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Bénin : 65,5 milliards de FCFA mobilisés à Paris pour l’électricité, l’agriculture et l’expertise médico-légale.

Le Bénin a mobilisé près de 65,5 milliards de francs CFA, soit environ 100 millions d’euros, auprès de partenaires français et européens pour financer plusieurs projets dans les secteurs de l’électricité, de l’agriculture et de l’expertise médico-légale. Les accords ont été conclus le lundi 5 octobre 2026 à Paris, en marge de la rencontre entre le président béninois, Romuald Wadagni, et son homologue français, Emmanuel Macron.

Selon les informations communiquées par la présidence béninoise, deux conventions de financement d’un montant total de 61,9 milliards de FCFA ont été signées avec l’Agence française de développement (AFD). À cela s’ajoute une lettre de mandat de 3,54 milliards de FCFA conclue avec Bpifrance.

Ces engagements financiers ciblent trois priorités : améliorer l’accès à l’électricité, soutenir les filières agricoles et renforcer les capacités nationales en matière d’investigation scientifique et judiciaire.

Plus de 120 000 nouveaux branchements électriques prévus

Le principal financement concerne l’extension du réseau de distribution de la Société béninoise d’énergie électrique (SBEE). Une enveloppe de 52,1 milliards de FCFA est destinée à ce programme, qui prévoit la réalisation de plus de 120 000 nouveaux branchements dans 750 localités réparties entre 15 communes des départements du Mono, du Couffo et du Borgou.

Le financement repose notamment sur un prêt de 32,8 milliards de FCFA de l’AFD et un don de 19,3 milliards de FCFA de l’Union européenne.

Au-delà de l’augmentation du nombre de raccordements, le projet vise à améliorer la qualité de la distribution électrique, à réduire les disparités territoriales en matière d’accès à l’énergie et à limiter les pertes enregistrées sur le réseau.

Pour les populations concernées, la mise en œuvre de ces travaux pourrait faciliter l’accès à l’électricité et contribuer au développement des activités économiques locales. Les résultats dépendront toutefois du rythme d’exécution du programme et de la réalisation effective des branchements annoncés.

Agriculture : des financements pour la pisciculture et plusieurs filières

Le secteur agricole bénéficie également de ces engagements, avec une enveloppe annoncée de 9,8 milliards de FCFA destinée à soutenir la production et les investissements dans plusieurs filières.

Une part de 6,6 milliards de FCFA est consacrée au développement de la pisciculture dans dix communes des départements de l’Alibori, de l’Atacora et de la Donga. Le programme doit accompagner la filière, de la production d’alevins jusqu’à la commercialisation du poisson.

L’objectif est notamment d’accroître les capacités de production piscicole et de renforcer l’offre nationale.

Un financement complémentaire de 3,3 milliards de FCFA est prévu pour soutenir les investissements agricoles productifs dans les filières avicole, cunicole, protéagineuse et oléagineuse. Seize communes des départements du Borgou, de la Donga, des Collines et du Zou sont concernées.

À travers ces interventions, les partenaires entendent contribuer au développement des chaînes de valeur agricoles et au renforcement des capacités de production locales.

Un laboratoire national d’expertise ADN en projet

Le troisième volet porte sur la création d’une capacité nationale d’expertise médico-légale. Le partenariat avec Bpifrance doit contribuer au développement d’un laboratoire national d’analyse ADN, dans le cadre de la Plateforme de recherche, d’investigation et d’analyse médico-légale (PRIAM).

La future infrastructure devrait pouvoir réaliser jusqu’à 30 000 analyses par an. Le projet prévoit également la formation de plus de 500 professionnels et la création d’une filière universitaire spécialisée.

Cette initiative concerne à la fois les domaines de la santé et de la justice. La mise en place d’un laboratoire national pourrait renforcer les capacités d’analyse scientifique mobilisées dans les enquêtes judiciaires et les procédures nécessitant des expertises génétiques.

Le projet prévoit également de viser une accréditation internationale selon la norme ISO/IEC 17025, qui encadre les exigences de compétence des laboratoires d’essais et d’étalonnages.

