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Tragédie de Dar-Es-Salam : le Gouvernement réagit .

Le Gouvernement guinéen a officiellement réagi à l’éboulement survenu dans la nuit du samedi 22 au dimanche 23 août 2026 à la décharge de Dar-Es-Salam, dans la commune de Gbessia, à Conakry. Dans un communiqué publié à cet effet, la Primature fait état d’un bilan provisoire de 30 morts, 6 blessés graves et 16 blessés légers, établi à 16 heures.

Selon le communiqué gouvernemental, l’éboulement s’est produit aux environs de 2 heures du matin, après les fortes pluies enregistrées dans la capitale. Le drame a également entraîné l’effondrement de plusieurs habitations situées dans la zone.

Dès les premières heures, d’importants moyens humains et matériels ont été mobilisés pour rechercher d’éventuelles personnes encore ensevelies, dégager les corps et secourir les victimes. Les opérations sont conduites par les services compétents de l’État, avec la participation de la Croix-Rouge, des Forces de défense et de sécurité, des équipes médicales ainsi que des autorités administratives et locales.

Le Premier ministre sur les lieux

Face à l’ampleur du drame, le Premier ministre, Amadou Oury Bah, s’est rendu sur le site de l’éboulement afin de constater la situation et de superviser la mobilisation des services publics.

Au nom du président de la République, Mamadi Doumbouya, et du Gouvernement, le chef du Gouvernement a exprimé sa compassion et sa solidarité aux familles endeuillées.

Sur le volet sanitaire, la Primature assure que toutes les dispositions ont été prises pour la prise en charge des blessés, notamment au CHU de Donka, ainsi que pour accompagner les autres personnes affectées par la catastrophe.

Dans son communiqué, le Gouvernement adresse ses condoléances aux familles et proches des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux blessés. Il salue également l’engagement des différents acteurs mobilisés dans les opérations de secours.

Alors que les recherches se poursuivent toujours sur le terrain, les autorités appellent les populations au calme, à la solidarité et au strict respect des consignes données par les services de secours et les autorités compétentes.

Source : GuinéeNews.

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Guinée : la Présidence et le Gouvernement instaurent un nouveau cadre de dialogue avec les médias.

Les porte-paroles de la Présidence de la République et du Gouvernement ont rencontré, mercredi 19 août 2026 à Conakry, des représentants des médias nationaux et internationaux. Cette rencontre de prise de contact marque la mise en place d’un nouveau cadre d’échanges destiné à renforcer les relations entre les institutions publiques et les professionnels de l’information.

Vers une communication publique plus ouverte

Le ministre secrétaire général de la Présidence et porte-parole de la Présidence, le général Amara Camara, a réaffirmé la volonté des autorités de favoriser une communication fondée sur la transparence, la disponibilité et l’accès à une information fiable.

« L’information publique appartient aux citoyens », a-t-il rappelé, en soulignant le rôle des porte-paroles dans la transmission des informations officielles et le renforcement du lien entre les institutions et les médias.

De son côté, le ministre de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique et porte-parole du Gouvernement, Faya François Bourouno, a présenté les principales orientations de la politique de modernisation de l’État portée par le président Mamadi Doumbouya.

Le numérique au cœur de la modernisation

Les échanges ont notamment porté sur la transformation numérique de l’administration. Plusieurs plateformes, dont DAMANDA, TELEMO, SONEYA, TRESOR PAY, FUGAS et GEDA, ont été présentées comme des outils destinés à améliorer l’efficacité des services publics, renforcer la traçabilité des procédures et faciliter l’accès des citoyens aux démarches administratives.

Cette digitalisation constitue l’un des axes de la modernisation engagée par les autorités guinéennes.

Des rencontres avec les médias tous les deux mois

La principale annonce de la rencontre concerne la création d’un mécanisme régulier de dialogue avec les médias.

Le dispositif prévoit notamment des rencontres bimestrielles, des points de contact dédiés et des briefings thématiques sur les principaux sujets d’intérêt national.

À travers cette initiative, la Présidence et le Gouvernement souhaitent instaurer un dialogue plus régulier avec les professionnels de l’information et favoriser une meilleure circulation de l’information publique.

Cette nouvelle plateforme d’échanges devrait ainsi permettre de rapprocher davantage les institutions et les médias, tout en renforçant l’accès des citoyens à une information officielle, claire et vérifiable.

