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Sénégal : Ousmane Sonko acte sa rupture avec S.E le Président Bassirou Diomaye Faye et remet en cause la nouvelle équipe gouvernementale.

La fracture politique entre Ousmane Sonko et le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, apparaît désormais au grand jour. Lors d’une déclaration à la presse ce mardi, l’ancien Premier ministre a livré un récit détaillé de ses relations avec le chef de l’État, tout en multipliant les critiques à l’égard du nouvel exécutif récemment mis en place.

Cette prise de parole marque une nouvelle étape dans les tensions qui agitent le sommet du pouvoir sénégalais, moins de trois ans après l’accession au pouvoir du tandem qui incarnait alors l’alternance politique portée par le parti Pastef.

Sonko revendique l’existence d’un accord politique fondateur

Au cours de son intervention, Ousmane Sonko a affirmé qu’un accord politique avait été conclu entre lui et Bassirou Diomaye Faye avant l’élection présidentielle de 2024. Selon lui, cet engagement aurait constitué l’un des fondements de la stratégie politique ayant permis à leur camp d’accéder au pouvoir.

L’ancien chef du gouvernement a expliqué que les discussions remontaient à la période où il était détenu à la prison du Cap Manuel, alors que le paysage politique sénégalais traversait une période de fortes incertitudes et que plusieurs scénarios étaient envisagés concernant l’organisation du scrutin présidentiel.

« Il y a réellement eu un protocole de Cap Manuel », a-t-il déclaré, soutenant que cet accord dépassait la seule question de la candidature présidentielle et portait également sur les orientations futures du pouvoir ainsi que sur les perspectives politiques du mouvement après l’échéance de 2024.

Un récit personnel sur les origines de leur alliance

Dans un témoignage particulièrement personnel, Ousmane Sonko a affirmé avoir confirmé à Bassirou Diomaye Faye sa décision de le désigner comme candidat du mouvement à la présidentielle alors que plusieurs options étaient encore évoquées au sein de leur camp.

L’ancien opposant a également indiqué que leurs échanges avaient abordé les équilibres politiques à long terme, allant jusqu’à évoquer la perspective de l’élection présidentielle de 2029.

Pour appuyer ses déclarations, il a assuré s’exprimer avec sincérité, affirmant dire « la vérité devant Dieu et le Saint Coran ».

Une prise de distance nette avec le nouveau gouvernement

Au-delà du rappel des événements passés, c’est surtout la situation politique actuelle qui a occupé une place centrale dans son intervention.

Quelques heures après la formation du gouvernement dirigé par Ahmadou Alamine Mohamed Lo, Ousmane Sonko a clairement pris ses distances avec la nouvelle équipe ministérielle. Selon lui, les membres de Pastef ayant conservé des fonctions gouvernementales ne représentent plus officiellement le parti.

« Pastef n’a aucun ministre dans ce gouvernement. Ceux qui sont restés y sont pour leur propre compte », a-t-il affirmé.

Cette déclaration traduit une volonté de marquer une séparation politique nette entre la direction du parti et les responsables qui ont choisi de poursuivre leur participation au sein du nouvel exécutif.

La menace de sanctions internes

L’ancien Premier ministre est allé plus loin en laissant entendre que certains responsables pourraient être amenés à rendre des comptes devant les instances du parti.

Cette mise en garde témoigne de la volonté de la direction de Pastef de réaffirmer son autorité organisationnelle dans un contexte de recomposition politique marqué par des divergences de plus en plus visibles entre les différentes composantes du pouvoir.

Parallèlement, Ousmane Sonko a exprimé des réserves sur la solidité politique du nouvel exécutif. Il estime que celui-ci manque d’ancrage populaire et pourrait rencontrer des difficultés à mobiliser les bases militantes qui avaient largement contribué à la victoire de 2024.

À l’inverse, il a rendu hommage aux ministres ayant quitté le gouvernement, qu’il a présentés comme des responsables demeurés fidèles aux principes et aux engagements initiaux du mouvement.