Sa concrétisation devra permettre de préciser les conditions de fonctionnement du laboratoire, les compétences mobilisées et les modalités d’accréditation.

Un partenariat financier au service des priorités nationales

Ces accords s’inscrivent dans le cadre de la coopération entre le Bénin, la France et l’Union européenne. Ils associent des financements de développement à des investissements destinés aux infrastructures, à la production agricole et au renforcement des capacités scientifiques.

Pour les autorités béninoises, l’enjeu est désormais de traduire ces engagements en réalisations concrètes, avec des retombées mesurables pour les populations et les secteurs concernés.

L’extension du réseau électrique, l’appui aux filières agricoles et la mise en place d’une expertise ADN nationale constituent ainsi les principaux chantiers associés à cette mobilisation financière annoncée à Paris.

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Le gouvernement béninois franchit un nouveau cap dans la digitalisation des finances publiques.

Par le biais d’une circulaire signée le 25 septembre 2026 par le ministre délégué chargé du Budget et de la Fonction publique, Rodrigue Chaou, l’État a officialisé le déploiement du paiement électronique des frais de mission au sein de l’ensemble des administrations publiques.
Cette mesure marque le lancement officiel de la deuxième phase du Système d’encadrement des missions officielles (SEMO). Après le succès de la première phase (SEMO 1), gérée par la Direction nationale du contrôle (DNC) pour rationaliser les déplacements, éviter les chevauchements et détecter les agents fictifs, cette nouvelle étape automatise le versement des allocations pour les missions intérieures. Pour y parvenir, le ministère de l’Économie et des Finances a développé de nouveaux modules techniques garantissant la mise en œuvre effective de ce dispositif.
La modernisation ne s’arrête pas là. Les autorités béninoises prévoient d’intégrer dans les prochains jours un système de preuve de mission par géolocalisation des agents. Cette fonctionnalité complémentaire renforcera le contrôle sur le terrain et optimisera la sécurisation des fonds publics.
Souhaitez-vous que je développe des aspects spécifiques pour cet article, comme un titre journalistique percutant, l’ajout de témoignages fictifs d’agents publics, ou une analyse sur l’impact de la digitalisation au Bénin ?
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Bénin–Éthiopie : Cotonou et Addis-Abeba renforcent leur coopération dans le numérique et l’intelligence artificielle.

Le Bénin et l’Éthiopie souhaitent donner une nouvelle dimension à leur coopération dans les domaines du numérique, de l’intelligence artificielle et de l’innovation. Une volonté réaffirmée à l’issue d’une visite de travail d’une délégation ministérielle béninoise à Addis-Abeba, du 4 au 8 août 2026.

Des échanges axés sur la transformation numérique

Conduite par le ministre de la Transformation digitale et de l’Innovation, Dr Mahuna Akplogan, la délégation béninoise a échangé avec plusieurs responsables éthiopiens sur les politiques mises en œuvre par les deux pays pour accélérer leur transformation numérique.

Cette mission s’inscrit dans la continuité du rapprochement engagé au plus haut niveau entre Cotonou et Addis-Abeba, notamment à la suite de la rencontre du 13 juillet entre le président béninois Romuald Wadagni et le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed.

Les discussions ont permis aux deux parties de confronter leurs expériences et d’identifier de nouvelles pistes de collaboration.

Le Bénin partage son expérience

Au cours de la visite, le Bénin a présenté les principales avancées réalisées au cours des dernières années dans le domaine de la transformation numérique.

Les échanges ont notamment porté sur le développement des infrastructures numériques, la dématérialisation des services publics, l’identité numérique et la cybersécurité.

La question de l’interopérabilité des systèmes a également occupé une place importante dans les discussions, avec un intérêt particulier pour la gouvernance des données et la mise en place d’infrastructures technologiques capables de soutenir les nouveaux usages numériques.