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Guinée : le gouvernement ordonne un inventaire général des contrats signés depuis le 5 septembre 2021.

Le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, a demandé à l’ensemble des membres du gouvernement de transmettre l’intégralité des contrats signés depuis le 5 septembre 2021 par leurs ministères respectifs ainsi que par les administrations, agences et organismes placés sous leur tutelle.

Cette instruction, rendue publique à travers une correspondance officielle adressée aux différents départements ministériels, marque une nouvelle étape dans la volonté affichée des autorités de renforcer le contrôle sur la gestion des affaires publiques.

Selon les termes de la note, les ministres sont invités à fournir un état complet des conventions et accords conclus depuis l’arrivée au pouvoir du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), à la suite du coup d’État qui a renversé le président Alpha Condé. L’exercice concerne aussi bien les marchés publics que les contrats de prestation, les partenariats institutionnels ou encore les accords conclus avec des entreprises privées.

Une opération de transparence

Si le gouvernement n’a pas détaillé les motifs exacts de cette initiative, plusieurs observateurs y voient une volonté de disposer d’une photographie exhaustive des engagements contractuels de l’État durant les cinq années de transition.

Depuis son arrivée au pouvoir, le CNRD a fait de la lutte contre la corruption et de l’assainissement de la gestion publique l’un des axes majeurs de son discours politique. Plusieurs audits ont déjà été menés dans différents secteurs, notamment les finances publiques, les infrastructures et les entreprises d’État.

Cette nouvelle démarche pourrait ainsi permettre aux autorités de recenser les engagements financiers pris par les différents ministères, d’en mesurer les implications budgétaires et d’évaluer leur conformité avec les procédures administratives en vigueur.

« Il s’agit probablement d’un exercice destiné à centraliser l’information et à disposer d’une visibilité globale sur les obligations contractuelles de l’État », analyse un spécialiste des politiques publiques à Conakry. « De nombreux contrats sont souvent dispersés entre les ministères et les agences sous tutelle, ce qui complique le suivi et l’évaluation des engagements de l’administration. »

Un examen des années de transition

L’initiative présente une particularité notable : elle couvre exclusivement la période ouverte par le changement de régime du 5 septembre 2021.

Contrairement aux audits précédents qui visaient parfois des actes de gestion remontant aux anciens gouvernements, cette revue concerne les contrats conclus sous la responsabilité de l’administration mise en place par les autorités de Conakry.

Ce choix pourrait témoigner d’une volonté de dresser un bilan de la gestion publique durant la période transitoire, alors que le pays s’apprête à entrer dans une phase décisive de son processus de retour à l’ordre constitutionnel.

La mesure intervient également au moment où les dépenses publiques connaissent une hausse importante liée à la mise en œuvre de grands projets d’infrastructures, à la préparation d’échéances électorales et à l’accélération des investissements dans les secteurs stratégiques.

Des secteurs particulièrement concernés

Bien que la demande du Premier ministre s’adresse à l’ensemble des départements ministériels, certains secteurs pourraient faire l’objet d’une attention particulière.

Les mines, moteur de l’économie guinéenne, concentrent depuis plusieurs années une part importante des conventions conclues par l’État avec des partenaires nationaux et étrangers. Les infrastructures, l’énergie, les transports ou encore les télécommunications figurent également parmi les domaines où les engagements contractuels sont nombreux et souvent assortis d’importantes implications financières.

La centralisation de l’ensemble de ces contrats permettra aux autorités de disposer d’une base de données consolidée et d’identifier d’éventuels doublons, retards d’exécution ou engagements présentant des risques juridiques et budgétaires.

Vers de nouveaux audits ?

À Conakry, plusieurs analystes estiment que cette collecte pourrait constituer une étape préparatoire à des audits plus approfondis.

Dans de nombreux pays, les opérations de recensement contractuel servent de préalable à des vérifications portant sur la conformité des procédures d’attribution, le respect des obligations contractuelles ou encore la performance des projets financés sur fonds publics.

Le gouvernement n’a toutefois annoncé aucune mesure de contrôle spécifique à ce stade et n’a pas indiqué si cette opération pourrait déboucher sur des révisions ou des renégociations de contrats existants.

Pour l’heure, l’objectif affiché semble être avant tout de disposer d’une vision complète des engagements pris par les administrations depuis le début de la transition.

