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Guinée : le FGPE et ECOBANK s’allient pour faciliter le financement du secteur agricole

Le Fonds de Garantie des Prêts aux Entreprises (FGPE) et ECOBANK Guinée ont conclu un partenariat destiné à améliorer l’accès au crédit des acteurs du secteur agricole. La convention a été signée au siège d’ECOBANK Guinée, à Conakry, dans le cadre du mécanisme de Garantie partielle de portefeuille de crédits (GPP), mis en place à travers le Programme de développement de l’agriculture commerciale en Guinée (PDACG), financé par la Banque mondiale.

La cérémonie de signature a été marquée par un échange de parapheurs entre Mamoudou Mara, directeur général du FGPE, et Thierno Amadou Berthe, directeur général adjoint d’ECOBANK Guinée, représentant le directeur général de la banque, Diawadou Bah.

À travers cet accord, les deux institutions entendent renforcer les possibilités de financement des entreprises agricoles, notamment celles qui rencontrent des difficultés à obtenir des prêts en raison de garanties jugées insuffisantes par les établissements financiers.

Un mécanisme de garantie pour faciliter l’accès au crédit

La convention s’inscrit dans le cadre du Fonds de garantie partielle de portefeuille de crédits, un dispositif destiné à encourager les institutions financières à accroître leur soutien aux entreprises. En partageant une partie du risque lié aux crédits accordés, ce mécanisme vise à faciliter l’accès au financement des opérateurs économiques qui ne disposent pas de garanties suffisantes.

Mis en œuvre dans le cadre du PDACG, avec le soutien financier de la Banque mondiale, ce dispositif cible notamment les acteurs des chaînes de valeur agricoles. Il constitue ainsi un levier potentiel pour soutenir les investissements, développer les activités de production et accompagner la structuration des entreprises du secteur.

Le partenariat entre le FGPE et ECOBANK Guinée doit permettre de mobiliser ce mécanisme au profit des opérateurs agricoles, en facilitant leur accès aux ressources financières nécessaires au développement de leurs activités.

ECOBANK réaffirme son engagement envers l’agriculture

À l’occasion de la signature, Thierno Amadou Berthe a salué une collaboration qui, selon lui, traduit la volonté commune des deux institutions de contribuer au développement de l’agriculture guinéenne.

Il a rappelé que ce secteur occupe une place stratégique dans le portefeuille d’activités d’ECOBANK et souligné l’engagement de la banque à renforcer son accompagnement financier en faveur d’un domaine essentiel à l’économie nationale.

Cette orientation vise à soutenir les entreprises agricoles dans leurs besoins de financement et à favoriser le développement des activités économiques tout au long des chaînes de valeur.

Le FGPE mise sur le partenariat avec les banques

De son côté, Mamoudou Mara a insisté sur l’importance de la coopération entre les organismes de garantie et les institutions financières pour améliorer l’accès des entreprises au crédit.

Le directeur général du FGPE a présenté cette convention comme une démarche destinée à faciliter le financement des entreprises, particulièrement celles qui évoluent dans des secteurs à fort potentiel, comme l’agriculture.

Le recours à des mécanismes de garantie peut en effet contribuer à réduire les obstacles liés aux exigences de couverture des prêts et à encourager les banques à examiner les demandes de financement d’un plus grand nombre d’opérateurs économiques.

Des retombées attendues sur l’emploi et les chaînes de valeur agricoles

Au-delà de l’accès au crédit, le partenariat entre le FGPE et ECOBANK Guinée vise à accompagner le développement des entreprises agricoles, à soutenir la création d’emplois et à renforcer les chaînes de valeur du secteur.

L’accès aux financements constitue un enjeu important pour les producteurs, les transformateurs et les autres opérateurs qui souhaitent investir dans leurs activités, améliorer leurs capacités de production ou développer leurs débouchés commerciaux.

La mise en œuvre effective de cette convention sera déterminante pour mesurer sa portée, notamment en matière de crédits mobilisés, d’entreprises bénéficiaires et d’investissements soutenus.

Avec cet accord, le FGPE et ECOBANK Guinée renforcent leur coopération en faveur du financement du secteur privé. L’objectif est de contribuer au développement de l’économie réelle en Guinée, en s’appuyant sur des mécanismes capables de rapprocher les entreprises agricoles des ressources financières dont elles ont besoin.

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Ecobank prévoit 2,6 milliards de dollars pour financer les entreprises dirigées par des femmes et l’agriculture en Afrique.

Le groupe bancaire panafricain Ecobank a annoncé, jeudi 24 septembre 2026 à Lomé, un engagement de financement de 2,6 milliards de dollars à l’horizon 2030 en faveur de deux secteurs jugés stratégiques pour les économies africaines : les entreprises dirigées par des femmes et les chaînes de valeur agricoles.

