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Sénégal : le gouvernement fixe ses priorités entre dialogue social, santé et agriculture.

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a présidé, mercredi 15 avril 2026, un Conseil des ministres marqué par l’examen de plusieurs dossiers stratégiques. Au cœur des échanges : la consolidation du dialogue social, la réforme du système de santé et les préparatifs de la prochaine campagne agricole, dans un contexte de fortes attentes sociales et économiques.

Dialogue social : vers un Livre blanc et une nouvelle conférence sociale

Souhaitant apaiser le climat social et structurer la réponse de l’État aux revendications syndicales, le chef de l’État a instruit le gouvernement de publier, avant le 30 avril 2026, un Livre blanc consacré à la prise en charge des doléances des centrales syndicales.

Dans la même dynamique, il a insisté sur la nécessité d’un suivi rigoureux des tensions sociales et annoncé la tenue prochaine de la cinquième Conférence sociale. Cette rencontre devrait être axée sur la question de la productivité au travail, un enjeu central pour la compétitivité de l’économie sénégalaise.

Santé : accélérer les réformes pour un meilleur accès aux soins

L’amélioration du système de santé a également occupé une place importante lors de ce Conseil. Le président a demandé une accélération du processus d’adoption du Code de la santé, ainsi que la mise en œuvre d’une nouvelle carte sanitaire visant à mieux répartir l’offre de soins sur le territoire.

Les orientations fixées incluent aussi le renforcement des ressources humaines, l’amélioration de la gouvernance hospitalière et l’ouverture d’une réflexion approfondie sur le financement durable de la couverture sanitaire universelle, un pilier des politiques sociales.

Agriculture : anticiper la campagne 2026 et sécuriser les approvisionnements

À l’approche de l’hivernage, les autorités ont été appelées à prendre toutes les dispositions nécessaires pour garantir le bon déroulement de la campagne agricole 2026. Il s’agit notamment d’assurer la disponibilité des semences, des intrants et des mécanismes de financement au profit des producteurs.

Le président a également insisté sur l’adoption prochaine de textes encadrant les activités agricoles et pastorales. Dans la perspective de la Tabaski, il a demandé un approvisionnement suffisant du marché en moutons, afin d’éviter toute tension sur les prix.

Réformes et gouvernance : rationalisation et valorisation des ressources publiques

Le Premier ministre a, pour sa part, présenté plusieurs chantiers en cours, portant notamment sur la réforme de l’Imprimerie nationale, la maîtrise des dépenses publiques et la valorisation des infrastructures étatiques sous-exploitées.

Dans cette optique, un Conseil interministériel consacré aux infrastructures devrait se tenir dans les prochaines semaines, avec pour objectif d’optimiser l’utilisation des équipements publics existants et d’améliorer leur rentabilité.

Activité législative et nominations

Au titre des textes examinés, le Conseil des ministres a adopté plusieurs projets de loi, dont ceux relatifs au Code du travail et au Code de la sécurité sociale, deux instruments clés pour l’encadrement du marché de l’emploi et la protection sociale.

Enfin, plusieurs nominations ont été entérinées au sein de l’administration territoriale et de différents départements ministériels, traduisant la poursuite de la réorganisation de l’appareil d’État.

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Simandou 2040 : S.E Mamadi Doumbouya accélère la mise en œuvre du programme stratégique.

Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a imprimé une nouvelle cadence à la mise en œuvre du programme Simandou 2040. À l’occasion du Conseil des ministres tenu le 9 avril 2026, le chef de l’État a instruit le gouvernement de procéder au lancement effectif de l’ensemble des projets et réformes inscrits dans la première phase, avant la fin du mois.

Selon la porte-parole adjointe du gouvernement, Djami Diallo, cette orientation traduit une volonté claire de recentrer l’action publique autour d’une priorité unique : le déploiement rapide de ce programme structurant, désormais érigé en socle de la politique gouvernementale.

Doté d’investissements estimés à plus de 300 milliards de dollars, Simandou 2040 s’inscrit dans une vision de transformation profonde de l’économie guinéenne sur les quinze prochaines années. Le programme ambitionne de valoriser de manière stratégique les ressources naturelles du pays, tout en maximisant les retombées économiques et sociales au bénéfice des populations.

À travers cette instruction, les autorités entendent franchir un cap décisif, en passant d’une phase de planification à une dynamique d’exécution concrète. Une inflexion qui témoigne d’une volonté politique affirmée de faire de Simandou 2040 un levier immédiat de développement et de transformation nationale.