Un test de gouvernance

Au-delà de son aspect technique, la décision d’Amadou Oury Bah revêt une dimension politique. Elle place sous examen une période durant laquelle le pouvoir militaire a concentré entre ses mains l’essentiel des leviers de décision et de gestion.

Dans un pays où les questions de gouvernance et de transparence demeurent au cœur du débat public, la capacité des autorités à rendre compte de l’utilisation des ressources publiques constitue un enjeu majeur de crédibilité.

Reste désormais à savoir si cet inventaire débouchera sur de simples mesures administratives ou sur une véritable évaluation de la gestion contractuelle de l’État durant les années de transition. Une chose est certaine : en demandant à ses ministres d’ouvrir leurs archives contractuelles, le Premier ministre a lancé une opération dont les conclusions pourraient éclairer certains aspects encore méconnus de la gouvernance depuis le 5 septembre 2021.

Source : Les Nouvellesd’Afrique.

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Guinée : de retour de congé, Son Excellence Mamadi Doumbouya reprend immédiatement les dossiers de l’État.

À peine rentré à Conakry après quelques jours de congé annuel en Grèce, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a rapidement repris son agenda institutionnel. Quelques heures seulement après son arrivée, le chef de l’État a présidé un Conseil extraordinaire des ministres élargi, donnant le coup d’envoi à une nouvelle séquence de travail gouvernemental.

Cette reprise intervient après une courte période de repos et traduit la volonté affichée de la présidence de maintenir le suivi des principaux dossiers nationaux sans délai.

Une reprise placée sous le signe des responsabilités institutionnelles

Le Conseil extraordinaire a notamment été marqué par la prestation de serment de la ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation.

Devant le président de la République et les membres du gouvernement, la nouvelle ministre a officiellement pris ses fonctions conformément aux exigences institutionnelles. Cette cérémonie constitue une étape importante dans l’installation de la nouvelle responsable à la tête d’un département stratégique pour l’administration territoriale et la décentralisation.

Au-delà de cet acte solennel, la réunion a également permis d’examiner plusieurs dossiers liés aux priorités du gouvernement et de définir les orientations nécessaires à la poursuite de l’action publique.

Le 2 octobre déjà au centre des préparatifs

Parmi les échéances évoquées figure la prochaine célébration de la fête nationale guinéenne, prévue le 2 octobre 2026.

La Guinée commémorera à cette occasion le 68ᵉ anniversaire de son accession à l’indépendance, proclamée le 2 octobre 1958.

Pour cette édition, les autorités ont retenu le thème : « S’inspirer du passé pour construire ensemble l’avenir : Notre jeunesse ».

Cette thématique entend établir un lien entre la mémoire de l’indépendance et les perspectives d’avenir du pays, avec une attention particulière accordée à la jeunesse guinéenne.

La jeunesse au cœur du message

À travers ce thème, les autorités souhaitent mettre en avant le rôle des jeunes dans la transformation économique et sociale du pays. Éducation, entrepreneuriat, innovation, création d’emplois et participation à la vie nationale figurent parmi les enjeux associés à cette orientation.

Le choix de la jeunesse comme fil conducteur de la prochaine fête nationale intervient également dans un contexte où les pouvoirs publics cherchent à renforcer les dispositifs en faveur de l’insertion professionnelle et du développement des compétences.

Une transition immédiate entre repos et action

Le retour du chef de l’État aura donc été suivi d’une reprise rapide des activités officielles. Du retour à Conakry à la présidence du Conseil extraordinaire des ministres, Mamadi Doumbouya a retrouvé en quelques heures les principaux dossiers de l’agenda gouvernemental.

Cette reprise intervient alors que plusieurs chantiers restent prioritaires pour les autorités, notamment les réformes institutionnelles, le développement des infrastructures, la transformation économique et la préparation des prochaines échéances nationales.

Après quelques jours de congé, le président guinéen renoue ainsi avec le rythme de l’action gouvernementale, dans une période où les attentes restent importantes autour de la mise en œuvre des projets et des engagements annoncés par les autorités.

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Guinée : Dre Diaka Sidibé et Patricia Lamah nommées conseillères à la présidence.

Dans un décret lu à la télévision nationale ce jeudi 30 juillet, le Président de la République, Mamadi Doumbouya, a procédé à la nomination de deux nouvelles conseillères à la Présidence de la République.

