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Mauritanie : Aïssata Lam nommée ministre de la Pêche et des Infrastructures maritimes et portuaires

Aïssata Lam fait son entrée au gouvernement mauritanien en prenant les rênes du ministère de la Pêche et des Infrastructures maritimes et portuaires. Sa nomination intervient dans le cadre de la formation du gouvernement dirigé par le Premier ministre Mokhtar Ould Djay, marquant un changement à la tête d’un secteur stratégique pour l’économie nationale.

Elle succède à Mokhtar Ould Ahmed Bouceif, appelé à diriger le ministère de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local.

Ancienne directrice générale de l’Agence de promotion des investissements en Mauritanie (APIM), Aïssata Lam apporte à ses nouvelles fonctions une expérience acquise dans le domaine de la promotion des investissements. Son arrivée intervient alors que les enjeux liés à la valorisation des ressources halieutiques, au développement des infrastructures portuaires et à l’attractivité du secteur maritime occupent une place importante dans les perspectives économiques du pays.

Avec cette nomination, la nouvelle ministre prend la responsabilité d’un portefeuille aux implications économiques majeures, notamment en matière d’exploitation durable des ressources marines, de développement des activités portuaires et de création de valeur dans la filière de la pêche.

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Guinée : Amadou Oury Bah préside une nouvelle session d’arbitrage sur les projets de souveraineté et de gouvernance.

Le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, a présidé la deuxième session d’arbitrage consacrée au pôle Souveraineté et Gouvernance. Cette rencontre a réuni des membres du gouvernement, des représentants des huit départements ministériels concernés ainsi que les responsables des structures chargées du suivi et de la mise en œuvre des projets gouvernementaux.

Parmi les entités présentes figuraient notamment la GDB, la Delivery Unit et l’Agence de gestion et de coopération des grands projets (ACGP), impliquées dans le pilotage et le suivi des initiatives publiques.

Évaluer les progrès depuis la première session

À l’ouverture des travaux, le ministre secrétaire général du Gouvernement, Tamba Benoît Kamano, est revenu sur les différents dossiers soumis à l’arbitrage lors de la première session, organisée le 11 septembre dernier.

Les discussions ont ensuite porté sur l’état d’avancement des dossiers examinés, les évolutions enregistrées depuis cette première rencontre et les résultats obtenus par les structures concernées.

Cette deuxième session s’inscrit dans une démarche de suivi de l’action gouvernementale, visant à examiner les progrès réalisés et à faciliter la coordination entre les départements ministériels et les organismes chargés de l’exécution des projets.

L’objectif est de renforcer le pilotage des initiatives relevant du pôle Souveraineté et Gouvernance et d’assurer un meilleur suivi de leur mise en œuvre.

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Maroc : Nomination historique de Fatima Ezzahra El Mansouri à la tête du gouvernement