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DÉCLARATION DE POLITIQUE GÉNÉRALE DU GOUVERNEMENT : LE PREMIER MINISTRE MET, EN PREMIER LIEU, L’ACCENT SUR LES RÉFORMES INSTITUTIONNELLES ET POLITIQUES.

Conakry, le 25 mars 2026 – Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Monsieur Amadou Oury Bah, a présenté devant le Conseil National de la Transition la Déclaration de politique générale du Gouvernement.

La cérémonie, placée sous la présidence de l’Honorable Dr Dansa KOUROUMA, Président du CNT, a connu la présence des membres du Gouvernement, des représentations diplomatiques, des présidents des institutions républicaines, des faîtières, ainsi que des cadres de l’Administration publique.

Dans son discours d’ouverture, Dr Dansa KOUROUMA a rappelé que cet exercice républicain, progressivement consacré comme un moment essentiel de la vie institutionnelle, s’est imposé comme un instrument de transparence, de responsabilité et de dialogue entre pouvoirs.

Dans cette dynamique, le Premier ministre a, en préambule, rendu grâce au Tout-Puissant, le Très Miséricordieux, pour la paix qu’Il accorde à notre pays, pour la protection qu’Il continue d’assurer au peuple de Guinée et pour la sagesse qu’Il inspire à celles et ceux qui ont la responsabilité de servir la Nation.

Par ailleurs, le Chef du Gouvernement a qualifié cet exercice comme s’inscrivant dans la continuité de la vision impulsée par le Président de la République.

Pour le Chef du Gouvernement cet exercice traduit une volonté claire : reconstruire durablement les bases de l’administration publique et restaurer la crédibilité de l’État, tant à l’intérieur qu’à l’international.

Sur le plan institutionnel et politique, il a révélé que la Guinée a franchi une étape déterminante dans le rétablissement de son ordre constitutionnel et dans la consolidation de sa légitimité républicaine : « Notre pays s’est doté d’une nouvelle Constitution, d’un Code électoral rénové, et d’un dispositif électoral modernisé, consolidé par l’enrôlement biométrique de 8 979 923 citoyens, aboutissant à un fichier électoral de 6 768 458 électeurs ».

Poursuivant, le Premier ministre a indiqué que le référendum constitutionnel du 21 septembre 2025, suivi de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, a permis le retour à un ordre institutionnel régulier, légitime et souverain, dans un cadre pacifique, reconnu par les missions d’observation régionales et internationales : « Cette évolution institutionnelle est traduite par une normalisation progressive de la position de la Guinée à l’international ».

Dans le même élan, il a souligné qu’après la suspension intervenue à la suite des événements du 5 septembre 2021, les organisations régionales et internationales ont progressivement levé les mesures restrictives prises à l’encontre de notre pays. Ainsi, la Francophonie a levé, en septembre 2024, la suspension de la Guinée. De même, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a progressivement levé les sanctions économiques et financières avant de procéder, en janvier 2026, à la levée des dernières mesures restrictives et à la pleine réintégration de la Guinée dans les instances décisionnelles de l’organisation.

Parallèlement, l’Union africaine a levé ses sanctions après la restauration de l’ordre constitutionnel issue des élections de 2025, ouvrant ainsi la voie au retour complet de la République de Guinée au sein des instances continentales.

Le Chef du Gouvernement a également relevé que, malgré les épreuves, une constante demeure : la volonté du peuple guinéen de préserver son unité, sa dignité et sa souveraineté. Dans cette perspective, les institutions ne doivent pas être appréhendées comme de simples constructions juridiques, mais comme l’expression d’un pacte profond entre un peuple et son avenir.

Source : Site Web Primature Guinée.
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Dialogue stratégique entre l’État et le secteur privé : le Président de la République S.E Mamadi DOUMBOUYA reçoit les forces vives de l’économie nationale.

