé, mercredi 15 juillet 2026 à Kindia, le processus de numérisation des archives de l’état civil. Cette réforme d’envergure ambitionne de doter chaque Guinéen d’une identité juridique et numérique unique, tout en renforçant la fiabilité des documents administratifs et la lutte contre la fraude.

Une réforme au cœur de la modernisation de l’administration

Placée sous le thème « Un Guinéen, une identité juridique et numérique », cette initiative vise à transformer en profondeur le système national d’état civil. Au-delà de la simple digitalisation des archives, le projet entend mettre en place une base de données nationale sécurisée permettant d’identifier chaque citoyen de manière unique, de sa naissance jusqu’à son décès.

Les autorités estiment que cette modernisation contribuera à améliorer la qualité des services publics, à sécuriser les droits des citoyens et à renforcer la transparence dans la gestion des données d’état civil.

Mettre fin aux faux actes de naissance et aux doublons

Prenant la parole lors de la cérémonie, le directeur général de l’ONECI, Kemoko Dioubaté, a insisté sur l’importance de cette réforme dans la lutte contre les irrégularités qui affectent le système actuel.

Selon lui, la numérisation permettra d’éliminer les cas de multiples actes de naissance attribués à une même personne et de réduire considérablement la fraude documentaire.

« Nous voulons mettre fin aux faux actes. Aujourd’hui, certains citoyens possèdent plusieurs extraits de naissance. Avec la numérisation, chaque Guinéen disposera d’un identifiant unique qui l’accompagnera tout au long de sa vie. Cela renforcera la crédibilité de nos documents et garantira une meilleure sécurisation des droits des citoyens grâce à une base de données nationale », a-t-il expliqué.

Une identité unique pour chaque Guinéen

Présidant la cérémonie, la directrice générale des élections, Djenabou Touré, a rappelé que cette réforme s’inscrit dans la vision portée par le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, visant à garantir à chaque citoyen une identité juridique et numérique fiable.

Elle a indiqué que cette rencontre poursuivait un double objectif : vulgariser les dispositions des nouvelles lois relatives à l’identification des personnes physiques et à l’état civil, tout en lançant officiellement la numérisation des archives.

La responsable a précisé que l’identité juridique repose sur l’acte de naissance, document fondateur de l’existence administrative d’un citoyen, tandis que l’identité numérique sera matérialisée par un identifiant unique attribué dès la naissance et conservé tout au long de la vie.

Selon elle, ce nouveau dispositif permettra à la Guinée de disposer d’un cadre juridique moderne et cohérent pour l’identification des personnes physiques et la délivrance des documents officiels.

Un système harmonisé pour tous les documents d’identification

Les autorités ont également profité de cette cérémonie pour rappeler la distinction entre l’acte de naissance et l’extrait de naissance.

Djenabou Touré a expliqué que l’acte de naissance constitue la copie intégrale contenant l’ensemble des informations relatives à une personne, tandis que l’extrait ne reprend que les données nécessaires aux démarches administratives courantes.

Elle a souligné que la carte nationale d’identité, le passeport ainsi que les autres documents prévus par la législation seront désormais intégrés dans un système d’identification harmonisé, reposant sur une base de données centralisée.

Des avancées législatives pour renforcer les droits des citoyens

La directrice générale des élections a insisté sur la nécessité d’assurer une large appropriation des nouvelles dispositions législatives par les administrations et les citoyens.

Elle a rappelé que les lois relatives à l’identification des personnes physiques et à l’état civil ont été élaborées de manière concertée, adoptées par le Conseil national de la transition puis promulguées.

Parmi les principales innovations, elle a notamment salué l’introduction de l’âge minimum de 18 ans révolus pour le mariage, présenté comme une avancée importante en matière de protection des droits des personnes.

Vers une base de données nationale fiable

Au-delà de la modernisation administrative, les autorités voient dans cette réforme un levier stratégique pour améliorer la gouvernance publique.

Grâce à la constitution d’une base de données nationale fiable, la Guinée ambitionne de renforcer la sécurité des documents officiels, de limiter les fraudes documentaires et d’optimiser plusieurs politiques publiques, notamment l’organisation des élections.

Selon Djenabou Touré, cette réforme pourrait également permettre, à terme, de mettre fin aux recensements électoraux coûteux, dont les équipements représentent près de 900 milliards de francs guinéens, en s’appuyant sur un système d’identification permanent et sécurisé.

À travers ce chantier de numérisation, les autorités guinéennes affichent leur volonté de bâtir un état civil moderne, fiable et entièrement digitalisé, garantissant à chaque citoyen une identité unique et sécurisée, tout au long de son existence.

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Guinée : le ministre Mourana Soumah explore un partenariat stratégique avec Alibaba pour accélérer la transformation numérique.

Vers la création d’un hub logistique et numérique en Afrique de l’Ouest

En déplacement en Chine, le ministre guinéen de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Mourana Soumah, poursuit une série de rencontres avec des acteurs majeurs de l’industrie technologique mondiale. À Shanghai, il s’est entretenu avec des responsables du groupe Alibaba afin d’explorer de nouvelles opportunités de coopération dans les domaines du commerce électronique, de la logistique et des infrastructures numériques.