L’intelligence artificielle au cœur des discussions

Les deux pays souhaitent également renforcer leur coopération autour de l’intelligence artificielle, considérée comme un levier potentiel de transformation des administrations et de l’économie.

Une séance de travail avec le ministère éthiopien de l’Innovation et de la Technologie a notamment permis d’examiner les expériences nationales et les possibilités de développer des projets communs.

L’objectif est de favoriser le partage de compétences et de savoir-faire, tout en encourageant l’émergence de solutions technologiques adaptées aux réalités locales.

Vers une coopération Sud-Sud renforcée

Pour le Bénin, le rapprochement avec l’Éthiopie s’inscrit dans une volonté de consolider les partenariats africains dans des secteurs stratégiques.

La coopération envisagée devrait privilégier le transfert d’expertise, l’innovation et le développement de solutions numériques destinées à améliorer les services publics et à répondre aux besoins des citoyens.

À travers cette dynamique, Cotonou et Addis-Abeba entendent ainsi renforcer leur coopération Sud-Sud et faire du numérique, de l’intelligence artificielle et de l’innovation des instruments au service de la transformation économique et sociale de leurs deux pays.

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Intelligence artificielle : le Bénin décroche une médaille de bronze aux Olympiades internationales.

Le Bénin s’est illustré à la 3ᵉ édition des Olympiades internationales d’intelligence artificielle (IOAI), organisée à Astana, au Kazakhstan, en décrochant une médaille de bronze et une mention honorable.

Deux jeunes représentants béninois figurent parmi les 437 candidats issus de 106 pays ayant participé à cette compétition internationale consacrée aux compétences en intelligence artificielle.

La médaille de bronze a été remportée par Guidimadjegbe Emmanuel Christiano, élève au Collège catholique Notre-Dame de Lourdes de Porto-Novo. Nguebou Raphael, du Lycée technique F.M. Coulibaly de Cotonou, a pour sa part obtenu une mention honorable.

Cette performance permet au Bénin de se classer troisième au niveau africain et constitue une première pour le pays, qui avait obtenu une mention honorable lors de sa première participation aux IOAI, organisées à Pékin en 2025.

La délégation béninoise comptait huit membres. Les autorités ont salué le travail des deux lauréats, ainsi que celui des mentors et encadreurs ayant accompagné l’équipe.

Cette distinction illustre les progrès réalisés par le Bénin dans le développement des compétences en intelligence artificielle, dans le numérique et l’innovation. Le gouvernement entend poursuivre ses efforts de formation afin de faire de ces technologies un levier de développement et de compétitivité nationale.

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Bénin : Patrice Talon élu premier président du Sénat.

L’ancien président béninois Patrice Talon a été élu, jeudi 6 août 2026, président du Sénat, quelques mois après avoir quitté la magistrature suprême au profit de son successeur, Romuald Wadagni.

Réunis au Palais des Gouverneurs de Porto-Novo, les sénateurs ont procédé à l’élection du premier Bureau de cette nouvelle institution, après la validation de son règlement intérieur par la Cour constitutionnelle.

Patrice Talon prend ainsi la tête de la deuxième chambre du Parlement béninois. Louis Vlavonou, ancien président de l’Assemblée nationale, a été élu premier vice-président, tandis qu’Alassane Séidou occupe le poste de rapporteur.

Installé officiellement le 30 juillet 2026, le Sénat entre ainsi pleinement en fonction avec cette première mandature historique.

Cette élection marque également le retour de Patrice Talon au premier plan de la vie institutionnelle béninoise, après la présidentielle du 12 avril 2026, remportée par son successeur Romuald Wadagni.

L’ancien président Thomas Boni Yayi siège également au sein de cette nouvelle institution, aux côtés de Patrice Talon.

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Bénin–Nigéria : Cotonou et Abuja veulent accélérer leur partenariat stratégique.

Le vice-président du Nigéria, Kashim Shettima, a effectué vendredi une visite de travail au Bénin, marquée par des échanges avec les autorités béninoises sur le renforcement de la coopération bilatérale. Au cœur des discussions : l’industrialisation, la transformation agroalimentaire, l’intégration économique régionale et la sécurité dans le golfe de Guinée.