L’annonce a été faite lors de la conférence Ecobank@40, organisée à l’occasion de la clôture des célébrations du 40ᵉ anniversaire du groupe. Présent dans 34 pays d’Afrique subsaharienne, Ecobank entend inscrire cette nouvelle enveloppe dans une phase de développement axée sur la transformation économique, l’inclusion financière et l’intégration régionale.

2 milliards de dollars pour les entrepreneures

Sur les 2,6 milliards de dollars annoncés, 2 milliards seront consacrés au financement des entreprises dirigées par des femmes à travers le programme Ellevate by Ecobank.

Le groupe prévoit notamment de porter à 400 000 le nombre d’entreprises formelles accompagnées par le programme d’ici 2030. Ecobank indique également vouloir élargir l’accès au financement à jusqu’à un million de micro-entrepreneures grâce au développement de ses dispositifs numériques et d’inclusion financière.

Cette initiative s’appuie sur une dynamique déjà engagée. En 2025, Ecobank avait accordé 780 millions de dollars de prêts à des entreprises dirigées par des femmes, contre 265 millions de dollars en 2024, soit une progression de 194 %. Le programme Ellevate comptait alors plus de 103 000 entrepreneures enregistrées.

600 millions de dollars pour les chaînes de valeur agricoles

Le second volet de l’engagement porte sur l’agriculture. Ecobank prévoit de consacrer 600 millions de dollars aux petites et moyennes entreprises spécialisées dans l’agriculture d’ici 2030.

Le financement doit couvrir l’ensemble de la chaîne « de la ferme à l’assiette », notamment les producteurs, les agrégateurs, les transformateurs, les entreprises de logistique, les négociants et les exportateurs.

Le groupe entend également privilégier des solutions liées à l’agriculture résiliente au climat, aux paiements numériques dans les zones rurales et au financement du commerce. L’objectif affiché est de contribuer au développement des marchés alimentaires régionaux et à la réduction de la dépendance du continent aux importations alimentaires.

Faciliter l’accès aux marchés africains

Ecobank prévoit par ailleurs de s’appuyer sur son Single Market Trade Hub, une plateforme numérique qui met en relation des entreprises africaines et facilite les échanges transfrontaliers.

Selon le groupe, cette infrastructure doit permettre aux entrepreneures et aux PME agroalimentaires d’accéder plus facilement à de nouveaux acheteurs, fournisseurs et mécanismes de paiement dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Cette orientation s’inscrit dans une stratégie plus large d’Ecobank en faveur du commerce intra-africain. En mai 2026, le groupe avait annoncé un engagement de 3 milliards de dollars destiné au financement du commerce, avec un accent notamment sur les PME, les entreprises dirigées par des femmes et les jeunes entrepreneurs.

Une stratégie axée sur le financement et le renforcement des capacités

Pour accompagner ces engagements, Ecobank prévoit de combiner prêts, mécanismes de garantie et dispositifs de partage des risques avec des institutions financières de développement. Le groupe souhaite également renforcer les capacités des bénéficiaires à travers des formations en gestion, en préparation à l’exportation et en développement d’entreprise.

L’annonce intervient alors que le financement des entreprises dirigées par des femmes et celui des chaînes de valeur agricoles restent des enjeux importants pour le développement économique du continent.

À travers cette enveloppe de 2,6 milliards de dollars, Ecobank entend ainsi renforcer son soutien aux entrepreneures et aux acteurs agricoles tout en favorisant les échanges commerciaux et l’intégration des économies africaines à l’horizon 2030.

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Guinée : Ecobank organise un forum pour mobiliser les capitaux de la transformation économique.

A l’heure où la Guinée entend accélérer sa transformation économique à travers le programme Simandou 2040, la mobilisation de financements de long terme apparaît comme un enjeu majeur. C’est dans ce contexte qu’Ecobank Guinée a organisé, ce mercredi 23 septembre 2026 à Conakry, un Forum sur le financement de l’économie guinéenne, réunissant autorités publiques, institutions financières, entreprises et acteurs des marchés de capitaux.

Cette rencontre était placée sous le thème : « Mobiliser le capital pour transformer l’économie guinéenne ».

L’objectif affiché était de favoriser un dialogue entre les différents acteurs de l’économie, mais aussi de mieux faire connaître les instruments de financement disponibles et les possibilités offertes par les marchés de capitaux aux entreprises guinéennes.

Pour le directeur général d’Ecobank Guinée, Diawado Bah, l’organisation de ce forum intervient dans un contexte particulier pour l’économie nationale.

«Pourquoi ce forum et pourquoi maintenant ? La Guinée se trouve aujourd’hui à un tournant historique, avec une notation souveraine B+, attribuée par S&P en septembre 2025, des perspectives de croissance de plus de 10% pour la période 2026-2028, et l’ambition portée par la vision Simandou 2040, notre pays dispose d’un potentiel considérable. Mais un défi demeure. Le crédit bancaire ne représente que 9,2% du PIB et reste essentiellement orienté vers le court terme. Il existe donc un décalage entre l’ambition et la capacité de financement de notre économie. Pour accompagner durablement les investissements dans les infrastructures, les entreprises et les capacités de production, nous devons diversifier nos sources de capitaux et mieux mobiliser les marchés financiers. C’est la raison d’être de ce forum», a-t-il expliqué.