Le roi Mohammed VI a officiellement nommé Fatima Ezzahra El Mansouri au poste de cheffe du gouvernement. Cette décision marque un tournant historique majeur pour le Maroc, qui voit pour la toute première fois une femme accéder à la tête de l’exécutif. Cette nomination intervient dans la foulée de la victoire législative de son parti, le Parti de l’authenticité et de la modernité (PAM). 
Le début des grandes manœuvres politiques
Âgée de 50 ans, l’actuelle maire de Marrakech et ancienne ministre de l’Habitat a immédiatement mesuré l’ampleur de sa tâche. Sitôt désignée, elle a déclaré que « le travail commence aujourd’hui ». Maître El Mansouri a annoncé le lancement de consultations internes au sein du PAM avant d’entamer des négociations officielles avec les autres forces politiques du pays. L’objectif principal sera de bâtir une coalition gouvernementale solide et stable. 
Une vague de fierté nationale
Dans les rues du Royaume, l’enthousiasme est palpable chez de nombreux citoyens qui saluent une avancée sociétale majeure. Hassan Harnafi, un retraité de 67 ans, exprime son émotion : « C’est un honneur, et c’est la première fois qu’une Marocaine occupe ce poste. Je pense que c’est une femme compétente, capable de diriger le gouvernement. »
Pour Mohamed Taha, un étudiant de 22 ans, cette accession est un motif de fierté légitime pour toutes ses compatriotes. Selon lui, Fatima Ezzahra El Mansouri s’impose désormais comme un puissant symbole, devenant la deuxième femme à diriger un gouvernement dans le monde arabe. 
Des chantiers socio-économiques prioritaires
Au-delà de la portée hautement symbolique de son statut, la nouvelle Première ministre devra répondre sans attendre aux urgences nationales. Le pouvoir d’achat, le chômage de masse et les fortes aspirations de la jeunesse figurent en tête des dossiers prioritaires. [1]
Sur le plan parlementaire, la tâche s’annonce tout aussi technique. Bien qu’arrivé en tête du scrutin avec 97 sièges sur 395 à la Chambre des représentants, le PAM ne dispose pas de la majorité absolue. La cheffe de l’exécutif devra donc faire preuve de diplomatie pour sceller des alliances clés. Le Maroc ouvre ainsi un chapitre inédit de son histoire, oscillant entre l’espoir d’une gouvernance renouvelée et l’exigence de résultats concrets pour la population
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87 nominations en Conseil des ministres: Douanes, ASER, AGEROUTE, Senelec, DDD… : les principaux changements opérés.

Le Conseil des ministres du jeudi 10 septembre 2026, a procédé à une importante série de nominations aux postes de responsabilité dans plusieurs administrations, agences et sociétés publiques.

Au total, 87 mesures individuelles ont été annoncées, avec des changements particulièrement significatifs à la tête de grandes directions et structures stratégiques de l’État. Des Douanes à l’AGEROUTE, en passant par l’ASER, Dakar Dem Dikk, la BIC-GOUV et le Port autonome de Dakar, plusieurs postes clés changent ainsi de titulaire.

Les Douanes, l’ASER et l’AGEROUTE changent de direction

Parmi les changements les plus marquants figure la Direction générale des Douanes. Malick Mbaye est nommé Directeur général, en remplacement de Babacar Mbaye. Cette nomination intervient dans un contexte où l’administration douanière occupe une place centrale dans la mobilisation des recettes et la lutte contre les trafics.

Dans le secteur de l’énergie, Pape Momar Ngom prend les commandes de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER), en remplacement de Jean Michel Sene. À l’Agence nationale pour les énergies renouvelables (ANER), Thierno Alia Mbengue est nommé Directeur général, en remplacement de Diouma Kobor.

Le secteur des infrastructures connaît également un changement à la tête de l’AGEROUTE Sénégal. Gallo Ba est nommé Directeur général et succède à Moustapha Fall. L’Agence de construction des bâtiments et édifices publics (ACBEP) change également de direction avec la nomination de Cheikh Issa Sall, qui remplace Baye Niass.

Senelec, Dakar Dem Dikk et le Port : plusieurs postes stratégiques renouvelés

Dans le secteur de l’électricité, Jean Baptiste Diouf est nommé Président du Conseil d’administration de la SENELEC. Le poste était vacant.

Le transport public connaît lui aussi un changement important avec la nomination de Modou Bara Gaye à la tête de Dakar Dem Dikk. Il succède à Assane Mbengue.

Au Port autonome de Dakar, Abdoul Hamid Sy devient Président du Conseil d’administration, en remplacement de Mouhamadou Ngouda Mboup. Dans le même secteur, Ahmadou Tidiane Camara prend la direction générale de l’Agence nationale de l’aquaculture (ANA), en remplacement de Samba Ka, tandis qu’Ousseynou Pouye est nommé Directeur général du Conseil sénégalais des chargeurs (COSEC), en remplacement de Ndèye Rokhaya Thiam.