Reçu au Palais de la Marina par le président béninois Romuald Wadagni, le vice-président nigérian était accompagné d’une importante délégation comprenant notamment les gouverneurs des États d’Imo, de Katsina, de Jigawa, de Kwara, du Plateau et de Zamfara. Le ministre nigérian de l’Agriculture, Abubakar Kyari, ainsi que l’ambassadrice du Nigéria au Bénin, Mopelola Adeola-Ibrahim, figuraient également parmi les membres de la délégation.

La GDIZ, une source d’inspiration pour l’industrialisation nigériane

La visite de Kashim Shettima s’est également poursuivie à la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), présentée comme l’un des principaux pôles industriels de la sous-région ouest-africaine.

À l’issue de son entretien avec Romuald Wadagni, le vice-président nigérian a expliqué que son pays souhaitait tirer profit de l’expérience béninoise en matière de développement de zones industrielles spécialisées dans la transformation des produits agricoles.

Alors que le Nigéria travaille à la mise en place de huit projets similaires, Kashim Shettima a estimé que les résultats obtenus par la GDIZ pouvaient servir de référence à Abuja pour accélérer son propre processus d’industrialisation et renforcer la création de valeur à partir des ressources locales.

Cette démarche traduit une volonté croissante des deux pays de miser sur la transformation locale des matières premières, la création d’emplois et le développement de chaînes de valeur régionales.

Des relations historiques placées au service de l’intégration régionale

Au cours de son séjour, le vice-président nigérian a transmis au président béninois les salutations du chef de l’État nigérian, Bola Ahmed Tinubu. Il a également rappelé la profondeur des liens historiques, culturels, économiques et humains qui unissent les deux pays.

Kashim Shettima a notamment souligné la proximité stratégique entre le Bénin et le Nigéria, considérant les deux États comme des partenaires naturels dans la construction de l’intégration économique ouest-africaine.

Cette proximité est d’autant plus importante que les deux pays partagent une longue frontière et entretiennent des échanges commerciaux et humains particulièrement dynamiques. Le renforcement de leur coopération apparaît ainsi comme un enjeu majeur pour la fluidité des échanges et la consolidation des chaînes économiques dans la sous-région.

La sécurité régionale au centre des préoccupations

Les discussions ont également accordé une place importante aux enjeux sécuritaires. Le vice-président nigérian a réaffirmé la solidarité de son pays avec le Bénin face à la progression des menaces terroristes et de la criminalité transnationale.

Les deux parties ont ainsi insisté sur la nécessité de maintenir une coopération étroite afin de préserver la stabilité du golfe de Guinée et de renforcer la capacité des États à répondre aux menaces sécuritaires qui affectent l’Afrique de l’Ouest.

Cette dimension sécuritaire s’inscrit dans le contexte du rapprochement engagé entre Cotonou et Abuja à la suite de la tentative de coup d’État déjouée au Bénin le 7 décembre 2025. À la demande des autorités béninoises, le Nigéria avait alors déployé un contingent militaire dans le cadre du mécanisme de la Cédéao, afin d’appuyer la sécurisation de la situation après l’échec de la tentative de renversement des institutions.

Les autorités béninoises avaient alors expliqué que cette assistance visait à prévenir de nouvelles pertes humaines et d’éventuelles destructions. Le contingent nigérian avait finalement quitté le territoire béninois à la fin du mois de janvier 2026.

Vers un partenariat renforcé entre Cotonou et Abuja

Au-delà de la coopération sécuritaire, la visite de Kashim Shettima illustre la volonté des deux pays de donner une nouvelle impulsion à leur partenariat stratégique.

Industrialisation, investissements, transformation agricole, développement des infrastructures et intégration économique constituent désormais les principaux axes autour desquels Cotonou et Abuja entendent approfondir leurs relations.