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Le forum entend ainsi favoriser une meilleure connexion entre les porteurs de projets et les investisseurs. «Mettre en relation les porteurs de projets avec les fournisseurs de capitaux et passer des ambitions au financement concret», a résumé le patron d’Ecobank Guinée.

Alors que les besoins de financement des grands projets en Guinée continuent de croître, notamment dans les secteurs public et privé, Ecobank entend renforcer son rôle dans la mobilisation des capitaux. Pour Thierno Sadou Diallo, responsable du marché des Capitaux chez Ecobank, cette nouvelle structure doit permettre à la banque d’élargir considérablement sa capacité d’intervention et d’accompagnement des acteurs économiques.

« Nous avons mis en place un bureau marché des capitaux qui va nous permettre d’utiliser non seulement, nous, notre bilan Ecobank au niveau local pour financer des projets qui peuvent valoir jusqu’à 35, 40 millions de dollars, mais également on peut accompagner nos clients au niveau régional, au niveau africain, au niveau international pour des mandats qui dépassent des montants comme 100 millions de dollars. On est capable de mobiliser ces montants-là, nous, Ecobank, avec nos partenaires et c’est pour cette raison que nous avons organisé ce forum pour passer le message pour dire au gouvernement et au secteur privé que nous sommes prêts à les accompagner et que nous sommes à leur disposition », a-t-il affirmé.

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La question de la préparation des projets occupe une place importante dans cette recherche de financements. Le Guinea Development Board (GDB) a présenté, à cette occasion, un portefeuille de 15 projets couvrant plusieurs secteurs stratégiques de l’économie guinéenne, pour un volume de Capex annoncé autour de 11 milliards de dollars.

M’Bamba Sylla, directeur adjoint du GDB, estime que la Guinée dispose désormais d’un portefeuille d’opportunités suffisamment structuré pour être présenté aux investisseurs.

«Si nous sommes réunis ce matin, c’est parce que la Guinée a changé de nature. Elle n’est plus seulement un pays à potentiel, nous avons entendu parler pendant des années. Aujourd’hui, elle est un pays avec des pipelines», a-t-il déclaré.

Selon les éléments présentés au cours de la rencontre, les projets ont été sélectionnés sur la base de critères liés notamment à leur structuration, leur faisabilité et leur capacité à être développés dans le cadre de transactions privées, mixtes ou de concessions.

Le responsable du GDB a également indiqué que les projets avaient été testés à partir d’hypothèses financières destinées à apprécier leur capacité à attirer les investisseurs.

«Je veux insister sur un point qui me semble important pour les investisseurs dans cette salle. Ces projets ont été testés aux conditions réelles, avec des hypothèses, notamment 70% de dette à 7%, 30% de fonds propres à 13%, au coût de l’exploitation sectorielle. Donc ce n’est pas de la théorie, ce sont des projets calibrés pour rencontrer les financeurs», a-t-il poursuivi.

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Pour les participants, le développement des marchés de capitaux constitue l’une des pistes permettant de répondre aux besoins de financement des entreprises et des grands projets.

Le gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée, Karamo Kaba, a insisté sur l’importance d’attirer des investisseurs capables d’accompagner les projets sur le long terme.

«La transformation de la Guinée va nécessiter des volumes de capitaux très importants. Nous devons donc être capables d’attirer les investisseurs de long terme. C’est la raison pour laquelle nous avons obtenu une notation B+, avec une perspective positive. Il y a une deuxième notation, qui n’est pas si récente, mais qui est plutôt bonne par fitch. Nous avons une stabilité macroéconomique qui constitue un atout essentiel. Nous allons avoir un taux de croissance d’à peu près 11% sur la période 2027-2029, selon les chiffres de la Banque mondiale. Nos réserves de change brut s’élèvent à près de 4 milliards de dollars sur à peu près 4 mois d’importation, tandis que le franc guinéen reste l’une des devises les plus stables en Afrique. Mais attirer les capitaux ne suffit pas. Nous devons nous assurer qu’ils créent davantage de valeur en Guinée», a-t-il martelé.

Dans cette perspective, le gouverneur met l’accent sur le contenu local, la sous-traitance, le transfert de technologies et le développement des compétences nationales.

«Le capital n’est pas une fin. Le capital est un moyen. Le véritable objectif est de transformer le potentiel de la Guinée en capacités productives, en emplois et en prospérité. Notre ambition doit donc être claire, mobiliser le capital, investir dans la transformation, créer de la valeur en Guinée et faire bénéficier nos populations des fruits de cette transformation. la Guinée est un pays qui attire. Nous avons attiré 22 milliards de dollars avec le projet Simandou…La Guinée est un pays d’opportunités et de croissance. Nous allons connaître au cours des 5 à 10 prochaines années des taux de croissance à deux chiffres. La Guinée est un pays où l’inflation est maîtrisée. Bref, la Guinée est un pays d’avenir et un pays d’espoir», a-t-il indiqué.