Dans la continuité de l’inauguration du nouveau siège de la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG), symbole fort de la souveraineté monétaire nationale, le Président de la République, S.E Mamadi DOUMBOUYA, a réaffirmé sa volonté de placer le secteur privé au cœur de la transformation économique du pays.
Ce mercredi 25 mars 2026, le Chef de l’État a accordé une audience aux acteurs du secteur privé guinéen, en présence du Ministre secrétaire général de la Présidence, le Général Amara CAMARA, du ministre Directeur de cabinet la présidence, Djiba DIAKITÉ, de plusieurs membres du gouvernement ainsi que des hautes autorités de la chaîne de commandement militaire et paramilitaire. Une rencontre de haut niveau, marquée par une forte portée stratégique. Le Chef de l’État a ainsi confié la Banque Centrale, symbole de notre souveraineté monétaire, aux acteurs du secteur privé. À travers cet acte fort, il a partagé avec eux sa vision d’un développement socio-économique durable et responsable, fondé sur le vivre-ensemble et orienté vers une transformation en profondeur de l’économie guinéenne, en cohérence avec le programme hautement stratégique Simandou 2040.
Au cours des échanges, plusieurs questions majeures d’ordre économique ont été également abordées avec franchise et responsabilité. Le Président de la République a invité les opérateurs économiques à s’adapter aux réformes engagées afin de mieux répondre aux attentes des populations. Il a insisté sur la nécessité d’aligner les pratiques du secteur privé avec les nouvelles orientations économiques du pays, notamment celles portées par le programme Simandou 2040, véritable levier de transformation structurelle.
Cette rencontre illustre l’importance que le Chef de l’État accorde à un dialogue constructif avec les forces vives de l’économie nationale. En effet, le secteur privé est perçu comme un pilier essentiel de la croissance, de la création de richesses et du développement durable en Guinée.

Au-delà des échanges techniques, cette audience s’inscrit dans une dynamique globale visant à bâtir un environnement des affaires sain et attractif. Le Président Mamadi DOUMBOUYA a réaffirmé son engagement à promouvoir un climat fondé sur la confiance, la transparence et une collaboration équilibrée entre l’État et les investisseurs privés.
Dans une atmosphère conviviale et empreinte de responsabilité, les échanges ont permis de renforcer les bases d’un partenariat public-privé solide. Un partenariat jugé indispensable pour relever les défis économiques actuels et futurs, notamment en matière de création d’emplois, de diversification de l’économie et d’amélioration des conditions de vie des populations.

À l’issue de cette rencontre, les acteurs du secteur privé se sont dits confiants et rassurés. Ils ont salué les efforts engagés par le Président de la République et exprimé leur adhésion à sa vision ambitieuse de développement socio-économique durable et responsable.
Cette initiative du Chef de l’État augure ainsi de nouvelles perspectives prometteuses pour l’économie guinéenne, fondées sur le vivre-ensemble, l’inclusion et une transformation profonde au service de la nation.

Source : Site Web Présidence de la Guinée.

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Guinée : Amadou Oury Bah trace les priorités du gouvernement de la 5ᵉ République.

Une déclaration fondatrice dans un contexte de transition
Le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a présenté, mercredi 25 mars, sa déclaration de politique générale devant le Conseil national de la transition (CNT). Cet exercice institutionnel majeur intervient dans un contexte de transition politique et vise à définir les grandes orientations du premier gouvernement de la 5ᵉ République, à la suite de l’adoption de la Constitution de 2025.

Une gouvernance placée sous le signe de la responsabilité et de la transparence
Devant les membres du gouvernement, les institutions républicaines et le corps diplomatique, le chef du gouvernement a exposé une vision articulée autour d’une gouvernance « plus responsable et plus transparente ». S’inscrivant dans le cadre de la nouvelle architecture institutionnelle, il a affirmé sa volonté de conduire l’action publique selon les principes de responsabilité, de transparence et d’engagement au service de la Nation.

Moderniser l’administration et renforcer la performance de l’État
Au cœur de son intervention, le Premier ministre a insisté sur l’impératif de modernisation de l’administration publique. L’ambition affichée est de bâtir des institutions plus efficaces, capables de répondre aux attentes des populations. Cette orientation passe notamment par des réformes structurelles visant à améliorer la gestion publique, à renforcer la redevabilité et à optimiser l’action de l’État.

Des défis économiques et sociaux reconnus
Évoquant la situation économique et sociale, Amadou Oury Bah a reconnu l’ampleur des défis auxquels le pays est confronté. Il a plaidé pour des réponses concrètes aux préoccupations des citoyens, en particulier en matière d’amélioration des conditions de vie. Dans cette perspective, il a mis en avant la nécessité de promouvoir une croissance durable et inclusive, susceptible de soutenir le développement à long terme.

