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Guinée : de retour de congé, Son Excellence Mamadi Doumbouya reprend immédiatement les dossiers de l’État.

À peine rentré à Conakry après quelques jours de congé annuel en Grèce, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a rapidement repris son agenda institutionnel. Quelques heures seulement après son arrivée, le chef de l’État a présidé un Conseil extraordinaire des ministres élargi, donnant le coup d’envoi à une nouvelle séquence de travail gouvernemental.

Cette reprise intervient après une courte période de repos et traduit la volonté affichée de la présidence de maintenir le suivi des principaux dossiers nationaux sans délai.

Une reprise placée sous le signe des responsabilités institutionnelles

Le Conseil extraordinaire a notamment été marqué par la prestation de serment de la ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation.

Devant le président de la République et les membres du gouvernement, la nouvelle ministre a officiellement pris ses fonctions conformément aux exigences institutionnelles. Cette cérémonie constitue une étape importante dans l’installation de la nouvelle responsable à la tête d’un département stratégique pour l’administration territoriale et la décentralisation.

Au-delà de cet acte solennel, la réunion a également permis d’examiner plusieurs dossiers liés aux priorités du gouvernement et de définir les orientations nécessaires à la poursuite de l’action publique.

Le 2 octobre déjà au centre des préparatifs

Parmi les échéances évoquées figure la prochaine célébration de la fête nationale guinéenne, prévue le 2 octobre 2026.

La Guinée commémorera à cette occasion le 68ᵉ anniversaire de son accession à l’indépendance, proclamée le 2 octobre 1958.

Pour cette édition, les autorités ont retenu le thème : « S’inspirer du passé pour construire ensemble l’avenir : Notre jeunesse ».

Cette thématique entend établir un lien entre la mémoire de l’indépendance et les perspectives d’avenir du pays, avec une attention particulière accordée à la jeunesse guinéenne.

La jeunesse au cœur du message

À travers ce thème, les autorités souhaitent mettre en avant le rôle des jeunes dans la transformation économique et sociale du pays. Éducation, entrepreneuriat, innovation, création d’emplois et participation à la vie nationale figurent parmi les enjeux associés à cette orientation.

Le choix de la jeunesse comme fil conducteur de la prochaine fête nationale intervient également dans un contexte où les pouvoirs publics cherchent à renforcer les dispositifs en faveur de l’insertion professionnelle et du développement des compétences.

Une transition immédiate entre repos et action

Le retour du chef de l’État aura donc été suivi d’une reprise rapide des activités officielles. Du retour à Conakry à la présidence du Conseil extraordinaire des ministres, Mamadi Doumbouya a retrouvé en quelques heures les principaux dossiers de l’agenda gouvernemental.

Cette reprise intervient alors que plusieurs chantiers restent prioritaires pour les autorités, notamment les réformes institutionnelles, le développement des infrastructures, la transformation économique et la préparation des prochaines échéances nationales.

Après quelques jours de congé, le président guinéen renoue ainsi avec le rythme de l’action gouvernementale, dans une période où les attentes restent importantes autour de la mise en œuvre des projets et des engagements annoncés par les autorités.

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Guinée : Dre Diaka Sidibé et Patricia Lamah nommées conseillères à la présidence.

Dans un décret lu à la télévision nationale ce jeudi 30 juillet, le Président de la République, Mamadi Doumbouya, a procédé à la nomination de deux nouvelles conseillères à la Présidence de la République.

Au titre des nominations, l’ancienne Dre Diaka Sidibé est nommée conseillère chargée de l’Éducation, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique.

De son côté, l’ancienne ministre Pauline Patricia Adeline Lamah est nommée conseillère chargée des questions de la femme, de la famille et des solidarités.

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Palais Mohammed V : les membres du Gouvernement prêtent serment devant le Président de la République en marge du Conseil des ministres.