Prenant la parole à son tour, la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a souligné la nécessité d’une meilleure coordination entre les politiques économique, budgétaire, monétaire et financière.

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«La transformation que nous voulons conduire exige une collaboration étroite en effet entre politique économique, politique budgétaire, politique monétaire et politique de développement du secteur financier. Le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget et la Banque centrale de la République de Guinée ont à cet égard des responsabilités complémentaires. Renforcer la confiance, mobiliser davantage l’épargne, favoriser l’investissement et le financement, en monnaie locale notamment, allonger les maturités, orienter davantage le capital vers les investissements productifs. La question qui doit désormais nous mobiliser n’est pas seulement comment financer davantage, elle est surtout comment financer la transformation de notre économie», a-t-elle souligné.

Selon les projections présentées lors du forum, les besoins de financement concernent notamment l’énergie, les infrastructures routières et logistiques, les plateformes industrielles et agro-industrielles, le logement, les infrastructures numériques, l’eau, l’assainissement, l’éducation et la santé.

Face à ces besoins, le gouvernement estime que le budget de l’État ne peut constituer l’unique source de financement. Il entend ainsi mobiliser les banques locales et internationales, les marchés de capitaux, les investisseurs institutionnels, les fonds d’infrastructures, les partenaires au développement et les investisseurs internationaux.

Pour Mariama Ciré Sylla, le secteur bancaire doit également jouer un rôle plus important dans la préparation des projets, et pas uniquement intervenir au moment de leur financement.

«Dans cette mobilisation, le secteur financier guinéen rejoint un rôle beaucoup plus important aux côtés des partenaires techniques et financiers. Les banques ne doivent pas seulement intervenir à la fin du processus, là où tout est prêt, on vient juste dire qu’il faut financer. Les banques doivent travailler avec les différents acteurs, à l’identification, mais aussi à la structuration des projets, afin de construire avec l’État, les investisseurs, les partenaires, des montages réellement finançables. Nous devons notamment mieux combiner les capacités du secteur bancaire avec les ressources concessionnaires, les garanties, les instruments de partage de risques et l’expertise des banques multilatérales et bilatérales de développement», a-t-elle précisé.

Plusieurs mécanismes ont été évoqués au cours des échanges, notamment les partenariats public-privé, le financement de projets, les financements en monnaie locale, les fonds d’infrastructures, le capital-investissement, le crédit-bail, l’affacturage et les mécanismes de garantie destinés aux PME.

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Au-delà de la mobilisation des capitaux, les participants ont insisté sur la nécessité de disposer de projets suffisamment préparés et documentés pour répondre aux exigences des investisseurs. Études de faisabilité, études environnementales et sociales, structuration juridique et financière, modèles économiques et allocation des risques figurent parmi les éléments identifiés comme essentiels.

Un panel consacré aux marchés des capitaux comme levier de transformation économique de la Guinée ainsi que des ateliers sur le financement de projets, le cantonnement des flux de trésorerie et la gestion des risques au niveau des SPV ont également marqué cette rencontre.

Source : LeDjely

N’Famoussa Siby

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Washington : Bassirou Diomaye Faye obtient le soutien de la Banque mondiale pour les priorités du Sénégal.

En déplacement à Washington, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye s’est entretenu, lundi 14 septembre 2026, avec Ajay Banga, président du Groupe de la Banque mondiale. Les discussions ont porté sur les principales priorités économiques et sociales du Sénégal, notamment l’emploi des jeunes, le coût de l’énergie, la protection sociale et l’amélioration du climat des affaires.

Un partenariat stratégique réaffirmé

Reçu au siège de l’institution financière internationale, le chef de l’État était accompagné d’une importante délégation ministérielle. Cette rencontre a permis de réaffirmer le rôle du Groupe de la Banque mondiale comme partenaire majeur du Sénégal dans la mise en œuvre de ses politiques de développement.

La coopération entre Dakar et la Banque mondiale s’est notamment renforcée ces dernières années. Le 6 août 2026, trois nouveaux accords avaient été signés à Dakar dans les domaines de l’agriculture, de la connectivité des zones de production ainsi que du développement des régions orientales et méridionales du pays.

Un accompagnement confirmé pour les politiques publiques

Au cours des échanges, la Banque mondiale a confirmé sa volonté de poursuivre son accompagnement du Sénégal dans la stabilisation du cadre macroéconomique et la transformation structurelle de son économie.

L’institution s’est également engagée à maintenir son appui au financement soutenable des politiques publiques au cours des prochaines années. Cette position intervient alors que le Sénégal poursuit ses efforts de consolidation des finances publiques et de restauration de la confiance de ses partenaires financiers.