Une vision de transformation progressive
Au-delà des mesures immédiates, le chef du gouvernement a esquissé une stratégie de transformation fondée sur des réformes de fond et un développement progressif. Cette approche vise à inscrire l’action gouvernementale dans la durée, en consolidant les bases institutionnelles et économiques du pays.

Une feuille de route sans vote d’investiture, mais sous attente de résultats
Conformément au cadre institutionnel de la transition, cette déclaration n’a pas donné lieu à un vote d’investiture. Elle ouvre néanmoins la voie à des échanges avec les conseillers nationaux. Dans ce contexte, l’exécutif est désormais attendu sur la mise en œuvre effective de ses engagements, alors que les attentes des populations demeurent élevées.

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Guinée : le CNT convoque une plénière décisive autour du discours de politique générale du gouvernement.

Le Conseil National de la Transition (CNT) tiendra ce mercredi 25 mars 2026, à 15 heures, une séance plénière majeure à l’hémicycle du Palais du Peuple de Conakry. Au cœur de cette rencontre : la présentation du discours de politique générale par le Premier ministre, chef du gouvernement.

Un rendez-vous institutionnel aux enjeux stratégiques

Selon un communiqué officiel, cette session s’inscrit dans le cadre du fonctionnement régulier des institutions de transition. Elle revêt toutefois une importance particulière en raison de la portée du discours attendu.

Le chef du gouvernement devrait y décliner les grandes orientations de l’action publique pour les mois à venir, dans un contexte marqué par de fortes attentes en matière de réformes, de gouvernance et de relance économique en Guinée.

Une mobilisation des hautes autorités de l’État

Outre les conseillers nationaux, plusieurs hautes personnalités sont attendues à cette plénière. Parmi elles figurent les présidents des institutions républicaines, ainsi que des responsables de la présidence, dont le ministre secrétaire général et le directeur de cabinet.

Le conseiller du président de la République chargé des relations avec les institutions devrait également prendre part à cette séance.

Une forte représentation gouvernementale et diplomatique

Le gouvernement sera largement représenté, avec la présence annoncée de plusieurs ministres clés, notamment ceux en charge de la Justice, de la Défense nationale, de la Sécurité et de la Protection civile, du Plan et de la Coopération internationale, ainsi que des Affaires étrangères.

La ministre de l’Économie et des Finances, le ministre de l’Administration du territoire et le secrétaire général du gouvernement figurent également parmi les participants.

À ces autorités s’ajouteront le gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée, la gouverneure de la ville de Conakry, ainsi que les chefs de missions diplomatiques, consulaires et les représentants des organisations internationales accréditées dans le pays.

Enfin, les anciens membres du Comité Transitoire de Redressement National (CTRN) et du CNT de 2010, ainsi que des représentants de la presse publique et privée, sont également attendus.

À travers cette plénière, les autorités entendent poser les bases d’une nouvelle phase de l’action gouvernementale, dans un contexte où les enjeux politiques, économiques et institutionnels restent particulièrement élevés.

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Conseil des ministres au Sénégal : Bassirou Diomaye Faye met l’accent sur la production locale, l’économie solidaire et les infrastructures

Le Conseil des ministres s’est tenu ce mercredi 11 mars 2026 au Palais de la République, sous la présidence du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye. Au cours de cette réunion hebdomadaire du gouvernement, le président de la République a mis en avant plusieurs priorités stratégiques, notamment la promotion du « consommer local », le développement de l’économie sociale et solidaire, ainsi que l’accélération des projets d’infrastructures routières.

Ces orientations s’inscrivent dans la volonté des autorités de renforcer la résilience économique du pays et de valoriser davantage les ressources nationales.

Renforcer la production nationale et promouvoir le consommer local

Le président de la République a insisté sur la nécessité d’améliorer l’organisation des marchés agricoles afin d’accompagner les performances enregistrées ces dernières années dans le secteur. Pour Sénégal, l’enjeu consiste désormais à consolider les gains de production en structurant mieux les circuits de commercialisation et de transformation.

Selon le chef de l’État, l’augmentation de la production agricole doit s’accompagner d’une vision globale intégrant la modernisation des marchés, la transformation locale des produits et la promotion de la consommation nationale.