Quelques jours après le remaniement partiel du Gouvernement, le Président de la République, Son Excellence Mamadi DOUMBOUYA, a présidé, ce jeudi 30 juillet 2026, au Palais Mohammed V, la première session ordinaire du Conseil des ministres dans la nouvelle configuration de l’équipe gouvernementale.
Cette session a été marquée par un moment hautement symbolique : la prestation de serment des ministres entrants et des ministres confirmés. Conformément à la tradition républicaine, chacun s’est engagé, devant le Chef de l’État, à exercer ses fonctions avec loyauté, intégrité et dans le strict respect des obligations inhérentes à sa charge.
La session a également permis de présenter les nouveaux membres du Gouvernement. Les quatre personnalités qui rejoignent l’équipe gouvernementale ont été chaleureusement accueillies par leurs homologues, témoignant ainsi de l’esprit de solidarité, de cohésion et de responsabilité qui anime l’action de l’exécutif sous la conduite du Premier ministre, Chef du Gouvernement Amadou Oury BAH et sous le leadership de Son Excellence le Président Mamadi DOUMBOUYA.
Au-delà de cette recomposition gouvernementale, cette première session a été marquée par une innovation majeure. Désormais, les responsables du Guinea Development Board (GDB) et de la Delivery Unit participeront aux réunions du Conseil des ministres élargi.
Avant de prendre part aux travaux, les responsables de ces deux structures ont, eux aussi, prêté serment devant le Président de la République, réaffirmant leur engagement à servir l’État avec rigueur, responsabilité et professionnalisme.
À travers cette première session du Conseil des ministres dans sa nouvelle configuration, le Président Mamadi Doumbouya imprime une nouvelle dynamique à l’action gouvernementale. L’objectif est clair : renforcer une administration davantage orientée vers les résultats, la performance et l’efficacité, en parfaite cohérence avec la vision du Chef de l’État et les ambitions du programme Simandou 2040.

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Source : Présidence Guinée.

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Bintou Keïta entre au gouvernement guinéen : une figure de l’ONU au défi de la refondation du système éducatif.

Après plus de trois décennies consacrées au service des Nations unies, Bintou Keïta ouvre un nouveau chapitre de sa carrière en rejoignant l’exécutif guinéen. L’ancienne représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU en République démocratique du Congo et cheffe de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC (Monusco) a été nommée, le 27 juillet 2026, ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle.

Cette nomination intervient dans le cadre du remaniement gouvernemental décidé par le président Mamadi Doumbouya. Elle marque surtout l’arrivée au sein de l’équipe gouvernementale d’un profil au parcours singulier, forgé au cœur des grands enjeux internationaux de développement, de maintien de la paix et de gestion des crises.

Longtemps éloignée de la scène publique nationale, Bintou Keïta reste relativement peu connue du grand public guinéen. Elle est pourtant l’une des cadres africaines ayant occupé les responsabilités les plus importantes au sein du système des Nations unies. Son retour à Conakry apparaît ainsi comme un choix à la fois technique et politique, alors que les autorités guinéennes cherchent à mobiliser des compétences issues de la haute fonction publique internationale pour accompagner leurs réformes.

Une carrière internationale au cœur des crises africaines

Née en Guinée en 1958, Bintou Keïta est diplômée de l’université Paris II Panthéon-Assas et de l’université Paris IX Dauphine. Elle rejoint les Nations unies en 1989 et entame une carrière qui la conduira, pendant plus de trente-cinq ans, sur plusieurs terrains majeurs du continent africain.

Au fil de son parcours, elle exerce des responsabilités au Tchad, au Congo, à Madagascar, au Rwanda, au Burundi et au Cap-Vert. Ces différentes expériences lui permettent de développer une expertise dans des domaines aussi variés que le développement, l’action humanitaire, la prévention des conflits et les opérations de maintien de la paix.

Son parcours est également marqué par son implication dans la réponse internationale à l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest. Elle participe notamment à la coordination des efforts engagés en Sierra Leone, à une période où la mobilisation des institutions internationales et des acteurs nationaux constitue un enjeu majeur pour contenir la propagation du virus.

Cette expérience de terrain est progressivement complétée par des fonctions stratégiques au sein de l’appareil onusien. Bintou Keïta s’impose ainsi comme une responsable expérimentée, habituée à évoluer dans des environnements institutionnels complexes et à coordonner des acteurs aux intérêts parfois divergents.