Cette dynamique intervient également quelques semaines après la conclusion d’un accord technique avec le Fonds monétaire international, le 1er septembre 2026, sur un nouveau programme économique et financier.

L’emploi des jeunes au cœur des échanges

La question de l’emploi des jeunes a occupé une place importante dans les discussions. Pour le président Bassirou Diomaye Faye, la jeunesse constitue un levier essentiel de la transformation économique du Sénégal et doit bénéficier de conditions favorables à l’insertion professionnelle, à l’entrepreneuriat et à l’innovation.

Le partenariat avec la Banque mondiale devrait ainsi contribuer à développer de nouveaux mécanismes de financement destinés aux entrepreneurs et aux porteurs de projets, avec l’objectif de favoriser la création d’activités et d’emplois.

Réduire le coût de l’énergie et renforcer la protection sociale

Les échanges ont également porté sur des enjeux qui touchent directement les ménages et les entreprises. La réduction du coût de l’énergie figure parmi les priorités évoquées, avec l’ambition de diminuer la pression exercée par les dépenses énergétiques sur le pouvoir d’achat et sur la compétitivité des entreprises.

Le renforcement de la protection sociale constitue un autre axe important du partenariat. Il s’agit notamment de mieux accompagner les populations les plus vulnérables pendant la période de consolidation économique.

L’amélioration du climat des affaires a également été évoquée afin de favoriser l’investissement productif et de soutenir davantage la dynamique entrepreneuriale.

Une attention particulière aux territoires

Le partenariat devra aussi accompagner le développement des corridors économiques et la territorialisation des politiques publiques. L’objectif affiché est de favoriser une croissance mieux répartie sur l’ensemble du territoire, en valorisant les potentialités propres aux différentes régions.

Cette approche s’inscrit dans la volonté des autorités sénégalaises de réduire la concentration des activités économiques dans la région de Dakar et de renforcer les complémentarités entre les différents pôles de développement du pays.

La Banque mondiale réaffirme sa disponibilité

À l’issue de la rencontre, Ajay Banga a réaffirmé la disponibilité du Groupe de la Banque mondiale à poursuivre et à renforcer son accompagnement du Sénégal.

Pour Dakar, cette coopération doit permettre de soutenir les réformes engagées tout en répondant aux préoccupations économiques et sociales les plus urgentes, notamment l’emploi, le pouvoir d’achat, la protection sociale et le développement territorial.

La mission américaine du président Bassirou Diomaye Faye devait se poursuivre mardi avec un entretien avec Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international, avant une étape aux Émirats arabes unis.

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Guinée : la BID salue les avancées des projets énergétiques financés par la BID.

Le ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël Nabé, a présidé une réunion consacrée à l’évaluation du portefeuille de la Banque islamique de développement (BID) dans le secteur énergétique guinéen. La rencontre s’est tenue en présence du ministre de l’Énergie, Laye Sékou Camara.

Les échanges ont permis de dresser un bilan de l’état d’avancement des différents projets soutenus par la BID et d’identifier les mesures nécessaires pour accélérer leur réalisation, dans un contexte marqué par une demande croissante en électricité en Guinée.

Des avancées enregistrées sur plusieurs projets

Selon les conclusions présentées lors de la réunion, la mise en œuvre des projets financés par la BID affiche un bilan globalement satisfaisant. Le Projet de Réhabilitation et d’Extension des Réseaux Électriques (PRELEC 2) figure notamment parmi les programmes ayant enregistré des résultats concrets.

D’autres initiatives stratégiques poursuivent également leur déploiement. Il s’agit notamment du Projet d’Amélioration de l’Accès à l’Électricité en Guinée (PAEG) et de la centrale thermique de Kankan.

Ces investissements doivent contribuer à améliorer l’accès à l’électricité, renforcer les infrastructures existantes et accompagner l’augmentation des besoins énergétiques du pays.

Accélérer l’exécution des investissements

Malgré les progrès constatés, la mission d’évaluation a également souligné la nécessité d’accélérer l’exécution des projets afin de maximiser l’impact des financements mobilisés.

Cette démarche suppose un suivi renforcé des différentes étapes de réalisation, ainsi qu’une meilleure coordination entre les administrations concernées et les partenaires techniques et financiers.

En tant que Gouverneur de la Guinée auprès de la BID, Ismaël Nabé a réaffirmé la volonté du MPCID de renforcer le suivi stratégique des financements obtenus auprès des partenaires au développement.

Des projets alignés sur les priorités nationales

Pour les autorités guinéennes, l’enjeu consiste également à s’assurer que les financements extérieurs répondent aux priorités nationales de développement. Le secteur énergétique occupe une place centrale dans cette stratégie, compte tenu de son rôle dans l’industrialisation et la transformation économique du pays.

Le gouvernement entend ainsi inscrire les investissements énergétiques dans les ambitions de Simandou 2040, avec l’objectif de soutenir une croissance plus structurée et durable.