La fin d’un tandem qui symbolisait l’alternance

Cette sortie publique confirme l’ampleur de la détérioration des relations entre les deux hommes qui, pendant plusieurs années, ont incarné ensemble l’espoir d’une alternance politique au Sénégal.

Le slogan « Diomaye mooy Sonko », devenu l’un des symboles de la campagne présidentielle de 2024, traduisait alors une unité politique présentée comme indissociable. Aujourd’hui, cette alliance semble avoir laissé place à une confrontation assumée entre deux figures majeures de la vie politique sénégalaise.

Alors que le pays entre dans une nouvelle phase de son histoire politique, cette rupture pourrait redessiner les équilibres au sein de la majorité et avoir des conséquences durables sur l’avenir du pouvoir issu de l’alternance de 2024.

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Sénégal : un nouveau gouvernement nommé.

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye a nommé ce 1er juin les membres du gouvernement dirigé par Ahmadou Al-Aminou Lo. Il est composée de 30 membres dont des ministres du gouvernement SONKO. 

Voici la liste de l’équipe gouvernementale

M. Yankoba Diémé, ministre des Forces armées

M. Cheikh Diba, ministre de l’Économie, des Finances et du Plan

M. Mouhamadou Makhtar Cissé, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique

M. Cheikh Niang, ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur

M. Moussa Sarr, ministre de la Justice, garde des Sceaux

Mme Marie-Angélique Mame Selbé Diouf, ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités

M. Boubacar Camara, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation

M. El Hadji Abdourahmane Diouf, ministre de l’Énergie et du Pétrole

M. Serigne Guèye Diop, ministre de l’Industrie et du Commerce

M. Cheikh Tidiane Dièye, ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement

M. Moustapha Mamba Guirassy, ministre de l’Éducation nationale

M. Ibrahima Sy, ministre de la Santé et de l’Hygiène publique

M. Moussa Bala Fofana, ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires

M. Dethié Fall, ministre des Infrastructures

M. Bakary Sarr, ministre de la Communication et des Relations avec les Institutions, porte-parole du Gouvernement

M. Alioune Dione, ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire

M. Serigne Oumar Ba, ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage

M. Samba Diouf, ministre des Télécommunications et du Numérique

M. Mamoudou Lamine Dianté, ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du service public

Mme Djireye Clotilde COLY, ministre de la Jeunesse et des Sports

M. Alpha Thiam, ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme

M. Idrissa Samb, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique

M. Cheikh Oumar Ciss, ministre des Mines et de la Géologie

M. Aliou Gory Diouf, ministre de l’Environnement et de la Transition écologique

M. Abdou Khadre Ndiaye, ministre des Transports terrestres et aériens

Mme Ami Mbengue Ndao, ministre des Pêches et de l’Économie maritime

Les ministres délégués

M. Bassirou Sarr, ministre auprès du ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, chargé du Budget

M. Allé Nar Diop, ministre auprès du ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, chargé de l’Économie, du Plan et de la Coopération

M. Ousmane Diagne, ministre auprès du ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, chargé de l’Élevage

Mme Mame Coumba Diop, ministre auprès du ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, chargée de la Culture, des Industries créatives et du Patrimoine historique

Article 2. Le présent décret sera publié au journal officiel de la République du Sénégal.

Source : lesnouvellesdafrique.info

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Sénégal : Ousmane Sonko promet d’éviter « un chaos institutionnel ».

Quelques minutes seulement après avoir repris officiellement son siège de député, Ousmane Sonko a été élu, ce mardi, président de l’Assemblée nationale du Sénégal.

L’ancien Premier ministre succède ainsi à El Malick Ndiaye, qui avait annoncé sa démission dimanche dernier dans un contexte politique marqué par de fortes tensions au sommet de l’État.

Une élection largement dominée par la majorité

Sans véritable surprise, Ousmane Sonko a obtenu une large majorité lors du vote parlementaire avec 132 voix sur 133 votants.