La Monusco, l’épreuve d’une mission parmi les plus complexes de l’ONU

L’un des moments les plus marquants de sa carrière intervient en 2021. Bintou Keïta est alors nommée représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies en République démocratique du Congo et prend la direction de la Monusco.

À la tête de l’une des plus importantes opérations de maintien de la paix des Nations unies, elle est confrontée à un environnement particulièrement difficile. Dans l’est de la RDC, la persistance des groupes armés, l’instabilité sécuritaire et les violences contre les populations civiles placent la mission internationale sous une forte pression.

Son mandat se déroule également dans un contexte de défiance croissante d’une partie de la population congolaise à l’égard de la présence onusienne. La Monusco est régulièrement critiquée pour son incapacité présumée à mettre un terme aux violences, alors même que la situation sécuritaire demeure extrêmement volatile.

Cette période à la tête de la mission congolaise constitue une nouvelle démonstration de sa capacité à gérer des dossiers complexes, à dialoguer avec des gouvernements et des acteurs locaux et à piloter de grandes structures internationales dans des contextes de crise.

Un choix stratégique pour le secteur éducatif guinéen

En confiant à Bintou Keïta le portefeuille de l’Éducation nationale, les autorités guinéennes misent sur une personnalité disposant d’une solide expérience internationale et d’une connaissance approfondie des mécanismes institutionnels.

Le choix est d’autant plus stratégique que le ministère qu’elle prend désormais en charge couvre un champ particulièrement vaste : éducation de base, alphabétisation, enseignement technique et formation professionnelle. Autant de secteurs qui jouent un rôle central dans la préparation de la jeunesse guinéenne aux défis économiques et sociaux du pays.

Les chantiers sont nombreux. Le système éducatif reste confronté à des défis liés aux infrastructures scolaires, à la qualité des apprentissages, à la formation et à la disponibilité des enseignants, mais également à l’adéquation entre les compétences enseignées et les besoins du marché de l’emploi.

À cela s’ajoutent les enjeux liés à l’alphabétisation et au développement de la formation professionnelle, dans un pays où l’insertion des jeunes constitue une préoccupation majeure. La nouvelle ministre devra donc composer avec des attentes fortes de la part des élèves, des étudiants, des enseignants, des syndicats et des familles.

Le pari des compétences internationales

Au-delà de la politique éducative, la nomination de Bintou Keïta peut également être interprétée comme une volonté des autorités de Conakry de faire appel aux compétences de cadres guinéens ayant acquis une expérience au sein des grandes institutions internationales.

Son parcours pourrait notamment lui permettre de renforcer les capacités de mobilisation de partenariats et de coopération autour des projets éducatifs, tout en apportant une approche davantage axée sur la gouvernance, la coordination et la gestion de réformes à grande échelle.

Pour le gouvernement, l’enjeu sera toutefois de transformer cette expertise internationale en résultats visibles et mesurables sur le terrain. Car l’administration d’un ministère national impose des contraintes différentes de celles d’une organisation multilatérale. Les décisions doivent se traduire rapidement dans les salles de classe, les établissements de formation et les communautés.

De l’expérience internationale à l’action nationale

Le principal défi de Bintou Keïta sera désormais celui de la mise en œuvre. Après avoir consacré l’essentiel de sa carrière à la gestion de crises et de programmes internationaux, elle devra répondre à des problématiques quotidiennes et concrètes : améliorer les conditions d’apprentissage, renforcer la qualité de l’enseignement, accompagner les enseignants et développer une formation professionnelle mieux adaptée aux besoins du pays.

À 68 ans, la nouvelle ministre entame ainsi une étape inédite de sa trajectoire. Son parcours l’a conduite des missions internationales aux plus hauts niveaux du système des Nations unies, jusqu’à la direction de la Monusco en RDC. Elle revient désormais en Guinée pour mettre cette expérience au service d’un secteur déterminant pour l’avenir du pays.

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Remaniement ministériel en Guinée.