Le renforcement du partenariat avec la BID devrait donc contribuer à la poursuite des projets engagés et à la mobilisation de nouveaux financements destinés à améliorer les infrastructures énergétiques guinéennes.

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Afreximbank : la note AAA confirmée.

China Chengxin International Credit Rating Co. (CCXI) a confirmé, pour la deuxième année consécutive, la note de crédit « AAA » attribuée à la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), avec une perspective stable, confortant ainsi la solidité financière de l’institution panafricaine.

Dans son rapport de notation publié le 30 juillet à Pékin, CCXI estime que la note de crédit AAA attribuée à Afreximbank devrait rester sur une perspective stable au cours des 12 à 18 prochains mois, mettant en avant plusieurs atouts de la banque, notamment son positionnement stratégique, la solidité de son système de gestion des risques, sa rentabilité et sa gestion prudente des liquidités.

L’agence souligne également le niveau élevé de couverture des actifs circulants par rapport aux dettes à court terme, considérant que ces différents facteurs soutiennent fortement le profil de crédit de l’institution.

« La confirmation par CCXI de notre notation AAA pour la deuxième année consécutive constitue une solide reconnaissance de la solidité financière d’Afreximbank, de sa gestion rigoureuse des risques et de son importance durable pour l’Afrique », a déclaré Chandi Mwenebungu, directeur général chargé de la Trésorerie et des Marchés, et trésorier de la banque.

Selon le responsable, cette appréciation confirme également la capacité d’Afreximbank à soutenir ses États membres en période d’incertitude et à mobiliser des financements sur les marchés locaux et internationaux, tout en préservant sa résilience financière.

La confirmation de la note AAA devrait également faciliter l’accès d’Afreximbank à des sources de financement diversifiées, notamment sur le marché chinois.

En 2025, la banque a réalisé une première émission obligataire « Panda » de 2,2 milliards de yuans RMB, devenant la première institution multilatérale africaine de développement à accéder à ce marché.

Afreximbank a par ailleurs intégré directement le China Interbank Payment System (CIPS), renforçant sa capacité à faciliter les échanges commerciaux, les investissements et les partenariats économiques entre la Chine et l’Afrique.

Cette nouvelle notation intervient après l’attribution, plus tôt en 2026, de notes BBB+ à long terme et A-2 à court terme, avec perspective stable, par S&P Global Ratings.

La banque dispose également de notations de catégorie investissement auprès de GCR (A), de la Japan Credit Rating Agency (A-) et de Moody’s (Baa2), confirmant son positionnement auprès des marchés financiers internationaux.

Source ; APANews.

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Développement durable : La Banque mondiale injecte 320 millions de dollars au Bénin pour l’énergie et le capital humain

Le Bénin franchit un nouveau cap dans sa stratégie de croissance inclusive. Le 17 juillet 2026, à la Cité ministérielle de Cotonou, le gouvernement béninois et le Groupe de la Banque mondiale ont officialisé la signature de deux accords de financement majeurs d’un montant global de 320 millions de dollars américains.
Cet investissement d’envergure vise à propulser simultanément les infrastructures énergétiques du pays et à consolider ses programmes de développement humain.
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La première enveloppe, à hauteur de 150 millions de dollars, est allouée au secteur énergétique et agricole. Elle servira principalement à financer la construction du barrage hydro-multifonction de Dogo-Bis.
Cette infrastructure d’envergure poursuit un triple objectif :

  • Accroître de façon significative la production nationale d’électricité.
  • Sécuriser et améliorer l’approvisionnement en eau.
  • Stimuler la création d’un pôle agro-industrialisé stratégique au sein de la vallée de l’Ouémé.

Selon Édouard Dahome, ministre de l’Énergie, de l’Eau et des Mines, cette réalisation permettra non seulement de booster les capacités énergétiques nationales, mais jouera également un rôle de catalyseur pour dynamiser l’agriculture locale.
170 millions de dollars pour la nutrition et la petite enfance : le programme ALAFIA I
Le second volet de ce financement consacre 170 millions de dollars au déploiement du programme ALAFIA I – « Nourrir le Bénin pour l’avenir ».
Axé sur le renforcement du capital humain, ce programme cible en priorité les couches les plus vulnérables, à savoir les femmes et les enfants. Il prévoit une amélioration structurelle des services de nutrition, des soins de santé et du système d’accompagnement de la petite enfance.
Hugues Oscar Lokossou, ministre délégué chargé de la mobilisation des ressources extérieures, souligne que ces fonds soutiendront durablement la sécurité alimentaire, optimiseront la connectivité entre les territoires et consolideront les bases de la croissance économique nationale.
Par cette double approche combinant infrastructures de production et développement social, le Bénin s’aligne rigoureusement sur ses ambitions de développement durable à long terme.

Avec APANews

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Ecobank franchit une nouvelle étape dans la finance durable avec la première obligation Nature émise par une banque commerciale.