Dans cette perspective, il a demandé au gouvernement de renforcer l’encadrement de la commercialisation des produits agricoles et horticoles, tout en accélérant la mise en œuvre du programme national d’infrastructures de stockage et de conservation. Les ministres en charge de l’Agriculture, de l’Industrie et du Commerce ont également été instruits de conclure des conventions de commercialisation afin de faciliter l’écoulement des productions à des prix rémunérateurs pour les producteurs.

Le chef de l’État a par ailleurs évoqué la création d’un label de qualité « Sénégal », destiné à valoriser les produits locaux, ainsi que le renforcement des capacités de l’Institut de Technologie Alimentaire afin d’améliorer la valorisation scientifique et technologique des céréales et des productions horticoles.

L’économie sociale et solidaire érigée en levier de développement territorial

Rappelant que l’année 2026 est dédiée à l’économie sociale et solidaire, Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la nécessité d’appliquer pleinement la loi d’orientation encadrant ce secteur.

Le président a appelé à accélérer la mise en place des mécanismes prévus par ce cadre légal, notamment la création d’un fichier national de l’économie sociale et solidaire. L’objectif est de mieux structurer ce secteur qui regroupe coopératives, mutuelles et initiatives communautaires.

Le chef de l’État a également plaidé pour une mobilisation élargie autour d’un modèle de développement endogène reposant sur la participation conjointe des acteurs publics, du secteur privé, des institutions de microfinance, ainsi que des organisations de femmes et de jeunes.

Dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, il a souligné l’importance du Registre National Unique, outil central permettant d’identifier les ménages vulnérables et d’améliorer l’efficacité des programmes sociaux. Il a également demandé une meilleure articulation entre les dispositifs de protection sociale et les initiatives relevant de l’économie solidaire.

Le président a enfin annoncé la tenue, d’ici fin octobre 2026, de la première session du Conseil national de l’économie sociale et solidaire.

Les infrastructures routières érigées en priorité nationale

Les infrastructures de transport ont également occupé une place importante dans les orientations présidentielles. Le chef de l’État a rappelé que la construction, la réhabilitation et l’entretien des routes, autoroutes et pistes de production constituent des attentes fortes pour les populations comme pour les acteurs économiques.

Dans ce contexte, il a demandé une accélération de l’exécution des projets routiers prioritaires et la mise en œuvre d’un nouveau schéma routier national optimisé, en cohérence avec la dynamique d’urbanisation et le développement des pôles économiques du pays.

Diplomatie : Dakar s’apprête à accueillir deux grands rendez-vous internationaux

Sur le plan diplomatique, le président de la République a réaffirmé l’attachement du Sénégal aux principes de paix, de multilatéralisme et d’intégration africaine.

Il a annoncé la tenue, les 18 et 19 avril 2026 à Dakar, de la Conférence des ambassadeurs, consuls généraux et consuls du Sénégal. Cette rencontre vise à renforcer la cohérence et l’efficacité de la politique étrangère du pays.

Dans la continuité de ces initiatives, la capitale sénégalaise accueillera également les 20 et 21 avril la 10ᵉ édition du Forum de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, un rendez-vous majeur réunissant responsables politiques, experts et acteurs civils et militaires autour des enjeux de stabilité et de sécurité sur le continent.

Selon les autorités, ces deux événements contribueront à consolider le rôle diplomatique du Sénégal et à renforcer son positionnement comme acteur clé dans la promotion du dialogue et de la coopération en Afrique.

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Présidence guinéenne : Mamadi Doumbouya renforce son cabinet civil.

Le président de la transition en Guinée, Mamadi Doumbouya, a procédé le 6 mars à une nouvelle série de nominations au sein de la Présidence de la République. Rendues publiques par décret, ces décisions concernent plusieurs conseillers appelés à intégrer ou à renforcer le cabinet civil du chef de l’État.

Ces désignations s’inscrivent dans une dynamique de réorganisation de l’équipe présidentielle, visant à consolider l’accompagnement stratégique du chef de l’État dans la conduite des politiques publiques durant la période de transition.

Plusieurs profils expérimentés au sein du cabinet

Parmi les personnalités nommées figure Moussa Cissé, désigné conseiller chargé de l’emploi, du travail et de la protection civile. L’ancienne ministre de l’Action sociale, Charlotte Daffé, rejoint également la présidence en qualité de conseillère chargée de l’assainissement et de l’environnement.

Autre nomination notable, celle de Maïmouna Diakhaby, désormais conseillère chargée de la stratégie de croissance et du développement économique.