Le président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, a procédé à un important remaniement ministériel à travers un décret lu à la télévision nationale dans la soirée de ce lundi 27 juillet 2026.

Ce réaménagement de l’équipe gouvernementale est marqué par plusieurs départs, notamment ceux de Diaka Sidibé et de Patrice Lamah, ainsi que par des changements de portefeuille et l’arrivée de nouvelles personnalités à la tête de plusieurs départements ministériels.

Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Amadou Oury Bah, est reconduit dans ses fonctions.

Parmi les principaux changements, Lansana Béa Diallo qui prend le ministère de la Jeunesse. Bintou Keita, ancienne Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies en République démocratique du Congo, fait son entrée au gouvernement en qualité de ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle. De son côté, Aboubacar Kourouma, jusque-là secrétaire général du ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique, est nommé ministre du Commerce.

Premier ministre, Chef du Gouvernement : Amadou Oury Bah ;
Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme : Ibrahima Sory II Tounkara ;
Ministre délégué auprès du Président de la République, chargé de la Défense nationale : Ibrahima Khalil Condé ;
Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation : Djenabou Touré ;
Ministre de la Sécurité et de la Protection civile : Ahmed Mohamed Oury Diallo ;
Ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger : Morissanda Kouyaté;
Ministre de l’Économie, des Finances et du Budget : Mariama Siré Sylla ;
Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement : Ismaël Nabé ;
Ministre de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale : Mory Condé ;
Ministre de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique : Faya François Bourouno ;
Ministre des Mines et de la Géologie : Bouna Sylla ;
Ministre de l’Agriculture : Félix Lamah ;
Ministre de l’Élevage : Alpha Bacar Barry;
Ministre de l’Industrie et de l’Économie maritime : Fatima Camara;
Ministre du Commerce : Aboubacar Kourouma ;
Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique : Djami Diallo ;
Ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle : Bintou Keita ;
Ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat : Moussa Moïse Sylla ;
Ministre de la Santé et de l’Hygiène publique : Khaïté Sall ;
Ministre de la Femme, de la Famille et de la Solidarité : Aminata Kaba;
Ministre de la Jeunesse : Lansana Béa Diallo Ministre des Sports : Cellou Baldé;
Ministre des Infrastructures : Facinet Sylla ;
Ministre des Transports : Ousmane Gaoual Diallo ;
Ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation : Mourana Soumah ;
Ministre de l’Environnement et du Développement durable : Fassou Théa

Ministre de l’Énergie : Laye Sékou Camara ;
Ministre de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures : Aboubacar Camara ;
Ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire : Mohamed Lamine Sy Savané ;
Ministre-Secrétaire général du Gouvernement : Tamba Benoît Kamano ;
Ministre-Secrétaire général des Affaires religieuses : Karamoko Diawara.

Ce remaniement traduit la volonté du chef de l’État de redynamiser l’action gouvernementale à quelques mois des prochaines grandes échéances nationales. Plusieurs ministres conservent leurs portefeuilles, tandis que de nouvelles figures font leur entrée au sein de l’exécutif.

Source : Guinée360.

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Présidence Guinée : un nouveau poste stratégique créé, le Cabinet civil réorganisé en profondeur.

Le Président de la République a procédé à une nouvelle réorganisation du Cabinet civil de la Présidence à travers un décret lu ce jeudi 23 juillet à la télévision nationale. Cette réforme prévoit notamment la création d’un poste de Chef de cabinet chargé d’appuyer le ministre directeur de cabinet dans la coordination et le suivi des activités présidentielles.

Selon les termes du décret, le Chef de cabinet est placé sous l’autorité directe du ministre directeur de cabinet de la Présidence de la République. Cette nouvelle fonction vise à améliorer l’organisation interne, la circulation de l’information et le suivi des instructions au sein du Cabinet civil.

Désormais, l’architecture du Cabinet civil comprend un ministre directeur de cabinet, un Chef de cabinet, un conseiller principal, un conseiller spécial, un conseiller juridique, un conseiller diplomatique, des conseillers techniques, des chargés de mission, des attachés de cabinet, un secrétariat particulier, ainsi que des services propres et rattachés.