Le groupe Ecobank marque un tournant dans le secteur financier africain et international avec la cotation à la Bourse de Londres de son obligation Nature d’un montant de 450 millions de dollars.

La cérémonie officielle s’est tenue le 9 juillet à Londres, consacrant une opération présentée comme une première mondiale dans le domaine de la finance durable. Selon l’Association internationale des marchés de capitaux (ICMA), cette émission constitue la première obligation Nature au monde émise par une banque commerciale.

Cette initiative positionne Ecobank parmi les institutions financières pionnières dans le développement d’instruments destinés à soutenir la protection des écosystèmes, la préservation de la biodiversité et la transition vers une économie plus durable.

Une innovation majeure dans le financement de la biodiversité

L’obligation Nature d’Ecobank s’inscrit dans une nouvelle génération d’instruments financiers visant à mobiliser des capitaux privés en faveur de projets environnementaux à fort impact.

Contrairement aux obligations traditionnelles, ces titres sont conçus pour financer des initiatives liées à la restauration des écosystèmes, à la protection des ressources naturelles et au développement de solutions favorisant une utilisation durable du capital naturel.

À travers cette émission, Ecobank entend démontrer que les institutions financières africaines peuvent jouer un rôle moteur dans la mobilisation des ressources nécessaires face aux défis climatiques et environnementaux.

Une opération historique pour le secteur bancaire africain

La cotation de cette obligation à Londres représente une étape importante pour le groupe panafricain, qui renforce ainsi son engagement en faveur des principes de finance responsable.

L’émission constitue également une avancée significative dans l’évolution du marché africain des obligations durables, encore en développement mais appelé à jouer un rôle croissant dans le financement des objectifs environnementaux et sociaux du continent.

En intégrant les enjeux liés à la biodiversité dans ses mécanismes de financement, Ecobank ambitionne de contribuer à une transformation du modèle économique, en encourageant les investissements compatibles avec les objectifs de développement durable.

Un engagement renforcé pour le développement durable en Afrique

Présent dans plusieurs pays africains, le groupe Ecobank considère la finance durable comme un levier stratégique pour accompagner les économies du continent face aux défis du changement climatique, de la préservation des ressources naturelles et du développement inclusif.

Cette obligation Nature vient compléter les initiatives déjà engagées par le groupe dans les domaines du financement vert, de l’inclusion financière et du soutien aux projets contribuant à une croissance plus responsable.

L’objectif affiché est de favoriser un modèle dans lequel le secteur financier ne se limite plus à fournir des capitaux, mais participe également à la construction d’une économie plus résiliente et respectueuse de l’environnement.

Londres, une vitrine internationale pour la finance durable africaine

Le choix de la Bourse de Londres pour cette cotation témoigne de l’ambition d’Ecobank de donner une visibilité internationale à cette opération et d’attirer davantage d’investisseurs sensibles aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).

Cette reconnaissance internationale illustre également la montée en puissance des acteurs africains sur les marchés mondiaux de la finance durable.

Avec cette obligation Nature de 450 millions de dollars, Ecobank ouvre ainsi une nouvelle voie pour les banques commerciales africaines, en démontrant que la protection de la biodiversité et la croissance économique peuvent être soutenues par des mécanismes financiers innovants.

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BOA Niger : une envolée boursière malgré une forte dégradation des résultats.

Alors que son bénéfice a fortement chuté en 2025, la banque nigérienne BOA Niger continue de séduire les investisseurs. Cotée à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), l’action de l’établissement figure parmi les meilleures performances du secteur bancaire au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), avec une progression de près de 40 % au cours des six derniers mois.

Cette dynamique boursière contraste pourtant avec les difficultés opérationnelles auxquelles la banque a été confrontée au cours du dernier exercice.

Un résultat net lourdement affecté par le coût du risque

Le 20 février 2026, le Conseil d’administration de BOA Niger avait alerté le marché à travers un « profit warning », annonçant une baisse prévisionnelle de 92 % du résultat net pour l’exercice 2025 par rapport à l’année précédente.

Selon la banque, cette contre-performance s’explique principalement par une forte augmentation du coût du risque, conséquence d’importantes dotations exceptionnelles constituées pour couvrir les risques de crédit et renforcer les provisions face à la détérioration du portefeuille.

Cette situation reflète les tensions qui affectent l’ensemble du secteur bancaire nigérien dans un contexte économique marqué par des incertitudes sécuritaires, une activité économique ralentie et une contraction du financement de l’économie.

Un environnement bancaire sous pression

Les données du secteur montrent en effet une dégradation progressive des indicateurs bancaires au Niger. En 2025, les encours de crédit du système bancaire ont reculé de 4,1 %, tandis que les dépôts n’ont progressé que de 1 %.

BOA Niger a enregistré une évolution encore plus marquée. Son portefeuille de crédits s’est contracté de 21 %, signe d’un ralentissement important de son activité de financement, malgré une hausse de 4 % des dépôts collectés auprès de sa clientèle.