Les échanges ont notamment réuni les dirigeants d’Alibaba en charge des régions Moyen-Orient, Asie et Afrique, ainsi que le directeur général de Cainiao, la filiale logistique du groupe spécialisée dans les solutions de livraison et de gestion des chaînes d’approvisionnement.

Alibaba intéressé par le potentiel logistique guinéen

Au cœur des discussions : la possibilité de faire de la Guinée le premier hub logistique d’Alibaba en Afrique de l’Ouest. Une ambition qui s’appuie sur l’expertise de Cainiao, l’un des leaders mondiaux du secteur, capable de traiter près de 100 millions de colis quotidiennement à travers le monde.

Pour les autorités guinéennes, ce partenariat potentiel représente une opportunité de positionner le pays comme une plateforme régionale dans le commerce numérique et les échanges internationaux.

Le ministre Mourana Soumah a insisté sur l’importance d’avancer rapidement dans l’étude et la mise en œuvre de cette coopération, considérée comme un levier stratégique pour accompagner la modernisation économique du pays.

Renforcer la souveraineté numérique de la Guinée

Les discussions ont également porté sur le déploiement d’infrastructures Cloud en Guinée. Ces technologies pourraient contribuer à accélérer la transformation digitale de l’administration publique, améliorer les services destinés aux citoyens et offrir de nouveaux outils aux entreprises.

À travers ces investissements numériques, le gouvernement ambitionne de renforcer la souveraineté technologique du pays et de créer un environnement favorable au développement de l’économie numérique.

Une démarche alignée sur la vision Simandou 2040

Selon le ministre, cette coopération s’inscrit dans la dynamique portée par le programme Simandou 2040, qui vise à faire de la Guinée un acteur économique majeur à travers le développement des infrastructures, l’innovation et la diversification des secteurs de croissance.

Au-delà des enjeux technologiques, cette démarche traduit la volonté des autorités guinéennes de positionner le pays comme un carrefour régional capable de soutenir l’intégration économique ouest-africaine grâce à des infrastructures numériques adaptées aux exigences de l’économie moderne.

À travers ces échanges avec les grands groupes internationaux, le ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation entend ainsi renforcer les partenariats stratégiques susceptibles d’accompagner la transformation digitale et le développement économique de la Guinée.

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Côte d’Ivoire : une nouvelle étape de digitalisation pour accélérer le dédouanement.

La Côte d’Ivoire poursuit la modernisation de son administration douanière avec l’introduction d’un nouvel outil numérique destiné à réduire significativement les délais de dédouanement et à fluidifier les opérations du commerce extérieur. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation digitale engagée depuis plusieurs années par les autorités douanières ivoiriennes.

Une réforme axée sur la dématérialisation des procédures

Au cœur du dispositif figure la volonté de renforcer la dématérialisation des formalités douanières, déjà largement engagée à travers des plateformes électroniques de gestion des déclarations et des échanges de données. Cette évolution vise à limiter les traitements manuels, réduire les déplacements physiques des opérateurs économiques et accélérer la circulation des marchandises dans les principaux corridors logistiques du pays.

Selon les orientations générales de la Direction générale des douanes, la numérisation des procédures constitue un levier central pour améliorer la transparence, sécuriser les recettes publiques et optimiser la performance des chaînes logistiques.

Un objectif clair : réduire les délais et renforcer la compétitivité

Le nouvel outil annoncé s’inscrit dans une stratégie visant à réduire les temps de traitement des déclarations et à diminuer les coûts liés au passage en douane, notamment les frais de magasinage et les délais d’attente dans les ports et zones logistiques.

Dans un contexte où le port d’Abidjan joue un rôle stratégique pour les échanges sous-régionaux, l’amélioration de la fluidité des procédures est considérée comme un facteur clé de compétitivité pour les opérateurs économiques nationaux et régionaux.

Une continuité des réformes déjà engagées

La modernisation du système douanier ivoirien ne constitue pas une rupture, mais plutôt une accélération d’un processus amorcé depuis plusieurs années, notamment avec l’adoption de systèmes informatisés de gestion des déclarations et l’interconnexion progressive avec les administrations fiscales, portuaires et les partenaires régionaux.

Ces réformes ont permis d’améliorer la traçabilité des opérations, de réduire certaines pratiques frauduleuses et de renforcer la transparence dans la chaîne de dédouanement, tout en s’alignant sur les standards internationaux en matière de “douane numérique”.

Un enjeu stratégique pour l’économie ivoirienne

Au-delà de l’aspect technique, cette nouvelle étape intervient dans un contexte de forte ambition économique, marqué par la volonté des autorités de consolider les recettes douanières et de renforcer l’attractivité du corridor ivoirien pour les échanges commerciaux en Afrique de l’Ouest.

La digitalisation du dédouanement est ainsi perçue comme un levier structurant pour accompagner la croissance du commerce extérieur, soutenir les opérateurs économiques et améliorer la performance globale de l’écosystème logistique national.

Vers une administration douanière plus rapide et intégrée

Avec ce nouvel outil, les autorités ivoiriennes confirment leur orientation vers une administration douanière plus intégrée, automatisée et orientée vers la performance. L’objectif affiché reste clair : réduire les délais, renforcer la transparence et positionner la Côte d’Ivoire comme un hub logistique compétitif dans la sous-région.