Le décret introduit également un nouvel article 17 bis qui fixe les missions du Chef de cabinet. Celui-ci aura notamment pour responsabilité d’assister le ministre directeur de cabinet dans l’organisation, la coordination et le fonctionnement quotidien du Cabinet civil de la Présidence.

À ce titre, il devra assurer le suivi de l’exécution des instructions du ministre directeur de cabinet, coordonner les activités du secrétariat particulier, préparer les réunions internes du Cabinet civil et en rendre compte à sa hiérarchie. Il sera également chargé de veiller à la fluidité de la transmission des informations et des dossiers entre le Cabinet civil, le Secrétariat général de la Présidence et les autres structures présidentielles.

Le texte précise que le Chef de cabinet sera nommé par décret présidentiel et pourra recevoir toute autre mission confiée par le ministre directeur de cabinet.

Par ailleurs, cette réforme modifie l’ordre protocolaire au sein de la Présidence de la République. Le ministre secrétaire général de la Présidence conserve la première place, suivi du ministre directeur de cabinet du Président de la République. Le Chef de cabinet occupe désormais le troisième rang protocolaire, avant les conseillers du Président, le chef d’état-major particulier, les conseillers techniques, les responsables d’organismes spécialisés et les chefs de services.

Cette réorganisation traduit la volonté de renforcer la coordination administrative autour du Cabinet civil et d’optimiser le fonctionnement des services de la Présidence de la République.

Source : GuinéeNews.

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Bénin : les premières nominations au Sénat lancent la mise en place de la nouvelle chambre haute.

Le président Romuald Wadagni et le président de l’Assemblée nationale désignent les premiers membres de l’institution issue de la réforme constitutionnelle de 2025

Le Bénin franchit une nouvelle étape dans la mise en œuvre de sa réforme institutionnelle. Le gouvernement a annoncé, à l’issue du Conseil des ministres du 1er juillet, les premières nominations au Sénat, nouvelle chambre haute du Parlement instaurée par la révision constitutionnelle de 2025.

Ces désignations, effectuées par le président de la République, Romuald Wadagni, et le président de l’Assemblée nationale, Joseph Djogbénou, ouvrent la voie à l’installation progressive de cette institution, appelée à jouer un rôle central dans le fonctionnement du système parlementaire béninois.

Quatorze personnalités désignées

Dans le cadre des prérogatives qui lui sont reconnues par la Constitution, le chef de l’État a nommé dix personnalités appelées à siéger au Sénat. Il s’agit d’Alassane Seidou, Fortunet Alain Nouatin, Robert Gbian, Taffa Adam, Albert Ezin Badou, Ousmane Batoko, Raïmi Amadou, Paul Hounkpè, Emmanuel Tiando et Pascal Irénée Koupaki.

De son côté, le président de l’Assemblée nationale a procédé à la désignation de quatre autres membres : Adidjatou Mathys, Abraham Zinzindohoué, Sacca Lafia et Charles Toko.

Ces quatorze personnalités viendront compléter les membres de droit prévus par la Constitution, parmi lesquels figurent les anciens présidents de la République, les anciens présidents de l’Assemblée nationale ainsi que les anciens présidents de la Cour constitutionnelle.

Une institution née de la réforme constitutionnelle

La création du Sénat constitue l’une des principales innovations introduites par la révision constitutionnelle adoptée dans la nuit du 14 au 15 novembre 2025, avant sa promulgation le 17 décembre de la même année à travers la loi constitutionnelle n° 2025-20.

Cette réforme a instauré un Parlement bicaméral, modifiant en profondeur l’organisation institutionnelle du pays à quelques mois de l’élection présidentielle de 2026.

Le Sénat est désormais appelé à compléter le travail législatif de l’Assemblée nationale et à renforcer les mécanismes de contrôle et d’équilibre des institutions.

Un rôle de régulation et d’équilibre institutionnel

Selon les dispositions de la Constitution révisée, le Sénat a pour mission de contribuer à la régulation de la vie politique et institutionnelle. Il est également chargé de promouvoir l’unité nationale, de consolider la démocratie, de participer au maintien de la paix et de contribuer au renforcement de la sécurité publique.