À travers cette dynamique, les deux voisins cherchent à capitaliser sur leurs complémentarités économiques et géographiques pour renforcer leur rôle dans l’intégration ouest-africaine. Une ambition qui pourrait également contribuer à stimuler les échanges entre les deux pays et à favoriser l’émergence de nouvelles chaînes de valeur régionales dans un contexte marqué par la nécessité de renforcer la souveraineté économique et industrielle du continent.

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Bénin : Thomas Boni Yayi revient sur sa décision et annonce son entrée au Sénat.

L’ancien président béninois Thomas Boni Yayi a finalement décidé d’exercer son droit de siéger au Sénat, revenant ainsi sur sa position initiale, qui consistait à ne pas participer à cette nouvelle institution. Il justifie ce changement par l’évolution du contexte politique national et la nécessité, selon lui, de préserver des espaces de dialogue et de concertation.

Dans une déclaration adressée mercredi à ses compatriotes, l’ancien chef de l’État a rappelé qu’il s’était opposé à son entrée au Sénat dès l’introduction du projet de réforme instituant cette nouvelle chambre. Il avait alors exprimé des réserves sur le bien-fondé de la transformation du Parlement béninois en une institution bicamérale.

Depuis, le contexte politique a, selon lui, considérablement évolué. Boni Yayi évoque notamment l’installation d’un « Parlement monocolore » et la réduction des espaces de dialogue entre les différentes sensibilités politiques. Une situation qui, à ses yeux, rend désormais nécessaire la création de nouveaux cadres de concertation afin de contribuer à l’apaisement de la vie publique.

Une nouvelle institution au cœur du Parlement bicaméral

Le Sénat a été créé dans le cadre de la révision constitutionnelle adoptée en décembre 2025, faisant du Bénin un pays doté d’un Parlement bicaméral. La nouvelle chambre haute compte entre 25 et 30 membres, comprenant notamment des membres de droit, parmi lesquels d’anciens présidents de la République, d’anciens présidents de l’Assemblée nationale et de la Cour constitutionnelle, sous réserve du respect des conditions prévues par la Constitution.

Pour Thomas Boni Yayi, cette nouvelle institution pourrait désormais jouer un rôle dépassant le simple cadre parlementaire. Il estime qu’elle pourrait devenir un espace de dialogue politique et contribuer à faire entendre les préoccupations des citoyens dans un contexte national marqué par de fortes tensions et une polarisation croissante du débat public.

Réaffirmant son attachement aux droits de l’Homme, aux libertés fondamentales, à l’unité nationale, à la sécurité, à la démocratie et à la paix, l’ancien président considère que le Sénat « pourrait être un cadre de dialogue politique interne destiné à porter la voix et les attentes du peuple ».

« Je n’en suis pas demandeur, c’est la Constitution »

S’appuyant sur les dispositions de l’article 113-3 de la Constitution, Boni Yayi a donc annoncé son intention d’exercer son droit de sénateur. « Je n’en suis pas demandeur, c’est la Constitution », a-t-il déclaré, tout en affirmant sa volonté de travailler avec les autres membres de la chambre haute.

L’ancien président dit vouloir contribuer à faire du Sénat un véritable espace au service de l’intérêt général et des aspirations des Béninois. Il appelle ainsi à utiliser cette nouvelle institution comme un outil de dialogue, de cohésion nationale et de recherche de solutions aux défis auxquels le pays est confronté.

Cette décision marque un changement de position notable pour Thomas Boni Yayi, qui entend désormais investir cette nouvelle fonction avec l’objectif affiché de contribuer à la décrispation du climat politique béninois.

En conclusion de son message, l’ancien chef de l’État a appelé ses compatriotes à poursuivre leurs efforts en faveur de la paix, de la justice, de la sécurité et de la démocratie, autant de principes qu’il présente comme essentiels à la stabilité et à l’avenir du Bénin.