Au titre des nominations, l’ancienne Dre Diaka Sidibé est nommée conseillère chargée de l’Éducation, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique.

De son côté, l’ancienne ministre Pauline Patricia Adeline Lamah est nommée conseillère chargée des questions de la femme, de la famille et des solidarités.

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Palais Mohammed V : les membres du Gouvernement prêtent serment devant le Président de la République en marge du Conseil des ministres.

Quelques jours après le remaniement partiel du Gouvernement, le Président de la République, Son Excellence Mamadi DOUMBOUYA, a présidé, ce jeudi 30 juillet 2026, au Palais Mohammed V, la première session ordinaire du Conseil des ministres dans la nouvelle configuration de l’équipe gouvernementale.
Cette session a été marquée par un moment hautement symbolique : la prestation de serment des ministres entrants et des ministres confirmés. Conformément à la tradition républicaine, chacun s’est engagé, devant le Chef de l’État, à exercer ses fonctions avec loyauté, intégrité et dans le strict respect des obligations inhérentes à sa charge.
La session a également permis de présenter les nouveaux membres du Gouvernement. Les quatre personnalités qui rejoignent l’équipe gouvernementale ont été chaleureusement accueillies par leurs homologues, témoignant ainsi de l’esprit de solidarité, de cohésion et de responsabilité qui anime l’action de l’exécutif sous la conduite du Premier ministre, Chef du Gouvernement Amadou Oury BAH et sous le leadership de Son Excellence le Président Mamadi DOUMBOUYA.
Au-delà de cette recomposition gouvernementale, cette première session a été marquée par une innovation majeure. Désormais, les responsables du Guinea Development Board (GDB) et de la Delivery Unit participeront aux réunions du Conseil des ministres élargi.
Avant de prendre part aux travaux, les responsables de ces deux structures ont, eux aussi, prêté serment devant le Président de la République, réaffirmant leur engagement à servir l’État avec rigueur, responsabilité et professionnalisme.
À travers cette première session du Conseil des ministres dans sa nouvelle configuration, le Président Mamadi Doumbouya imprime une nouvelle dynamique à l’action gouvernementale. L’objectif est clair : renforcer une administration davantage orientée vers les résultats, la performance et l’efficacité, en parfaite cohérence avec la vision du Chef de l’État et les ambitions du programme Simandou 2040.

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Source : Présidence Guinée.

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Bintou Keïta entre au gouvernement guinéen : une figure de l’ONU au défi de la refondation du système éducatif.

Après plus de trois décennies consacrées au service des Nations unies, Bintou Keïta ouvre un nouveau chapitre de sa carrière en rejoignant l’exécutif guinéen. L’ancienne représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU en République démocratique du Congo et cheffe de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC (Monusco) a été nommée, le 27 juillet 2026, ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle.

Cette nomination intervient dans le cadre du remaniement gouvernemental décidé par le président Mamadi Doumbouya. Elle marque surtout l’arrivée au sein de l’équipe gouvernementale d’un profil au parcours singulier, forgé au cœur des grands enjeux internationaux de développement, de maintien de la paix et de gestion des crises.

Longtemps éloignée de la scène publique nationale, Bintou Keïta reste relativement peu connue du grand public guinéen. Elle est pourtant l’une des cadres africaines ayant occupé les responsabilités les plus importantes au sein du système des Nations unies. Son retour à Conakry apparaît ainsi comme un choix à la fois technique et politique, alors que les autorités guinéennes cherchent à mobiliser des compétences issues de la haute fonction publique internationale pour accompagner leurs réformes.

Une carrière internationale au cœur des crises africaines

Née en Guinée en 1958, Bintou Keïta est diplômée de l’université Paris II Panthéon-Assas et de l’université Paris IX Dauphine. Elle rejoint les Nations unies en 1989 et entame une carrière qui la conduira, pendant plus de trente-cinq ans, sur plusieurs terrains majeurs du continent africain.

Au fil de son parcours, elle exerce des responsabilités au Tchad, au Congo, à Madagascar, au Rwanda, au Burundi et au Cap-Vert. Ces différentes expériences lui permettent de développer une expertise dans des domaines aussi variés que le développement, l’action humanitaire, la prévention des conflits et les opérations de maintien de la paix.

Son parcours est également marqué par son implication dans la réponse internationale à l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest. Elle participe notamment à la coordination des efforts engagés en Sierra Leone, à une période où la mobilisation des institutions internationales et des acteurs nationaux constitue un enjeu majeur pour contenir la propagation du virus.