BIC-GOUV, SOGEPA et les pôles urbains

Le mouvement touche également plusieurs structures rattachées à la Présidence de la République et au dispositif gouvernemental.

À la Société de gestion des pôles urbains (SOGEPA SN), Assane Kasse est nommé Directeur général, en remplacement d’Elimane Pouye. Aux pôles urbains de Diamniadio, Moussa Diop est nommé Délégué général, en remplacement de Bara Diouf.

Dans le domaine de la communication gouvernementale, Souleymane Amadou Ly prend la direction de la BIC-GOUV, en remplacement de Mame Gor Ngom. À la Maison de la Presse, Badara Pouye devient Directeur général, succédant à Sambou Biagui, tandis que Talla Dieng est nommé Président du Conseil d’administration, en remplacement de Birame Khoudia Lo.

Des changements dans plusieurs agences économiques

Plusieurs agences et structures relevant de l’économie et du commerce connaissent également de nouveaux dirigeants.

Amadou Diallo est nommé Directeur général de l’ASEPEX, en remplacement de Modou Mbéne Diop. À l’ASPIT, Talibouya Ba succède à Françoise Faye. Le Centre international du commerce extérieur du Sénégal (CICES) accueille Samba Gueye à sa direction, en remplacement de Justin Correa.

Dans le domaine de l’emploi, Alassane Gueye est nommé Directeur de l’ANPEJ, en remplacement de Sinna Amadou Gaye. Le Fonds de garantie des investissements prioritaires (FONGIP) connaît, pour sa part, la nomination de Yaya Aboul Kane comme Président du Conseil d’administration, le poste étant jusque-là vacant.

Agriculture, environnement et action sociale

Dans le secteur agricole, Souleymane Diallo prend la direction générale de la SODAGRI, en remplacement d’Aboubakar Sidy Sonko. À l’ANIDA, Cheikhou Oumar Gaye succède à Sémou Pathé Diouf.

L’environnement n’est pas en reste. Babacar Abba Mbaye est nommé Directeur général de la SONAGED, en remplacement de Khalifa Ababacar Sarr, tandis que Magatte Wade devient Président du Conseil d’administration de la société, en remplacement d’Abdou Khadre Fofana. À l’Agence sénégalaise de reforestation et de la Grande Muraille verte, Ansoumana Sane succède à Sékouna Diatta.

Dans le domaine de l’action sociale, Moustapha Cisse prend la direction générale de l’Agence sénégalaise de la Couverture maladie universelle, en remplacement de Séga Gueye. La Centrale de stockage des produits alimentaires (CSAR) est désormais dirigée par Mame Ndèye Sene, qui remplace Marième Soda Ndiaye.

Urbanisme, tourisme, culture et sport

Plusieurs nominations concernent également les secteurs de l’urbanisme, du tourisme, de la culture et du sport.

À la SICAP SA, Ibrahima Barry est nommé Directeur général, en remplacement de Mouhamadou Moctar Magassouba. À la SAFRU SA, Seydina Mbaye prend la direction générale, tandis qu’Abdoul Karim Mbengue devient Président du Conseil d’administration.

Dans le tourisme, Berenger Fap Ngom est nommé Directeur général de l’ASPT, en remplacement d’Adama Ndiaye. À la SAPCO SA, Babacar Mbengue succède à Serigne Mamadou Mboup. L’Agence pour la promotion et le développement de l’artisanat (APDA) change également de direction avec la nomination d’Idy Watt, en remplacement de Sophie Nzinga Sy.

Dans le secteur sportif, Guéladio Ba est nommé Directeur général de l’Office de gestion des infrastructures sportives, en remplacement de Babacar Ndiaye. Au Grand Théâtre national, Déthié Diouf devient Président du Conseil d’administration, en remplacement d’Ousmane Sane.

Des nominations également dans les secteurs de la santé, du numérique et de l’hydraulique

Le renouvellement concerne aussi plusieurs autres secteurs de l’action publique.