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Développement durable : La Banque mondiale injecte 320 millions de dollars au Bénin pour l’énergie et le capital humain

Le Bénin franchit un nouveau cap dans sa stratégie de croissance inclusive. Le 17 juillet 2026, à la Cité ministérielle de Cotonou, le gouvernement béninois et le Groupe de la Banque mondiale ont officialisé la signature de deux accords de financement majeurs d’un montant global de 320 millions de dollars américains.
Cet investissement d’envergure vise à propulser simultanément les infrastructures énergétiques du pays et à consolider ses programmes de développement humain.
150 millions de dollars pour le barrage hydro-multifonction de Dogo-Bis
La première enveloppe, à hauteur de 150 millions de dollars, est allouée au secteur énergétique et agricole. Elle servira principalement à financer la construction du barrage hydro-multifonction de Dogo-Bis.
Cette infrastructure d’envergure poursuit un triple objectif :

  • Accroître de façon significative la production nationale d’électricité.
  • Sécuriser et améliorer l’approvisionnement en eau.
  • Stimuler la création d’un pôle agro-industrialisé stratégique au sein de la vallée de l’Ouémé.

Selon Édouard Dahome, ministre de l’Énergie, de l’Eau et des Mines, cette réalisation permettra non seulement de booster les capacités énergétiques nationales, mais jouera également un rôle de catalyseur pour dynamiser l’agriculture locale.
170 millions de dollars pour la nutrition et la petite enfance : le programme ALAFIA I
Le second volet de ce financement consacre 170 millions de dollars au déploiement du programme ALAFIA I – « Nourrir le Bénin pour l’avenir ».
Axé sur le renforcement du capital humain, ce programme cible en priorité les couches les plus vulnérables, à savoir les femmes et les enfants. Il prévoit une amélioration structurelle des services de nutrition, des soins de santé et du système d’accompagnement de la petite enfance.
Hugues Oscar Lokossou, ministre délégué chargé de la mobilisation des ressources extérieures, souligne que ces fonds soutiendront durablement la sécurité alimentaire, optimiseront la connectivité entre les territoires et consolideront les bases de la croissance économique nationale.
Par cette double approche combinant infrastructures de production et développement social, le Bénin s’aligne rigoureusement sur ses ambitions de développement durable à long terme.

Avec APANews

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Diplomatie : Romuald Wadagni en visite d’État en Mauritanie pour renforcer le partenariat entre Cotonou et Nouakchott.

Le président béninois, Romuald Wadagni, effectue ce lundi 6 juillet une visite d’État en Mauritanie à l’invitation de son homologue mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. Ce déplacement officiel à Nouakchott s’inscrit dans une dynamique de consolidation des relations bilatérales et de renforcement du dialogue politique entre les deux pays, dans un contexte régional marqué par d’importants défis sécuritaires et économiques.

Selon un communiqué publié dimanche par la présidence béninoise, le chef de l’État béninois sera reçu au palais présidentiel de Nouakchott pour un entretien en tête-à-tête avec le président mauritanien. Cette rencontre de haut niveau sera suivie d’échanges élargis entre les délégations des deux pays, avec pour objectif d’identifier de nouvelles perspectives de coopération.

Les discussions porteront principalement sur le renforcement des liens d’amitié et de coopération entre le Bénin et la Mauritanie, ainsi que sur les différents axes du partenariat bilatéral. Les deux chefs d’État devraient notamment examiner les opportunités de collaboration dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment le commerce, les investissements, les infrastructures, l’énergie et les échanges institutionnels.

Au-delà des questions bilatérales, Romuald Wadagni et Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani feront également le point sur les principaux dossiers régionaux. Les échanges devraient aborder les défis liés à la sécurité, à la lutte contre le terrorisme, au développement économique, ainsi qu’aux efforts d’intégration en Afrique de l’Ouest et dans l’espace sahélo-saharien, où les enjeux de stabilité demeurent au cœur des préoccupations des États de la région.

Cette visite intervient dans le prolongement de la politique diplomatique impulsée par Romuald Wadagni depuis son accession à la magistrature suprême. Le président béninois multiplie les initiatives visant à renforcer la coopération avec les pays africains et à rétablir un dialogue constructif avec l’ensemble des partenaires de la sous-région.