Le scrutin s’est toutefois déroulé sans la participation des députés de l’opposition, qui ont choisi de boycotter l’élection du nouveau président du Parlement.

Cette élection confirme le poids politique de la majorité issue du PASTEF au sein de l’hémicycle et marque une nouvelle étape dans la recomposition du pouvoir sénégalais.

Un retour au cœur du pouvoir institutionnel

Le retour de Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale intervient quelques jours après son départ du gouvernement, dans une séquence politique particulièrement suivie au Sénégal.

Figure centrale de la majorité au pouvoir et leader du PASTEF, il prend désormais la tête de l’institution parlementaire dans un contexte marqué par de nombreuses attentes autour du fonctionnement des institutions et des équilibres politiques internes.

Depuis le perchoir, le nouveau président de l’Assemblée nationale a salué le travail accompli par son prédécesseur, rendant hommage aux réformes engagées ces derniers mois au sein du Parlement.

Un discours axé sur l’apaisement institutionnel

Dans sa première prise de parole en tant que président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko a adopté un ton conciliant à l’égard des différentes sensibilités politiques représentées dans l’institution.

Le nouveau président du Parlement a insisté sur la nécessité de préserver la stabilité institutionnelle et de favoriser le dialogue politique.

« Je n’utiliserai pas cette responsabilité pour créer un chaos institutionnel », a-t-il déclaré devant les députés.

Cette déclaration intervient alors que le Sénégal traverse une période politique sensible, marquée par des recompositions internes au pouvoir et de nombreuses interrogations sur les futurs équilibres institutionnels.

Une nouvelle séquence politique au Sénégal

Avec l’arrivée de Ousmane Sonko à la tête de l’Assemblée nationale, une nouvelle phase politique s’ouvre au Sénégal.

Son installation au perchoir renforce son rôle central dans l’architecture institutionnelle du pays, au moment où le pouvoir cherche à stabiliser la gouvernance et à maintenir une dynamique d’apaisement après plusieurs jours de fortes turbulences politiques.

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Ousmane Sonko élu président de l’Assemblée nationale.

À l’issue du vote des députés, Ousmane Sonko a été élu président de l’Assemblée nationale.

Il a obtenu 132 voix en sa faveur. Il devient ainsi le 14e président de l’institution parlementaire, succédant à El Malick Ndiaye, qui a démissionné de son poste dimanche dernier.

Source : lesoleil.sn

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Bénin : Romuald Wadagni dévoile son premier gouvernement entre continuité et attentes sociales.

À peine investi à la tête du Bénin, le nouveau président Romuald Wadagni a rendu publique, ce dimanche 24 mai, la composition de son premier gouvernement, une équipe très attendue tant par les acteurs politiques que par l’opinion publique.

Cette première architecture gouvernementale offre déjà des indications sur l’orientation que le nouveau chef de l’État entend donner à son mandat : poursuivre les réformes engagées sous l’ère Patrice Talon, tout en tentant de répondre aux préoccupations sociales et économiques qui occupent une place croissante dans le débat public béninois.

Une équipe articulée autour des secteurs stratégiques

Dans ce nouvel exécutif, plusieurs portefeuilles clés ont été confiés à des profils chargés de piloter les priorités du nouveau pouvoir.

Le ministère de l’Économie et des Finances, particulièrement scruté dans un contexte marqué par les attentes sociales et les défis liés au pouvoir d’achat, revient à Aristide Medenou.

À la tête de la diplomatie béninoise, Corinne Amori Brunet aura pour mission de conduire les relations extérieures du pays et de défendre les intérêts stratégiques du Bénin sur la scène régionale et internationale.

Les questions sécuritaires occupent également une place centrale dans cette nouvelle équipe gouvernementale. Face à la progression de la menace djihadiste dans plusieurs pays côtiers d’Afrique de l’Ouest, Djibril Mama Cissé Moussa a été nommé ministre délégué chargé de l’Intérieur et de la Sécurité publique, tandis que Gildas Agonkan prend la tête du ministère de la Défense nationale.