Sur le plan législatif, la nouvelle chambre examinera les textes adoptés par l’Assemblée nationale et pourra demander une seconde lecture de certaines lois, à l’exception notamment des lois de finances, qui demeurent de la compétence exclusive de la chambre basse.

Avec ces premières nominations, les autorités béninoises posent les bases opérationnelles du Sénat, étape déterminante dans la mise en œuvre de la réforme constitutionnelle et dans l’évolution du paysage institutionnel du pays.

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Inondations au Ghana : le gouvernement débloque 26,5 millions de dollars pour les secours et la prévention.

Après les intempéries meurtrières, Accra renforce son dispositif d’urgence face aux risques climatiques

Le gouvernement ghanéen a annoncé un important plan de soutien à la suite des violentes inondations qui ont frappé Accra et plusieurs localités du sud du pays. Le président John Dramani Mahama a ordonné le déblocage immédiat de 300 millions de cedis ghanéens, soit environ 26,5 millions de dollars américains, afin de financer les opérations de secours, l’assistance aux sinistrés et les mesures destinées à prévenir de nouvelles catastrophes.

Cette décision intervient alors que le bilan humain continue de s’alourdir. Selon le Service des sapeurs-pompiers du Ghana (GNFS), les inondations ont causé la mort d’au moins douze personnes, tandis que les équipes de secours poursuivent les recherches pour retrouver sept personnes toujours portées disparues.

Des milliers de personnes affectées par les intempéries

Les premières évaluations officielles dressent un tableau préoccupant de la situation. Les autorités estiment que 38 802 personnes ont été touchées par les inondations, tandis que 7 761 ménages ont dû quitter leurs habitations. Plus de 470 personnes ont déjà été secourues grâce aux interventions des services d’urgence.

Les autorités préviennent toutefois que ces chiffres restent provisoires et pourraient évoluer au fur et à mesure de l’avancement des opérations de recherche et d’évaluation sur le terrain.

Un financement partagé entre assistance d’urgence et prévention

Selon la présidence ghanéenne, les fonds mobilisés seront répartis en deux volets.

Une première enveloppe de 150 millions de cedis (environ 13,3 millions de dollars) sera consacrée à l’aide d’urgence en faveur des populations sinistrées, notamment pour répondre aux besoins immédiats des familles affectées.

Les 150 millions de cedis restants financeront des projets destinés à renforcer les infrastructures et à réduire durablement les risques d’inondation dans les zones les plus exposées.

Cette approche vise à répondre à l’urgence humanitaire tout en engageant des actions structurelles pour limiter l’impact des phénomènes climatiques récurrents.

Les forces de sécurité mobilisées pour les opérations de secours

Face à l’ampleur de la catastrophe, le président John Dramani Mahama a également ordonné le déploiement des forces armées ghanéennes et du Service de police du Ghana afin de renforcer les équipes de l’Organisation nationale de gestion des catastrophes (NADMO) ainsi que les autres services mobilisés sur le terrain.

Ces renforts participent aux opérations de sauvetage, à l’évacuation des populations menacées et à l’assistance aux communautés les plus durement touchées.

Des pluies exceptionnelles aggravées par les défis urbains

Selon les autorités, près de 140 millimètres de pluie sont tombés sur Accra en une seule journée, provoquant d’importantes crues dans plusieurs quartiers de la capitale.

La présidence estime que l’ampleur des dégâts résulte non seulement de l’intensité exceptionnelle des précipitations, mais également de problèmes structurels tels que l’insuffisance des réseaux de drainage, l’urbanisation rapide et l’occupation de zones vulnérables.

Vers des solutions durables face aux inondations récurrentes

Le gouvernement ghanéen réaffirme sa volonté de renforcer la résilience du pays face aux événements climatiques extrêmes qui affectent régulièrement le sud du territoire.