Au cours des dernières semaines, le chef de l’État s’est notamment rendu dans plusieurs capitales ouest-africaines, y compris dans des pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES). Ces déplacements ont contribué à relancer les échanges avec le Mali, le Burkina Faso et le Niger, alors que les relations entre Cotonou et ces trois États avaient connu une période de fortes tensions avant son arrivée au pouvoir.

À travers cette visite officielle en Mauritanie, les autorités béninoises entendent poursuivre leur stratégie d’ouverture diplomatique et consolider les partenariats africains autour d’une vision commune fondée sur la coopération, le développement durable, la sécurité collective et l’intégration régionale.

Un communiqué conjoint devrait être publié à l’issue des entretiens afin de rendre compte des principales décisions et orientations arrêtées par les deux chefs d’État pour approfondir les relations entre le Bénin et la Mauritanie.

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Bénin : les premières nominations au Sénat lancent la mise en place de la nouvelle chambre haute.

Le président Romuald Wadagni et le président de l’Assemblée nationale désignent les premiers membres de l’institution issue de la réforme constitutionnelle de 2025

Le Bénin franchit une nouvelle étape dans la mise en œuvre de sa réforme institutionnelle. Le gouvernement a annoncé, à l’issue du Conseil des ministres du 1er juillet, les premières nominations au Sénat, nouvelle chambre haute du Parlement instaurée par la révision constitutionnelle de 2025.

Ces désignations, effectuées par le président de la République, Romuald Wadagni, et le président de l’Assemblée nationale, Joseph Djogbénou, ouvrent la voie à l’installation progressive de cette institution, appelée à jouer un rôle central dans le fonctionnement du système parlementaire béninois.

Quatorze personnalités désignées

Dans le cadre des prérogatives qui lui sont reconnues par la Constitution, le chef de l’État a nommé dix personnalités appelées à siéger au Sénat. Il s’agit d’Alassane Seidou, Fortunet Alain Nouatin, Robert Gbian, Taffa Adam, Albert Ezin Badou, Ousmane Batoko, Raïmi Amadou, Paul Hounkpè, Emmanuel Tiando et Pascal Irénée Koupaki.

De son côté, le président de l’Assemblée nationale a procédé à la désignation de quatre autres membres : Adidjatou Mathys, Abraham Zinzindohoué, Sacca Lafia et Charles Toko.

Ces quatorze personnalités viendront compléter les membres de droit prévus par la Constitution, parmi lesquels figurent les anciens présidents de la République, les anciens présidents de l’Assemblée nationale ainsi que les anciens présidents de la Cour constitutionnelle.

Une institution née de la réforme constitutionnelle

La création du Sénat constitue l’une des principales innovations introduites par la révision constitutionnelle adoptée dans la nuit du 14 au 15 novembre 2025, avant sa promulgation le 17 décembre de la même année à travers la loi constitutionnelle n° 2025-20.

Cette réforme a instauré un Parlement bicaméral, modifiant en profondeur l’organisation institutionnelle du pays à quelques mois de l’élection présidentielle de 2026.

Le Sénat est désormais appelé à compléter le travail législatif de l’Assemblée nationale et à renforcer les mécanismes de contrôle et d’équilibre des institutions.

Un rôle de régulation et d’équilibre institutionnel

Selon les dispositions de la Constitution révisée, le Sénat a pour mission de contribuer à la régulation de la vie politique et institutionnelle. Il est également chargé de promouvoir l’unité nationale, de consolider la démocratie, de participer au maintien de la paix et de contribuer au renforcement de la sécurité publique.

Sur le plan législatif, la nouvelle chambre examinera les textes adoptés par l’Assemblée nationale et pourra demander une seconde lecture de certaines lois, à l’exception notamment des lois de finances, qui demeurent de la compétence exclusive de la chambre basse.

Avec ces premières nominations, les autorités béninoises posent les bases opérationnelles du Sénat, étape déterminante dans la mise en œuvre de la réforme constitutionnelle et dans l’évolution du paysage institutionnel du pays.