Une forte continuité avec l’ère Talon

Au-delà des nominations, cette équipe gouvernementale porte clairement l’empreinte de la continuité politique et administrative.

Romuald Wadagni lui-même incarne cette transition sans rupture brutale. Ancien ministre de l’Économie et des Finances pendant près d’une décennie sous Patrice Talon, il a été l’un des principaux artisans des réformes économiques et budgétaires engagées au cours des dernières années.

Plusieurs personnalités nommées au sein du gouvernement disposent également d’une solide expérience de l’administration publique ou ont déjà participé à la conduite des politiques publiques sous le précédent régime.

Ce choix semble traduire la volonté du nouveau pouvoir de préserver une certaine stabilité institutionnelle et de rassurer les partenaires économiques ainsi que les investisseurs, dans un contexte régional parfois marqué par des transitions plus brutales.

Entre stabilité politique et fortes attentes sociales

Cette stratégie de continuité pourrait conforter une partie des milieux économiques et institutionnels, attachés à la stabilité de l’appareil d’État et à la poursuite des réformes engagées.

Mais elle alimente également des attentes importantes au sein de la population.

Dans les centres urbains comme dans les zones rurales, les préoccupations liées au coût de la vie, à l’emploi des jeunes, à l’accès aux services publics ou encore aux conditions sociales restent au cœur des attentes des citoyens.

Pour de nombreux observateurs, le principal défi du nouveau gouvernement sera désormais de transformer l’expérience technocratique accumulée ces dernières années en résultats concrets et perceptibles dans la vie quotidienne des Béninois.

Le début d’un nouveau cycle politique

Avec cette première équipe gouvernementale, Romuald Wadagni ouvre officiellement un nouveau cycle politique au Bénin, dans un climat où les attentes de stabilité se mêlent à une forte demande de résultats économiques et sociaux.

Reste désormais à savoir si ce gouvernement parviendra à conjuguer continuité institutionnelle, efficacité économique et réponse aux aspirations d’une population en quête d’amélioration tangible de ses conditions de vie.

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Sénégal : S.E le Président Diomaye Faye ouvre une séquence de consultations politiques avec d’anciens Premiers ministres.

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a lancé, ce jeudi 21 mai, une vaste série de consultations politiques au Palais de la République, en recevant plusieurs anciens Premiers ministres dans le cadre des préparatifs de la Journée nationale du dialogue.

Cette initiative marque une nouvelle étape dans la volonté affichée du chef de l’État d’instaurer un climat de concertation autour des grands enjeux nationaux, dans un contexte politique encore marqué par les tensions des dernières années.

Une diversité de profils réunie autour des enjeux nationaux

Au fil de la journée, le président sénégalais a échangé avec plusieurs figures ayant occupé les plus hautes responsabilités gouvernementales, parmi lesquelles Aminata Touré, Abdoul Mbaye, Amadou Ba, Sidiki Kaba ainsi que Mamadou Lamine Loum.

Selon la présidence sénégalaise, les échanges ont principalement porté sur la situation économique du pays, les questions sécuritaires et les défis institutionnels auxquels le Sénégal est confronté, dans un environnement régional et international jugé particulièrement sensible.

Par cette démarche, l’exécutif semble vouloir s’appuyer sur l’expérience d’anciens responsables d’État issus de sensibilités politiques parfois opposées, afin d’élargir les cadres de réflexion autour des priorités nationales.

Une Journée du dialogue repensée en raison de la Tabaski

Traditionnellement organisée le 28 mai, la Journée nationale du dialogue prendra cette année une forme différente. En raison de la proximité de la Tabaski, les autorités ont choisi d’étaler les consultations sur plusieurs jours plutôt que d’organiser une rencontre unique et centralisée.

Ce format plus souple vise, selon l’entourage présidentiel, à favoriser des discussions approfondies avec différentes composantes de la vie politique et institutionnelle sénégalaise.