Cette expérience de terrain est progressivement complétée par des fonctions stratégiques au sein de l’appareil onusien. Bintou Keïta s’impose ainsi comme une responsable expérimentée, habituée à évoluer dans des environnements institutionnels complexes et à coordonner des acteurs aux intérêts parfois divergents.

La Monusco, l’épreuve d’une mission parmi les plus complexes de l’ONU

L’un des moments les plus marquants de sa carrière intervient en 2021. Bintou Keïta est alors nommée représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies en République démocratique du Congo et prend la direction de la Monusco.

À la tête de l’une des plus importantes opérations de maintien de la paix des Nations unies, elle est confrontée à un environnement particulièrement difficile. Dans l’est de la RDC, la persistance des groupes armés, l’instabilité sécuritaire et les violences contre les populations civiles placent la mission internationale sous une forte pression.

Son mandat se déroule également dans un contexte de défiance croissante d’une partie de la population congolaise à l’égard de la présence onusienne. La Monusco est régulièrement critiquée pour son incapacité présumée à mettre un terme aux violences, alors même que la situation sécuritaire demeure extrêmement volatile.

Cette période à la tête de la mission congolaise constitue une nouvelle démonstration de sa capacité à gérer des dossiers complexes, à dialoguer avec des gouvernements et des acteurs locaux et à piloter de grandes structures internationales dans des contextes de crise.

Un choix stratégique pour le secteur éducatif guinéen

En confiant à Bintou Keïta le portefeuille de l’Éducation nationale, les autorités guinéennes misent sur une personnalité disposant d’une solide expérience internationale et d’une connaissance approfondie des mécanismes institutionnels.

Le choix est d’autant plus stratégique que le ministère qu’elle prend désormais en charge couvre un champ particulièrement vaste : éducation de base, alphabétisation, enseignement technique et formation professionnelle. Autant de secteurs qui jouent un rôle central dans la préparation de la jeunesse guinéenne aux défis économiques et sociaux du pays.

Les chantiers sont nombreux. Le système éducatif reste confronté à des défis liés aux infrastructures scolaires, à la qualité des apprentissages, à la formation et à la disponibilité des enseignants, mais également à l’adéquation entre les compétences enseignées et les besoins du marché de l’emploi.

À cela s’ajoutent les enjeux liés à l’alphabétisation et au développement de la formation professionnelle, dans un pays où l’insertion des jeunes constitue une préoccupation majeure. La nouvelle ministre devra donc composer avec des attentes fortes de la part des élèves, des étudiants, des enseignants, des syndicats et des familles.

Le pari des compétences internationales

Au-delà de la politique éducative, la nomination de Bintou Keïta peut également être interprétée comme une volonté des autorités de Conakry de faire appel aux compétences de cadres guinéens ayant acquis une expérience au sein des grandes institutions internationales.

Son parcours pourrait notamment lui permettre de renforcer les capacités de mobilisation de partenariats et de coopération autour des projets éducatifs, tout en apportant une approche davantage axée sur la gouvernance, la coordination et la gestion de réformes à grande échelle.

Pour le gouvernement, l’enjeu sera toutefois de transformer cette expertise internationale en résultats visibles et mesurables sur le terrain. Car l’administration d’un ministère national impose des contraintes différentes de celles d’une organisation multilatérale. Les décisions doivent se traduire rapidement dans les salles de classe, les établissements de formation et les communautés.

De l’expérience internationale à l’action nationale

Le principal défi de Bintou Keïta sera désormais celui de la mise en œuvre. Après avoir consacré l’essentiel de sa carrière à la gestion de crises et de programmes internationaux, elle devra répondre à des problématiques quotidiennes et concrètes : améliorer les conditions d’apprentissage, renforcer la qualité de l’enseignement, accompagner les enseignants et développer une formation professionnelle mieux adaptée aux besoins du pays.

À 68 ans, la nouvelle ministre entame ainsi une étape inédite de sa trajectoire. Son parcours l’a conduite des missions internationales aux plus hauts niveaux du système des Nations unies, jusqu’à la direction de la Monusco en RDC. Elle revient désormais en Guinée pour mettre cette expérience au service d’un secteur déterminant pour l’avenir du pays.

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Remaniement ministériel en Guinée.