Au Centre hospitalier national de Pikine, Khadim Mbaye est nommé Directeur, en remplacement de Souleymane Loucar. Dans le numérique, Abdoulaye Diouf devient Coordonnateur du FDSUT, en remplacement de Ndèye Fatou Ndiaye.

Dans le domaine de l’hydraulique, Ousmane Kane est nommé Président du Conseil d’administration de l’OFOR, en remplacement de Seydou Mandiang. Dans la microfinance, Mathioro Fall prend la présidence du Conseil d’orientation du FONAMIF, en remplacement de Demba Thiam.

Enfin, plusieurs nominations interviennent dans le secteur des transports et des infrastructures, notamment à GTS, SN-LAS, FERA, 2AS et SEN-AUTOROUTE. Cheikh Mouhamadou Khalifa Ba est ainsi nommé Administrateur général de SEN-AUTOROUTE, un poste jusque-là vacant.

À travers cette série de 87 mesures individuelles, le Conseil des ministres opère ainsi un renouvellement important des équipes dirigeantes de plusieurs administrations, agences et sociétés publiques, avec des mouvements qui touchent aussi bien les secteurs économiques et financiers que l’énergie, les infrastructures, les transports, l’environnement et les services publics.

Source : LeSoleil

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Guinée : le gouvernement lance la revue annuelle des établissements publics administratifs.

Le gouvernement guinéen a lancé, le 10 septembre 2026 à Conakry, la revue annuelle 2026 des Établissements publics administratifs (EPA), portant sur les exercices 2023, 2024 et 2025. La cérémonie, présidée par le Premier ministre Amadou Oury Bah, a réuni plusieursgouvernement responsables publics, dont la ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Khaïté Sall.

Cette revue constitue un cadre d’évaluation de la gestion des établissements publics, notamment en ce qui concerne l’utilisation des ressources mises à leur disposition. Elle vise également à renforcer la transparence, la responsabilisation et l’efficacité dans le fonctionnement de ces structures.

Vers une généralisation du budget-programme

À cette occasion, le Premier ministre a insisté sur la nécessité pour l’administration guinéenne d’accélérer sa transition vers le budget-programme. Il a fixé comme échéance le 1er janvier 2027 pour une pleine application de cette approche, fondée sur la programmation, les objectifs et l’évaluation des résultats.

Amadou Oury Bah a également appelé à renforcer la culture de la performance au sein des établissements publics. Selon cette orientation, les ressources publiques doivent être associées à des objectifs précis et à des résultats mesurables afin d’améliorer l’efficacité de l’action publique.

La digitalisation au service du suivi des performances

Le chef du gouvernement a par ailleurs mis l’accent sur la nécessité d’un suivi régulier des activités des établissements publics. La digitalisation doit notamment contribuer à améliorer la collecte des données, le contrôle de la gestion et l’évaluation des performances.

Cette démarche s’inscrit dans la vision du Programme Simandou 2040, qui place la modernisation de l’administration et l’amélioration de la gouvernance parmi les leviers du développement national.

À travers cette revue annuelle, les autorités entendent ainsi renforcer les mécanismes de contrôle et de suivi des EPA, tout en favorisant une gestion davantage axée sur les résultats. L’objectif affiché est de faire des établissements publics des structures plus performantes et plus efficaces au service des populations.

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Sénégal : Ahmadou Al Aminou Lo présente sa Déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale

Le Premier ministre sénégalais Ahmadou Al Aminou Lo présente ce mardi 8 septembre 2026, à 10 heures, sa Déclaration de politique générale (DPG) devant l’Assemblée nationale. Nommé à la tête du gouvernement le 25 mai dernier, il doit exposer aux députés les grandes orientations et les priorités de son action gouvernementale.

Une DPG au début d’une nouvelle séquence gouvernementale

Cette intervention intervient dans le cadre de la deuxième session extraordinaire de l’année, ouverte le 1er septembre à la demande du président de la République, Bassirou Diomaye Faye.