Un signal d’apaisement dans un climat politique encore fragile

Au-delà de l’aspect institutionnel, cette séquence apparaît également comme un geste politique fort. Depuis son arrivée au pouvoir, Bassirou Diomaye Faye cherche à définir une méthode de gouvernance mêlant promesse de rupture, ouverture politique et volonté d’apaisement.

En réunissant autour de lui d’anciens Premiers ministres issus de courants divers, le chef de l’État envoie le signal d’une gouvernance fondée sur l’écoute et la concertation, à un moment où une partie de l’opinion reste attentive aux orientations du nouveau pouvoir.

Dans les cercles proches de la présidence, on insiste notamment sur l’idée que certaines questions stratégiques dépassent les clivages partisans et nécessitent des échanges élargis entre acteurs politiques, anciens responsables gouvernementaux et institutions de la République.

D’autres consultations attendues dans les prochains jours

La présidence sénégalaise a indiqué que cette série d’audiences devrait se poursuivre dans les jours à venir avec d’autres personnalités politiques, représentants institutionnels et acteurs de la société nationale.

Cette dynamique pourrait ainsi préfigurer une nouvelle approche du dialogue politique au Sénégal, dans un contexte où les attentes autour de la stabilité institutionnelle et du climat démocratique demeurent particulièrement fortes.

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Conseil des ministres : le Kendely mis à l’honneur au Palais Mohammed V

La session hebdomadaire du Conseil des ministres s’est tenue ce jeudi 7 mai 2026 au Palais Mohammed V, sous la présidence du Chef de l’État, le Général Mamadi Doumbouya.

Au-delà des travaux gouvernementaux inscrits à l’ordre du jour, cette rencontre a également été marquée par une initiative symbolique de valorisation du patrimoine culturel guinéen. Pour cette session, le textile traditionnel « Kendely », emblématique de la Basse Guinée, a été choisi comme tenue officielle portée par les membres du Gouvernement et les participants.

À travers cette démarche, les autorités entendent promouvoir davantage les richesses culturelles et vestimentaires nationales, tout en renforçant la visibilité des identités régionales qui composent le patrimoine guinéen.

Le Kendely, reconnu pour ses motifs caractéristiques et son ancrage historique dans les traditions de la Basse Guinée, s’inscrit parmi les tissus symboliques du pays. Son adoption dans le cadre d’une session officielle du Conseil des ministres traduit la volonté des autorités de faire de la culture un levier de cohésion nationale et de rayonnement identitaire.

Cette initiative s’inscrit également dans une dynamique plus large de promotion du « consommer local » et de préservation des savoir-faire artisanaux guinéens, dans un contexte où les industries culturelles et créatives occupent une place croissante dans les politiques publiques de développement.

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Dialogue social : le Président Bassirou Diomaye Faye reçoit le Rapport 2025.

Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a reçu ce lundi 27 avril 2026, au Palais de la République, le Rapport 2025 sur l’état du dialogue social, remis par Monsieur Mamadou Lamine Dianté, Président du Haut Conseil du Dialogue social, à la tête d’une délégation des mandants tripartites – Gouvernement, centrales syndicales de travailleurs et confédérations d’employeurs.
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Au-delà de sa portée protocolaire, cette cérémonie consacre une méthode de gouvernement. Depuis l’installation des nouvelles autorités, le dialogue social a été érigé en levier structurant de la refondation républicaine et de la transformation systémique du pays.
L’année 2025 en aura porté des marqueurs forts. La quatrième Conférence sociale, tenue en avril, a remis l’emploi et l’employabilité au cœur du débat public. Le Pacte national de Stabilité sociale pour une Croissance inclusive et durable, signé le 1er mai, a scellé une trêve sociale de trois ans, traduisant l’engagement convergent du Gouvernement, des centrales syndicales et des organisations patronales. La nouvelle Politique nationale de l’Emploi a été techniquement validée. La Convention État-Employeurs privés, fruit d’un long travail inclusif, vient d’être signée. Les concertations nationales sur la gestion des retraites se sont déroulées, et leurs conclusions nourriront des décisions à la hauteur des attentes des travailleurs.
Le Chef de l’État a salué l’engagement du Premier Ministre Ousmane Sonko et du Ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du Service public, Olivier Boucal, ainsi que la disponibilité de l’ensemble des mandants tripartites. Il a tenu à féliciter chaleureusement le Président Mamadou Lamine Dianté et les membres du Haut Conseil du Dialogue social pour la qualité du travail accompli durant l’année écoulée.
Le Président de la République a également annoncé que la productivité au travail constituera le thème de la prochaine Conférence sociale, conviant le pays à une réflexion lucide sur ce qui fonde, en définitive, la compétitivité de notre économie et la qualité de notre développement.
Le dialogue social, tel que la Présidence le conçoit, n’est ni une concession ni une formalité. C’est la discipline patiente par laquelle la République concilie le socialement souhaitable et l’économiquement possible, pour un Sénégal souverain, juste et prospère.
Source : Site web Présidence du Sénégal.
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Conseil des ministres au Sénégal : Bassirou Diomaye Faye accélère les réformes sociales et économiques.