Au-delà de l’assistance immédiate aux victimes, les autorités entendent accélérer la mise en œuvre de solutions durables pour améliorer la gestion des eaux pluviales, moderniser les infrastructures urbaines et mieux protéger les populations contre les inondations à répétition.

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Décret : Le Président MAMADI DOUMBOUYA nomme des hauts cadres au ministère des Infrastructures.

Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a procédé à une vaste réorganisation du ministère des Infrastructures. Dans un décret lu ce mardi 23 juin 2026 à la télévision nationale, plusieurs hauts cadres ont été nommés à la tête des directions nationales, agences et structures techniques du département.

Les nominations annoncées

1. Inspecteur général : Abdoul Aziz Diallo, précédemment Directeur national des voies urbaines.

2.Inspecteur général adjoint : Lamine Diané, précédemment en service à l’Entretien routier.

3.Directeur général du Bureau de stratégie et de développement (BSD) : Ibrahima Diallo, précédemment en service à la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG).

4.Directeur général adjoint du Bureau de stratégie et de développement (BSD) : Aboubacar Sidiki Sylla.

5.Directeur national des Infrastructures : Mohamed Mandian Traoré.

6.Directeur national adjoint des Infrastructures : Ousmane Bangoura, précédemment contrôleur interne à la SOGUIPAMI S.A.

7.Directeur national des Routes nationales : Mory Ouba Sanoh, précédemment conseiller chargé de mission au ministère des Infrastructures.

8.Directeur national adjoint des Routes nationales : Thierno Madjou Bah.

9.Directeur national des Voies urbaines : Mamadi Diawara, précédemment directeur général adjoint de l’École nationale d’administration.

10.Directeur national adjoint des Voies urbaines : Saliya Doumbouya, précédemment chef de division à la Direction nationale des voies urbaines.

11.Directeur national des Routes préfectorales : Djibril Soumah, précédemment directeur national adjoint des Routes préfectorales.

12.Directrice nationale adjointe des Routes préfectorales : Hawa Traoré, précédemment inspectrice régionale des infrastructures de Mamou.

13.Directeur général de l’Agence nationale de surveillance des routes : Alpha Sékou Bangoura.

14.Directeur général adjoint de l’Agence nationale de surveillance des routes : Mohamed Ismaïl Camara, précédemment consultant à l’Observatoire national des routes.

15.Directeur général de l’Agence de gestion des routes (Ageroute Guinée S.A.) : Moïse Sidibé

16.Directeur général adjoint de l’Agence de gestion des routes (Ageroute Guinée S.A.) : Moussa Camara.

17.Directeur général du Fonds d’entretien routier (FERSA) : Hamidou Sylla.

18.Directeur général adjoint du Fonds d’entretien routier (FERSA) : Boubacar Barry

19.Directeur général du Centre d’appui et de suivi des entreprises routières : Dian Diallo.

20.Directeur général adjoint du Centre d’appui et de suivi des entreprises routières : Sory Kourouma

21.Directeur général du Laboratoire du bâtiment et des travaux publics (LBTP) : Mohamed Sacko, précédemment en service à la Direction nationale des Routes préfectorales.

22.Directeur général adjoint du Laboratoire du bâtimen et des travaux publics (LBTP) : Abdoulaye Donzo, précédemment directeur général du Laboratoire du bâtiment et des travaux publics.

Ce décret qui prend effet à compter de sa date de signature sera enregistré et publié au Journal officiel de la République.

Source : GuinéeNews.

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Sénégal : Ousmane Sonko acte sa rupture avec S.E le Président Bassirou Diomaye Faye et remet en cause la nouvelle équipe gouvernementale.

La fracture politique entre Ousmane Sonko et le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, apparaît désormais au grand jour. Lors d’une déclaration à la presse ce mardi, l’ancien Premier ministre a livré un récit détaillé de ses relations avec le chef de l’État, tout en multipliant les critiques à l’égard du nouvel exécutif récemment mis en place.

Cette prise de parole marque une nouvelle étape dans les tensions qui agitent le sommet du pouvoir sénégalais, moins de trois ans après l’accession au pouvoir du tandem qui incarnait alors l’alternance politique portée par le parti Pastef.