Initialement prévue le 1er septembre, la présentation de la DPG a finalement été reportée au 8 septembre. La Conférence des présidents de l’Assemblée nationale a arrêté cette nouvelle date conformément aux dispositions du Règlement intérieur de l’institution.

Succédant à Ousmane Sonko à la Primature, Ahmadou Al Aminou Lo doit ainsi préciser devant la représentation nationale les priorités de son gouvernement et les principales mesures envisagées pour leur mise en œuvre.

Un contexte économique marqué par les discussions avec le FMI

La présentation intervient quelques jours après l’annonce, le 1er septembre, d’un accord au niveau des services entre le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI). Cet accord porte sur les principales politiques économiques devant soutenir un nouveau programme de 36 mois au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC).

Le financement envisagé s’élève à environ 2,2 milliards de dollars, soit 1 537,1 millions de droits de tirage spéciaux (DTS), correspondant à environ 475 % de la quote-part du Sénégal au FMI. L’accord doit encore recevoir l’approbation de la direction du Fonds puis de son Conseil d’administration.

Le futur programme doit accompagner les réformes économiques et financières prévues sur la période 2026-2029.

Parmi les priorités annoncées figurent l’augmentation des recettes intérieures, la maîtrise des dépenses publiques, le renforcement de la gestion de la dette et un meilleur suivi des arriérés de l’État. Le programme prévoit également une surveillance accrue des entreprises publiques ainsi que le renforcement des dispositifs de protection sociale, notamment à travers des transferts monétaires ciblés.

La dette et les réformes structurelles au cœur des enjeux

Le Sénégal prévoit par ailleurs de solliciter un traitement de sa dette afin de restaurer sa viabilité et de créer de nouvelles marges budgétaires pour financer les secteurs prioritaires.

Les autorités envisagent également l’adoption, en 2027, d’une stratégie de mobilisation des recettes à moyen terme. Celle-ci doit permettre d’accroître durablement les ressources fiscales, tout en améliorant l’environnement des affaires et l’accès aux services financiers.

Ces orientations devraient constituer des éléments importants du cadre économique dans lequel le Premier ministre présente sa feuille de route devant les députés.

Une économie portée par les hydrocarbures

Selon les données communiquées par le FMI, le Sénégal a enregistré une croissance réelle de 6,7 % en 2025, notamment grâce à la première année complète de production pétrolière.

Hors pétrole et gaz, la croissance s’est limitée à 2,2 % en 2025 avant d’atteindre 4,7 % au premier trimestre 2026, principalement sous l’effet de la consommation privée. L’inflation s’est, pour sa part, établie à 1,4 %.

Le nouveau programme avec le FMI reste toutefois soumis à plusieurs conditions, notamment la mise en œuvre de mesures correctrices liées au précédent épisode de communication d’informations erronées ainsi que l’obtention des garanties de financement nécessaires auprès des partenaires du Sénégal.

La Déclaration de politique générale d’Ahmadou Al Aminou Lo intervient ainsi à un moment stratégique, entre réformes économiques, contraintes budgétaires et volonté du gouvernement de définir clairement ses priorités pour les prochaines années.

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En Guinée, S.E Mamadi Doumbouya fixe sa ligne rouge à ses ministres.

Le président guinéen Mamadi Doumbouya a haussé le ton à l’égard de son gouvernement en édictant cinq exigences qu’il qualifie de « non négociables ». À l’occasion du cinquième anniversaire de sa prise de pouvoir, le chef de l’État entend accélérer la mise en œuvre de son programme de développement « Simandou 2040 » et impose désormais une culture du résultat à son équipe gouvernementale.

Lors du Conseil des ministres du 3 septembre, dont les conclusions ont été rendues publiques cette semaine, Mamadi Doumbouya a rappelé que la « Refondation » qu’il a promise aux Guinéens devait se traduire par des réalisations concrètes et non par de simples annonces. « La Refondation n’est pas un slogan », a-t-il insisté, présentant le programme Simandou 2040 comme un projet national destiné à transformer durablement l’économie du pays.