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a présidé ce mercredi 6 mai 2026 un Conseil des ministres marqué par plusieurs orientations stratégiques autour du dialogue social, de la relance économique, de l’emploi, de la prévention des inondations et de la modernisation de l’administration publique.

Dans un contexte économique et social exigeant, le chef de l’État a appelé le gouvernement à renforcer la cadence des réformes et à accélérer la mise en œuvre des engagements pris en faveur des populations.

Dialogue social : le chef de l’État exige des réponses rapides aux syndicats

Quelques jours après la réception des cahiers de doléances transmis par les centrales syndicales, le président de la République a demandé au gouvernement d’examiner avec diligence les revendications exprimées par les différents secteurs professionnels.

Le chef de l’État a salué les avancées enregistrées dans le cadre du dialogue social, notamment l’adoption des projets de Code du travail et de Code de sécurité sociale. Il a également insisté sur la nécessité d’assurer un suivi rigoureux des engagements contenus dans le Pacte de stabilité sociale.

Dans cette dynamique, plusieurs priorités ont été fixées au gouvernement, parmi lesquelles :

  • l’accélération de la mise en œuvre de la nouvelle politique nationale de l’emploi ;
  • la poursuite des réformes liées aux retraites et au système de rémunération ;
  • la préparation de la ratification de la Convention 190 de l’Organisation internationale du Travail, relative à la lutte contre le harcèlement en milieu professionnel.

Relance économique : le Sénégal veut renforcer son secteur privé

Sur le plan économique, le président Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé sa volonté de faire du secteur privé un moteur central de la croissance nationale.

Le chef de l’État a particulièrement insisté sur l’initiative « SunuChampions », destinée à accompagner l’émergence d’entreprises nationales compétitives et capables de soutenir la souveraineté économique du pays.

Parmi les mesures annoncées figurent :

  • la finalisation, d’ici juin 2026, d’une loi sur le patriotisme économique ;
  • la réforme du Code des douanes et du Code des impôts afin d’améliorer le climat des affaires ;
  • la poursuite de la digitalisation des services administratifs pour simplifier les procédures et renforcer l’efficacité de l’administration.

Le président a également évoqué la nécessité d’apurer progressivement la dette intérieure, de relancer les activités du secteur des BTP et de renforcer les mécanismes de financement de l’économie.

Tabaski et pèlerinage de Popenguine sous haute surveillance

À l’approche de la fête de la Tabaski, le gouvernement a été instruit de prendre toutes les dispositions nécessaires afin de garantir un approvisionnement suffisant des marchés en moutons et en produits de première nécessité, à des prix accessibles pour les populations.

Le chef de l’État a également insisté sur la nécessité de renforcer :

  • la sécurité routière ;
  • la fluidité des transports ;
  • l’organisation logistique du pèlerinage marial de Popenguine.

Prévention des inondations : priorité à l’anticipation

Face aux risques récurrents d’inondations durant l’hivernage, le président de la République a demandé un état des lieux précis des actions engagées dans les zones exposées.