Le président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, a procédé à un important remaniement ministériel à travers un décret lu à la télévision nationale dans la soirée de ce lundi 27 juillet 2026.

Ce réaménagement de l’équipe gouvernementale est marqué par plusieurs départs, notamment ceux de Diaka Sidibé et de Patrice Lamah, ainsi que par des changements de portefeuille et l’arrivée de nouvelles personnalités à la tête de plusieurs départements ministériels.

Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Amadou Oury Bah, est reconduit dans ses fonctions.

Parmi les principaux changements, Lansana Béa Diallo qui prend le ministère de la Jeunesse. Bintou Keita, ancienne Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies en République démocratique du Congo, fait son entrée au gouvernement en qualité de ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle. De son côté, Aboubacar Kourouma, jusque-là secrétaire général du ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique, est nommé ministre du Commerce.

Premier ministre, Chef du Gouvernement : Amadou Oury Bah ;
Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme : Ibrahima Sory II Tounkara ;
Ministre délégué auprès du Président de la République, chargé de la Défense nationale : Ibrahima Khalil Condé ;
Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation : Djenabou Touré ;
Ministre de la Sécurité et de la Protection civile : Ahmed Mohamed Oury Diallo ;
Ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger : Morissanda Kouyaté;
Ministre de l’Économie, des Finances et du Budget : Mariama Siré Sylla ;
Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement : Ismaël Nabé ;
Ministre de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale : Mory Condé ;
Ministre de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique : Faya François Bourouno ;
Ministre des Mines et de la Géologie : Bouna Sylla ;
Ministre de l’Agriculture : Félix Lamah ;
Ministre de l’Élevage : Alpha Bacar Barry;
Ministre de l’Industrie et de l’Économie maritime : Fatima Camara;
Ministre du Commerce : Aboubacar Kourouma ;
Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique : Djami Diallo ;
Ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle : Bintou Keita ;
Ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat : Moussa Moïse Sylla ;
Ministre de la Santé et de l’Hygiène publique : Khaïté Sall ;
Ministre de la Femme, de la Famille et de la Solidarité : Aminata Kaba;
Ministre de la Jeunesse : Lansana Béa Diallo Ministre des Sports : Cellou Baldé;
Ministre des Infrastructures : Facinet Sylla ;
Ministre des Transports : Ousmane Gaoual Diallo ;
Ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation : Mourana Soumah ;
Ministre de l’Environnement et du Développement durable : Fassou Théa

Ministre de l’Énergie : Laye Sékou Camara ;
Ministre de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures : Aboubacar Camara ;
Ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire : Mohamed Lamine Sy Savané ;
Ministre-Secrétaire général du Gouvernement : Tamba Benoît Kamano ;
Ministre-Secrétaire général des Affaires religieuses : Karamoko Diawara.

Ce remaniement traduit la volonté du chef de l’État de redynamiser l’action gouvernementale à quelques mois des prochaines grandes échéances nationales. Plusieurs ministres conservent leurs portefeuilles, tandis que de nouvelles figures font leur entrée au sein de l’exécutif.

Source : Guinée360.

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Présidence Guinée : un nouveau poste stratégique créé, le Cabinet civil réorganisé en profondeur.

Le Président de la République a procédé à une nouvelle réorganisation du Cabinet civil de la Présidence à travers un décret lu ce jeudi 23 juillet à la télévision nationale. Cette réforme prévoit notamment la création d’un poste de Chef de cabinet chargé d’appuyer le ministre directeur de cabinet dans la coordination et le suivi des activités présidentielles.

Selon les termes du décret, le Chef de cabinet est placé sous l’autorité directe du ministre directeur de cabinet de la Présidence de la République. Cette nouvelle fonction vise à améliorer l’organisation interne, la circulation de l’information et le suivi des instructions au sein du Cabinet civil.

Désormais, l’architecture du Cabinet civil comprend un ministre directeur de cabinet, un Chef de cabinet, un conseiller principal, un conseiller spécial, un conseiller juridique, un conseiller diplomatique, des conseillers techniques, des chargés de mission, des attachés de cabinet, un secrétariat particulier, ainsi que des services propres et rattachés.

Le décret introduit également un nouvel article 17 bis qui fixe les missions du Chef de cabinet. Celui-ci aura notamment pour responsabilité d’assister le ministre directeur de cabinet dans l’organisation, la coordination et le fonctionnement quotidien du Cabinet civil de la Présidence.