Parmi les principales directives présidentielles figure la discipline dans l’exécution des projets publics. Chaque ministère devra désormais transmettre un tableau de bord mensuel détaillant l’état d’avancement physique et financier des projets relevant de son portefeuille. Les performances seront examinées régulièrement en Conseil des ministres.

La deuxième ligne rouge concerne la gestion des finances publiques. Le président a averti qu’il ne tolérerait ni gaspillage, ni dépenses de prestige, ni marchés attribués en dehors des procédures établies. Selon lui, chaque franc guinéen investi doit produire des résultats visibles et mesurables pour la population.

Mamadi Doumbouya a également mis l’accent sur la qualité des investissements publics. Dorénavant, aucun projet ne pourra être financé sans étude de faisabilité, cadre juridique sécurisé et plan de maintenance. Cette exigence vise à éviter la multiplication d’infrastructures difficilement entretenues après leur inauguration.

Le chef de l’État a par ailleurs insisté sur le contenu local et l’emploi des Guinéens, demandant que les grands investissements servent davantage à former et à recruter la main-d’œuvre nationale. Cette orientation s’inscrit dans la stratégie de valorisation des retombées économiques du mégaprojet minier de Simandou.

Enfin, le président a adressé un message sans équivoque à ses ministres : ils doivent quitter leurs bureaux pour être davantage présents sur le terrain. « Un ministre ne gouverne pas depuis son bureau », a-t-il déclaré, les invitant à multiplier les déplacements dans les préfectures, sous-préfectures et villages afin de suivre directement les projets et de rester en contact avec les réalités des populations.

Cette mise au point présidentielle intervient dans un contexte où les attentes de la population restent fortes concernant les bénéfices économiques promis par les grands projets d’infrastructures et miniers. En fixant ces exigences, Mamadi Doumbouya cherche à renforcer la redevabilité de son gouvernement et à faire de l’efficacité administrative un marqueur central de son action politique.

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Tragédie de Dar-Es-Salam : le Gouvernement réagit .

Le Gouvernement guinéen a officiellement réagi à l’éboulement survenu dans la nuit du samedi 22 au dimanche 23 août 2026 à la décharge de Dar-Es-Salam, dans la commune de Gbessia, à Conakry. Dans un communiqué publié à cet effet, la Primature fait état d’un bilan provisoire de 30 morts, 6 blessés graves et 16 blessés légers, établi à 16 heures.

Selon le communiqué gouvernemental, l’éboulement s’est produit aux environs de 2 heures du matin, après les fortes pluies enregistrées dans la capitale. Le drame a également entraîné l’effondrement de plusieurs habitations situées dans la zone.

Dès les premières heures, d’importants moyens humains et matériels ont été mobilisés pour rechercher d’éventuelles personnes encore ensevelies, dégager les corps et secourir les victimes. Les opérations sont conduites par les services compétents de l’État, avec la participation de la Croix-Rouge, des Forces de défense et de sécurité, des équipes médicales ainsi que des autorités administratives et locales.

Le Premier ministre sur les lieux

Face à l’ampleur du drame, le Premier ministre, Amadou Oury Bah, s’est rendu sur le site de l’éboulement afin de constater la situation et de superviser la mobilisation des services publics.

Au nom du président de la République, Mamadi Doumbouya, et du Gouvernement, le chef du Gouvernement a exprimé sa compassion et sa solidarité aux familles endeuillées.

Sur le volet sanitaire, la Primature assure que toutes les dispositions ont été prises pour la prise en charge des blessés, notamment au CHU de Donka, ainsi que pour accompagner les autres personnes affectées par la catastrophe.

Dans son communiqué, le Gouvernement adresse ses condoléances aux familles et proches des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux blessés. Il salue également l’engagement des différents acteurs mobilisés dans les opérations de secours.