Parallèlement, la qualité des actifs s’est détériorée. Le taux de créances en souffrance du secteur bancaire nigérien est passé de 24,4 % à 28,6 % entre novembre 2024 et novembre 2025, obligeant les établissements financiers à renforcer leurs mécanismes de couverture des risques.

Pourquoi les investisseurs continuent-ils d’acheter le titre ?

Malgré ces résultats préoccupants, les marchés financiers semblent adopter une lecture davantage tournée vers l’avenir. Les investisseurs considèrent majoritairement que les difficultés enregistrées en 2025 relèvent d’un contexte exceptionnel plutôt que d’une fragilité structurelle du modèle économique de BOA Niger.

Cette confiance repose notamment sur la solidité financière de l’établissement, dont les ratios prudentiels demeurent conformes aux exigences réglementaires de l’UEMOA. Elle s’appuie également sur le soutien du groupe panafricain Bank Of Africa, présent dans plusieurs pays du continent et reconnu pour sa capacité de résilience face aux cycles économiques difficiles.

La Bourse anticipe déjà l’après-crise

L’évolution récente du titre illustre un mécanisme bien connu des marchés financiers : les investisseurs valorisent davantage les perspectives futures que les performances passées.

Dans le cas de BOA Niger, la progression spectaculaire de l’action traduit l’anticipation d’un redressement progressif de l’activité et d’une amélioration des résultats au cours des prochaines années. Une confiance qui contraste avec les défis encore nombreux auxquels reste confronté le secteur bancaire nigérien, mais qui témoigne de la capacité des marchés à se projeter au-delà des difficultés conjoncturelles.

Alors que les comptes de 2025 mettent en lumière l’ampleur des tensions économiques et financières actuelles, la BRVM semble déjà miser sur une phase de reprise pour l’une des principales banques du Niger.

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Africa Forward Summit : Ecobank mobilise 3 milliards de dollars pour stimuler le commerce africain.

En marge du sommet Africa Forward organisé à Nairobi, au Kenya, le groupe bancaire panafricain Ecobank Group a annoncé un engagement financier majeur de 3 milliards de dollars sur une période de trois ans afin de soutenir le commerce intra-africain et les échanges internationaux.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’Africa-France Impact Coalition, une plateforme de coopération économique soutenue par le président français Emmanuel Macron et son homologue kényan William Ruto.

Un soutien stratégique au commerce africain

À travers cet engagement financier, Ecobank entend renforcer l’intégration économique du continent et faciliter les échanges commerciaux entre les pays africains, dans un contexte où la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) apparaît comme l’un des principaux leviers de transformation économique du continent.

Présent dans 34 pays africains, le groupe bancaire ambitionne de soutenir davantage les entreprises africaines confrontées aux difficultés d’accès au financement, aux contraintes logistiques et aux barrières liées aux paiements transfrontaliers.

L’objectif affiché est de favoriser l’émergence de chaînes de valeur régionales plus solides, capables de stimuler l’industrialisation et de réduire la dépendance du continent vis-à-vis des importations extérieures.

Financement des PME, industrialisation et innovation au cœur du programme

Selon les orientations présentées lors du sommet, les financements annoncés devraient prioritairement bénéficier aux petites et moyennes entreprises, aux secteurs productifs stratégiques ainsi qu’aux projets favorisant la transformation locale des ressources africaines.

Le groupe bancaire souhaite notamment accompagner les acteurs évoluant dans les domaines de l’agro-industrie, des infrastructures, des énergies, du numérique et des chaînes logistiques régionales.

Cette initiative intervient dans un contexte où plusieurs États africains cherchent à accélérer leur industrialisation et à renforcer leur souveraineté économique face aux turbulences des marchés internationaux.

Une dynamique portée par le partenariat Afrique-France

L’annonce d’Ecobank s’inscrit également dans une volonté plus large de redynamiser les relations économiques entre l’Afrique et la France autour de projets à fort impact.

À Nairobi, les discussions du sommet Africa Forward ont largement porté sur la nécessité de construire un partenariat davantage fondé sur le co-investissement, le transfert de compétences, l’innovation et la création de valeur locale.

Pour les promoteurs de l’Africa-France Impact Coalition, l’enjeu consiste désormais à faire émerger des mécanismes de financement capables de soutenir durablement le secteur privé africain et d’accompagner la montée en puissance des économies du continent.

Ecobank veut consolider son rôle de banque panafricaine de référence

Avec cette enveloppe de 3 milliards de dollars, Ecobank confirme son ambition de jouer un rôle central dans le financement du développement économique africain.

Le groupe bancaire mise notamment sur son implantation continentale, son expertise des marchés africains et ses solutions de paiement transfrontalier pour accompagner l’intensification des échanges commerciaux entre les pays africains et leurs partenaires internationaux.

Dans un environnement marqué par les défis liés au financement du commerce, cette initiative pourrait contribuer à renforcer la fluidité des transactions et à soutenir la croissance du secteur privé africain dans les prochaines années.