Sonko revendique l’existence d’un accord politique fondateur

Au cours de son intervention, Ousmane Sonko a affirmé qu’un accord politique avait été conclu entre lui et Bassirou Diomaye Faye avant l’élection présidentielle de 2024. Selon lui, cet engagement aurait constitué l’un des fondements de la stratégie politique ayant permis à leur camp d’accéder au pouvoir.

L’ancien chef du gouvernement a expliqué que les discussions remontaient à la période où il était détenu à la prison du Cap Manuel, alors que le paysage politique sénégalais traversait une période de fortes incertitudes et que plusieurs scénarios étaient envisagés concernant l’organisation du scrutin présidentiel.

« Il y a réellement eu un protocole de Cap Manuel », a-t-il déclaré, soutenant que cet accord dépassait la seule question de la candidature présidentielle et portait également sur les orientations futures du pouvoir ainsi que sur les perspectives politiques du mouvement après l’échéance de 2024.

Un récit personnel sur les origines de leur alliance

Dans un témoignage particulièrement personnel, Ousmane Sonko a affirmé avoir confirmé à Bassirou Diomaye Faye sa décision de le désigner comme candidat du mouvement à la présidentielle alors que plusieurs options étaient encore évoquées au sein de leur camp.

L’ancien opposant a également indiqué que leurs échanges avaient abordé les équilibres politiques à long terme, allant jusqu’à évoquer la perspective de l’élection présidentielle de 2029.

Pour appuyer ses déclarations, il a assuré s’exprimer avec sincérité, affirmant dire « la vérité devant Dieu et le Saint Coran ».

Une prise de distance nette avec le nouveau gouvernement

Au-delà du rappel des événements passés, c’est surtout la situation politique actuelle qui a occupé une place centrale dans son intervention.

Quelques heures après la formation du gouvernement dirigé par Ahmadou Alamine Mohamed Lo, Ousmane Sonko a clairement pris ses distances avec la nouvelle équipe ministérielle. Selon lui, les membres de Pastef ayant conservé des fonctions gouvernementales ne représentent plus officiellement le parti.

« Pastef n’a aucun ministre dans ce gouvernement. Ceux qui sont restés y sont pour leur propre compte », a-t-il affirmé.

Cette déclaration traduit une volonté de marquer une séparation politique nette entre la direction du parti et les responsables qui ont choisi de poursuivre leur participation au sein du nouvel exécutif.

La menace de sanctions internes

L’ancien Premier ministre est allé plus loin en laissant entendre que certains responsables pourraient être amenés à rendre des comptes devant les instances du parti.

Cette mise en garde témoigne de la volonté de la direction de Pastef de réaffirmer son autorité organisationnelle dans un contexte de recomposition politique marqué par des divergences de plus en plus visibles entre les différentes composantes du pouvoir.

Parallèlement, Ousmane Sonko a exprimé des réserves sur la solidité politique du nouvel exécutif. Il estime que celui-ci manque d’ancrage populaire et pourrait rencontrer des difficultés à mobiliser les bases militantes qui avaient largement contribué à la victoire de 2024.

À l’inverse, il a rendu hommage aux ministres ayant quitté le gouvernement, qu’il a présentés comme des responsables demeurés fidèles aux principes et aux engagements initiaux du mouvement.

La fin d’un tandem qui symbolisait l’alternance

Cette sortie publique confirme l’ampleur de la détérioration des relations entre les deux hommes qui, pendant plusieurs années, ont incarné ensemble l’espoir d’une alternance politique au Sénégal.

Le slogan « Diomaye mooy Sonko », devenu l’un des symboles de la campagne présidentielle de 2024, traduisait alors une unité politique présentée comme indissociable. Aujourd’hui, cette alliance semble avoir laissé place à une confrontation assumée entre deux figures majeures de la vie politique sénégalaise.

Alors que le pays entre dans une nouvelle phase de son histoire politique, cette rupture pourrait redessiner les équilibres au sein de la majorité et avoir des conséquences durables sur l’avenir du pouvoir issu de l’alternance de 2024.