Alors que les recherches se poursuivent toujours sur le terrain, les autorités appellent les populations au calme, à la solidarité et au strict respect des consignes données par les services de secours et les autorités compétentes.

Source : GuinéeNews.

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Guinée : la Présidence et le Gouvernement instaurent un nouveau cadre de dialogue avec les médias.

Les porte-paroles de la Présidence de la République et du Gouvernement ont rencontré, mercredi 19 août 2026 à Conakry, des représentants des médias nationaux et internationaux. Cette rencontre de prise de contact marque la mise en place d’un nouveau cadre d’échanges destiné à renforcer les relations entre les institutions publiques et les professionnels de l’information.

Vers une communication publique plus ouverte

Le ministre secrétaire général de la Présidence et porte-parole de la Présidence, le général Amara Camara, a réaffirmé la volonté des autorités de favoriser une communication fondée sur la transparence, la disponibilité et l’accès à une information fiable.

« L’information publique appartient aux citoyens », a-t-il rappelé, en soulignant le rôle des porte-paroles dans la transmission des informations officielles et le renforcement du lien entre les institutions et les médias.

De son côté, le ministre de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique et porte-parole du Gouvernement, Faya François Bourouno, a présenté les principales orientations de la politique de modernisation de l’État portée par le président Mamadi Doumbouya.

Le numérique au cœur de la modernisation

Les échanges ont notamment porté sur la transformation numérique de l’administration. Plusieurs plateformes, dont DAMANDA, TELEMO, SONEYA, TRESOR PAY, FUGAS et GEDA, ont été présentées comme des outils destinés à améliorer l’efficacité des services publics, renforcer la traçabilité des procédures et faciliter l’accès des citoyens aux démarches administratives.

Cette digitalisation constitue l’un des axes de la modernisation engagée par les autorités guinéennes.

Des rencontres avec les médias tous les deux mois

La principale annonce de la rencontre concerne la création d’un mécanisme régulier de dialogue avec les médias.

Le dispositif prévoit notamment des rencontres bimestrielles, des points de contact dédiés et des briefings thématiques sur les principaux sujets d’intérêt national.

À travers cette initiative, la Présidence et le Gouvernement souhaitent instaurer un dialogue plus régulier avec les professionnels de l’information et favoriser une meilleure circulation de l’information publique.

Cette nouvelle plateforme d’échanges devrait ainsi permettre de rapprocher davantage les institutions et les médias, tout en renforçant l’accès des citoyens à une information officielle, claire et vérifiable.

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Guinée : le gouvernement ordonne un inventaire général des contrats signés depuis le 5 septembre 2021.

Le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, a demandé à l’ensemble des membres du gouvernement de transmettre l’intégralité des contrats signés depuis le 5 septembre 2021 par leurs ministères respectifs ainsi que par les administrations, agences et organismes placés sous leur tutelle.

Cette instruction, rendue publique à travers une correspondance officielle adressée aux différents départements ministériels, marque une nouvelle étape dans la volonté affichée des autorités de renforcer le contrôle sur la gestion des affaires publiques.

Selon les termes de la note, les ministres sont invités à fournir un état complet des conventions et accords conclus depuis l’arrivée au pouvoir du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), à la suite du coup d’État qui a renversé le président Alpha Condé. L’exercice concerne aussi bien les marchés publics que les contrats de prestation, les partenariats institutionnels ou encore les accords conclus avec des entreprises privées.

Une opération de transparence

Si le gouvernement n’a pas détaillé les motifs exacts de cette initiative, plusieurs observateurs y voient une volonté de disposer d’une photographie exhaustive des engagements contractuels de l’État durant les cinq années de transition.

Depuis son arrivée au pouvoir, le CNRD a fait de la lutte contre la corruption et de l’assainissement de la gestion publique l’un des axes majeurs de son discours politique. Plusieurs audits ont déjà été menés dans différents secteurs, notamment les finances publiques, les infrastructures et les entreprises d’État.