Dans le domaine juridique, la fonction de conseiller est confiée à Alpha Oumar Camara. Les relations avec les institutions de la République seront, quant à elles, suivies par Antoine Akoye Sovogui.

Les questions liées aux infrastructures et aux transports sont désormais placées sous la responsabilité de Yaya Sow, tandis que le secteur de l’énergie sera suivi par Aly Seydouba Soumah.

Par ailleurs, Thierno Mamadou Bah est nommé conseiller personnel du président de la République.

Des conseillers chargés de mission pour compléter l’équipe

Le décret présidentiel prévoit également la nomination de plusieurs conseillers chargés de mission. Il s’agit de Mamadou Dian Diallo, du Tidiane Traoré, de Balla Koivogui, de Ahmed Badara Aly Diallo, de Kemoko Camara et de Mohammed Fiman Camara.

Une réorganisation après un déplacement présidentiel

Ces nominations interviennent peu après le retour du président Mamadi Doumbouya d’un déplacement à l’étranger, marqué notamment par sa participation au sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba.

À travers ce réaménagement, les autorités entendent renforcer l’appareil de conseil de la présidence afin d’accompagner la mise en œuvre des réformes engagées et de soutenir l’action gouvernementale dans différents secteurs stratégiques.

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Youssouf Soumah nommé Directeur général du Trésor.

Un décret présidentiel diffusé sur les médias d’État a annoncé un réaménagement au sommet de l’administration financière en Guinée.

À la faveur de cette décision, Youssouf Soumah, jusque-là administrateur de l’Agence des dépôts du Trésor, est nommé Directeur général du Trésor public.

Il succède à Kabinet Traoré, qui prend désormais la tête de l’Agence des dépôts du Trésor, dans le cadre d’une permutation entre les deux responsables.

Un poste clé dans la gestion des finances de l’État

La Direction générale du Trésor public occupe une place stratégique dans l’architecture financière de l’État. Elle est chargée notamment de la gestion de la trésorerie publique, de la centralisation des ressources de l’État ainsi que de l’exécution des opérations financières et comptables du gouvernement.

Le directeur général du Trésor joue ainsi un rôle central dans la régulation des flux financiers publics et dans la mise en œuvre de la politique budgétaire.

Le rôle de l’Agence des dépôts du Trésor

De son côté, l’Agence des dépôts du Trésor assure la gestion et la sécurisation des fonds publics déposés au Trésor. Elle intervient également dans certaines opérations financières réalisées pour le compte de l’État et de plusieurs organismes publics.

Pour l’heure, aucune communication officielle n’a détaillé les motivations précises de cette permutation entre les deux hauts responsables de l’administration financière.

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Sénégal : un projet de loi visant à durcir la répression des « actes contre nature » adopté en Conseil des ministres.

Le gouvernement du Sénégal, dirigé par le Pastef, a adopté en Conseil des ministres, mercredi 18 février, un projet de loi visant à durcir la législation sur l’homosexualité, conformément à une promesse électorale du parti au pouvoir.

Le texte modifie l’article 319 du Code pénal et propose d’augmenter considérablement les peines pour les personnes reconnues coupables d’« actes contre nature ». Les peines de prison pourraient désormais atteindre dix ans, contre cinq ans actuellement, tandis que les amendes maximales passeraient de 1,5 million à 10 millions de F CFA.

Extension des sanctions à l’apologie des relations homosexuelles

La nouveauté majeure du projet réside dans l’extension de la répression aux organisations et individus qui feraient l’« apologie » des relations homosexuelles. Selon Amadou Ba, ministre de la Culture, cette disposition concerne notamment les films, programmes télévisés, publications ou écrits promouvant la philosophie LGBT, jugée contraire aux mœurs, coutumes et culture sénégalaises.

Le texte introduit également des sanctions contre les accusations infondées d’homosexualité. Toute « dénonciation calomnieuse » serait punie de deux à trois ans de prison et d’une amende comprise entre 200 000 et 500 000 F CFA, afin de limiter les abus et préserver la présomption d’innocence.

Un processus législatif encore en cours

Pour entrer en vigueur, ce projet de loi doit encore être soumis à l’examen et à l’adoption de l’Assemblée nationale du Sénégal. Il s’inscrit dans un contexte de débats intenses autour des droits humains et des normes socioculturelles, alors que la criminalisation de l’homosexualité reste l’un des sujets les plus sensibles de la société sénégalaise.