Il a appelé à accélérer la mise en œuvre du Programme national de gestion des inondations, avec un accent particulier sur les dispositifs de prévention et d’anticipation.

Énergie et administration : les priorités du Premier ministre

De son côté, le Premier ministre a mis en avant plusieurs enjeux stratégiques, notamment la sécurisation des documents administratifs à travers la mise en place d’un système national garantissant leur authenticité et leur traçabilité.

Il a également attiré l’attention sur les tensions internationales affectant le marché énergétique mondial, notamment les conséquences des crises au Moyen-Orient sur les prix du pétrole.

Pour limiter l’impact de cette conjoncture, le gouvernement entend miser sur :

  • la valorisation des ressources gazières nationales ;
  • le développement des énergies renouvelables ;
  • des mesures de soutien au pouvoir d’achat des ménages.

Audit du secteur de l’électricité et suivi des grands projets

Le chef du gouvernement a également demandé un audit approfondi du secteur de l’électricité, notamment de SENELEC, afin d’améliorer les performances du système énergétique national.

Parmi les projets mis en avant lors du Conseil figurent :

  • la réouverture de l’aéroport de Ziguinchor ;
  • l’ouverture partielle de l’autoroute Mbour-Kaolack ;
  • l’inauguration du parc agro-industriel de Kolda.

Réformes institutionnelles et nominations

Le Conseil des ministres a enfin adopté plusieurs textes, dont un projet de loi portant sur l’entraide judiciaire avec Gambie.

Le gouvernement a également validé une réforme du système éducatif prévoyant la suppression du concours d’entrée en sixième.

Au titre des nominations, Tamsir Gueye a été désigné Directeur de l’administration générale et de l’équipement au ministère des Transports.

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Conakry face à l’épreuve des premières pluies : le gouvernement en alerte sur l’assainissement.

Une visite de terrain pour évaluer l’urgence
Au lendemain des premières précipitations ayant remis en lumière les difficultés chroniques d’insalubrité dans la capitale, le Premier ministre Amadou Oury Bah s’est rendu, mardi 5 mai 2026, au ministère en charge de l’Assainissement. Cette visite avait pour objectif de dresser un état des lieux précis du secteur, sous la conduite du ministre Aboubacar Camara, et d’évaluer les mesures déjà engagées face à une situation qui se dégrade à chaque saison des pluies.

Gestion des déchets : un défi structurel persistant
Au cœur des échanges, la problématique de la gestion des déchets, considérée comme l’un des principaux points de fragilité du système urbain de Conakry. Les autorités ont notamment évoqué la fermeture progressive de la décharge de Daresalam, longtemps critiquée pour ses impacts environnementaux, ainsi que la mise en service d’un site de transfert à Manéah. Cette infrastructure vise à améliorer la chaîne de collecte et de traitement des ordures, dans une logique de modernisation du dispositif existant.

Prévenir les inondations : une course contre la montre
À l’approche de la pleine saison des pluies, l’accent est mis sur le curage des caniveaux, une opération jugée prioritaire pour limiter les risques d’inondations. Chaque année, plusieurs quartiers de la capitale sont affectés par la montée des eaux, aggravée par l’obstruction des réseaux d’évacuation par les déchets solides.

Sur le terrain, les premiers signes sont déjà visibles : routes submergées, amas d’ordures transportés par les eaux de ruissellement et nuisances olfactives persistantes. Autant d’indicateurs qui illustrent les limites du système actuel et l’ampleur des efforts à fournir.

Vers une réforme du secteur ?
Face à ces défis, le gouvernement affiche sa volonté de renforcer les moyens alloués à l’assainissement et d’explorer des solutions durables. Parmi les pistes envisagées figurent la réduction des déchets plastiques, l’optimisation de la collecte et une meilleure mobilisation des ressources techniques et financières.

Reste désormais à traduire ces orientations en actions concrètes et visibles pour les populations, premières affectées par une insalubrité devenue récurrente dans la capitale guinéenne.