Cette nouvelle démarche pourrait ainsi permettre aux autorités de recenser les engagements financiers pris par les différents ministères, d’en mesurer les implications budgétaires et d’évaluer leur conformité avec les procédures administratives en vigueur.

« Il s’agit probablement d’un exercice destiné à centraliser l’information et à disposer d’une visibilité globale sur les obligations contractuelles de l’État », analyse un spécialiste des politiques publiques à Conakry. « De nombreux contrats sont souvent dispersés entre les ministères et les agences sous tutelle, ce qui complique le suivi et l’évaluation des engagements de l’administration. »

Un examen des années de transition

L’initiative présente une particularité notable : elle couvre exclusivement la période ouverte par le changement de régime du 5 septembre 2021.

Contrairement aux audits précédents qui visaient parfois des actes de gestion remontant aux anciens gouvernements, cette revue concerne les contrats conclus sous la responsabilité de l’administration mise en place par les autorités de Conakry.

Ce choix pourrait témoigner d’une volonté de dresser un bilan de la gestion publique durant la période transitoire, alors que le pays s’apprête à entrer dans une phase décisive de son processus de retour à l’ordre constitutionnel.

La mesure intervient également au moment où les dépenses publiques connaissent une hausse importante liée à la mise en œuvre de grands projets d’infrastructures, à la préparation d’échéances électorales et à l’accélération des investissements dans les secteurs stratégiques.

Des secteurs particulièrement concernés

Bien que la demande du Premier ministre s’adresse à l’ensemble des départements ministériels, certains secteurs pourraient faire l’objet d’une attention particulière.

Les mines, moteur de l’économie guinéenne, concentrent depuis plusieurs années une part importante des conventions conclues par l’État avec des partenaires nationaux et étrangers. Les infrastructures, l’énergie, les transports ou encore les télécommunications figurent également parmi les domaines où les engagements contractuels sont nombreux et souvent assortis d’importantes implications financières.

La centralisation de l’ensemble de ces contrats permettra aux autorités de disposer d’une base de données consolidée et d’identifier d’éventuels doublons, retards d’exécution ou engagements présentant des risques juridiques et budgétaires.

Vers de nouveaux audits ?

À Conakry, plusieurs analystes estiment que cette collecte pourrait constituer une étape préparatoire à des audits plus approfondis.

Dans de nombreux pays, les opérations de recensement contractuel servent de préalable à des vérifications portant sur la conformité des procédures d’attribution, le respect des obligations contractuelles ou encore la performance des projets financés sur fonds publics.

Le gouvernement n’a toutefois annoncé aucune mesure de contrôle spécifique à ce stade et n’a pas indiqué si cette opération pourrait déboucher sur des révisions ou des renégociations de contrats existants.

Pour l’heure, l’objectif affiché semble être avant tout de disposer d’une vision complète des engagements pris par les administrations depuis le début de la transition.

Un test de gouvernance

Au-delà de son aspect technique, la décision d’Amadou Oury Bah revêt une dimension politique. Elle place sous examen une période durant laquelle le pouvoir militaire a concentré entre ses mains l’essentiel des leviers de décision et de gestion.

Dans un pays où les questions de gouvernance et de transparence demeurent au cœur du débat public, la capacité des autorités à rendre compte de l’utilisation des ressources publiques constitue un enjeu majeur de crédibilité.

Reste désormais à savoir si cet inventaire débouchera sur de simples mesures administratives ou sur une véritable évaluation de la gestion contractuelle de l’État durant les années de transition. Une chose est certaine : en demandant à ses ministres d’ouvrir leurs archives contractuelles, le Premier ministre a lancé une opération dont les conclusions pourraient éclairer certains aspects encore méconnus de la gouvernance depuis le 5 septembre 2021.

Source : Les Nouvellesd’Afrique.