À ce titre, il devra assurer le suivi de l’exécution des instructions du ministre directeur de cabinet, coordonner les activités du secrétariat particulier, préparer les réunions internes du Cabinet civil et en rendre compte à sa hiérarchie. Il sera également chargé de veiller à la fluidité de la transmission des informations et des dossiers entre le Cabinet civil, le Secrétariat général de la Présidence et les autres structures présidentielles.

Le texte précise que le Chef de cabinet sera nommé par décret présidentiel et pourra recevoir toute autre mission confiée par le ministre directeur de cabinet.

Par ailleurs, cette réforme modifie l’ordre protocolaire au sein de la Présidence de la République. Le ministre secrétaire général de la Présidence conserve la première place, suivi du ministre directeur de cabinet du Président de la République. Le Chef de cabinet occupe désormais le troisième rang protocolaire, avant les conseillers du Président, le chef d’état-major particulier, les conseillers techniques, les responsables d’organismes spécialisés et les chefs de services.

Cette réorganisation traduit la volonté de renforcer la coordination administrative autour du Cabinet civil et d’optimiser le fonctionnement des services de la Présidence de la République.

Source : GuinéeNews.

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Bénin : les premières nominations au Sénat lancent la mise en place de la nouvelle chambre haute.

Le président Romuald Wadagni et le président de l’Assemblée nationale désignent les premiers membres de l’institution issue de la réforme constitutionnelle de 2025

Le Bénin franchit une nouvelle étape dans la mise en œuvre de sa réforme institutionnelle. Le gouvernement a annoncé, à l’issue du Conseil des ministres du 1er juillet, les premières nominations au Sénat, nouvelle chambre haute du Parlement instaurée par la révision constitutionnelle de 2025.

Ces désignations, effectuées par le président de la République, Romuald Wadagni, et le président de l’Assemblée nationale, Joseph Djogbénou, ouvrent la voie à l’installation progressive de cette institution, appelée à jouer un rôle central dans le fonctionnement du système parlementaire béninois.

Quatorze personnalités désignées

Dans le cadre des prérogatives qui lui sont reconnues par la Constitution, le chef de l’État a nommé dix personnalités appelées à siéger au Sénat. Il s’agit d’Alassane Seidou, Fortunet Alain Nouatin, Robert Gbian, Taffa Adam, Albert Ezin Badou, Ousmane Batoko, Raïmi Amadou, Paul Hounkpè, Emmanuel Tiando et Pascal Irénée Koupaki.

De son côté, le président de l’Assemblée nationale a procédé à la désignation de quatre autres membres : Adidjatou Mathys, Abraham Zinzindohoué, Sacca Lafia et Charles Toko.

Ces quatorze personnalités viendront compléter les membres de droit prévus par la Constitution, parmi lesquels figurent les anciens présidents de la République, les anciens présidents de l’Assemblée nationale ainsi que les anciens présidents de la Cour constitutionnelle.

Une institution née de la réforme constitutionnelle

La création du Sénat constitue l’une des principales innovations introduites par la révision constitutionnelle adoptée dans la nuit du 14 au 15 novembre 2025, avant sa promulgation le 17 décembre de la même année à travers la loi constitutionnelle n° 2025-20.

Cette réforme a instauré un Parlement bicaméral, modifiant en profondeur l’organisation institutionnelle du pays à quelques mois de l’élection présidentielle de 2026.

Le Sénat est désormais appelé à compléter le travail législatif de l’Assemblée nationale et à renforcer les mécanismes de contrôle et d’équilibre des institutions.

Un rôle de régulation et d’équilibre institutionnel

Selon les dispositions de la Constitution révisée, le Sénat a pour mission de contribuer à la régulation de la vie politique et institutionnelle. Il est également chargé de promouvoir l’unité nationale, de consolider la démocratie, de participer au maintien de la paix et de contribuer au renforcement de la sécurité publique.

Sur le plan législatif, la nouvelle chambre examinera les textes adoptés par l’Assemblée nationale et pourra demander une seconde lecture de certaines lois, à l’exception notamment des lois de finances, qui demeurent de la compétence exclusive de la chambre basse.

Avec ces premières nominations, les autorités béninoises posent les bases opérationnelles du Sénat, étape déterminante dans la mise en œuvre de la réforme constitutionnelle et dans l’évolution du paysage institutionnel du pays.